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Les mauvais calculs de l’Iran

IRIS - Fri, 31/07/2026 - 16:39
Les limites de la diplomatie

Pendant toute la première partie du conflit, les Saoudiens ont essayé de retenir les Américains, et ont privilégié la voie de la diplomatie pour préserver des relations de voisinage, qu’ils estiment essentielles pour la préservation du système en place.

La volonté persistante de l’Iran de contrôler le détroit d’Ormuz met en péril l’économie de toute la région et place tous les pays riverains sous la tutelle et le bon vouloir des Iraniens, qui peuvent autoriser, ou non, le passage des navires dans le détroit.

Pendant des mois, les Saoudiens et les autres pays du Golfe ont laissé faire la diplomatie pakistanaise et qatarie dans l’espoir d’éviter une escalade dont les conséquences auraient été imprévisibles. La dernière tentative omanaise d’une co-gestion du détroit par les deux pays a été rejetée par l’Iran.

Savoir s’arrêter ou pas

Téhéran aurait pu s’arrêter là et encaisser les bénéfices de cette première partie remportée contre les Américains et leurs alliés israéliens. Mais comme on dit « Jupiter rend fou celui qu’il veut perdre ». L’Iran par son intransigeance due, sans doute aux querelles internes qui agitent le régime, ont voulu pousser leur avantage quitte à commettre des fautes qui pourraient leur coûter très cher.

En incitant les rebelles Houthis à ouvrir un nouveau front et à interdire la navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb aux navires battant un pavillon saoudien, Téhéran risque de réveiller un conflit que le monde avait oublié. Les conséquences pour la partie du Yémen contrôlée par les Houthis pourraient être désastreuses pour eux.

L’Irak fragilisé depuis l’invasion américaine de 2003 fait face de profondes divisions internes. L’Iran maintient son influence sur les milices chiites qui leur sont affiliées. Les attaques contre le Koweït, la Jordanie et l’Arabie saoudite ont été lancées à partir du territoire iraquien.

Le réveil de l’Arabie saoudite

La réaction de l’Arabie saoudite qui a récemment participé aux côtés des Etats-Unis à un raid aérien contre ces milices iraquiennes est un signal clair de changement de politique de la part de Riyad. Les Saoudiens avaient encaissé des coups sans réagir, comme la plupart des pays Golfe. Aujourd’hui, ils font savoir que la neutralité n’est plus de mise. Le raid combiné aurait causé la mort de six « conseillers » iraniens de haut rang qui œuvraient aux côtés des milices chiites.

Autre signe de mauvaise humeur des Saoudiens est l’annulation de la visite que devait effectuer le 30 juillet, Ali al-Zaïdi, le Premier ministre iraquien en Arabie saoudite. Les attaques au départ du territoire iraquien sont lancées à partir de Bassora contre le Koweït voisin, mais aussi à partir de la province de Salâh ad-Dîn et contre Erbil au Kurdistan.

En visant le Kurdistan iraquien l’Iran prend le risque de mobiliser contre eux les factions kurdes qui jusqu’ici avaient refusé de se joindre à l’attaque contre l’Iran. Ce serait une grave erreur stratégique qui permettrait une offensive terrestre qui a fait défaut à Washington jusqu’ici.

Le calcul iranien selon lequel les pays du Golfe se détacheront des Etats-Unis et qu’ils ne riposteront pas s’est avéré faux. Les Émirats arabes unis, le Koweït et la Jordanie avaient déjà participé de façon discrète à des raids de riposte contre l’Iran. Le fait que les Saoudiens annoncent officiellement leur participation à un raid contre des proxies iraniens est un signal clair que la donne a changé.

Une capacité opérationnelle limitée, mais un redoutable arsenal

Les armées des pays du Golfe disposent d’un formidable arsenal ultra moderne. Si les capacités opérationnelles des pays de la région ne sont pas optimales, il n’en demeure pas moins que cette force considérable, en appui des Américains, pourrait décupler les dommages infligés à l’Iran en cas de conflit total.

