La messe de funérailles du guitariste italien Bruno Battisti D'Amario, connu notamment pour sa collaboration avec le compositeur Ennio Morricone, n'a finalement pas été célébrée à Rome. En cause : l'engagement du musicien au sein de la franc-maçonnerie italienne, révélé publiquement après son décès. La décision, prise par le cardinal Baldassarre Reina, vicaire général du pape Léon XIV pour le diocèse de Rome, remet en lumière la position de l'Église catholique sur l'incompatibilité entre foi catholique et appartenance maçonnique.
Tout était pourtant prévu pour un dernier hommage religieux à Bruno Battisti D'Amario. Décédé le 5 août 2026 à l'âge de 88 ans, le célèbre guitariste italien devait bénéficier de funérailles catholiques à la basilique Santa Maria in Montesanto, sur la Piazza del Popolo à Rome, connue également sous le nom d'« église des Artistes ».
Selon les informations rapportées par Tribune chrétienne, la célébration avait été initialement acceptée et une ouverture exceptionnelle de l'édifice, habituellement fermé au mois d'août, avait même été programmée. Mais les préparatifs ont été interrompus après la révélation de l'engagement maçonnique du défunt.
Saisi de l'affaire, le cardinal Baldassarre Reina, vicaire général du pape pour le diocèse de Rome, a finalement refusé d'autoriser la messe d'obsèques après consultation du service juridique diocésain.
Un guitariste associé aux musiques mythiques des célèbres films western
Né à Rome en 1937, Bruno Battisti D'Amario était une figure reconnue de la guitare classique italienne. Enseignant, compositeur et concertiste, il avait collaboré avec plusieurs grands noms de la musique et du cinéma italiens, dont Nino Rota et surtout Ennio Morricone.
Sa guitare accompagne plusieurs bandes originales entrées dans l'histoire du cinéma, notamment celles des westerns de Sergio Leone. Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le Bon, la Brute et le Truand ou encore. Il était une fois dans l'Ouest comptent parmi les œuvres auxquelles son jeu est associé.
Le Grand Orient d'Italie révèle son engagement maçonnique
Ce n'est cependant pas la carrière musicale du défunt qui a bouleversé l'organisation de ses obsèques, mais une autre facette de sa vie. Après sa disparition, l'organisation maçonnique Grand Orient d'Italie (GOI) a rendu hommage au musicien en révélant l'importance des responsabilités qu'il avait exercées au sein de cette organisation maçonnique. Selon les éléments rapportés par Tribune chrétienne, Bruno Battisti D'Amario avait fondé la loge romaine Giuseppe Leti. Il avait également été à deux reprises président du Collège régional des Vénérables Maîtres du Latium et conseiller de l'Ordre. Il était par ailleurs le compositeur de l'hymne du Grand Orient d'Italie.
Son engagement dans la franc-maçonnerie n'était donc pas seulement circonstanciel. Des publications antérieures du milieu maçonnique italien le présentaient déjà publiquement comme membre du Grand Orient et responsable maçonnique du Latium. Le problème, selon le récit publié par Tribune chrétienne, est que les responsables de la basilique romaine ignoraient cette appartenance lorsqu'ils avaient donné leur accord pour la célébration des obsèques.
La décision remonte jusqu'au vicaire du pape
Une fois informé, le recteur de la basilique Santa Maria in Montesanto, Mgr Antonio Staglianò, également président de l'Académie pontificale de théologie, aurait procédé à des vérifications avant de saisir sa hiérarchie. L'affaire est ainsi remontée jusqu'au cardinal Baldassarre Reina. Après consultation du service juridique du diocèse de Rome, celui-ci a refusé l'autorisation de célébrer la messe de funérailles. Le recteur de la basilique indique avoir ensuite reçu une communication écrite du cardinal-vicaire confirmant cette décision.
Selon la même source, Mgr Staglianò s'est entretenu avec la fille du défunt, qui aurait déclaré ne pas avoir eu connaissance de l'appartenance maçonnique de son père. Les responsables ecclésiastiques n'auraient par ailleurs reçu aucun élément permettant d'établir que Bruno Battisti D'Amario avait renoncé à la franc-maçonnerie avant sa mort. Les funérailles catholiques ont donc été annulées.
Une prière privée a néanmoins été organisée avec la famille, en présence d'un prêtre mais sans célébration liturgique des obsèques. Le recteur de la basilique a également indiqué que des messes pouvaient ultérieurement être célébrées pour le repos de l'âme du musicien.
Catholique et franc-maçon : que dit officiellement l'Église ?
Au-delà de la personnalité de Bruno Battisti D'Amario, l'affaire remet au premier plan une question ancienne : peut-on appartenir simultanément à l'Église catholique et à la franc-maçonnerie ? Sur ce point, la position doctrinale officielle du Vatican reste négative.
Le 26 novembre 1983, après l'entrée en vigueur du nouveau Code de droit canonique qui ne mentionnait plus explicitement la franc-maçonnerie, la Congrégation pour la doctrine de la foi avait publié une déclaration destinée à lever les ambiguïtés. Le document, signé par le cardinal Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI, affirme que le jugement négatif de l'Église à l'égard des associations maçonniques reste inchangé, leurs principes étant considérés comme inconciliables avec la doctrine catholique. L'adhésion à ces organisations demeure donc interdite aux fidèles catholiques. Le texte précise que ceux qui y adhèrent sont considérés comme étant en situation de péché grave et ne peuvent recevoir la communion.
Déclaration du Vatican de 1983 sur les associations maçonniques
Cette position n'appartient pas seulement à l'histoire. Elle a été réaffirmée en novembre 2023 par le Dicastère pour la doctrine de la foi, à la suite d'une demande de clarification d'un évêque philippin confronté à l'adhésion de catholiques à des loges maçonniques. Le dicastère a alors rappelé que l'adhésion active d'un fidèle à la franc-maçonnerie demeure interdite en raison de l'incompatibilité doctrinale retenue par l'Église catholique.
