You are here

Feed aggregator

Burkina : Des dettes de l'Etat envers les établissements d'enseignement privés, parlons-en dans cet envol de réforme !

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 24/08/2026 - 23:56

Dans un mois, les élèves du Burkina renoueront avec les classes, pour ceux qui sont en vacances, tandis que d'autres enfants découvriront, eux, l'univers de l'école. Que ce soit l'un ou l'autre cas, ou même les deux à la fois, pour certains parents, l'angoisse majeure reste la même ; comment trouver d'abord une école qui remplit un minimum de conditions. Eh oui, dans un pays où les établissements publics ne courent pas les quartiers, la direction est vite imposée à de nombreux parents.

Quant à cela s'ajoutent, pour les grands centres urbains comme Ouaga et Bobo, les considérations liées aux risques que doivent encourir les enfants en circulation par les longues distances, et même la position professionnelle parfois des parents, l'équation devient encore corsée. De nombreux facteurs qu'une offre conséquente en matière d'établissements publics aurait pu minimiser.

Dans ce paysage, la contribution du privé ne se présente plus comme secondaire, elle l'est plus. Si la routine est donc connue, la rentrée scolaire 2026-2027 se pointe, elle, à l'horizon avec une donne de réforme, notamment par la réglementation des frais de scolarité au niveau des établissements d'enseignement privés. Mais, au moment où celle-ci est accueillie avec applaudissements, en tout cas par les voix audibles, la lancinante question des dettes de l'État envers les établissements privés qui reçoivent les élèves orientés taraude certains acteurs.

Et avec juste raison, le sujet a d'énormes implications qui ne laissent pas indifférent un acteur de la chaîne de l'éducation/enseignement. Lorsque des établissements peinent à entrer en possession de leur dû, ce sont les enseignants et personnel qui encaissent directement les coups par notamment les arriérés de salaires et les humeurs qui vont avec cette situation.

Dès lors, on peut, au final, s'interroger sur la qualité de l'enseignement qui peut en résulter. En contexte d'importante réforme, comme celle qui vient d'être impulsée, à savoir la réglementation des frais de scolarité, le sujet mérite un véritable regard, pour rassurer que la démarche est holistique et que chaque acteur est prêt à consentir le même effort qu'il demande à l'autre, en respectant simplement ses propres engagements.

Quand un parent ne paie pas les frais de scolarité de son enfant, ce dernier est mis à la porte. De ce fait, le parent qui se saigne à honorer tous ses engagements envers l'établissement de son enfant, a en retour droit à la quiétude que tout s'y déroule bien en matière d'enseignement et dans des conditions acceptables. L'État, comme ses partenaires que sont ici les établissements d'enseignement privés, se doivent donc de tout mettre en œuvre pour honorer, chacun, leur engagement, afin de permettre aux élèves de bénéficier de ce à quoi ils ont droit.

Ce n'est pas aujourd'hui que cette question de dettes de l'État envers les établissements d'enseignement privés se pose avec récurrence. Les choses doivent changer également sur ce point. La dernière sortie publique d'interpellation du gouvernement, en bonne et due forme, de l'Union nationale des établissements d'enseignement privés laïcs (UNEEP-L) remonte au jeudi 14 janvier 2021. Il en est ressorti par exemple qu'au titre de l'année scolaire 2019-2020, l'UNEEP-L (plus de 1 200 membres) a reçu 38 536 élèves, dont 31 978 au post-primaire et 6 558 au secondaire. « Aussi, selon la convention d'affectation signée entre les deux parties, le paiement des frais de scolarité qui s'élève à 1 977 555 000 FCFA devrait se faire au plus tard le 30 mars 2020. Malgré les rendez-vous du 30 juin, du 30 septembre et du 31 décembre 2020, l'Etat n'a pas respecté ses engagements. Sur les 279 établissements privés, l'Etat n'a versé que la somme de 101 440 000 FCFA au profit de 18 établissements, soit 5,1% du montant dû », avait, la faîtière, pris à témoin l'opinion publique.

Aussi longtemps que cela puisse remonter, le silence observé autour du sujet ne semble pas signifier absence d'inquiétude, pour ne pas en dire plus. Des murmures se font toujours entendre... A tort ou à raison ! Quelle est alors, à ce jour, la réalité de la situation ?

A la faveur de la conférence de presse co-animée le 14 juillet 2026 à Ouagadougou par les secrétaires généraux des trois ministères (Enseignement de base, alphabétisation et promotion des langues nationales ; Enseignement secondaire et formation professionnelle et technique ; Enseignement supérieur, recherche et innovation), la préoccupation n'a pas été occultée par les hommes de média. En réaction, ces autorités ont d'abord reconnu qu'il y a par moments des retards des frais alloués à la convention aux établissements privés conventionnés. Seulement, ont-elles ensuite précisé, « le tort est partagé » ; il ne revient pas à l'administration seule d'endosser le retard souvent de paiement.

« Les établissements sont organisés par faîtière, il y en a qui sont seuls. Ceux qui sont organisés par faîtière regroupent l'ensemble des demandes et par moment, le traitement à l'intérieur d'abord au niveau de la faîtière, et au niveau de l'administration, peut connaître des difficultés. Quand une faîtière réunit, à elle seule, 100 à 200 établissements, vous conviendrez que l'ensemble des établissements ne peuvent plus être prêts au même moment. Et vous connaissez la procédure de décaissement des fonds au niveau de l'administration publique. Alors, s'il y a retard de justifications, il y a également retard de déblocages. Ce n'est pas seulement cet aspect qui explique les retards de paiement, il faut aussi dire que par moments, nos structures déconcentrées effectuent des sorties sur le terrain pour vérifier l'effectivité, la présence effective de ces élèves dans les établissements. Le tout associé, nous donne des raisons pour expliquer le retard », défend le secrétaire général du ministère de l'Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique, Didier Paré.

