Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a reçu en audience, ce mardi 9 juin 2026, une délégation de la Fédération interafricaine des assureurs conseils (FIAC) conduite par son président par intérim Vakaramoko Samaké, rapporte la direction de la communication de la Primature. Les échanges ont essentiellement porté sur les préparatifs de la 16e Assemblée générale annuelle de la Fédération, prévue du 10 au 13 juin 2026 dans la capitale burkinabè.
Placée sous le thème « Le rôle du courtage d'assurance dans l'élargissement de l'accès et l'amélioration du taux de pénétration », cette rencontre ambitionne de mettre en lumière la contribution du courtier d'assurance à l'inclusion financière et à une meilleure couverture des populations face aux risques. L'événement réunira près de 200 courtiers d'assurance issus des 14 pays membres de la conférence interafricaine des marchés d'assurance, ainsi que de la Guinée et du Ghana.
À l'issue de l'audience, Vakaramoko Samaké a salué l'engagement du Chef du Gouvernement, qui a accepté de patronner cette édition. Selon lui, les assureurs-conseils jouent un rôle croissant dans le développement économique des États africains, notamment à travers la création d'emplois et l'accompagnement des populations. « Cette assemblée générale marque le début d'un changement qualitatif que nous voulons impulser. Le thème retenu sur l'inclusion financière ouvre une nouvelle perspective pour renforcer l'accompagnement de nos populations », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le Premier ministre s'est réjoui du choix porté sur Ouagadougou pour accueillir cette rencontre régionale. Il a également insisté sur l'importance stratégique du secteur de l'assurance dans le contexte actuel, soulignant que la couverture des risques devient une nécessité dans plusieurs domaines, y compris en milieu rural où se développent désormais les assurances climatiques. « Aujourd'hui, l'assurance est essentielle dans tous les secteurs. Les risques évoluent et s'élargissent. Il est donc indispensable que nos populations disposent d'un minimum de couverture pour faire face aux aléas », a-t-il affirmé.
Tout en réaffirmant la disponibilité du Gouvernement à accompagner les acteurs du secteur, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a assuré que les recommandations issues des travaux de l'assemblée seront examinées avec attention.
Source : Direction de la communication de la Primature
C’est à Pascal Boniface, fondateur de l’IRIS et pionnier de la géopolitique du sport, que l’on doit cette formule devenue presque une évidence : « Le sport, c’est bien plus que du sport. »
La référence tutélaire reste les Jeux olympiques de 1936, organisés par l’Allemagne nazie pour offrir au monde entier la vitrine d’un Reich triomphant. Tout au long du XXe siècle et du premier quart du XXIe, les Coupes du monde, les Jeux olympiques et autres compétitions sportives ont servi de caisse de résonance à des régimes cherchant à projeter une image, à galvaniser un peuple, ou à envoyer un message.
La Coupe du monde 2026, qui s’ouvre le 11 juin aux États-Unis, au Canada et au Mexique, est sans conteste une édition unique dans l’histoire du football mondial. Unique par son format – 48 équipes pour la première fois, 104 matchs, une finale au MetLife Stadium dans la banlieue de New York le 19 juillet. Mais surtout unique par son contexte politique.
Car contrairement aux Coupes du monde précédentes organisées par des puissances désireuses de soigner leur image internationale – Russie en 2018, Qatar en 2022 – celle-ci ne sert pas de vitrine à l’Amérique de Trump. L’Amérique de Trump se moque bien de ce que le monde pense d’elle, tant qu’elle pense encore le dominer.
Non, c’est sur le plan de la politique intérieure que ce Mondial revêt une importance capitale pour le président américain.
Première raison : Donald Trump a besoin de victoires. Un Trump fragilisé comme il ne l’a jamais été sur la scène nationale – humilié par une guerre en Iran qu’il a déclenchée contre l’avis de son vice-président, de ses généraux et de sa propre base MAGA – voudrait bien surfer sur quelques succès sportifs pour regonfler les sondages avant les midterms de novembre.
Si l’équipe américaine enchaîne les victoires, il ne manquera pas de se gargariser de ces champions représentatifs de « la nouvelle Amérique qui gagne ». Mais si elle se fait éliminer dès le premier tour, Donald Trump le prendra comme une insulte personnelle. Les footballeurs ne seront pas sacrifiés aux dieux comme dans l’Antiquité, mais nul doute qu’ils seront insultés sur Truth Social.
Seconde raison, plus subtile : la question iranienne. Depuis le début, Donald Trump a transformé la participation de l’Iran au Mondial en feuilleton politico-diplomatique. En mars, il déclarait que les joueurs iraniens ne seraient pas « en sécurité » sur le sol américain. L’Iran menaçait de ne pas venir. La FIFA s’affolait. Infantino courait à la Maison-Blanche. Finalement, les joueurs ont obtenu leurs visas – mais une quinzaine d’accompagnants se les sont vus refuser, dont le président de la fédération iranienne Mehdi Taj, ancien commandant des Gardiens de la Révolution, considérés comme organisation terroriste par Washington. L’Iran va s’entraîner à Tijuana, au Mexique, avant de disputer ses matchs à Los Angeles et Seattle.
Le calcul de Trump est transparent : en laissant les joueurs venir tout en barrant la route aux « Gardiens de la Révolution », il se pose en chef magnanime, mais aussi inflexible, vis-à-vis de ses propres partisans et de la population étatsunienne qui lui reprochent la guerre. Et il nourrit secrètement l’espoir que certains joueurs, libérés de leur encadrement politique habituel, demandent l’asile politique aux États-Unis.
Ce serait pour lui un moment de triomphe absolu – des Iraniens fuyant le régime qu’il combat, en direct sur les pelouses américaines. Peu importe que cela risque de faire capoter un éventuel accord de paix qu’il cherche désespérément à conclure. Trump n’a jamais été embarrassé par ses propres contradictions.
Il est même possible sur le papier que les États-Unis et l’Iran se retrouvent en phase éliminatoire à Dallas le 3 juillet. Un match qui, dans ce contexte, aurait une portée politique sans précédent dans l’histoire des Coupes du monde.
Pascal Boniface avait raison. Le sport est bien plus que du sport. Et dans l’Amérique de Trump, la Coupe du monde 2026 est bien plus qu’une compétition de football. C’est un terrain de jeu politique, un instrument de propagande intérieure, un feuilleton diplomatique, et peut-être, si les astres s’alignent pour le 47e président américain, une machine à produire des réfugiés iraniens en direct sur les écrans américains.
Le coup d’envoi est dans quelques jours. Le spectacle, lui, a déjà commencé.
Romuald Sciora, essayiste franco-américain, est directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS. Dernière publication : America 250, une histoire graphique des États-Unis, vol. 1, Né dans le sang (éditions Point Nemo).
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En 2024, l’organisme de contrôle du Congrès des États-Unis [GAO – Government Accountability Office] avait déterminé que le coût global du programme F-35 dépasserait les 2 000 milliards de dollars, après avoir revu à la hausse les sommes nécessaires pour assurer le maintien en condition opérationnelle [MCO] des appareils mis en œuvre par les forces...
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