Une affaire qui dépasse le monde de la musique
La décision prise à Rome suscite d'autant plus l'attention que Bruno Battisti D'Amario était une personnalité reconnue de la culture italienne. Quelques mois encore avant son décès, en mars 2026, Radio Vatican consacrait une émission à la publication d'un album regroupant son œuvre pour guitare.
L'annulation de ses funérailles religieuses illustre ainsi de manière concrète une incompatibilité doctrinale que nombre de catholiques connaissent parfois peu. Elle rappelle également la distinction faite par l'Église entre sa discipline concernant l'appartenance maçonnique et la prière pour une personne décédée : dans le cas de Bruno Battisti D'Amario, la messe publique de funérailles n'a pas été autorisée, mais sa famille a pu se recueillir avec un prêtre et la possibilité de célébrer ultérieurement des messes à son intention n'a pas été exclue.
Lefaso.net
Avec Tribune chrétienne et d'autres sources
À la suite de leur rencontre tenue en avril 2026 à Ouagadougou, les Présidents Ibrahim Traoré et Évariste Ndayishimiye ont donné une nouvelle impulsion aux relations entre le Burkina Faso et la République du Burundi. Les deux pays tiennent, du 10 au 12 août 2026 à Bujumbura, la première session de leur Grande Commission mixte de coopération.
Près de trois décennies après la signature en décembre 1997 d'un Accord-cadre de coopération, le Burkina Faso et la République du Burundi s'inscrivent ainsi dans une nouvelle dynamique de consolidation de leurs relations bilatérales.
La première session de la Grande Commission mixte de coopération a débuté ce lundi 10 août par la rencontre des experts burundais et burkinabè. Les deux délégations sont respectivement conduites par Marie-Ancilla Ntakaburimvo, Directrice générale et responsable du Programme de défense des intérêts du Burundi et des Burundais à l'international, et Hermann Yirigouin Toe, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso.
Les interventions des deux chefs de délégations ont marqué la cérémonie d'ouverture des travaux des experts.
Pour la cheffe de la délégation burundaise, la tenue de cette session de la Grande Commission mixte de coopération constitue une étape importante pour insuffler davantage de vitalité aux liens d'amitié, de fraternité et de solidarité qui unissent les peuples burkinabè et burundais.
« C'est un tournant décisif dans l'histoire de nos relations bilatérales ; nos deux nations démontrent ainsi leur volonté inébranlable de transformer une volonté politique en partenariats tangibles et mutuellement bénéfiques », a souligné Marie-Ancilla Ntakaburimvo.
Dans la même veine, le chef de la délégation burkinabè a précisé que cette session traduit l'engagement commun des Présidents burkinabè et burundais à élever le niveau de l'amitié entre les peuples des deux pays et à faire de la coopération Sud-Sud un véritable levier de développement.
« La géographie nous éloigne peut-être ; mais l'histoire, les défis et l'espérance nous rapprochent. Le Burundi et le Burkina Faso sont deux peuples de courage, de résilience et de dignité ; deux peuples qui savent le prix de la paix ; deux peuples qui savent aussi que la souveraineté ne se proclame pas seulement, mais elle se défend, elle se construit et elle se traduit en actes », a indiqué Hermann Yirigouin Toe. Il a également relevé que le Burkina Faso s'inscrit pleinement dans cette vision de souveraineté à travers la Révolution Progressiste et Populaire, sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré.
À l'instar de la cheffe de la délégation burundaise, le chef de la délégation burkinabè a assuré que, durant les deux jours de travaux, les experts procéderont à un examen minutieux de l'éventail des opportunités de coopération qui s'offrent aux deux pays.
Les différents projets d'accords examinés par les experts couvrent plusieurs domaines, notamment l'agriculture et la sécurité alimentaire, la gestion des catastrophes humanitaires, les investissements et les services de transport aérien, l'enseignement supérieur et la formation professionnelle, les échanges culturels ainsi que le partage d'expertises entre les jeunes des deux pays.
Les projets d'accords issus des travaux des experts seront soumis à la signature des ministres des Affaires étrangères burkinabè et burundais, le 12 août prochain à Bujumbura.
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Source : Page Facebook du ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso
L'Autorité de régulation du secteur de l'énergie (ARSE) organise, les 10 et 11 août 2026 à Ouagadougou, un atelier virtuel de partage d'expériences entre des régulateurs ouest-africains sur la protection des consommateurs d'énergie. La rencontre, qui réunit plusieurs pays, vise à permettre au Burkina Faso de s'inspirer des mécanismes et bonnes pratiques développés ailleurs afin de renforcer durablement son dispositif national de protection des consommateurs.
Le partage d'expériences constitue un élément essentiel pour contribuer à l'amélioration des pratiques de régulation au profit des consommateurs. C'est dans cette dynamique que se tient à Ouagadougou un atelier virtuel de partage d'expériences entre régulateurs francophones ouest-africains de l'énergie sur la protection des consommateurs, organisé par l'ARSE.
Prévu pour deux jours, cet atelier se déroule à la fois en présentiel et en ligne. Il réunit plusieurs acteurs du secteur de l'énergie ainsi que des représentants des consommateurs de sept pays à savoir le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Togo.
L'objectif général de cette rencontre est de permettre à l'ARSE de s'imprégner des mécanismes mis en place par des régulateurs frères de la sous-région en matière de protection des consommateurs d'énergie, afin d'identifier les outils appropriés et les meilleures pratiques susceptibles d'améliorer son propre dispositif.
