Dans la chaleur bienveillante d'une soirée de février 2026, Bobo-Dioulasso a vibré au rythme d'une joie rare et contagieuse. Sous les lampions multicolores du mess des officiers, espace aménagé pour l'occasion, des centaines de personnes âgées (PA) de 60 ans ou plus ont foulé la piste de danse avec une énergie qui a fait oublier les années passées.
Musique rétro burkinabè et internationale, rires cristallins, mains qui se serrent, corps qui se balancent : c'était plus qu'un simple bal ou retrouvaille. C'était une déclaration de vie, de résilience et d'amour pour la patrie.
Les retrouvailles ou bal du 14 février 2026
Ce 14 février 2026, jour symbolique s'il en est, le Conseil régional des personnes âgées (CRPA) du Guiriko, le Conseil provincial des PA (CPPA) du Houet, les Conseils des PA des sept arrondissements de Bobo-Dioulasso, ceux des 33 secteurs et des 36 villages de la commune ont uni leurs forces.
Avec le soutien enthousiaste des jeunes et du Réseau de protection et de promotion des PA (R3PA), ils ont offert à la ville un moment intergénérationnel inoubliable.
L'entrée, fixée à seulement 1000 francs CFA, était à la portée de tous. Personne n'est resté sur le bord de la piste. Les jeunes ont rejoint leurs grands-parents, les enfants ont appris les pas d'autrefois.
La musique de l'époque des indépendances, les tubes de la grande époque du balafon et de la guitare électrique burkinabè, mêlés à quelques classiques internationaux, ont fait revivre la mémoire collective.
Interrogé pendant le bal, le président du CRPA du Guiriko, M. Karim Ky, les yeux encore pétillants de la soirée, a expliqué : « Nous avons dansé pour notre bien-être multidimensionnel, pour nous rappeler que nous sommes vivants. Mais nous avons aussi dansé pour notre pays, pour récolter des fonds et soutenir les veuves et orphelins des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) car leur époux ou père se sont sacrifiés pour nous tous. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. »
Effectivement, ce bal n'était pas une simple distraction. C'est une prescription de santé publique. Les bienfaits de la danse pour les PA sont aujourd'hui reconnus par la communauté scientifique internationale. Activité physique douce, elle renforce le cœur et les vaisseaux sanguins, améliore la circulation et réduit les risques cardiovasculaires. Elle développe l'équilibre et la coordination, diminuant ainsi drastiquement les chutes, première cause d'hospitalisation et de dépendance chez les seniors.
Sur le plan cognitif, la danse stimule la mémoire, la concentration et même la neuroplasticité. Des études montrent qu'elle peut ralentir le déclin lié à l'âge et prévenir certains troubles dépressifs. Mentalement, elle combat l'isolement social, ce fléau silencieux qui touche tant de nos aînés. En dansant ensemble, en riant aux éclats sur un vieux morceau burkinabè, ces personnes âgées ont rechargé leur moral, renforcé leurs liens familiaux et intergénérationnels.
La dimension culturelle n'est pas moindre. La musique rétro burkinabè n'est pas seulement un divertissement. C'est notre patrimoine vivant. Elle porte la mémoire des luttes pour l'indépendance, des ambiances passées, des moments de fraternité. En la faisant revivre, les aînés ont transmis aux jeunes un héritage précieux. La piste de danse est devenue une école de vie où les générations se parlent sans mots, par le rythme et le mouvement.
Dans plusieurs pays européens, les mutuelles de santé et les caisses de retraite ont compris depuis longtemps l'intérêt économique et humain de ces initiatives. Elles financent ou subventionnent des ateliers de danse, des bals seniors et des programmes d'activité physique adaptés. Ces structures savent que la pratique régulière d'activités physiques par les personnes âgées contribue à améliorer leur bien-être multidimensionnel et, à terme, à diminuer les dépenses de santé liées à leur prise en charge.
Au Burkina Faso, les mutuelles de santé, les caisses de prévoyance sociale ainsi que les ministères en charge de la santé, du sport, de la culture et de la solidarité pourraient s'inspirer de ce modèle et « changer de logiciel ». Chez nous, au Burkina Faso, nous avons la chance d'avoir une tradition vivante de danse et de musique communautaire. Il nous suffit de la structurer, de la soutenir et de la valoriser comme outil de santé publique.
Le don aux veuves et orphelins des FDS et VDS
Ce 8 mars 2026, jour de la Journée internationale des droits de la femme, ces mêmes aînés ont franchi une étape supplémentaire. Dans une cérémonie sobre et émouvante, ils ont remis l'intégralité des bénéfices de la soirée du 14 février au Commandant de la région militaire du Guiriko. Un geste concret, destiné à soutenir les veuves et les orphelins des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Un geste qui dit tout : même dans la vulnérabilité, la sagesse burkinabè choisit de donner.
Ce geste n'est pas anodin. Dans un Burkina Faso confronté à l'insécurité, où chaque citoyen est appelé à contribuer à l'effort de guerre et à la cohésion nationale, les PA viennent de montrer qu'elles sont en première ligne de la solidarité. Elles qui dépendent souvent de l'aide familiale ou communautaire ont choisi, par elles-mêmes, d'aider plus vulnérables qu'elles. C'est ici que résonne avec force cette pensée populaire qui affirme qu' « une personne sage peut garder un caillot de sang dans sa bouche et cracher la salive. »
La sagesse derrière cette image puissante est limpide. Le sang représente la douleur, la souffrance intérieure, la pauvreté que l'on endure en silence. La salive, c'est ce que l'on offre aux autres : pur, rafraîchissant, sans trace de notre propre blessure. Les aînés du Guiriko ont gardé leurs maux – arthrose, souvenirs de deuils, difficultés économiques – et ont craché la salive de la générosité.
Leur générosité rappelle plusieurs sagesses populaires profondément ancrées dans nos cultures : « La main qui donne est souvent plus pauvre que celle qui reçoit, mais elle donne quand même » ; « Celui qui a connu la faim (l'orphelinat ou le veuvage) comprend la faim des autres » ; « Le cœur généreux ne se ferme pas parce qu'il souffre » ; « La dignité d'un homme est de donner même lorsque sa poche est légère » ; « La bougie (les PA) se consume pour éclairer les autres » ; et enfin, « la vraie richesse n'est pas ce que l'on garde, mais ce que l'on partage ».
Ainsi, que des PA, souvent perçues comme fragiles, co-organisent elles-mêmes un tel événement et en reversent les bénéfices aux défenseurs de la patrie et aux familles endeuillées, voilà qui force le respect. Ce geste rappelle que la solidarité burkinabè n'est pas un slogan. Elle est une pratique quotidienne, ancrée dans nos valeurs ancestrales. Dans le contexte actuel de notre pays, où l'effort de guerre mobilise toutes les énergies, ce don revêt une dimension profondément patriotique. Il dit aux FDS et aux VDP : « Nous sommes avec vous. Votre combat est le nôtre. » Leur geste dit aussi aux jeunes : regardez vos aînés. Ils ne se plaignent pas. Ils s'organisent pour mieux servir la nation.
Les PA du Guiriko viennent de montrer une des voies possibles de retrouvaille et de soutien. Il appartient maintenant aux collectivités locales, aux ministères concernés, aux mutuelles et assurances, ainsi qu'à tous les partenaires techniques et financiers de les soutenir vivement.
Imaginons des clubs de danse hebdomadaires dans chaque commune, arrondissement ou secteur/village, encadrés par des pairs formés, supervisés par des moniteurs professionnels du Ministère en charge du Sport et soutenus financièrement par les mutuelles ou autres structures. Imaginons que la danse (« danse-culture », « danse-sport » et « danse-santé ») devienne une priorité, cela contribuerait de manière significative à améliorer les indicateurs de bien-être multidimensionnel des PA, tout en les protégeant et en les valorisant comme des trésors humains vivants.
A Bobo-Dioulasso, les aînés ne demandent pas la charité. Ils offrent leur exemple. Entre autres activités, ils dansent pour rester debout. Ils dansent pour que le Burkina Faso reste debout.