Selon le co-conférencier, « l'Etat fait de son mieux, et à ce jour, il y a des faîtières qui ont déjà reçu leur vacation de l'année scolaire 2025-2026. Et ces montants sont versés aux faîtières qui, à leur tour, donnent aux établissements. Il y a par moments aussi, des retards au niveau de la faîtière aux promoteurs d'établissements. Nous nous dégageons, en tout cas, de cette responsabilité ».

A en croire M. Paré, à la date de la conférence (14 juillet 2026), les faîtières affiliées à l'Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique ont déjà reçu leur chèque pour l'année scolaire 2025-2026.

Cependant, a-t-il relevé, et sans plus de détails : « Il y a des dettes des années antérieures qui nécessitent toujours un travail, parce que ça n'incombe pas seulement à l'établissement ; il y a des difficultés liées aux dossiers, etc., mais l'administration et le gouvernement font leur mieux pour répondre à la sollicitation de ces établissements qui accompagnent dans l'éducation de nos enfants ».

Dans ce nouvel élan, l'on ne peut que souhaiter, et au-delà de celle-là, que toutes les questions susceptibles de saper la bonne intention qui guide les réformes engagées dans le monde de l'éducation/enseignement trouvent réponses ou points de convergence. Car, en plus de contribuer dans ce secteur-clé, ces acteurs privés participent à la lutte contre le chômage et, partant, à l'amélioration générale des conditions de vie.

C'est dire également qu'outre ce volet, l'Etat se doit d'honorer ses engagements financiers vis-à-vis du secteur privé, notamment les entreprises, dont la contribution à l'économie nationale, à l'emploi, donc au processus de développement, n'est pas à démontrer. C'est d'ailleurs en cela que les discours tendant à encourager l'initiative privée, l'entrepreneuriat, revêtiront davantage tout leur sens.

O.L
Lefaso.net

Categories: Afrique

Bobo-Dioulasso/Tournoi de l'unité du Bas-Quartier : L'équipe de Wamblé remporte la 1re édition sous une pluie battante

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 24/08/2026 - 23:30

La finale de la première édition du Tournoi de l'unité du Bas-Quartier s'est disputée ce samedi 22 août 2026 dans le quartier Bindougousso de Bobo-Dioulasso. Au terme d'un match disputé sous une pluie battante, l'équipe de Wamblé a supplanté les Petits Dragons Feu par le score de 2 buts à 0. Cette fête sportive et citoyenne a réuni tout un quartier, sous le parrainage de maître Gontran Somé Walé.

Malgré la pluie, la finale de la première édition du Tournoi de l'unité du Bas-Quartier a tenu ses promesses. Le match, qui a opposé la formation de Wamblé aux Petits Dragons Feu, s'est soldé par le triomphe de Wamblé sur le score de 2 buts à zéro. Placé sous le parrainage de Me Gontran Walé Somé, avocat au barreau du Burkina Faso, cet événement aura été bien plus qu'une simple compétition sportive ; ce fut une véritable célébration de la fraternité, de l'épanouissement de la jeunesse et de la santé communautaire.

Un duel sous la pluie

Rien. Absolument rien ne pouvait freiner l'enthousiasme débordant des populations du Bas-Quartier. Alors qu'une pluie s'abattait sur le terrain désigné pour accueillir l'apothéose de cette première édition, une foule des grands jours s'était massée autour de l'aire de jeu pour pousser les joueurs. Sur une pelouse détrempée, exigeant un engagement physique de tous les instants, les deux formations finalistes ont offert un spectacle d'une intensité remarquable.

Dès le coup d'envoi, les jeunes acteurs de cette finale ont fait preuve d'une détermination exemplaire. S'adaptant avec bravoure au terrain glissant, la formation de Wamblé a su poser son jeu avec pragmatisme et efficacité. Plus incisifs dans les duels et particulièrement réalistes devant les cages adverses, ils sont parvenus à tromper à deux reprises la vigilance du portier des Petits Dragons Feu. Malgré une réaction d'orgueil et des offensives répétées en seconde période, les Petits Dragons Feu n'ont pas réussi à refaire leur retard face à une défense de Wamblé solide comme un roc. Au coup de sifflet final, c'est sous des acclamations nourries et une ambiance festive que Wamblé a pu exulter et soulever le précieux trophée.

Pour le parrain, la satisfaction est totale. « Tout ce qui concerne les enfants m'intéresse à plus d'un titre. Pour occuper nos enfants pendant les vacances de façon saine, au lieu de les laisser traîner dans le quartier... Malgré l'intensité de la pluie, tout le quartier est sorti. Il y a eu un match de football de haut niveau. Pourquoi ne pas avoir demain des pépites des Étalons émerger de ce quartier ? », a confié Me Gontran Walé Somé.

Des récompenses à la hauteur de l'engagement

La cérémonie de remise des prix, empreinte de chaleur et de convivialité, a encouragé les efforts de l'ensemble des acteurs de cette aventure vacancière. En sa qualité de grand vainqueur de cette première édition, l'équipe de Wamblé est repartie les bras chargés : en plus du prestigieux trophée du champion, elle s'est vu attribuer un jeu de maillots complet, un ballon de compétition, une enveloppe financière de 25 000 F CFA, ainsi que plusieurs prix spéciaux venus couronner son parcours sans faute.

De leur côté, les valeureux finalistes des Petits Dragons Feu n'ont pas été oubliés. Pour leur brillante deuxième place et leur esprit de fair-play exemplaire tout au long de la compétition, ils ont reçu un jeu de maillots, un ballon, ainsi qu'une somme de 15 000 F CFA.

