Le Canada a officiellement ouvert, mercredi 5 août 2026, son ambassade à Cotonou, renforçant ainsi sa représentation diplomatique au Bénin après plus de six décennies de relations bilatérales. Cette nouvelle étape s'accompagne d'une série d'engagements financiers destinés à soutenir la modernisation des infrastructures, la sécurité régionale ainsi que le développement économique et social.
C'est une nouvelle page qui s'écrit dans les relations entre le Bénin et le Canada. Après des années de coopération menée à distance, Ottawa dispose désormais d'une ambassade pleinement opérationnelle à Cotonou.
La représentation diplomatique a été inaugurée, mercredi 5 août 2026, dans l'immeuble MTN, où elle prend le relais du bureau canadien qui relevait jusque-là de la représentation diplomatique du Canada au Burkina Faso. Son ouverture traduit la volonté d'Ottawa de rapprocher ses structures diplomatiques des réalités africaines et de consolider ses liens avec des partenaires considérés comme stratégiques.
L'événement intervient lors de la visite officielle d'Anita Anand, ministre canadienne des Affaires étrangères, au Bénin du 4 au 6 août 2026. Cette visite revêt une portée historique puisqu'elle constitue la première d'un chef de la diplomatie canadienne dans le pays depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux États en 1962.
Un cadre permanent pour le dialogue bilatéral
À l'occasion de cette visite, Cotonou et Ottawa ont signé un Mémorandum d'entente sur les consultations politiques et diplomatiques. Ce mécanisme doit favoriser des échanges réguliers sur les dossiers d'intérêt commun, assurer un meilleur suivi des engagements pris et renforcer la coordination sur les questions régionales et internationales.
Durant son séjour, Anita Anand a rencontré plusieurs responsables béninois, dont Corinne Amori Brunet, Olushegun Adjadi Bakari, Gildas Agonkan et Hugues Oscar Lokossou. Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs prioritaires : coopération au développement, investissements, mobilité, enjeux sécuritaires régionaux et coordination dans les instances internationales.
Plus de 40 millions de dollars pour accompagner les priorités du Bénin
La nouvelle dynamique diplomatique s'accompagne d'importants engagements financiers du Canada en faveur du Bénin et de la région.
A l'occasion de l'inauguration de l'ambassade, Ottawa a annoncé 26 millions de dollars pour accompagner la modernisation et la résilience climatique du Port autonome de Cotonou. Cet appui vise à renforcer une infrastructure stratégique pour l'économie béninoise et à l'adapter davantage aux défis liés aux changements climatiques.
Le Canada prévoit également plus de 5 millions de dollars canadiens en faveur de trois initiatives consacrées à la sécurité régionale, dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer la coopération face aux défis sécuritaires en Afrique de l'Ouest.
À cela s'ajoute une enveloppe d'environ 11,5 millions de dollars canadiens destinée à soutenir l'autonomisation économique des femmes, la transformation numérique et l'inclusion sociale. Ces ressources permettront notamment d'appuyer le leadership féminin, l'entrepreneuriat, les solutions énergétiques propres ainsi que des programmes sociaux comme l'alimentation scolaire.
Pour Anita Anand, ces annonces traduisent la volonté du Canada de construire avec le Bénin une relation fondée sur des intérêts partagés et un partenariat durable. L'ouverture de l'ambassade constitue ainsi un nouvel outil pour approfondir les échanges diplomatiques, économiques et humains entre les deux pays.
M. M.
La mairie de Cotonou lance une opération d'actualisation des registres et de la base de données des concessions de tombes dans les cimetières municipaux d'Akpakpa et de PK 14. Les détenteurs d'une réservation sont invités à faire vérifier et mettre à jour leur dossier dans un délai de 60 jours.
Le Secrétaire exécutif de la mairie de Cotonou a annoncé, à travers un communiqué en date du 5 août, le démarrage d'une opération de vérification et d'actualisation des dossiers des concessions de tombes dans les cimetières municipaux d'Akpakpa et de PK 14. Cette initiative vise à mettre à jour les registres et à consolider la base de données officielle des concessions.
Les personnes ayant obtenu une réservation de tombe sont invitées à se rapprocher de la Direction des affaires administratives et financières de la mairie pour accomplir les formalités requises. Elles disposent d'un délai de soixante (60) jours.
Les concernés devront présenter l'original ou une copie légalisée de l'acte de réservation, les quittances, reçus de paiement ou tout autre document justificatif disponible, ainsi qu'une pièce d'identité en cours de validité.
Selon le Secrétaire exécutif, les informations recueillies et vérifiées seront intégrées dans la base de données officielle des cimetières municipaux de Cotonou.
À l'expiration du délai fixé, les personnes qui ne se seront pas manifestées « seront tenues seules responsables des déconvenues qui en découleraient », prévient la mairie de Cotonou.
Après le lancement de la marque SUSU dédiée au segment accessible, Benin Textile S.A. (Btex) dévoile OBALÈ, une nouvelle collection premium de linge de maison entièrement conçue et fabriquée au Bénin à partir du coton béninois.
