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Mis à jour : il y a 1 mois 2 semaines

Guerres dans le monde : Le Pape Léon XIV appelle à privilégier le dialogue pour mettre fin aux conflits

mer, 25/03/2026 - 12:39

Le Pape Léon XIV a une nouvelle fois lancé un appel pressant en faveur de la paix, exhortant la communauté internationale à privilégier le dialogue plutôt que le recours aux armes.

Ce mardi 24 mars 2026, en marge de son séjour à Castel Gandolfo, le Souverain pontife s'est brièvement adressé à des journalistes à la sortie de la Villa Barberini. Dans une déclaration empreinte de gravité, il a invité les nations à « œuvrer pour la paix » et à rechercher des solutions durables à travers des échanges sincères et inclusifs.

Face à la dégradation du climat mondial, le chef de l'Église catholique a dénoncé une montée inquiétante de la violence et de la haine, soulignant les conséquences humaines dramatiques des conflits en cours. Il a notamment évoqué l'isolement de populations entières et les nombreuses pertes en vies humaines, appelant à une prise de conscience collective.

Déjà, lors de la prière de l'Angélus dimanche dernier, depuis le Palais apostolique, le Pape avait exprimé sa profonde inquiétude quant aux crises qui secouent plusieurs régions du monde, notamment au Moyen-Orient. Il avait alors rappelé que la souffrance des victimes de guerre concerne l'ensemble de l'humanité, qualifiant ces tragédies de « scandale » et de « cri devant Dieu ».

Dans la continuité de ses précédentes interventions, Léon XIV a insisté sur la nécessité pour les dirigeants de s'engager résolument dans la voie du dialogue, seule alternative viable pour parvenir à une paix durable. Il a également invité les fidèles et toutes les personnes de bonne volonté à intensifier les prières pour la fin des hostilités et l'avènement d'un monde plus juste et pacifié.

Cet appel s'inscrit dans une série de prises de position du Pape en faveur de la résolution pacifique des conflits, dans un contexte international marqué par des tensions persistantes et des crises humanitaires préoccupantes.

Rama Diallo

Lefaso.net

Source : Vatican New

Catégories: Afrique

Coopération intercommunale : Pyongyang consolide ses liens avec Moscou

mer, 25/03/2026 - 12:20

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a de nouveau affiché la solidité des relations entre son pays et la Russie, assurant que Pyongyang restera « toujours aux côtés » de Moscou. Une déclaration qui intervient dans un contexte de rapprochement renforcé entre les deux États.

Dans un message adressé au président russe Vladimir Poutine, en réponse à ses félicitations pour sa reconduction à la tête de la Commission des affaires de l'État, Kim Jong Un a salué une relation bilatérale fondée sur « un soutien mutuel solide ». Il a insisté sur le caractère durable de cette alliance, la qualifiant de choix stratégique assumé et irréversible.

De son côté, Vladimir Poutine a réitéré sa volonté de consolider davantage la coopération entre les deux pays, mettant en avant la nécessité de développer le partenariat stratégique global établi entre Moscou et Pyongyang.

La réélection de Kim Jong Un est intervenue lors de la première session de la 15ᵉ Assemblée populaire suprême, tenue récemment dans la capitale nord-coréenne, confirmant son contrôle sur la plus haute instance dirigeante du pays.

Ce rapprochement s'inscrit dans la continuité de l'accord de partenariat stratégique global signé en 2024, qui prévoit notamment un appui militaire mutuel en cas d'agression extérieure. Depuis, la coopération entre les deux pays s'est traduite par des actions concrètes sur le terrain.

En août 2025, la Corée du Nord a déployé environ 1 000 ingénieurs militaires dans la région russe de Koursk pour participer à des opérations de déminage, en soutien aux forces russes engagées dans le conflit avec l'Ukraine. Cette mission faisait suite à l'envoi antérieur de milliers de soldats nord-coréens, selon des sources de renseignement sud-coréennes, illustrant le niveau d'implication croissant de Pyongyang aux côtés de Moscou.

A travers ces déclarations et engagements, Kim Jong Un confirme la volonté de son pays de maintenir un alignement étroit avec la Russie, dans un contexte géopolitique marqué par des tensions persistantes sur la scène internationale.

Lefaso.net

Source : Anadolu

Catégories: Afrique

Entreprendre au Faso : À la découverte de Communix Vision

mer, 25/03/2026 - 10:58

Dans ce numéro de Entreprendre au Faso, nous recevons Jonathan Baguemzanré, entrepreneur, community manager et infographiste, à la tête de Communix Vision, une agence de communication et marketing qui totalise aujourd'hui 8 années d'existence.
Il revient sur son parcours, ses débuts dans l'entrepreneuriat, les défis rencontrés et les ambitions qu'il nourrit pour son entreprise dans un secteur en pleine évolution.

Catégories: Afrique

Décès de CABORET Née NACRO Koutié Blandine : Remerciements

mer, 25/03/2026 - 10:29

Le Naaba ZIIRI de SOURGKIENGO,
Les Grandes Familles :
CABORET à SOURGKIENGO, KOUDOUGOU dans la région de
NANDO, et OUAGADOUGOU,
OUEDRAOGO à OUAGADOUGOU, WASHINGTON

OUEDRAOGO à Bilbalgo,
KIEMTORE à OUAGADOUGOU ex quartier (Peuleghin)
THIOMBIANO à Fada et à OUAGADOUGOU
NACRO à BIEHA, LEO
ZAMPALIGRE à OUAGADOUGOU,

DOUMBIA, ZOUNGRANA, ZIDA, AOUBA, GUIRE, ZIZIEN à
OUAGADOUGOU, ET BOBO DIOULASSO
Les enfants : Feue Généviève, Bernadette, Noélie, Feue Theresia,
Hortense,Feue Emilie, Feue Céline, Feu Gaspard , Célestine, Eric, Aristide,

Les Petits-enfants,
Les Arrière-Petits-enfants,
Les Arrière-Arrière-Petits-enfants
Les Familles Alliées : OUEDRAOGO à Washington (USA), SAMANDOULGOU, BAMBA, , BONKOUNGOU,
YAGO, BAKAYOKO, KOUDOUGOU, SANKARA, SIMPORE, KINDA, SANFO, NIKIEMA, WEDRAOGO, KONE.

Voudraient vous exprimer leurs sincères gratitudes pour votre soutien matériel, moral et financier lors du rappel
à Dieu le Mardi 10 Février 2026 à la Clinique Sandof à Ouagadougou et l'enterrement le Mardi 17 Février 2026,
de leur épouse, fille, grande sœur, tante, belle-mère, mère, grand- mère, arrière grande-mère,
arrière arrière grande-mère Madame

CABORET Née NACRO Koutié Blandine, à l'âge de 100 ans

Les sincères remerciements vont particulièrement :

Son Excellence Rock Marc Christian Kaboré( Ancien Chef de l'Etat) et son Epouse,
Le Ministre des Serviteurs du Peuple Monsieur Mathias TRAORE

Le Général de brigade Moussa DIALLO chef d'Etat Major général des Armées,
L'Ancien Ministre des Infrastructures Monsieur Eric BOUGOUMA,
L'Ancien Ministre des Mines et Carrières Monsieur Oumarou IDANI,

L'Ancien Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat Monsieur Maurice Dieudonné BONANET
Monseigneur Eric Soviguidi , Nonce Apostolique Burkina/Niger
Son Excellence Mr Erwin de Wandel Ambassadeur de Belgique et son Epouse,

Son Excellence Mme Giglio le consul d'Italie,
Le PDS de la ville de Ouagadougou Mr Konaté Maurice,
l'Ancien Maire de Ouagadougou Monsieur Armand Roland Pierre Béouindé,
Le Président de la Chambre de Commerce M. Roland Achille SOW et Amis,

Monseigneur Boya Johny aumônier du Pape Léon XIV
l'Abbé Richard, l'Abbé Ernest, l'Abbé Innocent Kobendé curée de la paroisse St Guillaume de Tanghin,

Abbé Martin Sawadogo, CCB St Antoine de Padou,
Les membres de l'Association Professionnelle des Secretaires du Burkina (APSB),
La Direction de la clinique SANDOF et l'ensemble de son personnel,
Famille Amani à Abidjan,
Les Voisins, les Amis, les Collègues, la Jeunesse de koulouba,

À toutes les personnes qui de près ou de loin, les ont soutenus et accompagnés durant cette douloureuse épreuve.
Des messes seront dites à son intention les jours suivants : Dimanche 22 Mars, Dimache 29 Mars 2026 à la Cathédrale

Union de Prières !

Catégories: Afrique

Journées nationales d'engagement patriotique 2026 : La consommation locale érigée en fierté nationale

mer, 25/03/2026 - 00:33

Du 26 mars au 9 avril 2026, a lieu la première phase de la troisième édition des Journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Placée sous le thème « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ! », cette édition veut inscrire la consommation locale au cœur de la dynamique patriotique nationale. L'annonce a été faite ce 24 mars 2026 à Ouagadougou par Harouna Kadio, secrétaire général du ministère de la Justice, représentant le ministre de la justice.

Devant les journalistes réunis pour le lancement officiel de cette première phase, le secretaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio a insisté sur la portée symbolique et stratégique de cette initiative, désormais institutionnalisée dans le calendrier national. À ses côtés, Luc Damiba, conseiller spécial du Premier ministre, et Souleymane Diallo, directeur de communication du Service d'information du gouvernement (SIG), ont également pris part à cette conférence de presse. « Notre pays traverse une étape décisive de son histoire », a déclaré Harouna Kadio, rappelant que le Burkina Faso est engagé dans une période exigeante où la reconquête de la souveraineté nationale se conjugue avec la nécessité de raffermir les bases morales et civiques de la société. Selon lui, les JEPPC se veulent « un appel à l'éveil des consciences, une invitation à l'action, à un sursaut collectif ».

