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Un événement aussi rare qu’inhabituel s’est produit dimanche 26 avril à bord d’un vol de la compagnie CAA reliant Lubumbashi à Kinshasa. Une femme de 30 ans a donné naissance à son bébé, une fille, en plein vol, environ 45 minutes avant l’atterrissage.
Le Comité économique et social européen a nié mener une « chasse aux sorcières » visant à démasquer les lanceurs d'alerte
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Du 22 au 24 avril 2026, se sont tenues à l'Université Norbert Zongo (UNZ) les « 72 heures de réflexion stratégique sur les politiques publiques ». Portée par la délégation générale élue de l'Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG), cette initiative inédite, placée sous le thème « Jeunesse universitaire et transformation des politiques publiques au Burkina Faso », vise à transformer l'étudiant, de simple observateur en acteur décisif de la gouvernance et du développement national.
« Mieux comprendre, mieux analyser et mieux agir. » Ce triptyque, sur les banderoles de l'activité, résume à lui seul l'ambition d'une jeunesse universitaire qui refuse désormais de rester « en marge » des grands enjeux nationaux. Sous le thème « Jeunesse universitaire et transformation des politiques publiques au Burkina Faso : mieux comprendre, mieux analyser et mieux agir », ce panel de 72 heures a réuni autorités ministérielles, experts, enseignants et des centaines d'étudiants.
L'événement, placé sous le haut patronage du commandant Ismaël Sombié, ministre d'État, et le parrainage de Maître Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la Justice, marque un tournant dans la vie de l'institution. Pour les organisateurs, l'enjeu est clair : en cette période de « révolution populaire progressiste », chaque composante de la société doit apporter sa pierre à l'édifice.
L'amphi de 750 places a refusé du monde« Lorsque la nation appelle ses enfants, nous, les étudiants, ne devons pas rester en retrait », a martelé le doctorant Noel Kologo, représentant le comité d'organisation. L'idée force est de passer du statut de diplômé passif à celui de citoyen engagé, capable de décrypter le cycle des politiques publiques pour mieux en influencer la mise en œuvre, que ce soit au niveau national ou dans les collectivités territoriales (villages et communes).
Madame la directrice de l'UFR-SEG, Dr Roukiatou Nikiema, a souligné la pertinence scientifique et pédagogique de cette démarche. L'objectif n'est pas seulement théorique. Il s'agit de renforcer le capital intellectuel des jeunes pour qu'ils deviennent un levier stratégique. Comme l'a rappelé Mme Nikiema, cette initiative permet de créer un pont nécessaire entre l'administration, le monde académique et la réalité du terrain. En comprenant mieux comment sont élaborées les décisions de l'État, l'étudiant devient un rempart contre l'inefficacité et un moteur pour l'innovation sociale.
La directrice de l'UFR-SEG, Dr Roukiatou NikièmaDans son discours, la présidente de l'université Norbert Zongo, Pr Windkouni Haoua Eugénie Maïga, représentée par son vice-président chargé des enseignements et des innovations pédagogiques, Pr Albert Soudré, a souligné que ce panel s'inscrit dans une dynamique de réformes profondes. Elle a souligné que l'université ne doit pas seulement former des diplômés, mais des citoyens capables d'influencer les choix collectifs.
En qualifiant la jeunesse universitaire de « levier stratégique », la présidente a insisté sur l'importance du dialogue entre le monde académique, l'administration et le secteur privé. Selon elle, cette initiative permet de renforcer le capital intellectuel des étudiants pour en faire des acteurs engagés dans le cycle des politiques publiques, de leur formulation à leur évaluation, garantissant ainsi un développement ancré dans les réalités du Burkina Faso.
La présidente de l'université Norbert Zongo, représentée par son vice-présidentLe ministre de la Justice, représenté par son chargé de mission Romuald Yaméogo, a tenu à saluer le caractère « visionnaire » de ce panel. Pour le garde des Sceaux, la thématique de l'inclusion est indissociable de celle des droits humains. « Le ministre n'a pas hésité une seconde à accompagner cette initiative car elle transforme l'espace universitaire en un tremplin pour l'action publique inclusive », a déclaré son représentant.
L'administration centrale voit en cette mobilisation une opportunité : l'exemple de Koudougou doit inspirer les autres universités du pays pour que la jeunesse s'approprie les réformes en cours.
Vers une institutionnalisation de la réflexion
Au-delà des discours, ces 72 heures ont jeté les bases d'une nouvelle dynamique. Les participants ont plaidé pour une institutionnalisation de ce cadre de réflexion afin d'en assurer la pérennité. Les recommandations formulées visent une participation accrue des étudiants à la gouvernance universitaire et une meilleure prise en compte de leurs analyses par les décideurs politiques.