Vivement, que ce bal du 14 février et ce don du 8 mars 2026 marquent le début d'une nouvelle ère : celle où la vieillesse n'est plus subie, mais célébrée comme une force vive au service de la nation. Que chaque commune, chaque village, s'empare de cette flamme. Que la danse devienne notre médicament collectif, notre lien intergénérationnel, notre arme de solidarité.
Vive la danse qui guérit et qui unit !
Auteur : Dr Berthé/Sanou Lalla, Sociologue, chercheuse au Centre Muraz (Institut National de Santé publique-INSP), membre du R3PA Guiriko, email : sanoulalla@yahoo.fr
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Global Entrepreneurship Network Burkina Faso (GEN Burkina Faso) est une association qui est dédiée à la promotion de l'entrepreneuriat au Burkina Faso. Sa vision est de rendre possible pour tous, partout, la création, la gestion et le développement d'entreprises.
La crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso a provoqué le déplacement de nombreuses personnes, en majorité des femmes et des enfants. Cette situation entraîne de graves conséquences sanitaires, économiques, sociales et environnementales ; telles que la malnutrition, le chômage, la pauvreté et la désertification.
La Patate Douce à Chair Orange (PDCO), riche en vitamine A et en nutriments, apparaît comme une solution innovante pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, tout en offrant des opportunités économiques par sa culture et sa transformation. C'est dans ce contexte que suite au deuxième appel à projet de TADAMON, GEN Burkina Faso a conçu le projet « Autonomisation des populations déplacées au Burkina Faso ». Ce projet vise à renforcer la résilience et l'état nutritionnel de ces personnes vulnérables grâce à la promotion de la PDCO.
Suite à un processus très sélectif, le projet de GEN Burkina Faso a été retenu. Il bénéficie d'une subvention de US$116.500 du Programme d'autonomisation des ONG pour la réduction de la pauvreté de la Banque Islamique de Développement (BID) ainsi que du Fonds de Solidarité Islamique pour le Développement (FSID).
Ce projet, d'une durée de 12 mois, est mis en œuvre dans les régions du Kadiogo et de Tannounyan. Sa cible concerne 500 femmes déplacées internes et 150 jeunes et femmes.
Pour tout besoin d'information, contactez :
GEN Burkina Faso
Tel. : (226) 25 33 55 54
WhatsApp : (226) 75 70 42 88
Email : bayirih@gmail.com
– Les grandes familles KANTAGBA, ZOUNGRANA à Kiougou-Douré, Komin-Yanga, Fada N'gourma, Ouagadougou, Bobo Dioulasso et France
– Monsieur KANTAGBA Mollé Valentin, instituteur à la retraite à Koudougou
– Les grandes familles COULIBALI, OUATTARA à Toussiana, Taga, Péni, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Cote d'ivoire, France
– Les familles alliées ZOUGMORE, NANEMA, OUEDRAOGO, COMBARY, NIKIEMA, LESUEUR, BARGO
– Les enfants : Sonia E Florence, Evariste, Solange, Hermann, Henri Joel, Constant, Désiré
– Les enfants adoptifs : Feu Poonè, Odile, Christian, Lebné
– Les petits enfants : Carlex, Yasmine, Eddy, Laurraine, Délia, Charbel, Ombeline, Christal, Mathis, Feu Nolhan, Yanis, Gabriel, Maria, Martha, Nayla, Eléora Jad, Aziz, Zalissa, Fati, Ange, Flora, Nadia, Ghislain, Josephat, Delchrist, Emrys, Ivan
Ont la profonde douleur d'annoncer le rappel à Dieu de leur épouse, fille, mère, sœur, cousine, tante, belle-sœur, belle fille, grande mère et arrière grande mère KANTAGBA née COULIBALY Marie Céline ((31/12/1956-12/03/2026), institutrice à la retraite à l'hôpital de l'amitié de Koudougou le Jeudi 12 Mars 2026.
PROGRAMME DES OBSEQUES
Mardi le 17 Mars 2026 :
Levée de corps : 17h00 à la morgue de l'hôpital de l'Amitié
Veillée de prière : 20h00 au domicile familial du secteur 9 de Koudougou non loin de l'église Notre Dame de la réconciliation de Burkina. https://maps.apple/p/hKM0068HtF5~h0
Mercredi le 18 Mars 2026 :
9h30 : Levée de corps au domicile familial pour l'Eglise Notre Dame de Réconciliation
10H00 : Messe d'absoute
14H00 : Enterrement au domicile familial. https://maps.apple/p/hKM0068HtF5~h0
« Seigneur, je ne te demande pas pourquoi tu nous l'as enlevée, je te remercie de nous l'avoir donnée. » (Saint Augustin)
Les grandes familles MILLOGO, SANOU, OUATTARA, à Lèna, Ouagadougou, Bobo Dioulasso Yabasso, Zagné (Côte d'Ivoire), Abidjan (Côte d'Ivoire) et Poitier (France),
Monsieur Nia Gustave MILLOGO (Formateur à la retraite à Ouagadougou), Monsieur Camille MILLOGO dit Abou (Conducteur à la Retraite à Abidjan), Monsieur Honoré MILLOGO (Sociologue-communicateur à la retraite à Bobo Dioulasso), Monsieur MILLOGO Jules Souroukoudié (Conducteur à la Retraite à Lèna), Monsieur MILLOGO Dossoun Paul (Professeur à la retraite à Bobo Dioulasso), Monsieur Nestor MILLOGO (Comptable à la retraite à Bobo Dioulasso),
La grande Famille Gwêré à Ouagadougou et Bobo Dioulasso
Les enfants : Roland, Gnan Serge, Ernest, Abraham et Nina MILLOGO,
Les familles alliées : PALENFO, PARE, YOUGBARE, DAO, OUATTARA, SANOU, TAMBOURA, KABORE, DAHOUROU, YARA, TRAORE, MINOUNGOU, à Bobo Dioulasso, Mana, Ouagadougou, Guiglo (RCI),
Très touchés par les nombreuses marques de compassion et de soutien à leur endroit lors du rappel à Dieu de leur fille, épouse, sœur, mère, belle-sœur, grand-mère et amie :
MILLOGO Philomène dite « Maman Siin »,
Décès survenu le Lundi 08 Décembre 2025 à l'Hôpital de Saint Camille à Ouagadougou suivi de l'inhumation le Vendredi 12 Décembre 2025 à Lèna (Houet),
Remercient de tout cœur tous ceux qui, de loin ou de près, leur ont apporté leurs soutiens multiformes lors de cet évènement douloureux. Ils se gardent de citer des noms de peur d'en oublier.
Par ailleurs, ils vous invitent à unir vos intentions de prières aux funérailles coutumières qui auront lieu à Lèna selon le programme suivant :
☛ Samedi 21 Mars 2026 →19 heures →Veillée de prière au domicile familial à Lèna
☛ Dimanche 22 Mars 2026 →8 heures → Messe à l'Eglise paroissiale de Lèna
☛ Dimanche 22 Mars 2026 → 10 heures → Cérémonies coutumière à Lèna
Que Dieu récompense et bénisse chacun au centuple de ses bienfaits.
Union de Prières !!!!