« Je suis convaincu que les recommandations contribueront à consolider les mécanismes de protection des consommateurs dans chacun de nos pays », déclare Kalifa Romuald Dao, secrétaire général, représentant le président de l'ARSE.Pour le secrétaire général Kalifa Romuald Dao, représentant le président de l'ARSE, la protection des consommateurs constitue une mission majeure de l'ARSE. Elle revêt, a-t-il soutenu, une importance particulière dans un contexte où les usagers souhaitent mieux être informés, être davantage écoutés, voir leurs préoccupations prises en compte dans des délais raisonnables et bénéficier de mécanismes de recours accessibles, transparents et efficaces.
Durant ces 48 heures, les communications permettront d'examiner les approches développées par plusieurs autorités de régulation africaines. Les échanges porteront notamment sur les cadres réglementaires, les outils et les mécanismes généraux et spécifiques de protection des consommateurs, ainsi que sur les dispositifs de gestion des plaintes. Ils aborderont également les outils, modalités et procédures de règlement des litiges entre consommateurs et opérateurs, les mécanismes de collaboration entre régulateurs et consommateurs, ainsi que les actions mises en œuvre et leurs effets sur l'amélioration de la prise en compte des intérêts des usagers.
A l'issue des échanges, l'ARSE entend capitaliser les enseignements et s'inspirer des meilleures pratiques, tout en tenant compte des réalités du contexte national, afin de renforcer durablement son dispositif de protection des consommateurs.
Sié Kévin Sou, secrétaire chargé des relations extérieures du Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF), confie que la majorité de leurs préoccupations est prise en compte.Du côté des consommateurs, cet atelier est salué à sa juste valeur et perçu comme une occasion de renforcer leurs connaissances et de partager les expériences vécues au Burkina Faso avec celles des autres pays. A ce propos, Sié Kévin Sou, secrétaire chargé des relations extérieures du Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF), s'est réjoui de l'invitation de l'ARSE et espère pouvoir restituer les enseignements tirés aux autres Burkinabè à l'issue des échanges. En plus de cela, il espère repartir de l'atelier avec de nouvelles connaissances et des outils susceptibles d'améliorer leurs actions.
« C'est un vrai plaisir pour nous en tant que consommateurs d'être invités à cet atelier. Nous espérons que ça sera un cadre de partage, d'appropriation des connaissances et des expériences des autres pays afin que nous puissions également faire remonter ces informations aux autres camarades consommateurs du Burkina. Nous espérons que cela nous amènera à avoir d'autres visions et surtout à sortir d'ici mieux outillés qu'avant », a-t-il souhaité.
Parlant de la collaboration entre l'ARSE et les consommateurs, Sié Kévin Sou souligne une collaboration satisfaisante, avec la prise en compte de leurs préoccupations. À l'entendre, cette dynamique, jugée satisfaisante, doit se poursuivre pour une meilleure consolidation des relations entre l'ARSE et les consommateurs.
Damba Ouoba, directeur des consommateurs, invite les participants nationaux à s'ouvrir aux communicateurs.« Nous pouvons dire que la collaboration entre l'ARSE et les consommateurs est très bien car à chaque activité nous sommes invités. Nous faisons aussi remonter nos préoccupations, nos plaintes et nos attentes et si aujourd'hui nous devons faire une estimation, nous pensons que beaucoup de nos préoccupations ont été prises en compte », a-t-il expliqué.
Du reste, Damba Ouoba, directeur en charge des consommateurs de l'ARSE, encourage les différents communicateurs à partager largement leurs expériences, sans réserve. Il a invité les participants à saisir cette occasion pour poser toutes les questions susceptibles de contribuer à l'amélioration du dispositif de protection des consommateurs. « Alors à l'endroit de nos frères régulateurs, nous attendons qu'ils nous viennent sans réserve avec tout ce qu'ils ont, comme outils, mesures, dispositifs de protection des consommateurs. Et nous attendons également au niveau national ceux-là qui sont présents qu'ils s'ouvrent vers les communicateurs à travers toutes les questions dont les réponses nous permettront vraiment de pouvoir améliorer notre dispositif ici au niveau national, au niveau du continent », a-t-il dit.
Pour mémoire, l'Autorité de régulation du secteur de l'énergie (ARSE) est une autorité administrative indépendante dotée de la personnalité juridique et de l'autonomie financière et de gestion. Elle assure la régulation, le contrôle et le suivi des activités des exploitants et des opérateurs du secteur de l'énergie.
Muriel Dominique Ouédraogo
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Le Camp Vacances Faso Mêbo 2026 a officiellement été lancé ce lundi 10 août 2026 à Ouagadougou, dans la 3ᵉ région militaire. La cérémonie a été présidée par le Commandant de la 3ᵉ région militaire, le Lieutenant-Colonel Armand Michel Ouédraogo, par ailleurs parrain régional, en présence du Directeur général de l'Agence Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé.
Placée sous le slogan « Je m'instruis et je participe à la construction de ma Nation. La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons ! », cette initiative réunit près de 1 500 jeunes scolaires dans la capitale. Durant dix jours, les campeurs seront sensibilisés à la discipline, au civisme et au patriotisme, avec pour objectif de faire d'eux des ambassadeurs des valeurs nationales.
« La construction de la Patrie n'a pas d'âge. Tout le monde est un acteur majeur et doit participer avec ses capacités », a déclaré le Lieutenant-Colonel Armand Michel Ouédraogo. Il a ainsi insisté sur l'importance de former une jeunesse consciente, responsable et engagée dans la construction de la Nation.
Pour sa part, le Directeur général de l'Agence Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, a mis en avant la particularité de cette édition. « Nous allons conter aux campeurs l'histoire du Burkina Faso et l'histoire des Noirs, racontées par nous-mêmes. Ils verront qu'ils sont les descendants de grands Hommes et qu'ils doivent être fiers de leur identité », a-t-il expliqué.
Organisé simultanément dans les six régions militaires du pays, Camp Vacances Faso Mêbo 2026 vise à renforcer chez les jeunes les valeurs de patriotisme, de civisme et d'engagement, en s'inspirant notamment des idéaux de la Révolution progressiste populaire.
