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Mis à jour : il y a 1 semaine 4 jours

Mise en œuvre du 15ᵉ plan quinquennal de la Chine : La performance de gouvernance, l'atout principal

lun, 02/03/2026 - 23:17

Le Parti communiste chinois (PCC) balise le terrain pour une mise en œuvre efficiente du 15ᵉ plan quinquennal de développement national. Les équipes dirigeantes, des provinces jusqu'aux cantons, en passant par les villes et les districts, vont connaître un renouvellement progressif. Il importe que ces équipes s'imprègnent conséquemment des responsabilités qu'elles seront appelées à assumer.

Sur cette lancée, la direction générale du Comité central du PCC a publié une circulaire pour lancer une campagne à l'échelle du Parti afin de guider les membres du PCC, en particulier les cadres, à acquérir et à mettre en pratique une vision juste des performances politiques. Ladite notice stipule explicitement la conduite à tenir : "Nous devons partir des conditions réelles et agir conformément aux lois objectives, afin d'apporter des avantages tangibles au peuple à travers un travail concret".

L'esprit de cette disposition suppose que les performances politiques doivent être en phase avec la réalité du terrain et avoir une priorité centrée sur le peuple. Le secrétaire général du Comité central du PCC, Xi Jinping, a rappelé qu'une conception correcte de la réussite politique exige que l'on s'appuie sur la réalité et que l'on agisse conformément aux lois objectives. "Grâce à une prise de décision scientifique et à un travail assidu et acharné, nous devons faire des réalisations qui résistent à l'épreuve de la pratique et de l'histoire, qui profitent véritablement au peuple et qui gagnent sa reconnaissance", a-t-il précisé.

Les réalisations politiques, loin d'être une course aux résultats immédiats ou un trompe-l'œil, sont une démarche structurée inspirée des réalités concrètes de terrain. Autrement dit, c'est en fonction des priorités de développement que présentent une province, une région, un district ou un canton dans lequel les projets doivent être implémentés. Une connaissance de la réalité et des priorités de chaque zone est un préalable pour des performances politiques abouties. En clair, sans une feuille de route qui recèle tous les contours inhérents aux initiatives de développement, les résultats seront en deçà des attentes.

Comment une telle vision peut-elle être effective sur le terrain ? Il apparaît de toute évidence que le sens de responsabilité et d'engagement des cadres du Parti est une exigence de premier ordre. Il importe que chaque responsable de premier ou de second rang réfléchisse au sens de son engagement politique, aux efforts qu'il est prêt à consentir et à l'empreinte qu'il entend laisser à la postérité. Un camion en bon état, plein de carburant et sur une bonne route ne saurait arriver à la bonne destination sans un bon conducteur. C'est donc un impératif pour les cadres du Parti d'incarner la vision afin qu'elle se traduise en termes de résultats concrets sur le terrain. Une vision mal appropriée va nécessairement conduire à des échecs et à des mécontentements.

Le service au peuple doit être la véritable boussole du leader. Comme l'a si bien dit le secrétaire général, "l'immortalité dans l'histoire n'a aucun lien intrinsèque avec le rang officiel, mais plutôt avec les actes accomplis". En réalité, ce sont les leaders qui contribuent de manière significative à l'amélioration de la vie des gens incarnent le sens du devoir et du service à la nation. Les ambitions personnelles sont incompatibles avec l'engagement au service de l'intérêt général.

L'autre exigence qui importe dans la réalisation de la vision se rapporte à la finalité des résultats. À qui les résultats de l'initiative sont-ils destinés ? De quelle nature sont-ils ? Et, comment ont-ils été créés ? La réponse à ces questions, que l'on doit avoir à l'esprit, est la priorité de départ, c'est-à-dire la primauté du peuple. Les performances politiques doivent nécessairement épouser les intérêts du peuple, dans l'immédiat comme sur le long terme, sinon elles ne seraient que vains efforts. Leur objectif final est de favoriser la prospérité nationale et le bien-être populaire.

Sans une véritable connaissance du terrain, il serait impossible de réaliser des performances pertinentes. Connaître le terrain suppose que l'on prenne contact avec le peuple à la base, que l'on touche du doigt ses réalités, que l'on puisse cerner le contexte global des préoccupations afin de procéder à une évaluation minutieuse de la situation.

Le processus de développement implique à la fois un engagement personnel sans faille et une connaissance de la réalité. Les expériences d'autrefois du secrétaire général Xi Jinping à Zhengding, au Fujian, au Zhejiang et à Shanghai illustrent à propos cela. En effet, dans chaque localité où il a été amené à assumer des responsabilités, il a proposé un modèle de développement adapté.

De nos jours, si la Chine est citée en exemple dans la lutte contre la pauvreté, cela n'est pas fortuit. Elle a su saisir ses causes profondes avant d'appliquer les solutions idoines. En un mot, les performances politiques se réalisent sans improvisation et sans calculs égoïstes. Le concept de performance de gouvernance consiste fondamentalement à choisir entre le long terme et l'immédiat, entre le tout et la partie. Ce modèle devrait inspirer les pays en développement si leur volonté est de véritablement œuvrer pour le bien-être de leurs populations. Dans la mise en œuvre de son 15e plan quinquennal de développement national, la Chine a pris le pari de miser une fois de plus sur la performance de gouvernance.

Karim Badolo, journaliste à CGTN Français
Lefaso.net

Catégories: Afrique, France

ONU : Macky Sall annonce sa candidature au poste de secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies

lun, 02/03/2026 - 23:14

Soutenu par l'Union africaine, l'ancien président sénégalais Macky Sall se porte candidat au poste de secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU). L'information est rapportée par nos confrères de Senego. Selon Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l'Alliance pour la République (APR), la candidature aurait été déposée par le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l'Union africaine, au nom de ses homologues.

S'exprimant sur la RFM, Abdou Mbow a estimé que « les autorités sénégalaises ne doivent pas ramer à contre-courant de l'histoire », soulignant que le leadership de Macky Sall est largement reconnu et respecté. « Que l'on veuille ou non, le président Macky Sall bénéficie aujourd'hui d'un leadership accepté. C'est un leader qui est écouté, et quelqu'un qui a eu un parcours exceptionnel », a-t-il déclaré.

Lefaso.net
Source :
Senego

Catégories: Afrique, France

Lutte contre le grand banditisme : La Police nationale démantèle un réseau à Bobo-Dioulasso

lun, 02/03/2026 - 19:05

Le Service régional de la police judiciaire du Guiriko (SRPJ-Guiriko) a mis fin aux activités d'un réseau de malfrats spécialisé dans le vol d'engins à deux roues dans la ville de Bobo-Dioulasso. L'enquête a été déclenchée à la suite d'informations signalant qu'un individu était en possession d'une motocyclette d'origine frauduleuse. Les investigations menées ont permis de découvrir l'existence d'un réseau organisé impliqué dans le vol de motos.

Selon les éléments recueillis, les membres du groupe sillonnaient nuitamment les artères de la ville à la recherche d'engins stationnés dans des cours non sécurisées. Après repérage, ils s'introduisaient frauduleusement dans les concessions par escalade et emportaient les motos retrouvées sur place.

Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont procédé à l'interpellation de trois membres actifs du réseau, dont un a déjà été déféré devant les autorités compétentes. Cinq motocyclettes ont également été saisies au cours de l'opération et restituées à leurs propriétaires légitimes.

La Police nationale a salué la contribution des citoyens et les a invités à poursuivre leur collaboration en signalant tout cas suspect aux services de sécurité, afin de renforcer la lutte contre l'insécurité urbaine.

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Source : Police nationale

Catégories: Afrique, France

Bonne gouvernance : La cartographie des dysfonctionnements de l'administration publique remise au Premier ministre

lun, 02/03/2026 - 19:03

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 2 mars 2026, le ministre Conseiller spécial du président du Faso chargé des questions de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, Ragnang-Newindé Isidore Tiemtoré, dans le cadre du suivi des réformes visant à renforcer la gouvernance publique.

Au cours de cette rencontre, le président du conseil d'orientation de la Commission de régulation des dysfonctionnements a remis au chef du Gouvernement trois documents majeurs. D'abord, le rapport d'activités 2025 de la Commission, ensuite, le rapport sur le fonctionnement des conseils de discipline, et enfin, la cartographie des dysfonctionnements de l'administration publique couvrant la période 2015-2024. Les deux premiers rapports, à caractère confidentiel, ont été transmis pour appréciation.

1 281 dysfonctionnements recensés, 421 jugés critiques

Fruit d'un vaste diagnostic conduit par la Commission rattachée au Cabinet du président du Faso, la cartographie dresse un état des lieux approfondi de l'administration publique burkinabè. Sur 1 281 dysfonctionnements identifiés à l'échelle nationale, 421 ont été considérés comme critiques à l'issue d'une analyse détaillée.

Ces insuffisances ont été regroupées en cinq grandes catégories. La première concerne l'application des textes juridiques. La deuxième porte sur l'action ou l'inaction des agents d'exécution. La troisième met en cause l'action ou l'inaction des supérieurs hiérarchiques. La quatrième relève des insuffisances logistiques et matérielles. Enfin, la cinquième est liée aux faiblesses du dispositif de contrôle interne.

Un cadre national de référence pour corriger les insuffisances

Selon Ragnang-Newindé Isidore Tiemtoré, le Premier ministre a salué la portée structurante et inédite de cette initiative dans l'administration publique burkinabè. Le document servira désormais de cadre national de référence et sera diffusé dans l'ensemble des administrations afin que chaque institution élabore un plan de riposte adapté aux dysfonctionnements identifiés.

À travers cette démarche méthodique et prospective, le Gouvernement ambitionne de consolider la discipline administrative, de renforcer la culture de la redevabilité et d'accroître l'efficacité de l'action publique.