Une initiative globale : sport, fraternité et santé

Au-delà de l'enjeu purement sportif, ce tournoi, initié par la promotrice Nadine Somé et porté par la dynamique des « éléments du grin » et des figures locales, s'est distingué par sa vision sociale et sanitaire globale. Organisé sur un mois et ayant réussi à mobiliser seize équipes issues de quatre quartiers, l'événement a également servi de cadre à une importante campagne de santé publique.

En effet, une vaste séance de dépistage s'est tenue dans la matinée, permettant à près de 90 femmes du quartier de bénéficier d'examens préventifs contre les cancers du sein et du col de l'utérus. De leur côté, les hommes ont pu faire contrôler leur tension artérielle et leur taux de glycémie, tout en recevant de précieux conseils nutritionnels. Avec le soutien indéfectible du chef de village, qui a mobilisé toute la communauté, et l'accompagnement précieux des partenaires institutionnels et de la presse locale, cette première édition du Tournoi de l'unité pose les jalons d'une tradition prometteuse, appelée à se pérenniser pour le plus grand bonheur de la jeunesse du Bas-Quartier.

Djaryigo Diarra
Lefaso.net

Categories: Afrique

U.S. Unveils ‘Economic D-Day’ Against Iran

Foreign Policy - Mon, 24/08/2026 - 23:21
The White House vows to sanction any country that continues to do business with Tehran.

Décès de Noaga Marcel BOUDA : Programme des obsèques

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 24/08/2026 - 23:17

La grande famille BOUDA à Villy Nongtaaba, Koudougou ;
Le Patriarche Sanaaba Sousbi, BOUDA Daniel Noabila, BOUDA Boureima Boussé, BOUDA Alphonse Bombiyamba ; BOUDA Ambroise Winoaga, BOUDA BAGA Clément, BOUDA Soutongo François, BOUDA Alexandre, catéchiste à la retraite, BOUDA M'Bi Victor, BOUDA Yamba François, BOUDA François Koudraogo ;

Le catéchiste KOLOGO Bewêntaore Constant ;
La veuve Madame BOUDA Rozalie née ZOUNDI, à Koudougou.

LES FILS ET FILLES
BOUDA Jean Baptiste, à Bobo-Dioulasso, et son épouse- BOUDA Benjamin, à Bruxelles, Belgique, et son épouse
BOUDA Jean, à Boston, États-Unis d'Amérique, et son épouse
BOUDA Emilie, épouse NEBIE, à Atlanta, États-Unis d'Amérique
BOUDA Kiswendsida Pauline, épouse KIEMDÉ, à Sapouy, province du Ziro

LES PETITS-ENFANTS
BOUDA Marie Oceanne, BOUDA Alicia Odile, BOUDA Christelle, BOUDA Aura, BOUDA Noaga Noé, BOUDA
Barackwendé Elijah St John, NEBIE Odilia Mary-Regine, NEBIE Olivia Mary-Hope, KIEMDÉ Stanislas, KIEMDÉ Luciano et KIEMDÉ Stella Amelia.

Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de leur père, grand-père et arrière-grand-père, BOUDA NOAGA MARCEL, né le 1er janvier 1950, décès survenu le mardi 18 août 2026 au CHU de Bogodogo à Ouagadougou, des suites d'une longue maladie, à l'âge de 76 ans.
Ils vous informent que le programme de ses obsèques se déroulera comme suit :

MERCREDI 26 AOÛT 2026
14h00 : Levée du corps à la morgue du CHU de Bogodogo à Ouagadougou, suivie du transfert de la dépouille mortelle à son domicile familial à Villy Nongtaaba, Koudougou.
21h00 : Veillée de prière au domicile familial à Villy Nongtaaba.

JEUDI 27 AOÛT 2026
09h30 : Levée du corps au domicile familial.
10h00 : Messe d'absoute et de requiem tenant lieu de funérailles chrétiennes, à l'église catholique Saint-Mathieu de Nongtaaba, suivie de l'inhumation au caveau familial à Villy Nongtaaba.
13h00 : Repas de communion et célébration de sa vie au domicile familial.

La famille remercie sincèrement toutes les personnes qui, par leurs prières, leur présence, leurs messages et leurs marques de compassion, les accompagnent dans cette douloureuse épreuve.

« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra. » Jean 11, 25
Que, par la miséricorde de Dieu, l'âme de BOUDA NOAGA MARCEL repose en paix.
Union de prières.

Categories: Afrique

Les liaisons dangereuses de l’UE avec les talibans

RFI (Europe) - Mon, 24/08/2026 - 22:05
Les talibans sont-ils des interlocuteurs comme les autres ? La Commission européenne le répète, il ne s'agit pas de reconnaitre le régime de Kaboul, il s'agit de mener des discussions techniques pour permettre le renvoi en Afghanistan de migrants déboutés du droit d'asile, ou ayant été condamnés par la justice. 
Categories: Union européenne

In memoriam : SOPHIE COMPAORÉ née ZOMBRE

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 24/08/2026 - 22:00

Précédemment Professeur de Français à la retraite
25 août 2022 – 25 août 2026

Quatre années déjà se sont écoulées depuis ton départ, mais ton souvenir demeure vivant dans nos cœurs.

Ton amour, ta bonté et ta douceur continuent de nous accompagner chaque jour.

En ce jour anniversaire de ta montée céleste, ta famille, tes proches et tous ceux qui t'ont connue et aimée, nous restons en union de prières, pour ton doux repos.

Des messes seront dites selon le programme suivant :

Lundi 24 août 2026 : 18h30mn chapelle des soeurs Théatines Ursula Benincasa ouaga 2000

Mardi 25 août 2026 : 5h45 chapelle des soeurs Théatines Ursula Benincasa ouaga 2000

Dimanche 30 août 2026 : 7h chapelle des soeurs Théatines Ursula Benincasa ouaga 2000

Dimanche 30 août 2026 : 7h30 Juvénat garçon St Camille

Que brille sur toi la lumière de la face du Christ Sauveur.