De plus, en s’attaquant à l’Égypte par le lancement de drones contre le port de Damiette et en gênant la navigation en mer Rouge, et par conséquent à travers le canal de Suez (une des principales ressources du pays), c’est un autre pari risqué qui est pris. L’Égypte dispose de grandes capacités militaires qu’elle n’hésitera pas à joindre à ses alliés américains et du Golfe, dont elle dépend financièrement en grande partie.

Le frein serait la reprise de la participation israélienne aux attaques contre l’Iran. L’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe ainsi que l’Égypte rechigneraient à joindre leurs forces à une coalition israélo-américaine.

La situation en Iran actuellement semble être un processus de fuite en avant semblable à celui que la France a connue sous la Terreur. Les dirigeants risquent de devoir affronter dans les prochaines semaines ou mois des coalitions bien plus importantes que celles qu’ils ont affrontées jusqu’à maintenant. Que feront les pays occidentaux dans cette équation ?

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Des zones d'ombre persistent après l'explosion de la distillerie Montebello en Guadeloupe

France24 / France - Fri, 31/07/2026 - 16:33
Une semaine après l’explosion meurtrière de la distillerie Montebello en Guadeloupe, des zones d'ombre persistent. Le bilan est de deux morts et l'enquête se poursuit. Entre un rapport alertant sur des anomalies avant le drame et la polémique autour d'une cagnotte lancée par l’entreprise, les familles et les syndicats réclament des réponses. Le récit de Nicolas Suire avec nos équipes sur place.
Categories: France

L'élection qui faillit changer « Le Monde »

Le Monde Diplomatique - Fri, 31/07/2026 - 16:19
En 1980-1982, la rédaction du « Monde » se divise lors de l'élection de son directeur. Deux éditorialistes actuels se souviennent qu'à l'issue de cette longue bataille le journal s'est libéré d'une « gangue idéologique où les illusions du socialo- tiers-mondisme avaient trop volontiers droit de (…) / , , , , ,

Safeguarding Children Online: Beyond Singapore’s Social Media Ban Debate

TheDiplomat - Fri, 31/07/2026 - 15:02
Singapore might consider championing a roadmap of “supported autonomy.”

Afghanistan’s Return Crisis: Why Sending People Back Is Not a Durable Solution

TheDiplomat - Fri, 31/07/2026 - 14:43
The shift in policies from protection to return assumes that return represents a durable solution.

Lee Pushes AI Investment in Silicon Valley and Turns to South American Minerals

TheDiplomat - Fri, 31/07/2026 - 14:39
The South Korean president secured semiconductor pledges in San Francisco before turning to trade and mineral agreements in Brazil and Chile. 

Tajikistan Denies a Clothing Ban Its Police Keep Enforcing

TheDiplomat - Fri, 31/07/2026 - 14:05
A rumor with one traceable source drew an official rebuttal in Dushanbe that buried its documented enforcement.

Trois choses à savoir sur le Magal de Touba qui mobilise des millions de fidèles au Sénégal

BBC Afrique - Fri, 31/07/2026 - 12:50
Le grand Magal de Touba, prévu le dimanche 2 août 2026, est l'un des plus grands rassemblements religieux au monde, qui réunit chaque année plusieurs millions de fidèles au Sénégal et dans la diaspora mouride. Il commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme, exilé au Gabon par les Français le 21 septembre 1895.
Categories: Afrique, European Union

Défoncer la finance néolibérale : innover sans les « marchés », ou l'IA autrement

Défense en ligne - Fri, 31/07/2026 - 11:03

L'écrasante majorité des investissements appelle les procédures de financement les plus simples, celles du crédit ou de la dette obligataire, jusqu'à rendre dispensable une économie de fonds propres, et permettre de fermer la Bourse. C'est le moment où le lecteur néolibéral, passé d'attaque en apoplexie tout au long de la série, jette son dernier souffle dans la bataille, mais sûr de l'emporter in fine : et l'innovation ? C'est avec l'agence de Romorantin du Système socialisé du crédit qu'on la finance l'innovation ? Et l'IA, par exemple ? Hein, l'IA ? Romorantin, l'IA ?

