La Commission de Partenariat public-privé (PPP) a tenu sa première session ordinaire de l'année 2026, ce lundi 23 mars 2026, sous la présidence du Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, chef du gouvernement. Cette rencontre statutaire s'inscrit dans la mise en œuvre des orientations stratégiques des plus hautes autorités, visant à faire du PPP, un levier majeur de financement du développement, sans alourdir la dette publique.
Les travaux de cette première session de l'année 2026 ont porté sur l'examen et l'adoption du rapport de mise en œuvre du programme PPP au 31 décembre 2025, ainsi que sur l'examen et la validation de l'avant-projet du programme PPP pour l'année 2026.
Pour le Premier ministre, face à un contexte économique international contraignant, l'État ne peut plus se limiter aux mécanismes classiques de financement public. « Le Partenariat public-privé s'impose comme un instrument stratégique incontournable pour combler le déficit en infrastructures et stimuler durablement la croissance économique », estime-t-il.
En dépit des avancées enregistrées, le directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina Faso (BN-GPB), Pr Hamidou Sawadogo, a énuméré plusieurs contraintes ayant affecté la mise en œuvre de certains projets. Il s'agit notamment de la non-transmission dans les délais, des offres techniques et financières par certains ministères, d'insuffisances dans la gestion des projets PPP par les sectorielles et la non mise en place des cellules PPP dans certains départements ministériels.
Les échanges ont permis de recadrer les pratiques, précisément la sélection rigoureuse des projets et des partenaires, afin d'atteindre les objectifs. Ils ont également permis de poser les bases opérationnelles du volet investissement du Plan de relance 2026-2028, tout en mettant en lumière les progrès réalisés et les défis à relever.
À l'issue des travaux, la Commission a validé un projet de programme PPP d'une trentaine de projets, aligné sur les priorités nationales du Plan RELANCE. Ils concernent, entre autres, les secteurs de l'énergie, des infrastructures routières, de l'habitat, de la santé, de la sécurité, du développement industriel et commercial.
Le Premier ministre a exhorté les départements ministériels à accélérer la mise en œuvre des projets et à renforcer la consolidation des initiatives déjà engagées. « Le temps de la planification doit désormais céder la place à celui de l'action visible et des résultats concrets », incite le Premier ministre, invitant ainsi l'ensemble des parties-prenantes à œuvrer de sorte à traduire les engagements en réalisations concrètes au bénéfice des populations.
Lefaso.net
Source : DCRP/Primature
Réélu en début octobre 2025 pour un huitième mandat à la tête de son pays, le Cameroun, Paul Biya "peine" à offrir un nouveau gouvernement, plusieurs fois annoncé et alors même qu'il avait, à l'occasion de son discours de nouvel an, affirmé sa volonté d'agir rapidement pour améliorer les conditions de vie de ses concitoyens camerounais. Cette situation nourrit de nombreux commentaires sur la situation politique camerounaise. Pendant ce temps, les députés, eux, ont adopté le 19 mars, une seconde prolongation de leur mandat jusqu'au 20 décembre 2026, avec pour fait marquant également, l'éviction de Cavaye Yeguie Djibril, qui présidait l'Assemblée nationale depuis plus de trois décennies (54 ans à l'Assemblée, dont 34 ans en tant que président de l'institution, selon Camerounlink.com).
Cinq mois après la réélection extrêmement controversée de Paul Biya pour un huitième mandat, le pays s'enlise dans une paralysie institutionnelle sans précédent, rapportent plusieurs médias, qui affirment également que le président camerounais, âgé de 93 ans, dirige un système politique devenu un véritable « casse-tête » gérontocratique, où « certains ministères sont officiellement dirigés par des hommes politiques morts depuis des années ».
« Si l'exécutif sortant, en place depuis 2019, assure la continuité administrative, les milieux économiques scrutent les signaux d'une prochaine recomposition gouvernementale. En poste depuis janvier 2019, la légitimité de l'équipe gouvernementale en place à engager des réformes d'ampleur est politiquement fragilisée par son statut d'équipe sortante. Les grandes décisions d'orientation, de réallocation budgétaire, de lancement de nouvelles politiques sectorielles, de nominations à des postes stratégiques, tendent à être différées dans l'expectative d'un renouvellement de l'équipe gouvernementale et de ses priorités. (…). Pour les opérateurs économiques étrangers, la distinction entre continuité administrative et renouveau gouvernemental est bien connue. Un gouvernement dont le remplacement est annoncé mais non encore effectué n'est pas en mesure de prendre des engagements politiques de long terme au nom de l'État. Dans un environnement régional où plusieurs pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) cherchent à attirer les mêmes flux d'investissements directs étrangers, cette période d'entre-deux peut conduire certains acteurs à adopter une posture attentiste », présente vitrineducameroun.com
En attendant, on assiste à un changement au sommet du Parlement, c'est-à-dire à l'Assemblée nationale et au Sénat. En effet, le perchoir est désormais occupé par Théodore Datouo, 65 ans (86 ans pour son prédécesseur) tandis que Aboubakary Abdoulaye, 64 ans (le sorti est âgé de 92 ans) occupe désormais la tête du Sénat.
