Alors que les fidèles musulmans sont entrés dans les dix dernières nuits du mois de Ramadan, période particulièrement spirituelle, les imams et guides religieux invitent les croyants à intensifier les actes d'adoration, notamment les invocations et la prière nocturne. Dans son prêche de l'émission « Le guide du jeûneur », l'Imam Nouhoun Bakayoko, imam du CERFI et de l'AEEMB, a rappelé toute l'importance de cette pratique dans la quête de la piété et de la proximité avec Dieu.
Selon l'imam, la prière nocturne constitue un moyen privilégié pour renforcer sa foi et approfondir sa relation avec Allah durant ce mois béni. « La prière nocturne est un moyen pour nous de conquérir davantage la piété recherchée dans le mois de Ramadan et d'être plus proche du Seigneur des cieux et de la terre », a-t-il expliqué.
Il a souligné que cette prière, bien qu'elle ne soit pas une obligation religieuse, demeure la meilleure des prières surérogatoires (nawafils). Elle permet au croyant d'établir une connexion intime avec son Créateur et de vivre un moment spirituel intense. L'imam rappelle également un enseignement rapporté dans la tradition islamique selon lequel, au dernier tiers de la nuit, Allah s'adresse à l'humanité en demandant : qui sollicite Son pardon, Sa miséricorde ou Sa satisfaction afin qu'Il le lui accorde ? Pour l'imam Nouhoun Bakayoko, ceux qui se réveillent à ce moment pour prier et implorer Allah bénéficient d'un moment privilégié de dialogue avec leur Seigneur.
Dans son explication, il insiste sur la dimension spirituelle profonde de la prière. « La prière, dans son sens spirituel, est un dialogue avec Allah. Lorsque nous récitons la Fatiha, nous sommes déjà dans un échange avec Lui », a-t-il indiqué. La nuit offre par ailleurs un cadre propice à ce dialogue spirituel. Le calme qui caractérise ces heures favorise la concentration et la méditation. Pour l'imam, se réveiller pour prier permet de puiser une énergie spirituelle qui aide le croyant à mieux affronter la journée.
Contrairement à certaines idées reçues, consacrer un moment de la nuit à la prière n'affaiblit pas le fidèle dans ses activités quotidiennes. « Au contraire, cela lui donne plus d'énergie pour mieux fonctionner durant la journée », a-t-il assuré. L'imam Nouhoun Bakayoko insiste cependant sur un aspect essentiel : la régularité. Il ne s'agit pas nécessairement de passer toute la nuit en prière. « Deux rakats accomplis régulièrement avec un cœur sincère et accompagné d'invocations valent mieux que de prier toute une nuit puis abandonner par la suite », a-t-il conseillé.
Pour lui, le mois de Ramadan constitue justement une occasion d'apprentissage spirituel. Il invite les fidèles à profiter de cette période pour s'habituer à la prière nocturne afin qu'elle devienne une pratique régulière même après le Ramadan. Ainsi, ces dix dernières nuits apparaissent comme une opportunité pour les musulmans de se rapprocher davantage d'Allah, de rechercher son pardon et sa miséricorde, tout en renforçant leur discipline spirituelle.
Rama Diallo
Lefaso.net
Dans ce numéro de Entreprendre au Faso, nous recevons Carine Aïcha Sawadogo, promotrice de Wassoma Agri Farm, une entreprise spécialisée dans la transformation de produits agricoles en purées et assaisonnements naturels.
Elle revient sur son parcours entrepreneurial, les défis de la transformation agroalimentaire au Burkina Faso et les ambitions qu'elle nourrit pour sa marque.
Au Burkina Faso, les services chargés de la protection de l'environnement ont mené une opération de contrôle qui a conduit à la saisie de plus de 7,7 tonnes de sachets plastiques. Au total, 2 593 000 unités ont été retirées des circuits de distribution. La valeur estimée de cette marchandise dépasse 22 millions de francs CFA. Cette intervention s'inscrit dans les actions engagées par les autorités pour faire respecter la réglementation relative aux emballages plastiques.
L'opération a été conduite par la direction générale de l'environnement et du cadre de vie, une structure relevant du ministère de l'qgriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques. Les équipes de la police environnementale ont mené plusieurs contrôles dans différents points de la capitale. L'objectif était d'identifier les lieux où ces sachets continuent d'être produits, stockés ou mis en vente, ce, malgré la réglementation en vigueur.
Les contrôles se sont déroulés en deux phases. La première a eu lieu du 18 au 20 février 2026, tandis que la seconde s'est tenue du 24 au 25 février. Les équipes ont concentré leurs interventions dans la zone industrielle de Kossodo, mais aussi dans certains espaces commerciaux très fréquentés de Ouagadougou, notamment les marchés de Teocin Yaar et Katr Yaar, où la présence de sachets plastiques interdits a été constatée.
Ces opérations entrent dans le cadre de l'application de la loi n°045-2024/ALT du 30 décembre 2024. Ce texte encadre la production, l'importation et la commercialisation des emballages et sachets plastiques au Burkina Faso. Il prévoit notamment l'interdiction de certaines catégories de sachets plastiques afin de limiter leur utilisation et de réduire leurs effets sur l'environnement et le cadre de vie.
Selon les autorités en charge de l'environnement, malgré l'entrée en vigueur de cette loi, certains acteurs poursuivent leurs activités dans ce domaine. Des unités de production et des commerçants continuent en effet de fabriquer ou de distribuer ces sachets, en dehors du cadre fixé par la réglementation. Les opérations de contrôle visent ainsi à mettre fin à ces pratiques et à rappeler l'obligation de se conformer aux dispositions prévues.
Le directeur général de l'dnvironnement et du cadre de vie, Abdoulaye Bazié, a indiqué que les actions engagées répondent aux orientations données par le ministre d'État en charge du département, le Commandant Ismaël Sombié. Il a par ailleurs insisté sur la volonté du gouvernement d'appliquer la loi sur l'ensemble du territoire et de poursuivre les contrôles pour décourager toute activité contraire à la réglementation.
"Nous ne pouvons plus tolérer que quelques entreprises compromettent les efforts de développement du Burkina Faso, pour des intérêts financiers égoïstes. La loi est claire et s'appliquera dans toute sa rigueur et sans exception pour la préservation de notre environnement", a-t-il laissé entendre. "Toute entreprise ou tout commerçant pris en flagrant délit s'exposera aux sanctions prévues par la loi. Il n'y aura ni complaisance, ni tolérance, a ajouté le chef de service de la coordination de la police environnementale, Hamadou Ouédraogo.
Selon ce dernier, les opérations de contrôle se poursuivront et s'étendront à d'autres localités. Les équipes s'intéresseront aux unités de production, aux marchés, aux boutiques, aux dépôts ainsi qu'aux circuits de distribution informels. À travers ces actions, les autorités souhaitent favoriser l'utilisation d'alternatives et contribuer à la préservation durable de l'environnement.
Rappelons que c'est réunis en séance plénière du lundi 30 décembre 2024, que les députés de l'Assemblée législative de transition (ALT) ont voté en faveur du projet de loi portant interdiction des emballages et sachets en plastique. A cette date, le ministre en charge de l'environnement d'alors, Roger Barro, déclarait que tous les acteurs disposaient d'un délai de six mois pour se conformer à la nouvelle loi.
Cette mesure, en plus de protéger l'environnement et de préserver la santé des populations, s'inscrivait, selon l'expression du ministre, dans la vision même d'un burkinabè nouveau. "Il faut qu'on soit plus stylés. Il faut qu'on soit branchés. Élevons la gamme du Burkinabè. Souvent même dans les mariages, on voit certains mettre les cadeaux dans des sachets. Quand on dit aux gens qui ont les cadeaux d'avancer, ils retirent le cadeau du sachet alors qu'il est déjà emballé, et ils le jettent avant de remettre le cadeau. Je crois qu'on peut faire mieux que ça. Changeons. Ce n'est pas bon" lançait-il à l'hémicycle .
"Une fois arrivé à l'aéroport, il y a certains dont le premier réflexe, c'est d'ensacher leurs valises.. Ils arrivent ailleurs, dans un autre pays, et en enlevant le sachet, ils se rendent compte qu'il est plus gros que la poubelle. C'est comme s'ils y étaient arrivés pour perturber le système de gestion des déchets. Finalement, on vous regarde et on se demande de quel pays il vient. Nous, on ne veut pas qu'on voit un Burkinabè de cette manière-là", ajoutait-il.