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Source : Primature du Burkina Faso

Catégories: Afrique, France

Burkina/Fiscalité : Le Premier ministre félicite les régies financières et lance la 4ᵉ édition du mois de l'exemplarité fiscale

lun, 02/03/2026 - 19:01

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a effectué, ce 2 mars 2026, une tournée au sein des principales régies financières du Burkina Faso, saluant leurs performances et lançant officiellement la 4ᵉ édition du mois de l'exemplarité fiscale. À la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP), le directeur général a présenté une administration forte de plus de 1 400 agents répartis dans les 17 régions du pays.

Pour l'année 2025, l'institution a mobilisé 501,6 milliards de francs CFA sur une prévision de 408,48 milliards, soit un taux d'exécution de 122,76%. Au premier trimestre 2026, 42 milliards de francs CFA ont déjà été recouvrés pour une prévision de 30 milliards, représentant près de 140% de réalisation. Ces résultats sont attribués aux réformes engagées, à la digitalisation des procédures et à la modernisation des systèmes d'information.

La visite s'est poursuivie à la Direction générale des douanes (DGD), où le directeur général, l'Inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a réaffirmé la disponibilité du personnel à mettre en œuvre, avec rigueur et loyauté, les orientations gouvernementales. En effet, pour l'exercice budgétaire 2026, l'objectif assigné à la DGD, est de mobiliser 1 367 milliards de francs CFA, soit une hausse de 9,9% par rapport à 2025.

Lancement du mois de l'exemplarité fiscale

La tournée s'est achevée à la Direction générale des Impôts (DGI), où le chef du Gouvernement a procédé au lancement officiel de la 4ᵉ édition du mois de l'exemplarité fiscale. La directrice générale, Éliane T. Djiguemdé/Ouédraogo, a salué cette initiative et réitéré l'engagement des agents à renforcer la performance et la proximité avec les contribuables.

Pour donner l'exemple, le Premier ministre s'est publiquement acquitté de sa taxe de résidence, affirmant que « chaque fois qu'un citoyen s'acquitte de sa taxe, de ses impôts, c'est un acte d'amour pour le Burkina Faso », et un engagement pour la souveraineté nationale. Il a également rappelé que la mobilisation endogène des ressources demeure essentielle pour faire face aux défis sécuritaires, soutenir la reconquête du territoire et poursuivre la refondation du pays sous le leadership du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Le chef du Gouvernement a enfin exhorté l'ensemble des citoyens à respecter leurs obligations fiscales afin de bâtir un Burkina Faso résilient, souverain et prospère.

Lefaso.net
Source : Primature du Burkina Faso

Catégories: Afrique, France

WHAT YOU NEED SA, à travers son département RH et développement des performances, recrute pour le compte d'une importante structure de la place neuf (09) agents (H/F)

lun, 02/03/2026 - 16:20

AVIS DE RECRUTEMENT WYN-001-2026

répartis comme suit :

CHARGE D'OPERATIONS : Être titulaire d'un Bac + 3 ans/Bac + 4 ans d'études supérieures en agronomie, économie, marketing commercial ou tout autre diplôme équivalent : deux (02) postes
SECRETAIRES-COMPTABLES : Être titulaire d'un Bac G2 ou tout autre diplôme équivalent : deux (02) postes

MAGASINIERS : Être titulaire d'un BEPC ou d'un BEP : deux (02) postes
COMPTABLE : Être titulaire d'un BAC+3 d'études supérieures en comptabilité, en gestion, en finance ou tout autre diplôme équivalent : un (1) poste
CHARGE D'APPUI A LA DIRECTION DES APPROVISIONNEMENTS ET DES ACHATS : Être titulaire d'un BAC+3 en économie, en droit, en commerce, en gestion ou tout autre diplôme équivalent : un (1) poste
CHAUFFEUR : Être titulaire d'un CEP ou tout autre diplôme équivalent : un (1) poste

Attention : Veuillez lire l'intégralité du communiqué avant de postuler !

A. DESCRIPTION DES POSTES A POURVOIR

1. CHARGE D'OPERATIONS
• Nombre de postes à pourvoir : 02
• Niveau d'études : Être titulaire d'un diplôme de niveau Bac + 3 ans/Bac + 4 ans d'études supérieures en agronomie, économie, marketing commercial ou tout autre diplôme équivalent ;
• Expérience professionnelle requise : avoir au moins cinq (05) ans d'expérience professionnelle.

• Compétences requises :
avoir une compétence en synthèse de documents ;
avoir des connaissances sur les intrants et matériels agro-pastoraux ;
avoir une compétence en management opérationnel ;

avoir travaillé dans une structure privée ou publique intervenant dans le domaine des intrants et matériels agro-pastoraux serait un atout ;
avoir une bonne capacité de rédaction des rapports périodiques ;
• Attributions du poste :
Sous la responsabilité fonctionnelle et administrative du Directeur du réseau et des ventes (DRV), le chargé d'opérations recherché a pour mission de mettre en œuvre la politique commerciale et marketing de la société dans la zone de couverture.

 Principales tâches
Le chargé d'opérations a pour mission de :
coordonner les activités de la société au niveau de la zone de couverture ;
assurer la gestion et le suivi du portefeuille des distributeurs ;
promouvoir les produits de la société de la zone de couverture ;
produire les données statistiques et rapports sur le niveau de satisfaction des clients vis-à-vis des produits ;

superviser la gestion financière et comptable des activités de la zone de couverture dans la limite des délégations accordées ;
assurer la gestion locale du patrimoine de son ressort ;
assurer la gestion administrative du personnel de la zone ;
assurer le recouvrement de premier niveau des créances ;
prendre part aux inventaires périodiques du patrimoine dans sa zone ;
planifier les approvisionnements et réapprovisionnements de la zone ;
assurer le planning et le suivi de la distribution des produits ;

veiller à la bonne utilisation et à la conservation des biens mis à sa disposition ;
élaborer et transmettre les rapports périodiques sur la gestion de la zone ;
exécuter toute autre tâche confiée par la hiérarchie dans le respect de la déontologie.
• Lieu d'exercice : Bobo-Dioulasso ou Tenkodogo avec la possibilité de se déplacer dans les autres régions ou hors du Burkina Faso dans le cadre du travail.

2. SECRETAIRES-COMPTABLES
• Nombre de postes à pourvoir : 02
• Niveau d'études : Être titulaire d'un Bac G2 ou tout autre diplôme équivalent
• Expérience professionnelle : Avoir au moins trois (03) ans d'expérience professionnelle.

• Compétences requises :
avoir une compétence en synthèse de documents ;
avoir une bonne connaissance en comptabilité et secrétariat ;
avoir la maitrise d'au moins un logiciel comptable ;
avoir travaillé dans une structure privée ou publique intervenant dans le domaine du commerce ou des finances serait un atout ;

avoir une bonne capacité de rédaction des rapports ;
• Attributions du poste :
Sous la responsabilité fonctionnelle et administrative du chargé de mission, le ou la secrétaire- comptable a pour missions d'assurer la gestion administrative et comptable de la zone de couverture conformément aux procédures en vigueur.
 En matière de secrétariat et gestion administrative

Tâches :
assurer l'accueil physique et téléphonique des usagers ;
gérer le courrier entrant et sortant (réception, enregistrement, transmission, archivage) ;
saisir et/ou mettre en forme les correspondances, rapports, notes et procès-verbaux ;
gérer l'agenda et le planning de la hiérarchie ;
informer les clients sur les prix des produits ;

assurer le classement, l'archivage et la conservation des documents administratifs et commerciaux ;
contribuer à la tenue des dossiers du personnel ;
assurer le suivi administratif des congés ;
assurer la gestion des fournitures et consommables de bureaux ;
exécuter toute autre tâche confiée par la hiérarchie dans le respect de la déontologie.
 En matière comptable et financière

Tâches :
éditer les documents de ventes ;
enregistrer les opérations comptables courantes (dépenses, recettes, factures) ;
établir les pièces comptables (bons de caisse, factures, reçus, bordereaux) ;
tenir les brouillards et journaux de caisse et de banque ;
assurer le suivi des créances et des dettes ;
préparer les états de rapprochement bancaire ;
gérer la caisse des menues dépenses ;
accomplir les versements journaliers des recettes à la banque ;

classer les pièces comptables de la zone dans les chronos créés par nature d'opérations ;
participer à l'élaboration des situations comptables et financières périodiques ;
contribuer à l'élaboration du budget et au suivi de son exécution ;
préparer les documents nécessaires aux contrôles internes et audits ;
exécuter toute autre tâche confiée par la hiérarchie dans le respect de la déontologie ;
• Lieu d'exercice : Bobo-Dioulasso ou Tenkodogo avec la possibilité de se déplacer dans les autres régions ou hors du Burkina Faso dans le cadre du travail.

3. MAGASINIERS
• Nombre de poste à pourvoir : 02
• Niveau d'études : Être titulaire d'un BEPC ou d'un BEP ;
• Expérience professionnelle requise : Avoir au moins trois (3) ans d'expérience professionnelle dans une structure privée ou publique, spécialisée dans gestion des approvisionnements et en qualité de magasinier ou tout autre expérience professionnelle équivalente.
Une expérience professionnelle dans le domaine de la gestion d'intrants et matériel agro-pastoraux serait un atout ;

• Compétences requises :
avoir la capacité d'élaborer une situation périodique des stocks d'intrants et de matériels agro-pastoraux ;
avoir la capacité de lire et interpréter les bons de commande, les documents de suivi des commandes, les codes-barres, les rapports d'inventaires.
• Attributions du poste :
Sous la supervision du chargé d'opérations, le magasiner a pour mission de réceptionner, stocker et préparer les produits stockés dans un magasin de la structure (entrepôt, magasin, autres).

