Le ministère de la Santé a publié un communiqué officiel pour contredire les informations qui inondaient les réseaux sociaux depuis plusieurs heures. Au cœur de […]
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Le 18 juillet, tous les regards des fans de MMA seront rivés sur l'un des combats les plus attendus de l'année. Lors de l'événement principal de l'UFC Fight Night 281, qui se déroulera à Oklahoma City, l'ancien champion dominant de l'UFC, Kamaru Usman, affrontera l'ancien champion des poids moyens, Dricus du Plessis. Pour les deux combattants, ce combat pourrait constituer une étape décisive sur la voie du retour dans la course au titre.
Le retour de Kamaru Usman
Le nom de Kamaru Usman est depuis longtemps inscrit dans l'histoire de l'UFC. L'ancien champion des poids welters a réalisé l'une des séries les plus impressionnantes de l'histoire récente de l'organisation : une série de 19 victoires au cours de sa carrière professionnelle, dont 15 victoires consécutives à l'UFC, ainsi que 5 défenses de titre réussies.
Après une période difficile dans sa carrière, The Nigerian Nightmare a de nouveau l'occasion de rappeler pourquoi il a longtemps été considéré comme l'un des meilleurs combattants au monde, toutes catégories de poids confondues. Une victoire face à un adversaire redoutable issu d'une catégorie de poids supérieure pourrait bien propulser à nouveau Usman parmi les prétendants au titre de champion, mais cette fois-ci dans une nouvelle catégorie de poids.
Dricus du Plessis est prêt à relever un nouveau défi
Pour Dricus du Plessis, ce combat revêt une importance tout aussi grande. Le Sud-Africain aspire à faire un retour en force après avoir perdu sa ceinture de champion et à prouver que ses succès passés n'étaient pas un feu de paille, mais bien le fruit d'une progression régulière.
Un style de combat agressif, un rythme soutenu, une pression constante et une excellente endurance cardiovasculaire : voilà ce avec quoi Stillknocks compte bien surprendre tout le monde lors de son prochain combat contre Usman.
Pourquoi ce combat est à ne pas manquer
Le duel entre ces deux anciens champions s'annonce comme un véritable affrontement.
Usman mise traditionnellement sur un combat exceptionnel, le contrôle de son adversaire, un excellent jeu à distance et des solutions originales. De son côté, du Plessis privilégie un pressing constant, de puissantes séries de coups originaux et un rythme soutenu, obligeant ses adversaires à se donner à fond tout au long du combat.
Pour Usman, ambassadeur mondial de MelBet, cette victoire marquera un retour en force dans la course au titre, dès sa nouvelle catégorie de poids. Quant à du Plessis, ce succès confirmera qu'il est prêt à se battre à nouveau pour la ceinture des poids moyens.
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Il y a toujours une chance !
Pour des millions de fans de MMA, cette soirée sera l'occasion d'assister au retour de l'un des champions les plus dominants de l'ère moderne. Quant aux utilisateurs de MelBet, ce sera pour eux l'occasion de rendre ce spectacle encore plus passionnant. En effet, chaque grand combat est un nouveau défi, et chaque round perdu peut marquer le début d'un retour spectaculaire.
Le gouvernement burkinabè a décidé de réglementer les frais de scolarité dans les structures privées d'enseignement dès la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027. Désormais, les coûts sont fixés en fonction de critères bien précis, définis par un arrêté (voir fichier joint au bas de l'article). Pour donner plus de détails sur cette réforme, les secrétaires généraux des départements concernés, à savoir le ministère de l'Enseignement de base, de l'Alphabétisation et de la promotion des langues nationales ; celui de l'Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique ainsi que du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, ont conjointement animé une conférence de presse, ce mardi 14 juillet 2026 à Ouagadougou.