Ce qui fait dire à des analystes camerounais, que Paul Biya a trahi sa promesse de rajeunissement faite au peuple camerounais.
Le gouvernement, dont la composition se fait donc désirer par les Camerounais, rompra-t-il avec l'image d'un Cameroun politiquement "pris en otage" par la gerontocratie ?
O.L. Lefaso.netLe ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré et le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères Stella Eldine Kabré ont reçu en audience, jeudi, 19 mars 2026, le directeur régional du Programme Afrique centrale et occidentale de l'Union internationale pour la Conservation de la nature (UICN), Pr Aimé Joseph Nianogo. Au cours de cette visite, qu'il a qualifiée de visite de courtoisie, l'hôte a réaffirmé l'engagement de l'Organisation à accompagner les actions de développement impulsées par les autorités nationales.
Le directeur régional du Programme Afrique centrale et occidentale de l'Union internationale pour la Conservation de la nature (UICN), Pr Aimé Joseph Nianogo, dit avoir pris connaissance des nouvelles orientations du gouvernement, ce qui permettra d'aligner les interventions de l'Organisation sur le plan national de développement, en matière de protection de l'environnement, de préservation de la biodiversité et de résilience face aux changements climatiques, avec pour priorité, le bien-être des communautés bénéficiaires.
« Notre rôle, c'est de nous rapprocher des communautés. Il est nécessaire de nous enquérir des priorités avec les structures gouvernementales et les services techniques, pour pouvoir adapter nos actions. Si celles-ci correspondent aux orientations gouvernementales, nous aurons de l'appui pour leur mise en œuvre », a-t-il expliqué.
Le ministre des Affaires étrangères a dit son appréciation du travail mené par l'UICN dans le domaine de l'environnement, tout en saluant la proximité de l'organisation avec les acteurs gouvernementaux et les communautés.
Selon le ministre, il y a un grand potentiel dans le secteur de l'environnement qui mérite d'être davantage valorisé à travers tous les maillons de la chaîne. C'est pourquoi, il exhorte l'UICN à œuvrer dans ce sens, tout en mettant l'accent sur les capacités endogènes.
Le chef de la diplomatie burkinabè a donc marqué la disponibilité des acteurs de son département, à avoir une collaboration plus renforcée avec les structures gouvernementales et les organisations, telle que l'UICN, dans le sens de relever les défis dans le domaine de l'environnement.
Présent au Burkina depuis une trentaine d'années, l'IUCN intervient aux côtés du gouvernement pour la protection de l'environnement, la conservation de la biodiversité et la promotion du développement durable et équitable. Elle soutient les activités socio-économiques des paysans, telles que le financement du maraîchage et l'organisation de foires pour l'écoulement des spéculations des bénéficiaires, dont 80% sont constitués de femmes.
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Source : DCRP/MAE
En cette Journée mondiale de l'Eau, le projet ESEPV Sahel met en évidence le rôle que peut jouer un accès durable à l'eau potable dans l'amélioration des conditions de vie, de la dignité et des perspectives économiques des communautés. Les avancées récentes dans le Liptako illustrent comment l'eau, au-delà d'être une nécessité vitale, peut renforcer la résilience et la paix dans une région confrontée à de multiples vulnérabilités.
À l'occasion de la Journée mondiale de l'Eau, le projet Épanouissement socio-économique des populations vulnérables au Sahel (ESEPV Sahel) réaffirme son engagement : garantir un accès équitable, sécurisé et durable à l'eau potable, condition essentielle au bien être, à la paix sociale et au développement économique des communautés du Liptako. Les progrès enregistrés ces derniers mois témoignent de la capacité du projet à contribuer à transformer concrètement le quotidien des populations et à bâtir les bases d'un avenir plus résilient.
Un Schéma Directeur d'Approvisionnement en Eau Potable (SDAEP) prometteur
L'évaluation des ressources en eau souterraine dans les communes de Dori, Falagountou et Gorom-Gorom est en cours avec l'élaboration du Schéma Directeur d'AEP. Une étape importante a déjà été franchie, à savoir la détermination des zones favorables sur le plan hydrogéologique dans les trois communes. Cela représente un des points forts du futur schéma, car il va orienter les futures campagnes de prospection pour le renforcement de la capacité de production d'eau. L'existence de nappes aquifères dans les zones favorables sur le plan hydrogéologique doit encore être confirmée par la réalisation de forages d'eau. Les plus performants de ces forages (débit supérieur à 5 m3/h), serviront à construire des réseaux d'AEP dans les communes de Falagountou et de Gorom-Gorom.
Falagountou : 18 forages réalisés, dont 10 exploitables pour la construction d'un système AEP
Les opérations de forage menées à Falagountou comptent parmi les avancées les plus significatives. Au total, 18 forages ont été réalisés, dont certains affichent des débits remarquables atteignant 60 m³/heure — une performance rare dans la région. Ces résultats offrent une base solide pour la mise en œuvre d'un système d'Approvisionnement d'Eau Potable (AEP) performant, capable de répondre aux besoins croissants des ménages, des services sociaux et des activités économiques locales. Ils marquent un pas essentiel vers la sécurisation de la ressource, enjeu central de la Journée mondiale de l'Eau.