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Source : DCRP Présidence du Faso
Premier chasseur, animal protecteur, voyant, voire incarnation supposée de forces mystiques : le chat est au cœur de nombreuses croyances traditionnelles. Dans cet entretien, Konomba Traoré, trésor humain vivant, lève le voile sur les symbolismes attribués au félin. Pourquoi est-il considéré comme un chasseur hors pair ? Pourquoi certaines personnes redoutent-elles le chat noir ? Que signifie son départ soudain d'une maison ? Et pourquoi certaines traditions recommandent-elles des précautions avant de l'adopter ? Autant de questions auxquelles il apporte ses réponses.
Dans la nuit du 9 août 2026, une jeune fille a été victime d'une agression à Marcoussi, à Ouagadougou. Au cours de cette agression, les individus impliqués ( deux hommes sur une moto Sirus de couleur noire) ont emporté sa moto.
La moto emportée est de couleur noire, marque YAMAHA, modèle GEAR.
Toute personne ayant aperçu cette moto, disposant d'informations susceptibles de permettre sa localisation ou ayant constaté sa présence dans les jours qui ont suivi les faits est invitée à se manifester.
Numero de Châssis : SJ002356
Pour toute information utile, veuillez contacter les numéros suivants : 77-08-00-27- 73-12-06-83
L'Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM) porte à la connaissance des nouveaux bacheliers, des étudiants, des professionnels ainsi que des parents que les inscriptions et réinscriptions sont ouvertes pour la rentrée académique 2026-2027.
Fidèle à sa mission de former les acteurs du numérique de demain, l'ISCOM propose des formations alliant théorie et pratique, dispensées par des enseignants, chercheurs et des professionnels reconnus.
FORMATIONS EN LICENCE :
• Journalisme numérique ;
• Communication numérique ;
• Création publicitaire numérique ;
• Informatique
NOUVEAU : OUVERTURE DU CYCLE MASTER
L'ISCOM ouvre également les inscriptions pour son Master en Communication digitale, destiné aux titulaires d'une Licence en sciences sociales souhaitant approfondir leurs compétences, développer leur expertise et accéder à des postes de responsabilité dans les domaines de la communication, du marketing digital etc.
CONDITIONS D'ADMISSION EN LICENCE
• Journalisme numérique, Communication numérique des organisations et Création publicitaire numérique : titulaires d'un Baccalauréat séries A, D ou G.
• Informatique : titulaires d'un Baccalauréat séries C, D, F ou H.
CONDITIONS D'ADMISSION EN MASTER
Le cycle Master est ouvert aux titulaires d'une Licence dans les domaines des sciences sociales ou de tout diplôme jugé équivalent.
DEBOUCHES PROFESSIONNELS
Journalisme numérique : Journaliste, Web-journaliste, Rédacteur web ; Blogueur professionnel ; Content manager ; Data-journaliste, etc.
Communication numérique des organisations : Community manager ; Chargé de communication ; Attaché de presse ; Chargé des relations publiques ; Social Media Manager etc.
Création publicitaire numérique : Web-marketeur ; Concepteur-rédacteur ; Média-planneur ; Responsable marketing digital ; Chef de publicité ; Chargé de création publicitaire ; Infographiste, etc.
Développement web : Développeur Front-end ; Développeur Back-end ; Développeur Full Stack ; Intégrateur web ; Développeur d'applications web ; Administrateur de sites web, etc.
MODALITES D'INSCRIPTION
– Effectuer une préinscription sur la plateforme Campus Faso ;
– Se présenter ensuite à l'Institut Supérieur de la Communication et du Multimédia (ISCOM) pour finaliser l'inscription physique, munis des pièces constitutives du dossier.
PIECES A FOURNIR POUR LE NIVEAU LICENCE
Le dossier d'inscription doit comprendre les pièces suivantes :
• Une (01) photo d'identité récente ;
• Une (01) copie légalisée de l'attestation de succès au baccalauréat ;
• Une (01) copie légalisée du relevé de notes du baccalauréat ;
• Un (01) extrait d'acte de naissance ;
• Une (01) copie de l'attestation d'immersion patriotique ou de l'attestation d'exemption (selon le cas) ;
• Les frais d'inscription et le premier versement des frais de scolarité.
PIECES A FOURNIR POUR LE NIVEAU MASTER
• Une (01) photo d'identité récente ;
• Un (01) extrait d'acte de naissance ;
• Une copie du curriculum vitae ;
• Une (01) copie conforme du diplôme de Licence.
NB : Les effectifs sont limités à 30 étudiants par promotion afin de garantir un encadrement de qualité.
Pour tout renseignement : +226 72 83 05 05 / 56 91 75 75
Site web : www.iscom-bf.net
Avis d'Appel d'offres N°05-06-07-08-09/SNV/Projet Ngourdam Pro-ARIDES
Information complémentaire sur les travaux de réalisation de d'AEP solaire, des travaux de réalisation de parcs de vaccination, des travaux de construction d'un fenil de grande capacité et des travaux de réalisation de champs fourragers munis d'AEPS.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Ngourdam Pro-ARIDES, SNV Organisation Néerlandaise de Développement au Burkina a lancé en ligne sur Lefaso.net un avis d'appel d'offres composé de 5 DAO téléchargés dans 5 liens d'accès pour faciliter le retrait du dossier gratuitement aux entreprises éligibles et intéressées.
Dans le lien du DAO N°01, une erreur a emmené à y télécharger le DAO N°04 sur les travaux d'aménagement de pistes à bétails en lieu et place du DAO des travaux de construction de 02 parcs de vaccination.
