Quelques jours après la tentative de coup d'Etat avortée dans la capitale, le temps est aux interrogations. Comprendre ce qu'il s'est passé, comment les mutins ont-ils pu avoir les moyens d'arriver aussi proche de leur but est essentiel. Prenons le temps de rassembler les éléments et d'examiner le rôle trouble de nos voisins.
Le 5 décembre 2025, deux unités des forces nigériennes ont été envoyées à Gaya, ville à la frontière nigéro-béninoise. Ces deux unités militaires ont été déployées sur ordre du chef d'état-major de l'armée de terre mais dans quel but ? Aucune mission ne leur a été confiée et elles ont purement été retirée une fois l'échec de la tentative de coup d'état confirmée. Les conteneurs qui bloquaient le pont transfrontalier entre Gaya au Niger et Malanville au Bénin ont été retiré le 6 décembre 2025, c'est-à-dire la veille de la mutinerie. De là à penser que les forces étaient prépositionnées afin d'aider les putschistes il n'y a qu'un pas.
Mais quel était l'intérêt du Niger et plus largement de l'AES dans tout ça ? Rien n'est gratuit nous le savons et l'AES cherche désespérément à s'offrir un accès à la mer. Le convoi du Yellow cake (l'uranium nigérien) est stoppé à Niamey depuis plusieurs jours. Le besoin d'une ouverture maritime afin de pouvoir l'exporter et enfin transformer cette matière première en liquidité devient pressente. Le Niger pris à la gorge financièrement, préférerait sans doute un nouveau gouvernement très conciliant qui lui ouvrirait la route jusqu'au port. Des sources ont révélé les échanges entre le lieutenant-colonel Tigri et des proches de Tiani et de son chef du renseignement. L'enquête en cours permettra d'évaluer la teneur de ces échanges.
Ont-ils infiltré nos réseaux ?
Au-delà des faits évoqués précédemment, des implications plus insidieuses ont été découvertes. Nous le savons la bataille se gagne sur le terrain mais aussi dans les esprits. Le Burkina Faso est devenu maître dans la conquête des réseaux sociaux. A l'aube de la tentative du coup d'Etat du 7 décembre, plusieurs compte affiliés au Burkina Faso se sont montrés particulièrement actifs et ce dès les premières heures. Situés pourtant à des centaines de kilomètres, les comptes tels que « Notre Benin » ou celui d'Ibrahima Maiga semblent avoir eu accès à des informations bien avant tout le monde. Le premier compte publiant sur le coup d'Etat à 08h27 le matin, le second dès 07h22 ! Comment monsieur Maiga a-t-il eu cette information avant le reste du monde ? Avant même les béninois ? Pourquoi s'est-il servi de sa communauté pour relayer la mutinerie alors qu'il est resté silencieux vis à vis de la Guinée Bissau ?
Il est vrai que ce dernier s'est régulièrement exprimé sur sa volonté que le Bénin rejoigne l'AES et ouvre sa route à la cargaison d'uranium. Il a également relayé des informations publiées par le Conseil Militaire de la Refondation (CMR) durant cette phase d'instabilité. Mais la plus belle preuve de collusion entre les putschistes et l'AES n'est-elle pas la publications des messages du CMR suivant l'annonce de son retrait : « nos frères de l'AES » « l'AES est ma patrie » ? Aujourd'hui il n'est pas question d'allégeance envers un parti ou un homme, il est question de démocratie et d'ingérence de la part d'acteurs extérieurs. Affaiblir le gouvernement de Patrice Talon semble être la garantie d'un accès tant désiré à l'océan.
Omar SYLLA !
X : @Le_Ndar_Ndar
Le Chef de l'Etat, Patrice Talon a promulgué ce mercredi 17 décembre 2025, la loi N°2025-20 du 17 décembre 2025 modifiant et complétant la loi n° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin, telle que révisée par la loi n° 2019-40 du 07 novembre 2019.
Les services de la Gendarmerie nationale de Staoueli ont réussi à démanteler un réseau de prostitution qui opérait à partir d’une maison située dans la région, […]
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La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) célèbre ce jeudi 18 décembre 2025, le 29e anniversaire de sa création, intervenue le 18 décembre 1996, marquant près de trois décennies d'engagement au service du financement des économies de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).
Institution financière régionale unique en son genre, la BRVM s'est progressivement imposée comme un acteur clé de la mobilisation de l'épargne, du financement des États et des entreprises, et de la promotion de l'intégration économique et financière au sein de l'espace UEMOA. Son modèle de bourse régionale commune demeure une référence en Afrique et au-delà.
Depuis 29 ans, la BRVM œuvre pour le développement d'un marché financier moderne, transparent et accessible, contribuant activement à la croissance économique, à la création de valeur et à l'attractivité des économies de la région auprès des investisseurs locaux et internationaux.
À l'occasion de cet anniversaire, la BRVM réaffirme sa volonté de poursuivre les réformes engagées, de renforcer l'innovation financière, d'accélérer la digitalisation du marché et d'accompagner les acteurs économiques dans leurs stratégies de financement durable.
La BRVM adresse ses sincères remerciements aux États membres de l'UEMOA, aux autorités de tutelle et de régulation, aux sociétés cotées, aux intervenants du marché, ainsi qu'à l'ensemble des investisseurs pour leur confiance et leur contribution constante au dynamisme du marché financier régional.
En célébrant ses 29 ans d'existence, la BRVM se projette avec ambition vers l'avenir, déterminée à consolider son rôle de moteur de croissance, d'intégration financière et de prospérité partagée au bénéfice des populations de l'UEMOA.