Pour cette troisième édition, le gouvernement a choisi d'orienter le message vers la souveraineté économique et alimentaire à travers un thème directement lié aux habitudes de consommation : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ! » Une orientation qui, selon les organisateurs, répond à plusieurs impératifs stratégiques.

D'abord, il s'agit de réduire la dépendance vis-à-vis des importations en soutenant davantage les producteurs nationaux. Ensuite, le gouvernement entend stimuler l'économie intérieure en renforçant les circuits locaux de transformation et de distribution. Cette démarche valorise également le monde rural, considéré comme l'un des socles essentiels de l'économie nationale. Pour Harouna Kadio, ce thème constitue aussi un levier de création d'emplois et de revenus, notamment pour les jeunes et les femmes, fortement impliqués dans les activités agricoles, commerciales et de transformation agroalimentaire. Au-delà de l'économie, il s'agit aussi d'un enjeu culturel : promouvoir les mets locaux revient à affirmer une identité nationale et à préserver des savoir-faire endogènes. « Consommer burkinabè ne relève plus d'un simple choix ; c'est un acte de patriotisme, un acte de responsabilité, un acte de souveraineté », a insisté le secrétaire général du ministère de la Justice.

“Que chaque Burkinabè pendant ces deux semaines, ne fasse pas un jour sans manger du Benga, du Tô, du Gonré ou du Babenda”, Harouna Kadio, secrétaire général du ministère de la Justice à la conférence de presse

Le programme annoncé pour cette première phase se veut dense. Environ 16 activités principales et plus de cent trente activités connexes seront organisées à travers le territoire national. L'objectif est d'ancrer concrètement les valeurs citoyennes dans les pratiques quotidiennes.

Parmi les activités phares figure la montée des couleurs nationales, accompagnée de l'exécution du Ditanyè en langues nationales et de la lecture du message présidentiel. Cette dimension symbolique vise à rappeler l'attachement à l'État et aux institutions. La valorisation culturelle occupera également une place importante avec l'encouragement au port des tenues traditionnelles telles que le Faso Dan Fani et le Koko Donda. Ce choix s'inscrit dans une logique plus large de promotion des productions nationales, non seulement alimentaires mais aussi textiles.

L'engagement citoyen prendra aussi une forme concrète comme pour les éditions précédentes à travers des journées de salubrité dans les administrations publiques, les universités, les collectivités territoriales ainsi que dans les quartiers et domiciles. Ces actions visent à renforcer le sens du civisme à travers l'entretien des espaces de vie collective. À cela s'ajoutent des conférences et activités de sensibilisation en milieu scolaire pour renforcer l'éducation civique auprès des jeunes générations.

Concernant la promotion du consommer local, plusieurs foires, expositions et dégustations de produits locaux sont prévues. Les autorités souhaitent également encourager l'intégration des mets locaux dans les habitudes alimentaires collectives, aussi bien dans les administrations que dans les espaces publics. Harouna Kadio a salué, au cours de cette conférence de presse, l'implication des organisations de la société civile, qu'il considère comme des partenaires essentiels dans la réussite de ces journées. Plusieurs initiatives citoyennes viendront compléter le programme officiel, notamment à travers des débats publics, des campagnes de sensibilisation et des actions communautaires.

Selon Luc Damiba il y a des résultats concrets des JEPPC passées et le comité d'organisation travaille sur le changement de comportement et le changement de mentalité

Le ministère de la Justice insiste toutefois sur le fait que la réussite des JEPPC ne dépend pas uniquement des institutions publiques. Elle repose avant tout sur l'adhésion réelle des citoyens. Pour les autorités, chaque Burkinabè détient une part de responsabilité dans cette dynamique nationale. Soutenir les producteurs locaux, privilégier les produits du terroir, valoriser les savoir-faire nationaux et transmettre aux plus jeunes la fierté d'appartenir à la nation sont autant de gestes simples qui peuvent, selon le gouvernement, produire un impact durable.

Enfin, la conférence a été une occasion pour lancer un appel particulier aux médias. Le gouvernement attend des journalistes qu'ils jouent pleinement leur rôle de relais de sensibilisation et de mobilisation sociale. Harouna Kadio a rappelé que la diffusion des idéaux portés par les JEPPC reste un facteur déterminant pour toucher les populations dans toutes les localités du pays.

Instituées par le décret n°2024-0354 du 3 avril 2024, les JEPPC se tiennent chaque année en deux phases distinctes : une première du 26 mars au 9 avril, et une seconde du 2 au 16 octobre. Pour le gouvernement, il ne s'agit pas simplement d'organiser une succession d'activités ponctuelles, mais de créer un véritable mouvement d'adhésion citoyenne autour des valeurs de patriotisme, d'intégrité, de discipline, de solidarité, de sens du devoir et d'engagement pour le bien commun.

Farida Thiombiano
Crédit photo : Bonaventure Paré
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Catégories: Afrique

Burkina/Aménagement urbain : La SONATUR remet des titres fonciers aux acquéreurs de parcelles de son site de Ziniaré

mer, 25/03/2026 - 00:30

La Société nationale d'aménagement des terrains urbains (SONATUR) a, conformément à son engagement de bâtir dans un cadre sécurisé, offert des titres fonciers aux acquéreurs de parcelles de son site de Ziniaré. La cérémonie, intervenue dans la matinée de ce mardi 24 mars 2026 sur ledit site situé à l'entrée ouest de la ville de Ziniaré, a été également marquée par une remise de matériel à la direction générale des impôts, partenaire-clé dans le processus foncier.

Cet acte consacre donc la remise symbolique de 500 titres fonciers, dont 200 pour le site de Ziniaré (où on enregistre au total 614 parcelles) et 300 pour le site de Silmiougou (Ouagadougou). Le site se caractérise par ses commodités, dont l'existence de caniveaux, de voirie, l'électrification, des travaux d'adduction en eau potable, note-t-on. D'où la satisfaction des bénéficiaires du jour, recevant symboliquement leur titre foncier en cette cérémonie dédiée.

« Nous produisons les titres au fur et à mesure ; quand quelqu'un solde sa parcelle, nous lui donnons son titre. Actuellement, toutes les parcelles ne sont pas soldées, même s'il faut signaler également qu'il y a des gens qui ont soldé, mais dont les titres sont toujours en cours de finalisation ; c'est ce qui est prêt que nous avons remis. Nous sommes actuellement à 500 titres, on a une partie à Ziniaré ici et l'autre partie à Silmiougou, à Ouagadougou », expliquent les responsables de la SONATUR, précisant que pour la vente, la « souscription se fait généralement en ligne (sur le site de l'institution) ».

Le directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara.

Cette remise revêt une importance capitale et une avancée significative dans le processus de sécurisation foncière engagé par la SONATUR, note son directeur général, Boureima Ouattara, pour qui, en remettant ces titres fonciers à leurs légitimes propriétaires, l'institution offre, bien plus qu'un document administratif ; elle garantit aux bénéficiaires, une sécurité juridique, un droit reconnu et une sérénité durable dans la jouissance de leurs biens.

C'est pourquoi, le directeur général, Boureima Ouattara, a félicité les bénéficiaires pour l'acquisition de de ces parcelles viabilisées qui donnent droit, à travers la présente cérémonie, à l'obtention des titres fonciers.

La cérémonie de remise officielle a été également constituée d'une visite du site.

Ces titres ont été établis grâce à la collaboration étroite et à l'implication remarquable de la Direction générale des Impôts (DGI), explique le directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara. Selon ce dernier, la DGI joue un rôle déterminant dans la sécurisation des biens des populations et dans l'amélioration de la gouvernance foncière, notamment par l'établissement des titres fonciers. Ce qui est un apport essentiel à la mission de la SONATUR, qui est d'aménager et de mettre à la disposition des populations, des parcelles viabilisées, sécurisées et conformes aux normes.

En signe de reconnaissance pour l'accompagnement dont elle bénéficie, la SONATUR a apporté un appui matériel à la direction générale des Impôts, afin de soutenir le travail quotidien de ses services. Il s'agit de 45 armoires de rangement, 10 imprimantes noir et blanc, 120 cartons de rame de papier, 120 cartouches d'encre, 260 cartons de chemises à sangle et de 70 boîtes de stylos à billes. La valeur totale du matériel est de 40 millions de FCFA, selon M. Ouattara.

Le ministre de la Construction de la patrie, Mikaïlou Sidibé (à droite) et le ministre délégué chargé du budget, Fatoumata Bako, suivant le déroulement de la cérémonie.

De l'avis de la directrice générale des impôts, Eliane Djiguemdé, la sécurisation foncière s'impose aujourd'hui comme une exigence de gouvernance, un levier de développement et un facteur primordial de confiance économique et sociale. « La dynamique qui nous réunit aujourd'hui repose, avant tout, sur la complémentarité naturelle des missions de deux institutions. En effet, la SONATUR, en tant qu'acteur majeur de la politique nationale de l'habitat et de l'aménagement urbain, assure la production des parcelles viabilisées dans le respect des exigences de légalité et de transparence. La DGI, pour sa part, intervient à une étape déterminante du processus foncier ; celle de la sécurisation juridique des droits à travers l'immatriculation, la délivrance des titres fonciers et l'enregistrement des mutations. L'activité de délivrance des titres ne constitue pas seulement une formalité administrative, elle est au cœur de notre mission et participe pleinement à la consolidation de la sécurité juridique et économique. Mieux encore, chaque titre délivré contribue à alimenter le système d'informations foncières, en cours de constitution dans notre pays, véritable socle pour une gestion moderne, fiable, transparente du patrimoine foncier national », a-t-elle soutenu.

La directrice générale des Impôts, Éliane Djiguemdé.