Gorom-Gorom : des ateliers de forage mobilisés pour renforcer le système AEP
À Gorom Gorom, la dynamique est tout aussi encourageante : les équipes techniques ont déployé des ateliers de foration destinés à développer de nouveaux points d'eau et à renforcer la capacité de desserte du système AEP existant. Ces interventions ciblées visent à garantir une alimentation en eau plus régulière et plus sûre pour les ménages, les établissements scolaires, les centres de santé et les infrastructures communautaires. L'action coordonnée sur le terrain illustre la volonté du projet d'intervenir là où les besoins sont les plus urgents.
Bientôt de nouvelles infrastructures d'hygiène dans nos espaces publics à Dori, Falagountou et Gorom-Gorom.
L'amélioration des conditions sanitaires des populations n'est pas en reste pour le projet, notamment via la construction d'infrastructures de base de qualité. Ainsi, il est prévu la réalisation de blocs de latrines dans les espaces publics, écoles et centres de santé à Dori, Falagountou et Gorom-Gorom. Pour sa première intervention dans ce sens, le projet compte réaliser 15 blocs de latrines et 03 blocs mixtes de douches dans ses communes cibles.
L'eau comme vecteur d'espoir, de stabilité et de développement
Dans une région marquée par les effets du changement climatique, les tensions liées aux ressources et les fragilités socio économiques, chaque forage réalisé, chaque latrine construite, chaque atelier mobilisé est un acte de résilience. Les réalisations du projet ESEPV Sahel démontrent que l'accès à l'eau ne se limite pas à la survie : il contribue à l'apaisement social, favorise l'autonomisation des femmes et soutient les activités économiques. Elles s'inscrivent pleinement dans l'esprit de la Journée mondiale de l'Eau, qui invite les nations et les communautés à transformer l'eau en moteur de paix et de prospérité.
À propos d'ESEPV Sahel
Le projet d'Autonomisation socio économique des populations vulnérables au Sahel (ESEPV Sahel) est un projet de 6 ans financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par Cowater International. Il vise à réduire les obstacles liés au genre à la participation socio-économique des femmes et des groupes marginalisés en facilitant l'accès aux services sociaux de base, aux opportunités économiques et à une gouvernance inclusive et participative dans les communes de Dori, Falagountou et Gorom Gorom, dans la région du Liptako au Burkina Faso. Les activités liées à l'accès aux services sociaux de base se focalisent notamment sur la réalisation d'infrastructures d'approvisionnement en eau, d'hygiène et d'assainissement et la formation des populations et services techniques pour leur prise en charge.
→ Pour en savoir plus : https://esepv-sahel.org/
Le projet d'hybridation énergétique de 60 stations Access Oil et de deux bâtiments appartenant à la même société a été lancé ce samedi 21 mars 2026, à Ouagadougou. La cérémonie a eu lieu au sein de la station Access Oil Siao, première station du groupe ouverte en 2008. Ce projet vise à assurer aux stations et aux bâtiments administratifs une autonomie énergétique, permettant ainsi la continuité des services. Le projet est porté par le tandem Solaris Energy et Solar X.
Dans environ six mois, la chaîne des stations-service Access Oil présentes sur l'ensemble du territoire national ainsi que deux bâtiments administratifs appartenant au groupe, disposeront d'énergie solaire en quantité suffisante pour assurer leur fonctionnement 24h/24. C'est ce à quoi devrait aboutir le projet d'hybridation énergétique lancé ce jour. À en croire l'administrateur général de Solaris Energy, Squall Hamidou Ouédraogo, il va s'agir de joindre à l'énergie classique fournie par la nationale de l'électricité, de l'énergie solaire à travers l'installation de panneaux solaires et d'onduleurs, énergie qui sera stockée dans des batteries.
Ainsi, chaque station sera équipée de 10 kWc de panneaux solaires, d'un onduleur triphasé de 10 kVA et d'un système de stockage de 30 kWh. Ce qui représente une capacité totale de 600 kWc, 600 kVA et 1 800 kWh de stockage. Quant aux bâtiments administratifs, le premier recevra 150 kWc, un onduleur de 100 kW et 325 kWh de stockage et le deuxième 50 kWc, un onduleur de 50 kW et 215 kWh de stockage.
Squall Hamidou Ouédraogo, administrateur général de Solaris Energy, a indiqué que l'installation des équipements va permettre aux stations de fonctionner 24h/24 avec l'énergie solaire.Les équipements de qualité et de dernière génération qui seront installés, vont donc permettre de produire environ 1 280 000 de kWh d'énergie par an. Cette énergie produite permettra à la chaîne de stations Access Oil et aux bâtiments de fonctionner sans interruption à l'énergie solaire. Et l'utilisation de l'énergie verte va permettre d'éviter chaque année la production de 728 tonnes de Co2, préservant ainsi l'environnement.
Squall Hamidou Ouédraogo a fait savoir qu'un suivi en temps réel de la production, de la consommation et de l'état des batteries sera fait, afin d'optimiser les performances des installations, de détecter les anomalies et de planifier la maintenance préventive. Il a ajouté que la maintenance régulière des équipements, la formation des opérateurs et la mise en place de contrats de service garantiront la durabilité, la sécurité et la fiabilité des systèmes.