Rappelons en outre que dans un communiqué rendu public le 20 février 2026, le ministre d'État, ministre en charge de l'environnement, le Commandant Ismaël Sombié, indiquait avoir constaté que certaines entreprises continuent de produire et de distribuer des emballages et sachets en plastique, en violation de la réglementation en vigueur. Il informait déjà à cette date, que des contrôles seront faits dans les jours à venir.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Source : Ministère de l'agriculture, de l'eau, des ressources animales et halieutiques
Dasmané Niangané a soutenu publiquement sa thèse unique de doctorat en sciences de l'information et de la communication option communication pour le développement ce mardi 10 mars 2026 à l'université Joseph Ki-Zerbo. Son travail, mené sous la direction du Dr Evariste Dakouré, a porté sur le thème « Mutations et enjeux des radios communautaires au Burkina Faso à l'ère des projets de développement médias portés par des acteurs de la coopération internationale ». Le jury présidé par Pr Ludovic Kibora a apprécié la pertinence du thème jugé d'actualité ainsi que la qualité du travail de recherche. L'impétrant a donc été jugé digne du grade de docteur avec la mention très honorable.
Le travail de recherche mené par Dasmané Niangané avait pour objectif d'analyser l'incidence de la mise en œuvre des projets de développement médias des agences et ONG internationales au profit des radios locales burkinabè sur leur vocation communautaire. La radio communautaire, par sa vocation participative, se veut un outil de développement entre les mains des communautés locales. Ce sont les communautés qui portent ces radios et qui normalement devraient être impliquées dans leur fonctionnement. Le constat fait par l'impétrant est que, de plus en plus, il y a un déficit de participation des communautés à la vie des radios communautaires.
Dasmané Niangané a analysé les mutations et enjeux des radios communautaires au Burkina Faso à l'ère des projets de développement médias portés par des acteurs de la coopération internationaleAussi, il dit avoir constaté que les radios communautaires bénéficient d'appuis venant d'ONG hors du pays, surtout des ONG venant des pays du Nord. Estimant qu'il y a un paradoxe, Dasmané Niangané a donc voulu savoir si les appuis apportés par ces ONG-là sont conformes aux enjeux locaux. Il est ainsi parti de l'hypothèse selon laquelle les projets de développement médias portés par le monde de la coopération contribuent à dévier les radios locales burkinabè de leur vocation de médias communautaires.
Afin de mieux comprendre le processus de mise en œuvre des projets de développement médias et les logiques participatives à la vie des radios communautaires, Dasmané Niangané a axé sa recherche sur cinq radios communautaires. Il a également réalisé des entretiens avec des responsables d'ONG.
L'impétrant, a l'issue de son travail de recherche, a pu noter que la finalité des appuis extérieurs aux médias communautaires n'est pas toujours le renforcement des capacités de ces radios tel que mis en avant. Les ONG qui les appuient attendent que ces médias épousent leur vision, qu'ils continuent de produire sur les mêmes thématiques qu'elles développent.
Le directeur de thèse, Dr Evariste Dakouré a salué la résilience et l'abnégation de l'impétrant durant son parcours doctoralLes projets de développement médias sont aussi un moyen de faire la communication au profit des partenaires financiers. Aussi, Dasmané Niangané relève que l'implication des radios communautaires dans la conception des projets est quasi inexistante. Elles n'interviennent que partiellement dans la mise en œuvre et la collecte des données en cas d'évaluation finale. Il ajoute que les communautés non plus ne sont pas informées de manière formelle dans la mise en œuvre des projets. Toutes ces conclusions permettent au candidat de confirmer l'hypothèse de départ. Il recommande donc de repenser les radios communautaires et associatives ainsi que l'appui à leur endroit.
Le jury présidé par Pr Ludovic Kibora a apprécié le travail présenté. Le sujet quant à lui a été jugé pertinent, original et à forte valeur scientifique. Le directeur de thèse, Dr Evariste Dakouré, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'université Aube nouvelle, a félicité l'impétrant pour son abnégation, sa résilience et son courage durant son parcours doctoral. Il a indiqué que le sujet qui a fait l'objet de recherches par Dasmané Niangané est très pertinent et d'actualité, au regard des enjeux actuels en termes de géopolitique sous-régionale et de priorités du Burkina Faso. « Il est vrai que la thématique porte particulièrement sur les appuis de la coopération en lien avec les radios communautaires, mais cela est transposable à d'autres domaines de développement comme la santé, l'éducation, et même hors du Burkina », a-t-il souligné.
Le jury a salué la qualité du travail scientifique présentéAu regard de la valeur ajoutée que présente son travail, Dasmané Niangané a été jugé digne du grade de docteur avec la mention très honorable. Après cette prouesse, Dasmané Niangané entend poursuivre dans le domaine de la recherche à travers la production d'articles scientifiques, la participation à des séminaires, colloques scientifiques et communications.
Armelle Ouédraogo
Lefaso.net
Au Burkina Faso, pendant le Ramadan, les températures peuvent dépasser les 35°C dans certaines régions. Durant cette période, le corps reste de longues heures sans boire ni manger, ce qui augmente le risque de déshydratation. Les conséquences peuvent être graves : fatigue intense, vertiges, maux de tête, constipation, baisse de concentration et parfois malaise. Pour éviter ces complications, il est fondamental d'adopter de bonnes habitudes alimentaires et de bien s'hydrater entre la rupture du jeûne et le repas de l'aube.
L'hydratation est la clé pour supporter les longues heures sans boire. Entre la rupture du jeûne et le repas de l'aube, il est recommandé de boire 1,5 à 2 litres d'eau, mais progressivement, pour permettre au corps d'absorber correctement les liquides.
Répartition suggérée :
1 à 2 verres d'eau dès la rupture du jeûne
2 à 3 verres après le repas principal du soir
1 à 2 verres dans la soirée
1 à 2 verres au suhoor, avant ou après le repas
Pourquoi ne pas boire toute l'eau d'un coup ?
Boire une grande quantité d'eau en une seule fois peut provoquer des ballonnements et une sensation de lourdeur, et n'hydrate pas correctement le corps. L'absorption progressive permet de maintenir l'eau dans l'organisme et d'éviter la fatigue et les vertiges.
Les erreurs à éviter à la rupture du jeûne
Après une longue journée de jeûne, l'estomac est au repos et le système digestif est sensible. Il est donc important de rompre le jeûne doucement pour éviter les troubles digestifs.
Erreurs fréquentes :
Consommer trop de sodas ou boissons très sucrées, qui provoquent un pic de glycémie suivi d'une baisse rapide d'énergie.
Manger des aliments frits ou très gras, difficiles à digérer et pouvant causer des ballonnements.
Manger trop vite et en grande quantité, ce qui surcharge l'estomac.
Bonnes pratiques :
Commencer par de l'eau et quelques dattes pour réhydrater et fournir un apport énergétique rapide.
Attendre quelques minutes avant de prendre le repas principal.
Choisir un repas léger et équilibré : soupe aux légumes, salade de fruit ou de légumes, poisson ou poulet, avec des féculents ou céréales ou tubercules en quantité modérée.
Le suhoor : un repas stratégique pour tenir toute la journée
Le suhoor est le repas de l'aube, indispensable pour fournir au corps énergie et hydratation pour toute la journée. Négliger ce repas peut entraîner fatigue, maux de tête et baisse de concentration.
Un bon suhoor doit être équilibré, nourrissant et hydratant.
Céréales, tubercules et féculents pour une énergie durable.
Ces aliments fournissent des glucides complexes, qui libèrent l'énergie progressivement et permettent de tenir sans fatigue excessive pendant le jeûne.
Exemples adaptés au Burkina Faso :
Céréales : bouillie enrichie à base de mil ou du sorgho, riz brun, tô etc…
Tubercules : pomme de terre, igname, patate douce etc.
Féculents : pain, pâtes alimentaires, couscous, fonio
Ces aliments fournissent une énergie durable et aident à réduire la sensation de faim au cours de la journée.
Protéines pour prolonger la satiété
Les protéines permettent de rester rassasié plus longtemps et d'éviter la faim rapide. Elles sont également essentielles pour maintenir la masse musculaire et la vitalité pendant le jeûne.
Exemples : œufs, poisson, poulet, lait ou yaourt et légumineuses
Fruits et légumes riches en eau
Les fruits et légumes riches en eau contribuent à l'hydratation naturelle du corps et apportent vitamines, minéraux et fibres.
Exemples : pastèque, orange, papaye, légumes locaux etc.
Bonnes graisses en petite quantité
Les graisses de qualité fournissent une énergie durable et aident à l'absorption des vitamines.