Tâches :
superviser le chargement et déchargement des produits ;
coordonner les activités des manutentionnaires ;
assurer la réception des produits entrants dans les magasins ;
mettre en exergue les écarts de réception et les traiter avec diligence ;

assurer la gestion rigoureuse des entrées/sorties de stocks ;
veiller au rangement des produits conformément aux bonnes pratiques de stockage ;
assurer la bonne tenue des magasins (sécurité, hygiène, stockage) placés sous sa responsabilité ;
veiller au strict respect des conditions de stockage imposées pour les produits ainsi que les consignes sécuritaires et sanitaires ;

informer à la hiérarchie de tout incident constaté au niveau du magasin ;
tenir et mettre à jour tous les documents en rapport avec les flux entrées/sorties de stocks ;
exécuter toute autre tâche confiée par la hiérarchie dans le respect de la déontologie.

• Lieu d'exercice : Bobo-Dioulasso ou Tenkodogo avec la possibilité de se déplacer dans les autres régions ou hors du Burkina Faso dans le cadre du travail.

4. COMPTABLE :
• Nombre de postes à pourvoir : 01
• Niveau d'études : Être titulaire d'un BAC+3 d'études supérieures en comptabilité, en gestion, en finance ou tout autre diplôme équivalent ;

• Expérience professionnelle requise : Avoir au moins cinq (05) ans d'expériences professionnelles ;
• Compétences requises :
avoir la maitrise d'au moins un logiciel comptable ;
avoir la maitrise des principes comptables (SYSCOHADA révisé) ;
avoir une bonne base en matière de fiscalité et des obligations déclaratives ;
avoir une connaissance des procédures de contrôle interne serait un atout.
• Attributions du poste :
Sous la responsabilité hiérarchique et fonctionnel du directeur financier et comptable, le comptable a pour mission la gestion financière et comptable des opérations de la société.

Tâches :
enregistrer les opérations comptables conformément au SYSCOHADA ;
tenir à jour les journaux comptables (caisse, banque, opérations diverses) ;
assurer la tenue et la mise à jour du grand livre et de la balance ;
veiller à la régularité, à la sincérité et à l'exactitude des écritures comptables ;

procéder aux arrêtés périodiques des comptes ;
assurer le suivi des comptes de caisse et de banque ;
établir les rapprochements bancaires ;
suivre les flux de trésoreries et en produire des états de suivi ;
enregistrer et suivre les factures fournisseurs et clients ;

assurer le suivi des paiements et des échéanciers ;
contribuer au recouvrement des créances de second niveau ;
participer à l'élaboration du budget et de son exécution ;
contribuer à l'analyse des coûts et à la prise des décisions ;
préparer les déclarations fiscales et sociales ;
assurer le calcul et le suivi des impôts, taxes et cotisations sociales,
veiller au respect des échéances fiscales et sociales ;

préparer les éléments nécessaires aux contrôlés fiscaux et sociaux ;
assurer la conservation et l'archivage des pièces comptables ;
préparer les dossiers pour les audits interne et externe ;
participer à l'amélioration du dispositif de contrôle interne ;
produire des rapports de situations financières périodiques ;
exécuter toute autre tâche confier par la hiérarchie dans le respect de la déontologie
• Lieu d'exercice : Bobo-Dioulasso ou Tenkodogo avec la possibilité de se déplacer dans les autres régions ou hors du Burkina Faso dans le cadre du travail.

5. CHARGE D'APPUI A LA DIRECTION DES APPROVISIONNEMENTS ET DES ACHATS
• Nombre de postes à pourvoir : 01
• Niveau d'études : Être titulaire d'un BAC+3 en économie, en droit, en commerce, en gestion ou tout autre diplôme équivalent
• Expérience professionnelle requise : Avoir au moins trois (03) ans d'expériences professionnelles.
• Compétences requises :

avoir une excellente connaissance des procédures de passation des marchés ;
avoir une excellente capacité d'analyse, de rédaction et de synthèse ;
avoir un esprit d'initiative, et une rigueur dans le traitement des dossiers ;
avoir une connaissance de l'outil informatique et une maitrise des tableurs tels que Word, Excel, power point, messagerie électronique et autres canaux de communication ;

avoir une bonne connaissance de règlementation nationale en matière de commande publique au Burkina Faso publics ;
avoir de solides capacités d'analyse financière et technique ;
être de bonne moralité.
• Attributions du poste :
Sous la responsabilité du directeur des approvisionnements et des achats (DAA), le chargé d'Appui aura pour tâches de préparer, d'élaborer, d'exécuter et de suivre le processus de passation des biens, et services, d'exécution, des marchés de travaux et prestation intellectuelle conformément aux textes en vigueur au Burkina Faso et aux procédures internes de la société.

Tâches :
assister la direction des approvisionnements et des achats (DAA) dans la préparation, l'élaboration et le suivi de l'exécution de plan de passation des marchés de la société ;
centraliser les besoins exprimés par les autres entités de la société ;
préparer les projets de dossier d'appel a concurrence ;
suivre la mise à disposition des dossiers aux éventuels soumissionnaires ;
élaborer les procès-verbaux d'analyse des offres ;

réceptionner les offres et les propositions des soumissionnaires
élaborer les statistiques relatives à la mise en œuvre des procédures de passation ;
suivre la transmission de toute correspondance adressée aux fournisseurs ;
assurer le classement et l'archivage des dossiers de passation des marchés ;
élaborer les projets contrats

rédiger les projets de rapports sur la passation des marchés ;
assurer l'archivage physique et électronique des dossiers ;
exécuter toute autre tâche ou mission confiée par la hiérarchie et en lien avec ses missions.
• Lieu d'exercice : Ouagadougou avec la possibilité de se déplacer dans les régions ou hors du Burkina Faso dans le cadre du travail.

6. CHAUFFEUR :
• Nombre de postes à pourvoir : 01
• Niveau d'études : Être titulaire d'un CEP ou tout autre diplôme équivalent ;
• Expérience professionnelle requise : Avoir au moins trois (03) ans d'expériences professionnelles en qualité de chauffeur dans le privé ou le public

• Compétences requises :
Être titulaire d'un permis de conduire de catégorie C
• Attributions du poste :
Sous la supervision du directeur du patrimoine et de la logistique (DPL), le chauffeur a pour missions d'assurer le transport sécuriser des personnes et des biens dans le respect des règles de sécurité routière et des procédures interne de la société.

Tâches :
conduire le véhicule mis à sa disposition dans le respect strict du code de la route ;
assurer le transport du personnel et /ou des partenaires selon les programmes établis ;
veiller à la ponctualité et à la disponibilité lors des déplacements professionnels ;
effectuer les courses à la demande de la hiérarchie ;
signaler immédiatement tout incident, accident ou anomalie à la hiérarchie ;
assurer l'entretien courant du véhicule (nettoyage, vérification des niveaux, pression des pneus, etc.) ;
tenir à jour le carnet de bord ;

signaler les besoins en maintenance, réparation ou révision technique ;
suivre la consommation de carburant et rendre compte conformément aux besoins procédures internes ;
respecter les règles d'utilisation du véhicule de service ;
vérifier l'état du véhicule avant et après chaque trajet ;
gérer les documents du transport (permis, assurance, etc.) ;
exécuter toute autre tâche confiée par la hiérarchie dans le respect de la déontologie
• Lieu d'exercice : Ouagadougou avec la possibilité d'effectuer de multiples déplacements dans les autres régions ou hors du Burkina Faso dans le cadre du travail.

B. CONDITIONS GENERALES
Les candidats aux différents postes doivent satisfaire aux conditions générales suivantes :
• Être de nationalité burkinabè, jouir de ses droits civiques et être physiquement apte pour les activités de terrain ;
• Être âgé de dix-huit (18) ans au moins et de quarante-cinq (45) ans au plus au 31 décembre 2026 ;
• Nature du contrat : contrat à durée déterminée après une période d'essai concluante.

C. COMPOSITION DU DOSSIER
• Une demande adressée à Monsieur l'Administrateur Général de WHAT YOU NEED précisant le poste à pourvoir ;
• Une lettre de motivation datée et signée adressée à Monsieur l'Administrateur Général de WHAT YOU NEED ;
• Un curriculum vitae détaillé, sincère, daté et signé assorti de deux (02) noms de personnes de référence ;
• Une copie simple du diplôme exigé ;
• Une copie simple de la Carte Nationale d'Identité Burkinabè ;
• Les copies simples des documents justifiant l'expérience professionnelle ;

En cas d'admission les candidats devront fournir des pièces complémentaires suivantes :
• Un certificat de nationalité burkinabè ;
• Un casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois ;
• Un certificat de visite et de contre visite datant de moins de trois (03) mois

D. DATE ET LIEU DE DEPOT DES DOSSIERS DE CANDIDATURE

• Période : Les dossiers de candidature sont reçus exclusivement en ligne à l'adresse : wynrecrutement9@gmail.com du mardi 03 mars 2026 au dimanche 08 mars 2026 à 23H59 en précisant en objet le titre du poste à pourvoir.

E. PROCEDURE DE RECRUTEMENT
• Etape 1 : Présélection sur dossier
Seuls les cinquante (50) premiers dossiers de candidature seront pris en compte, par poste à pourvoir, pour la présélection.

• Etape 2 : Entretiens oraux et évaluation des habilités professionnelles
A l'issue de la présélection sur dossiers, seuls les 10 meilleurs candidats, par poste à pourvoir et par ordre de mérite seront retenus pour la phase des entretiens oraux.
 Toute note inférieure à 07/20 est éliminatoire
 L'admission d'un candidat n'est prononcée que lorsqu'il a obtenu une moyenne totale supérieure ou égale à 10/20
 Seuls les candidats présélectionnés à une précédente étape seront admis à subir l'étape suivante
 Toutefois, l'admission n'est définitive qu'après un contrôle approfondi.