La collaboration opérationnelle et naturelle entre la DGI et la SONATUR a, poursuit-elle, permis d'enregistrer des résultats significatifs au cours des trois dernières années : 530 titres fonciers délivrés en 2023, 347 titres fonciers délivrés en 2024 et 500 titres fonciers délivrés en 2025. « Ces chiffres traduisent, à la fois, le dynamisme des opérations d'aménagements fonciers et la forte mobilisation des équipes techniques de nos deux institutions. Ils témoignent surtout de la pertinence de notre coopération et de sa capacité à produire des résultats concrets. Toutefois, ces résultats ont également mis en évidence, la nécessité d'aller plus loin. Il est alors apparu indispensable de doter cette collaboration d'un cadre formel, afin d'en améliorer la planification, la coordination et l'efficacité. C'est dans cette perspective, qu'est intervenue en septembre 2025, la signature d'un protocole de collaboration entre la DGI et la SONATUR. Ce protocole ne crée pas la collaboration, il la formalise, la structure et lui donne une portée stratégique, en permettant à chaque institution de l'intégrer pleinement dans ses outils de planification et d'organisation », présente la directrice générale des impôts.

Les bénéficiaires, posant avec les deux membres du gouvernement, après réception de leurs titres fonciers.

A l'en croire, cet appui en matériel vient renforcer les capacités opérationnelles des services de la DGI et traduit de manière concrète, la qualité de partenariat entre les deux institutions et témoigne de la volonté commune de celles-ci, de renforcer la sécurisation foncière, d'améliorer la qualité des services rendus aux citoyens et de moderniser les outils de travail.

Pour sa part, le président de la délégation spéciale de Ziniaré, Florent Daboné, a exprimé un sentiment de fierté et de reconnaissances pour l'effectivité du processus qui aboutit ainsi à la remise de titres fonciers aux acquéreurs. Cela marque, estime-t-il, une avancée significative dans la structuration de l'espace urbain et consacre la reconnaissance légale des droits de propriété, tout en contribuant à l'organisation harmonieuse de l'occupation du sol, à la prévention des litiges fonciers et à la valorisation du patrimoine immobilier local. « Par cet acte, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire de Ziniaré, une commune moderne, attractive et sécurisée, où chaque citoyen peut investir en toute confiance », a déclaré M. Daboné, louant également l'initiative de remise de matériel à la DGI qui, dit-il, vient ainsi renforcer les capacités des services fiscaux et domaniaux, en vue d'un traitement plus diligent et efficace des dossiers des acquéreurs de parcelles aménagées par la SONATUR.

La cérémonie de remise officielle, présidée par le ministre de la construction de la patrie, Mikaïlou Sidibé, a enregistré la présence effective de plusieurs personnalités, dont le ministre délégué chargé du budget, Fatoumata Bako ; la directrice générale des Impôts, Eliane Djiguemdé ; le gouverneur de la région de Oubri (dont Ziniaré est le chef-lieu), Sy Assétou Barry et le président de la délégation spéciale de Ziniaré, Florent Daboné.

O.L
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Burkina : Edmond Tapsoba et l'Allemagne renforcent leur engagement au service des plus vulnérables

mer, 25/03/2026 - 00:25

Reçu le lundi 23 mars 2026 par l'ambassadeur d'Allemagne au Burkina, Dietrich Becker, à sa résidence, Edmond Tapsoba a présenté les ambitions de sa fondation. Entre solidarité, formation et coopération internationale, cette rencontre pose les bases d'actions durables en faveur des populations vulnérables du Burkina Faso. Une démarche saluée à sa juste valeur par le diplomate allemand qui, au-delà des performances footballistiques de l'Étalon, salue son engagement pour un Burkina meilleur.

Dans une atmosphère conviviale et empreinte de reconnaissance, l'ambassadeur d'Allemagne, Dietrich Becker, a accueilli à sa résidence Edmond Tapsoba, accompagné de membres de sa fondation et de représentants de son club. Cette rencontre, tenue ce lundi 23 mars 2026, s'inscrit dans une dynamique de renforcement des liens entre le Burkina Faso et l'Allemagne, autour d'initiatives sociales et solidaires portées par le défenseur burkinabè, sociétaire du Bayern Leverkusen.

En image, Edmond Tapsoba remettant un maillot à un pensionnaire de AMPO

Prenant la parole dans un premier temps, Edmond Tapsoba a rappelé le sens de son engagement. "Nous voulons renforcer, une fraternité, une amitié et un partenariat entre deux pays. Ces relations ont commencé il y a bien longtemps. On est venu juste les renforcer" a-t-il déclaré. À travers sa fondation, le joueur ambitionne, selon ses dires, "de donner la joie, le sourire aux enfants, aux populations vulnérables". Pour réussir ce pari, la mobilisation des partenaires aussi bien au Burkina Faso qu'en Allemagne est importante.

La soirée a été riche en émotions, avec des Burkinabè fiers de voir leur star

Pour rappel, sa fondation intervient dans des domaines variés, qui répondent aux besoins essentiels des populations. "Nous sommes dans le sport, la santé, l'éducation, l'assistance alimentaire, l'assistance sanitaire et aussi la formation", a égrené Edmond Tapsoba. Convaincu que la lutte contre la pauvreté passe par l'autonomisation, celui qu'on appelle affectueusement Le Zaksoba pense, outre la création d'un centre de football, créer un centre de formation où l'on apprend des métiers.

Boureima Maiga était de la partie

"C'est bien de donner à manger, mais c'est encore mieux d'apprendre à pêcher" a-t-il lâché à ce propos. Dans un pays où l'agriculture occupe une place centrale, Edmond Tapsoba envisage également de créer un centre agricole, pour permettre aux jeunes d'acquérir des compétences pratiques et de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, mais aussi à ceux de leurs familles. "Tout ce qu'on veut, c'est accompagner les populations les plus vulnérables de notre pays" a-t-il ajouté.

Edmond Tapsoba espère que l'Allemagne portera ses frères burkinabè à l'international comme elle l'a fait avec lui

De son côté, l'ambassadeur Dietrich Becker a salué cette initiative qu'il juge exemplaire. "Je trouve que c'est très bien qu'Edmond Tapsoba ait créé une fondation pour aider la population burkinabè", a-t-il affirmé. Il a par ailleurs exprimé sa fierté de voir un joueur burkinabè réussir en Allemagne et revenir investir dans son pays d'origine, tout en insistant sur la nécessité de créer des projets durables. "C'est un exemple de réussite pour la jeunesse", s'est-il réjoui.

"Nous voulons le mettre en contact avec les ONG allemandes déjà présentes ici au Burkina", Dietrich Becker

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Quand la fiscalité devient un test de credibilité budgétaire

mer, 25/03/2026 - 00:16

Joëlle TRAORÉ est docteure en droit fiscal de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est spécialisée en fiscalité internationale et africaine, avec une expertise sur les flux financiers illicites, les réformes fiscales mondiales et la mobilisation des ressources nationales. Elle a collaboré avec des institutions africaines et internationales sur les questions de gouvernance fiscale en Afrique.

Lorsqu'on évoque la crédibilité budgétaire d'un État, le débat se concentre encore souvent sur le niveau de la dette ou sur le respect des équilibres macroéconomiques. Sur le terrain, pourtant, ce ne sont plus ces indicateurs qui retiennent en priorité l'attention des partenaires financiers internationaux.

Ce qui est désormais scruté de près, c'est la capacité réelle d'un État à mobiliser durablement ses propres ressources. Autrement dit, sa fiscalité.

Un basculement discret dans la lecture des trajectoires africaines

Ce changement d'approche apparaît clairement à travers plusieurs trajectoires africaines récentes.

En mai 2023, le Ghana obtient l'approbation d'un programme du Fonds monétaire international (FMI) d'un montant de trois milliards de dollars, dans un contexte de crise aiguë de la dette et de restructuration financière. Quelques jours plus tard, la Côte d'Ivoire bénéficie elle aussi d'un programme du FMI, d'environ trois milliards et demi de dollars, mais dans une situation macroéconomique très différente, sans crise de dette ni rupture de trajectoire budgétaire. Le Kenya, pour sa part, a engagé dès 2021 un programme avec le FMI, prolongé et réévalué à plusieurs reprises jusqu'en 2024.

Trois pays, trois situations budgétaires distinctes. Pourtant, un point commun se dégage nettement : dans les échanges avec les bailleurs, la fiscalité est devenue un signal central de crédibilité.

Au-delà des chiffres : ce que les bailleurs cherchent à évaluer

Les partenaires financiers ne s'arrêtent plus au niveau des recettes fiscales observé à un instant donné. Leur attention se porte d'abord sur la capacité d'un pays à traduire des engagements fiscaux en résultats concrets et durables.

Au Ghana, le programme de 2023 s'inscrit dans une logique de reconstruction. Après une perte de crédibilité sévère sur les marchés, les autorités s'engagent à élargir l'assiette fiscale, à réduire certaines exonérations et à renforcer l'administration fiscale. Pour le FMI, l'enjeu dépasse largement la liste des mesures annoncées : il s'agit d'apprécier la capacité du pays à rétablir une trajectoire crédible de mobilisation des recettes après plusieurs années de fragilisation budgétaire.

Fiscalité et soutenabilité à moyen terme : le cas ivoirien

En Côte d'Ivoire, la lecture est sensiblement différente. Le pays ne négocie pas sous la contrainte d'une restructuration de dette, mais dans une logique de consolidation et de transformation économique.
Le programme met l'accent sur la mobilisation des recettes domestiques non comme une réponse à l'urgence, mais comme un pilier du financement du développement. La fiscalité y est interprétée comme un indicateur de soutenabilité à moyen terme et de capacité de l'État à accompagner sa croissance sans dépendre excessivement de l'endettement.

Quand l'exécution devient déterminante : l'expérience kényane

Le cas du Kenya permet d'aller encore plus loin dans l'analyse. Les revues successives du programme engagé en 2021 montrent que la crédibilité ne se joue plus sur l'annonce des réformes fiscales, mais sur leur mise en œuvre effective, leur calendrier et leur acceptabilité politique.