Sa Majesté le Namend-Yiri Naaba Sonré (Canton de Boulsa) et toutes les notabilités coutumières de la cour royale,
La grande famille KAFANDO à Boulsa, Dargo, Koomboundoum, Nagbingou, Tougouri, Pouytenga, Ouagadougou, Koudougou, Koupéla,
Les familles alliées DIKOUDOGO, BARRY à Kombissiri et Dédougou,
Les enfants de Sa Majesté Feu le Naaba Saaga de Boulsa : Monsieur KAFANDO Boureima agent de la SONABEL à la retraite à Ouagadougou, KAFANDO Guioada KAFANDO Issiaka à Boulsa,
KAFANDO Abasse, fils de Sa Majesté Feu le Naaba Sanem de Boulsa, fonctionnaire de police à la retraite, ses frères et sœurs à Ouagadougou, Boulsa, Pouytenga et à ailleurs,
Les veuves du défunt : Madame KAFANDO née DIKOUDOGO Justine et Madame KAFANDO née SAWADOGO Haoua à Pouytenga
Les enfants du défunt : Sœur Irère KAFANDO de la Congrégation des Sœurs Théatines à Ouagadougou, KAFANDO Isabelle à Ouagadougou, KAFANDO Innocent professeur certifié des lycées et collèges de Péyiri à Koudougou, Pierre Damien étudiant à Ouagadougou, KAFANDO Perpétue à Ouagadougou, KAFANDO Reine Immaculée étudiante à Koudougou, Arlette élève à Ouagadougou, KAFANDO Parfait, Eunice et Wendpanga à Pouytenga,
Très touchés par les nombreuses marques de sympathie et de soutiens multiformes dont ils ont bénéficié lors du décès le lundi 23/02/2026 à Ouagadougou de suite de maladie et de l'inhumation, le jeudi 26 février 2026 à 09 heures 00 à son domicile à BOULSA, de leur fils, frère, époux, père, cousin, neveu, beau-fils, beau-frère, beau-père, KAFANDO Boukaré Jean-Claude (Fils de Sa Majesté Feu Naaba Sanem de BOULSA), précédemment attaché d'éducation au lycée départemental de Pouytenga.
Les familles expriment leur profonde reconnaissance et leurs sincères remerciements à toutes et à tous pour votre présence, votre compassion et votre solidarité.
Elles remercient particulièrement :
Sa Majesté le Namend-Yiri Naaba Sonré (Canton de Boulsa) et ses notabilités coutumières ;
Les autorités administratives, militaires et paramilitaires de la province du Namentenga et du département de Boulsa ;
Son Eminence Philippe Cardinal OUÉDRAOGO, Archevêque Métropolitain Emérite de l'Archidiocèse de la Provinciale Ecclésiastique de Ouagadougou ;
Les Evêques, les Prêtres et les religieuses de l'Archidiocèse de Koupéla et du Diocèse de Kaya ;
Le Curé de la Paroisse Sainte Maria Goretti de Boulsa et son Presbyterium ; .
Les sœurs de la Congrégation des Sœurs Théatines à Ouagadougou ;
La communauté des Sœurs Franciscaines de Boulsa ;
Les responsables et les fidèles chrétiens de la Coordination du secteur 5, CCB Saint Pierre et des différentes CCB des autres secteurs de Boulsa ;
Son Excellence le Naaba Bouli de Wagelguin (Boulsa), PDG de l'Entreprise ETAF
Monsieur le Directeur Provincial de l'Enseignement Secondaire, de la Formation Professionnelle et Technique du Kourittenga et son personnel,
Monsieur le Proviseur du lycée départemental de Pouytenga et son personnel,
La communautés religieuses (catholique, musulmane et protestante) et leurs fidèles ;
Les jeunes des six (6) secteurs et des villages environnants de Boulsa qui ont prêté main forte pour l'aménagement de la dernière demeure du regretté ;
Les voisines et voisins du secteur 5 de Boulsa ;
Les populations des six (6) secteurs et des villages environnants de Boulsa ;
Les familles alliées :
o la grande famille DIKOUDOGO et les ressortissants de Bazèga,
o La famille SAWADOGO à Pissila ;
o La famille BARRY à Dédougou ;
Les collègues, amis et promotionnaires du défunt à Boulsa, Pouytenga Koupéla et Ouagadougou ;
Les ressortissants du Namentenga à Pouytenga, Koupéla et Ouagadougou et Kaya ;
Le service cadastre à Ouagadougou ;
Le Directeur du crédit au RCPB/FCPB à Ouagadougou ;
Le personnel du lycée de Péyiri à Koudougou.
Les voisins et voisines de Dagnoën (à Ouagadougou) ;
Les délégations venues des différentes localités du Burkina Faso ;
Toutes les nombreuses bonnes volontés ;
Ainsi que toutes les personnes dont les noms n'ont pas pu être cités.
Que le Tout Puissant rende à chacun le centuple de ses bienfaits.
Union de prières pour le repos de son âme. Amen !
La grande famille Koné à Toungouana ;
Monsieur Koné Yalla à Banfora, ses frères et sœurs à Banfora, Bobo Dioulasso, Sindou, Ouagadougou , Abidjan, Paris ;
Le Chef de Canton de Banfora et la grande famille Héma à Banfora, Ouaga , Bobo Dioulasso, France ;
Les enfants Mariam, Kader, Frédéric, Aminata Aghate, Salif ;
Toutes les familles alliées au Burkina Faso, Togo ,Côte d'Ivoire, Mali, France, Belgique, USA, Canada ;
Les parents ;
Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès à Banfora le 3 mars 2026 de leur fille, sœur, mère, grand-mère, arrière-grand-mère Koné Abibatou Marie Ange.
L'enterrement a eu lieu le 4 Mars 2026 à Banfora.
La famille remercie très sincèrement les voisins, amis et connaissances, le service de réanimation du CHR de Banfora, ...toutes les bonnes volontés qui nous ont assisté dans cette douloureuse épreuve.
« Je suis la Résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra. » Jean 11, 25.
22 mars 2016-22 mars 2026 ; voilà 10 ans qu'il a plu au Seigneur de rappeller à lui son bien aimé Jean TOUGOUMA.
Demeurant dans la prière pour son repos éternel,
Les grandes familles
TOUGOUMA, YADGHO à Koudmi, Kulballé, Koupéla, Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Côte d'Ivoire et France,
La famille KANFO, à Baskouré,
Ses enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants,
La Veuve TOUGOUMA Hélène née KANFO et ses enfants : Marceline à Banfora, Patrice en France, son épouse TOUGOUMA Zalissa née BARRY, Père Eugène, religieux de l'Ordre des Carmes à Bobo Dioulasso, Madame BAGORO Rosine née TOUGOUMA, son époux Eric BAGORO et famille,
Renouvellent leurs sincères remerciements et leur profonde gratitude à tous ceux qui, de près ou de loin, ont apporté leur soutien moral, matériel et financier, lors du rappel à Dieu, le 22 mars 2016, de leur très cher papa :
JEAN TOUGOUMA
Précédemment Maître d'Hôtel au RAN HÔTEL de Bobo Dioulasso.
Elles vous convient aux différentes célébrations eucharistiques selon le programme suivant :
PROGRAMME
Mercredi 18 mars à 06h00 : A l'Eglise paroissiale de Saint Vincent de Paul de Bobo Dioulasso.
Jeudi 19 mars à 06h00 : A la chapelle saint Joseph de sarfalao sud de Bobo Dioulasso.
Vendredi 20 mars à 05h45 : A la Paroisse Saint Joseph de Belle Ville de Bobo Dioulasso.
Samedi 21 mars à 05h45 : A la paroisse Christ Roi de l'Univers de Pissy à Ouagadougou.
Dimanche 22 mars :
– A 08h00 : A l'Eglise cathédrale Notre Dame des Grâces de Koupéla.
– A 11h00 : A la paroisse Christ Roi de l'Univers de Pissy à Ouagadougou.
– A 08h30 : A l'Eglise paroissiale de Saint Vincent de Paul de Bobo Dioulasso.
– A 07h00 : A la chapelle Saint Joseph de sarfalao sud de Bobo Dioulasso.
– A 08h00 : A la Paroisse Saint Joseph de Belle Ville de Bobo Dioulasso.
– A 07h00 : A l'Eglise cathédrale Saint Pierre de Banfora.
Dimanche 29 mars à 07h00 : A la chapelle Saint Jacques de Koudmi à Koupéla.
Dimanche 05 Avril à 07h00 : A la chapelle Saint Jacques de Koudmi à Koupéla.
Merci pour vos prières, votre fraternité et votre présence !
Que par la Miséricorde de Dieu, nos fidèles défunts reposent en paix.