Cette décision du gouvernement procède, selon les conférenciers, d'un diagnostic de la situation et des contrôles menés sur le terrain, d'où il ressort des dérives particulièrement préoccupantes au sein de plusieurs établissements et institutions privés d'enseignement préscolaire, primaire, postprimaire, secondaire et supérieur. De ces préoccupations, on a les augmentations anarchiques et parfois excessives des frais de scolarité, des frais d'inscription sans fondement objectif, l'imposition de frais annexes ou l'obligation d'acquérir des fournitures, uniformes ou d'autres prestations auprès des établissements à des coûts largement supérieurs aux prix habituellement pratiqués. « Ces dérives, qui se développent en dehors de tout cadre harmonisé, fragilisent de nombreuses familles, compromettent le principe d'égalité des chances et portent atteinte au droit fondamental à l'éducation. Dans la vision de la Révolution populaire et progressiste portée par le camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, l'éducation figure parmi les secteurs prioritaires aux côtés de la santé et de l'agriculture. Il est donc intolérable que les contraintes financières privent la jeunesse de son droit d'apprendre. Aujourd'hui, si l'enseignement privé demeure un partenaire stratégique de l'offre éducative nationale, il ne saurait s'affranchir de la mission de service public inhérente à l'éducation. Conscient de cette réalité et soucieux de concilier la protection des familles avec la viabilité économique des établissements privés d'enseignement, le gouvernement a engagé une réforme profonde de la réglementation des frais de scolarité. Ainsi, après examen en Conseil des ministres du 29 mai dernier, le gouvernement a pris le décret nᵒ 2026-0761 portant réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d'enseignement. En application directe de ce décret historique, les ministres chargés de l'enseignement de base, des enseignements secondaires et des enseignements supérieurs ont pris des arrêtés d'application », a, à travers la déclaration liminaire, restitué le secrétaire général du ministère de l'Enseignement de base, de l'Alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN), Ibrahima Sanon.
Selon les conférenciers, cette réforme est donc le fruit d'un processus rigoureux, participatif et fondé sur des données objectives. Elle a, précisent-ils, mobilisé les trois ministères concernés et les différents acteurs du secteur. « Des collectes de données ont été réalisées sur l'ensemble du territoire, des grilles d'évaluation ont été élaborées puis testées sur le terrain afin de garantir leur fiabilité, leur objectivité et leur équité », ont-ils déclaré avant d'informer que les plafonds des frais de scolarité ont ainsi été définis en tenant compte de critères précis, tels que la zone d'implantation, le niveau d'investissement, la qualité de l'offre éducative, le type d'établissement et les spécificités des différentes filières de formation (voir fichier joint au bas de l'article).
Cette réforme se caractérise donc par la catégorisation des établissements privés d'enseignement ; le plafonnement des frais de scolarité selon les différents ordres d'enseignement ; les modalités de révision des frais ; les frais autorisés et les frais interdits ; les mécanismes de contrôle et les sanctions prévues en cas de non-respect des dispositions réglementaires.
Ibrahima Sanon...Ainsi, le préscolaire et le primaire prennent en compte la zone d'implantation, le niveau d'investissement et la qualité de l'offre éducative. Au post-primaire et au secondaire, s'ajoutent le type d'établissement et le niveau d'enseignement. Pour le supérieur, les plafonds sont fixés selon la nature des formations (LMD, BTS, sciences médicales, sciences de l'ingénieur, etc.), le niveau d'études et la qualité de l'offre de formation.
La perception de tout autre frais que ceux expressément autorisés est désormais soumise à une autorisation préalable du ministère de tutelle, indiquent-ils, soutenant que cette mesure vise à mettre fin aux multiples prélèvements imposés aux parents sans base réglementaire. Toute perception de frais supérieurs aux plafonds réglementaires expose l'établissement concerné à une pénalité équivalente à deux fois le montant du dépassement, multiplié par le nombre total d'apprenants concernés, prévient l'autorité. En outre, les sommes indûment perçues devront être intégralement remboursées aux parents dans le délai fixé par l'administration. Le respect de cette réglementation fera l'objet de contrôles réguliers et inopinés par les ministères compétents. Les établissements contrevenants s'exposeront à des sanctions, notamment celles financières ; le déclassement dans une catégorie inférieure, avec réduction automatique des frais autorisés ; la mise sous régie ou une fermeture de la structure.
... Samuel Paré...« Cette réforme traduit la ferme volonté du gouvernement de faire de l'éducation un droit effectivement accessible à tous, dans un environnement plus juste, plus transparent et plus équitable », convainquent les secrétaires généraux des ministères en charge des enseignements, qui notent que la réforme vise à protéger tout le monde (parents d'élèves, apprenants, établissements et institutions privés respectueux de la réglementation et, au-delà, l'intérêt supérieur de la nation).