Les reports répétés ou les difficultés d'exécution pèsent désormais autant que la qualité technique des mesures elles-mêmes.

La fiscalité comme révélateur des capacités de l'État

Dans ce contexte, la fiscalité est devenue un véritable test de capacité.

Il s'agit d'abord d'une capacité administrative : qualité des systèmes d'information, fiabilité des données, aptitude à contrôler, à recouvrer et à rembourser, notamment en matière de TVA.

Il s'agit ensuite d'une capacité politique. Une réforme fiscalement ambitieuse mais politiquement inapplicable envoie un signal négatif, même si elle est techniquement bien conçue sur le papier.

Un contexte global de marges budgétaires réduites

Ce recentrage sur la fiscalité s'explique aussi par l'évolution du contexte global. Entre 2010 et 2022, le ratio médian de dette publique rapportée au PIB en Afrique subsaharienne est passé d'environ 32 % à près de 57 %. Les marges budgétaires se sont réduites, les conditions financières se sont durcies, et l'aide publique au développement est devenue plus contrainte.

Dans ce nouvel environnement, les bailleurs privilégient les États capables de sécuriser leurs ressources internes.

Une nouvelle grille de lecture budgétaire

La fiscalité n'est donc plus perçue comme un simple outil technique. Elle est devenue un révélateur de la solidité de l'État, de la cohérence de ses choix budgétaires et de sa capacité à tenir ses engagements.
Les trajectoires du Ghana, de la Côte d'Ivoire et du Kenya ne montrent pas qu'il existe un modèle fiscal unique à suivre. Elles montrent que la crédibilité budgétaire se construit désormais dans l'écart entre ce qui est promis et ce qui est effectivement mis en œuvre.

La question centrale n'est plus seulement de savoir si une réforme est adoptée, mais si elle est appliquée, suivie et intégrée dans une trajectoire budgétaire lisible.

Catégories: Afrique

Nappe de poussière à Ouagadougou : La météo informe que la majeure partie du pays pourrait être affectée

mer, 25/03/2026 - 00:00

Les habitants de la ville de Ouagadougou se sont réveillés ce 24 mars 2026 sous une nappe de poussière. Selon les services météorologiques, cette couche de poussière serait en provenance du Nord du pays et affectera progressivement la majeure partie du territoire aujourd'hui et demain.

Cela entraînera une forte réduction des visibilités, une dégradation notable de la qualité de l'air ainsi qu'une atmosphère poussiéreuse sur plusieurs régions. Les populations sont donc invitées à adopter des bons réflexes comme le port de masque ou de foulard. La prudence en circulation devra aussi être de mise et les déplacements inutiles sont à éviter. Il est aussi recommandé de protéger les enfants, les personnes âgées et fragiles.

www.lefaso.net
Source : Page Facebook météo

Catégories: Afrique

Burkina Faso : 34 nouveaux administrateurs certifiés font leur sortie

mar, 24/03/2026 - 23:01

La Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF), à travers l'Académie internationale pour la gouvernance et le leadership économique (AIGLE), a organisé ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou la cérémonie officielle de sortie des 5e, 6e et 7e promotions du programme de Certificat d'administrateur des sociétés et des entreprises (CAS-AIGLE).

Sur les 42 auditeurs inscrits au départ, 34 ont reçu leur certificat, après avoir satisfait à l'ensemble des exigences académiques et d'assiduité.

Au cours de leur parcours, les participants ont bénéficié d'un programme de formation d'environ 100 heures. Celui-ci a été dispensé sous forme de sessions intermittentes sur une période de six mois, ainsi qu'en formule intensive sur deux semaines. La formation comprenait également deux jours de simulation de sessions de conseil d'administration, permettant aux auditeurs de se confronter à des situations concrètes de prise de décision.

Le programme était structuré autour de plusieurs modules notamment la gouvernance d'entreprise, les rôles et responsabilités des administrateurs, la stratégie et la gestion des risques, la responsabilité sociétale et environnementale, ainsi que la lecture et l'analyse des états financiers. Les auditeurs ont également été formés au leadership, à l'éthique et à la déontologie liés à la fonction d'administrateur.

Au nom des promotions sortantes, Kossimo Josiane Kadidiatou Dignon aréaffirmé l'engagement des nouveaux certifiés à promouvoir une gouvernance responsable et adaptée aux réalités africaines

Selon le directeur de l'AIGLE, Dr Rodrigue BALIMA, l'académie a organisé, au titre de l'année 2025, douze sessions de formation consacrées au programme de certification. Les sessions se sont tenues à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso pour les promotions 5 et 6, tandis que la 7e promotion a suivi une formation intensive à Accra, avant de compléter son parcours à Ouagadougou.

Il a également indiqué que les auditeurs ont exprimé un niveau élevé de satisfaction à l'issue de la formation, avec un score global de 83,60 %, dont 86,78 % pour le contenu des formations et 83,93 % pour l'appréciation des formateurs.

Présidant la cérémonie, le secrétaire général du ministère en charge de l'industrie, Alassane Ouédraogo, a salué l'initiative de la Chambre de commerce et de l'AIGLE, qui contribue au renforcement des capacités des dirigeants et administrateurs d'entreprises. Il a également souligné que la réussite des ambitions économiques du Burkina Faso passe nécessairement par une gouvernance responsable, éthique et performante.

Sur les 42 auditeurs inscrits au départ, 34 ont reçu leur certificat

« La réalisation de l'ambition portée par la révolution progressiste populaire requiert des ressources humaines de qualité. Je voudrais saluer l'engagement de la Chambre de commerce et de l'industrie qui, à travers ses programmes de formation, apporte sa part contributive au renforcement des capacités des administrateurs de sociétés et de dirigeants d'entreprises. Chers impétrants, vous qui avez pris part à ce programme de certification, soyez fiers des compétences acquises qui donneront un nouveau départ à vos carrières respectives. Au regard de notre ambition de voir émerger des champions nationaux dans tous les secteurs d'activité économique, j'invite les chefs d'entreprises à s'intéresser à ce programme de formation », a déclaré le représentant du patron de la cérémonie.

Il a saisie l'occasion pour féliciter le comité de gestion de l'AIGLE et encouragé le monde des affaires à consommer sans modération les produits issus du programme de certification des administrateurs pour le bien de leur business et la prospérité du Burkina Faso.

Le président du comité de gestion de l'AIGLE, Tertius Zongo, a pour sa part félicité les nouveaux certifiés et les a invités à faire preuve de responsabilité dans l'exercice de leurs fonctions. Selon lui, la formation d'administrateurs compétents constitue une réponse aux défis liés notamment à la transmission des entreprises et à la pérennité du tissu économique national.

Une signature de convention a également eu lieu au cours de la cérémonie

« Assurer la continuité d'une entreprise suppose prévoyance et méthode. Ce n'est pas un évènement, c'est un processus qui se prépare. Elle suppose surtout une gouvernance vertueuse et cette gouvernance est ce qui transporte une initiative individuelle à une institution. Elle est ce qui permet à l'entreprise de résister aux épreuves. Elle est ce qui garantit que l'entreprise ne repose pas sur un homme, mais sur des principes. Et c'est tout le sens de l'action entreprise par l'AIGLE. En formant des administrateurs compétents, responsables, conscients de leurs missions, l'AIGLE contribue à l'émergence d'une génération de dirigeants qui sont mieux préparés à comprendre que créer une entreprise est un acte entrepreneurial. Mais la transmettre avec succès, c'est un acte de leadership. Et nous avons besoin de leaders dans ce pays », a-t-il déclaré.

Au nom des promotions sortantes par ailleurs directrice générale de BSIC Burkina, Kossimo Josiane Kadidiatou Dignon a salué la qualité de la formation reçue et réaffirmé l'engagement des nouveaux certifiés à promouvoir une gouvernance responsable et adaptée aux réalités africaines.

« Aujourd'hui, nous ne recevons pas simplement un certificat, nous recevons un mandat, celui d'améliorer la gouvernance dans nos entreprises et dans notre pays. Être administrateur, ce n'est pas occuper un siège. C'est porter une vision et défendre l'intérêt de l'institution au-delà des intérêts individuel », a-t-elle affirmé.

Les nouveaux certifiés sont issus de diverses structures publiques et privées. On y dénombre notamment 20 administrateurs et dirigeants d'entreprises et 14 directeurs de service, provenant d'une vingtaine d'entreprises et d'institutions.

Plusieurs autorités ont pris part à cette rencontre

La cérémonie de remise des attestations a également été marquée par plusieurs panels, ainsi qu'une communication sur le thème : « Transmission d'entreprise : défis et clés de succès », animée par Dr Issaka Kargougou, expert en gouvernance des entreprises familiales.

Le communicateur principal a formulé cinq recommandations majeures pour améliorer la transmission des entreprises. Il a notamment appelé à renforcer les actions de sensibilisation afin de briser les tabous autour de la succession, à mieux intégrer la transmission des entreprises familiales dans les politiques publiques, à structurer un marché d'experts pour accompagner ces processus, à revoir la fiscalité liée à la transmission et à renforcer l'accompagnement ainsi que la protection des entreprises privées stratégiques par l'État.

Les panélistes ont réagi en mettant l'accent sur les conditions nécessaires à une transmission réussie. Le président de l'Ordre national des experts-comptables, Yacouba Traoré, a insisté sur l'importance de la qualité de l'information financière, tandis que le président de l'Ordre des notaires du Burkina Faso, Yacouba Dembélé, a souligné la nécessité de mécanismes juridiques solides, notamment la rédaction de pactes d'actionnaires.