Exemples : avocat
Les aliments à limiter au suhoor
Certains aliments favorisent la soif et la déshydratation :
Aliments très salés
Plats très épicés
Boissons très sucrées
Excès de thé ou café
Conseils pratiques
Boire de l'eau avant ou après le repas, plutôt qu'en grande quantité pendant le repas, pour faciliter la digestion.
Manger lentement et en petite quantité.
Prioriser les aliments locaux riches en glucides complexes et en eau.
Notre alimentation peut être notre médicament ou notre poison.
Pendant le Ramadan, bien manger et bien s'hydrater permet de préserver sa santé, maintenir son énergie et mieux supporter la chaleur.
Prenons soin de notre corps et de notre santé pendant ce mois béni.
Yasmine Ouédraogo/Zerbo
Diététicienne
L'ONG WaterAid a organisé un atelier de restitution d'une étude sur le financement du secteur Eau, Hygiène et Assainissement (WASH), ainsi que sur l'élaboration d'un plan de plaidoyer parlementaire pour l'accroissement du budget consacré à l'eau, à l'hygiène et à l'assainissement. L'activité s'est tenue le vendredi 6 mars 2026 à Ziniaré. Afin de permettre aux députés de constater de visu les réalisations de l'organisation, une visite de terrain a été organisée le samedi 7 mars 2026 à Dapélogo. Les parlementaires ont ainsi pu découvrir, mais aussi redécouvrir, les actions menées par WaterAid au Burkina Faso.
« Garantir l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau. » Tel est le sixième objectif de développement durable (ODD) adopté en 2015 par l'Assemblée générale des Nations unies. En Afrique, l'atteinte de l'ODD 6 reste confrontée à des défis majeurs liés à la pénurie d'eau, à la pollution et au manque d'infrastructures, une situation aggravée par l'impact négatif des changements climatiques et l'insécurité dans certains pays.
Présentation de l'histoire et des actions de l'ONG WaterAid aux députésLe Burkina Faso, à travers sa Politique sectorielle de l'environnement, de l'eau et de l'assainissement (PS-EEA 2018-2027), ambitionne de « garantir l'accès à l'eau potable et à un cadre de vie sain, et de renforcer la gouvernance environnementale et le développement durable en vue d'améliorer les conditions économiques et sociales de la population ». Cependant, le secteur de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène reste fortement affecté par l'insécurité, qui entraîne un changement des priorités nationales et le retrait de certains bailleurs de fonds. En décembre 2024, le taux d'accès à l'eau était estimé à 78,5 %, contre 28,6 % pour l'assainissement.
Le principal défi du secteur demeure la mobilisation des ressources financières et la durabilité des services.
Le changement de régime intervenu en 2022 a par ailleurs conduit à de nouvelles orientations et visions politiques caractérisées par des réformes institutionnelles. Le socle principal de ces orientations repose sur le renforcement de la souveraineté nationale, y compris financière. Le pays développe ainsi des mécanismes de mobilisation de ressources nationales susceptibles de contribuer à améliorer l'accès aux services sociaux de base, notamment l'eau et l'assainissement.
Dans son rôle régalien de vote du budget, de contrôle et de suivi de l'action gouvernementale, l'Assemblée législative de transition (ALT) demeure un acteur incontournable dans la réalisation effective du droit d'accès à l'eau et à l'assainissement, inscrit dans la Constitution.
La Commission du développement durable (CDD), en tant que commission de travail de l'ALT chargée des questions liées au développement durable, interpelle régulièrement le gouvernement sur les enjeux du secteur WASH. Elle effectue également des missions de terrain et collecte des données issues de la recherche afin d'éclairer l'ensemble des députés sur les enjeux du développement durable.
Dans le cadre de son partenariat avec l'ALT, WaterAid a réalisé, comme chaque année, une étude d'évaluation du niveau de prise en compte de l'eau et de l'assainissement dans la loi de finances, avec une analyse rétrospective couvrant la période 2017-2022 et une projection pour la période 2024-2027.
Les réalisations de WaterAid dans cette école primaire ont amélioré de manière significative les conditions de vie des élèves et des communautésL'objectif général de cet atelier était de permettre aux députés de la Commission du développement durable d'être suffisamment imprégnés des résultats de cette étude sur le financement de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement, et de définir un cadre d'actions communes entre la commission et l'organisation.
Concrètement, il s'est agi de prendre connaissance des enjeux liés au financement de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement au Burkina Faso ; de mieux apprécier les efforts budgétaires consentis par l'État pour le financement national du secteur ; d'évaluer l'apport des partenaires techniques et financiers ; d'identifier les écarts de financement à combler ; mais aussi de comprendre les difficultés liées à la collecte de l'information parlementaire, notamment budgétaire, dans ce domaine.
L'atelier a également permis de mettre en relation les plans d'actions et les programmes d'activités des différentes parties prenantes afin de définir un cadre d'actions communes en matière de développement durable. Les participants ont enfin travaillé à l'élaboration d'un plan de plaidoyer parlementaire et à l'adoption d'un cadre d'actions concerté entre la CDD, le REPHA (Réseau parlementaire pour l'eau potable, l'hygiène et l'assainissement au Burkina Faso (REPHA-BF) et WaterAid, en vue d'agir plus efficacement et d'accroître l'impact des interventions dans le secteur.
La délégation s'est réjouie de constater que les communautés participent financièrement à l'entretien des infrastructures« C'est une initiative très appréciée et saluée par le Parlement du Burkina Faso, dans la mesure où l'ONG WaterAid complète l'action publique de notre exécutif en ce qui concerne la problématique de l'accès à l'eau potable, à l'hygiène et à l'assainissement. Il s'agit d'une forte attente de nos concitoyens et concitoyennes, aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Le gouvernement s'y attelle avec l'appui de l'ensemble des partenaires, et l'ONG WaterAid en fait partie. Dans les jours à venir, le gouvernement va engager la bataille de l'eau. Dans la vision de notre leader, le capitaine Ibrahim Traoré, à l'horizon 2030, ce déficit devrait être comblé pour tous les Burkinabè, quel que soit leur lieu de résidence. Ce serait véritablement une grande prouesse. En attendant, lorsqu'on regarde dans le rétroviseur, l'ONG WaterAid mouille le maillot à nos côtés depuis plusieurs années. Nous saluons donc cette disponibilité, cet accompagnement et tous les efforts consentis. WaterAid entretient une collaboration avec le Parlement burkinabè depuis 2013. Avec l'autorisation de notre Président, nous entendons renforcer davantage cette coopération. C'est dans cette dynamique que se tient cet atelier, qui s'articule autour de deux axes principaux. Le premier consiste à mieux nous sensibiliser, à travers la présentation des résultats d'une étude réalisée par l'ONG sur le financement de l'accès à l'eau potable, à l'hygiène et à l'assainissement. Cet aspect est très important, car les députés ont pour mission non seulement de voter la loi et de consentir l'impôt, mais aussi de contrôler l'action du gouvernement. Cet espace d'échanges nous permettra donc de relayer leur voix lorsque cela est nécessaire et de conjuguer nos efforts afin de faire reculer les limites du non-accès à l'eau potable, à l'hygiène et à l'assainissement. Le second axe consiste à réfléchir ensemble aux actions concrètes que nous pourrons mener dans les mois à venir, notamment entre l'Assemblée législative de transition, à travers la Commission du développement durable, la Commission des finances et du budget, et l'ONG », a laissé entendre le président de la Commission du développement durable à l'Assemblée législative de transition (ALT), Dr Diédon Alain Hien.
À gauche, Dr Diédon Alain Hien ; à droite, Dr Lucien DamibaLe directeur pays de l'ONG WaterAid, Dr Lucien Damiba, a expliqué les raisons de l'organisation d'une telle rencontre. « WaterAid accompagne le Burkina Faso depuis bientôt 23 ans. Au cours de cette période, nous avons travaillé dans tous les espaces hydrologiques du pays, avec une couverture assez large. Nous avons réalisé des centaines de forages et des milliers d'ouvrages d'assainissement. Aujourd'hui, comme cela a été si bien souligné, un changement d'échelle est nécessaire. Avec l'accompagnement de l'Assemblée législative de transition, nous souhaitons renforcer ce travail afin qu'il soit encore plus structuré et qu'il produise un impact plus important pour les communautés du Burkina Faso. Dans sa vision d'appuyer et de soutenir l'État burkinabè dans sa quête de souveraineté, mais aussi dans l'amélioration de l'accès à l'eau et à l'assainissement, WaterAid a estimé utile d'engager cette réflexion avec l'Assemblée législative de transition. L'objectif est de réfléchir ensemble à la manière de porter ce plaidoyer et de renforcer les actions en faveur du secteur WASH. De notre côté, nous travaillerons également à mobiliser des ressources, aussi bien au niveau interne qu'externe, afin de soutenir les efforts considérables que le pays déploie depuis plusieurs années. Avec l'idée de la bataille de l'eau, nous souhaitons contribuer activement aux réflexions, mais aussi à la mise en œuvre des actions qui découleront de cette initiative », a-t-il indiqué.