À jamais dans nos cœurs, Maman Sophie !

Categories: Afrique

The Mecca Pact: What Do We Actually Know?

TheDiplomat - Mon, 24/08/2026 - 21:45
There are few concrete details available about the joint defense agreement between Pakistan, Saudi Arabia, and Turkiye.

Sécurisation du territoire : Le commandement au contact des détachements de la 5e Légion de Gendarmerie de Toéni et Barani

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 24/08/2026 - 21:44

Le lieutenant-colonel Hamado Kafando, commandant de la 5e Légion de Gendarmerie, a effectué les 11 et 14 août 2026 des visites opérationnelles dans les détachements de Toéni et de Barani. L'information est rapportée par la Gendarmerie nationale ce lundi 24 août 2026. Ces déplacements lui ont permis de s'enquérir des conditions de vie et de combat des gendarmes, mais aussi de leur rappeler les exigences de vigilance, de discipline et de professionnalisme.

Le commandant de la 5e Légion, au détachement de Toéni, était accompagné du capitaine Olivier Kaboré, représentant le commandant du Groupement des Forces pour la sécurisation de la Boucle du Mouhoun (GFSBM).

La visite a donné lieu à des échanges directs avec les personnels du détachement. Le lieutenant-colonel Kafando a ainsi pu recueillir leurs préoccupations et mieux apprécier leurs conditions d'engagement sur le terrain.

À cette occasion, un message de félicitations et d'encouragement de la hiérarchie a été transmis aux gendarmes. Cette tournée s'inscrit dans une démarche de proximité du commandement avec les unités engagées sur le terrain.

Elle vise notamment à renforcer le lien entre la hiérarchie et les personnels opérationnels, tout en maintenant un niveau élevé d'engagement dans l'exécution des missions de sécurisation.

Lefaso.net
Source : Gendarmerie nationale du Burkina Faso

Categories: Afrique

China’s Strategic Plan for Space Superiority

TheDiplomat - Mon, 24/08/2026 - 21:40
China defines space superiority as achieving space logistics and infrastructure, and then using them for the kind of war it might fight.

Décès de DABOUÉ PATRICK DÉSIRÉ KOUALABOURPEN : Remerciements

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 24/08/2026 - 21:30

Les familles DABOUÉ, BAYILI à Kwardje, Réo, Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou, en France et au Canada

La famille BATIONO à Ténado, Réo, Ouagadougou,

Sa Majesté Naba Yemdé, Kourit Yiir Soaba de Koupèla
Naaba Kolombudu, chef de Niongrétenga

La famille NIONGRÉ à Niongrétenga, Tenkodogo, Koupèla, Ouagadougou, Abidjan et au Togo

La famille ZOUNGRANA à Koupèla, Tenkodogo, Ouagadougou et aux USA
Julien DABOUÉ et son épouse Reine Marie Désirée NIONGRÉ et leurs enfants, Landry, Régis et Stéphane et leurs épouses respectives Rosalie, Stéphanie et Massita ;

remercient de tout cœur tous ceux et toutes celles qui ont compati, moralement, spirituellement, matériellement et financièrement à leur douleur lors du rappel à Dieu le 13 juin 2026 à Ouagadougou et de l'inhumation le 20 juin à Réo de leur petit-fils, petit-neveu, neveu, fils, frère et beau-frère,

DABOUÉ PATRICK DÉSIRÉ KOUALABOURPEN
précédemment cadre commercial à la Société des Alcools du Québec

Ils voudraient adresser leurs remerciements particuliers :

 À Mgr Éric SOVIGUIDI, Nonce apostolique au Burkina Faso et au Niger et ses collaborateurs ;

 À Mgr Alexandre Yikyi BAZIÉ, Administrateur Apostolique du diocèse de Koudougou ;
 À l'équipe presbytérale de la paroisse St Alphonse de Réo ;

 L'équipe presbytérale de la paroisse Notre Dame des Apôtres de la patte d'oie ;
 Aux prêtres concélébrants à la messe d'absoute et à la messe de requiem du 21 juin 2026 à Réo ;

 Aux religieux et religieuses des diverses congrégations et aux catéchistes de la paroisse Notre Dame des Apôtres ;

 À la chorale de la Coordination St Jean Paul II de Ouaga 2000 et à l'Ensemble Musical des Amis

 Aux fidèles de la CCB Ste Joséphine BAKHITA et de la Coordination St Jean Paul II de Ouaga 2000 ;

 Aux équipes médicales du CHU de Bogodogo et au Père Abel KABORÉ, aumônier ;
 Aux familles alliées KAMBOU, OUÉDRAOGO, DIALLO à Ouagadougou, KONATÉ en Côte d'Ivoire

 Aux nombreux amis, collègues et connaissances des parents et des enfants ;
 Aux promotionnaires de Patrick des établissements secondaires et supérieurs au Burkina et au Canada ;

 Aux voisins de Ouaga 2000, Saint Julien et Kalgondin ;
 Aux jeunes de Réo et de Ouaga 2000.

Que le Seigneur les récompense en multiples grâces et les comble au-delà de leurs attentes.

Ils vous prient de vous joindre à eux, d'une manière ou d'une autre, lors des messes demandées pour le repos de son âme selon le programme suivant :

Categories: Afrique

2 arbitres béninoises retenues pour la zone UFOA-B

24 Heures au Bénin - Mon, 24/08/2026 - 21:29

Deux arbitres béninoises participent à la Ligue des Champions féminine de la zone UFOA-B, prévue du 23 août au 5 septembre 2026 au Burkina Faso. Bio Bangana Djaria et Laurende Offin ont été retenues pour officier lors de cette compétition.

Reconnue pour son professionnalisme, Laurende Offin figure parmi les arbitres de la Ligue des Champions féminine de la zone UFOA-B. Bio Bangana Djaria est retenue comme arbitre assistante.