- La pompe à phynance / , , , , ,
Categories: Défense

Infantino nous Trump énormément

IRIS - Fri, 31/07/2026 - 10:47

L’UEFA a adressé un ultimatum sans équivoque à Gianni Infantino : si la privatisation de la Coupe du monde n’est pas abandonnée, les équipes européennes, piliers sportifs, médiatiques et financiers de la compétition, se retireront. Sans elles, la Coupe du monde perdrait son essence et son rayonnement. Après s’être cru intouchable à l’issue de la Coupe du monde 2026, Infantino se retrouve dos au mur.

Son alliance avec Donald Trump l’avait encouragé à multiplier les dérapages : exclusion de supporters de pays modestes, éviction d’un arbitre somalien, marginalisation de l’équipe d’Iran, ou encore mi-temps transformées en pauses publicitaires interminables. Autant de décisions qui ont altéré l’intégrité du football. L’UEFA, forte de son indépendance financière, refuse de se soumettre, contrairement à certaines fédérations plus vulnérables, achetées par des promesses de subventions. Le problème est clair : en sacrifiant l’éthique sportive sur l’autel des intérêts privés, Infantino risque de réduire la Coupe du monde à un simple produit de consommation, vidé de son âme.

Pourtant, les recettes de la compétition n’ont cessé de croître, portées par une audience toujours plus large et des sponsors enthousiastes. La privatisation n’est donc pas une nécessité économique, mais bien une manœuvre personnelle. Le vrai projet d’Infantino était de créer une entité commerciale avec des alliés de Trump pour s’enrichir et partager les bénéfices avec une élite restreinte. Une dérive qui dépasse même les scandales de l’ère Blatter, alors que l’enquête du FBI en 2015 contre la FIFA n’était déjà qu’une réponse des États-Unis à l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar.

Aujourd’hui, la révolte gronde. L’UEFA, la CONCACAF et d’autres fédérations envisagent un boycott, voire la création d’un tournoi concurrent. Jusqu’où ira cette résistance pour préserver l’intégrité du football ? Infantino, dont la réélection est désormais incertaine, devra-t-il céder ? Une chose est certaine : sa vision, où l’argent prime sur le sport, menace l’avenir du football. La solution résiderait-elle dans l’émergence d’un opposant capable de lui tenir tête, à l’image de ce qu’aurait fait Michel Platini ?

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Johor State Election 2026: Decoding Peninsular Malaysian Politics

TheDiplomat - Fri, 31/07/2026 - 10:26
The Johor state election does not automatically presage a nationwide BN sweep because the results are heavily steeped in Johor's unique local context.

South Asia’s Smaller States Push to Revive SAARC — Again

TheDiplomat - Fri, 31/07/2026 - 10:17
Will the region’s perpetually squabbling siblings -- India and Pakistan -- put aside their insecurities to make regional cooperation happen?

Klimapolitik in einer multipolaren Welt: Zwischen Fragmentierung und neuen Chancen

SWP - Fri, 31/07/2026 - 10:01

Wachsende geopolitische Spannungen und eine zunehmend multipolare Ordnung stellen etablierte Formen internationaler Zusammenarbeit infrage. Das hat auch Folgen für den globalen Klimaschutz, über den im Rahmen der Vereinten Nationen verhandelt wird. Doch was auf den ersten Blick wie eine Bedrohung für gemeinsame Klimaziele wirkt, könnte zugleich Handlungsspielräume eröffnen. Zu diesem Ergebnis kommt eine Foresight-Übung, die bei der Konferenz »Multilateralism under Challenge and the Future of the Pact« des Academic Council on the United Nations System (ACUNS) durchgeführt wurde. 