F. INFORMATIONS IMPORTANTES :
• Seul l'avis de recrutement publié par le cabinet fait foi
• Seuls les dossiers déposés au cours de la période et à l'adresse sus-indiquées seront reçus
• Les attestations d'admissibilité et les attestations de niveau ne seront pas réceptionnées
• Les diplômes présentés feront l'objet de vérification
• Le lieu et la date de déroulement des différentes épreuves seront communiqués à l'issue de chaque étape à travers le site web de WHAT YOU NEED (www.wyngroupe.com) et ses comptes sur les réseaux sociaux Facebook et LinkedIn

• Les candidats déclarés admis seront soumis à une période d'essai. Ils ne seront définitivement engagés que si la période d'essai est concluante.
• Le cabinet se réserve le droit de ne donner aucune suite au présent avis de recrutement

G. RENSEIGNEMENTS :
Pour toute information complémentaire, veuillez appeler le 25452460 du lundi au vendredi de 08h00 à 17h00 ou visiter notre site web www.wyngroupe.com et nos comptes sur les réseaux sociaux Facebook et LinkedIn.

Ouagadougou le 02/03/2026

Aboubakari OUEDRAOGO

L'Administrateur Général

Catégories: Afrique, France

Burkina/Culture et spiritualité : « Bayiri teeb rēem-wakaté » célèbre l'identité nationale et rend hommage aux FDS

lun, 02/03/2026 - 15:27

La deuxième édition de « Bayiri teeb rēem-wakaté » s'est tenue dans la soirée du dimanche 1er mars 2026 à Bobo-Dioulasso. Placée sous le thème « Notre culture, c'est notre identité », cette rencontre culturelle et d'adoration a mis un point d'honneur à saluer l'engagement des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), engagés pour la reconquête du territoire national.

Après une première édition réussie en 2025, les promoteurs ont renouvelé l'initiative avec la même ferveur. Pensée comme un cadre de valorisation des instruments traditionnels dans les lieux de culte, cette soirée a été ainsi marquée par des prestations de troupes venues de divers horizons, des temps de prière pour la paix ainsi que des dons au profit des veuves et orphelins des FDS. Plusieurs pasteurs ont élevé la voix pour implorer la protection divine sur le Burkina Faso. Selon Théophile Tinto, représentant du comité d'organisation, l'objectif est de réhabiliter les instruments ancestraux souvent délaissés au profit d'équipements modernes.

Selon Théophile Tinto, représentant du comité d'organisation, l'objectif est de réhabiliter les instruments ancestraux souvent délaissés au profit d'équipements modernes

« Nous avons constaté que dans nos églises, nous utilisons beaucoup d'instruments modernes. En poussant la réflexion, nous avons compris que ces instruments, bien qu'appréciés, nous éloignent progressivement de nos propres sonorités », a-t-il expliqué. Selon lui, l'idée est née d'une volonté partagée de valoriser l'héritage culturel légué par les ancêtres. « Nous voulons retrouver les instruments que jouaient nos parents, nos ancêtres. C'est en cela que nous allons nous retrouver en tant que peuple », a-t-il insisté.

Le public fortement mobilisé pour la deuxième édition de « Bayiri teeb rēem-wakaté »

Pour les organisateurs, la culture constitue un socle d'unité nationale, au-delà des différences linguistiques et ethniques. Sur la scène, le balafon, le djembé, le lunga, les calebasses, la flûte traditionnelle, le gumbé et le warba ont rythmé les louanges, illustrant la richesse culturelle du pays et la diversité des ethnies représentées. Ainsi, chaque instrument a résonné comme un appel à la mémoire collective et à la cohésion sociale. A en croire le porte-parole du comité d'organisation, Théophile Tinto, la diversité des troupes invitées, venues de plusieurs localités, a donné un cachet particulier à la soirée.

La prestation d'une troupe de la communauté bwaba

Les organisateurs ont également tenu à faire place aux « troupes en herbe » et aux minorités culturelles, dans un souci d'inclusion et d'équité. Théophile Tinto a indiqué que cette édition se distingue par quelques innovations notamment une meilleure structuration des prestations. Il a aussi souligné un travail collégial marqué par des débats contradictoires, mais orienté vers un objectif commun : faire de « Bayiri teeb rēem-wakaté » un cadre de communion nationale.

« Au regard de l'engouement constaté, l'idée de transformer l'événement en véritable festival fait son chemin. Actuellement limitée à deux ou trois heures d'activités, la soirée laisse souvent le public sur sa faim. Nous envisageons ainsi d'élargir le format et, à terme, de décentraliser l'initiative vers d'autres régions du pays », a-t-il laissé entendre.

La séance de prière pour la paix et la sécurité au Burkina par les pasteurs

Magnifier la culture tout en renforçant la solidarité

L'événement a connu aussi la participation du lieutenant-colonel Lassané Porgo, commandant la deuxième région militaire de Bobo-Dioulasso. Dans son intervention, il a salué une initiative qui allie adoration, culture et patriotisme. « C'est une nuit d'hommage au Tout-Puissant, mais aussi une nuit d'hommage aux FDS et aux VDP. Au-delà de cela, c'est notre culture qui est magnifiée », a-t-il déclaré.

La remise d'une enveloppe financière de 150 000 FCFA à la cellule sociale des FDS de la deuxième région militaire

Pour l'officier supérieur, la crise sécuritaire que traverse le pays interpelle chaque citoyen sur la nécessité de se réapproprier son identité culturelle. « Si nous connaissons notre culture, il y a des choses que nous n'allons pas faire. Peut-être que la crise que nous vivons est aussi liée à une perte d'une partie de notre identité », a-t-il estimé. Il a rappelé que Dieu comprend toutes les langues et toutes les formes d'expression. « Dans n'importe quel instrument ou langue que nous utilisons, Dieu comprend. Nous sommes ici pour communier et prier pour la protection du pays et de tous ceux qui œuvrent pour la paix », a-t-il ajouté.

Le lieutenant-colonel Lassané Porgo, commandant la deuxième région militaire de Bobo-Dioulasso, a salué une initiative qui allie adoration, culture et patriotisme

Au cours de la soirée, la remise d'une enveloppe financière de 150 000 FCFA à la cellule sociale des FDS de la deuxième région militaire a été saluée par l'assistance. Cette cellule prend en charge les veuves et orphelins des soldats tombés au front. Ce geste est la contribution du comité d'organisation et l'ensemble des parrains de l'évènement. Par ailleurs, une séance de levée de fonds a été initiée pour soutenir les FDS. Pour le lieutenant-colonel Lassané Porgo, au-delà du montant, c'est l'acte de solidarité qui compte. Rappelant que « dans notre culture, la solidarité fait partie de notre identité ».

À travers « Bayiri teeb rēem-wakaté », les initiateurs entendent démontrer que culture, foi et engagement patriotique peuvent converger vers un même idéal : la paix et la cohésion sociale. Une ambition qui, au regard de l'enthousiasme suscité, semble déjà trouver un écho favorable auprès des populations burkinabè. La participation des civils et la forte mobilisation des FDS ont également marqué les esprits. Chants, danses et prières ont illustré une image d'unité et de collaboration entre les forces de sécurité et la population.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Guerre au Proche-Orient : Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, réaffirme le soutien de la France aux pays du Golfe et à la Jordanie

lun, 02/03/2026 - 15:00

Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réaffirmé le soutien de la France aux pays du Golfe et à la Jordanie dans un contexte de fortes tensions régionales. Il a exprimé la « pleine solidarité » de la France envers les États qu'il qualifie de « pays amis », à savoir l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Irak, le Bahreïn, le Koweït, le Oman et la Jordanie, affirmant qu'ils ont été délibérément ciblés par des missiles et des drones attribués aux gardiens de la Révolution.

Selon lui, la France se tient prête, conformément aux accords conclus avec ses partenaires et aux principes de légitime défense collective prévus par le droit international, à participer à leur défense. Concernant le Liban, le ministre a estimé que le Hezbollah avait commis « une lourde faute », en rejoignant un conflit que, selon lui, les autorités et le peuple libanais ne souhaitent pas. Il a souligné que la population libanaise en aurait déjà payé le prix, évoquant des dizaines de morts et de nombreux déplacés.

Jean-Noël Barrot a insisté sur la nécessité de préserver le Liban d'un embrasement régional et a affirmé que la France resterait engagée pour la souveraineté et la stabilité du pays. Il a également annoncé l'organisation prochaine d'une conférence internationale de soutien aux forces armées libanaises.

Lefaso.net
Source : TF1 INFO

Catégories: Afrique, France

Guerre au Proche Orient : La Chine accuse les États-Unis d'être la principale source d'incertitude pour la stabilité stratégique mondiale

lun, 02/03/2026 - 14:00

La Chine accuse les États-Unis d'être la principale source d'incertitude pour l'ordre nucléaire international et la stabilité stratégique mondiale. C'est ce qu'a affirmé le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Zhang Xiaogang, le samedi 28 février 2026, en réaction à des déclarations américaines indiquant ne plus se considérer liées par la norme de « rendement zéro ». L'information est rapportée par le média CGTN Français. Pour le porte-parole du ministère chinois de la Défense, Washington justifie cette position par ce qu'il qualifie d'essai d'explosion nucléaire chinois survenu en juin 2020.

Selon monsieur Zhang, ces accusations sont « sans fondement ». Il a réaffirmé que la Chine respecte strictement le moratoire international sur les essais nucléaires et maintient une politique nucléaire défensive, soulignant que Pékin s'engage en faveur de la stabilité stratégique mondiale.

Lefaso.net
Source :
CGTN Français

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Koudougou : La région du Nando valide son plan régional de renforcement des capacités dans le cadre du programme OKDB

lun, 02/03/2026 - 13:10

La ville de Koudougou a accueilli, le mardi 24 février 2026, un atelier régional de validation du Plan de renforcement des capacités (PRC) des collectivités territoriales de la région du Nando. Cette rencontre stratégique s'inscrit dans la mise en œuvre des programmes d'appui dans le triangle Ouagadougou–Koudougou–Dédougou–Bobo-Dioulasso (OKDB), financé par l'Union européenne.