Benin Textile S.A., l'une des entreprises opérant à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), a dévoilé OBALÈ, une nouvelle collection premium de linge de maison, officiellement lancée le 29 juillet 2026 à Cotonou. Cette initiative marque une nouvelle étape dans la valorisation locale du coton béninois, l'une des principales richesses agricoles du Bénin.
Détenue notamment par la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin) et Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP), Btex ambitionne, avec OBALÈ, de répondre à la demande croissante en linge de maison haut de gamme. La marque propose une alternative locale aux produits importés en misant sur la qualité, l'élégance et le savoir-faire industriel béninois.
Destinée aussi bien aux particuliers qu'aux établissements hôteliers, aux résidences de standing et aux institutions, la gamme comprend des draps, serviettes, taies d'oreiller et peignoirs fabriqués selon des standards industriels exigeants. Les produits sont conçus pour offrir un niveau de confort, de durabilité et de finition comparable à celui des grandes marques internationales.
Le lancement officiel d'OBALÈ a été marqué par l'inauguration de son premier flagship store, installé sur la route de l'aéroport à Cotonou.
Une nouvelle étape pour la transformation du coton béninois
Trois mois seulement après le lancement de SUSU, Btex élargit son offre et couvre désormais l'ensemble du marché du linge de maison, du segment accessible aux collections premium. Une stratégie qui s'inscrit dans une dynamique de transformation locale du coton, longtemps exporté sous forme brute.
Premier producteur de coton d'Afrique de l'Ouest avec une production de 533 590 tonnes de coton graine au cours de la campagne 2025-2026, selon le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), le Bénin dispose d'une fibre réputée pour sa douceur, sa résistance et sa qualité. Grâce à l'écosystème industriel développé au sein de la GDIZ, cette matière première est désormais transformée localement en produits finis à forte valeur ajoutée.
Une ambition industrielle assumée
Pour Milind Bhortakke, Directeur général de Benin Textile S.A., OBALÈ va bien au-delà du lancement d'une nouvelle marque : il s'agit de démontrer que le Bénin est capable de transformer l'une des meilleures fibres de coton au monde en produits compétitifs sur les marchés internationaux. L'objectif selon lui, est d'offrir une qualité premium tout en renforçant l'industrialisation du pays et la création de valeur locale.
Sa vision ne diffère pas de celle de Maryse Lokossou, Directrice générale de la Caisse des Dépôts et consignations. L'investissement réalisé dans les unités textiles de la GDIZ d'après elle, visait à favoriser la transformation locale du coton béninois. « OBALÈ est l'illustration des résultats de cet investissement, à savoir des produits finis, fabriqués au Bénin et commercialisés sous une marque béninoise. C'est la définition même de l'impact que nous recherchons », s'est-elle réjouie.
Pour Gagan Gupta, Directeur général d'Arise IIP, la création de valeur ne s'arrête pas à la fabrication. Il estime que la véritable compétitivité réside dans la capacité à développer des marques fortes, capables de porter la valeur des produits africains sur les marchés internationaux. À ses yeux, OBALÈ représente une étape importante vers cette ambition.
De son côté, Létondji Beheton, Directeur général de SIPI-Bénin S.A., voit dans cette nouvelle marque l'incarnation de la vision portée par la Zone industrielle de Glo-Djigbé : « faire passer le Bénin du statut d'exportateur de matières premières à celui de producteur de biens manufacturés à forte valeur ajoutée. Chaque produit OBALÈ traduit notre engagement en faveur de l'industrialisation, de la création d'emplois, de la transformation locale et de l'émergence de marques compétitives à l'échelle mondiale, fièrement fabriquées au Bénin », a-t-il indiqué.
À propos d'OBALÈ
OBALÈ est la marque de linge de maison haut de gamme de Benin Textile S.A. Fabriquée au Bénin à partir de coton béninois, elle propose une gamme de draps, serviettes, taies d'oreiller et peignoirs alliant qualité, confort et durabilité, pour les particuliers comme pour les hôtels, les résidences et les institutions.
À propos de Btex
Btex est une entreprise textile intégrée implantée au sein de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), au Bénin. Comptant parmi ses actionnaires majoritaires, la CDC Bénin et Arise Integrated Industrial Platforms, elle transforme le coton du Bénin en produits textiles à forte valeur ajoutée destinés aux marchés national, africain et international. À travers ses marques SUSU, dédiée au segment accessible, et OBALÈ, positionnée sur le segment premium, Btex ambitionne de faire du Bénin une référence régionale du linge de maison, en valorisant un savoir-faire industriel local et une production entièrement « Made in Benin ».
F. A. A.
Les changements intervenus dans les offres internet des opérateurs de téléphonie mobile au Bénin suscitent des réactions chez les consommateurs. Le gouvernement béninois s'est prononcé sur la question ce mercredi 5 août 2026.
Selon le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, les ajustements des opérateurs de téléphonie mobile résultent nécessairement d'échanges avec l'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP). « Il y a forcément eu des discussions, des ajustements entre l'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste et les réseaux de téléphonie, en veillant à protéger les intérêts des consommateurs », a déclaré le ministre.