Le ministre de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré a reçu en audience le chef de la coopération suisse au Burkina Faso, Pierre Kistler, le vendredi 13 mars 2026. Selon le service de communication du ministère qui rapporte l'information, l'audience avait pour but d'échanger sur les perspectives de renforcement de la coopération entre le Burkina Faso et la Suisse dans les domaines de l'assistance judiciaire, de la consolidation de la paix et de la promotion du vivre-ensemble.
Au cours des échanges, Pierre Kistler a réaffirmé l'engagement de la coopération suisse en faveur de l'accès équitable à la justice pour les communautés vulnérables, notamment celles qui aspirent à faire valoir leurs droits mais ne disposent pas des moyens nécessaires pour accéder aux services judiciaires. Il a indiqué qu'une attention particulière est accordée aux initiatives visant à renforcer l'assistance judiciaire et la cohésion sociale.
De plus, la Suisse joue un rôle important dans l'opérationnalisation du Cadre de concertation pour la consolidation de la paix (CCP), une initiative qui vise à faciliter le dialogue entre les différents acteurs, renforcer la paix et promouvoir le vivre-ensemble. À cet effet, le ministère de la Famille et de la Solidarité travaille à l'élaboration d'un référentiel national fédérateur, destiné à harmoniser les interventions des différents acteurs impliqués dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Ce document est actuellement en phase de validation.
Le Ministre de la Famille et de la Solidarité n'a pas manqué d'exprimer sa gratitude à la coopération suisse pour la qualité des relations de partenariat entre le Burkina Faso et la Suisse. Elle a salué les initiatives innovantes menées par la Suisse, notamment en faveur du soutien aux personnes déplacées internes (PDI) et de l'appui aux dynamiques locales de paix et de cohésion sociale. Le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré a également relevé l'importance du nouveau programme de coopération, qui met l'accent sur l'appui aux initiatives locales et aux politiques publiques nationales, dans une perspective d'impact durable et systémique. Elle a enfin réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner la coopération suisse dans la mise en œuvre de ses programmes au Burkina Faso.
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Source : DCRP/MFS
Sa majesté le Naaba Saneem de grand Samba, Passoré.
La grande famille GUIGUIMDE, les familles KABORE, KAFANDO et alliées OUEDDOUDA, OUEDRAOGO, DIENDERE, SY, KIELWASSER, à Samba, Songnaaba, Yako, Zorgho, Filba, Ouagadougou, Ouahigouya, Bobo, Kaya, Bangui, Abidjan,
Mr Raga Vincent de Paul GUIGUIMDE, les enfants : Yolande, Pierre, Aristide, Patrice, Claude, Olivier, Bénédicte, les neveux et nièces,
Mme OUEDDOUDA née KABORE Lamoussa Sabine, les enfants : Serge, Stephane, Severine, Christian, Gael, Nadege, les neveux et nièces,
Les enfants Judith COMPAORE, Ines COMPAORE, Olivier GUIGUEMDE
Les petits enfants Tchambou Sy Lala Moulker, Guiguemde Teebnooma Astrid, Guiguemde Franc Yanis et Guiguemde Franc Noah,
Ont la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu le 13 mars 2026 de leur épouse, maman, soeur, tante, grand-mère :
Mme GUIGUEMDE née KABORE Assetou Léontine, précédemment secrétaire à la CEAO à la retraite.
Le programme des obsèques se présente comme suit :
Mercredi 18 mars 2026
Levée du corps à 16h à la morgue de BOGODOGO
Veillée de prière à 19h à son domicile à Pissy secteur 26, ex secteur 17
Jeudi 19 mars 2026
Culte d'action de grâce à 08h à l'église de la Mission Apostolique Temple Peniel
Inhumation à 10h à son domicile à Pissy secteur 26, ex secteur 17
Paix à son âme et communion de prières.
Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ». Jean 11:25
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Ensemble, construisons l'Afrique de demain avec l'OHADA !
Il y en a qui travaillent à faire vivre la culture burkinabè non en se perdant mais en s'inspirant. C'est le cas de l'association FasOtaku qui, avec les univers graphiques venus du Japon, fait vivre les contes de l'Afrique. Dessin manga, calligraphie, jeux vidéo, cuisine fusion, discussions passionnées autour d'animés sont autant d'activités menées par cette association. Pour ces jeunes la créativité, la discipline et les valeurs humaines sont un terrain commun aux deux pays.
Ce sont trois jeunes qui parlent de l'association FasOtaku. Une aventure sociale qu'ils ont en commun pour valoriser la culture burkinabè à travers l'animation japonaise, la culture geek, et la créativité. Créée en 2019, l'association est née d'une idée spontanée. Une bande d'amis partageant la même passion pour la culture japonaise s'est posé une question : pourquoi ne pas transformer cet intérêt en un espace de rencontre et de création pour la jeunesse burkinabè ? « L'idée de FasOtaku est née par une bande d'amis passionnés de culture qui se sont dit : pourquoi ne pas créer quelque chose pour promouvoir cette culture à travers des activités et des événements ? », raconte Franck Rodrigue Badou Ki, ingénieur hydraulicien et président de l'association.
Le nom lui-même résume cette ambition selon son président. “Faso”, référence directe au Burkina Faso, et “Otaku”, mot japonais qui désigne un passionné d'univers culturels liés à l'animation, au manga ou aux jeux vidéo. Ensemble, ces deux mots forment une identité à mi-chemin entre le pays des hommes intègres et le pays du soleil levant. Au fil des années, FasOtaku s'est structuré autour d'une communauté d'une centaine de jeunes membres et sympathisants. Tous partagent une même curiosité pour les cultures de l'imaginaire et les formes d'expression contemporaines.
« Il faut dire qu'il y a beaucoup de complémentarités et de similitudes dans les deux cultures burkinabè et japonaise », indique le président de l'association FasOtakuLe manga et l'animation japonaise occupent une place importante dans cet univers. Mais l'association ne s'y limite pas. Les jeux vidéo, le sport, la création artistique numérique, les traditions japonaises ou encore la culture pop internationale nourrissent également les activités proposées. À en croire ses membres, à travers ces initiatives, FasOtaku cherche avant tout à offrir un espace où la jeunesse peut expérimenter, apprendre et partager.
Les événements baptisés Otaku Meetings sont devenus les rendez-vous emblématiques de cette dynamique. Depuis 2019, plusieurs éditions ont déjà été organisées. Chaque rencontre ressemble à un laboratoire culturel. On y croise des jeunes qui dessinent des personnages de manga, d'autres qui s'essaient à la calligraphie japonaise en traçant patiemment leurs premiers kanjis (signes dont le rôle est d'écrire la langue japonaise, identiques ou similaires aux sinogrammes utilisés pour la langue chinoise), tandis que certains improvisent un karaoké sur des génériques d'animés ou s'affrontent autour de consoles de jeux vidéo.
Mais l'esprit de FasOtaku ne se résume pas à l'esthétique des mangas. Pour ses membres, ces univers sont aussi des récits porteurs de valeurs. Rebecca Wendenda Convolbo, étudiante en médecine et membre active de l'association, parle de cette dimension avec une conviction tranquille. « Les mangas et les animés offrent du divertissement, mais ils ne se limitent pas à cela. Ce sont des œuvres qui abordent des thématiques complexes comme l'éthique, le dépassement de soi ou l'intelligence émotionnelle », explique-t-elle. Elle cite les séries qui ont marqué sa génération tels que One Piece, Naruto ou Fairy Tail. Des histoires d'aventure et de camaraderie qui, selon elle, véhiculent des valeurs proches de celles du Burkina Faso.
Devy Zoungrana arborant le célèbre manteau de l'organisation Akatsuki (du manga Naruto), tout en portant un chapeau de Saponé lors d'une activité de FasOtaku« Ces œuvres m'ont appris le courage face à l'adversité, la valeur du travail acharné, le sens du sacrifice pour la communauté et l'importance de la loyauté. Ce sont des valeurs qui résonnent beaucoup avec l'intégrité burkinabè. » Rebecca fait savoir que les cultures ne sont pas aussi éloignées qu'on pourrait le croire.