Les deux arbitres béninoises auront la responsabilité d'officier lors des différents matchs de la Ligue des Champions féminine UFOA-B. La compétition se déroule du 23 août au 5 septembre 2026 au Burkina Faso notamment au Stade du 4 Août..

Categories: Afrique

DIGITAL 20H : les numéros gagnants sont connus !

24 Heures au Bénin - Mon, 24/08/2026 - 21:29

DIGITAL 20H : Avez-vous tenté votre chance ?

Le tirage DIGITAL 20H N°236 a livré son verdict !

Lundi 24 août 2026

Avez-vous joué ?

Avez-vous misé sur vos numéros porte-bonheur ?

RÉSULTAT : 20 • 29 • 45 • 26 • 56

Félicitations aux heureux gagnants !

Pas encore cette fois ? Gardez le sourire.
Rendez-vous à 00H pour le prochain tirage.
Jouez dans nos points de vente ou : Tapez *590# ou rendez-vous sur lnbloto.bj

Jouez avec modération et responsabilité. Le jeu doit rester un plaisir.

Categories: Afrique

Une tornade ravage le village de Pomas dans le sud de la France

France24 / France - Mon, 24/08/2026 - 21:25
Le village de Pomas, dans l'Aude, a été ravagé lundi par une tornade qui a blessé des dizaines de personnes et frappé 300 habitations. De nombreuses toitures ont été arrachées et des maisons soufflées.
Categories: France

La mairie sensibilise les occupants des espaces publics

24 Heures au Bénin - Mon, 24/08/2026 - 21:23

La mairie de Cotonou intensifie ses actions contre l'occupation anarchique des espaces publics. Une équipe conduite par Ulrich Soglo, directeur adjoint de la Police municipale, s'est rendue dans plusieurs quartiers de la ville, notamment à Vodjè, pour sensibiliser les propriétaires de garages et les tenanciers de boutiques installés sur le domaine public.

La mairie de Cotonou sensibilise les occupants du domaine public avant de passer à la phase répressive. Sur le terrain, le directeur adjoint de la police républicaine, Ulrich Soglo a échangé avec les propriétaires de garages et les tenanciers de boutiques installés sur les espaces publics.

Cette démarche intervient face à la multiplication des véhicules abandonnés dans les rues et sur les espaces publics, ainsi qu'à l'installation de mécaniciens sur les voies publiques. Des pratiques qui affectent le cadre de vie et perturbent la circulation sur plusieurs artères de Cotonou.

Dans un communiqué en date du 13 avril, le maire de Cotonou avait invité les propriétaires de véhicules abandonnés à procéder à leur retrait immédiat. Les mécaniciens occupant illégalement les espaces publics sont également appelés à libérer les lieux.

À l'issue de cette phase de sensibilisation, une vaste opération de répression est annoncée sur l'ensemble du territoire communal. Elle prévoit notamment l'enlèvement et la mise en fourrière des véhicules abandonnés, la fermeture des garages installés illégalement sur le domaine public, ainsi que la mise en vente aux enchères des véhicules qui ne seront pas retirés dans les délais impartis.

Categories: Afrique

Pour Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu, une dernière rentrée pleine de contrariétés

Le Figaro / Politique - Mon, 24/08/2026 - 20:15
À neuf mois de la fin du quinquennat, le duo exécutif doit jongler entre les crises multiples et la préparation d’un budget périlleux, alors que la campagne présidentielle s’accélère.
Categories: France

Les 100 Visages du Burkina Digital : Daouda Sorgho, bâtir les passerelles invisibles du Burkina numérique

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 24/08/2026 - 20:05

À 54 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui contribuent à façonner le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd'hui, nous nous intéressons à Lamoussa dit Daouda Sorgho, ingénieur informaticien, consultant, spécialiste du management des systèmes d'information et expert senior agréé en économie numérique.

Pour comprendre une partie de son parcours, il faut commencer par une image. Imaginez une administration dans laquelle chaque ministère possède ses applications. Chaque service développe ses propres bases de données. Les technologies utilisées diffèrent. Les informations existent, mais les systèmes ne savent pas nécessairement les échanger. Tout est informatisé. Mais tout ne communique pas. C'est précisément l'un des défis auxquels Daouda Sorgho s'est intéressé au cours de sa carrière. Car après l'informatisation vient nécessairement une autre étape : faire fonctionner ensemble ce qui a été informatisé séparément.

Tout commence par un Palais de justice

À la fin des années 1990, Daouda Sorgho étudie à l'École supérieure d'informatique de l'Université Nazi Boni. Il y obtient en 2000 son diplôme d'ingénieur des travaux informatiques. Le sujet de son mémoire donne déjà une indication sur la direction que prendra son parcours : « Informatisation des chaînes civile et commerciale du Palais de Justice de Ouagadougou ».

Nous sommes à une époque où la transformation digitale n'est pas encore devenue l'expression omniprésente qu'elle est aujourd'hui. Il s'agit surtout d'informatiser. Transformer des procédures manuelles en traitements numériques. Organiser des informations. Créer des applications capables d'améliorer le fonctionnement des services. Pour le jeune informaticien, la technologie rencontre donc très tôt l'administration publique. Et cette rencontre ne sera pas sans lendemain.

Puis apparaît une autre question : comment protéger les systèmes ?

Daouda Sorgho poursuit ses études à l'École supérieure d'informatique et obtient en 2003 un diplôme d'ingénieur de conception en informatique. Cette fois, son mémoire porte sur la « Politique de sécurité informatique du réseau informatique de l'Université de Ouagadougou ». Le passage d'un sujet à l'autre est intéressant. D'abord, informatiser. Ensuite, sécuriser. Car dès que les organisations dépendent davantage de leurs systèmes informatiques, une question devient incontournable : comment protéger ces systèmes, leurs utilisateurs et les informations qu'ils contiennent ?