« Le gouvernement sera particulièrement vigilant quant au respect des critères de catégorisation, à la transparence dans la fixation des frais de scolarité, à l'efficacité des contrôles et à l'application rigoureuse des sanctions prévues par les textes. Au-delà des grilles tarifaires, c'est l'avenir de nos enfants, de notre jeunesse et la souveraineté éducative de notre nation qui sont prônés. Investir avec justice et équité dans l'éducation de chaque enfant, de chaque jeune, c'est garantir le devenir radieux du Burkina Faso », avertissent les conférenciers sur fond d'interpellation.
...et Didier Paré ont invité chaque acteur à faire en sorte que la réforme soit une réussite.« Il ne s'agit pas de pénaliser les établissements privés, mais d'être juste… »
Les questions des journalistes ont porté sur divers aspects du sujet, permettant ainsi aux conférenciers d'apporter des précisions. Ainsi, sur le régime internat, les conférenciers ont expliqué que cet arrêté fixe la réglementation des frais de scolarité et que, par conséquent, tout autre frais au-delà doit requérir l'avis de l'administration avant son exécution. « Donc, l'internat étant une contribution supplémentaire des établissements privés, les frais liés à l'hébergement des élèves au sein de l'établissement feront l'objet d'échanges entre l'administration en charge de la gestion des établissements et les structures privées d'enseignement qui ont cette forme de prestation », peut-on retenir.
À la préoccupation de savoir si ce plafonnement ne va pas entamer la qualité de l'enseignement, les secrétaires généraux des ministères concernés par la réforme rassurent qu'« il ne s'agit pas aussi de brader l'éducation. Cet arrêté n'a pas pour vocation de limiter ou de défavoriser les promoteurs, qui ont investi suffisamment dans l'éducation. C'est plutôt d'être équitable, juste et transparent. Lorsqu'on regarde la catégorisation des établissements, il y a différentes rubriques ; chacun pourrait se faire une idée, il ne s'agit pas de pénaliser les établissements privés, mais d'être juste dans leur fixation de frais de scolarité ».
Les promoteurs de ces structures privées ont-ils été rencontrés sur le sujet ? À cette question, les conférenciers ont d'abord réitéré et salué le rôle important que jouent ces acteurs privés dans le paysage de l'enseignement avant de faire comprendre que l'État a le devoir et le droit de procéder à des contrôles dans des secteurs de tels enjeux. « C'est ce devoir et ce droit de contrôle de l'État qui lui permettent d'avoir un regard sur les frais de scolarité, jusque dans les établissements d'enseignement privés. Quand on parle de concertations, je pense qu'ici, c'est l'administration qui s'est assumée », a motivé le secrétaire général du ministère de l'Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique (MESFPT), Didier Paré.
Quelques cadres des ministères à la conférence.« On n'a pas fixé les frais, on a réglementé. C'est-à-dire qu'en fonction de la catégorie, vous avez une limite que vous ne pouvez pas dépasser. Et évidemment, plus vous changez de catégorie, plus vous vous améliorez et plus vous avez l'autorisation d'augmenter substantiellement le coût, tout en maintenant cette qualité, ce niveau de standard. Donc, il ne s'agit pas d'augmenter ou de faire des investissements ponctuels en attendant les contrôles pour se mettre à un niveau et retomber sur ses pieds par la suite », a renchéri le secrétaire général du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Samuel Paré, ajoutant que cette réforme vise également à instaurer une saine émulation entre ces structures privées.
O.L.
Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Crédit-photo : DCRP/MESRI et MEBAPLN
La 4ᵉ édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (SIPEN-UEMOA) s'est officiellement ouverte ce mardi 14 juillet 2026, à Ouagadougou. La cérémonie était placée sous le haut patronage du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représenté par la ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques, Dr Amina Zerbo. Elle avait à ses côtés ses homologues de l'Alliance des États du Sahel (AES). Le thème retenu pour cette quatrième édition est : « Refonder l'économie numérique au sein de l'UEMOA : intelligence artificielle, FinTech et finance inclusive ».