Pour lui, toute évolution des offres doit tenir compte des intérêts des consommateurs. « Je suis convaincu que d'une formule à l'autre, celle qui a été abandonnée par rapport à celle qui serait retenue, il y aura forcément la prise en compte des intérêts des consommateurs et ce sera toujours le plus important », a-t-il souligné. Le porte-parole du gouvernement a précisé ne pas disposer, à ce stade, de tous les éléments techniques sur les raisons ayant conduit à la modification des offres.
Dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Bénin et l'Allemagne, les Forces armées béninoises (FAB) ont reçu un don de matériel de protection destiné à renforcer leurs capacités opérationnelles face aux défis sécuritaires.
La remise officielle de cet appui s'est déroulée en présence de l'ambassadeur d'Allemagne au Bénin, Stefan Buchwald, et du colonel Dominique Mignondo, directeur du matériel des armées. Le lot offert comprend 550 casques de protection ainsi que 30 appareils respiratoires mobiles.
À travers cette dotation, l'Allemagne réaffirme son engagement aux côtés du Bénin dans les efforts de lutte contre l'insécurité et le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité. Ce soutien s'inscrit dans le cadre de la coopération entre les deux pays en matière de sécurité et de défense.
L'Aéroport Bernardin Gantin de Cotonou dispose désormais d'un robot mobile de collecte des déchets. Cette innovation permet d'assurer la propreté des espaces aéroportuaires tout en améliorant l'expérience des passagers.
Mobile et intelligent, le robot équipé d'un écran circule de manière autonome dans les différents espaces de l'aéroport. Il permet aux usagers d'y déposer facilement leurs déchets. Grâce à son fonctionnement automatisé, il apporte une solution pratique et moderne à la gestion quotidienne des déchets.
Au-delà de son rôle dans l'entretien des espaces, cette technologie participe à l'amélioration de l'accueil réservé aux voyageurs en offrant un environnement plus propre et plus agréable. Elle illustre également l'engagement de l'aéroport à intégrer des solutions innovantes pour répondre aux exigences des standards internationaux.
Avec la mise en service de ce robot autonome de collecte des déchets, l'Aéroport Bernardin Gantin de Cotonou poursuit sa dynamique de modernisation et confirme sa volonté d'améliorer continuellement la qualité de ses services ainsi que le confort des usagers.
A Abomey-Calavi, dans le département de l'Atlantique, certains chefs de quartiers et propriétaires limitrophes de parcelles exigeraient de l'argent avant de prendre part aux opérations de bornage et de signer les procès-verbaux y afférents. L'information est parvenue au maire, Nathanaël Koty, qui a alerté toute la population et les acteurs impliqués.
Dans le cadre des opérations de bornage contradictoire, « aucun paiement n'est exigé ni prévu » sur le territoire de la commune d'Abomey-Calavi. Par contre, certains chefs de quartiers et propriétaires limitrophes de parcelles exigeraient de l'argent avant de prendre part aux opérations de bornage et d'apposer leur signature sur les procès-verbaux. Le maire Nathanaël Koty rappelle aux populations, aux experts géomètres, aux notaires ainsi qu'à tous les acteurs intervenant dans les opérations de bornage contradictoire que cette pratique est interdite.
Lire le communiqué du maire
L'Office du Baccalauréat a rendu public le classement des établissements selon leurs performances par série, indépendamment du nombre de candidats inscrits. Cette publication intervient après les résultats de la session de juin 2026, marquée par un taux de réussite national de 66,78 %.
Les registres d'inscription à l'examen du Certificat de Qualification aux Métiers (CQM), session d'octobre 2026, sont ouverts sur toute l'étendue du territoire national du lundi 3 août au vendredi 21 août. L'examen se déroulera du lundi 26 octobre au dimanche 1er novembre 2026 selon un communiqué de la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, en charge de la Formation Professionnelle.
L'Université d'Abomey-Calavi (UAC) franchit une nouvelle étape dans la dématérialisation de ses services administratifs. La plateforme ACTIA, dédiée à la gestion des actes académiques, est désormais officiellement mise en service. L'annonce a été faite par le recteur de l'UAC dans une correspondance en date du 31 juillet 2026, adressée aux responsables des différentes entités de l'université.
La plateforme ACTIA vise à moderniser la gestion des actes académiques en dématérialisant le dépôt, l'instruction et la délivrance de plusieurs documents, notamment les attestations de réussite, les relevés de notes, les certificats de scolarité, les duplicatas de diplômes, entre autres.
Avant son lancement, les directeurs adjoints, vice-doyens ainsi que les chefs des services de scolarité et des examens ont bénéficié d'un atelier de renforcement des capacités sur l'utilisation de l'outil. Cette session a également permis d'amender le manuel de procédures relatif au processus de délivrance des actes académiques.
Dans sa correspondance, le recteur a salué la forte mobilisation des responsables et de leurs collaborateurs, tout en les remerciant pour leur implication dans la réussite de cette réforme.