De son côté, le secrétaire général de la Chambre de commerce du Niger,Abdourhamane Seyni, a partagé l'expérience de son pays en insistant sur l'importance d'une vision claire et d'une bonne gouvernance pour assurer la pérennité des entreprises. Enfin, des responsables de l'Institut marocain des administrateurs ont présenté leur expérience en matière de formation et de renforcement des compétences des administrateurs de sociétés.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

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Burkina/Réformes des avis environnementaux : L'État engage le dialogue avec le secteur minier

mar, 24/03/2026 - 22:47

Le ministère de l'Agriculture, des ressources animales et halieutiques, à travers l'Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE), a organisé une journée d'échanges avec les acteurs du secteur minier et les sociétés de carrières autour des nouvelles orientations relatives aux délais de délivrance des avis environnementaux. La rencontre s'est tenue ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou.

Au Burkina Faso, la délivrance des avis environnementaux est une procédure par laquelle l'État autorise ou non la réalisation d'un projet susceptible d'avoir un impact sur l'environnement. Encadrée par le Code de l'environnement, elle repose sur l'analyse d'une étude d'impact environnemental et social. Cet avis peut être favorable, assorti de conditions ou défavorable. Il vise à garantir la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux avant la mise en œuvre de tout projet, notamment dans les secteurs minier, agricole ou industriel.

Conformément aux orientations du ministre d'État, ministre de l'agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques, Ismaël Sombié, cette rencontre a été organisée avec les acteurs miniers et les sociétés de carrières afin de les informer des nouvelles procédures de délivrance des avis environnementaux. Auparavant, l'obtention de ces avis pouvait prendre entre trois et quatre mois. Désormais, ce délai est réduit à un maximum de 26 jours. Il était donc important de porter cette information à la connaissance des différents acteurs concernés.

Les différentes parties prenantes présentes à l'échange

Trois communications ont été prévues à cette occasion. La première a porté sur les nouvelles procédures, avec une réduction des délais de délivrance des arrêtés environnementaux à 26 jours maximum, contre plus de trois à quatre mois auparavant. La deuxième communication a concerné les plans de réhabilitation et de fermeture. Tout projet minier doit impérativement disposer d'un tel plan afin d'assurer la remise en état des sites après exploitation. La troisième communication a porté sur le suivi des plans de gestion environnementale et sociale. Ces plans regroupent l'ensemble des prescriptions contenues dans les arrêtés environnementaux. Il s'agit de s'assurer que les acteurs mettent effectivement en œuvre les mesures prévues.

Les acteurs ont salué l'organisation de cette rencontre, qu'ils ont qualifiée d'instructive.

« Le secteur minier et celui des carrières occupent une place stratégique dans le développement économique de notre pays. C'est dans cette perspective que le ministère de l'Agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques a engagé des réformes visant à améliorer l'efficacité, la transparence et la célérité des procédures administratives, notamment en ce qui concerne la délivrance des avis environnementaux. Les nouvelles orientations que nous examinons aujourd'hui traduisent notre volonté d'apporter des réponses concrètes aux préoccupations récurrentes liées aux délais, tout en maintenant un niveau d'exigence élevé en matière de protection de l'environnement. Il ne s'agit pas seulement de réduire les délais, mais aussi de mieux structurer les processus, de renforcer la coordination entre les différents acteurs et de garantir la prévisibilité des décisions administratives. Notre ambition est claire : concilier attractivité du secteur extractif et exigence environnementale. Cette rencontre constitue donc un cadre privilégié pour un dialogue franc et constructif. Vos expériences, vos préoccupations et vos propositions seront essentielles pour enrichir la mise en œuvre de ces nouvelles orientations et assurer leur appropriation par tous », a déclaré le directeur de cabinet du ministère de l'Agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques, Alassane Guiré.

Le Ministère a exhorté les acteurs à plus de rigueur

L'ANEVE joue un rôle central dans le processus de délivrance des avis environnementaux. Elle est chargée d'examiner et d'évaluer les études d'impact environnemental et social soumises par les promoteurs de projets. Concrètement, elle analyse la qualité des études, vérifie la prise en compte des impacts environnementaux et sociaux et formule des recommandations techniques à l'attention du ministère en charge de l'environnement, qui délivre ensuite l'avis final. L'ANEVE assure également le suivi de la mise en œuvre des plans de gestion environnementale et sociale afin de s'assurer du respect des engagements pris par les promoteurs.

À gauche, Alassane Guiré a rappelé l'importance de respecter les règles et directives fixées par l'État

Le directeur général de l'ANEVE, Ousseini Ouédraogo, a souligné : Cette rencontre marque le début d'une série d'échanges qui seront organisés avec l'ensemble des parties prenantes. Dans un premier temps, les acteurs du secteur minier sont concernés. Par la suite, des rencontres seront tenues avec les acteurs du secteur privé à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, ainsi qu'avec les consultants en cours d'agrément. Lors de cette rencontre, un accent particulier a été mis sur les plans de réhabilitation et de fermeture, compte tenu de l'impact environnemental significatif des activités minières. Toutes les exploitations doivent ainsi prévoir et appliquer des mesures de réhabilitation une fois leurs activités terminées. À ce jour, la majorité des mines industrielles disposent de plans de réhabilitation, même si certains nécessitent une actualisation. En revanche, aucune mine semi-mécanisée n'a encore élaboré de plan de réhabilitation et de fermeture. C'est la raison pour laquelle ces acteurs avaient été conviés à cette rencontre. Leur absence est regrettable. Toutefois, d'autres sessions seront organisées afin de les sensibiliser à l'importance de ces dispositifs. À l'heure actuelle, aucune mine semi-mécanisée n'a soumis de plan de réhabilitation et de fermeture aux services compétents », a-t-il indiqué.

« Le ministère s'inscrit dans une dynamique de réforme et d'amélioration continue de ses services », a souligné Ousseini Ouédraogo

Cette rencontre d'actualisation a été appréciée positivement par les acteurs. Mamoudou Ouédraogo, représentant d'une société minière, salue le raccourcissement des délais de délivrance des avis environnementaux, qu'il considère comme une avancée importante pour le secteur. Selon lui, cette mesure facilite la mise en œuvre rapide des projets miniers, en permettant aux opérateurs d'obtenir plus rapidement les différents permis nécessaires, un processus jusque-là long et contraignant. Il encourage donc l'État à poursuivre dans cette dynamique.

Mamoudou Ouédraogo a félicité l'État pour cette actualisation des procédures

Samirah Bationo
Lefaso.net

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Actionnariat populaire : L'APEC à la conquête des travailleurs de la Loterie nationale burkinabè

mar, 24/03/2026 - 22:30

Dans le cadre de sa campagne nationale de sensibilisation à l'entrepreneuriat communautaire, l'Agence de promotion de l'entrepreneuriat communautaire (APEC) a tenu, ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou, une rencontre avec le personnel de la Loterie nationale burkinabè (LONAB). Objectif : mobiliser les travailleurs autour de l'actionnariat populaire, pilier de la stratégie de financement endogène du développement prônée par les autorités burkinabè.

« Au lieu de compter en permanence sur les ressources extérieures, nous avons une force interne que nous n'avons pas encore éprouvée », a souligné le directeur général de l'Agence de promotion de l'entrepreneuriat communautaire (APEC). Pour lui, l'actionnariat populaire constitue un levier stratégique pour mobiliser l'épargne nationale et financer des projets structurants, créateurs d'emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

C'est pourquoi l'APEC a fait le choix de mener une communication de proximité en sensibilisant les populations et les travailleurs de différentes institutions, afin qu'ils comprennent le bien-fondé de cette décision des autorités de promouvoir l'actionnariat populaire.

Une stratégie de maillage territoriale « ambitieuse »

S'inscrivant dans cette logique, l'Agence dit avoir déployé une stratégie « ambitieuse » visant à couvrir l'ensemble du territoire national. « Nous avons recruté une centaine d'agents pour couvrir déjà 30 points focaux provinciaux », a indiqué Karim Traoré, précisant que les 17 autres points focaux seront bientôt opérationnels. Une démarche qui traduit, selon lui, la volonté de toucher directement les populations à la base, tout en renforçant la communication institutionnelle auprès des structures étatiques et des grandes entreprises.

Karim Traoré, directeur général de l'APEC (au milieu)

Parmi les réalisations concrètes déjà engagées, l'APEC met en avant la production du concentré de tomates naturel « Adia ». Le directeur général a également indiqué qu'une deuxième usine est également en construction à Tenkodogo ; et qu'une mine semi-mécanisée en phase terminale à Gaoua devrait bientôt produire son premier lingot d'or, illustrant la diversification des investissements portés par l'APEC.

Freiner l'exode des bras valides

« Il s'agit d'une initiative majeure que nous saluons et que nous sommes prêts à accompagner », a déclaré le directeur général de la LONAB, Ibrahim Ben Harouna Zarani, insistant sur la nécessité pour le Burkina Faso de s'appuyer sur ses propres capacités pour impulser une transformation sociale durable.

Selon lui, l'initiative d'actionnariat populaire pourrait contribuer à freiner l'exode de la main-d'œuvre, notamment dans certaines régions comme le Nakambé, où de nombreux jeunes quittent le pays pour des activités agricoles à l'étranger, notamment la culture de la tomate.

Harouna Zarani, directeur général de la Loterie nationale burkinabè

« Au-delà de son aspect financier, l'actionnariat populaire est présenté comme un véritable projet de société. Il vise à faire de chaque Burkinabè un acteur du développement économique, en lui offrant l'opportunité de participer activement à la construction du tissu entrepreneurial national. Ce n'est pas seulement un mécanisme financier, c'est un appel à la participation, un levier d'inclusion économique », a insisté M. Zarani.

Il a invité l'ensemble du personnel de la LONAB à s'approprier ce mécanisme et à y adhérer massivement.
Le directeur général de l'APEC a également salué l'accueil de la LONAB et appelé à la mise en place de points focaux au sein de l'institution afin de faciliter la diffusion de l'information auprès du personnel.

Fredo Bassolé
Lefaso.net

Photos : SIDWAYA

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A découvrir au Ciné Burkina : « Maman déteste ma Belle-Mère » le nouveau film plein de suspense !

mar, 24/03/2026 - 22:04

Ne manquez pas l'événement cinématographique du moment !