Par la présente, SNV informe les entreprises éligibles et intéressées que cette erreur a été corrigée. Le DAO convenable, celui des travaux de construction de 02 parcs de vaccination, a été téléchargé dans le lien qui sied (Lien N°01). Ledit DAO peut être également retiré par les entreprises dans le lien suivant : https://urlz.fr/vfEx
Pour tous renseignements complémentaires, veuillez adresser à email bguiro@snv.org en mettant en copie syonli@snv.org
Ouagadougou le 10/08/2026 juillet 2026
La Directrice Pays
Sa Magesté le Mogho Naaba Baongo,
Le Naaba KOANGA Chef Coutumier de Saaba
La grande famille CONGO, COMPAORE, ZOUNGRANA à Ouagadougou, Nobéré, Sambraogo, Bobo Dioulasso, Côte D'Ivoire, et États-Unis,
La grande famille OUEDRAOGO ( Segnogho) à Ouagadougou, France, Canada, État Unis et à Saaba.
Les familles alliées
Vous renouvellent leurs sincères remerciements
Pour les innombrables témoignages de compassion, de sympathie et de soutiens multiformes à leur égard, lors de la promotion céleste le 24 juillet 2026 de leur fils, frère, gendre, époux, beau frère, père, oncle, neveu, et cousin.
Le Pasteur Jean Séni CONGO.
Puisse Dieu vous le rende au centuple.
(1 Thessaloniciens 5/8 « Mais nous qui sommes du jour, soyons sobres, ayant revêtu la curasse de la foi et de la charité et ayant pour casque l'espérance du salut ».)
L'Académie technologique du Faso (ATF) a dévoilé, ce lundi 10 août 2026, les résultats du recrutement de sa première cohorte. Au total, 250 candidats, titulaires des séries C, D, E, F1, F2, F3 et F4, ont été déclarés admis, tandis que 28 autres ont été inscrits sur une liste d'attente.
Voir la liste des candidats admis ici :
Très touchés par les nombreuses marques de compassion, de réconfort, de soutien spirituel, moral, matériel et financier que vous leurs avez témoigné lors du rappel à Dieu de leurs mère, fille, sœur, cousine, tante, épouse, belle sœur
L'épouse du feu TAPSOBA Tibnoaga Joseph, NIKIEMA Gomkoudougou Rosalie arrachée à leur affection le dimanche 19 juillet 2026 à l'âge de 77 ans, suivi de l'inhumation le jeudi 23 juillet 2026 au cimetière de gounghin.
Nos remerciements vont en particulier au :
Goungha Naaba, le Baloum Naaba ;
Wedanghin Naaba frères et sœurs ;
Zong-naaba, ses frères et sœurs ;
Au curé de la paroisse Saint Pierre de Gounghin ;
A l'ensemble des fidèles ;
Aux voisins ;
Aux beaux ;
Aux amis (es) et proches de la famille ;
Aux collègues des enfants et petits-enfants ;
A tous ceux qui de près ou de loin dont leurs noms n'ont pas pu être cités.
Que Dieu rende à tous et à chacun le centuple de leurs bienfaits et que l'âme de NIKIEMA G Rosalie repose dans la paix
Le Directeur général de l'Ecole Polytechnique de Ouagadougou (EPO) porte à la connaissance du public, qu'il est ouvert sur la plateforme Campusfaso https://www.campusfaso.bf, au titre de l'année académique 2026-2027, un concours de recrutement de cent soixante (160) élèves ingénieurs au profit de deux (02) instituts de formation et de recherche de l'EPO en raison de cent quinze (115) élèves ingénieurs à recruter sur test écrit et quarante-cinq (45) autres élèves ingénieurs à recruter sur titre, dans sept filières de formation regroupant neuf (09) spécialités.
I. Instituts et filières de formation
I.I. Institut du Génie des Systèmes Industriels et Textiles (IGSIT)
Génie industriel : vingt (20) élèves dont quinze (15) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre Génie des textiles : quinze (15) élèves dont dix (10) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre
Génie mécanique : vingt (20) élèves dont quinze (15) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre •
Génie des procédés miniers : quinze (15) élèves dont dix (10) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre.
1.2. Institut du Génie Informatique et Télécommunications (IGIT)
Génie des Télécommunications : vingt (20) élèves dont quinze (15) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre
Génie Informatique option Génie Logiciel : quinze (15) élèves dont dix
(10) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre
Génie Informatique option Intelligence Artificielle et Science des
Données : vingt (20) élèves dont quinze (15) élèves sur test écrit et cinq
(05) élèves sur titre •
Génie Informatique option Sécurité Informatique : vingt (20) élèves dont quinze (15) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre •
Electronique, Systèmes Embarqués et Objets connectés : quinze (15) élèves dont dix (10) élèves sur test écrit et cinq (05) élèves sur titre.
II. Conditions de candidature
Peut faire acte de candidature, toute personne remplissant les conditions suivantes
11.1. Pour l'Institut du Génie des Systèmes Industriels et Textiles (IGSIT)
Avoir terminé la deuxième année d'une filière scientifique des Classes Préparatoires d' Entrée dans les Grandes Ecoles (CPGE) •
Ou être titulaire d'un BTS, d'un DTS ou d'un DUT dans l'une des filières suivantes
Electricité industrielle
Maintenance industrielle
Génie mécanique et (ou productique • Technologies textiles , Génie des Procédés.
Ou être titulaire d'une licence dans l'une des filières suivantes .
Sciences exactes et appliquées (Chimie, Mathématiques, Physique) ; Génie électrique ;
Génie industriel, option maintenance industrielle
Génie mécanique et /ou productique ; Technologies textiles Génie des Procédés.
2
11.2. Pour l'Institut du Génie Informatique et Télécommunications (IGIT)
Avoir terminé la deuxième année d'une filière scientifique des Classes Préparatoires d'Entrée dans les Grandes Ecoles (CPGE)
Ou être titulaire d'un BTS, d'un DTS ou d'un DUT dans l'une des filières suivantes
Electronique et/ou informatique industrielle ,
Réseaux Informatiques et/ou Télécommunications Système d' information et/ou réseaux
Génie électrique
Systèmes embarqués.