Depuis le 31 juillet 2026, toutes les nouvelles demandes d'actes académiques introduites par les étudiants doivent obligatoirement être effectuées via la plateforme ACTIA pour être recevables et traitées par l'administration universitaire. La plateforme est accessible à l'adresse https://actia.sigan-uac.bj/.
Le recteur a invité les responsables des différentes entités à sensibiliser les étudiants afin qu'ils s'approprient ce nouvel outil, désormais accessible en ligne, dans le cadre de la modernisation des services de l'Université d'Abomey-Calavi.
Les sénateurs se retrouvent ce jeudi 6 août 2026 pour une nouvelle session, au cours de laquelle la mise en place du bureau de l'institution sera à l'ordre du jour. C'est après la validation de son règlement intérieur par la Cour constitutionnelle ce lundi 3 août.
Par décision DCC 26-006 du 03 août 2026, la Cour constitutionnelle valide le règlement intérieur du Sénat adopté par la nouvelle institution le 30 juillet 2026. À l'issue de l'examen, la haute juridiction elle a estimé que l'ensemble des dispositions du texte respecte les exigences constitutionnelles.
Le Sénat est composé de 25 membres de droit, notamment d'anciens hauts responsables de l'État, ainsi que de personnalités désignées par les présidents de la République et de l'Assemblée nationale.
Cette institution a pour mission de contribuer à la régulation de la vie politique, au renforcement de l'unité nationale et d'examiner certaines lois adoptées par le parlement en demandant, le cas échéant, une seconde lecture, à l'exception des lois de finances.
Le terrain Energie de Gbégamey à Cotonou accueillera, du 7 au 9 août 2026, la 10e édition du Street Game 229. Initié par l'ancien international béninois Arafat Tabé, installé en France, le tournoi réunira des équipes de quartier et de jeunes talents autour d'une compétition internationale dotée d'un prize money de 500.000 FCFA.
Pour célébrer ses dix ans, le Street Game 229 est organisé cette année en partenariat avec Quartier Ouest, un tournoi international de basketball basé en France. Cette collaboration donne une dimension internationale à l'événement et témoigne de l'intérêt suscité par cette initiative née au Bénin.
Les rencontres se dérouleront du vendredi 7 au dimanche 9 août sur le terrain Energie, à Gbégamey, avec des compétitions en seniors hommes et dames ainsi qu'en catégories U15 filles et garçons.
L'entrée sera gratuite pour le public.
Une vitrine pour les talents
Le Street Game 229 entend « créer un véritable écosystème autour du basketball et de donner de la visibilité aux basketteurs béninois », selon l'ex international béninois Arafat Tabé et promoteur du tournoi.
Contrairement aux compétitions de clubs, le tournoi met aux prises des équipes de quartier, offrant ainsi à de nombreux jeunes l'occasion de démontrer leur potentiel.
Une quinzaine d'équipes sont attendues pour cette 10e édition.
Le tournoi offre plusieurs avantages aux participants. « Les meilleurs joueurs seront repérés. C'est une vraie vitrine pour eux », affirme le promoteur, invitant les passionnés de basketball, les familles et le grand public à venir nombreux assister à cette 10e édition du Street Game 229.
Des animations sont également annoncées tout au long des trois jours de compétition.
M. M.
En visite officielle au Bénin, le général Christopher Gwabin Musa, ministre de la Défense de la République fédérale du Nigéria, a visité, mardi 4 août 2026, la caserne militaire de Togbin et tenu une séance de travail avec les autorités béninoises. Il a été accueilli par Gildas Agonkan, ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale.
Le Bénin et le Nigéria renforcent leur coopération dans le domaine de la sécurité. En visite de travail à Cotonou, le général Christopher Gwabin Musa et sa délégation, se sont rendus à la caserne militaire de Togbin. Il a échangé avec les soldats nigérians déployés à Cotonou dans le cadre de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l'accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale.
Une séance de travail au cabinet du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale a permis d'aborder plusieurs questions liées à la lutte contre les menaces sécuritaires et au renforcement de la collaboration entre les forces des deux pays.
Selon le ministre Gildas Agonkan, la mutualisation des efforts, des talents et des capacités du Bénin et du Nigéria est nécessaire pour mieux faire face à la menace terroriste.« Nos stratégies doivent être mutualisées pour qu'ensemble, avec les autres pays de la sous-région, nous puissions venir à bout de ce fléau qui freine le développement de nos nations », a-t-il affirmé.
Pour le général Christopher Gwabin Musa, l'objectif de cette visite de travail est d'identifier les mécanismes les plus appropriés à mettre en œuvre afin de renforcer la lutte contre le terrorisme. Il a félicité le Bénin pour la célébration de sa fête nationale et réaffirmé l'engagement de son pays à œuvrer aux côtés de Cotonou pour venir à bout de la menace.
Le ministre de la Défense de la République fédérale du Nigéria a également invité les populations des deux pays à collaborer avec les forces de défense et de sécurité en signalant tout comportement suspect.
Une jeune tiktokeuse et plusieurs autres personnes ont été interpellées par le Centre national d'investigations numériques (CNIN) dans le cadre d'une enquête ouverte après la diffusion d'un direct sur TikTok à caractère sexuel.