Le Ciné Burkina vous invite à découvrir « Maman déteste ma Belle-Mère » le nouveau film plein de suspense !

Une coproduction Waati Films, Gemme 7 Prod et Christall Production, écrite et réalisée par Oumar Dagnon, avec au générique des talents comme Flora Ilboudo, Laure Guiré, Aaron Ouédraogo, Landy Gala, Issaka Sawadogo et Désiré Yaméogo.

Du 23 mars au 5 avril 2026, aux séances de :
∙ 18h30
∙ 20h30
∙ 22h30

Entrée : 2 000 F / 2 500 F

Venez en famille, entre amis ou en couple pour partager un moment de pur divertissement made in Burkina. Soutenons le cinéma africain, soutenons nos artistes !

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Protection du Faso Dan Fani : Plus de 20 millions de textiles illicites saisis

mar, 24/03/2026 - 21:56

Le coordonnateur général de la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), Sanibè Faho, a présenté le bilan d'une vaste opération de saisie de fils de tissage et de pagnes importés, ce mardi 24 mars 2026, à Ouagadougou.

Cette intervention, qui a permis de retirer du marché des produits d'une valeur totale de 20 504 725 francs CFA, s'inscrit dans le cadre de la politique nationale de promotion et de protection de la production locale.

Le gouvernement maintient fermement l'interdiction d'importation de ces articles afin de soutenir l'industrie textile nationale et de valoriser le savoir-faire des artisans locaux.

La BMCRF a réitéré son appel au strict respect de la réglementation en vigueur, avertissant que tout contrevenant s'expose à des sanctions rigoureuses conformément aux textes régissant le commerce au Burkina Faso.

Lefaso.net
Source : Ministère du de l'Industrie, du commerce et de l'artisanat

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Trois formations certifiantes, avril 2026 : Saisissez l'opportunité d'obtenir un certificat délivré par un institut sous-régional interétatique.

mar, 24/03/2026 - 20:00

Lien d'inscription : https://forms.gle/hiHeruL7KAjMw1BM6

Formation 1 : Système d'information géographique (Qsis, arcGis, exploitation de drones…) : 06 au 24 avril (Présentiel/ligne)

Objectif : Cette formation vise à doter les participants de compétences pratiques en cartographie numérique, analyse spatiale et collecte de données géographiques. Les participants apprendront à utiliser QGIS et ArcGIS, ainsi que les drones pour la cartographie et la collecte de données, afin de produire des cartes professionnelles et d'appuyer la planification territoriale, les projets de développement et la prise de décision basée sur les données spatiales.

Formation 2 : Finance climatique et la finance verte : 06 au 24 avril (Présentiel/ligne)

Objectif : Cette formation vise à permettre aux participants de comprendre les mécanismes de la finance climatique et de la finance verte, d'identifier les principaux bailleurs et fonds de financement, et de maîtriser les canevas de montage de projets afin de concevoir des projets climatiques solides et éligibles aux financements internationaux.

Formation 3 : Maîtrise de RuralInvest et des outils numériques de suivi-évaluation des projets : 06 au 24 avril (Présentiel/ligne)

Objectif : Cette formation vise à renforcer les compétences des participants dans l'analyse, la planification et le suivi-évaluation des projets de développement, à travers l'utilisation de RuralInvest et d'outils numériques modernes (notamment l'intelligence artificielle).

Les participants apprendront à analyser la rentabilité des investissements, collecter et gérer les données de terrain et suivre efficacement la performance des projets afin d'améliorer leur impact et leur gestion.

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Cour des comptes : Un espace enfant pour les mamans

mar, 24/03/2026 - 17:19

Ce mardi 24 mars 2026, la ministre en charge de l'action humanitaire, la lieutenant-colonel Pélagie Kaboré, représentée par le directeur général de la famille et de l'enfant, Benjamin Ouédraogo, a procédé à la mise en service officielle de l'espace enfant des mamans à la Cour des comptes. À travers cette initiative, la Cour entend jouer son rôle non seulement dans le contrôle des finances publiques, mais aussi dans la promotion des bonnes pratiques de gouvernance sociale.

" Assurer cumulativement et dans la performance les tâches de mère, de maman et les tâches professionnelles au service." S'il y a un défi auquel la femme est livrée chaque jour, c'est bel et bien ceci. Et la mère à la Cour des comptes, à l'instar des autres mamans ne fait pas exception." Voilà le constat fait de prime abord par le premier président de la Cour des comptes, Latin Poda, qui, tout comme les autres, n'ignore pas les réalités auxquelles les femmes font face. Pour lui, le sacrifice de ces dernières est immense et dans l'institution qu'il dirige, il a pu le constater.

"Nous osons croire que d'autres structures sauront copier votre exemple", coordonnateur de la cellule genre de la Cour des comptes, Alphonse Narré

"Malgré ses qualités (parlant de la mère), il n'est pas rare d'apercevoir par moment des marques de faiblesse. Je ne peux pas tout citer, mais je me permettrai de vous souffler quelques-unes parmi lesquelles. Par moments, des bébés dans les bras de leurs mamans au bureau, signe que la mère n'a pas eu d'autre choix ; des enfants à bas âges avec leurs nourrices dans les couloirs des bureaux ou les recoins des services de la Cour ; des parents partagés entre devoir de service public et devoir parental. Nous voyons, nous entendons et nous sommes conscients de l'équation combien difficile à laquelle vous faites face" a-t-il confié.

" Il vous appartient d'entretenir ce cadre, de l'animer et de le diriger", Latin Pisa aux mamans

Pour les soulager dans cette tâche non moins difficile, la cellule genre de la Cour des comptes dont le coordonnateur de la cellule genre est Alphonse Narré, a souhaité l'érection d'un espace enfant. Selon M. Poda, cette initiative permettra de renforcer la promotion de l'égalité des chances entre les femmes et les hommes ; du bien-être des agents publics ; la valorisation de la famille comme socle de la cohésion sociale ; la construction d'un capital humain solide pour un Burkina Faso résilient.

Les mamans à la Cour des comptes se satisfont de cette initiative

"Pourquoi ces espaces dans les structures publiques et privées ? Les raisons sont à la fois économiques, sociales et stratégiques : amélioration de la performance au travail ; réduction de l'absentéisme et des retards ; promotion du leadership féminin ; investissement dans le capital humain ; renforcement du vivre-ensemble" se convainc le premier président de la Cour des comptes. Pour la ministre en charge de la solidarité nationale, la lieutenant-colonel Pélagie Kaboré, représentée par le directeur général de la famille et de l'enfant, cette initiative est à saluer.

"Cela permet à la famille d'être beaucoup plus épanouie", Benjamin Ouédraogo

"Nous avons une très bonne appréciation de cette initiative. Elle entre vraiment dans le cadre de la protection de l'enfant. Ce joyau qui a été inauguré présage d'un environnement sécurisé et à même d'assurer la bonne protection des enfants des travailleuses de l'institution qu'est la Cour des comptes... Pour un début, c'est déjà bien... Nous souhaitons que cette initiative fasse tache d'huile au niveau des autres institutions, et qu'elles s'en inspirent et en fassent de même chez elles" a-t-il souhaité.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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ONU Femmes : Notre compatriote Temaizian Aline Napon nommée Représentante Résidente au Niger

mar, 24/03/2026 - 17:15

Temaizian Aline Napon, Représentante résidente d'ONU Femmes a officiellement présenté ses lettres d'accréditation au Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l'extérieur du Niger ce lundi 23 mars 2026. L'information est rapportée par ONU femmes Niger sur sa page Facebook.

Cet exercie marque le début officiel du mandat de Temaizian Aline Napon et s'inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre ONU Femmes et les autorités nigériennes, au service de la promotion de l'égalité des sexes, de l'autonomisation des femmes et des filles, ainsi que de la mise en œuvre des engagements nationaux et internationaux.

ONU Femmes a réaffirmé son engagement à accompagner le Niger dans la réalisation de ses priorités, notamment en matière de Femmes, Paix et Sécurité.

Qui est Dr Témaizian Aline Napon

Dr Témaizian Aline Napon est une dirigeante chevronnée du développement international et de l'action humanitaire, cumulant plus de vingt-cinq ans d'expérience dans la gestion stratégique, le plaidoyer et la gouvernance organisationnelle, selon sa présentation officielle sur le site de ONU Femmes.

Avant sa nomination, elle a exercé comme Directrice Pays de World Vision International en République démocratique du Congo, dirigeant une opération importante.

Elle a également été Directrice Pays de CARE International en RDC et Directrice Régionale de Christian Aid International pour le Sahel, pilotant des interventions humanitaires, de résilience et de protection centrées sur les droits des femmes et des filles.

Dr Napon a par ailleurs occupé des fonctions régionales auprès d'Oxfam en Afrique de l'Ouest ainsi que plusieurs postes de direction au sein de WaterAid au Burkina Faso et au Mali.
Dr Napon est titulaire d'un PhD en sciences politiques, d'un MBA, d'un Master en Communication pour le Développement et d'un Bachelor en Communication. Elle a reçu un doctorat honorifique en 2022 ainsi que le Prix Africain du Leadership Féminin (2023).

www.lefaso.net
Source :
Page Facebook ONU-Femmes Niger

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Burkina : Bientôt un Congrès national de cancérologie

mar, 24/03/2026 - 17:13

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou, une délégation de responsables de sociétés savantes engagées dans la lutte contre le cancer au Burkina Faso. Selon la Direction de la communication de la Primature qui rapporte l'information, la délégation était conduite par le Pr Nayi Zongo, président de la Société burkinabè de prévention et de chirurgie des cancers (SOBUPCCAN), et comprenait également des membres de la Société burkinabè de radiothérapie oncologique (SOBURO). Les échanges avec le chef du gouvernement ont porté sur l'état de la lutte contre le cancer au Burkina Faso ainsi que sur l'organisation du tout premier congrès national de cancérologie.