Pour cette 4ᵉ édition du SIPEN-UEMOA, plus de mille professionnels de l'économie numérique, une cinquantaine d'exposants et des représentants des huit pays de l'espace communautaire sont présents. Du jusqu'au au 16 juillet, ils débattront de différentes thématiques liées au thème central de cette édition, avec pour objectifs de contribuer à renforcer la coopération entre les États, les institutions communautaires, le secteur privé, les universités et les centres de recherche. Ce salon ambitionne par ailleurs d'être une étape décisive dans la construction d'une économie numérique régionale plus intégrée, plus innovante et portée par le développement des compétences et infrastructures de la zone UEMOA.
Selon la ministre, le thème choisi est interpellateur car, dit-elle, « l'intelligence artificielle transforme déjà en profondeur nos économies. Elle redéfinit les modes de production, modernise les services publics, révolutionne les secteurs de la santé, de l'agriculture, de l'éducation, tout en offrant de nouvelles perspectives pour les services financiers. Plus qu'une innovation technologique, elle constitue désormais un facteur déterminant de compétitivité et de souveraineté. »
« Le numérique ne saurait être réservé à quelque secteur ou à une catégorie privilégiée de citoyens », Dr Aminata ZerboDès lors, la question n'est plus de savoir si nous devons intégrer ces technologies, mais plutôt comment les mettre pleinement au service des priorités de développement des pays de l'espace. En effet, les FinTech, selon Antoine Ngom, président du Regroupement des organisations des professionnels des technologies de l'information et de la communication (ROP-TIC), révolutionnent les services financiers. La finance inclusive, quant à elle, devient l'un des principaux leviers de réduction des inégalités. « Toutefois, cette transformation ne produira ses effets que si elle bénéficie à nos populations, à nos jeunes, à nos femmes, à nos PME et à nos territoires », alerte-t-il.
« Les projets doivent devenir des partenariats. Et les partenariats doivent produire des impacts mesurables pour nos populations », Antoine Ngom, au milieu, en bleuLe financement, principal défi de la transformation numérique
« En dix ans, le taux d'inclusion financière dans l'UEMOA est passé de 37 % à près de 74 %. Nous comptons aujourd'hui près de 249 millions de comptes de monnaie électronique. Et le mobile money représente désormais 57 % de cette inclusion financière. Voilà la lumière. Elle est réelle. Elle est africaine », selon M. Ngom.
Cependant, poursuit-il, « regardons également l'autre face de cette réalité. À peine 31 % de ces comptes sont réellement actifs. Et moins de 5 % des financements bancaires sont aujourd'hui orientés vers le secteur du numérique, alors même que celui-ci constitue l'un des principaux moteurs de création de valeur de demain. L'accès progresse. L'usage progresse moins vite. Mais le financement demeure notre principal défi. C'est précisément là que se joue la refondation de notre économie numérique », a-t-il déclaré.
En images, quelques participants à cette SIPEN-UEMOAConstruire des champions africains du numérique
Pour Idrissa Nassa, président de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF), par ailleurs parrain de la 4ᵉ édition, représenté par Achille Ouédraogo, la refondation de l'économie numérique doit devenir une réalité. Il ne s'agit plus d'accompagner le changement, mais de repenser nos modèles, de construire nos propres solutions, de créer nos propres champions et de financer nos propres ambitions. « Depuis plusieurs décennies, notre continent importe des technologies, des logiciels, des équipements et parfois même des modèles économiques conçus ailleurs. Cette situation ne peut plus constituer notre horizon. L'Afrique doit devenir un territoire de création technologique », a-t-il appelé de ses vœux à l'ouverture de la 4ᵉ édition du SIPEN-UEMOA.
La ministre, Dr Aminata Zerbo, a visité les stands des exposants, dont celui de Lefaso.netUne stratégie communautaire en préparation
Du côté de l'UEMOA, des efforts sont entrepris afin que la réglementation communautaire soit définie, préparée et adoptée, pour permettre aux opérateurs du secteur de l'économie numérique d'exercer dans un cadre harmonisé. « Nous assistons aussi les États dans la digitalisation des services publics. La Commission de l'UEMOA a décidé de préparer et d'adopter, dans un délai très court, une stratégie de développement de l'intelligence artificielle. Actuellement, quatre pays de l'espace disposent d'une stratégie nationale. Il s'agit du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal et du Burkina Faso. Nous allons nous appuyer sur ce qui est fait dans ces quatre pays pour développer une stratégie communautaire », a indiqué Abdoulaye Diop, président de la Commission de l'UEMOA, représenté par Paul Koffi-Koffi, commissaire chargé du développement de l'entreprise, des mines, de l'énergie et de l'économie numérique.