Ce qui était autrefois un outil d'accompagnement devient progressivement une infrastructure critique de l'organisation. Et lorsqu'une infrastructure devient indispensable, sa sécurité cesse d'être une affaire exclusivement technique. Elle devient une question de gouvernance. Il anime d'ailleurs l'un des premiers séminaires organisés au niveau national sur les politiques de sécurité informatique en juillet 2003.

De l'ingénierie au management

Cette évolution explique probablement une autre étape de son parcours. Après sa formation d'ingénieur, Daouda Sorgho choisit d'ajouter à son expertise technique une compétence managériale. Entre 2011 et 2013, il suit au 2iE un mastère spécialisé en management stratégique et opérationnel. Son mémoire porte sur le management opérationnel par l'approche processus. Le changement de perspective est important. L'informaticien sait comment fonctionne le système. Le manager doit comprendre pourquoi l'organisation en a besoin, comment il s'insère dans ses processus et comment le mettre au service de ses objectifs.

Entre les deux se situe une grande partie des difficultés rencontrées dans les projets de transformation digitale. On peut disposer d'un excellent logiciel et échouer à transformer une organisation. Parce que les procédures n'ont pas changé. Parce que les utilisateurs n'ont pas été suffisamment associés. Parce que la gouvernance n'a pas été pensée. Ou simplement parce que la technologie répond à un problème différent de celui que l'organisation devait résoudre. Daouda Sorgho va progressivement se positionner à cette intersection entre technologie, processus et stratégie.

Déjà en son temps il fait la promotion des questions de management et de gouvernance des systèmes au sein des institutions et organisation publiques et privée. C'est dans ce sens qu'en 2009 et 2010, Daouda Sorgho, sur invitation du Ministère de l'Economie et des Finances et du Ministère de la Promotion des TIC anime des conférences sur la question centrale de la Gouvernance des Systèmes d'Information et la Gouvernance d'Entreprise.

Faire dialoguer les ordinateurs de l'État

L'une des missions les plus structurantes mentionnées dans son CV intervient entre 2015 et 2017. Comme consultant et expert en ingénierie informatique, Daouda Sorgho participe, pour l'ANPTIC, à l'élaboration du Référentiel général d'interopérabilité de l'administration publique burkinabè. Le terme paraît technique. L'enjeu, lui, est très concret. L'interopérabilité désigne la capacité de différents systèmes informatiques à communiquer, échanger des informations et utiliser celles qu'ils reçoivent.

Prenons un exemple simple. Si une administration possède déjà une information fiable sur un citoyen, pourquoi une autre administration devrait-elle nécessairement lui demander de fournir à nouveau le même document ? Pour éviter cette répétition, encore faut-il que les systèmes puissent dialoguer. Et pour qu'ils dialoguent, il faut des règles communes. Des formats. Des protocoles. Des standards. Le référentiel auquel Daouda Sorgho contribue doit précisément définir des protocoles d'interopérabilité entre les systèmes informatiques et applicatifs de l'administration publique. C'est l'une de ces infrastructures que le citoyen ne verra probablement jamais. Mais lorsqu'elle fonctionne, il en ressent les effets.

Après les passerelles, les murailles

Durant la même période, Daouda Sorgho participe également aux premiers travaux d'une autre mission : l'élaboration du Référentiel général de sécurité (RGS) du Burkina Faso. La complémentarité entre les deux projets est frappante. D'un côté, il faut permettre aux systèmes de communiquer. De l'autre, il faut éviter que cette ouverture ne les rende vulnérables. Faire circuler l'information, oui. Mais de manière sécurisée.

On retrouve alors, à une échelle beaucoup plus importante, les deux préoccupations qui apparaissaient déjà dans ses mémoires d'étudiant : informatiser les processus et sécuriser les systèmes. Entre-temps, le terrain s'est élargi. Il ne s'agit plus d'un Palais de justice ou du réseau d'une université. Il s'agit désormais de réfléchir aux systèmes de l'administration publique burkinabè.

L'inclusion numérique à travers les logiciels libres et le Open Ingénierie comme conviction ancienne

Un autre fil traverse le parcours de Daouda Sorgho : celui du logiciel libre. Son CV le présente comme fondateur d'AssocLinux à l'Université Nazi Boni, une association créée pour promouvoir les logiciels libres au sein de l'université. Entre 2003 et 2007, il enseigne également l'administration système sous Linux à l'École supérieure des technologies avancées. Plus tard, il intervient comme panéliste sur la problématique des logiciels libres dans les administrations publiques. Il aussi membre fondateur de l'Association Burkinabé des Utilisateurs de Logiciels Libres (ABULL).

Dans cette lancée en faveur des Logiciels Libres il anime en 2006 à l'endroit de la communauté Universitaire une Conférence portant sur le système d'exploitation Linux à l'Amphi A600 de l'Université Professeur Joseph Ky ZERBO.

Il milite pour l'utilisation des logiciels libre dans les administrations afin de contenir les coputs et faire accroître les compétences et l'expertise. Dans cette dynamique il anime en 2006 une des premières formations sur l'administration du système de gestion de base de données POSTGRESQL au profit du Ministère du Transport. En effet POSTGRESQL est une solution libre de gestion des données qu'il recommande fortement dans les administrations.

En 2008 il intègre une communauté africaine de l'Open Ingénierie dénommée LABOMOBILE. L'objectif était de réduire la fracture numérique à travers la formation et la réalisation de solutions de Open ingénierie afin de faire la promotion de l'inclusion numérique. Il s'agissait concrètement de former des jeunes de niveau secondaire au moins à la fabrication d'antennes WIFI avec du matériel de récupération, à la mise en œuvre de CPL (Courant Porteur en Ligne) et des plateformes de Streaming Vidéo et Audio à partir de logiciels et licences libres. De cette expérience il conçoit le projet d'inclusion numérique dénommé E-Village dans les années 2009.