Les récoltes du jardin scolaire sont utilisées dans la cantine de l'établissement, contribuant ainsi à la nutrition des élèvesLe président du Conseil d'administration (PCA) du Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG), Abdoulaye Ouédraogo, a également pris part à cet atelier.
« Nous sommes ici pour saluer le travail remarquable de WaterAid, qui est un membre important du SPONG, notamment dans le domaine de l'eau, de l'assainissement et, plus largement, dans tout ce qui concerne l'accès à l'eau à usage domestique et pour les animaux. C'est donc un acteur clé qui contribue à relever les insuffisances du secteur, afin d'encourager l'adoption de politiques publiques plus adaptées et plus efficaces au bénéfice des communautés. Il faut également souligner que WaterAid connaît bien le travail du SPONG, qui œuvre pour l'amélioration de l'efficacité des politiques publiques. Notre action consiste à amener les acteurs et les décideurs à mieux comprendre la profondeur de certains enjeux, en mettant à leur disposition des données probantes afin d'éclairer la prise de décision. Cela est au cœur de notre mission. Le SPONG est un réseau qui regroupe plus de 300 ONG intervenant dans différents secteurs. Notre rôle principal est de contribuer au renforcement de l'efficacité des politiques publiques. Il ne s'agit pas seulement de demander au gouvernement de changer certaines pratiques, mais plutôt de démontrer, de manière scientifique, ce qui fonctionne sur le terrain, d'identifier les insuffisances et les écarts à combler à travers des analyses et des documentations appropriées. C'est précisément ce que WaterAid a réalisé, et ce type d'approche correspond pleinement à la vision et au travail du SPONG. Nous sommes donc présents pour encourager cette démarche qui consiste à dépasser le simple plaidoyer. Il ne s'agit plus seulement de réclamer des changements sans preuves, mais de s'appuyer sur des données issues du terrain pour montrer qu'il est possible d'agir autrement et d'améliorer concrètement les conditions de vie des communautés. Notre rôle, ici, est d'accompagner et de soutenir cette vision », a-t-il déclaré ravi.
Jour 2, les visites terrain
L'ONG WaterAid mène des actions concrètes pour améliorer les conditions de vie des populations, notamment celles des femmes et des enfants. Les députés ont pu le constater sur le terrain. Le 7 mars 2026, la délégation composée de parlementaires s'est rendue à Dapélogo, où elle a été témoin des réalisations de l'organisation. Grâce aux efforts de l'ONG, l'école primaire Dié B a bénéficié d'ouvrages WASH. Cet établissement, qui compte 354 élèves, rencontrait auparavant d'importantes difficultés pour s'approvisionner en eau potable. Les toilettes étaient également en mauvais état.
Aujourd'hui, cette situation appartient au passé, comme ont pu le constater les députés lors de leur visite. WaterAid a mis en place une mini-adduction d'eau potable solaire. Par ailleurs, les toilettes ont été rénovées pour le plus grand bonheur des élèves et des enseignants. En présence des députés, le directeur de l'école primaire Dié B, Issaka Ilboudo, a exprimé sa reconnaissance à WaterAid. Il a fait savoir que l'installation des forages a permis d'améliorer la productivité du jardin scolaire, ce qui contribue à une meilleure alimentation des élèves. Il a également souligné qu'au-delà des élèves, la communauté environnante vient aussi s'approvisionner en eau potable dans l'établissement, contribuant ainsi au développement socio-économique de la localité.
À gauche, tenant le micro, Issaka Ilboudo a exprimé sa gratitude envers WaterAid pour ses actionsAprès la visite de cette école primaire, la délégation s'est rendue dans le village de Nioniongho, toujours dans la commune de Dapélogo. Cette localité accueille plus de 1500 personnes déplacées internes (PDI). Malheureusement, ces populations étaient confrontées à d'importantes difficultés d'accès à l'eau potable. Les femmes étaient notamment contraintes de parcourir de longues distances pour se procurer l'or bleu. Désormais, cette souffrance appartient au passé grâce à WaterAid et à son partenaire AMUS, qui ont réalisé un forage équipé d'une pompe à motricité humaine. Un véritable soulagement pour les communautés hôtes et les personnes déplacées internes, comme ont pu le constater de visu les députés.
Claver Kadio a salué WaterAid pour avoir répondu au cri de cœur des populations« Nous sommes très satisfaits, car nous avons eu la chance que notre partenaire, WaterAid, accepte d'apporter un peu de soulagement à nos populations déplacées et résilientes. Nous leur avons exprimé nos besoins, notamment les difficultés que nous rencontrions pour fournir de l'eau à ces communautés. Ils ont bien voulu soutenir la réalisation de ce forage qui, comme vous avez pu le constater, est utilisé par plus de 1500 personnes. C'est donc un véritable motif de satisfaction pour nous. Nous sommes très heureux, car cet ouvrage est extrêmement utile et très fréquenté. Il permet à cette population d'avoir de l'eau potable, mais aussi de lutter contre certaines maladies liées au manque d'eau et, d'une manière générale, d'améliorer leurs conditions de vie », a signifié le président de la délégation spéciale de Dapélogo, Claver Kadio.
La délégation a offert des vivres aux personnes déplacées internes (PDI)WaterAid prouve chaque jour que l'accès à l'eau potable et à l'assainissement n'est pas un simple projet, mais un véritable levier de transformation sociale. Ses interventions permettent aux enfants d'apprendre dans de meilleures conditions, aux familles de vivre plus sainement et aux communautés de se développer. Les députés ont donc pu constater toutes ses actions concrètes en faveur des populations.
SB
Lefaso.net
La famille de feu Jean Célestin PARE a le plaisir de vous inviter à la dédicace de son livre sorti à titre posthume intitulé le " SAXOPHONE DE PARPA".
La dédicace aura lieu le jeudi 2 avril 2026 à 16h à INADES FORMATION à Gounghin, non loin de TSR Gounghin et de la maison des retraités.
Pour toute information veuillez contacter par WhatsApp ou par appel le numéro
70 35 62 11 / 55 25 81 95
Fidèle à ses valeurs de proximité et d'ancrage social, l'entreprise Moov Africa Burkina a organisé, ce lundi 9 mars 2026, la troisième édition de sa rupture collective de jeûne. L'événement, qui s'est tenu simultanément au siège de la Direction générale à Ouagadougou et dans six directions régionales de l'entreprise, a réuni collaborateurs, partenaires et riverains autour d'un moment de partage placé sous le signe du vivre-ensemble.
Selon les premiers responsables, cette initiative s'inscrit dans un contexte particulier où le mois de Ramadan musulman coïncide avec le carême chrétien. Une occasion que l'entreprise a souhaité saisir pour renforcer la cohésion sociale et promouvoir la fraternité entre les différentes communautés. Ainsi, au siège comme dans les directions régionales du Centre, du Centre-Nord, du Centre-Ouest, de l'Est, du Nord et de l'Ouest, les participants ont partagé le repas de rupture dans une ambiance conviviale.
L'événement a réuni collaborateurs, partenaires et riverainsDans son mot de bienvenue, le chef de département des ressources humaines, représentant le directeur général, Moussa Sakandé, a salué la forte mobilisation des invités. Il a rappelé que cette rencontre, initiée en 2024 et reconduite pour la troisième fois, tend désormais à s'inscrire comme une tradition au sein de l'entreprise.
Cette rupture collective a réuni environ 100 participants« Cet événement est le reflet de l'esprit de fraternité qui fonde notre culture d'entreprise à Moov Africa. Que vous soyez en période de pénitence ou simplement présents par amitié, ce rassemblement est ouvert à tous, sans distinction de confession », a-t-il déclaré.
Au-delà du simple partage du repas, cette rupture collective poursuit plusieurs objectifs, à savoir raffermir les relations de bon voisinage avec les communautés riveraines, renforcer l'unité et la solidarité entre les membres du personnel et développer la fierté d'appartenir à la grande famille Moov Africa Burkina.