À propos de la BRVM
Créée le 18 décembre 1996, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) est une institution financière qui organise le marché financier des huit pays de l'UEMOA. Elle a pour mission de contribuer au financement durable des économies de la région et au renforcement de l'intégration financière en Afrique de l'Ouest.
La police a procédé, mercredi 17 décembre 2025, à la saisie de plus de 50 kg de faux médicaments dans le marché de Houègbo.
La lutte contre la commercialisation des médicaments prohibés se poursuit au Bénin. Une descente de la police dans le marché de Houègbo a permis de saisir plus de 50 kg de faux médicaments.
Les produits saisis ont été mis sous scellés. La vente de médicaments en dehors des circuits pharmaceutiques agréés sont strictement interdits et exposent les contrevenants à des sanctions.
A.A.A
Le président Patrice Talon a justifié, ce 18 décembre 2025, le mandat présidentiel de sept ans instauré dans le cadre de la révision constitutionnelle de novembre dernier.
Face aux professionnels des médias, jeudi 18 décembre 2025, le Chef de l'Etat Patrice est revenu sur la révision constitutionnelle instaurant un mandat de sept ans (président, députés et maires) et un Sénat. Le mandat de 7 ans est adapté aux réalités du Bénin, selon le chef de l'Etat qui établit une comparaison avec les pays occidentaux.
Les pays occidentaux ont dèjà des infrastructures en place. Leurs priorités relèvent surtout « de l'immigration, de l'insécurité, des retraites, des choses qui relèvent des conforts de vie », a expliqué Patrice Talon.
La situation est différente de celle du Bénin. « Nous faisons un saut dans l'avenir avec nos besoins qui datent du Moyen-âge », a affirmé le chef de l'Etat.
Pour illustrer son propos, Patrice Talon a cité les États-Unis. « La question de l'immigration, (un président américain, NDLR) peut la régler en un décret », a-t-il déclaré. Une manière de souligner que, dans certains pays, l'action politique peut produire des effets rapides. Ce qui n'est pas le cas, selon lui, dans un Etat en construction.
Les Etats en construction comme le Bénin font face à des retards structurels. Routes, énergie, eau, services publics, etc. sont autant de chantiers qui exigent du temps. « Le temps de l'action est un temps long par rapport à nos besoins », a insisté le chef de l'Etat avant d'ajouter : « Quand le temps est court, il ne permet ni au bon ni au mauvais (gouvernant, NDLR)de faire quelque chose ».
Le président a enfin tenu à dissiper toute interprétation personnelle. « Le septennat, ce n'est pas à mon profit. Ce sera au profit du Bénin », a assuré Patrice Talon.
M. M.
La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a lancé ce jeudi 18 décembre 2025, la formation des formateurs des agents électoraux à l'ex INFOSEC à Cotonou.
Démarrage de la formation des agents électoraux ce jeudi. Les modules de cette première journée ont porté sur les rôles et responsabilités des agents électoraux, les infractions et sanctions en matière électorale ainsi que la présentation et le remplissage des documents électoraux. Les communications ont permis aux participants de mieux comprendre les textes et procédures électoraux.
Cette formation a pour but de renforcer les capacités techniques et professionnelles des acteurs pour le bon déroulement des élections.
A.A.A
Conformément aux Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le gouvernement a annoncé le lancement d'un programme d'urgence dédié à la réhabilitation des zones sinistrées, suite aux inondations exceptionnelles qui ont frappé la ville de Safi, dimanche 14 décembre 2025, causant des pertes humaines et d'importants dégâts matériels.
L'objectif de ce programme est de répondre rapidement aux besoins des populations affectées, réparer les dégâts matériels et accompagner la reprise de la vie normale. Il s'inscrit dans une approche globale visant à soutenir les populations affectées, restaurer les conditions de vie et renforcer la résilience face aux risques futurs.
Le dispositif prévoit en priorité la mise en place d'aides d'urgence au profit des familles ayant perdu leurs biens personnels. Les logements endommagés feront l'objet de travaux de réparation et de remise en état, afin de permettre aux habitants de retrouver des conditions de vie décentes dans les meilleurs délais.
Le programme inclut également la reconstruction, la réhabilitation et l'aménagement des commerces touchés, avec un accompagnement spécifique des propriétaires, afin de soutenir la reprise de l'activité économique locale et limiter l'impact social de la catastrophe.
Pour assurer la mise en œuvre de ces mesures, les autorités ont procédé à la mobilisation des ressources humaines et logistiques nécessaires, avec un renforcement de la coordination entre l'ensemble des intervenants concernés. Les autorités locales sont appelées à engager, dans les plus brefs délais, le déploiement effectif des différentes actions prévues, selon un calendrier progressif et maîtrisé.
L'objectif affiché est de garantir une intervention immédiate sur le terrain, une réponse adaptée aux besoins réels des sinistrés et un suivi rigoureux de l'exécution des différents volets du programme, dans le respect des priorités fixées.
Au-delà de l'urgence, ce programme traduit une approche solidaire et structurante dans la gestion des catastrophes naturelles. Il s'inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de préserver la dignité des citoyens, d'assurer des conditions de vie décentes et de poser les bases d'une réhabilitation durable des zones affectées.
Avec le lancement de ce programme d'urgence, les autorités entendent aussi tirer les enseignements de cette catastrophe naturelle pour mieux prévenir les risques futurs, renforcer la protection des populations et améliorer la capacité de réponse face aux aléas climatiques et autres phénomènes extrêmes.