La cérémonie d'ouverture a été présidée par le gouverneur de la région du Nando, Adama Jean Yves Béré, en présence du chef de coopération de l'Union européenne au Burkina Faso, Marc Duponcel, ainsi que de plus de 80 participants issus des administrations déconcentrées, des délégations spéciales, des forces de défense et de sécurité, des opérateurs de mise en œuvre des programmes et de l'assistance technique.

En rappel, les programmes OKDB s'inscrivent dans le cadre financier pluriannuel 2021-2027 adopté par l'Union européenne pour le Burkina Faso. Ils visent à contribuer à la stabilisation du pays en améliorant la gouvernance locale et en renforçant la résilience des populations touchées dans les régions du Nando, du Bankui, du Sourou et du Guiriko, a expliqué le gouverneur.

Jean Yves Béré, gouverneur de la région du Nando

Le présent atelier vise, à accompagner les communes bénéficiaires à disposer d'un plan régional de renforcement des capacités intégrant les besoins des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du développement local.

En clair, il s'est agi, entre autres, de valider le rapport provisoire du plan, qui servira de guide pour l'organisation des plaidoyers en faveur des actions de renforcement au profit des Présidents de délégations spéciales (PDS), mais aussi de boussole pour les partenaires techniques et financiers dans l'exécution de leurs interventions sur le terrain. Il a, à cet effet, exhorté les participants à des échanges francs et constructifs afin d'améliorer la qualité du document.

Vue partielle de l'assistance

Prenant la parole à son tour, le chef de coopération de l'UE au Burkina Faso a rappelé que ce plan constitue un outil essentiel pour la mise en œuvre des politiques et stratégies régionales, notamment dans le cadre des Programmes d'appui au développement et aux services sociaux de base (PASS) et du Programme de résilience et du système agroalimentaire (PRESA).

Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et humanitaires, il a souligné que l'approche territoriale intégrée développée par l'Union européenne vise à soutenir durablement la stabilisation et la relance du pays.
Au terme des travaux, les participants ont formulé des observations et contributions destinées à améliorer le document final. Les possibilités, voire d'éventuelles contributions des opérateurs de mise en œuvre des programmes OKDB à la mise en œuvre du plan a également été réalisée.

Marc Duponcel, chef de la coopération de l'Union européenne au Burkina

Le Plan régional de renforcement des capacités a été validé sous réserve de la prise en compte des observations et contributions des participants à l'atelier. Le PRC servira de boussole aux collectivités territoriales, aux opérateurs de mise en œuvre des programmes et aux partenaires techniques et financiers. Il permettra d'améliorer la cohérence des interventions, la qualité de la gouvernance locale et l'impact des actions au profit des populations.

Cet atelier constitue une avancée significative dans l'opérationnalisation des programmes OKDB dans la région du Nando et confirme l'engagement conjoint du gouvernement burkinabè et de l'Union européenne en faveur d'un développement territorial inclusif, résilient et durable.

Catégories: Afrique, France

Programmes OKDB dans les régions de Bankui et du Sourou : Les acteurs valident le plan de renforcement des capacités des collectivités locales

lun, 02/03/2026 - 13:07

Les acteurs des régions de Bankui et du Sourou se sont réunis, le jeudi 26 février 2026 à Dédougou, pour un atelier consacré à la validation du plan régional de renforcement des capacités des délégations spéciales des deux régions, entrant dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d'appui au développement humain et aux services sociaux de base (PASS) et du Programme de résilience économique et système agro-alimentaire (PRESA) dans le « triangle » Ouagadougou–Koudougou–Dédougou–Bobo-Dioulasso (OKDB).

Présidée par le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, la rencontre a eu pour objectif de doter les collectivités locales d'un cadre stratégique permettant un meilleur pilotage des interventions et un suivi plus efficace des activités dans les 47 communes concernées.

Au cours des travaux, les participants issus des administrations déconcentrées, des délégations spéciales, des forces de défense et de sécurité, des opérateurs du programme et de l'assistance technique ont examiné le rapport provisoire du plan de renforcement des capacités. Ils ont, par la suite, formulé des amendements et des observations avant de procéder à la validation du document.

Le gouverneur Babo Pierre Bassinga a salué la disponibilité de l'UE à accompagner le gouvernement burkinabè dans la mise en œuvre de ses programmes de développement.

Financés par l'Union européenne, le Programme d'appui au développement humain et aux services sociaux de base (PASS) et le Programme de résilience économique et système agro-alimentaire (PRESA) visent à renforcer la gouvernance locale, stabiliser le pays et soutenir les communautés affectées par la crise sécuritaire et humanitaire.

L'atelier, organisé à Dédougou, a réuni des acteurs de diverses couches socioprofessionnelles dont les collectivités locales des régions de Bankui et du Sourou.

Pour le chef de coopération de l'Union européenne (UE) au Burkina Faso, Marc Duponcel, « cet atelier constitue un cadre essentiel de dialogue. Il offre aux autorités locales les moyens d'exercer pleinement leur mandat, de superviser les activités et d'identifier les priorités socioéconomiques de leurs communes. »
Le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a salué le partenariat entre l'État burkinabè et l'UE, soulignant l'importance d'un outil stratégique capable d'orienter efficacement les partenaires techniques et financiers.

Le chef de coopération de l'UE au Burkina Faso, Marc Duponcel, a expliqué que l'activité vise à offrir aux autorités locales des moyens pour piloter judicieusement les interventions et suivre les activités.

Dans les zones d'intervention, les actions ciblent prioritairement les femmes, les jeunes, les personnes déplacées internes retournées et les populations hôtes. Les secteurs clés incluent l'agriculture et les chaînes de valeur agricoles, l'éducation, la santé, l'eau potable, l'assainissement et la gouvernance locale.
Avec la validation de ce plan, les deux régions disposent désormais d'un cadre structurant pour renforcer durablement les capacités de leurs collectivités locales et consolider l'impact des programmes OKDB sur le terrain.

Alphonse Dakuyo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, France

Journée portes ouvertes 2iE : 900 élèves dans les coulisses de l'ingénierie africaine

lun, 02/03/2026 - 13:02

Les campus de Ouagadougou et de Kamboinsin de l'Institut international d'ingénierie de l'eau et de l'environnement (2iE) ont vécu une effervescence peu ordinaire. Près de 900 élèves et encadreurs, venus de neuf établissements secondaires de la capitale et de ses environs, ont investi les lieux pour une immersion grandeur nature dans l'univers de l'ingénierie. Cette visite se tient dans le cadre de la journée portes ouvertes initiée par l'institut 2iE, le samedi 28 février 2026.

Dès les premières heures, les groupes d'élèves avec beaucoup de curiosité se sont succédé dans les amphithéâtres, les laboratoires et les plateformes techniques. Ils sont allés à la découverte des infrastructures pédagogiques, des démonstrations scientifiques et des échanges directs avec enseignants-chercheurs et étudiants.

Dans les laboratoires, les visiteurs ont prêté une oreille attentive aux explications des enseignants sur les analyses liées à la gestion de l'eau, aux matériaux de construction durables ou encore aux énergies renouvelables. En plus du Centre de langues, les plateformes techniques parcourues sont, entre autres, le Laboratoire de fabrication (FABLAB), le mini-réseau électrique, le laboratoire électrotechnique, la plateforme PADIEA. À cela s'ajoutent le Laboratoire eco-matériaux et habitats durables (LEMHaD), le Laboratoire agro pédologie, le Laboratoire microbiologie et le Laboratoire physico-chimie. Pour beaucoup, ces découvertes ont donné un visage concret à des notions jusque-là abstraites. L'ingénierie n'était plus un concept lointain, mais une réalité tangible, manipulable, accessible.

« Tout ce qui est analyse physicochimique de l'eau est réalisé ici. C'est l'occasion de montrer aux élèves les capacités pédagogiques que nous offrons pour leur formation », Yacouba Konaté, enseignant-chercheur à l'Institut 2iE, responsable du labo LEHSA

Échanges directs avec les acteurs de l'excellence

La journée portes ouvertes ne s'est pas limitée à une simple visite guidée. La direction générale, le personnel administratif et le corps professoral se sont mobilisés pour répondre aux interrogations des élèves. Les conditions d'admission, filières disponibles, débouchés professionnels, possibilités de mobilité internationale ont été au menu des échanges.

Les échanges ont également porté sur l'employabilité et les perspectives de carrière. Les élèves ont découvert que la formation à 2iE repose sur une approche par compétences, en lien étroit avec les entreprises. Des dispositifs comme le « Cercle des DRH » ou les « Entretiens RH 2iE » permettent aux étudiants de se confronter aux réalités du marché du travail à travers des simulations d'entretiens basées sur des offres réelles.

« Je voudrais bien savoir quelles sont les possibilités de développement des énergies renouvelables pour mon pays », Jimna Nzaou, élève en terminale D

Parmi les visages illuminés par la découverte, celui de Jimna Nzaou, élève en terminale D, traduisait une fascination sincère. Au fil de la visite des laboratoires et des plateformes techniques, la jeune lycéenne s'est dite impressionnée par les démonstrations autour des énergies renouvelables et des systèmes électriques intelligents. Devant les installations du Laboratoire énergies renouvelables et efficacité énergétique (LaBEREE), elle a confié avoir trouvé sa voie.

« J'ai beaucoup aimé les laboratoires. Ils sont spacieux et bien équipés », a-t-elle confié avec enthousiasme. Désormais déterminée, Jimna ambitionne, après l'obtention de son baccalauréat, d'intégrer la filière Génie électrique et énergétique à l'institut international 2iE, convaincue que cette spécialité lui permettra de contribuer, à son échelle, au développement énergétique durable de son pays.