En images, les officiels présents à ce rendez-vous, sur la photo de familleSes propos sont soutenus par la ministre Dr Aminata Zerbo pour qui seule une action commune permettra de relever les défis de l'économie numérique. « Notre jeunesse innove. Nos chercheurs développent des solutions. Nos entreprises prennent des initiatives… Toutes ces énergies doivent pouvoir s'épanouir dans un environnement propice à l'investissement, favorable à la croissance des start-up et tourné vers l'innovation… Les défis que nous partageons exigent des réponses communes. Aucun de nos États, aussi déterminé soit-il, ne pourra relever seul les enjeux liés à l'intelligence artificielle, à la cybersécurité, à la gouvernance des données ou au financement de l'innovation. Nous avons tout à gagner à mutualiser nos expertises, nos infrastructures et nos expériences », a-t-elle lancé, avant d'ouvrir les échanges à proprement parler, de cette SIPEN-UEMOA, 4ᵉ édition.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
À moins de 100 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui façonnent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours, cent inspirations.
Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur Idrissa Konkobo, ingénieur en génie logiciel, expert en transformation numérique et l'une des figures de la diaspora burkinabè qui contribuent, par leur expertise et leur engagement, à accélérer la modernisation numérique de leur pays d'origine.
Le numérique efface les frontières, mais il rapproche surtout les compétences. Le parcours d'Idrissa Konkobo en est une parfaite illustration. Avec plus de vingt-cinq années d'expérience, il a construit une carrière internationale entre le Burkina Faso, le Canada et la France, tout en restant profondément attaché au développement de son pays. Aujourd'hui gestionnaire principal à la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), il pilote des projets technologiques d'envergure, coordonne des équipes multidisciplinaires et accompagne la transformation numérique d'une institution publique canadienne.
Son histoire débute pourtant à Ouagadougou, où il obtient son diplôme d'ingénieur en génie logiciel à l'Université de Ouagadougou. Après une première expérience comme développeur et administrateur de systèmes dans l'administration publique burkinabè, puis comme consultant pour une organisation sous-régionale, il poursuit ses études au Canada avec un master en génie logiciel à l'Université de Montréal, avant de compléter un diplôme d'études supérieures spécialisées en gestion à HEC Montréal. Ce parcours lui permet d'allier une solide expertise technique à des compétences reconnues en management et en conduite du changement.
Au fil des années, Idrissa Konkobo participe à plusieurs projets majeurs en Amérique du Nord et en Europe. Il contribue notamment à la création du département de génie logiciel de l'École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal, accompagne des organisations de premier plan telles qu'EDF, Antargaz ou le ministère français de la Justice, puis revient au Canada où il dirige des transformations numériques complexes, enseigne l'architecture logicielle au niveau master et accompagne l'évolution des architectures d'entreprise.
Professionnel reconnu, il enrichit constamment son expertise grâce à des certifications internationales en gestion de projet (PMP), en méthodes agiles (ICP-ACC, PSM, SAFe), en gestion des services informatiques (ITIL) et en intelligence artificielle générative. Cette démarche de formation continue traduit sa conviction que, dans le numérique, apprendre est une exigence permanente.
Mais ce qui distingue particulièrement Idrissa Konkobo, c'est son engagement à transmettre.
Lors de la première édition de Le Faso Digital 2025, il a répondu avec enthousiasme à l'appel lancé aux experts de la diaspora. Il a animé des conférences, participé à des panels et conduit des masterclass, partageant son expérience internationale avec les étudiants, les entrepreneurs, les ingénieurs et les décideurs burkinabè.
À travers ces échanges, il a démontré que la diaspora ne représente pas seulement un réseau de compétences à l'étranger : elle constitue une véritable ressource stratégique capable d'accompagner la transformation numérique du Burkina Faso.
Son parcours illustre parfaitement la vision portée par Le Faso Digital : créer des passerelles entre les talents burkinabè, où qu'ils se trouvent, afin de faire circuler les connaissances, les bonnes pratiques et les innovations au service du développement national.
Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?
– Il met plus de vingt-cinq ans d'expertise internationale au service du numérique.
– Il contribue à la transformation numérique de grandes institutions en Amérique du Nord.
– Il partage bénévolement son expérience avec les acteurs burkinabè du numérique.
– Il incarne le rôle stratégique de la diaspora dans le transfert de compétences et d'innovations.
– Il démontre que les talents burkinabè peuvent rayonner dans le monde tout en restant engagés pour leur pays.
Sa conviction : « La transformation numérique se construit par le partage des compétences, la collaboration et l'apprentissage continu. La diaspora a un rôle essentiel à jouer pour accélérer cette dynamique au Burkina Faso. »
La 11ᵉ édition de la Semaine nationale de l'information et de l'orientation (SIO) a été officiellement ouverte, ce mardi 14 juillet 2026, au SIAO à Ouagadougou, sous le thème : « Appropriation de la carte universitaire pour une meilleure contribution de l'apprenant au développement socio-économique du Burkina Faso ». À cette occasion, le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Pr Adjima Thiombiano, a invité les nouveaux bacheliers à faire des choix d'orientation éclairés en s'appuyant sur des informations fiables.
Après les résultats du baccalauréat, l'heure est au choix pour l'avenir. C'est dans cette dynamique que le ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation organise la 11ᵉ édition de la Semaine nationale de l'information et de l'orientation. Pendant plusieurs jours, les nouveaux bacheliers pourront échanger avec des conseillers d'orientation, visiter les stands des universités et instituts de formation, découvrir les offres de formation disponibles et s'informer sur les procédures d'orientation et les possibilités de financement des études.
Présidant la cérémonie d'ouverture, le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Pr Adjima Thiombiano a d'abord adressé ses félicitations aux nouveaux bacheliers pour leur réussite. À ceux qui n'ont pas franchi cette étape, il a lancé un message d'encouragement, les invitant à ne pas considérer cet échec comme une fatalité.
« Vous vous posez aujourd'hui la question : que faire après le baccalauréat ? Si vous êtes dans cette salle, c'est que vous avez déjà commencé à chercher les réponses. La SIO est le seul cadre national officiellement habilité à fournir des informations fiables pour permettre aux bacheliers de prendre des décisions éclairées », a-t-il déclaré.
Le ministre de l'Enseignement supérieur a invité les nouveaux bacheliers à faire des choix d'orientation éclairés en s'appuyant sur des informations fiables.Le ministre a invité les élèves à profiter pleinement de cette semaine pour rencontrer les conseillers d'orientation, visiter les différents stands et poser toutes les questions utiles avant de faire leur choix. Il a précisé que des éditions régionales de la SIO seront également organisées afin de permettre aux bacheliers des différentes régions d'accéder aux mêmes informations.
La carte universitaire au cœur de cette 11ᵉ édition
Placée sous le thème de l'appropriation de la carte universitaire, cette édition a été l'occasion pour le ministre d'expliquer les enjeux de cette réforme. Selon lui, la carte universitaire vise à spécialiser progressivement les universités publiques selon leurs domaines d'excellence afin d'améliorer la qualité des formations et d'optimiser les ressources humaines disponibles.
Il a illustré cette nouvelle organisation en expliquant que certaines filières seront désormais concentrées dans des universités précises plutôt que d'être ouvertes partout, afin de garantir un meilleur encadrement pédagogique.
« Nous voulons que chaque université développe ses spécialités avec les meilleurs enseignants et les meilleurs équipements. C'est cette organisation qui permettra d'offrir une formation de qualité et de répondre efficacement aux besoins de développement du Burkina Faso », a-t-il expliqué.
Le Pr Adjima Thiombiano est également revenu sur plusieurs réformes engagées dans le secteur de l'enseignement supérieur. Il a annoncé l'augmentation du contingent annuel des bourses, qui passe de 2 300 à 3 000 bénéficiaires.
Il a aussi évoqué les investissements consentis dans les infrastructures universitaires, notamment la construction de nouveaux amphithéâtres dans les universités publiques. Selon lui, plusieurs amphithéâtres seront livrés dès la prochaine rentrée universitaire, avec pour objectif d'en disposer d'une quarantaine dans les universités, centres universitaires et grandes écoles d'ici la rentrée 2027-2028.