Pour avoir exhibé sa poitrine en plein live sur Tiktok, une jeune femme a été interpellée pour des faits présumés d'atteinte aux bonnes mœurs. Selon les informations, plusieurs autres individus ont été aussi interpellés. Il s'agit de ceux qui ont participé à la diffusion du direct ou encouragé la tiktokeuse à poser cet acte. Les investigations se poursuivent afin d'établir les responsabilités de chacun dans cette affaire.
Le ministre nigérian de la Défense, le Général Christopher Gwabin Musa, est en visite au Bénin. Il a été accueilli, mardi 4 août 2026, à Cotonou, par son homologue béninois, Gildas Agonkan.
Dans le cadre de la coopération militaire entre le Bénin et le Nigéria, le Général Christopher Gwabin Musa, ministre nigérian de la Défense effectue depuis ce mardi 4 août, une visite de travail à Cotonou. Il a été accueilli à son arrivée par son homologue béninois, Gildas Agonkan.
Cette visite vise à renforcer la coopération entre le Bénin et le Nigeria dans les domaines de la défense et de la sécurité. Elle sera l'occasion pour les deux ministres, d'échanger sur plusieurs questions liées à la lutte contre les menaces sécuritaires et au renforcement de la collaboration entre les forces des deux pays.
Cette rencontre Agonkan et Musa traduit la volonté des autorités nigérianes et béninoises, de poursuivre leurs efforts communs en faveur de la paix, de la stabilité et de la sécurité dans la sous-région ouest-africaine.
Il y a quelques jours, le vice-président nigérian Kashim Shettima a visité le Bénin avec une forte délégation de gouverneurs et hommes d'affaires nigérians. A leur suite, le milliardaire Aliko Dangote était dans le pays. Ces visites successives d'acteurs politiques et économiques du géant de l'Est traduit la solidité des relations de coopération entre Cotonou et Abuja.
F. A. A.
L'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), a sanctionné le 30 juillet 2026, le cabinet XYLUS SARL pour production d'attestations de bonne fin d'exécution non authentiques dans le cadre d'un appel à manifestation d'intérêt de la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin.
A l'issue d'une procédure disciplinaire, l'Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) a rendu sa décision.
Le régulateur a été alerté, le 26 mai 2026, sur des soupçons de production de fausses pièces dans le cadre de l'avis à manifestation d'intérêt lancé le 15 avril 2026 pour le recrutement d'un cabinet chargé d'évaluer le plan stratégique 2021-2025 de la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin).
Le Comité d'ouverture et d'évaluation de la CDC Bénin a procédé à une vérification approfondie des références fournies par XYLUS SARL, notamment celles relatives à un consultant.
Les investigations ont révélé que les attestations de bonne fin d'exécution étaient datées d'août et de septembre 2019 alors que, selon les documents publics consultés, le marché auquel elles étaient censées se rattacher n'avait pas encore atteint ce stade.
XYLUS SARL s'explique…
Convoqué à une audition contradictoire le 10 juillet 2026, le gérant du cabinet XYLUS SARL ne s'est pas présenté. Il a invoqué une évacuation sanitaire. Le gérant a adressé un mémoire à l'ARMP dans lequel il explique : « Deux mil vingt-six étant notre première année d'exercice, (…) nous avons sollicité des tierces personnes pouvant nous trouver le profil adéquat des consultants pour répondre au mieux aux spécifications de l'AMI ».
« C'est dans ce cadre, qu'un contact nous a fourni les diplômes et les attestations de bonne fin d'exécution et autres documents des consultants proposés par le cabinet sur ledit avis manifestation d'intérêt. (…) Nous avons fourni dans notre offre les documents tels que reçus », a ajouté le gérant.
Pour l'ARMP, le gérant « n'a pas vérifié l'authenticité des attestations de bonne fin d'exécution produites dans sa manifestation d'intérêt », alors que cette obligation est expressément prévue par le Code des marchés publics.
L'ARMP a constaté, lors de l'instruction du dossier, que « les incohérences et les mentions inexactes contenues dans les attestations produites (...) sont avérées ». Elle a conclu que « le caractère non-authentique des attestations de bonne fin d'exécution (...) est établi ».
Dans sa décision rendue le 30 juillet 2026, le régulateur a ordonné le rejet de la manifestation d'intérêt du cabinet « XYLUS SARL ».
Le cabinet a été exclu de la commande publique en République du Bénin pour une durée de trois ans, du 3 août 2026 au 2 août 2029.
Son gérant, Aïssé Norbert, est quant à lui interdit de participation à la commande publique pendant cinq ans, soit du 3 août 2026 au 2 août 2031, selon la Décision N° 2026-077/ARMP/PR-CR/CD/SP/DRA-pi/SA.
M. M.
La ministre des Affaires étrangères du Canada, Anita Anand est annoncée au Bénin pendant la période du 4 au 6 août 2026. Sa visite s'inscrit dans le cadre du renforcement de l'axe Cotonou-Ottawa.
La cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand est attendue à Cotonou du 4 au 6 août 2026. L'annonce a été faite à travers un communiqué du ministère canadien des Affaires étrangères.