« Avec tous les équipements et les compétences dont dispose l'Institut 2iE, j'estime avec conviction que les élèves n'ont nullement besoin d'aller poursuivre les études universitaires à l'étranger », Mamadou Ouédraogo, encadreur dans une école de la place

Une offre académique tournée vers les défis africains

Après cette immersion pratique, les visiteurs ont pu mieux saisir l'ampleur de l'offre de formation de 2iE. Structurée selon le système Licence-Master-Doctorat avec deux rentrées académiques par an (septembre et février), elle couvre des domaines stratégiques. Ces domaines sont notamment le Génie de l'eau, assainissement et aménagements hydro-agricoles, le Génie civil, bâtiments et travaux publics, le Génie électrique et énergétique, l'informatique, intelligence artificielle et applications.

L'institut délivre des diplômes d'ingénieur (Bac+5), des bachelors en ingénierie (Bac+3), propose des classes préparatoires aux grandes écoles et une formation doctorale internationale. Il développe également le Centrale-2iE African Bachelor of Engineering en partenariat avec Centrale Casablanca.

« La reconnaissance de sa formation liée aux accréditations internationales en Afrique et dans l'espace européen, son corps enseignant de classe mondiale, sont des avantages offerts par 2iE », Pr Mahamadou Koïta, directeur des études et des affaires académiques

Pour le Pr Mahamadou Koïta, directeur des études et des affaires académiques, la richesse de 2iE réside aussi dans son environnement multiculturel et son ouverture internationale. Selon lui, l'étudiant qui intègre l'Institut international 2iE a la possibilité de débuter son cursus au Burkina Faso, puis d'effectuer des mobilités académiques dans des établissements partenaires à l'étranger.

Une opportunité stratégique qui lui permet d'acquérir non seulement la rigueur et l'expertise propres à l'ingénieur formé à 2iE, mais aussi d'enrichir son profil par d'autres approches pédagogiques, d'autres cultures scientifiques et d'autres méthodes de travail. « Cette double opportunité renforce la capacité d'adaptation et l'employabilité de nos diplômés », a-t-il souligné, mettant en avant une formation pensée pour produire des ingénieurs compétents, ouverts sur le monde et aptes à évoluer dans des environnements professionnels diversifiés.

La visite de quelques laboratoires de 2iE

Une reconnaissance internationale gage de crédibilité

Les diplômes d'ingénieurs de 2iE sont accrédités en Afrique par le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) et en Europe par la Commission des titres d'ingénieur (CTI), offrant aux diplômés des perspectives professionnelles en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord.
Depuis 2024, l'institution bénéficie également d'une accréditation institutionnelle du Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES), confirmant la qualité de sa gouvernance et de ses activités de formation et de recherche. Centre d'excellence reconnu par la Banque mondiale, l'UEMOA, la CEDEAO et le NEPAD, 2iE s'appuie sur un réseau de plus de 100 partenariats académiques et industriels à l'international.

Bourses et inclusion, l'excellence accessible

Au-delà de la qualité académique, 2iE met un point d'honneur à favoriser l'inclusion. L'institut subventionne 20 % des frais de scolarité des dix premières filles inscrites au premier semestre et 40 % des frais des cinq premiers inscrits ayant obtenu une mention Bien ou plus au baccalauréat.

Le Centre de langues et le Centre d'incubation et d'entrepreneuriat visités

En collaboration avec la Fondation Mastercard, le programme « FILE IN AFRICA à 2iE » accorde 165 bourses complètes à des jeunes issus de milieux défavorisés d'Afrique subsaharienne, notamment des jeunes filles, des personnes vivant avec un handicap, des réfugiés et des déplacés internes. Des organisations internationales telles que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), ainsi que l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), soutiennent également des bourses d'excellence pour des études à 2iE.

Une vocation révélée

Pour les élèves du lycée scientifique, du Prytanée militaire du Kadiogo, du lycée Saint-Joseph de Saaba, du lycée Gabriel Taborin, du groupe scolaire Saint-Viateur, du complexe scolaire Sainte-Famille, du lycée de l'Alliance chrétienne, du juvenat garçon Saint-Camille et de l'École internationale de l'Amitié, cette journée restera sans doute un moment décisif.

En franchissant les portes de l'Institut 2iE, ces élèves n'ont pas seulement visité une grande école ; ils ont découvert un champ des possibles. Entre laboratoires, échanges avec les enseignants et témoignages d'étudiants, ils ont perçu concrètement comment la science, l'innovation et l'engagement peuvent devenir des leviers puissants pour répondre aux défis énergétiques, environnementaux et infrastructurels de l'Afrique. En ouvrant ses campus, 2iE a ainsi réaffirmé une conviction essentielle : celle que l'ingénierie africaine ne relève pas du rêve abstrait, elle se façonne par la formation, la recherche et l'audace.

Hamed Nanéma
Crédit photos : Bonaventure Paré
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Criminalité urbaine : Deux réseaux spécialisés dans les braquages et les faux documents démantelés avec un préjudice financier estimé à plusieurs millions de francs CFA

lun, 02/03/2026 - 12:06

Le Commissariat central de police de Ouagadougou a démantelé deux réseaux de délinquants spécialisés dans les vols à main armée, le faux et usage de faux en écriture publique, la contrefaçon de sceaux de l'État et le blanchiment de capitaux dans la capitale burkinabè. L'annonce a été faite ce lundi 2 mars 2026, par la Police nationale depuis sa page Facebook. Cette opération de démantèlement s'inscrit dans le cadre de la lutte contre la criminalité urbaine sous toutes ses formes, menée par la Police nationale du Burkina Faso.

Le premier groupe, composé majoritairement d'individus de nationalité étrangère, opérait selon un mode structuré. Deux guetteurs s'introduisaient dans des institutions financières afin d'identifier les clients effectuant des retraits ou versements de fortes sommes. Les informations étaient transmises à des binômes motorisés positionnés à proximité. Armés de pistolets automatiques et de fusils d'épaule, ces derniers suivaient les victimes jusqu'à un lieu propice, ouvraient le feu pour les neutraliser ou les intimider, puis les dépouillaient de leurs numéraires. Le butin était ensuite partagé entre les membres, qui planifiaient leurs opérations sous l'appellation « Money-Day ». Ce gang est impliqué dans plusieurs décès et un préjudice financier estimé à près de 216 562 500 francs CFA.

Le second réseau, constitué en majorité d'acteurs du domaine du transit, proposait à des clients l'obtention rapide d'autorisations spéciales d'exportation de produits de rente dans le cadre des activités du Comptoir burkinabè des filières. Moyennant des sommes comprises entre 250 000 et 350 000 francs CFA. Les membres produisaient de faux documents scannés, revêtus d'une fausse signature et de cachets contrefaits, notamment ceux du directeur du Guichet unique du commerce, ainsi que de faux cachets des Directions générales des impôts et des Douanes. Le préjudice causé par ces fausses autorisations est estimé à plusieurs millions de francs CFA.

Grâce à la collaboration des populations et des responsables de sécurité des institutions financières, les enquêteurs ont saisi, lors du démantèlement, deux véhicules, des motocyclettes, divers appareils et du numéraire. La Police nationale a salué cette franche collaboration et a invité les citoyens à maintenir la vigilance et à dénoncer tout cas suspect aux numéros verts 17, 16 et 1010, réaffirmant son engagement en tant que force publique au service des citoyens.

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Source : Police nationale

Catégories: Afrique, France

Coopération multilatérale : L'ambassadeur Elysé Ouédraogo présente ses lettres d'accréditation à la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique

lun, 02/03/2026 - 11:47

L'ambassadeur du Burkina Faso à Addis-Abeba, représentant permanent auprès de l'Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), Elysé Ouédraogo, a présenté ses lettres d'accréditation au secrétaire exécutif de la CEA, Claver Gatete. C'était le mercredi 25 février 2026, à Addis-Abeba. Cette cérémonie officielle, au-delà des formalités protocolaires, a servi de cadre pour passer en revue l'état de la coopération entre le Burkina Faso et la Commission économique pour l'Afrique.

Le secrétaire exécutif a rappelé que l'accompagnement de la CEA au Burkina Faso s'opère à travers son Bureau régional basé à Niamey. Cet accompagnement porte notamment sur l'appui à la formulation des politiques publiques fondées sur des données statistiques fiables, la diversification de l'économie, la formation et l'employabilité des jeunes, la promotion du secteur privé ainsi que l'industrialisation. Il a également indiqué que l'institution onusienne prend en compte les projets du nouveau cadre confédéral d'intégration économique de l'AES.

Pour sa part, l'ambassadeur Ouédraogo a transmis au secrétaire exécutif les salutations du président du Faso, ainsi que celles du peuple burkinabè. Il a salué le rôle stratégique de la CEA dans la collecte, le traitement et la diffusion des informations économiques sur l'Afrique, tout en exprimant son engagement à renforcer davantage les relations de coopération existantes. Il a souligné que, malgré la crise sécuritaire, le Burkina Faso poursuit une dynamique de réformes et de restructuration économique, visant à accélérer le développement, redonner espoir aux populations et assécher les bases de recrutement des groupes terroristes.

Au terme des échanges, le secrétaire exécutif de la CEA a salué la vision des autorités burkinabè, notamment l'accent mis sur la formation des jeunes pour lutter contre le chômage, et a relevé les avancées notables enregistrées dans le secteur économique du pays.

Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères

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Burkina/Coopération bilatérale : Les Pays-Bas sur les traces de leurs investissements à Bobo-Dioulasso

lun, 02/03/2026 - 09:50

En séjour officiel à Bobo-Dioulasso du 23 au 27 février 2026, l'ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, Pieter Smidt Van Gelder, est allé à la rencontre des autorités locales et des bénéficiaires de projets financés par son pays. Cette mission a été marquée, ce vendredi 27 février, par la visite de deux réalisations majeures dans la région du Guiriko, à savoir des biodigesteurs didactiques à l'École nationale de formation agricole (ENAFA) de Matourkou et la centrale solaire de Kodeni.