Selon ses co-membres de FasOtaku, les traditions japonaises et burkinabè partagent certaines similitudes. Le respect, la discipline ou l'importance accordée à la communauté figurent parmi ces points de convergence. « Il y a beaucoup de complémentarités entre ces deux cultures. Le respect, qui est très présent au Japon comme au Burkina », observe par exemple Franck Rodrigue Badou Ki. C'est cette proximité inattendue que l'association tente de mettre en lumière à travers ses activités. Parmi les ateliers les plus populaires figure la calligraphie japonaise. Armés de pinceaux et d'encre noire, les participants découvrent l'art délicat de tracer les caractères japonais. Un exercice qui demande patience et précision, mais qui rappelle aussi les traditions d'écriture et d'apprentissage présentes dans de nombreuses cultures africaines. La cuisine constitue un autre terrain d'expérimentation. Les membres de FasOtaku organisent parfois des ateliers culinaires où les saveurs japonaises rencontrent les ingrédients locaux. Des moments où l'on goûte autant qu'on échange. L'association propose également des quiz culturels, des discussions autour des traditions japonaises ou encore des activités ludiques comme des chasses au trésor thématiques.
FasOtaku s'intéresse aussi au sport et à la lecture« Le manga est un format idéal pour réinventer nos mythes africains »
Mais derrière ces moments festifs se cache aussi un projet d'encourager la créativité des jeunes. Pour Rebecca Convolbo, le format manga pourrait même devenir un outil pour revisiter l'histoire et les mythes africains. « Le manga est un format idéal pour réinventer nos mythes africains et les rendre attractifs pour la jeunesse qui lit de moins en moins la littérature classique », affirme-t-elle. Elle imagine déjà des bandes dessinées inspirées de l'épopée de Yennenga ou d'autres récits issus de la tradition orale. Une manière de relier les imaginaires contemporains aux racines culturelles du pays.
De son côté, Devy Zoungrana, juriste de formation et membre de l'association, insiste sur l'apprentissage collectif que permet FasOtaku. « Quand on parle de FasOtaku, on parle d'un univers qui regroupe l'animation, le manga, la culture et la créativité », explique-t-il. Au-delà de la passion, la structure associative permet aussi aux jeunes de développer des compétences organisationnelles. L'association fonctionne avec plusieurs départements : communication, création, ressources humaines ou organisation d'événements. « Le fait d'être dans ces différentes structures nous apprend à nous organiser et à développer des compétences », souligne Devy Zoungrana. Pour lui, regarder le chemin parcouru depuis les débuts est déjà une source de fierté. « C'est un réel plaisir de voir comment on a commencé et où nous en sommes aujourd'hui car les débuts n'ont pourtant pas été simples. »
Rebecca Wendenda Convolbo est convaincue que cette culture otaku peut être un vecteur de développement personnel et de cohésion sociale pour la jeunesse burkinabèAu départ, beaucoup de personnes ne comprenaient pas vraiment la démarche de l'association. La culture otaku restait encore méconnue ou perçue comme un simple divertissement. « Au début, beaucoup ne comprenaient pas. C'était compliqué », reconnaît le président de FasOtaku. « Mais avec le temps, les gens ont commencé à comprendre et à participer de plus en plus à nos événements. » L'association entretient une relation amicale avec l'ambassade du Japon au Burkina Faso, qui accompagne certaines activités.
Mais les ambitions de FasOtaku ne s'arrêtent pas à Ouagadougou. Dans les prochaines années, l'équipe souhaite étendre si possible ses activités à d'autres villes du pays. « À court terme, nous aimerions atteindre d'autres localités du Burkina, comme Bobo-Dioulasso ou Koudougou », explique le président Franck Rodrigue Badou Ky. Et à plus long terme, l'association rêve de rayonner dans toute la sous-région ouest-africaine. En attendant ces nouveaux horizons, FasOtaku poursuit ses activités avec la même énergie qu'à ses débuts en espérant davantage se faire connaître et contribuer à valoriser la culture burkinabè.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Face à la dégradation continue de la situation sécuritaire en République islamique d'Iran depuis le 28 février 2026, la représentation diplomatique du Burkina Faso a publié deux communiqués officiels destinés à protéger ses ressortissants. À travers ces messages, les autorités appellent à la fois à une vigilance renforcée sur place et à l'organisation d'un dispositif de retour volontaire pour les citoyens qui souhaitent regagner le pays.
Dans un premier communiqué, l'Ambassade du Burkina Faso invite la communauté burkinabè vivant en Iran à faire preuve d'une prudence accrue et à se conformer strictement aux consignes de sécurité publique. L'objectif est de limiter les risques dans un contexte marqué par une situation sécuritaire instable.
Les ressortissants sont notamment encouragés à réduire leurs déplacements au strict nécessaire et à éviter les rassemblements ou zones de forte affluence. Les autorités diplomatiques recommandent également d'adopter une attitude de discrétion et de prudence, en limitant les contacts avec des inconnus et en évitant toute situation susceptible de provoquer des tensions.
Par ailleurs, l'Ambassade exhorte les compatriotes à anticiper d'éventuelles difficultés en constituant des stocks de produits de première nécessité, notamment des denrées alimentaires, des sources d'énergie et de la monnaie de change. Il est aussi conseillé de préparer un kit d'urgence prêt à être emporté en cas de besoin.
Dans ce contexte délicat, l'esprit de solidarité entre compatriotes est également mis en avant. Les Burkinabè sont invités à rester en contact permanent entre eux et avec la représentation diplomatique, tout en privilégiant les informations provenant de sources officielles.
Dans un second communiqué, les autorités burkinabè annoncent la mise en place d'un dispositif d'assistance destiné aux ressortissants souhaitant quitter le territoire iranien. Cette mesure intervient au regard de la gravité de la situation et vise à faciliter un départ organisé et sécurisé pour ceux qui en expriment le besoin.
L'opération est menée en coordination entre l'Ambassade du Burkina Faso à Téhéran, les autorités iraniennes et l'Ambassade du Burkina Faso à Ankara, en Turquie. Cette collaboration internationale doit permettre d'assurer les conditions logistiques nécessaires au transit des ressortissants concernés.
Les Burkinabè désireux de regagner le pays sont invités à s'inscrire auprès du délégué au Haut Conseil des Burkinabè de l'Extérieur (HCBE) au numéro suivant : +98 910 094 9238. Les inscriptions sur la liste d'évacuation sont ouvertes jusqu'au vendredi 13 mars 2026.
Le Gouvernement burkinabè, par la voix de son ambassadeur, a tenu à exprimer sa solidarité et sa compassion à l'endroit de la communauté burkinabè vivant en Iran. Les autorités assurent suivre la situation de près et rester mobilisées pour apporter toute l'assistance nécessaire aux compatriotes.
Malgré les possibles perturbations dans l'accès à Internet ou aux communications, plusieurs lignes téléphoniques d'urgence ont été maintenues pour permettre aux ressortissants d'obtenir des informations ou une assistance rapide. Les personnes concernées peuvent contacter les numéros suivants : +98 901 219 4214 ou +98 910 311 9520.
Au regard de l'évolution de la situation, l'État burkinabè a activé un dispositif de veille et de gestion de crise afin d'assurer la protection de ses citoyens. Cette démarche repose sur deux priorités : garantir la sécurité des ressortissants encore présents sur place et faciliter, pour ceux qui le souhaitent, un départ volontaire dans des conditions organisées et sécurisées.
À travers ces mesures, les autorités entendent rassurer la communauté burkinabè en Iran et réaffirmer leur engagement constant à veiller sur leurs citoyens, où qu'ils se trouvent dans le monde.
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Source : Ministère des Affaires étrangères
Moult raisons militent pour des contrôles ou la mise en place de dispositif particulier d'accès à certains services publics. Qu'elles tiennent du contexte sécuritaire ou de considérations professionnelles, tout cela est au bénéfice, en principe, des populations, particulièrement des usagers de l'administration publique. C'est en cela que se soumettre aux obligations de contrôle aux entrées des services relève simplement d'un bon sens, et tout citoyen ne devrait avoir des soucis particuliers à y montrer patte blanche. Sauf que, de telles mesures ne devraient également pas entamer l'efficacité même du service public, par la méthode de leur mise en œuvre.