Pour le représentant du président-directeur général de la chaîne de stations Access Oil, Sylvestre Ouédraogo, ce projet est accueilli avec grand enthousiasme, car il va constituer une alternative aux problèmes énergétiques rencontrés et qui impactent la bonne marche de leurs activités. « Ce projet va nous permettre d'être opérationnels à 100% afin de pouvoir répondre aux besoins de la clientèle. Nous invitons la société porteuse du projet à mettre à notre disposition des équipements de qualité et dans des meilleurs délais », a-t-il laissé entendre.
Sylvestre Ouédraogo, représentant du P-DG des stations Access Oil, a fait savoir que ces installations vont leur permettre d'assurer la continuité des services.Il faut noter que ce projet d'hybridation est le fruit de la collaboration entre Solaris Energy et Solar X. Solar X finance le projet à hauteur de 993 millions FCFA sous la forme d'un leasing sur une période de 10 ans. Solar X est une entreprise spécialisée dans le financement des solutions en rapport avec les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et la digitalisation de l'énergie. À en croire la responsable commerciale de Solar X, Rahinatou Kindo, l'entreprise, présente dans quatre pays, accompagne les commerces et industries dans l'acquisition de systèmes énergétiques performants, qu'elle préfinance entièrement en leur permettant un remboursement sous forme de leasing.
Rahinatou Kindo, responsable commerciale de Solar X.La cérémonie de lancement des travaux d'hybridation a été placée sous le parrainage de Dr Alidou Koutou. Il a indiqué que des solutions endogènes telles que l'énergie solaire, constituent une opportunité à saisir pour accompagner le mix énergétique et renforcer la résilience des économies. Dr Koutou s'est réjoui du lancement des travaux de solarisation des stations Access oil, qui témoignent de la capacité des différents acteurs à innover et à proposer des solutions concrètes face aux défis énergétiques actuels.
Dr Alidou Koutou, parrain de la cérémonie.« Au-delà de leurs dimensions technologiques, ces infrastructures constituent un symbole fort de notre engagement collectif en faveur d'un modèle énergétique plus durable, plus inclusif, plus respectueux de l'environnement. Elles démontrent également que la transition énergétique n'est pas seulement une vision pour l'avenir, mais bien une réalité qui se construit aujourd'hui à travers des projets concrets et structurants », a-t-il soutenu.
Au cours de la cérémonie, les équipements qui seront installés ainsi que leurs performances ont été présentés.
Armelle Ouédraogo
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Voici déjà un an qu'il a plu au Seigneur de rappeler à lui son bien aimé Eric Lionel CONGO.
En ce douloureux anniversaire, les grandes familles CONGO, les familles alliées et amies KABORE, OUEDRAOGO, BALMA, SAWADOGO, NJAFA, BOUGMA, TAPSOBA, KAFANDO, TIEMTORE, ILBOUDO, TRABOULGA, COMPAORE et BAGOANA, à Guéré, Ouagadougou, Nioko1, Rayongo, Ziniaré
Monsieur Pierre Martin CONGO et son épouse Marie Bernadette à Sanyiiri, leurs enfants et petits-enfants,
La Veuve CONGO née OUEDRAOGO Khadidia et ses enfants Giulia, Lorenza et Lucia à Ziniaré,
Vous réitèrent leur profonde gratitude et leurs sincères remerciements pour les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de réconfort et de soutiens multiformes manifestés lors de la maladie, du décès le 25 mars 2O25 suivi des obsèques le 27 mars 2025 et de la messe funéraire le 8 novembre 2025 de leur fils, frère, époux, père, oncle, neveu, cousin, gendre et ami Eric Lionel CONGO.
Vos multiples sacrifices, vos élans de solidarité et de fraternité, vos prières et vos offrandes leur ont été d'un grand réconfort et elles prient le Dieu Tout Puissant de vous bénir abondamment et de vous rendre vos bienfaits au centuple.
Dieu a donné, Dieu a repris, que le nom de Dieu soit béni, Job 1, 21.
Elles vous prient de vous unir à elles dans la prière pour le repos de son âme à travers les messes qui seront dites le mercredi 25 mars 2026 dans les paroisses et coordinations ci-après :
– Paroisse Saint Camille de Dagnoen : 5 h 30 mn ;
– Paroisse Saint Paul de Guiloungou : 5 h 45 mn ;
– Paroisse Notre Dame de Fatima de Dassasgo : 5 h 45 mn ;
– Paroisse Saint Pierre de Gounghin : 5 h 45 mn ;
– Paroisse Notre Dame des Apôtres de la Patte d'Oie : 5 h 45 mn ;
– Paroisse Sainte Josephine Bakita de Dagnongo : 5 h 45 mn ;
– Paroisse Saint François d'Assise de Karpala : 5 h 45 mn ;
– Paroisse Cathédrale Notre Dame de l'Assomption de Manga : 5 h 45 mn ;
– Paroisse Sainte Faustine de Sabtoanna : 5 h 45 mn ;
– Coordination Saint Gabriel de Sinyiri : 18 h 30 mn ;
Et à la Paroisse Saint André de Saaba le dimanche 29 mars 2026 à 9 h 00 mn ;
Que l'âme de notre bien aimé Eric Lionel repose en paix auprès du Père.