Le premier site à accueillir la délégation a été l'ENAFA de Matourkou, où le diplomate a pu toucher du doigt les différentes réalisations. Sur ce site, l'ambassadeur et son équipe ont découvert les installations du projet African Biodigester Component (ABC) Sahel, financé par le ministère néerlandais des Affaires étrangères, en collaboration avec RVO et Andev, et mis en œuvre par l'ONG SNV. Ce projet vise à structurer et pérenniser le marché des biodigesteurs au Burkina Faso, tout en renforçant les capacités des acteurs du secteur. Selon Issouf Guel, team lead du projet ABC Sahel à la SNV, l'initiative accompagne, depuis 2022, l'ensemble des intervenants de la chaîne de valeur afin d'améliorer durablement le marché.

Le diplomate néerlandais en visite à l'ENAFA de Matourkou

À l'ENAFA, le biodigesteur joue un double rôle pédagogique et productif. En collaboration avec la direction générale des productions animales et la direction du développement de la technologie du biodigesteur (DDTB), un cadre pratique a été ainsi mis en place pour former les apprenants aux réalités du terrain, à savoir la maintenance des installations, l'accompagnement des ménages ruraux et la gestion des défis techniques.
L'installation permet également de répondre aux besoins énergétiques de l'école. Le biogaz produit alimente le réfectoire de l'école, facilitant la cuisson quotidienne dans des conditions plus saines pour le personnel, notamment les femmes en charge de la restauration. En outre, le biodigesteur génère du compost, un atout majeur pour cette école à vocation agricole.

L'installation du projet permet également de répondre aux besoins énergétiques de l'école

« Avec un hectare et cinq tonnes de compost, la terre peut produire pendant trois ans », a expliqué Issouf Guel. Dans un contexte de dégradation des sols, cette alternative apparaît donc comme un levier stratégique pour améliorer la fertilité des terres et aussi promouvoir une agriculture durable. L'ENAFA entend d'ailleurs emblaver l'ensemble de ses superficies grâce au compost issu du biodigesteur. Au-delà du gaz et du fertilisant, le projet offre d'autres retombées, notamment la production d'intrants biologiques capables de lutter contre les ravageurs, contribuant ainsi à des pratiques agricoles plus respectueuses de l'environnement.

Selon Issouf Guel, team lead du projet ABC Sahel à la SNV, l'initiative accompagne l'ensemble des intervenants de la chaîne de valeur afin d'améliorer durablement le marché

À Kodeni, une centrale solaire de 38 MW au service des ménages

La seconde étape de la visite a conduit la délégation à la centrale solaire de Kodeni, soutenue par la banque néerlandaise de développement FMO. Mise en service depuis trois ans, l'infrastructure affiche une puissance crête installée de 38 mégawatts. Sur un site de 80 hectares, près de 68 000 panneaux solaires captent l'énergie du soleil pour alimenter des milliers de ménages burkinabè via la nationale d'électricité, la SONABEL, principal client de la centrale. Pour l'ambassadeur Pieter Smidt Van Gelder, cette visite était essentielle. « Il est important de voir aussi hors de Ouagadougou les projets que nous soutenons », a-t-il confié, se disant impressionné par l'expertise technique des partenaires burkinabè et par la qualité de l'exploitation du site.

Le diplomate a mis en avant l'importance stratégique du solaire dans le mix énergétique burkinabè

Le diplomate a salué ainsi un modèle fondé sur des prêts à taux concessionnels accordés par la FMO, facilitant l'investissement dans les énergies renouvelables. « Il y a beaucoup de soleil ici. « L'énergie renouvelable est l'avenir », a-t-il souligné, mettant aussi en avant l'importance stratégique du solaire dans le mix énergétique burkinabè. Il a également insisté sur la dimension communautaire du projet. Les populations impactées par l'occupation des terres ont été impliquées dès le début et indemnisées, réduisant ainsi les risques de conflits. Des actions sociales ont également été menées en faveur des écoles et des structures sanitaires environnantes.

La seconde étape de la visite a conduit la délégation à la centrale solaire de Kodeni

Un partenariat public-privé salué

Pour Lassina Sanou, responsable technique d'Africa Ren Burkina, structure porteuse du projet, la visite des autorités néerlandaises est source de satisfaction et de reconnaissance. Il a exprimé sa gratitude à la SONABEL et à l'État burkinabè pour leur confiance, ayant permis la concrétisation du partenariat public-privé. « Si nous avons obtenu le financement, c'est parce que l'État et la SONABEL ont cru au projet », a-t-il affirmé, remerciant également la FMO pour son accompagnement financier. Il a plaidé pour le renforcement de ce type de collaboration afin de développer d'autres infrastructures énergétiques similaires.

Une vue des équipements à la centrale solaire de Kodeni

Selon lui, la pérennité d'un tel projet repose sur une planification rigoureuse en amont, une anticipation des défis d'exploitation et la mise en place d'équipes compétentes pour assurer la maintenance des équipements. À l'en croire, l'implication des communautés locales demeure également un facteur clé de durabilité. À travers ces deux visites, l'ambassade du Royaume des Pays-Bas entendait valoriser les résultats tangibles de ses interventions au Burkina Faso. Entre promotion de l'agriculture durable via les biodigesteurs et soutien aux énergies renouvelables à grande échelle, la coopération néerlandaise se positionne sur des secteurs structurants pour le développement.

La photo de famille de la délégation de l'ambassade à la centrale solaire

La mission de l'ambassadeur à Bobo-Dioulasso aura ainsi permis de renforcer la visibilité des actions entreprises et de consolider les relations avec les partenaires locaux. Une démarche qui, selon les autorités néerlandaises, s'inscrit dans la volonté de bâtir des partenariats durables, au bénéfice des communautés et du développement du Burkina Faso.

À Kodeni, une centrale solaire de 38 MW au service des ménages

Romuald Dofini
Lefaso.net

Catégories: Afrique, Défense, France

Burkina Faso : « La souveraineté ne se proclame pas, elle s'organise, elle se structure, elle se défend », général Célestin Simporé, ministre de la Défense patriotique

mer, 18/02/2026 - 23:43

Les journées de dialogue sur la défense, la sécurité, les finances et la diplomatie se sont refermées ce mercredi 18 février 2026 à Ouagadougou, sous la présidence du ministre d'État chargé de la Guerre et de la Défense patriotique, le général Célestin Simporé, représentant le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Pendant deux jours, les principaux leviers de la puissance publique ont croisé leurs analyses, confronté leurs visions et posé les bases d'une coordination stratégique appelée à s'inscrire dans la durée. Plus qu'une simple rencontre sectorielle, ces assises ont marqué une volonté politique affirmée, celle d'organiser la souveraineté nationale autour d'une action intégrée et cohérente.

La cérémonie de clôture a d'abord été marquée par un panel de haut niveau réunissant le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, le ministre en charge de la Défense patriotique, le général Célestin Simporé, et le ministre de l'Économie et des Finances, le Dr Aboubakar Nacanabo. Les échanges ont mis en lumière l'impératif d'une diplomatie de résultats, adossée à une force de défense crédible et soutenue par des ressources financières stratégiquement orientées. Dans un contexte international marqué par la recomposition des alliances et l'intensification des rapports de force, les intervenants ont insisté sur la nécessité pour le Burkina Faso d'agir avec méthode, anticipation et cohérence.

« Nous réitérons notre ferme soutien au président du Faso, dans ses efforts de reconquête de l'intégrité du territoire national et dans sa politique étrangère de rupture et de réhabilitation de la souveraineté du Burkina Faso », colonel Victor Tankoano, porte-parole des participants

La lecture d'une motion de soutien au président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que la présentation des recommandations issues des travaux, ont ensuite ponctué cette clôture solennelle. Ces recommandations, a assuré le ministre d'État chargé de la Défense patriotique, le général Célestin Simporé, ne resteront pas lettre morte. Elles feront l'objet d'un examen rigoureux et d'une hiérarchisation méthodique afin d'être traduites en actions concrètes. L'objectif est d'inscrire durablement la concertation stratégique dans les mécanismes de gouvernance, afin d'éviter toute dispersion et de renforcer l'efficacité de l'action publique.

Les recommandations des participants

Présentées par la directrice des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères, Inès Bakio, les recommandations issues des premières journées de dialogue traduisent une volonté affichée d'inscrire la concertation stratégique dans la durée. Tenant compte des profondes mutations géopolitiques en Afrique de l'Ouest et au Sahel, ainsi que des orientations fixées par le président du Faso, les participants ont souligné la nécessité d'une synergie accrue entre les acteurs de la défense, de la sécurité, des finances et de la diplomatie. Ils ont ainsi recommandé l'institutionnalisation de ces journées de dialogue afin d'en faire un mécanisme permanent, capable de favoriser une action diplomatique forte, cohérente et assumée dans la défense des intérêts nationaux.

« Nous recommandons l'institutionnalisation de ces journées en vue de favoriser une action diplomatique forte, cohérente et décomplexée », Inès Bakio, directrice des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères

Les recommandations insistent également sur le renforcement des capacités et de la coordination opérationnelle. Il est proposé d'instituer un cadre de formation harmonisée au profit des responsables appelés à servir dans les missions diplomatiques et postes consulaires, afin d'assurer une meilleure compréhension des enjeux stratégiques et sécuritaires du pays. Par ailleurs, la mise en place d'un programme de coopération entre les grandes écoles de formation des départements ministériels concernés vise à créer des passerelles durables entre institutions. À travers ces mesures, les participants entendent consolider une diplomatie mieux outillée, structurée et alignée sur les impératifs contemporains de souveraineté et d'efficacité.