Au cours de l'audience, la délégation a exprimé au Premier ministre sa satisfaction pour les multiples efforts entrepris par le Gouvernement en faveur de l'accès des populations aux soins. Parmi les acquis majeurs, le Pr Nayi Zongo a cité la gratuité du dépistage, notamment des cancers féminins, renforcée par le déploiement de cliniques mobiles, ainsi que l'accès désormais effectif à la radiothérapie pour les patients burkinabè. À cela s'ajoutent les subventions pour les examens diagnostiques, ainsi que des investissements conséquents dans les infrastructures et les équipements de pointe.


À l'issue de la rencontre, le Pr Nayi Zongo a salué l'opportunité d'échanger avec le Premier ministre. « Nous avons présenté nos sociétés savantes, fait le point de la lutte contre le cancer au Burkina Faso et exprimé notre souhait d'organiser le premier congrès national de cancérologie. Nous souhaitons que Son Excellence Monsieur le Premier ministre en soit le patron, afin de donner tout son sens à cet événement historique », a-t-il indiqué.


Le Premier ministre a rassuré la délégation de la poursuite des efforts du Gouvernement pour l'amélioration continue du plateau technique et du renforcement des compétences afin d'assurer aux populations une meilleure prise en charge sanitaire. Il a également salué l'esprit de collégialité entre les sociétés savantes et exprimé sa satisfaction pour la tenue du congrès.


Placée sous le thème « Souveraineté sanitaire et lutte contre le cancer dans un contexte de défi sécuritaire et humanitaire », cette rencontre scientifique vise à réunir l'ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre le cancer. Selon le Pr Zongo, l'objectif de cet évènement est d'harmoniser les approches et de renforcer les efforts déjà engagés par les pouvoirs publics. Ce congrès devrait également contribuer à améliorer la qualité du diagnostic et de la prise en charge des cancers, dans l'optique de réduire significativement la mortalité liée à cette maladie.


Faisant le point de la situation nationale, il a relevé des avancées notables enregistrées ces dernières années. Grâce aux actions conjuguées du Gouvernement et des spécialistes, le cancer est aujourd'hui mieux connu des populations, avec des progrès significatifs en matière de prévention et de traitement. Malgré ces avancées, des défis subsistent. Il s'agit notamment du renforcement de la formation des spécialistes afin de couvrir l'ensemble des régions sanitaires du pays, ainsi que de l'amélioration de l'accessibilité des équipements de prise en charge dans toutes les zones sanitaires.

www.lefaso.net
Source : DCRP/Primature

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Grand Hommage du Numérique – Burkina Faso (GHN-BF 2026) Appel à propositions de candidatures

mar, 24/03/2026 - 17:09

L'Initiative pour la Gouvernance de l'Internet au Burkina Faso (IGF-BF) lance un appel à proposition de candidatures dans le cadre du Grand Hommage du Numérique – Burkina Faso 2026, visant à distinguer des personnalités ayant contribué de manière remarquable au développement du numérique au Burkina Faso.
Les candidatures peuvent être proposées par des particuliers ou des organisations et doivent mettre en avant l'impact, le leadership et l'engagement des candidats dans des domaines tels que la gouvernance, l'entrepreneuriat, l'innovation, la souveraineté ou l'inclusion numériques.

Les dossiers seront examinés par un comité de sélection selon des critères de transparence et d'excellence.
L'IGF-BF invite l'ensemble des acteurs du numérique à proposer des profils inspirants afin de valoriser les bâtisseurs de l'écosystème numérique national.

Période de soumission : du 23 au 31 mars 2026 à 23h59

Lien de soumission : https://urls.fr/xk9GQq
Ouagadougou, le 23 mars 2026

Pour le Bureau Exécutif,
Le Président

Hermann OUEDRAOGO

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IN MEMORIAM : Hommage au professeur canadien Louis SABOURIN (01/12/1935 – 11/09/2025) : Un Burkinabè d'honneur et de cœur

mar, 24/03/2026 - 17:08

Windg lùi dâbur _ ti téng-râmb pa mi tàabà. "Depuis quand le soleil est-il tombé pour que ceux du même village ne se reconnaissent pas ? " C'est l'un des proverbes en mòoré, la langue la plus répandue au Burkina Faso, que le professeur canadien Louis Sabourin a choisi de citer dans sa brillante Leçon inaugurale de la rentrée de l'année académique 2004-2005 de l'Institut diplomatique et des relations internationales (IDRI) donnée dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères à Ouagadougou le 24 janvier 2005. Le thème - « Les relations internationales et la diplomatie au service de la paix et du développement » – était et reste d'actualité.

Un grand ami du Burkina et de l'Afrique

M. Louis Sabourin a joué un rôle important dans le processus de création de l'IDRI qui est devenu l'INHEI (Institut national des hautes études internationales) et qui ambitionnait à sa création d'être un centre régional d'excellence pour la formation de cadres diplomatiques africains. Il a tenu lui-même à rappeler que d'autres personnalités ont contribué à porter sur les fonts baptismaux en 2001 et à donner corps à cet établissement, dont M. Ablassé Ouédraogo, qui, ministre des Affaires étrangères, accepta dès 1995 la recommandation faite par la Conférence des Ambassadeurs tenue en 1994 à Goundi près de Koudougou, à l'effet de créer l'Institut et qui entreprit les premières démarches dans ce but précis, ainsi que MM. Pierre Claver Damiba, Zéphyrin Diabré, le professeur Benoit Kambou, les ambassadeurs Mouhoussine Nacro et Rigobert Kongo pour ne citer que quelques-uns.

Il aurait eu 90 ans le 1er décembre 2025 mais il est hélas décédé le 11 septembre au Centre hospitalier de santé McGill de Montréal au Canada. Il a laissé dans le deuil et dans une profonde tristesse son épouse Agathe, ses trois enfants Pierre, Nicole et Nathalie et leurs conjoints respectifs Erin, Richard et Ron, ses 9 petits-enfants François (et sa conjointe Caroline), André, Camille, Louis, Laurent, Benoît, Julien, Geneviève et Émilie, son arrière-petit-fils Zacharie, plusieurs parents ainsi que de très nombreux amis sur tous les continents. Les Burkinabè d'ici et d'ailleurs qui ont eu l'occasion de faire sa connaissance ont sans aucun doute été touchés par ce deuil, tant il est vrai que l'illustre disparu a su témoigner sous diverses formes son attachement au « pays des hommes intègres », à ses nationaux et à sa culture.

Pour ma part, son décès m'a d'autant plus affecté que j'ai eu l'insigne honneur de compter parmi ses amis depuis que j'ai eu le privilège d'ouvrir l'ambassade de Haute-Volta au Canada en septembre 1973 et d'en être le premier ambassadeur résident à Ottawa jusqu'en 1981. Nous sommes restés très proches depuis lors et je peux attester que Louis Sabourin avait effectivement un attachement particulier pour mon pays qu'il a visité à plusieurs reprises au point que je le considère comme un Burkinabè d'honneur et de cœur. A ce titre, il a bien mérité que lui soit attribué en janvier 2005 la médaille de Chevalier de l'Ordre national du Burkina Faso
1975. Réception à l'ambassade de Haute-Volta au Canada

(de gauche à droite : M. Sabourin, Mme Ouédraogo,
Mme Sabourin, l'ambassadeur Ouédraogo Louis Dominique)

Au cours de sa Leçon inaugurale, le Professeur Sabourin avait ainsi déclaré devant son auditoire, parmi lesquels SEM Youssouf Ouédraogo, le ministre des Affaires étrangères de l'époque et l'ambassadeur Mouhoussine Nacro, premier directeur de l'IDRI et précédemment en poste à Ottawa de 1995 à 2003 : « Je profite de cette occasion solennelle pour réitérer mon profond attachement envers le Burkina Faso. En effet, c'est grâce à un Voltaïque, le regretté Salfo Albert Balima, dont j'ai fait la connaissance à mon entrée à l'Institut d'études politiques de Paris en 1956, que j'ai appris à découvrir et connaître votre pays ainsi que l'Afrique.

Au cours des cinq décennies suivantes, j'ai entretenu avec Albert des liens qui dépassaient ceux de l'amitié. Une véritable fraternité nous a suivis, lorsqu'il a servi son pays au Secrétariat général du premier gouvernement voltaïque, puis à titre de Secrétaire général du Pacte de la défense de l'Union africaine et malgache, de conseiller auprès du cabinet du Secrétaire général de l'ONU, à New York, de représentant résident du PNUD en République Centre Africaine, de conseiller économique auprès du Président Lamizana et de Directeur général de l'École internationale de Bordeaux ».

En apprenant le décès de M. Sabourin, le ministre des Affaires étrangères, SEM. Karamoko Jean Marie Traoré, a tenu à présenter ses sincères condoléances à la famille Sabourin « au nom des plus hautes autorités » du Burkina.

Outre ses missions en 1996 et 2000 relatives au projet de création de l'IDRI, M. Sabourin était déjà venu à Ouagadougou en 1976 en tant que président du Conseil scientifique de l'École internationale de Bordeaux afin de solliciter l'accord du président Lamizana pour que M. Albert Balima soit nommé directeur de cette École. En 1977 il était de nouveau à Ouagadougou pour participer à une conférence de l'Institut du Sahel qui avait lieu à l'Assemblée nationale, et c'est dans cette enceinte que lui fut transmis le télégramme lui annonçant son élection à la présidence du Centre de développement de l'OCDE dont le siège est à Paris. Il en a retiré la conviction que le Burkina lui portait la baraka. En l979, en sa qualité de président de ce Centre, il décida que la première conférence internationale organisée hors de Paris aurait lieu à Ouagadougou.