En 2007 sur invitation de l'association des jeunes Scientifiques du Burkina il anime une conférence portant sur « Jeunes et TIC au Burkina », il invite fortement les jeunes à s'intéresser aux métiers du numérique et de jouer pleinement leur partition dans la dynamique de la transformation Technologique du pays.

Cette continuité prend aujourd'hui une résonance particulière. Car derrière le choix d'un logiciel se posent des questions qui dépassent la technologie : coût, dépendance vis-à-vis d'un fournisseur, capacité locale à maintenir les systèmes, accès au code, compétences nationales et, de plus en plus, souveraineté numérique. Un sujet qui occupera justement une place croissante dans son parcours.

Moderniser aussi la statistique publique

Entre 2018 et 2019, Daouda Sorgho intervient comme chef de projet dans le cadre de Supermun. La mission porte sur la modernisation du système statistique national à travers la mise en place d'un référentiel, la réalisation d'une plateforme de gestion des enquêtes statistiques et l'élaboration d'un portail destiné à diffuser les performances municipales de l'ensemble des communes du Burkina Faso.

Ici encore, le numérique n'est pas une fin en soi. Il sert à organiser la donnée. À la rendre accessible. À permettre son exploitation. Et potentiellement à améliorer la décision publique. Car pour administrer un territoire, il faut d'abord pouvoir le connaître. Et dans une administration moderne, cette connaissance passe de plus en plus par la capacité à collecter, structurer, croiser et partager des données fiables.

Google en mooré : quand l'inclusion numérique se sert de la langue pour rendre la technologie accessible

Mais le parcours de Daouda Sorgho ne se limite pas aux grands projets institutionnels. Une ligne de son CV raconte une autre facette de son engagement numérique. Depuis 2010, il est mentionné comme lead de communauté pour la traduction de l'interface de Google en langue mooré. Avec la collaboration de Burkina-NTIC il regroupe des jeunes étudiants dans les disciplines des langues et la communication pour bâtir un référentiel numérique de la langue Moorée. Le projet peut sembler plus modeste qu'un référentiel national d'interopérabilité. Il pose pourtant une question essentielle : dans quelle langue entrons-nous dans le monde numérique ?

Une technologie peut être techniquement accessible et demeurer culturellement ou linguistiquement éloignée de ses utilisateurs. Localiser une interface dans une langue nationale, c'est donc aussi travailler sur une autre forme d'inclusion numérique. Cela signifie que le Burkina digital ne doit pas uniquement être un Burkina connecté. Il doit aussi pouvoir être un Burkina numérique qui parle les langues de ses populations.

Faire communauté autour de la technologie

Cette expérience avec Google s'inscrit dans un engagement communautaire beaucoup plus large. Le CV de Daouda Sorgho le présente comme animateur ou responsable de plusieurs communautés technologiques : Facebook Developer Circle Ouagadougou, communauté Hyperledger autour de la blockchain, Major League Hacking ou encore une communauté ayant participé au Facebook Bot for Messenger Challenge.

Dans le cadre du Facebook Developer Circle, il participe notamment aux rencontres technologiques F8 de 2018 et 2019 à San José, ainsi qu'à des événements à Nairobi et Lagos. Il est également fondateur-administrateur de Yaaba Coders, communauté virtuelle de développeurs informatiques, et membre fondateur du Club des directeurs des systèmes d'information du Burkina Faso, il est membre fondateur et président de la SAPISIC (Société Africaine des Professionnels de l'Ingénierie des Systèmes d'Information et de la Communication), membre de NTBF, sympathisant de YAM PUKRI et Burkina NTIC, Membre du conseil d'administration de Centre d'Innovation et Incubateur.

Ces communautés jouent un rôle que les cursus académiques ne peuvent pas toujours remplir. Dans le numérique, les technologies évoluent parfois plus rapidement que les programmes de formation. Les professionnels apprennent donc aussi entre eux. Ils expérimentent. Ils partagent des ressources. Ils confrontent leurs pratiques. Ils construisent des réseaux. La communauté devient elle-même un lieu de formation continue.

De l'informaticien à l'expert en transformation digitale

Au fil des années, les missions de Daouda Sorgho prennent une dimension de plus en plus stratégique. En 2022, il intervient comme expert en stratégie de digitalisation dans une mission d'audit et de diagnostic d'un système métier. En 2024, il travaille pour le programme REAL de Practical Action comme expert en stratégie de digitalisation, dans le cadre de l'élaboration d'un outil d'aide à la décision destiné aux acteurs de l'écosystème des technologies d'énergies renouvelables. La technologie se rapproche ici encore de la décision. Le rôle n'est plus seulement de concevoir un système. Il s'agit d'aider une organisation à déterminer où et comment le numérique peut créer de la valeur.

Penser le Burkina digital de demain

Mais l'une des missions les plus intéressantes de son CV concerne précisément l'avenir numérique du pays. Entre 2022 et 2024, Daouda Sorgho intervient comme consultant pour le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), avec une mission d'expertise en ingénierie informatique pour l'élaboration de la Vision nationale prospective de la transformation digitale du Burkina Faso, au bénéfice du ministère chargé de la Transition digitale.

Le changement d'échelle est considérable. Au début de sa carrière, la question était : comment informatiser une procédure ? Puis : comment sécuriser un réseau ? Ensuite : comment permettre aux systèmes de l'administration de communiquer ? Désormais : quelle transformation numérique voulons-nous pour le Burkina Faso ? C'est le passage de l'ingénierie informatique à la prospective numérique.