Cette réalité pousse à poser sur table, les conditions d'accès aux locaux du Tribunal de grande instance Ouaga II (TGI/Ouaga II) et de la Cour d'appel de Ouagadougou. En effet, à la Cour d'appel de Ouagadougou, les usagers ne peuvent accéder aux locaux avec le téléphone-portable. Et malheureusement, ceux qui ont quitté des villages du ressort territorial de cette haute juridiction ou des quartiers lointains de la capitale, se retrouvent subitement dans une situation inconfortable créée par cette information qui, visiblement, n'a pas fait l'objet d'une large diffusion.
Les usagers qui y arrivent pour la première fois depuis que cette mesure est en vigueur, ou qui n'ont pas l'information par d'autres canaux, se montrent surpris donc, lorsqu'à la guérite, à l'entrée de la cour, les agents de sécurité leur donnent l'information selon laquelle : « on n'entre pas ici avec téléphone-portable ». Quelle que soit l'urgence, il faut trouver d'abord la parade de se séparer de son téléphone-mobile avant de se rendre à destination dans les locaux de la Cour d'appel.
Au TGI/Ouaga II, là, ce sont les sacs à main/sacoches qui sont interdits d'accès (par contre, on peut y accéder avec le téléphone-portable, tandis qu'à la Cour d'appel, les sacs à main sont maintenant admis, ce n'était pas le cas, jusqu'à une date récente).
À chacune des entrées, les agents de sécurité le signifient, gentiment, mais strictement, aux usagers : « ce sont des consignes reçues de ne laisser personne entrer avec son sac ou son téléphone-portable ».
Et le hic, c'est qu'à ces deux lieux, les usagers qui y arrivent pour la première fois sont désemparés, car au même moment, aucune alternative ne leur est offerte (des casiers par exemples). Les parqueurs déclinent, eux aussi, toute responsabilité de ces objets et refusent leur garde. Finalement, ceux qui ont la possibilité font recours à leurs engins au parking, leurs véhicules, où ils accrochent les sacs et/encoffrent leur téléphone, à leur risque et péril.
Quant à ceux qui sont venus à pied ou à vélo, il faut en tous les cas également trouver cet endroit où laisser son téléphone, son sac ou revoir son agenda. Certains usagers restent pendant longtemps immobilisés devant la guérite, médusés et assénant parfois de questions les agents de sécurité. Des agents de sécurité qui y essuient souvent des propos peu amicaux d'usagers certainement dans l'embarras. Il y a donc nécessité d'évaluer ces mesures pour, à défaut de les réaménager ou offrir des alternatives pratiques, en faire large diffusion, afin que les populations, les éventuels usagers de ces services, sachent à quoi s'en tenir, en y effectuant le déplacement.
Au TGI/Ouaga I par exemple, cette mesure d'interdiction des sacs à main était entre temps en vigueur, elle a été finalement levée (en tout cas, on ne l'observe plus) et l'efficacité du contrôle ne s'en trouve pour autant pas entamée. Les fouilles sont minutieusement et rigoureusement opérées par la sécurité à la porte et les usagers y ont accès avec les sacs à main/sacoches et leur téléphone-portable. C'est du tout bénef, comme l'apprécient certains Burkinabè.
À un moment où de nombreux efforts sont consentis également dans le secteur de la justice par l'ensemble de ses acteurs, notamment avec la modernisation des services (e-justice), il sied d'évaluer l'impact de certaines mesures par endroits, en rapport avec l'efficacité recherchée. Cela permet sans doute de renforcer les acquis, réajuster des options et, au besoin, expliquer certaines mesures contraignantes par des communications grand public.
O.L
Lefaso.net
Brûlures, chutes, étouffements, électrocutions, malaises… Ces situations peuvent survenir à tout moment, au sein même de nos foyers et les premiers gestes posés peuvent faire toute la différence entre la vie et la mort.
Dans ce numéro de Faso Santé, nous recevons Dr Yasmine Millogo, médecin urgentiste qui nous aidera à comprendre comment réagir efficacement face aux urgences les plus courantes à la maison, quels gestes adopter, lesquels éviter, et comment mieux se préparer.
Le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré a présidé le mardi 10 mars 2026 à Ouagadougou, une réunion par visioconférence avec les chefs des missions diplomatiques et postes consulaires du Burkina Faso établis dans plusieurs pays du Moyen-Orient et du Golfe. Cela, afin d'évaluer la situation des ressortissants burkinabè dans le contexte de la crise liée à la guerre en Iran.
Cette rencontre, organisée sous les orientations du président du Faso Ibrahim Traoré et sous la coordination du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a réuni les représentations diplomatiques basées notamment en Iran, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Türkiye et au Koweït. Il s'est agi concrètement de faire le point de la situation dans les juridictions diplomatiques touchées par la crise, de s'enquérir des conditions de vie et de sécurité des ressortissants burkinabè, et d'évaluer les dispositions prises pour assurer la continuité des activités des missions diplomatiques.
Des échanges, il ressort que la situation des communautés burkinabè est suivie de près grâce à une concertation régulière avec les pays accréditaires. Dès les premières alertes, les ambassades à Téhéran et à Ankara ont pris des mesures, avec l'appui des autorités nationales et des pays hôtes, afin de garantir la sécurité des compatriotes dans les zones sensibles. Malgré la coupure d'internet dans certaines zones, des mécanismes de communication alternatifs ont été mis en place pour informer régulièrement les ressortissants sur les consignes de sécurité et la conduite à tenir.
À l'issue de la rencontre, le ministre Karamoko Jean Marie Traoré a instruit les ambassadeurs et consuls généraux, de témoigner le soutien et la compassion du gouvernement aux communautés burkinabè vivant dans ces juridictions. Il a salué la disponibilité des pays d'accueil ainsi que l'engagement des chefs de missions diplomatiques dans la gestion de la situation, tout en les exhortant à renforcer la proximité et la communication avec les compatriotes. Le chef de la diplomatie burkinabè a enfin exprimé le souhait de voir les parties impliquées dans le conflit, privilégier la voie du dialogue en vue d'un rapide retour à la paix.
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Source : Ministère des Affaires étrangères
Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a procédé à la nomination de deux ministres conseillers spéciaux auprès de la Présidence du Faso, à travers le décret n°2026-0219/PF signé le 25 février 2026.
Conformément à ce décret, Anûuyirtole Roland Somda, ingénieur civil, est nommé ministre conseiller spécial du Président du Faso chargé de la construction. De son côté, Roger Baro, inspecteur de l'environnement, est nommé ministre conseiller spécial chargé de l'environnement et de l'embellissement.
Ces nominations s'inscrivent dans le cadre de l'organisation et du fonctionnement de la Présidence du Faso, conformément aux dispositions de la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 et de la loi organique n°002-2025/ALT du 7 mars 2025 relative à l'organisation de la Présidence.
Selon le décret présidentiel, ces nominations prennent effet à compter de la date de prise de service des intéressés et seront publiées au Journal officiel du Faso, conformément aux procédures en vigueur.
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Source : Mairie de Fada
Dans le monde de la communication, certains professionnels se distinguent par leur capacité à captiver le public et à transformer un simple événement en un moment mémorable. C'est le cas de Zoérim Désiré Sawadogo, homme de média passionné, également voix off et maître de cérémonie à la voix posée et imposante, qui a su dompter la langue et faire de la parole un véritable art.
Dès la classe de seconde, Zoérim Désiré Sawadogo, alias Myster Desking, découvre sa passion pour les médias et la communication. Là, il nourrit l'ambition d'exercer ce métier et de faire de la parole son principal outil. Cependant, son parcours académique prend une autre tournure. En effet, après l'obtention de son baccalauréat au lycée moderne de Fresco, en République de Côte d'Ivoire, il a été orienté au département d'études anglophones à l'université Pr Joseph Ki-Zerbo.