Union de prières.
1. Cet avis à manifestation d'intérêt fait suite à l'adoption du programme d'activités, exercice 2026 de la Société Burkinabè d 'Intrants et de Matériels Agro-Pastoraux (SOBIMAP).
2. Les services prévus au titre de cette manifestation d'intérêt sont la distribution des produits de la Société sur l'ensemble du territoire national.
3. La participation à la concurrence est ouverte à toutes les personnes physiques ou morales pour autant qu'elles ne soient pas sous le coup d'interdiction ou de suspension et en règle vis-à-vis de l'administration.
3.1. Conditions de participation
Tout candidat à la manifestation d'intérêt doit remplir les conditions suivantes :
Être détenteur d'un agrément de vente des produits concernés en cours de validité ;
Disposer d'un réseau de distribution fonctionnel ,
Disposer de magasins conformes aux normes de stockage des produits concernés ,
Être âgé de 18 ans au moins ;
Avoir une expérience avérée dans le domaine de la distribution d'intrants ;
Faire la preuve de l'existence de son réseau de distribution ;
S'engager à respecter les dispositions du cahier des charges des distributeurs agrées de la SOBIMAP •
Être de bonne moralité.
3.2. Composition du dossier de candidature
Les candidats sont invités à manifester leur intérêt pour la distribution des produits de la SOBIMAP à travers un dossier comportant les documents suivants .
Un formulaire de demande dument rempli et signé par le demandeur, à retirer au secrétariat de la SOBIMAP ;
Une copie certifiée conforme du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM) ou tout autre document en tenant lieu ,
Une copie conforme de l'agrément de vente des produits concernés en cours de validité ;
Une copie légalisée de la carte nationale d'identité ou tout document équivalent pour les personnes physiques et les documents portant création de l'entité pour les personnes morales ;
Société d'Etat à caractère stratégique régie par la loi n 0025/99/AN du 16/11/99 ; créée par décret n02024-0358/PRESTRANS/PM/MDICAPME/MEFP/MARAH du 05/04/2024 avec un capital social de 100 000 OOOFCFA. NO IFU 00239158U, NOCNSS : 1377569 B, RCCM N OBF OUA-01-2024-B30-10318, 01 BP 1173 OUAGA CNTC, Tel : 25 48 79 79/77 81 75 04, E-mail : sobimapbf@gmail.com ; Ouagadougou, 3e étage de l'immeuble Armelle, quartier projet ZACA.
2
Un numéro d 'Identifiant Financier Unique (IFU) en cours de validité ,
Un casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois ;
Une attestation de situation fiscale en cours de validité •
Une caution de garantie délivrée par une institution financière ou de micro finance compétente ,
Une fiche d'évaluation des entrepôts de stockage délivrée par les services techniques du ministère en charge de l'agriculture ,
Un document justifiant de l'existence d'une adresse physique fixe et identifiable ;
Les documents d'identification et les contacts d'au moins deux (02) personnes à contacter en cas de besoin pour les personnes morales ,
Deux copies paraphées et signées du cahier des charges des distributeurs, à retirer au secrétariat de la SOBIMAP •
Le reçu de paiement des frais d'études de dossier.
NB : tes frais liés à l'évaluation des magasins par Zes services techniques du ministère en charge de l'agriculture sont à Za charge du demandeur.
4. Le présent avis à manifestation d'intérêt est soumis aux dispositions du décret n02024-1748/PRES/PM/MEF du 31 décembre 2024 portant procédure de passation, d'exécution et de règlement des marchés publics. Les candidats seront évalués sur la base des critères ci-dessus définis et dont les détails seront précisés dans les termes de référence.
5. Pour toutes les informations complémentaires, les candidats intéressés peuvent contacter la Direction du Réseau et des Ventes (DRV) de la Direction Générale de la Société Burkinabè d 'Intrants et de Matériels Agro-Pastoraux (SOBIMAP) sise à Koulouba dans la zone du Projet ZACA, aux adresses suivantes : 01 BP 1173 OUAGA CNTC ; TEL. : 25 48 79 79 / 77 81 75 04 /72 54 28 28 ; email sobimapbf@gmail.com et tous les jours ouvrables de 08h00 à 15h30mns.
6. Les manifestations d'intérêt doivent être déposées au secrétariat de la Direction Générale de la Société Burkinabè d 'Intrants et de Matériels Agro-Pastoraux (SOBIMAP), sise à Koulouba dans la zone du Projet ZACA au 3ème étage de l'immeuble Armelle au plus tard le mardi 31 mars 2026 à 15h30mns.
Les frais d'étude non remboursables des dossiers sont fixés à vingt-cinq mille (25 000) F CFA par candidat. L'Administration se réserve le droit de ne donner suite à tout ou partie de cette procédure.