Durant son séjour, Anita Anand va rencontrer plusieurs membres du gouvernement. Il s'agit selon le communiqué, de son homologue Corinne Amori Brunet du Bénin, et ses collègues Olushegun Adjadi Bakari, ministre du tourisme et du commerce extérieur, chargé de l'industrie et de la promotion de l'investissement ; de Gildas Agonkan, ministre délégué auprès du président de la République chargé de la défense ; et Hugues Oscar Lokossou, ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé de la mobilisation des ressources extérieures et de la gestion de la dette.
Les discussions avec les membres du gouvernement béninois porteront sur la promotion des priorités communes, notamment la diversification commerciale, la croissance économique, la sécurité régionale et l'égalité des genres tout en cernant les possibilités d'approfondir la coopération bilatérale et le dialogue grâce à un engagement commun au sein de la Francophonie.
Une rencontre avec le secteur privé béninois est également annoncée pour mettre en lumière les possibilités de renforcer les liens commerciaux, de promouvoir le commerce et l'investissement, et de favoriser une collaboration accrue.
Le Canada et le Bénin ont établi leurs relations diplomatiques en 1962. Les deux pays entretiennent un partenariat solide fondé sur la coopération en matière de développement, de commerce et d'engagement multilatéral, et sur leur appartenance commune à la Francophonie.
Dans le cadre de la Stratégie du Canada pour l'Afrique, le bureau à Cotonou sera élevé au rang d'ambassade, conformément à l'engagement du gouvernement canadien à renforcer sa présence sur le continent africain et ses relations avec le Bénin, précise le communiqué.
F. A. A.
Une opération conjointe menée par les Douanes béninoises et la Police républicaine a permis la saisie d'un important stock de boissons contrefaites dans l'arrondissement de Ouédèmè.
L'intervention a été conduite par la Brigade des Douanes d'Athiémé en collaboration avec le Commissariat de Ouédèmè. Les agents ont intercepté une cargaison de produits frauduleux destinés à la commercialisation.
Au total, 826 kg de boissons contrefaites ont été saisis, soit 59 cartons et 8 bouteilles. Cette opération s'inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic de produits illicites sur le territoire national. Une enquête a été ouverte afin d'identifier les personnes impliquées dans ce réseau de fraude.
Après avoir interprété l'hymne national du Bénin en langue Dendi lors de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l'indépendance à Cotonou, Amy-Mako veut prolonger cette initiative. Dans une interview accordée au journal La Nation, l'artiste chanteuse, guitariste et griotte originaire de Parakou a annoncé la réalisation prochaine d'un clip de « L'Aube nouvelle » en Dendi.
Amy-Mako, de son vrai nom Amina Bouandoko Orou a marqué la célébration nationale du samedi 1er août 2026 avec une version de l'hymne national dans cette langue du Nord-Bénin. Elle a ensuite repris cette prestation le lundi 3 août lors de la cérémonie de montée des couleurs à la Cour suprême à Porto-Novo. Selon l'artiste, ce projet va se poursuivre au-delà des cérémonies officielles.« Dès que je rentre, je vais rapidement faire le clip de l'hymne national en Dendi. Le clip sera prêt d'ici deux à trois semaines pour diffusion pour le public », a-t-elle confié à La Nation.
Amy-Mako a été contactée par le ministère en charge de la Culture pour proposer une interprétation de l'hymne national en Dendi. « J'étais tranquillement chez moi à Parakou quand j'ai reçu un appel du ministère me demandant si je pouvais proposer une interprétation de l'hymne national en Dendi. J'ai dit oui », raconte-t-elle.
Elle précise avoir été retenue après une sélection impliquant plusieurs artistes. « Le ministère a écouté les audios de chacun de nous. Et par la grâce de Dieu, Amy-Mako a été choisie pour cette interprétation », souligne-t-elle.
Pour l'artiste, cette prestation constitue une étape importante dans la valorisation des langues nationales. « C'était la toute première fois que l'hymne national était chanté en Dendi lors de notre fête de l'indépendance », affirme-t-elle.
Avec ce futur clip, Amy-Mako entend rendre cette version accessible au public et notamment aux jeunes générations. « J'ai vu qu'il existe déjà le clip en Fon. Il faut maintenant celui en Dendi pour nos enfants », ajoute-t-elle.
En un quart de siècle, la Chine est devenue le premier créancier bilatéral de nombreux États africains. Son efficacité repose sur une mécanique bien rodée : une banque chinoise finance une infrastructure, une entreprise chinoise décroche le chantier et l'État africain conserve la dette, parfois garantie par ses recettes pétrolières, minières ou portuaires. Du Cameroun à l'Angola, du Kenya à la République démocratique du Congo, ces prêts ont permis de construire des ouvrages que les bailleurs traditionnels ne voulaient pas toujours financer. Toutefois, ils ont aussi créé des engagements durables, exposés aux variations du dollar et à la rentabilité incertaine des projets. Les données montrent cependant que Pékin n'est ni l'unique responsable du surendettement africain ni le propriétaire automatique des actifs financés. La « machine à dette » chinoise fonctionne surtout grâce à l'opacité des contrats, à l'intégration entre prêteurs et constructeurs et aux décisions des gouvernements africains eux-mêmes.