Pour le chargé de communication de l'entreprise, Ibrahima Badiel, cette initiative traduit l'engagement citoyen de Moov Africa Burkina. Selon lui, l'entreprise a souhaité réunir ses collaborateurs, le top management ainsi que les populations voisines afin de promouvoir la cohésion sociale dans un contexte national qui appelle à davantage de solidarité. « Que l'on soit chrétien, musulman ou traditionaliste, nous sommes d'abord Burkinabè. C'est ensemble, main dans la main, que nous devons avancer pour construire le pays », a-t-il souligné.
Pour Bibata Guiro, collaboratrice à Moov Business, cette rencontre constitue un cadre de rapprochement entre le personnel, les partenaires et les riverains présents à la cérémonieLes participants ont également salué l'initiative. Pour Bibata Guiro, collaboratrice à Moov Business, cette rencontre constitue un cadre de rapprochement entre le personnel, les partenaires et les riverains présents à la cérémonie. Elle a exprimé sa reconnaissance envers les premiers responsables de l'entreprise pour cette initiative qui renforce l'esprit d'équipe et la cohésion au sein de la structure.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Medicus Mundi Italia souhaite recevoir la candidature pour le marché référencé MMI/SE/AOL/2026/001 afin d'attribuer un CONTRAT CADRE DE PRESTATION DE SERVICES D'ENTRETIEN, DE RÉPARATION MÉCANIQUE, ÉLECTRIQUE ET DE CARROSSERIE, AINSI QUE LA FOURNITURE ET LE REMPLACEMENT DE PIÈCES DE RECHANGE dans la région de KADIOGO et de NANDO du Burkina Faso. Ce marché est divisé en 2 lots
Lot 1 : Ville de Ouagadougou
Lot 2 : Ville de Koudougou
Le dossier d'appel d'offres peut être obtenu en s'adressant à l'adresse suivante : procurement.bf@medicusmundi.it
La date limite de soumission des offres est fixée au 09.04.2026 à 16h00.
11 MARS 2003 – 11 MARS 2026
Il a plu au Tout Puissant et Miséricordieux de rappeler auprès de Lui sa bien-aimée :
KABRE SAMIRA NAFI
DECEDEE LE 11 MARS 2003
En ce douloureux et triste anniversaire, les grandes familles KABRE, BILGO, TIENDREBEOGO, OUEDRAOGO, ZOUNGRANA, KERE, OUANGRAOUA, YAMEOGO et YONI à Ouagadougou, Toudou, Tanghin, Gourcy, Bobo-Dioulasso, Guirgo, France et ailleurs, les familles alliées,
El Hadj KABRE Seydou, son épouse Hadja Mariam et leurs enfants, invitent tous ceux qui ont connu Samira, à rester, en union de prières pour le repos de son âme.
Décès de OUEDRAOGO Youssouf : Remerciements
Sa majesté le Naaba KIIBA, Roi du Yatenga
La famille de feu Gomsida OUEDRAOGO à Gourcy et Kontigué
La veuve, Mme OUEDRAOGO né GOUMBRI Claudia
La famille alliée GOUMBRI
Très touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, et de réconfort qui leur ont été témoignées lors du rappel à Dieu, le 23 février 2026, et de l'inhumation le 27 février 2026 à Sourgbila, de leur bien aimé fils, frère, époux, père, grand-père, beau-fils, beau-père
Monsieur OUEDRAOGO Youssouf, Professeur Titulaire de grammaire et linguistique française à la retraite, et ancien Secrétaire Général Adjoint de l'Université Joseph KI-ZERBO.
renouvellent leurs sincères gratitudes à toutes celles et à tous ceux qui, de près ou de loin, les ont assistés, soutenus et accompagnés dans cette douloureuse épreuve.
Les sincères remerciements vont particulièrement à :
Monsieur le Président de l'Université Joseph KI-ZERBO et ses collaborateurs ;
Le Chef du village de Diguila et ses administrés ;
Monsieur le Président Directeur Général de l'Institut Supérieur de Technologies Appliquées Et de Management et ses collaborateurs ;
Les enseignants-chercheurs, le personnel Administratif Technique Ouvrier et de Soutien ainsi que les étudiants de l'Université Joseph KI-ZERBO et des autres structures universitaires ;
la forte délégation des frères et sœurs de Gourcy et de Ouahigouya ;
les délégations des familles alliées ;
les oncles ;
Les communautés musulmanes de Larlé, Sourgoubila et Kontigué ;
Les voisins du quartier Larlé ;
Les amis et connaissances.
Votre présence et vos contributions ont été un grand réconfort dans notre peine.
Que le bon dieu vous le rende au centuple.
Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un (À Allah nous appartenons et vers Lui nous retournons).
– La grande famille KABORE à Zigho, commune de Sourgoubila, Ouagadougou, en Côte d'Ivoire, aux Etats-Unis et au Canada ;
– La grande famille OUEDRAOGO à Dabaré, Larlé, Ouagadougou, aux Etats-Unis et au Canada ;
– Les familles alliées Belem, Bonkoungou, Sangaré, Pafadnam ;
– Monsieur KABORE Karim, Inspecteur général de l'enseignement primaire à la retraite à Ouagadougou ;
– Les enfants Ismaël et Haïratou Yacine aux Etats-Unis, Mouniratou Farida et Latifatou Aïcha au Canada ;
– Les petits enfants Mariam, Hamed, Amjad, Abdel Karim, Mohamed, Kayla, Nayla et Jacob ;
– Docteur OUEDRAOGO Ablassé ancien Ministre des Affaires Etrangères à Ouagadougou ;
Très touchés par vos marques de soutien multiples et multiformes lors du rappel à Dieu de leur épouse, mère, belle-mère, grand-mère, tante, sœur, Hadja KABORE née OUEDRAOGO Mariam, précédemment Directrice de la Traduction et de l'Interprétation au Ministère des Affaires Etrangères, le samedi 14 février 2026, suivi de l'inhumation le même jour à Zigho, nous vous exprimons notre profonde reconnaissance et gratitude.
Par ailleurs nous avons été profondément émus par les marques de compassion, de prières, de visites, de messages, ainsi que par la présence de chacun lors du doua organisé le 1er mars 2026 en sa mémoire au domicile familial à Tanghin, Arrondissement 4 de Ouagadougou.
Nous remercions chaleureusement :
– SEM le Ministre des Affaires Etrangères et l'ensemble de son personnel ;
– L'Association des Traducteurs et Interprètes du Burkina ;
– Monsieur le Secrétaire général du MEBAPLN ;
– Tous les anciens collaborateurs et partenaires professionnels du MEBAPLN et du MESFPT ;
– Les anciens collaborateurs de la Mission diplomatique du Burkina Faso à Washington DC ;
– Les membres de notre famille élargie ;
– Les amis et voisins ;
– Les représentants des communautés religieuses et coutumières ;
– Ainsi que toutes celles et tous ceux qui nous ont accompagnés.
Nous nous gardons de citer des noms de peur d'en oublier.
Vos marques de soutien et vos paroles empreintes de réconfort ont constitué pour nous une précieuse source de force et de consolation, reflétant admirablement l'esprit de solidarité et d'humanité qu'elle portait si cher dans son cœur.
Que Dieu vous le rende au centuple !
Les grandes familles BELLANGER, YAGO, SALIA, AOUBA au Mans (France), Ouagadougou, Léo et Zoro.
Les familles alliées et amies KORBEOGO, YARO, OUATTARA, SAWADOGO, OUEDRAOGO, NEBIE, TOURE, COMPAORE, ZONGO, BAMBARA, DA, TRAORE, SAMA, NAPON, NIGNAN, DAGANO, BARRY, LANDEMAINE, JASMIN, MOLIERE.
Ont la profonde douleur d'annoncer le décès de Agathe A. YAGO épouse BELLANGER précédemment Accompagnant Educatif et Social, décès survenu le 03 MARS 2026 au Mans (France).
Le programme des obsèques est le suivant :
Mardi 17/03/2026 à 10 h 00, absoute à l'église de St Mars d'Outillé suivi de l'inhumation au cimetière de St Mars d'Outillé au Mans.
« Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés Matthieu 5 :4 »
UNION DE PRIERE !
Douze ans après le tragique crash du vol AH5017 Ouagadougou-Alger, survenu le 24 juillet 2014 et ayant fait 116 morts, dont 54 Français et 23 Burkinabè, le procès de la compagnie espagnole Swiftair pour homicides involontaires s'ouvre ce lundi 9 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. Maître Halidou Ouédraogo, président de l'Association des parents des victimes, revient dans cet entretien sur l'attente des familles et leurs espoirs que la justice établisse enfin les responsabilités de ce drame aérien survenu dans le Sahel.