Le Burkina Faso choisit de se renforcer

Dans son discours de clôture, le général Célestin Simporé a donné le ton. « Nous ne clôturons pas simplement des travaux, nous refermons une étape pour en ouvrir une autre, plus structurante et plus décisive pour l'avenir de notre Nation », a-t-il affirmé. Revenant sur l'intensité des échanges, il a salué le sens élevé de l'État et la discipline intellectuelle des participants. Pour lui, une conviction s'impose désormais : la défense des intérêts du Burkina Faso doit être intégrée, coordonnée et stratégique. « Dans ce contexte, un État qui agit en silo s'affaiblit. Un État qui coordonne ses forces se renforce. Et le Burkina Faso a choisi de se renforcer », a-t-il martelé.

« Nous avons compris avec clarté, que la géopolitique contemporaine ne laisse aucune place à l'improvisation. Le monde se reconfigure, les alliances se redessinent, les rapports de forces s'intensifient », général Célestin Simporé, ministre d'État chargé de la Guerre

Un réflexe de gouvernance

Le ministre d'État a également insisté sur la nécessité d'aligner les différents piliers de la puissance nationale : la défense pour protéger, la sécurité pour stabiliser, les finances pour soutenir et la diplomatie pour projeter. La souveraineté, a-t-il rappelé avec gravité, ne se proclame pas ; elle s'organise, se structure et se défend. Les panels de ces deux jours ont ainsi permis de promouvoir une diplomatie « de combat », une diplomatie de cohérence et de résultats, tournée vers la défense prioritaire des intérêts fondamentaux du Burkina Faso.

Rendant hommage au président du Faso pour son leadership et au Premier ministre pour son appui constant, le général Simporé a salué l'engagement des ministres sectoriels, des responsables du Conseil national de sécurité d'État, du Centre national des études stratégiques et des experts mobilisés depuis plusieurs mois. Selon lui, ces journées ont enclenché une culture nouvelle, celle de la concertation permanente et de l'unité institutionnelle. Une dynamique appelée à devenir un réflexe de gouvernance.

Des participants aux premières Journées de dialogue défense, sécurité, finances et diplomatie initiées par le ministère des Affaires étrangères

En refermant officiellement les travaux, le ministre d'État a lancé un appel à transformer cette synergie en méthode durable. Car, a-t-il conclu, l'Histoire offre au Burkina Faso une opportunité rare : celle de se renforcer par l'organisation, la discipline et la cohérence stratégique. « Le Burkina Faso survivra. Le Burkina Faso se renforcera. Le Burkina Faso s'imposera. » Un message de détermination qui résonne comme une feuille de route pour l'avenir.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Fonds du soutien patriotique : 500 milliards de FCFA mobilisés depuis 2023, 200 milliards de FCFA attendus en 2026

mer, 18/02/2026 - 23:40

Pour l'année 2026, 200 milliards de francs CFA sont attendus comme prévision pour le Fonds de soutien patriotique (FSP). C'est ce qu'a annoncé le ministre en charge de l'économie, Dr Aboubakar Nacanabo, lors d'une conférence de presse ce mercredi 18 février 2026 à Ouagadougou.

« Grâce au Fonds du soutien patriotique, le Burkina Faso a pu acquérir trois nouveaux hélicoptères », a déclaré le ministre. Cette acquisition, fruit de la mobilisation générale du peuple burkinabè, a été saluée par le grand argentier. Tout en appelant les Burkinabè à garder cet élan de solidarité, il a annoncé que la prévision de 2026 est estimée à 200 milliards de francs CFA.

Selon lui, de 2023, date d'institution de cette initiative, à 2025, près de 500 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour le compte du FSP. Le ministre se dit convaincu de l'atteinte de cet objectif. Il confie que 15 milliards de francs CFA ont été déjà mobilisés à la date du 15 février 2026. « C'est quelque chose de très important et d'inédit. Quand vous regardez ce qu'on appelle l'aide publique au développement, ça ne peut pas atteindre cela. Cela veut dire que nous avons des capacités endogènes qui n'étaient pas suffisamment exploitées. Et aujourd'hui, nous pouvons tous être fiers de dire que le Fonds de soutien patriotique, si ce n'était pas créé, il fallait le faire », a-t-il ajouté.

« Maintenant, les gens ont compris que ce prélèvement, ce n'est pas pour quelqu'un, c'est pour nous tous », Dr Aboubakar Nacanabo

À l'entendre, cette contribution volontaire des populations burkinabè et de la diaspora est un instrument qui permet de montrer leur capacité à faire face aux situations difficiles que « nous rencontrons ».

À l'occasion de la conférence, un film documentaire de 26 mn, intitulé « Reconquête et renaissance du Burkina : le Fonds de soutien patriotique en action », a été diffusé. En plus de Ouagadougou, le ministre de la communication a annoncé la diffusion de ce film suivie d'une conférence dans d'autres régions du pays.

Le ministre de la communication, Gilbert Ouédraogo, a annoncé des conférences dans d'autres régions

Le ministre en charge de l'économie, son homologue de la communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo ; le commandant de la Brigade des volontaires pour la défense de la patrie, le lieutenant-colonel Mahamady Sawadogo, et le président du comité de gestion du FSP étaient les principaux conférenciers.

Le président du comité de gestion du FSP, Vieux Abdoul Rachid Soulama, a fait la conférence inaugurale de communication sur le FSP. Il a présenté le FSP de 2023-2025 : « Enseignements tirés de la mise en œuvre d'un instrument innovant et souverain de financement participatif de l'État ».

Serge Ika Ki
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Fonds de soutien patriotique : « L'amélioration du taux de reconquête du territoire, l'équipement des FDS, témoignent que les contributions sont utilisées de façon correcte » (ministre en charge des Finances, Dr Nacanabo)

mer, 18/02/2026 - 23:38

Par une conférence de presse conjointement animée ce mercredi 18 février 2026 à Ouagadougou par le ministre de l'Économie et des Finances, le ministre de la communication, des Arts et du Tourisme, et le commandant de la Brigade des volontaires pour la défense de la patrie (BVDP), le gouvernement burkinabè a dressé un bilan de l'impact du Fonds de soutien patriotique, lancé en janvier 2023. Un exercice qui affiche de réels motifs de satisfaction et d'encouragements à maintenir le cap.

Cette conférence de presse s'est voulue plus pratique, à travers une projection de film documentaire de 26 minutes sur les réalisations de cet instrument innovant et souverain de financement participatif de l'État, intitulé « Reconquête et renaissance du Burkina Faso : le Fonds de soutien patriotique en action ».

De son lancement en janvier 2023 au 31 décembre 2025, le FSP a mobilisé 496 966 246 105 FCFA, pour une prévision cumulée de 450 000 000 000 FCFA, ce qui correspond à un taux de réalisation de 110,44 %.

Selon le ministre de l'Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, ces fonds sont issus des contributions volontaires et des prélèvements. Tout en rappelant la vocation du FSP, le ministre a salué les efforts consentis par les citoyens burkinabè, indiquant que cette démarche-bilan du gouvernement s'inscrit dans un élan de transparence autour de l'utilisation des ressources récoltées. « Un élément important, et nous en étions conscients depuis le début, c'est la nécessité d'assurer la transparence totale ; les gens veulent s'assurer que leurs contributions sont bien utilisées. Ensuite, il fallait réaliser des résultats, et je pense que l'amélioration du taux de reconquête du territoire, l'équipement au profit des Forces de défense et de sécurité (FDS), témoignent du fait que les contributions sont utilisées de façon correcte. On ne le dit pas souvent, on voit des blindés, des armes…, mais grâce au Fonds de soutien patriotique, nous avons acquis des hélicoptères en 2025 (et ça, aucun partenaire n'allait nous donner de l'argent pour acheter des hélicoptères de combat, donc c'est important à noter). En plus des trois hélicoptères, on a acheté des moteurs d'hélicoptères pour pouvoir réveiller des hélicoptères qui ne fonctionnaient pas », a présenté le ministre de l'Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo.

De g.vers là d. : Le président du comité de gestion du FSP, Vieux Abdoul Rachid Soulama ; le ministre Nacanabo ; le ministre en charge de la communication, Gilbert Ouédraogo ; le commandant de la BVDP, lieutenant-colonel Mahamady Sawadogo et le coordinateur du service d'information du gouvernement, Jérémi Sié Koulibaly.

Des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du FSP ?

« Il n'y a pas beaucoup de difficultés, parce qu'il y a un engouement qui est là. Pour la contribution volontaire, il ne peut pas y avoir de difficultés ; puisque les gens viennent volontairement. Nous, notre rôle, c'est de communiquer et de rassurer les gens que leurs ressources sont bien utilisées, pour les amener à contribuer, et je pense que cela se fait comme on l'entendait. À côté, il y a les prélèvements et cela se passe plutôt bien. Mais, on a l'obligation d'assurer la veille ; parce qu'en matière d'impôts, si on dort sur nos lauriers et qu'on ne fait aucun contrôle, ça ne marchera pas. Notre système fiscal est déclaratif ; les gens viennent déclarer, mais l'administration fiscale a l'obligation d'assurer le contrôle fiscal et nos équipes (la Direction générale des impôts, la Douane) le font régulièrement, pour s'assurer que les entreprises qui sont chargées de collecter et reverser, le font correctement. Si ce n'est pas fait, des redressements fiscaux sont opérés », a poursuivi le ministre, rappelant que toutes les entreprises contribuent à hauteur de 2 % de leur bénéfice.

Cette conférence sera suivie, dès début mars, de sorties dans des régions (Bobo-Dioulasso, Gaoua, Fada, Tenkodogo, Ouahigouya et Dédougou), pour rendre compte aux citoyens burkinabè du travail qui est fait. Aussi, le documentaire « Reconquête et renaissance du Burkina Faso : le Fonds de soutien patriotique en action » fera l'objet d'une large diffusion auprès des populations.

O.L.
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

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