La souveraineté numérique comme nouvel horizon

Cette évolution se retrouve dans les objectifs professionnels qu'il affiche aujourd'hui : contribuer à l'inclusion numérique des populations et à la souveraineté numérique des États, participer à la transformation digitale des sociétés et à l'élaboration des politiques publiques en la matière. En 2023, invité par l'Association burkinabè des domaines Internet, il intervient d'ailleurs comme conférencier sur le thème : « Souveraineté numérique : impacts et enjeux pour l'administration publique et les entreprises privées au Burkina Faso ».

La souveraineté numérique prolonge finalement plusieurs questions présentes depuis longtemps dans son parcours. Quels logiciels utilisons-nous ? Où se trouvent nos données ? Qui maîtrise nos infrastructures ? Nos systèmes peuvent-ils communiquer sans créer de nouvelles dépendances ? Avons-nous localement les compétences nécessaires pour concevoir, exploiter et sécuriser nos outils ? Et jusqu'à quel point un État peut-il être souverain si une part croissante de son fonctionnement dépend de technologies qu'il ne maîtrise pas ? Le débat est désormais stratégique.

Vingt ans plus tard, revenir à l'intelligence artificielle

Le CV mentionne également Daouda Sorgho comme enseignant,en 2003, du cours d'Intelligence artificielle à l'Institut burkinabè des arts et métiers de l'Université Joseph Ki-Zerbo. C'est une nouvelle étape logique. Après l'informatisation, Internet, l'interopérabilité, le cloud, la blockchain et les plateformes, l'intelligence artificielle constitue désormais l'un des nouveaux territoires de la transformation numérique. Mais elle ramène aussi aux mêmes interrogations. Comment intégrer une nouvelle technologie dans les organisations ? Comment la sécuriser ? Comment former les compétences locales ? Comment éviter de nouvelles dépendances ? Comment construire des usages correspondant aux besoins du pays ? Les technologies changent. Les questions de gouvernance, elles, demeurent. Sur la question Daouda Sorgho donne des formation, anime des conférence et accorde des entretiens et propose des axes de reflexions pour un usage sain, efficace et performant de cette technologie.

De l'ordinateur isolé à l'écosystème numérique

Le parcours de Daouda Sorgho peut finalement se lire comme le passage progressif de l'ordinateur à l'écosystème. Au commencement, il fallait informatiser des procédures. Puis connecter des machines. Sécuriser des réseaux. Administrer des systèmes. Faire communiquer les applications. Organiser les données. Mettre en place des standards. Gouverner les systèmes d'information. Et finalement penser la transformation numérique à l'échelle d'une organisation ou d'un pays. Cette évolution est aussi celle du numérique burkinabè.

L'informatique n'est plus seulement un service chargé de faire fonctionner les ordinateurs. Elle devient progressivement une composante de la stratégie des entreprises, de la modernisation de l'État et de la souveraineté nationale. Le parcours de Daouda Sorgho se situe précisément dans ce changement d'échelle.

Une reconnaissance de la nation

En 2021 Daouda Sorgho est fait Chevalier du Mérite du Burkinabè.

Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?

Parce que depuis ses premiers travaux universitaires sur l'informatisation du Palais de justice et la sécurité du réseau de l'Université de Ouagadougou, il travaille sur des questions qui sont devenues centrales dans la transformation numérique du Burkina Faso.

Parce qu'il a participé à l'élaboration du Référentiel général d'interopérabilité de l'administration publique, l'un de ces outils peu connus du grand public mais indispensables à la construction d'un État numérique dont les systèmes peuvent communiquer.

Parce qu'il a également contribué aux premiers travaux du Référentiel général de sécurité et à des projets de modernisation du système statistique national.

Parce que son engagement dans le logiciel libre, la traduction d'une interface numérique en mooré et l'animation de communautés de développeurs montre que sa contribution ne s'est pas limitée aux missions institutionnelles.

Parce qu'il a participé à l'élaboration de la Vision nationale prospective de la transformation digitale du Burkina Faso, passant ainsi progressivement de la construction des systèmes à la réflexion sur leur avenir.

Parce qu'après vingt années d'expérience professionnelle, il a obtenu en 2025 son agrément d'Expert senior en économie numérique, prolongeant une trajectoire commencée par l'ingénierie informatique et désormais tournée vers la stratégie, l'inclusion et la souveraineté numériques.

Et parce que son parcours rappelle une réalité essentielle : un pays ne devient pas numérique simplement parce qu'il accumule des applications. Il le devient lorsque ses systèmes peuvent communiquer, lorsque ses données sont protégées, lorsque ses choix technologiques sont gouvernés et lorsque les compétences existent localement pour en conserver la maîtrise.

www.lefasodigital.net

Categories: Afrique

Un avion de combat Gripen de la force aérienne hongroise s’est écrasé en tentant un atterrissage d’urgence

Zone militaire - Mon, 24/08/2026 - 19:30

Ce 24 août, vers 10 heures, un avion de combat JAS-39 Gripen C de la force aérienne hongroise s’est écrasé sur la base aérienne de Szolnok, située à une centaine de kilomètres au sud-est de Budapest, alors qu’il effectuait un vol d’entraînement avec un deuxième appareil du même type. Ayant pu s’éjecter, son pilote, un...

Cet article Un avion de combat Gripen de la force aérienne hongroise s’est écrasé en tentant un atterrissage d’urgence est apparu en premier sur Zone Militaire.

Categories: Défense

Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko visé par une enquête pour détournement de fonds publics

France24 / France - Mon, 24/08/2026 - 19:19
Le Parquet national financier a ouvert une enquête pour "détournement de fonds publics, recel et concussion" sur le maire insoumis de Saint-Denis Bally Bagayoko. Les enquêteurs cherchent à comprendre les conditions de son emploi à la RATP alors qu'il exerçait des mandats d'élu. L'édile dénonce des accusations "non fondées", tandis que La France insoumise fustige une "cabale" politique.
Categories: France

Pages