Lefaso.net : Douze ans après le drame, dans quel état d'esprit les familles des victimes abordent-elles l'ouverture de ce procès ?
Maître Halidou Ouédraogo : Vous savez, c'est comme si c'était hier. Je n'oublie pas cette situation. Bien sûr, les membres de notre association se sont mobilisés avec le soutien et la force de la population, qui nous a accompagnés. Nous nous sommes regroupés, nous nous sommes soutenus et nous avons accompagné nos membres jusqu'à l'indemnisation. Mais en réalité, le drame reste intime et douloureux, parce que nous n'avons pas voulu d'un procès. Nous avons opté pour un règlement à l'amiable, mais celui-ci est resté incomplet. La section française de l'administration était dans ce sens, mais il y a eu beaucoup de difficultés. Ensuite, elle n'a pas voulu de procès et a fait ce qu'elle pouvait, car les tentatives de porter l'affaire devant la justice ont rencontré de nombreux obstacles. Nous sommes même allés jusqu'à saisir l'Union européenne. C'est finalement lorsque l'Union européenne a estimé que Paris pouvait connaître du dossier que le procès s'est ouvert ce matin à Paris. Ce procès doit permettre d'établir la responsabilité de la compagnie et celle des personnes impliquées dans ce drame.
Qu'attendent concrètement les familles de ce procès en termes de clarification des responsabilités ?
Concrètement, les familles attendent de ce procès une clarification des responsabilités. Pour nous, certaines responsabilités sont déjà établies : l'état de l'avion d'abord, mais aussi celui de l'équipage. L'avion n'avait pas été révisé alors qu'il aurait dû l'être. C'était un appareil loué et préparé dans des conditions déplorables, qui avait déjà connu plusieurs problèmes. Le drame nous a profondément surpris, parce que nous, qui étions restés ici, ne savions pas que l'appareil était dans un tel état. Malgré tout, nous nous sommes battus comme nous pouvions et nous avons réussi à obtenir des indemnisations pour les ayants droit. Notre association s'est constituée partie civile dans cette affaire. Nous avons saisi notre avocat, qui était en contact avec l'organisation Agir Ensemble et avec nos partenaires du barreau de Paris. Nous avons également sollicité les autorités burkinabè qui, au départ, s'étaient réellement mobilisées à nos côtés. Nous avons interpellé les plus hautes autorités de l'État, mais nous n'avons pas obtenu de réponse. Nous avons aussi tenté d'établir des contacts avec l'Algérie, mais cela n'a pas abouti. Finalement, nous avons essayé de saisir plusieurs pays, car il y avait aussi des questions de sécurité concernant cet avion. Nous avons contacté la France il y a plus d'un mois, elle nous avait assuré qu'elle viendrait, mais cela ne s'est pas fait.
Nous voulions assister au procès, mais c'est une question de moyens. Paris est loin, les gens sont mobilisés ici et nous n'avons pas été suffisamment informés de la tenue de ce procès. Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de réponse.
Selon vous, quels sont les points essentiels que la justice devra éclaircir durant les audiences ?
La justice devrait en réalité établir clairement la responsabilité des affréteurs de l'avion, en l'occurrence l'Algérie, ainsi que celle des locataires de l'appareil. Ce sont des aspects qui ont été éludés jusqu'à présent. Lorsqu'on parle du mauvais état ou du manque de maintenance d'un avion, on sait que cela peut conduire à des situations dramatiques. Ce drame nous a profondément surpris. Ce matin encore, nous étions dans la stupeur. La justice doit donc déterminer les responsabilités des affréteurs et des locataires de l'avion.
Les familles espèrent-elles avant tout établir les responsabilités, obtenir réparation ou simplement connaître toute la vérité sur les circonstances du crash ?
D'abord, connaître toute la vérité sur les responsables du crash. Ensuite, voir ce qui doit en découler et quelles mesures doivent être prises. Nous verrons, au fil du procès, comment la justice va aborder cette affaire. Mais une chose est certaine : nos victimes ont été oubliées, que ce soit de notre côté, du côté de la France ou de la part de ceux qui étaient impliqués dans cette affaire. Mais cela ne suffit pas. Il faut que toute la responsabilité soit clairement établie pour ceux qui ont embarqué nos enfants, nos femmes et nos parents dans cet avion. Mourir ainsi, dans de telles conditions, est à la fois absurde et impossible à oublier.
Comment les familles ont-elles vécu ces douze années d'attente avant l'ouverture du procès ?
Nous sommes restés soudés. Chaque année, nous avons suivi l'évolution du dossier et nous avons toujours été présents. L'année dernière encore, nous avons commémoré l'anniversaire du drame et nous avons pu rester en contact avec les familles ainsi qu'avec nos partenaires, notamment les associations en France. Ces associations ont d'ailleurs réussi à obtenir que l'État français aménage un lieu de mémoire, comme nous l'avons fait ici avec le mémorial situé à la cité An II, grâce au soutien des associations internationales et à l'appui des services de sécurité à l'époque. Ainsi, dans certains lieux liés à l'aviation, des espaces ont également été dédiés à la mémoire des victimes de ce crash.
Selon vous, pourquoi cette procédure judiciaire a-t-elle pris autant de temps ?
D'un côté, il y a des personnes qui défendent leurs intérêts, et de l'autre, il y a les victimes. Nous avons fait ce que nous pouvions, mais cela ne suffit pas. Rien ne peut remplacer un être cher qui disparaît sous nos yeux. C'est toujours une épreuve très pénible et très difficile à vivre.
Les familles burkinabè se sentent-elles suffisamment informées et accompagnées dans cette procédure judiciaire ?
D'abord, nous avons été accompagnés par la population. Nous avons également bénéficié du soutien de la presse et il faut le souligner. Nos autorités nous ont aussi accompagnés, notamment en nous attribuant un site où nous avons pu construire un mémorial à la cité An II. Elles nous ont soutenus durant tout ce temps. Aujourd'hui, nous dépendons de la présidence, qui nous a orientés vers le ministère d'État en charge des transports et de la mobilité. Ce ministère nous a ensuite mis en relation avec l'administration des aéroports. Nous continuons donc de suivre la situation. Cependant, la stèle du mémorial a aujourd'hui besoin d'être réparée. Il y a des fissures et quelques dégradations. Les ayants droit ne peuvent pas intervenir directement, mais nous remercions les autorités de notre pays pour les efforts déjà consentis. En effet, tout l'environnement autour de la stèle, notamment les ruelles qui y mènent dans la cité, a été aménagé. Cela représente un investissement important. Aujourd'hui, nous travaillons à renforcer l'implication de l'État et à encourager également la participation des autres pays dont les ressortissants ont été victimes de ce drame. Il ne faut pas oublier que ce crash a concerné plusieurs nationalités. La France, par exemple, a contribué à certaines initiatives mémorielles, et au total 19 pays étaient concernés par cette tragédie. Il y avait 116 victimes, ce qui est considérable.
Combien de familles burkinabè seront représentées ou suivront ce procès ?
Nous avions prévu d'être représentés d'abord par notre avocat, ainsi que par quelques membres du bureau de l'association. Mais cela n'a finalement pas été possible, notamment parce que le procès a déjà commencé et que les moyens manquent. Le procès devrait durer environ deux semaines. Lors de la construction du mémorial, nous avions sollicité le soutien de l'État et de la justice. Certaines promesses avaient été faites, mais nous avons aujourd'hui l'impression que les choses ont évolué plus lentement que prévu. Pour l'instant, nous allons suivre le déroulement du procès à travers la presse et attendre les résultats pour voir quelles décisions seront prises.
Il n'y a donc pas d'avocat chargé de représenter les familles burkinabè ?
Si, il y en avait un qui devait nous représenter. Mais il fallait disposer des moyens nécessaires pour assurer son déplacement et son séjour à Paris afin qu'il puisse suivre le procès et représenter notre association. Malheureusement, nous n'avons pas pu réunir ces moyens. Nous avons posé le problème, mais chacun fait ce qu'il peut dans une telle situation. Nous vivons une situation particulière, très difficile, et nous faisons face avec les moyens dont nous disposons.
Mais est-ce que vous avez le sentiment que les préoccupations des familles burkinabè sont pleinement prises en compte dans la procédure ?