Die Konferenz machte deutlich, wie vielfältig die aktuellen Herausforderungen für die Vereinten Nationen sind. In finanzieller Hinsicht müssen die drastischen Zahlungskürzungen, insbesondere seitens der USA, durch weitreichende Einsparungen im UN-Budget aufgefangen werden. Politisch belasten die Differenzen zwischen den Mitgliedstaaten die internationale Zusammenarbeit, etwa hinsichtlich der Konflikte im Nahen und Mittleren Osten sowie in der Ukraine oder der schleppenden Umsetzung der Sustainable Development Goals. Zudem beschäftigt die Mitgliedstaaten aktuell die Suche nach einer Nachfolge für den ausscheidenden UN-Generalsekretär Antonio Guterres.

Ein Blick in mögliche Zukünfte

Vor diesem Hintergrund rückt auch die Zukunft der internationalen Klimapolitik in den Fokus. Mithilfe von Foresight, einer zukunftsanalytischen Methode, lassen sich verschiedene denkbare Entwicklungen ausloten – ohne den Anspruch, sie vorherzusagen. Vielmehr stehen Exploration und Antizipation im Vordergrund: Welche Treiber könnten die wichtigsten sein, die in unterschiedliche Zukunftsrichtungen weisen? Und welche Maßnahmen wären dafür geeignet, unerwünschte Entwicklungen zu vermeiden oder wünschenswerte zu fördern? 

Gerade die Klimapolitik eignet sich für einen solchen Ansatz. Sie verbindet lokale, nationale und internationale Handlungsebenen mit sozialen, technologischen, ökologischen, ökonomischen, rechtlichen und politischen Fragestellungen. Die interdisziplinäre und internationale Ausrichtung der ACUNS-Konferenz bot daher einen geeigneten Rahmen, um mögliche Auswirkungen einer zunehmend multipolaren Weltordnung auf die Klimapolitik mithilfe einer Foresight-Übung auszuleuchten. 

Aus der Übung lassen sich drei wichtige Herausforderungen für die künftige internationale Klimapolitik ableiten: Erstens könnten Ideologisierung und Politisierung sowie steigende Anpassungs- und Transformationskosten die Bereitschaft zu gemeinsamen klimapolitischen Anstrengungen sukzessive schwächen. In der Folge droht zweitens eine stärkere Fragmentierung der internationalen Klimapolitik. Drittens könnte dies zu einer überdurchschnittlichen Belastung der weniger handlungsfähigen oder -willigen Mitglieder der Staatengemeinschaft führen. Damit würden sich die globalen Ungleichheiten weiter verstärken.

Fragmentierung als Chance?

Die diskutierte Fragmentierung wurde gleichzeitig auch als mögliche Dezentralisierung und Regionalisierung interpretiert, die Chancen für eine auf lokaler und regionaler Ebene konzipierte und damit womöglich anschlussfähigere Klimapolitik bietet. Diese könnte die Inklusion zusätzlicher Akteure ermöglichen und dadurch die Legitimität und Akzeptanz politischer Maßnahmen erhöhen. Allerdings betonten die Teilnehmenden auch die Notwendigkeit eines universellen Rahmenwerks. Die UN wären dafür weiterhin der geeignete Ort. Betont wurde etwa die Rolle der UN-Generalversammlung als multilaterale Plattform, auf der plurilaterale Koalitionen und Initiativen zusammenkommen könnten, um mit allen Staatenvertretungen über Fortschritte wie auch Hindernisse zu diskutieren.