Société d'Etat à caractère stratégique régie par la loi n 0025/99/AN du 16/11/99 ; créée par décret n'2024-0358/PRESTRANS/PM/MDICAPME/MEFP/MARAH du 05/04/2024 avec un capital social de 100 000 OOOFCFA. NO IFU 00239158U, N OCNSS : 1377569 B, RCCM N OBF OUA-01-2024-B30-10318, 01 BP 1173 OUAGA CNTC, Tel : 25 48 79 79/77 81 75 04, E-mail : sobimapbf@gmail.com ; Ouagadougou, 3e étage de l'immeuble Armelle, quartier projet ZACA.
Le Directeur Général de la SONABEL communique :
Il est porté à la connaissance du public burkinabè que dans le cadre de ses activités, la SONABEL recrute des personnes qualifiées pour être embauchées sous des Contrats de Travail à Durée Indéterminée (CDI).
Le détail du recrutement peut être consulté sur le site web de la SONABEL, accessible à l'adresse : www.sonabel.bf
LE DIRECTEUR GENERAL,
Souleymane OUEDRAOGO
Chevalier de l'Ordre de l'Etalon
Le Directeur Général de la SONABEL communique :
Il est porté à la connaissance du public burkinabè que dans le cadre de ses activités, la SONABEL recrute des personnes qualifiées justifiant d'une expérience professionnelle pour être directement employées sous des Contrats de Travail à Durée Déterminée (CDD).
Le détail des recrutements peut être consulté sur le site web de la SONABEL, accessible à l'adresse : www.sonabel.bf
LE DIRECTEUR GENERAL,
Souleymane OUEDRAOGO
Chevalier de l'Ordre de l'Etalon
Suite à la décision du jury d'appel de la CAF consacrant la victoire du Maroc sur le Sénégal sur tapis vert, la Fédération sénégalaise de football dénonce "une décision inique, sans précédent et inacceptable qui jette le discrédit sur le football africain." A travers le communiqué ci-après, elle promet d'engager une procédure d'appel devant le Tribunal du sport à Lausanne.
Lefaso.net
Les fidèles musulmans du Burkina ont célébré, dans la nuit de lundi à mardi 16-17 mars 2026, Laylat al-Qadr, plus connue sous l'appellation Nuit du Destin. Comme à l'accoutumée, le Cercle d'études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) et l'Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (A.E.E.M.B) ont convié les fidèles pour sacrifier à cette importante nuit, placée sous le thème : « Le ramadan, une école de spiritualité et de solidarité : comment pérenniser les acquis ? ».
L'adoration de la Nuit du Destin équivaut à 1 000 mois (plus de 83 ans) d'adoration, d'où son importance pour le fidèle musulman, explique Tiégo Tiemtoré, imam du CERFI et de l'A.E.E.M.B, ajoutant qu'elle est également un moment pour nourrir les vertus telles que la solidarité, la fraternité, la tolérance et prier pour la paix au Burkina et la quiétude pour l'ensemble des populations.
La célébration a enregistré la présence du Président de l'Assemblée législative de Transition (ALT), Dr Ousmane Bougouma (3ème à partir de la droite) et le directeur du protocole de l'ALT, D. K. Germain Ouattara (1er à partir de la droite).C'est par la lecture du Coran qu'a démarré la Nuit du Destin, marquée par des prières, des prêches et invocations et une présentation de projets du CERFI. Ces projets structurants portent notamment, outre les fréquentes actions citoyennes et de solidarité envers les personnes vulnérables, sur la construction de complexes éducatifs, des centres de santé et de formation professionnelle, des mosquées.
L'un des grands axes majeurs de cette nuit a été la conférence sur le thème retenu pour cette année :« Le ramadan, une école de spiritualité et de solidarité : comment pérenniser les acquis ? ». Elle a été animée par imam Alidou Ilboudo, imam du CERFI et de l'A.E.E.M.B.
Dans sa communication, imam Ilboudo a d'abord énuméré les enseignements du ramadan avant de dévoiler des recommandations aux fins de pérennisation des bienfaits de ce mois. Sur le premier volet, on peut retenir que ce mois béni a mis en exergue des vertus, notamment en recommandant au fidèle de se départir des habitudes de dépendance. En clair, ramadan a, par exemples, enseigné la maîtrise des sens (la maîtrise de ses pulsions, ne pas regarder et écouter ce qui est interdit, ne pas raconter n'importe quoi...), la solidarité, etc. Ce mois a eu aussi pour mérite de casser les barrières entre riches et pauvres qui ont partagé des valeurs et des horaires dans les mosquées.
Selon le conférencier, si ce mois a donc été un moment de perfectionnement pour le fidèle, l'après-ramadan ne doit pas être synonyme d'un retour aux vieilles habitudes. Bien au contraire, souligne imam Ilboudo, les vertus du mois de jeûne doivent éclairer les comportements pour le reste de l'année. Par ce second volet, le communicant a insisté sur la nécessité de maintenir la spiritualité au quotidien. Cela se traduit, à titre d'exemple, par l'établissement d'un standard minimum de dévotion (se fixer des objectifs quotidiens réalistes, tels que faire deux rakats chaque nuit, lire une ou deux pages du coran par jour, etc.).
L'imam Alidou Ilboudo exhorte également chaque fidèle à poursuivre les jeûnes facultatifs (faire le jeûne les lundi et jeudi, pratiquer le Zikr avec une méditation profonde, etc.).
