Le prix du 13-Juillet est l'une des plus hautes distinctions du Monténégro. Cette année, il a été remis à l'écrivain Bećir Vuković, un apologiste des tchétniks qui conteste l'identité nationale monténégrine, et dont le livre couronné n'a même pas encore été publié.
- Articles / Monténégro, Indépendance du Monténégro 2006, Culture et éducation, Politique, Radio Slobodna EvropaUn jeune homme de 27 ans est mort après son interpellation pour la police dans la nuit du 6 au 7 juin. La société civile demande des comptes pour ce « George Floyd du Kosovo », rappelant que 1300 plaintes ont été déposées contre la police en 2024.
- Le fil de l'Info / Kosovo, Défense, police et justice, Courrier des BalkansAvec Wondrous Is the Silence of My Master (Otapanje vladara, 2025), Ivan Salatić fait le pari de démystifier le prince-évêque et poète monténégrin Petar II Petrović-Njegoš (1813-1851), une figure littéraire, politique et religieuse dont l'impact ne se mesure plus sur le territoire post-yougoslave... Entretien.
- Articles / Monténégro, Culture et éducation, Histoire, Courrier des Balkans« Ma routine olfactive a été bouleversée. Je ne reconnaissais plus mon quartier, d'un coup ça s'est mis à puer le fascisme. Je voulais voir de mes yeux 'le plus grand concert payant de l'histoire de l'humanité' »... Notre correspondant a survécu au concert du rockeur fasciste Marko Perković Thompson, samedi soir à Zagreb.
- Articles / Croatie droitisation, Culture et éducation, Croatie, PolitiqueDans le paysage politique de l'Union européenne, Levica fait figure d'exception. C'est le dernier parti de gauche radicale membre d'une coalition au pouvoir. Quel bilan tirer de cette expérience ? Comment gouverner dans un monde en crise ? Grand entretien avec Matej Tašner Vatovec, le chef de son groupe parlementaire.
- Articles / Courrier des Balkans, Slovénie, PolitiqueLe deuxième tome du Sang des cerises est paru en novembre 2022, clotûrant le dernier épisode de la saga des Passagers du vents. J'en ressors avec un sentiment mitigé.
Nous parlons quand même de François Bourgeon, l'auteur des Passagers du vent. Pour les jeunes lecteurs, l'irruption de cette série dans les années 1980 (aux éditions Glénat, nouvel acteur de l'édition de BD à l'époque) avait donné sinon un coup de fouet, du moins un coup d'accélérateur à la BD de qualité, la sortant défintivement des rayons enfantins. Dargaud avait suivi en lançant la série XIII... Je collectionne des BD sérieusment depuis cette époque...
Revenons à Bourgeon : les Passagers du vent mêlaient un beau dessin, minutieux dans les détails, réaliste dans les attitudes, empreint de poésie grâce aux vieux gréments et à la mer, un scénario original, des personnages attachants et finalement à la mentalité très contemporaine. Autrement dit, une réinvention de la BD historique qui fit florès. Bourgeon poursuivit avec deux autres séries : Les compagnons du crépuscule, sensationnelle plongée dans le Moyen-âge, et le cycle de Cyann, à dominante de science-fiction fantasy (à laquelle j'ai moins accroché). Il reprit ensuite la série des passagers du vent avec "La petite fille bois Caïman" puis avec cette troisième et dernière saison, "Le sang des cerises", dont le tome 1 est paru en 2018 et dont voici le tome 2.
L'action se passe au temps de la Commune. On suit les lentes prérégrinations de Zabo la communarde qui raconte (à la fin des années 1880) à un jeune bretonne un peu perdue, Klervi, son expérience de la Commune, de la défaite, de l'emprisonnement à Versailes jusqu'au transfert à Rochefort, puis le voyage de déportation vers la Nouvelle Calédonie, le temps passé là-bas, le retour et l'ultime voyage en Bretagne.
Disons les choses simplement : malgré les artifices du scénario pour relancer la "conversation", le gigantesque flash-back de Zabo paraît artificiel, verbeux et pour tout dire, ennuyeux. Ce qui était léger dans les volumes précédents est ici lourd, discursif, pesant. Et du coup, on se perd. J'ai mis du temps à m'attacher aux personnages... quant à la chute, elle peine à convaincre...
Le trait reste toujours de très bonne qualité mais là encore, avec quelques pesanteurs disgracieuses, sans les illuminations ni les chocs visuels qu'on avait eus lors des premiers opus.
Bref, un album que l'on conserve par amitié mais sans être réellement convaincu.
O. Kempf