Die Übung macht deutlich, dass Foresight weniger der Vorhersage als vielmehr der Orientierung dient. Anhand der Klimapolitik zeigt sie das Potential partizipativ strukturierter Auseinandersetzungen mit der Zukunft auf. Diese können das Spektrum der in Betracht gezogenen denkbaren Entwicklungen erweitern, die kritische Auseinandersetzung mit ihnen fördern und so nicht zuletzt eine Grundlage für plausible und robuste Politikempfehlungen bieten. In einer zunehmend komplexen internationalen Ordnung kann Foresight dazu beitragen, nachvollziehbare Handlungsempfehlungen für die Klimapolitik zu entwickeln.

Japan’s Intelligence Reform Has a Counterintelligence Problem

TheDiplomat - Fri, 31/07/2026 - 09:53
As the Takaichi administration strives to strengthen Japan’s intelligence capabilities, it’s important to build up counterintelligence capabilities too.

L'Espagne envoie des troupes alors que des milliers de personnes entrent dans l'enclave de Ceuta en provenance du Maroc

BBC Afrique - Fri, 31/07/2026 - 09:49
Au moins 18 personnes se sont noyées alors que des migrants tentaient de rejoindre à la nage le territoire espagnol, dans un climat de chaos à la frontière.
Categories: Afrique, European Union

ARMENIA: ‘Anti-LGBTQI+ Discourse Is Increasingly Tied to Anti-democratic Narratives’

Africa - INTER PRESS SERVICE - Fri, 31/07/2026 - 09:34

By CIVICUS
Jul 31 2026 (IPS)

 
CIVICUS discusses disinformation campaigns targeting the LGBTQI+ community in Armenia with Hripsime Kizogyan, Executive Director of Pink Armenia, a community-based organisation that defends the human rights of LGBTQI+ people and advocates for policy change.

Hripsime Kizogyan

Ahead of Armenia’s recent parliamentary election, a coordinated online campaign tried to portray Prime Minister Nikol Pashinyan’s government as secretly backing the LGBTQI+ community. The campaign spread AI-generated images showing Pashinyan at a Pride event that never happened and falsely claimed Pink Armenia was behind the event, as part of a wider effort to present LGBTQI+ organisations as vehicles for foreign agendas. Campaigns such as these help drive hostility against LGBTQI+ people.

What was the fake Pride campaign about?

In late January, online stories started appearing that claimed that Armenia’s first LGBTQI+ Pride march would take place in the capital, Yerevan, on 7 April, supported by our organisation and personally led by Nikol Pashinyan. The date was no accident, because 7 April is a religious holiday and Mother’s Day in Armenia.

None of it was true. The stories first appeared on a brand-new website that had been created only 11 days earlier. It used an AI-generated image of Pashinyan and disappeared shortly after. But the damage was done. Georgian and Turkish media outlets and dozens of Facebook and Twitter/X accounts had already picked up the story.

The same false campaign came back in April, this time amplified by pro-Kremlin Telegram channels and Russian outlets. It came with two new claims, both equally false: that Pink Armenia helped write same-sex marriage into a supposedly leaked new draft of the Armenian constitution, and that we’re funded by the US Agency for International Development. We denied this publicly, but by then the story had travelled.

The fake Pride story was just one piece of a much bigger campaign against our organisation and, more broadly, against LGBTQI+ people. A fake account impersonating Pink Armenia on Twitter/X managed to buy a verification checkmark before being suspended. Someone also set up a lookalike domain and sent emails in the name of our former president, telling schools that an LGBTQI+ curriculum would be introduced in 2027.

We also know that foreign bloggers were approached and offered paid trips to Yerevan to publicly urge Pashinyan to ‘support Pride’ as a show of solidarity with Europe. Someone pasted images of same-sex couples on walls in Yerevan, then photographed them as ‘evidence’ of activism that wasn’t happening.

What was the campaign trying to achieve?

Whoever was behind the fake Pride campaign wanted two things: to provoke fear and hostility towards LGBTQI+ people and to damage the government and its pro-European course by association. The false claims reinforced a familiar storyline in which European integration will bring the imposition of ‘foreign values’ and LGBTQI+ rights are the leading edge of that imposition.