Prêter à l'État pour financer les entreprises chinoises
Comment la Chine endette-t-elle les États africains ? La réponse tient moins à une stratégie secrète qu'à l'organisation très intégrée de son appareil économique. Le processus commence par un besoin réel : construire une route, un barrage, une voie ferrée, un port ou un réseau de télécommunications. Faute de ressources suffisantes, l'État africain se tourne vers Pékin. China Exim Bank ou China Development Bank accorde le prêt ; une entreprise chinoise réalise les études, fournit les équipements et construit l'ouvrage ; le gouvernement africain contracte la dette ou apporte une garantie souveraine. Une grande partie de l'argent prêté sert ainsi directement à payer le constructeur et les fournisseurs chinois. L'entreprise encaisse le prix du chantier, tandis que la dette demeure pendant quinze, vingt ou trente ans dans les comptes de l'État emprunteur. Si l'infrastructure produit les recettes attendues, le montage peut être bénéfique. Mais lorsque la fréquentation est surestimée, que les tarifs ne couvrent pas les coûts ou que des équipements complémentaires manquent, le contribuable rembourse un ouvrage à la rentabilité incertaine.
Ce que mesure réellement la dette chinoise
Il faut distinguer engagements de prêts, encours de dette, investissements directs et contrats de construction. La Chinese Loans to Africa Database de Boston University recense 1 319 engagements de prêts signés entre 2000 et 2024, pour un montant cumulé de 180,87 milliards de dollars. Ce total ne correspond pas à ce que l'Afrique doit aujourd'hui à la Chine : il additionne vingt-cinq années d'accords sans retrancher systématiquement les sommes non décaissées, les remboursements, les annulations et les restructurations. Les prêts chinois ont culminé en 2016 avant de reculer. Après un rebond à 4,61 milliards de dollars en 2023, les nouveaux engagements sont retombés à un peu moins de 2,1 milliards en 2024, répartis entre seulement six projets. Pékin sélectionne désormais davantage ses emprunteurs et s'éloigne des mégaprojets les plus risqués. En 2022, la Chine détenait environ 13 % de la dette extérieure africaine, selon le China–Africa Economic Bulletin 2024, contre 28 % pour les obligataires privés. Ses créances restent toutefois très concentrées : 20,98 milliards de dollars en Angola, 6,82 milliards en Éthiopie, 6,69 milliards au Kenya, 5,73 milliards en Zambie et 5,21 milliards en Égypte.
Cameroun : l'endettement projet après projet
Le Cameroun illustre cette mécanique. Son endettement envers Pékin ne provient pas d'un prêt unique, mais d'une accumulation de financements destinés aux barrages, routes, autoroutes, télécommunications et équipements publics. Selon la Banque mondiale, l'encours camerounais envers la Chine atteignait 3,24 milliards de dollars fin 2024, contre 3,60 milliards en 2020. Le FMI évaluait les créances chinoises à 2 047 milliards de francs CFA fin 2023, soit 24,4 % de la dette extérieure publique et garantie. La Chine reste ainsi le premier créancier bilatéral du pays. Le barrage hydroélectrique de Mekin, d'une puissance annoncée de 15 mégawatts, a été financé à 85 % par China Exim Bank et construit par China National Electric Engineering Corporation. Retards, dysfonctionnements techniques et mise en service progressive ont créé un décalage entre le remboursement de la dette et la production effective d'électricité. À Memve'ele, construit par Sinohydro et financé pour environ moitié par China Exim Bank, le barrage a été achevé avant que toutes les lignes nécessaires à l'évacuation de l'électricité ne soient opérationnelles. L'État devait donc rembourser une infrastructure dont une partie de la capacité ne pouvait pas encore être commercialisée. Des groupes chinois sont également intervenus dans l'autoroute Yaoundé–Nsimalen, la route Kribi–Lolabé, les installations liées au port en eau profonde de Kribi et plusieurs programmes de télécommunications. Ces infrastructures répondent à des besoins réels. La question porte sur leur coût, leurs retards, leur rendement et les conditions d'attribution des marchés. Lorsque la banque, le constructeur, les fournisseurs et parfois le bureau d'études viennent du même pays, l'absence de contrôle indépendant et de publication des contrats empêche de vérifier le prix et la viabilité économique des projets. Toutefois, le Cameroun ne peut attribuer l'ensemble de sa dette à Pékin. Selon le FMI, la dette publique et garantie atteignait environ 14 013 milliards de francs CFA fin 2024, soit 43,4 % du PIB. En septembre 2025, les institutions multilatérales détenaient 52,9 % de la dette extérieure publique. La Chine est le premier créancier bilatéral, mais pas la première catégorie de créanciers.
Les contrats protègent le prêteur
L'opacité contractuelle constitue un rouage majeur du système. L'étude de 371 contrats par AidData révèle des clauses de confidentialité, des comptes de remboursement sécurisés et des garanties sur certains revenus. Certains accords excluent également la créance chinoise d'un traitement collectif comparable à celui du Club de Paris. Ces dispositions protègent fortement le prêteur, mais compliquent les restructurations et limitent le contrôle démocratique.