Toujours pour la pérennisation des acquis du ramadan, le communicant évoque la nécessité de maintenir l'élan de solidarité (avoir le réflexe de donner, parrainer un orphelin, donner des vivres mensuellement à son voisin, à une veuve à côté ou à toute autre personne dans le besoin…).
Imam Ilboudo encourage aussi le fidèle musulman à se mettre et à renforcer le bénévolat, en transformant les engagements pris pendant le ramadan en des actions citoyennes pour servir permanemment la cause commune.
La pérennisation des acquis, c'est également cultiver l'empathie (le ramadan a appris à comprendre la souffrance d'autrui, le fidèle doit continuer à être attentif à la souffrance des autres, aux personnes vulnérables de la société) et persévérer dans la transformation comportementale. « Contrôler son caractère : les vertus de patience, de maîtrise de soi, de bienveillance que nous avons développées pendant le jeûne, doivent rester des principes-directeurs dans nos interactions quotidiennes. L'habitude de dire : ‘'après le ramadan, on va voir'', veut dire qu'on n'a pas compris l'enseignement de l'islam », enseigne imam Ilboudo.
Il est, en outre, recommandé de faire une introspection régulière. Cela appelle à évaluer périodiquement ses propres progrès pour ne pas tomber dans l'insouciance, demander l'aide d'Allah pour rester ferme dans les vertus.
« En refermant les portes du mois sacré, une question demeure : qu'avons-nous ramener de ce voyage ? Nous ne sommes pas venus chercher une médaille de 30 jours, mais une boussole pour les 335 jours qui restent. Si le ramadan a été ce camp d'immersion, alors aujourd'hui commence la véritable marche de notre vie. Les acquis spirituels, cette clarté de l'esprit, cette patience face à l'adversité, cette main tendue vers l'autre, ne sont pas des vêtements de fête que l'on range dans une armoire en attendant l'année prochaine. Ce sont les nouveaux muscles de notre âme, et comme tout muscle, si on ne l'exerce pas, il va s'atrophier. Le succès de notre ramadan se mesure à la douceur de nos paroles, à la sincérité de notre travail, à la fidélité de notre engagement envers Dieu », a commenté le communicant.
O.L
Lefaso.net
« Que perdrait la société si les femmes ne s'intéressaient plus aux initiatives sociales ? » C'est par cette question que Basseratou Kindo a ouvert, le 16 mars 2026, un panel consacré au thème « Femmes, actrices majeures du vivre-ensemble » au Musée national du Burkina Faso. Sur la table, le débat a porté sur les responsabilités féminines dans la cohésion sociale, en donnant la parole à deux intervenantes, Marie Ruth Bintou Diallo, spécialiste des questions sociales, et Kady Traoré, figure du monde cinématographique.
La rencontre féminine a rapidement dépassé le cadre d'un échange théorique. Les interventions ont mis en lumière les tensions sociales contemporaines, les fragilités dans l'éducation, les difficultés de solidarité entre femmes, mais aussi les ressources encore disponibles pour reconstruire des liens plus solides au sein de la société. Basseratou Kindo a, dès l'ouverture questionné sur comment la société mesure réellement ce que les femmes apportent à l'équilibre collectif ? Derrière cette question se dessine l'idée que nombre d'initiatives de médiation, de conciliation et de transmission se jouent encore dans la famille, le voisinage, les relations quotidiennes ou les cadres associatifs.
« Le vivre-ensemble commence dans les gestes les plus simples »
Pour Marie Ruth Bintou Diallo, le vivre-ensemble ne relève pas d'abord des grandes déclarations, mais d'une discipline quotidienne fondée sur le respect, la responsabilité et la capacité à penser à l'autre. Selon elle, une société se consolide lorsque chacun agit avec la conscience que ses actes produisent des effets sur l'ensemble du corps social. Son intervention s'est appuyée sur une lecture historique des sociétés africaines. Elle a rappelé qu'autrefois, les mécanismes de régulation sociale reposaient sur des normes collectives fortes où chacun devait répondre de ses actes, quel que soit son rang. À ses yeux, l'une des ruptures majeures actuelles vient de l'installation progressive d'une forme de banalisation de l'impunité. Elle a insisté sur le fait que, dans les organisations sociales anciennes, les responsabilités étaient clairement assumées, y compris par les détenteurs d'autorité. Cette rigueur, selon elle, participait à l'équilibre collectif.
La modératrice a interrogé les panélistes sur les enjeux d'un retour à nos traditions africaines à l'air des réseaux sociauxDans cette architecture sociale, les femmes occupaient une place particulière. Marie Ruth Bintou Diallo a rappelé qu'elles constituaient souvent le premier maillon de médiation dans les communautés. Le puits, a-t-elle expliqué, représentait bien davantage qu'un simple lieu de ravitaillement en eau : il était un espace d'écoute, d'échange d'informations, de lecture des tensions et parfois de résolution discrète de conflits. À travers ces rencontres quotidiennes, les femmes participaient à la circulation des informations sociales et à la recherche de compromis avant même que les tensions ne prennent de l'ampleur. Pour l'intervenante, cette fonction reposait sur le fait d'écouter sans juger, de comprendre plusieurs points de vue et de chercher l'équilibre. Elle estime cependant que cette place s'est fragilisée avec les transformations historiques, notamment celles issues de la colonisation. Selon elle, la réorganisation économique et administrative introduite à cette période a modifié les rapports sociaux en réduisant certaines marges d'autonomie féminine et en créant de nouvelles frustrations masculines.