Nos préoccupations ont toujours été de préserver la mémoire de nos disparus. Nous avons maintenu ce souvenir vivant. Nous avons été présents dans les différentes démarches et nous avons bénéficié d'un certain accompagnement. L'État nous a notamment aidés en mettant à disposition un site où nous avons pu ériger le mémorial. Ce n'est pas un geste négligeable. Comme l'État est une continuité, nous ne pouvons qu'exprimer notre reconnaissance aux autorités pour les efforts déjà consentis. Nous espérons simplement qu'il n'y aura pas de recul et que, tous ensemble, nous continuerons à honorer la mémoire de nos disparus et à effacer les larmes que nous versons chaque fois, aujourd'hui, dans nos ventres.
Est-ce que vous avez un message à lancer ?
Le message est simple : que la justice soit faite. Elle doit être rendue, car jusqu'à présent, nous avons le sentiment que cela n'a pas été pleinement le cas. Il y avait pourtant des éléments préoccupants : un commandant de bord qui ne devait plus piloter, des manquements dans la gestion de l'appareil et un avion qui n'était pas dans les conditions requises pour voler. Nous ne voulons pas que l'Afrique devienne un dépotoir où l'on envoie des avions en mauvais état. C'est aussi pour cela que nous avons construit ce mémorial à la cité An II : pour que ce drame serve de leçon et pour éviter que de telles catastrophes se reproduisent. Les accidents d'avion sont rares, mais lorsqu'ils se produisent, ils emportent des vies précieuses. Tout doit être fait pour que cela n'arrive plus. Je voudrais également remercier la presse pour son accompagnement et son rôle dans la diffusion de l'information. Nous remercions aussi la population et toutes les personnes qui nous ont soutenus et accompagnés dans cette épreuve. Nous saluons la résilience des familles des victimes. Malgré la douleur, elles continuent d'avancer et de porter la mémoire de leurs proches disparus.
Entretien réalisé par Anita Mireille Zongo et Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Elle incarne une génération de femmes pour qui l'écriture n'est pas seulement un art, mais un outil d'influence et de transformation. Écrivaine dévouée, blogueuse engagée et spécialiste en communication institutionnelle et des médias, Priscille Jinette Bansé épouse Ouédraogo a construit un parcours où la rigueur intellectuelle croise la créativité narrative. Zoom sur une femme engagée aux multiples casquettes, inspirée par des figures emblématiques comme Michelle Obama ou Monique Ilboudo.
Depuis l'école primaire, Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé entretient de très bonnes relations avec les livres. Obsédée par les histoires, les livres deviennent ses premiers voyages. Sa passion pour la lecture la conduit à participer en 2006 à un concours de poésie organisé par Nestlé. C'était un petit concours à l'époque, mais à l'entendre, remporter le premier prix signifiait beaucoup pour elle. Elle comprend donc à partir de là que l'écriture peut être à la fois le reflet de soi et comme un guide. C'est d'ailleurs ce qui la galvanise plus à se tourner définitivement vers l'écriture afin d'apporter sa touche personnelle dans la vie des lecteurs.
« Les livres me faisaient voyager. Je me disais qu'il faut que je sois comme ces personnes qui écrivent. Il faut que moi aussi, je puisse faire vivre des émotions aux gens, les faire voyager par des histoires extraordinaires que je vivais à travers les livres d'autres auteurs », a-t-elle fait savoir.
Pour Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé, la littérature est comme une thérapie, un refuge. Ainsi, ce qui a commencé comme un abri pour elle est devenu un socle professionnel. Des personnages comme Hercule Poirot créé par la romancière Agatha Christie, Michelle Obama, Monique Ilboudo, sont autant de figures parmi tant d'autres qui l'inspirent et qui l'ont motivé dans la littérature.
Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé est déjà auteure de deux romans policiers, notamment « Du paradis à l'enfer », son premier roman publié en 2019, et « Les acolytes de fortune », le deuxième publié en 2023.
La native de Tenkodogo a laissé entendre que son troisième roman en cours d'écriture viendra changer la donne car il est plus sensible et beaucoup orienté vers sa vie personnelle.
Communicatrice de profession et blogueuse par amour du journalisme
Après avoir fait des études supérieures en sciences de l'information et de la communication option journalisme, les circonstances de la vie l'ont conduite à s'orienter en communication institutionnelle. En effet, en 2018, elle décroche le prix de la meilleure blogueuse de l'année grâce à sa participation au concours Mys'TIC Blogueuse Awards. Une compétition qui visait à promouvoir l'utilisation des blogs comme moyen d'expression, outil de vulgarisation et de promotion de l'information.
Sa passion pour le journalisme a conduit Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé à créer un blog où elle partage ses histoires. Cependant, le manque de temps constitue un frein l'empêchant de vivre sa passion. À travers des articles, elle explore des sujets variés qui lui tiennent à cœur. Cela lui permet d'atteindre ses objectifs, ceux d'informer mais aussi de susciter l'émotion chez les lecteurs.
« J'ai toujours voulu être journaliste et j'adore être journaliste. Et comme je suis passionnée par tout ce qui est histoire, culture, art, j'ai créé un blog où j'écris souvent des articles sur l'actualité culturelle, sur des choses qui me passionnent, que j'aime bien. Mais je n'arrive pas à consacrer beaucoup de temps à cela. Et c'est dommage parce que c'est quelque chose que j'adore », a-t-elle ajouté.
D'un autre côté, sa passion pour le digital et la présence sur les réseaux sociaux sont autant de critères qui ont facilité son choix pour la communication institutionnelle. Cependant, la communication étant un domaine qui connaît une évolution rapide et accélérée, cela constitue un véritable défi pour Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé, par ailleurs chargée de communication dans une ONG de la place.
« Je travaille dans un secteur où j'interagis quotidiennement avec des personnes qui viennent de divers horizons, de différentes mentalités et l'adaptation est souvent difficile. À côté de ça, il y a l'évolution rapide du secteur de la communication, surtout avec internet. Il y a toujours de nouvelles mises à jour et de nouveaux outils qui se créent tous les jours, sans oublier les nouvelles pratiques qui se mettent en place chaque jour. Et, en tant que communicante, il est important d'être à l'affût de toutes ces évolutions pour pouvoir suivre le rythme. Dans un monde où tout le monde s'autoproclame expert en communication, nous, les experts, devrons travailler deux fois plus pour montrer aux amateurs que c'est réellement un métier et que ce n'est pas un jeu », a-t-elle expliqué.
Mais à en croire la jeune dame, la résilience et l'humilité sont de véritables forces pour une personne qui vise le sommet. « Il faut être humble et accepter qu'on ne maîtrise pas toutes les choses. Je pense que c'est l'humilité et la résilience qui sont très importants pour relever les défis qui se présentent à nous, en tant que spécialistes des métiers de la communication », soutient-elle.
Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé s'intéresse également depuis toujours au cinéma. Derrière son regard déterminé se dessine un rêve qu'elle refuse de laisser à l'étape d'illusion. Réaliser son rêve pour le septième art est un véritable chemin de vie qu'elle compte bien emprunter jusqu'à destination, car comme on le dit, les rêves prennent sens lorsqu'on ose les poursuivre.
Pour les femmes aux multiples casquettes comme elle ou qui envisagent de suivre les mêmes traces, Priscille Jinette Ouédraogo/Bansé les encourage à cultiver la discipline qui, selon elle, est la base de toute chose. « La base pour moi, c'est la discipline. Il faut être très discipliné, avoir des objectifs clairs et ne pas se disperser. Quand on n'est pas discipliné, c'est très compliqué », a-t-elle conclu.
Muriel Dominique Ouédraogo
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Après une suspension qui a pris effet le 16 février 2026, le ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité annonce la levée de la mesure à compter du mardi 10 mars 2026 (communiqué ci-dessous joint)
Le Tribunal de grande instance Ouaga I, siégeant en session du pôle économique et financier (ECO-FI), a rendu, vendredi, 6 mars 2026, son verdict dans l'affaire opposant le Ministère public à Wendegoudi Stanislas Kinda et Salam Kaboré pour, entre autres, des faits de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux.
C'est une affaire qui remonte à octobre 2024 (lire lien au bas de l'article), période à laquelle une mission de l'Inspection générale des finances (IGF) a décelé des failles majeures dans la gestion du Centre pour la promotion de l'Aviculture (ex-CPAV). Saisie par l'Agent judiciaire de l'État (AJE), la section de recherche de la gendarmerie de Ouagadougou diligente une enquête qui met à nu un système de malversations massives : encaissement irrégulier de 60 chèques pour un montant total de 578 472 419 FCFA. À l'époque, Wendegoudi Stanislas Kinda occupait le poste de Chef de service administratif et financier (CSAF) de la structure, retrace la direction de la communication et des relations publiques (DCRP) du ministère de la justice et des droits humains (DCRP/MJ).