Inspiré par de grandes figures du domaine comme Ali Diarrassouba, Alpha O, Jean-Michel Onnin, en passant par Yves Aymar et Brice Guigré, il décide, avec des amis partageant le même rêve, de chercher les moyens concrets et nécessaires afin de se rapprocher de leur ambition. Ils multiplient ensemble les initiatives et explorent des espaces d'expression.
Cette détermination va progressivement lui ouvrir les portes du journalisme où il fait ses premiers pas au sein de radio Optima en 2019. Là, Désiré commence en tant que stagiaire et développe les bases du métier. À l'issue de cette formation, malgré l'absence de rémunération, il décide de poursuivre avec le même engagement. De la présentation des flashs d'informations au journal, en passant par l'animation d'émissions interactives, il a su affiner sa diction et capter l'intérêt des auditeurs.
Tout en poursuivant parallèlement ses études en anglais, il choisit d'explorer d'autres facettes du journalisme, notamment le Mobile Journalism (MoJo), qui lui permet d'intégrer l'équipe du média en ligne CS Médias en tant que journaliste web. Il y fait valoir également ses compétences d'autodidacte en gestion de sites internet et des médias sociaux, ce qui conduit la direction à lui confier des responsabilités dans ces domaines.
Pendant environ trois ans, Zoérim Désiré Sawadogo a couvert, traité et diffusé des informations principalement axées sur la culture et le sport, qui sont les domaines de spécialisation de ce média. Son parcours journalistique le conduit à la rédaction du média Noorinfos.
« Avec Noorinfos, j'ai exploité les possibilités du MoJo, en produisant des contenus diversifiés et en privilégiant une approche axée sur le journalisme de solutions. Cette expérience m'a également offert l'opportunité de réaliser des reportages au-delà des frontières du Burkina Faso, notamment au Bénin et au Togo », a-t-il fait savoir.
Avant Noorinfos, avec un aîné de la communication, Alfred Batchi, qui a été un guide pour lui, Désiré a conduit un projet de micro-trottoir dénommé Micro Walker, une émission de culture générale.
Au fil du temps, un autre univers capte son attention. Celui d'assurer la maîtrise de cérémonies et la présentation des événements. Les conférences, les cérémonies officielles, les rencontres professionnelles, sans oublier les événements culturels, deviennent un nouvel espace où il met en exergue ses compétences en communication.
« Je pense que pour réussir dans ces trois métiers, il faut de la curiosité, de la persévérance, de l'impartialité ainsi que de l'honnêteté intellectuelle. Faire de la lecture une alliée sûre », estime Zoérim Désiré SawadogoDepuis maintenant environ quatre ans, il est le maître de cérémonie officiel du Goethe-Institut Burkina Faso. Il y assure la maîtrise des cérémonies d'envergure et la présentation des événements culturels.
Pour cet homme de média devenu maître de cérémonie bilingue (français-anglais), cette fonction exige bien plus qu'une simple aisance à l'oral. Pour lui, il s'agit d'un métier qui nécessite une préparation rigoureuse, une connaissance du contexte de l'événement et une capacité à s'adapter rapidement aux imprévus.
« Je pouvais quitter mon domicile et me rendre à un événement, juste pour suivre ce que fait le maître de cérémonie. Sa manière de s'organiser, de gérer les imprévus et même sa manière de vivre la cérémonie. Car le maître de cérémonie est avant tout un psychologue. Il doit connaître l'écosystème de l'environnement dans lequel il officie et savoir ce qu'il veut. Il ne s'agit pas simplement de maîtriser la langue de Molière, donc d'agencer de grands mots qui s'apparentent souvent à du verbiage creux », a-t-il souligné.
Avoir plusieurs casquettes pourrait, de l'avis de certains, disperser celui qui ne sait pas s'organiser. Les trois domaines à travers lesquels cette étoile montante se démarque n'occupent pas nécessairement le même rang dans sa vie, quand bien même sa passion pour les trois est grande.
« C'est difficile de faire un choix, mais je me sens beaucoup plus à l'aise lorsque je parle, lorsque je pilote une cérémonie, lorsque je m'assure de calmer le stress de ceux qui m'ont fait confiance et du public. J'aime la maîtrise de cérémonie. Mon grand frère Issa Cyrille, qui ne tarit pas d'éloges à mon égard après chaque scène, m'a surnommé le MC à la voix amplifiée et j'aime bien », a-t-il ajouté.
Aussi voix off, Désiré Sawadogo signifie que, comme dans tout domaine, les difficultés ne manquent pas. Sur ce plan, il souligne la méconnaissance et l'ignorance des exigences du métier de voix professionnelle par le public. « Les gens sous-estiment la voix off et ses exigences. Pour certains, il suffit juste de parler puis d'enregistrer. Mais en réalité, il y a un véritable travail, un combat que nous menons au studio pour obtenir le rendu souhaité », a-t-il signifié.
Quant au journalisme, l'indisponibilité des personnes ressources dans le domaine journalistique et le manque de moyens financiers demeurent des difficultés majeures pour lui. « Lorsque j'ai voulu réaliser mon dernier article journalistique, j'ai souffert pour rencontrer les personnes ressources. Et c'était des rendez-vous à n'en point finir qui donnent souvent l'envie d'abandonner », a-t-il dit.
Par ailleurs, le maître des mots confie que l'humilité, la patience et le respect sont des qualités nécessaires qu'un maître de cérémonie doit détenir. « À chaque cérémonie, il faut se mettre en tête qu'il y aura des imprévus. Cela permet d'anticiper. Et le maître de cérémonie doit garder son sang-froid et canaliser toutes les énergies afin d'obtenir un bon résultat », a-t-il fait comprendre.
Il indique également que la lecture et la curiosité sont indispensables pour une personne qui embrasse ces trois métiers. Pour lui, la lecture contribue à l'éveil de conscience, nourrit l'esprit et permet d'avoir un vocabulaire riche.
« J'aimerais être disponible pour les jeunes talents afin que ce métier si noble soit valorisé à sa juste valeur », souhaite Zoérim Désiré SawadogoTrès engagé socialement, dans le cadre du projet Digital Peacebuilding, Zoérim Désiré Sawadogo est nommé président des jeunes ambassadeurs pour la paix sur le numérique chez Search for Common Ground. Il est également le coordonnateur des Vendredis soirs du MC, un cadre de partages d'expériences entre les aînés et les cadets, porté par l'Alliance des maîtres de cérémonie du Burkina Faso, dont il est membre fondateur et chargé de communication adjoint.
Grâce à son travail acharné et à sa rigueur dans ses domaines, son talent ne passe pas inaperçu. En effet, son mérite a été reconnu à travers plusieurs distinctions, notamment le prix du meilleur jeune maître de cérémonie à la 12ᵉ édition des FAMA (Faso Music Awards) et le prix Cultura Afrique francophone 2025 au Bénin à travers son article intitulé « Le musée national du Burkina Faso au cœur de la patrimonialisation et de la muséification des traditions vivantes ». Ces prix représentent pour lui une fierté et une source de motivation, signe de l'aboutissement de plusieurs années d'efforts.
« Pour moi, un jeune qui essayait d'abord de s'affirmer et qui excelle aujourd'hui avec une bonne performance devant des spécialistes et des professionnels aguerris, ces distinctions constituent une reconnaissance méritée », a-t-il affirmé.
Du haut de ses 25 ans, Zoérim Désiré Sawadogo, ou encore l'homme à la voix amplifiée, a fait savoir que la distinction des FAMA l'a particulièrement marqué car il ne s'y attendait pas. Cette même distinction lui a valu une certaine renommée et a contribué à booster sa carrière de maître de cérémonie et le galvanise davantage. Elle a influencé positivement sa carrière et sa visibilité.
« Je m'apprêtais à faire du sport lorsque j'ai reçu d'innombrables messages sur mon téléphone disant que j'étais nominé et j'étais tellement surpris car je ne m'y attendais pas. C'est ainsi que je contacte Champy la Mélodie car la note notifiait que je devais performer au cours de la soirée pour essayer de remporter le prix. Je voulais un regard extérieur sur mon introduction. Il a vu le texte que j'ai produit et a tout de suite validé. Les FAMA restent un passage que j'ai apprécié car ils m'ont ouvert les portes de la télé. Nasser Sanou, lui, avait tellement confiance en moi. », a-t-il expliqué.