Ou être titulaire d'une licence dans l'une des filières suivantes :
Sciences exactes et appliquées (Physique, Mathématiques,
Informatique) ;
Electronique et/ou informatique industrielle
Réseaux informatiques et/ou Télécommunications •
Système d'information et/ou réseaux
Génie électrique ,
Génie logiciel ,
Systèmes embarqués,
NB : Pour le recrutement sur test, la limite d'âge est de vingt-six (26) ans au plus à la date du 31 décembre 2026.
III. Composition du dossier de candidature
La composition du dossier à renseigner sur la plateforme Campusfaso est la suivante
1. Une copie légalisée d'un extrait d'acte de naissance ou de jugement supplétif tenant lieu ,
2. Une copie légalisée du 'diplôme ou de l'attestation requis ,
3. Les copies légalisées de l'intégralité des relevés de notes du cursus, constituées en un seul document.
NB : Les trois (03) documents mentionnés ci-dessus doivent être téléversés sur la plateforme Campusfaso au lieu indiqué (https://www.campusfaso.bf).
IV. Frais d'examen du dossier et de participation au concours
Les frais de gestion du dossier et de participation au concours s'élèvent à 15 500 F CFA pour le recrutement sur test et aussi 15 500 F CFA pour celui sur titre, payables sur la plateforme Campusfaso par Faso Arzèka.
NB : Les frais de dossier ne sont pas remboursables.
V. Lieu et date de dépôt des dossiers
La réception des dossiers se fera en ligne sur la plateforme Campusfaso au lien htt12s ://www.campusfaso.bf/formations/candidature aux dates suivantes :
du lundi 10 au mercredi 23 août 2026 pour le recrutement sur test écrit ; du jeudi 10 au samedi 12 septembre 2026 pour le recrutement sur titre.
VI. Déroulement du test écrit, de l'inscription sur titre et rentrée académique
Pour le test
Phase de présélection sur dossiers : du lundi 24 au mardi 25 août 2026 avec proclamation des résultats le mercredi 26 août 2026.
Phase écrite du concours : du jeudi 03 au vendredi 04 septembre 2026 sur le site des CPEI de l'Ecole Polytechnique de Ouagadougou, sis à Ouaga 2000.
Les matières concernées sont :
Matières communes •
Mathématiques : durée 4h Physique : durée 4h
Anglais • durée Th.
Matières spécifiques à I'IGSIT e Chimie (uniquement pour le génie des textiles et le génie des procédés miniers) : durée 03h Matières spécifiques à l'IGIT o Informatique : durée 03h.
Proclamation des résultats : vendredi 11 septembre 2026. Rentrée académique 2026-2027 : jeudi 01 octobre 2026.
Pour l'inscription sur titre
Phase de sélection sur dossiers : lundi 14 au mardi 15 septembre 2026
Proclamation des résultats ; mercredi 16 septembre 2026
Rentrée académique 2026-2027 : jeudi 01 octobre 2026.
1. Aucun dossier incomplet ne sera accepté.
2. Un candidat peut choisir plusieurs filières et ou options au sein du même institut uniquement. Dans ce cas, le candidat doit déposer autant de dossiers de candidatures que de filières choisies et payer uniquement pour le dossier de son premier choix.
3. Les candidats admis au test, seront bénéficiaires de la bourse nationale et seront d'office dispensés des frais de formation mais devront s'acquitter des frais d'inscription qui s'élèvent à cinquante-un mille cinq cent francs (51 500) F CFA et payable uniquement via Faso Arzeka sur la plateforme Campusfaso.
4. Les candidats non retenus au test écrits, désireux de s inscrire sur titre doivent déposer un nouveau dossier pour les inscriptions sur titre.
5. Les frais de formation pour les élèves inscrits sur titre sont consignés dans le tableau ci-dessous.
Pour tous renseignements complémentaires, contactez les numéros suivants : +226 66 02 28 31 ; +226 63 34 73 41 ; +226 70 24 38 96 ; +226 74 45 10 39 ,
+226 76 58 00 87 ; +226 74 85 51 51.
La Deuxième Compagnie d'Incendie et de Secours (CIS2) de Bobo-Dioulasso est intervenue le lundi 3 août 2026 sur l'axe routier Bobo-Dioulasso–Diébougou, à hauteur du village de Kélesso, à la suite du renversement d'un camion transportant des caisses de boissons.
La Brigade nationale de sapeurs-pompiers (BNSP) a indiqué sur sa page Facebook que l'accident a causé le décès d'une personne. Les circonstances exactes du drame n'ont pas été précisées. Les sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux afin de porter secours et de sécuriser la zone. À la suite de cet accident, la BNSP appelle les usagers de la route à la prudence et au strict respect du Code de la route. Elle rappelle que l'adoption de comportements responsables au volant demeure essentielle pour réduire les risques d'accidents et préserver des vies humaines.
Lefaso.net
Source : Page Facebook BNSP
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, le samedi 1er août 2026 à Goulouré, dans la province du Boulkiemdé, région de Nando, à la mise en eau du barrage reconstruit. Construit en 1956 grâce à la mobilisation des populations, sous l'impulsion du Naaba Boulga, le barrage avait été détruit en 1998 à la suite de fortes crues. Après plusieurs années sans ouvrage fonctionnel, sa reconstruction répond aux attentes des populations de Goulouré et des localités environnantes, désormais dotées d'une infrastructure moderne adaptée aux besoins du développement local.
Réalisés par l'Office national des barrages et des aménagements hydroagricoles (ONBAH), sur financement du budget de l'État, exercice 2025, les travaux ont été exécutés en neuf mois. Ils ont permis la reconstruction complète de l'ouvrage, dont la capacité de stockage est passée de 80 000 à 1 023 000 m³ d'eau.