Angola : le pétrole en garantie
En Angola, les banques chinoises ont financé la reconstruction du pays en sécurisant leurs prêts sur les recettes pétrolières. En 2022, l'encours angolais envers la Chine atteignait encore 20,98 milliards de dollars.Une partie des revenus du pétrole est affectée au remboursement de la dette. Pékin réduit ainsi son risque, tandis que Luanda perd une part de sa liberté budgétaire. Le mécanisme repose moins sur la confiscation des gisements que sur la mobilisation anticipée des recettes futures.
Kenya : un train insuffisamment rentable
Le chemin de fer Mombasa-Nairobi, construit par China Road and Bridge Corporation et financé par China Exim Bank, n'a pas généré les recettes attendues. L'État kenyan a donc dû soutenir son exploitation et rembourser l'emprunt sur ses ressources fiscales.Contrairement aux craintes exprimées, aucune saisie automatique du port de Mombasa n'a été établie. Le risque est plus discret : lorsqu'un projet n'est pas suffisamment rentable, sa dette réduit directement les marges budgétaires de l'État.
Zambie : l'accumulation jusqu'au défaut
En novembre 2020, la Zambie est devenue le premier État africain à faire défaut pendant la pandémie. En 2022, elle devait environ 5,73 milliards de dollars à la Chine, auxquels s'ajoutaient des euro-obligations et d'autres prêts. Après de longues négociations, Pékin a accepté en 2023 un réaménagement des remboursements dans le cadre commun du G20. Aucun grand actif zambien n'a été saisi. Le coût du défaut s'est surtout traduit par des investissements retardés, des dépenses sociales contraintes et un accès limité aux marchés financiers.
RDC : les minerais contre les infrastructures
En RDC, l'accord Sicomines de 2008 prévoit que les revenus du cuivre et du cobalt financent des routes, des écoles et des hôpitaux. Ce montage permet à l'État d'obtenir des infrastructures sans paiement immédiat, mais accorde aux entreprises chinoises un accès durable à des minerais stratégiques. Face au déséquilibre dénoncé entre les ressources exploitées et les ouvrages réalisés, Kinshasa a renégocié l'accord. En mars 2024, l'enveloppe annoncée pour les infrastructures est passée de 3,2 à 7 milliards de dollars. Son bénéfice réel dépendra toutefois des décaissements et de l'exécution effective des projets.
De la dette au contrôle industriel
La stratégie chinoise évolue désormais vers les investissements directs et les prises de participation. À Simandou, en Guinée, des groupes chinois sont impliqués dans l'exploitation du fer et les infrastructures ferroviaires et portuaires. Au Mali, Ganfeng Lithium s'est renforcé dans le projet de Goulamina pour sécuriser l'approvisionnement de l'industrie des batteries.Ces opérations ne constituent pas une dette souveraine. La dépendance se déplace vers le contrôle des ressources, des infrastructures et de leur commercialisation. L'enjeu porte alors sur les recettes fiscales, la transformation locale, les emplois créés et la participation de l'État.
L'opacité, carburant de la machine
La Chine n'est pas l'unique responsable de la dette africaine : les créanciers privés, les marchés obligataires et la dette intérieure pèsent également lourdement. Sa particularité est de cumuler les rôles de prêteur, constructeur, fournisseur, investisseur et parfois acheteur des ressources produites.La dépendance apparaît lorsque se combinent contrats confidentiels, absence de concurrence, emprunts en devises, recettes surestimées et garanties sur des revenus stratégiques. Les gouvernements africains portent aussi leur part de responsabilité : ce sont eux qui choisissent les projets, signent les garanties et acceptent parfois l'opacité.
Reprendre le contrôle
Pour limiter les risques, les États doivent publier les contrats, soumettre les projets à des expertises indépendantes et mettre en concurrence les constructeurs comme les prêteurs. Les accords miniers doivent également imposer davantage de transformation locale, de formation et de partage des revenus.Il ne s'agit pas de refuser les financements chinois, indispensables à de nombreuses infrastructures, mais de s'assurer que les projets créent davantage de richesse qu'ils ne génèrent de dette.
Une souveraineté sous contrainte
La Chine endette les États africains en finançant rapidement les infrastructures dont ils ont besoin. Mais les entreprises chinoises encaissent le prix des chantiers, tandis que les États supportent le risque économique et remboursent parfois pendant plusieurs décennies.Du pétrole angolais aux minerais congolais, en passant par le chemin de fer kenyan, le mécanisme ne débouche pas automatiquement sur la saisie d'un port ou d'une mine. Il réduit progressivement les marges budgétaires lorsque les recettes futures sont engagées, que les contrats restent secrets ou que les infrastructures ne produisent pas les revenus attendus.La machine à dette de Pékin fonctionne ainsi avec le concours de gouvernements africains qui acceptent parfois de signer avant d'avoir pleinement mesuré le coût économique et politique de leurs engagements.