Né en Côte d'Ivoire et originaire de Kaya, Zoérim Désiré Sawadogo formule le vœu de devenir une icône dans l'univers médiatique, spécialement dans la maîtrise de cérémonie et des médias, et de devenir un pilier, une source d'inspiration pour la jeunesse montante qui espère embrasser les métiers de l'information et de la communication.
Ainsi, il invite les jeunes désirant exceller dans l'univers médiatique à oser, croire en eux, cultiver l'humilité et la curiosité, mais par-dessus tout, à refuser d'être bloqués par l'avis d'autrui. Selon lui, toute personne voulant réussir sa carrière doit être maître de son destin et accorder une place prépondérante à Dieu.
« Dieu est un pilier essentiel et, dans ma petite carrière, je suis la preuve vivante que Dieu existe et que la grâce de Dieu localise toute personne qui croit en lui », a-t-il affirmé.
Pour ce professionnel de la parole, la voix off et la maîtrise de cérémonie sont avant tout une suite naturelle du journalisme, à savoir informer, transmettre et créer un lien avec le public. Entre médias, présentation événementielle, voix off et maîtrise de cérémonie, son parcours illustre ainsi l'évolution des métiers de la communication, où la maîtrise de la parole et de la scène devient un atout majeur.
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, une délégation du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), conduite par la Haute Commissaire assistante chargée de la protection, Ruven Menikdiwela. Cette rencontre qui a eu lieu ce mercredi 11 mars 2026, à Ouagadougou, a porté sur les actions menées par l'institution onusienne en appui aux efforts du Gouvernement pour faire face à la crise humanitaire.
Au cours de la rencontre, le chef du Gouvernement a salué l'engagement du HCR aux côtés du Burkina Faso dans l'assistance aux populations affectées par la crise. Il a toutefois insisté sur la vision des autorités, qui consiste à dépasser la logique d'aide humanitaire permanente pour privilégier des actions favorisant le relèvement et l'autonomisation des populations. « Nous ne nous inscrivons pas dans une logique d'assistance permanente. Notre ambition est d'accompagner les populations vers l'autonomie et la reconstruction de leurs moyens d'existence », a-t-il déclaré.
Dans cette perspective, le Premier ministre a invité le HCR et l'ensemble des partenaires humanitaires à s'aligner sur les réformes engagées pour assainir le secteur humanitaire et renforcer la transparence dans les activités des organisations. Il a précisé que cette orientation ne vise pas à restreindre l'action des ONG, mais à garantir une meilleure coordination et une plus grande redevabilité dans la mise en œuvre des programmes.
À l'issue de l'audience, Ruven Menikdiwela a salué l'approche du Gouvernement et réaffirmé l'engagement du HCR à aligner ses interventions sur les priorités nationales. Elle a également évoqué sa récente visite à Kaya, où elle a pu constater la résilience de femmes déplacées internes engagées dans des activités économiques, notamment le commerce et la vente de produits via des plateformes numériques.
Le HCR entend ainsi poursuivre et renforcer ses programmes au Burkina Faso, avec un accent particulier sur l'autonomie économique, sociale et juridique des personnes déplacées, des réfugiés et des communautés hôtes. Et ce, afin de contribuer à une reconstruction durable des moyens de subsistance.
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Source : Primature du Burina Faso
À Ouagadougou, les ruptures collectives organisées à l'occasion du carême chrétien et du jeûne musulman suscitent différents avis parmi les citadins. Certains saluent ces initiatives pour leur rôle dans la promotion de la cohésion sociale, tandis que d'autres appellent à aller au-delà des symboles et à instaurer un véritable dialogue interreligieux au quotidien.
Pour Mamadou Zongo, ces initiatives sont positives mais nécessitent un suivi concret pour dépasser le simple symbole. « Pour moi, les ruptures collectives, ce sont de très belles initiatives si et seulement si c'est accompagné d'actes concrets après. On voit que c'est à l'occasion du carême chrétien et du jeûne musulman que beaucoup se rappellent qu'il faut promouvoir le bien-vivre ensemble, la cohésion sociale et faire de bonnes actions. Et après, il faut attendre encore l'an prochain. On pourrait faire d'autres actions ensemble avec toutes les confessions religieuses (activité à Faso Mêbo, activités sportives, œuvres sociales, etc.) Je pense que le vrai combat actuel, c'est la tolérance religieuse. Permettre à chacun de pratiquer librement sa religion si cela ne met pas en péril la sécurité nationale. Que personne ne s'en prenne à la religion ou à la croyance de l'autre. Accepter les autres confessions religieuses et surtout les mariages interreligieux. Que ces ruptures collectives aillent au-delà du simple partage de repas ensemble. Le monde actuel fait que les gens se rencontrent beaucoup plus hors de leurs milieux religieux. Et quand cela arrive, je pense qu'on peut commencer à tolérer cela et accepter les couples mixtes. Tout ceci contribuera à former une société bien soudée, indivisible et tournée vers des intérêts communs, gages d'une paix durable. Cela contribuera également à lutter contre les discours de haine, les discours extrémistes, qui dans notre contexte actuel ne sont pas les bienvenus. Je trouve que le problème, ce ne sont pas les jeunes. Entre jeunes, on fait preuve de tolérance et d'acceptation mutuelle, pour la grande majorité en tout cas. Donc, il faut beaucoup sensibiliser et continuer à promouvoir le vivre-ensemble. Si le créateur de l'univers voulait d'une seule et unique religion, il l'aurait créée au commencement. »
À l'inverse, Nourdine Ouédraogo souligne les limites de ces initiatives et appelle à une cohésion durable bien en amont des périodes religieuses. « Je pense que les ruptures collectives sont une très bonne chose mais la cohésion doit commencer bien avant le carême car nous avons des problèmes beaucoup plus sérieux que cela. Nous parlons chaque fois de ruptures collectives, pourtant nous avons de la rancœur les uns envers les autres. Avant d'organiser des ruptures collectives, nous devons d'abord chercher à nous entendre. Il ne sert à rien de se croiser pour manger des papayes, boire des jus et s'ignorer le lendemain. »
Pour Nadia Gnaba, ces rencontres représentent un pas positif vers l'acceptation entre communautés, mais restent parfois symboliques. « Je pense que la rupture collective est une très bonne initiative, parce qu'elle rapproche les communautés musulmane et chrétienne et renforce la cohésion sociale. Mais en même temps, il existe encore des familles qui refusent les mariages entre personnes de ces deux religions. J'espère donc que ces ruptures collectives seront un pas vers plus d'acceptation, et que le respect entre les religions ne se limitera pas seulement à ces moments symboliques. »
Patricia Coulibaly insiste sur la convivialité et la dimension nationale de ces moments. « Pour moi, les ruptures collectives sont à saluer, parce qu'elles sont des moments de convivialité et de rencontre entre des personnes de religions différentes et donc de visions différentes. Mais grâce à ces genres d'événements, on oublie un peu le côté diversité religieuse et on se concentre sur le plus important : être tous de la même nationalité burkinabè. »
Enfin, Claude Zoungrana rappelle que ces initiatives ont un impact positif sur le vivre-ensemble et appelle à traduire cette fraternité symbolique dans la vie quotidienne. « Je pense que les ruptures collectives sont très bénéfiques. Elles renforcent la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Elles montrent qu'au-delà de nos divergences religieuses, nous sommes tous frères et sœurs, fils et filles d'un même pays : le Burkina Faso. Maintenant, il serait aussi beau de voir cette fraternité se traduire par davantage d'unions entre les familles de différentes confessions. »
Ainsi, si les ruptures collectives sont unanimement reconnues pour leur valeur symbolique et leur capacité à rassembler, elles posent également la question de leur impact concret et durable sur la tolérance et la cohésion sociale. Pour certains, elles doivent devenir un tremplin vers une acceptation quotidienne et une réelle fraternité interreligieuse, au-delà du partage d'un repas.
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net