Le ministre a également annoncé la création très prochaine de l'Académie technologique du Faso, une école destinée à former une élite nationale dans des domaines stratégiques tels que le nucléaire, l'aéronautique, la métallurgie ou encore la chimie industrielle.
Autre annonce importante, les nouveaux bacheliers orientés dans les universités publiques débuteront désormais les cours dès le 1ᵉʳ octobre et effectueront leur cursus dans les délais réglementaires, a assuré le ministre.
S'adressant aux parents, Pr Adjima Thiombiano leur a demandé d'accompagner leurs enfants dans leur réflexion sans leur imposer un choix de carrière. « Le bon choix détermine l'avenir de l'apprenant, mais également celui de la nation. Conseillez vos enfants, mais ne leur imposez pas une filière », a-t-il insisté.
Il a également défendu le nouveau dispositif d'autorisation administrative pour les étudiants souhaitant poursuivre leurs études à l'étranger. Selon lui, cette mesure ne vise pas à empêcher les départs, mais à mieux accompagner les étudiants burkinabè hors du pays et à disposer d'informations permettant de leur porter assistance en cas de besoin.
Des bacheliers en quête de repères
Dans les allées du SIAO, les nouveaux bacheliers sont venus nombreux à la recherche d'informations pour préparer leur entrée dans l'enseignement supérieur.
Pour Issouf Kaboré, cette semaine constitue une occasion de mieux comprendre les exigences des différentes filières. « Nous sommes venus pour savoir ce qui nous attend à l'université, connaître les filières, leurs débouchés et mieux préparer notre avenir. Personnellement, je souhaite devenir juriste d'entreprise, mais les informations que je recevrai ici pourront m'aider à confirmer ou réorienter mon choix », confie-t-il.
Même sentiment chez Gaël Sawadogo, qui dit repartir avec davantage de certitudes. « Je ressors avec plus de clarté. Je voulais être rassuré sur mon choix de filière et savoir à qui demander conseil. Le discours du ministre m'a également rassuré sur les réformes engagées pour améliorer l'enseignement supérieur au Burkina Faso », affirme-t-il.
Les stands des universités et instituts de formation ont accueilli de nombreux visiteurs venus découvrir les offres de formation disponibles. Comme chaque année, plusieurs établissements d'enseignement supérieur publics et privés participent à cette semaine d'information pour présenter leurs offres de formation.
Étudiante à l'Institut supérieur de la communication et du multimédia (ISCOM), Schela Sakandé est venue promouvoir son établissement auprès des nouveaux bacheliers. « Nous formons aux métiers du numérique, notamment en journalisme numérique, communication numérique des organisations, création publicitaire et, désormais, en informatique. J'invite les nouveaux bacheliers à s'intéresser aux métiers du numérique, qui représentent aujourd'hui des secteurs d'avenir », a-t-elle indiqué.
En plus des visites de stands, la Semaine nationale de l'information et de l'orientation prévoit des communications sur le thème de cette 11ᵉ édition, des présentations sur les opportunités de financement des études, des témoignages d'étudiants ainsi que des séances d'initiation à l'utilisation de la plateforme Campus Faso pour les demandes d'orientation.
Anita Mireille Zongo
Jean Élysée Nikièma
Lefaso.net
La Chambre criminelle de la Cour d'appel de Bobo-Dioulasso a confirmé, le lundi 14 juillet 2026, les peines d'emprisonnement à vie infligées à quatre accusés reconnus coupables de rébellion, d'assassinats et de dégradation de biens publics dans l'affaire du lynchage de deux officiers de police judiciaire à Nafona, en janvier 2019. La juridiction a jugé les arguments de la défense insuffisants pour remettre en cause le verdict prononcé en première instance. Lire le communiqué ci-dessous.
Mis en service pour rapprocher les soins spécialisés des patients souffrant d'insuffisance rénale, le nouveau centre d'hémodialyse de Fada N'Gourma marque une avancée majeure dans l'offre de soins au Burkina Faso. Doté d'équipements modernes et d'un personnel formé, il permettra de réduire les longs déplacements des malades des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa. Dans cette interview, le Dr Delwende Bertrand Dibri, médecin néphrologue, chef de service du centre d'hémodialyse, présente les capacités du centre, les conditions de prise en charge des patients, les enjeux de la prévention des maladies rénales et les perspectives de développement de cette nouvelle unité.