Cette réunion, qui portait sur « les migrations en Afrique de l'Ouest », fut présidée par le ministre Georges Sanogoh. En 1984, alors que j'étais Secrétaire général du ministère des relations extérieures, Louis Sabourin a été présent à Ouagadougou le 4 août, date historique s'il en est, puisque c'est le jour où la République de Haute Volta devint le Burkina Faso et les Voltaïques des Burkinabè. Son dernier séjour en terre burkinabè date de décembre 2010.

A l'initiative de l'Association des anciens fonctionnaires des Nations Unies au Burkina Faso (AAFNU-BF) dont j'étais membre et sous le parrainage de l'ambassadeur du Canada, SEM Jules SAVARIA, il donna le 8 décembre une conférence tenue au CENASA sur le thème « Les rapports Canado-Africains après 50 ans d'indépendance ». En dépit d'un emploi du temps très chargé, il insista pour que je l'accompagne pour une visite de courtoisie à Mgr Vito Rallo, le Nonce apostolique de l'époque, et à l'Archevêque de Ouagadougou, futur Cardinal Philippe Ouédraogo, ainsi qu'à Tenkodogo afin d'y présenter ses condoléances à la famille de son ami Albert Salfo Balima (décédé le 18 avril 2004) et s'incliner sur sa tombe.

Un professeur émérite et un spécialiste réputé des questions de développement et de coopération internationale

Mais qui était Louis Sabourin ? Sa prestigieuse carrière est rappelée dans sa notice biographique accessible sur Wikipedia et sur le site de l'Académie pontificale des sciences sociales. On en retiendra entre autres qu'il est diplômé des Universités d'Ottawa, de la Sorbonne, de l'Institut d'études politiques de Paris, de l'Université Columbia (New York) et membre du Barreau du Québec. Après avoir débuté sa carrière de professeur en 1958 au département de sciences politiques de l'Université d'Ottawa, dont il devint le plus jeune doyen en 1965, il l'a poursuivie en tant que professeur à l'École nationale d'administration publique de Montréal de 1984 à 2007 et comme professeur invité de plusieurs universités au Canada (McGill University ; Université Laval ; Université de Montréal), en France (Paris I-Sorbonne, Université de Paris-V ; Université d'Aix-en-Provence ; Institut international d'administration publique) et aux Etats-Unis d'Amérique (Northwestern University ; Kellogg Institute for International Studies ; University of Notre-Dame). Il a également enseigné à l'Académie d'administration publique de Hanoï (2000) au Vietnam et à l'Université de Cotonou au Bénin.

Au Canada, le professeur Sabourin a été le fondateur de l'Institut de coopération internationale de l'Université d'Ottawa (ICI) en 1968 et du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) en 1985. Comme mentionné plus haut, il a été président du Conseil scientifique de l'École internationale de Bordeaux (1974-92) et président du Centre de développement de l'OCDE (1977- 1982). Ses compétences ont été sollicitées au Vatican où il a été membre du Conseil Pontifical Justice et Paix (1984-1995) et membre de l'Académie Pontificale des Sciences Sociales (1994) ainsi que par plusieurs organisations du système des Nations unies, notamment l'ONU, le PNUD, la CNUCED et l'UNESCO. Outre sa participation à la création de l'IDRI au Burkina Faso, il a également contribué à l'établissement d'entités de formation au Cameroun, au Niger, en République démocratique du Congo et en Haïti.

Sa notoriété lui a valu de nombreuses distinctions honorifiques dont celles de Docteur honoris causa de l'Université nationale du Bénin (1973) et de la Sorbonne (1998), de lauréat des universités de Nantes, Djakarta et Bangkok. Dans son pays il a reçu entre autres le Prix d'excellence de l'Institut canadien d'administration publique en 2010 et a été décoré comme Officier de l'Ordre national du Québec (2018), membre de l'Ordre du Canada (2018) et Officier de l'ordre de Montréal (2019). Ses décorations étrangères les plus notables sont celles de Chevalier de la Légion d'Honneur de France (1989) et de Chevalier de l'Ordre national du Burkina Faso (2005). En 2013, l'ENAP de Montréal a créé le Prix Louis Sabourin remis chaque année à l'étudiant ou l'étudiante ayant obtenu la meilleure moyenne au programme en administration internationale.

« Le savoir n'habite pas une seule maison »

Lors de la cérémonie d'hommage à l'illustre disparu tenue à Montréal le 2 octobre 2025, son fils Pierre Sabourin, ancien sous-ministre adjoint aux affaires étrangères du Canada, a notamment déclaré : « Nous ne sommes pas ici pour dire adieu à Papa car le souvenir du mari aimant, du père, du grand-père et arrière-grand-père bienveillant, du collègue apprécié, du professeur admiré, et de l'ami attachant demeurera toujours dans nos mémoires. Mon père croyait profondément que la connaissance ne se limite pas à un seul lieu, à une seule personne ni à une seule expérience. D'ailleurs le titre de ses mémoires est « Le savoir n'habite pas une seule maison ». Papa croyait profondément que le savoir se construit dans le partage, dans la rencontre et dans le respect de la diversité humaine. Tout au long de sa vie, il a incarné ces valeurs, en famille comme dans sa carrière internationale ».

Oui, assurément, le savoir n'habite pas une seule maison, et par extension, il n'est l'apanage exclusif d'aucun pays, aussi puissant soit-il. Par exemple, dans le secteur important de la santé, s'il est vrai que le prix Nobel de médecine 2025 a été attribué à trois découvreurs d'un mécanisme de tolérance immunitaire, à savoir le japonais Shimon Sakaguchi, professeur honoraire de l'université d'Osaka et les américains Mary Brunkow de l'Institute for Systems Biology à Seattle et Fred Ramsdell, « scientific advisor » pour Sonoma Biotherapeutics à San Francisco, il est tout aussi vrai que les recherches menées par le Professeur Halidou Tinto sur les vaccins contre le paludisme à Nanoro, une petite bourgade de 50 000 âmes au Burkina Faso, lui ont valu d'être retenu par le magazine scientifique britannique Nature sur sa fameuse Nature's 10, la liste des dix personnalités scientifiques mondiales qui ont marqué l'année 2023, une distinction qu'avait déjà reçue en 2017 son compatriote le géophysicien Lassina Zerbo, à l'époque secrétaire exécutif de l'Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (OTICE) basée à Vienne.

Arpenteur du monde, Louis Sabourin a visité plus de 150 des 193 membres actuels de l'ONU. Il sait donc de quoi il parle lorsqu'il écrit dans le prologue de ses Mémoires : « Toujours, que ce soit dans le pays le plus pauvre ou le plus riche, j'ai appris des gens que j'ai visités et compris la diversité du monde grâce à ces rencontres internationales ». C'est dire combien ceux qui, par ignorance et avec condescendance ont traité les États africains de « pays de m… », auraient sans doute beaucoup appris en suivant les enseignements du Professeur Sabourin. Excellent pédagogue, il a voulu que ses petits-enfants et visiteurs occasionnels prennent conscience de cette diversité du monde en aménageant dans sa résidence secondaire « Les Alpinnas » un circuit pédestre qu'il a appelé « Les sentiers du monde ». « Que de places et d'amis à connaître ». Ce message sur une pancarte invite au voyage et à la découverte. Nombreux sont les ambassadeurs africains en poste à Ottawa qui ont été ses hôtes dans ce magnifique domaine situé au bord du lac des Sitelles à 125 km de Montréal entre Granby et Sherbrooke.

Les Sentiers du Monde

Une plume prolifique a été déposée à jamais

Mon cher Louis, tu as clos ta Leçon inaugurale de 2005 en citant un autre proverbe du terroir burkinabè : « Liul kobgo kuisa yingri là a baasdà ténga » ("La plume de l'oiseau s'envole en l'air, mais elle termine sur terre "). Toi, tu as déposé à jamais ta plume qui a été si prolifique. En effet, tu as été l'auteur de plusieurs publications dont seize monographies, trente chapitres dans des ouvrages collectifs, une cinquantaine d'articles dans des revues scientifiques, annuaires et cahiers ainsi que deux cents autres articles dans des journaux et périodiques. Tu as couvert des sujets aussi variés que « Le système politique du Canada : institutions fédérales et québécoises » ; « Les organismes économiques internationaux » ; « La recherche d'un emploi dans les organisations internationales » ; « Les démocraties sont-elles gouvernables » ; « L'Église catholique et le développement international : du refus de la logique des blocs à la solidarité dans l'épreuve mondiale » ; « L'évolution des politiques d'aide au développement : la pratique des pays membres du Comité d'Aide au Développement (CAD) de l'OCDE et des pays membres de l'OPEP » ; « The Governance of Globalization ».

Fin gourmet et œnophile confirmé – en 1981 tu as été intronisé Grand officier des Chevaliers du Tastevin en France – tu as même publié « Propos et propositions gastronomiques », un guide des restaurants de Paris. Par tes multiples écrits, tu auras largement contribué à faire en sorte que le savoir n'habite pas qu'une seule maison. Nous sommes nombreux à avoir attendu en vain l'opportunité de voir en librairie tes Mémoires, cette dernière œuvre au titre si évocateur qui, nous l'espérons, sera publiée à titre posthume.

Mon cher Louis, tu es parti rejoindre ton ami et frère Albert Salfo Balima. Vous avez été mes devanciers en 1956 à l'Institut d'études politiques de Paris, section Relations internationales et j'ai été fier de suivre vos pas en 1963, ce qui a sans doute contribué à tisser entre nous des liens si étroits. Je ne te dis pas adieu mais au revoir, car j'ai la foi que nous nous reverrons, quand le jour viendra. Comme on dit chez moi, « Wend na maneg f rengtaore / Que Dieu t'accueille en devancier avec bienveillance ».

Ambassadeur Louis Dominique OUEDRAOGO
Ancien inspecteur et ancien président du Corps commun
d'inspection du système des Nations unies.

Catégories: Afrique

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