Réunis en séance plénière, les 71 députés présents à l'Assemblée législative du peuple (ALP) ont adopté à l'unanimité, ce lundi 3 août 2026, le projet de loi organique portant dénomination, attributions, composition, organisation et fonctionnement de l'organe de régulation de la communication et de la protection des données à caractère personnel. Il s'agit de l'Autorité de régulation de la communication et du traitement des données à caractère personnel (ARCOD).
Dénommée Autorité de régulation de la communication et du traitement des données à caractère personnel (ARCOD), cette nouvelle institution est issue de la fusion du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la Commission de l'informatique et des libertés (CIL). Elle reprend les compétences de ces deux organes, conformément aux dispositions de la constitution révisée du 20 janvier 2026.
Selon le ministre de la justice, Edasso Rodrigue Bayala, l'adoption de cette loi organique marque une étape décisive dans la mise en œuvre de la réforme institutionnelle engagée à travers la révision constitutionnelle. La nouvelle constitution prévoit en effet la création d'une autorité unique chargée d'assurer à la fois la régulation de la communication et la protection des données à caractère personnel.
À travers cette réforme, le gouvernement entend doter le pays d'un cadre institutionnel mieux adapté aux défis de la transformation numérique, à l'essor des technologies de l'information et de la communication ainsi qu'aux nouveaux enjeux liés à la protection des données personnelles.
Le ministre en charge de la justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, a salué l'adoption de cette loi organique par les députésDes innovations majeures
La loi organique fixe les attributions de l'ARCOD, sa composition, son organisation administrative ainsi que les modalités de son fonctionnement.
Parmi les principales innovations figure l'instauration d'un pouvoir réglementaire propre, assorti d'un pouvoir de sanction dont les modalités d'exercice seront précisées par décret pris en conseil des ministres. Le texte renforce également les prérogatives des agents chargés des enquêtes, des vérifications et des contrôles. Il confère en outre au président de l'ARCOD le pouvoir de prendre des mesures conservatoires immédiates lorsque les circonstances l'exigent.
Sur le plan de la gouvernance, l'institution sera dirigée par un collège de onze conseillers désignés par l'exécutif, le parlement, le conseil constitutionnel, les professionnels des médias ainsi que ceux des technologies de l'information et de la communication (TIC). Ces conseillers exerceront un mandat de cinq ans, non renouvelable, et bénéficieront d'une immunité fonctionnelle.
Le projet de loi renforce également le dispositif de protection des données à caractère personnel en habilitant les agents de contrôle à mener leurs missions en toute autonomie. Il prévoit aussi la création éventuelle de services déconcentrés afin de rapprocher l'institution des citoyens.
Autre innovation, l'ARCOD pourra recourir au règlement non juridictionnel des différends, s'autosaisir de certaines affaires, publier ses décisions, recommandations et avis au Journal officiel, et transmettre chaque année un rapport public au président du Faso.
Le président de l'ALP, Dr Ousmane BougoumaLe texte adopté comprend huit chapitres répartis en 74 articles. Ceux-ci définissent notamment les missions de l'institution, sa composition, son organisation, ses ressources, les procédures de contrôle, les sanctions applicables ainsi que les dispositions transitoires et finales.
À l'issue du vote, le président de l'Assemblée législative du peuple, Dr Ousmane Bougouma, a rappelé que la loi organique devra être soumise au contrôle de conformité du Conseil constitutionnel avant sa promulgation et son entrée en vigueur.
Pour rappel, le Conseil supérieur de la communication, créé en 1995, est l'organe de régulation des médias et de la communication publique. La Commission de l'informatique et des libertés (CIL) est une autorité administrative indépendante créée le 20 avril 2004 portant protection des données à caractère personnel.
Serge Ika Ki
Lefaso.net
Les révolutions numériques les plus durables naissent dans les laboratoires de recherche, les amphithéâtres universitaires et les centres de formation. Elles prennent forme grâce à des enseignants-chercheurs qui, bien avant que les technologies ne deviennent des réalités économiques, forment les compétences, développent les connaissances et ouvrent de nouveaux champs d'innovation. Au Burkina Faso, Dr Borlli Michel Jonas Somé appartient à cette catégorie de bâtisseurs.
Enseignant-chercheur, Maître de conférences en informatique, spécialiste des bases de données, des systèmes d'information et, plus récemment, de l'intelligence artificielle appliquée aux langues africaines et à la santé numérique, il consacre depuis plus de vingt ans son expertise à la formation des ingénieurs et à la production de connaissances scientifiques. Son parcours, qui conjugue excellence académique et responsabilités administratives, fait aujourd'hui de lui l'une des figures majeures de la recherche informatique au Burkina Faso. Depuis avril 2025, il occupe les fonctions de Secrétaire général du Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, où il met son expérience universitaire au service des politiques publiques du numérique.
Une vocation construite autour de l'informatique
Le parcours de Borlli Michel Jonas Somé débute avec une passion précoce pour les sciences exactes. Après un baccalauréat série E au Lycée technique de Ouagadougou, il poursuit ses études au Maroc, où il obtient successivement une licence en informatique, un Diplôme d'Études Supérieures Approfondies en réseaux informatiques, puis un doctorat en sciences appliquées, spécialité informatique, à l'École Mohammadia d'Ingénieurs de l'Université Mohammed V de Rabat.
Cette solide formation scientifique lui permet d'acquérir une maîtrise approfondie des systèmes d'information, des bases de données et des architectures informatiques, à une période où les technologies numériques commencent à transformer profondément les administrations et les entreprises africaines.