Cette évolution continue, selon elle, à produire des effets dans les foyers comme dans les dynamiques sociales plus larges. Elle a notamment évoqué les situations où les déséquilibres économiques nourrissent des tensions conjugales ou communautaires.
L'éducation a occupé une place importante dans son intervention. Pour Marie Ruth Bintou Diallo, les femmes gardent un rôle central dans la construction d'une société apaisée à travers la transmission des repères aux enfants, particulièrement aux garçons. Elle estime qu'un homme violent est souvent le produit d'un déficit de dialogue éducatif sur la place de la femme, le respect et les limites.
“Je reste convaincue que nous, mamans, on a toujours la clé de l'éducation de nos enfants”, a indiqué Marie Ruth Bintou Diallo, experte en genre et sociologueÀ partir d'un souvenir personnel lié à son grand-père, elle a souligné l'importance du temps de qualité accordé aux enfants. Selon elle, ce n'est pas la quantité de présence qui construit, mais la qualité des échanges, la possibilité de faire réfléchir l'enfant, de lui apprendre à former son propre jugement. Abordant la question d'internet, elle a rejeté l'idée d'un numérique uniquement destructeur. Pour elle, les usages numériques reflètent d'abord l'éducation reçue. Un enfant bien accompagné développera des mécanismes de tri. À l'inverse, l'absence de repères laisse le champ libre aux influences négatives. Elle a également insisté sur la nécessité pour les femmes de mieux se parler entre elles. Selon elle, beaucoup de tensions féminines actuelles se nourrissent d'incompréhensions qui pourraient être désamorcées par un dialogue direct. À ses yeux, la solidarité féminine demeure un chantier majeur si les femmes veulent peser davantage sur les transformations sociales. Enfin, elle a rappelé que les femmes disposent de capacités reconnues dans les processus de paix, mais qu'elles restent encore insuffisamment présentes là où se prennent les décisions majeures.
« L'art peut adoucir les cœurs ou durcir les rapports sociaux »
Prenant la parole depuis son expérience de réalisatrice et d'actrice, Kady Traoré a déplacé le débat vers le rôle de la création artistique dans la cohésion sociale. Pour elle, la femme artiste assume une double responsabilité : celle de femme dans son foyer et celle d'éducatrice dans l'espace public. Chaque œuvre produite, a-t-elle expliqué, véhicule une vision du monde. Une chanson, un film ou une série peuvent influencer durablement la manière dont une société regarde les rapports humains. Selon elle, l'art peut rapprocher, mais aussi alimenter des méfiances ou des stéréotypes si les messages ne sont pas pensés avec responsabilité. Une œuvre mal orientée peut installer des peurs, déformer les rapports de voisinage ou banaliser des tensions.
“Dans sa contribution du vivre ensemble, je pense que la femme artiste a une double charge. Sa première charge, c'est être une femme dans une société, c'est une maman qui contribue à son foyer. Quand on est une femme artiste et qu'on a des enfants dans un foyer, on assure l'éducation et avant de penser à nous en tant que femme”, la réalisatrice Kady TraoréPour illustrer son propos, elle s'est appuyée sur sa série « Femmes au foyer » Femmes au foyer, dans laquelle plusieurs réalités conjugales sont explorées. Elle y présente différents profils avec une femme contrainte de choisir entre foyer et emploi, une autre dont la réussite économique déstabilise le couple, un ménage où le partage financier ne s'accompagne pas d'un partage des tâches domestiques. À travers ces scénarios, Kady Traoré cherche à refléter les tensions contemporaines sans les caricaturer. Mais elle dit aussi avoir ressenti la nécessité d'introduire un modèle conjugal plus équilibré, après avoir constaté que certains jeunes spectateurs risquaient de conclure que les rapports hommes-femmes sont forcément conflictuels.
Elle a ainsi choisi d'intégrer un couple plus harmonieux, où le dialogue, la confiance et la transparence existent réellement. Pour elle, montrer des alternatives positives est aussi une responsabilité artistique. L'artiste ne se contente pas de reproduire la société : il ou elle contribue aussi à façonner les imaginaires. Kady Traoré estime aussi que les femmes artistes jouent un rôle essentiel parce qu'elles créent des récits capables d'influencer les comportements individuels et collectifs. Dans un contexte où les images circulent rapidement, cette responsabilité devient encore plus importante.
Le panel s'est tenu dans le cadre de l'ouverture de l'exposition artistique « Le Conseil des ministres », offrant ainsi un dialogue direct entre expression artistique et réflexion sociale. À travers cette articulation, les organisateurs ont voulu rappeler que les questions de vivre-ensemble se construisent aussi dans les récits, les symboles et les représentations culturelles.
Farida Thiombiano
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