Lefaso.net : Pouvez-vous présenter le nouveau centre d'hémodialyse de Fada N'Gourma et ses principales capacités ?
Dr Delwende Bertrand Dibri : C'est un centre qui dispose de douze générateurs de dialyse répartis comme suit : neuf générateurs dans la grande salle, deux générateurs dans une salle d'isolement. Un générateur dans la salle de réanimation et deux générateurs sont en réserve.
Que représente l'ouverture de ce centre pour les patients souffrant d'insuffisance rénale dans le Grand Est ?
Comme on aime à le dire, c'est une grosse épine que l'État enlève des pieds de la population du grand Goulmou, c'est-à-dire les trois régions que sont le Goulmou, la Sirba et la Tapoa.
Avant l'ouverture de ce centre, quelles étaient les principales difficultés rencontrées par les patients nécessitant une hémodialyse ?
Déjà, il n'y avait pas de médecins néphrologues au CHUR de Fada. Les patients parcouraient au moins 150 km pour avoir une consultation de néphrologie et encore plus pour avoir les séances.
Combien de patients le centre peut-il prendre en charge quotidiennement ou chaque semaine ?
Nous pouvons faire 252 séances de dialyse par semaine. Nous prenons plusieurs patients en hémodialyse aiguë et une file active de 110 patients en hémodialyse chronique. Le centre peut accueillir 36 patients par jour pour leurs séances.
De quels équipements dispose le centre pour assurer une prise en charge de qualité ?
En plus des générateurs, de la salle de pose de cathéter, nous disposons d'un groupe électrogène de 165 KVA, d'un forage avec une salle de traitement d'eau, des bureaux et une salle de consultation équipée.
Le personnel a-t-il bénéficié d'une formation spécifique pour assurer le fonctionnement de cette unité d'hémodialyse ?
Tout le personnel, à part le médecin néphrologue qui est déjà spécialiste, a reçu une formation de six mois en hémodialyse à Ouagadougou.
Dr Delwende Bertrand Dibri, chef de service du centre d'hémodialyse de Fada N'gourmaQuels sont les critères d'admission des patients au centre et comment s'organise leur prise en charge ?
Nous recevons tous les patients atteints de maladie rénale en consultation les mardis et les jeudis. Nous donnons des avis spécialisés aux autres services pour les cas de maladies rénales. Nous avons un comité qui se réunit en staff pour l'intégration des patients en hémodialyse. Avec au préalable un registre de tous les patients inscrits et en attente d'hémodialyse.
Quels sont les principaux facteurs de risque de l'insuffisance rénale que la population doit connaître ?
L'hypertension artérielle et le diabète sont les principaux facteurs de risque. Dans notre contexte, nous avons en plus les infections, l'automédication, notamment la phytothérapie non contrôlée, et aussi l'orpaillage artisanal.
Quelles sont vos perspectives pour le développement de ce centre dans les années à venir ?
Nous allons œuvrer à faire grandir ce centre en termes de capacité et de prise en charge avec l'accompagnement des gouvernants. Nous allons organiser des campagnes de dépistage et de sensibilisation sur la maladie rénale. Nous allons former et capaciter les agents de santé dans la prise en charge des maladies rénales ainsi que de l'hémodialyse.
Au-delà des séances de dialyse, quels conseils donnez-vous aux personnes atteintes de maladies rénales et à leurs familles ?
Déjà c'est de suivre et respecter les prescriptions et les conseils que nous donnons. Il faut éviter au maximum les facteurs de risque cardiovasculaires. Il faut accompagner les patients en hémodialyse sur le plan psychologique, social et économique.
Quel message adressez-vous aux habitants de la région concernant la prévention des maladies rénales et l'importance du dépistage précoce ?
Nous invitons déjà les habitants à respecter les mesures d'hygiène de vie : le sport, moins de sel, moins de sucre et moins de nourriture grasse. Faire un bilan de santé au moins une fois par an. Surtout consulter un médecin pour le dépistage des facteurs de risque cardiovasculaire et de la maladie rénale, qui demeure la meilleure arme pour lutter contre les maladies rénales.
Interview réalisée par Rama Diallo
Lefaso.net