Le tribunal a requalifié les faits de complicité de fabrication de cachet d'une autorité reprochés à Wendegoudi Stanislas Kinda, en des faits de fabrication de cachets d'une autorité et l'en a déclaré coupable. Il a également requalifié les faits de commerce incompatible qui lui sont reprochés en des faits de simulation illicite pour lesquels il a aussi été déclaré coupable. Wendegoudi Stanislas Kinda (Stanislas Kinda) a été en outre reconnu coupable de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux.
Pour cela, le Tribunal condamne Wendegoudi Stanislas Kinda à une peine d'emprisonnement de onze ans, dont sept ans ferme, et une amende de 1 735 417 257 FCFA, le tout ferme. Il est également condamné à payer à l'État burkinabè, la somme de 578 292 419 FCFA.
Salam Kaboré (dont la qualité n'a pas été mentionnée) est, lui, reconnu coupable de complicité de détournement de deniers publics et condamné à payer à l'Etat, la somme de 180 000 FCFA à titre de dommages et intérêts sans préjudice des intérêts légaux, et ce, à compter du 1er janvier 2024.
Le Tribunal condamne solidairement Wendegoudi Stanislas Kinda et Salam Kaboré à payer à l'État burkinabè, la somme de 2 000 000 FCFA au titre du préjudice moral, outre la somme de 1 000 000 FCFA au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Par ailleurs, le Tribunal ordonne la confiscation de tous les biens meubles et immeubles de Wendegoudi Stanislas Kinda, à concurrence du montant de la condamnation de l'amende et des intérêts civils prononcés. Il ordonne en outre l'exécution provisoire sur les intérêts civils et fixe la contrainte judiciaire à trois mois pour Salam Kaboré et à douze mois pour Wendegoudi Stanislas Kinda, pour le recouvrement de l'amende et des intérêts civils.
Lefaso.net
Source : DCRP/MJ
La Gendarmerie nationale du Burkina Faso est en deuil. Le colonel-major Omer Marie Bruno Tapsoba, ancien chef d'état-major de l'institution, s'est éteint dans la nuit du 1er au 2 mars 2026, après une longue carrière consacrée au service de la nation. Officier respecté et figure marquante de la gendarmerie, il laisse derrière lui l'image d'un leader rigoureux, animé par un sens élevé du devoir et un profond attachement aux valeurs républicaines.
Durant plus de deux décennies de service, le colonel-major Tapsoba a gravi les échelons de la hiérarchie militaire en occupant plusieurs postes de responsabilité à travers le pays. Son parcours débute dans les unités opérationnelles, notamment comme commandant adjoint de l'escadron de sécurité et d'intervention entre 1996 et 1997. Il est ensuite nommé commandant de la compagnie de gendarmerie de Dori de 1997 à 1998, puis de celle de Fada N'Gourma entre 1999 et 2000.
Il poursuit son ascension à la tête de la compagnie de gendarmerie de Ouagadougou de 2000 à 2003, avant de prendre le commandement du groupement de gendarmerie départementale de Ouahigouya entre 2004 et 2006. Son expertise est également sollicitée sur la scène internationale lorsqu'il participe, en 2006-2007, à une mission de police civile en Haïti sous mandat des nations unies.
De retour au pays, il occupe plusieurs postes stratégiques au sein de la gendarmerie, notamment directeur de la logistique entre 2007 et 2008, puis commandant des Écoles et Centres de perfectionnement de la gendarmerie nationale de 2009 à décembre 2011, contribuant à la formation et au perfectionnement de plusieurs générations de gendarmes.
Sa carrière se poursuit avec sa nomination comme commandant de la 2ᵉ région de gendarmerie, fonction qu'il occupe de 2011 à 2017. Le 23 mai 2017, il est porté à la tête de l'institution en tant que chef d'état-major de la Gendarmerie nationale, poste qu'il occupera jusqu'au 22 octobre 2021. Durant ses quatre années à ce poste, il s'emploie à renforcer les capacités opérationnelles de l'institution et à consolider les valeurs fondamentales de discipline, d'intégrité et de service à la nation.
Admis à la retraite le 28 juillet 2024, le colonel-major r Tapsoba aura consacré l'essentiel de sa vie au service public et à la sécurité des citoyens.
Il repose désormais au cimetière municipal de Gounghin, où famille, proches et frères d'armes lui ont rendu un dernier hommage, vendredi 6 mars 2026, au lendemain de la prise de commandement du colonel Issa Yaguibou, comme CEMGN.
Par son engagement, sa rigueur et son sens de l'honneur, le colonel-major Omer Marie Bruno Tapsoba laisse une empreinte durable dans l'histoire de la gendarmerie burkinabè.
Synthèse de Fredo Bassolé
Lefaso.net
La célébration de la Journée internationale des droits des femmes s'est déroulée autour d'une conférence publique à Dédougou, dans la région de Bankui. A l'appel de leur coordination régionale, plusieurs femmes se sont retrouvées à la salle des fêtes de la municipalité, ce dimanche 8 mars 2026 pour se pencher sur le thème : « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre-ensemble ? ». L'activité a réuni autorités administratives, structures féminines et population.
Comme dans le reste du pays, l'édition 2026 de la Journée internationale des droits des femmes a été commémorée ce 8 mars à Dédougou, chef-lieu de la région de Bankui. Pour l'occasion, la coordination régionale des femmes a opté pour une conférence publique afin de susciter la réflexion sur le rôle de ses membres dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale. La rencontre a été présidée par le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga.
Les femmes désirent co-construire une société harmonieuse.Dans son intervention inaugurale de la conférence, il a indiqué que la célébration du 8 mars au Burkina Faso se veut désormais un cadre d'échanges et de sensibilisation, marquant ainsi une volonté de tourner le dos aux festivités souvent associées à cette date.
La modération de la conférence a été conduite par la secrétaire générale de la région, Adjara Kientega.
Quant à la communication, elle a été assurée par le chef du service femme et genre à la Direction régionale de la famille et de la solidarité de Bankui, Issa Ganou. Il a mis en lumière les rôles que les femmes et les filles peuvent jouer dans la consolidation de la paix au sein des communautés. Selon lui, elles peuvent intervenir dans la médiation et la gestion des conflits qui surviennent dans leur entourage. Les femmes peuvent également contribuer à la promotion de la paix à travers des actions de sensibilisation, de plaidoyer et de conseil. En tant qu'éducatrices, elles participent aussi à la transmission des valeurs sociales favorisant la socialisation des enfants et la cohésion.
Des femmes déplacées internes à la conférence.Un plaidoyer en faveur des femmes
Mais dans ce processus, les femmes connaissent plusieurs facteurs qui entravent leur engagement, a regretté le communicateur. Parmi tant d'autres difficultés, il a énuméré les pesanteurs socioculturelles, la précarité économique, l'accès limité aux ressources financières, la faible représentation féminine dans les instances de décision sans omettre les contraintes d'ordre sécuritaire.
Face à ces défis, M. Ganou a plaidé pour la mise en œuvre de stratégies visant à renforcer les capacités des femmes. Il a notamment évoqué la nécessité d'investir dans l'éducation des filles et de développer des programmes d'alphabétisation en leur faveur. L'autonomisation économique des femmes, à travers la promotion de l'entrepreneuriat féminin, leur participation accrue aux prises de décision et l'émergence de femmes leaders dans les communautés constituent également un levier important. La lutte contre les violences basées sur le genre fait aussi partie des actions à intensifier, foi de l'orateur. Pour ce dernier, l'ensemble des acteurs sociaux, au premier rang desquels l'État, doivent soutenir les femmes afin qu'elles puissent pleinement jouer leur rôle dans la promotion de la paix et du vivre-ensemble.
Les autorités réaffirment leur disponibilité à soutenir des initiatives féminines.Clôturant les échanges, le gouverneur, Babo Pierre Bassinga, a salué la mobilisation des femmes autour de cette conférence. Il les a invitées à poursuivre leur engagement en faveur de la cohésion sociale dans leurs différentes communautés. Il a encouragé les participantes à demeurer des actrices de paix et de stabilité au sein de la société avant de réaffirmer la disponibilité des autorités administratives à appuyer les initiatives féminines.
Alphonse Dakuyo
Lefaso.net