This rhetoric didn’t come out of nowhere. Across the region, anti-LGBTQI+ discourse is increasingly tied to anti-democratic narratives, attacks on civil society and conspiracy theories that portray human rights organisations as foreign agents and threats to national identity. The same thing happened in Moldova and elsewhere in the region, with LGBTQI+ rights used to split the electorate ahead of a vote.

Although Armenia isn’t like neighbouring countries where anti-LGBTQI+ campaigns are written into state policy, the election showed our community being used when politically convenient. That kind of rhetoric makes the public environment hostile, legitimises discrimination and creates conditions in which hate speech and violence become more socially acceptable.

What has changed, and what hasn’t, for LGBTQI+ rights in Armenia?

Some things have improved. Earlier this year, Pink Armenia was formally included in public advisory councils at the health, internal affairs, justice, and labour and social affairs ministries. This means we can now raise issues directly with them.

But the law hasn’t changed. Armenia still hasn’t recognised same-sex partnerships. There’s no anti-discrimination protection covering sexual orientation and gender identity in most areas of life. When someone is the victim of a hate crime just for being LGBTQI+, that still doesn’t count as an aggravating factor.

Social attitudes are the other barrier. LGBTQI+ people still face discrimination in education, employment, family settings and healthcare. Being open about who you are still carries a risk, so many people hide it or leave Armenia in search of safety.

How is Pink Armenia countering disinformation?

We monitor media and social media systematically, documenting disinformation and hate speech targeting LGBTQI+ people and tracking the politicians and outlets pushing it. This gives us the evidence to respond publicly, take issues to policymakers and, when needed, go to court.

When false claims about us circulate, we answer them directly. We issue public clarifications and work with independent fact-checkers such as the Fact Investigation Platform and Media.am.

On digital security, we report impersonating accounts and fraudulent lookalike domains so they get taken down, and we warn partner institutions such as schools when fake messages go out in our name.

What support does Armenian civil society need?

We need stronger international cooperation to deal with disinformation networks that operate across borders to spread anti-gender narratives. Sharing of advocacy strategies, best practices, digital security expertise and research would strengthen civil society across the region.

We also need long-term support, not just project funding that responds to one crisis at a time. We need funds that are sustainable and flexible enough to keep our services running while we react quickly to disinformation campaigns and security threats.

International partners can do something else too: keep raising discrimination, hate speech and attacks on civil society in their diplomatic conversations with Armenian authorities. Public attention and international scrutiny make it harder to treat these issues as optional.

Ultimately, supporting LGBTQI+ rights in Armenia isn’t only about one community. It’s about defending democratic values, protecting civic space and making sure no group is excluded from human rights because it has become a politically convenient target.

CIVICUS interviews a wide range of civil society activists, experts and leaders to gather diverse perspectives on civil society action and current issues for publication on its CIVICUS Lens platform. The views expressed in interviews are the interviewees’ and do not necessarily reflect those of CIVICUS. Publication does not imply endorsement of interviewees or the organisations they represent.

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Categories: Africa

Transaction or Transformation? Inside the Russia-North Korea Relationship

TheDiplomat - Fri, 31/07/2026 - 09:08
How transactional is the massive shift in their relations and how sensitive is it to the Ukraine war?

For the Arakan Army, Recognition Must Be Earned

TheDiplomat - Fri, 31/07/2026 - 08:50
The Arakan Army’s quest for international recognition should be tied to Rohingya rights and accountability.

Incendies en Gironde : le feu reste "contenu dans son périmètre"

France24 / France - Fri, 31/07/2026 - 08:20
Le mégafeu en Gironde, qui a ravagé 42 000 hectares depuis plus d'une semaine, est "contenu dans son périmètre", bien que "des secteurs actifs" persistent, a informé vendredi la préfecture du département. La situation est "stable" du fait des conditions météorologiques "favorables" de la nuit.
Categories: France

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