Former plusieurs générations d'informaticiens
Depuis octobre 2005, Dr Somé est enseignant-chercheur permanent à l'École Supérieure d'Informatique (ESI) de l'Université Nazi BONI. Affilié au Laboratoire d'Algèbre, de Mathématiques Discrètes et d'Informatique (LAMDI), il dispense des enseignements couvrant l'algorithmique, la programmation, les systèmes d'information, les bases de données, les technologies web et XML, ainsi que l'administration et la sécurité des bases de données.
Au fil des années, il contribue à former plusieurs générations d'ingénieurs, de développeurs et de chercheurs qui occupent aujourd'hui des responsabilités importantes dans les administrations, les universités, les entreprises technologiques et les startups du Burkina Faso. Pour lui, la souveraineté numérique commence par la maîtrise des compétences.
Bâtir une école de référence
Au-delà de son activité d'enseignant, Borlli Michel Jonas Somé joue un rôle majeur dans le développement institutionnel de l'École Supérieure d'Informatique. Après avoir exercé les fonctions de Directeur adjoint entre 2009 et 2013, il devient Directeur de l'ESI de septembre 2023 à avril 2025.
À la tête de cette école, il accompagne le renforcement de la qualité des formations, le développement de la recherche scientifique et l'ouverture de l'établissement vers les nouveaux domaines du numérique, notamment l'intelligence artificielle et les sciences des données. Cette responsabilité prolonge un engagement ancien en faveur de l'excellence académique.
Quand l'intelligence artificielle parle les langues africaines
L'un des aspects les plus remarquables du parcours de Dr Somé réside dans son orientation vers des recherches qui répondent directement aux réalités africaines. Ses travaux portent aujourd'hui sur les bases de données, les ontologies et le Web sémantique, les plateformes d'e-learning, l'intelligence artificielle, le traitement automatique des langues naturelles (Natural Language Processing – NLP).
Sous sa direction, plusieurs thèses explorent des problématiques inédites, comme la reconnaissance des émotions et le traitement automatique de la parole en mooré, la traduction vocale entre le mooré et l'anglais, ou encore le développement de jeux sérieux pour la transmission des savoirs endogènes. Ces recherches démontrent que l'intelligence artificielle peut être mise au service de la valorisation des langues nationales et des connaissances locales, un enjeu essentiel pour un développement numérique inclusif.
L'intelligence artificielle au service de la santé
Dr Somé s'intéresse également aux applications de l'intelligence artificielle dans le domaine de la santé. Il dirige actuellement plusieurs travaux doctoraux portant sur l'automatisation du diagnostic de la malaria grâce à l'apprentissage automatique, l'utilisation des grands modèles de langage (LLMs) pour intégrer les terminologies biomédicales locales aux standards internationaux, les technologies mobiles destinées à améliorer la littératie en santé dans les zones défavorisées. À travers ces recherches, il contribue à faire émerger une intelligence artificielle adaptée aux réalités africaines, capable d'améliorer concrètement les services de santé.
Une recherche reconnue à l'international
Les travaux de Dr Borlli Michel Jonas Somé sont publiés dans plusieurs revues et conférences scientifiques internationales. En 2025, il codirige notamment les actes de la première conférence internationale AFRI² – Africa Data, Artificial Intelligence and Innovations, consacrée aux données, à l'intelligence artificielle et aux innovations africaines, publiés chez Springer.
Ses publications récentes portent notamment sur la traduction vocale des langues africaines par Deep Learning, les jeux de données pour les langues à faibles ressources, les outils d'annotation audio et vidéo en langues africaines, l'e-santé, la littératie numérique en santé, les technologies mobiles destinées aux populations vulnérables. Ces travaux contribuent à renforcer la visibilité internationale de la recherche burkinabè en intelligence artificielle.
De l'université à la gouvernance du numérique
Le parcours de Dr Somé ne se limite pas à la recherche. Entre 2014 et 2016, il occupe les fonctions de Secrétaire général de l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), où il participe à la mise en œuvre de plusieurs programmes de développement numérique. Depuis avril 2025, il est Secrétaire général du Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques. À ce poste, il contribue à la coordination administrative et stratégique des politiques publiques relatives à la transformation digitale, aux infrastructures numériques et à l'innovation. Cette double expérience, académique et institutionnelle, lui permet de rapprocher le monde de la recherche des besoins concrets de l'administration.
Former les chercheurs de demain
Au-delà de ses propres travaux, Dr Somé est un bâtisseur d'équipes de recherche. Il dirige ou codirige plusieurs thèses de doctorat dans des domaines aussi variés que l'intelligence artificielle, le Deep Learning, le traitement automatique de la parole, la santé numérique, les systèmes d'information, les jeux sérieux appliqués aux savoirs endogènes. À travers cet encadrement, il contribue à faire émerger une nouvelle génération de chercheurs capables d'apporter des réponses africaines aux défis numériques contemporains.
Une vision du numérique fondée sur la recherche et l'innovation
Chez Dr Borlli Michel Jonas Somé, le numérique ne peut être durable que s'il s'appuie sur une recherche scientifique de qualité. Former des ingénieurs, produire des connaissances, développer des solutions adaptées aux réalités locales et rapprocher l'université des politiques publiques : telle est la ligne directrice de son parcours. Cette vision rejoint pleinement les ambitions de Le Faso Digital 2026, qui place l'intelligence artificielle, la recherche et l'innovation au cœur de la souveraineté numérique du Burkina Faso.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
Parce qu'il est l'un des principaux artisans de la formation des compétences informatiques au Burkina Faso.
Parce qu'il contribue, depuis plus de vingt ans, à développer une recherche de haut niveau dans les domaines des systèmes d'information, des bases de données et de l'intelligence artificielle.
Parce qu'il œuvre à faire des langues africaines, de la santé numérique et des connaissances endogènes de nouveaux champs d'application de l'intelligence artificielle.
Et parce qu'il incarne cette génération d'universitaires qui mettent la science, la recherche et l'innovation au service de la transformation numérique du Burkina Faso.