Ces « 72 heures de réflexion stratégique » sont portées par la délégation générale élue de l'UFR/SEGTraoré Issouf, délégué général élu des étudiants de l'UFR/SEG, a exprimé sa profonde satisfaction à l'issue de cette série d'activités qui semble avoir atteint tous les objectifs escomptés. Il s'est dit, au nom de ses camarades, plus que jamais engagé à accompagner l'action gouvernementale. « Nous sommes issus de villages et de communes. Partout où nous irons, nous apporterons désormais ce service citoyen indispensable pour que la politique publique ne soit plus l'affaire exclusive des experts, mais bien celle du peuple », a-t-il conclu avec conviction.
Les travaux de ces 72 heures ont pris fin par un panel de haut niveau qui a permis de développer une série de thématiques riches et pertinentes, notamment l'analyse des concepts fondamentaux, le rôle crucial des collectivités territoriales, l'impact des réseaux sociaux sur la participation citoyenne…
Prince Omar
Lefaso.net
Image from Education under Attack / Save Schools in Ukraine: https://saveschools.in.ua/en/
Kateryna SuprunIn the increasingly turbulent economic environment facing many European higher education institutions (HEIs) (Pruvot et al., 2025), performance-based funding (PBF) remains a popular instrument for allocating at least part of core public funding (European Commission, 2023). Traditionally, PBF involves governments rewarding HEIs for meeting specific objectives – an approach often assumed to improve university performance (Kivistö & Mathies, 2023). Yet a key question is: does steering by incentives actually change how HEIs work, or does it merely encourage them to look good on paper?
In my recent article (Suprun 2026) published in the Policy Reviews of Higher Education, I draw on the strategic response framework (Oliver, 1991) to establish if the PBF policy recently adopted in Ukraine has made HEIs change their internal practices. Guided by interviews, surveys and document analysis, I explore the lived experiences of 22 public HEIs between 2020 and 2022 and invite their reflections on the revival of the PBF policy in 2024 amid a protracted military crisis. This approach allows tracing how Ukrainian HEIs have responded to the PBF policy and to which extent they have internalised its expectations.
From Policy Design to Institutional Practice
The PBF policy implementation in Ukraine tells a story of policy relevance shaped by political power struggles. Formulated against a backdrop of vested interests, an inflated higher education network, and a historical reliance on student numbers, the PBF policy aimed to make public funding transparent, apply uniform performance indicators, and strengthen better performing HEIs. It was introduced during the policy window of 2020, facilitated by the political turnover, became suspended with the outbreak of the all-in Russian war in 2022, and returned to the policy agenda in 2024, after yet another change of government.
The PBF design has undergone changes in each year of its active implementation, signalling an incremental transition pathway, political volatility and war-induced adjustments of the performance metrics. The resulting fragmented and contested implementation of the PBF policy – often associated with ‘gaming the results’ (Mathies et al., 2020) – calls for its analysis from the perspective of HEIs as street-level bureaucrats tasked with its day-to-day execution.
The strategic responses of the consulted HEIs towards the PBF policy closely correspond to their gains or losses from its implementation: winners tend to comply, while others engage in compromise and manipulation. PBF beneficiaries find it easy to follow the PBF rules: they perceive the PBF targets consistent with their university goals and view the PBF logic beneficial for institutional effectiveness. At the same time, their reported dependence on PBF is modest – ranging from just a few percent to no more than one third of core budget, – supporting the argument that high-performing universities advance their work regardless of PBF incentives (Shea & Hara, 2020).
In contrast, loss-exposed HEIs feel coerced towards PBF, consider its metrics constraining, and experience uncertainty in their financial prospects. Paradoxically, these are precisely the institutions that rely most heavily on PBF disbursements, with some depending on them for up to 70% of their public funding. As the organisational responses of universities are clearly differentiated, the question is if those receiving larger incentives are more inclined to steer by performance internally.
How Universities Adapted Internally – and Where They Did Not
The data indicate changes taking place in most of the engaged Ukrainian HEIs, with several clearly emerging trends. PBF beneficiaries are particularly active in introducing internal performance structures and funding models that mirror or adapt the system-level metrics. The reported changes to institutional policies and practices concentrate primarily on the performance areas of external research funding and internationalisation. While the universities adversely affected by PBF have attempted to become more performance-driven, their efforts were reversed with the temporary halt of the national policy in 2022 – unlike those of PBF-winning HEIs who continued with performance practices.
The PBF policy has also produced a few unintended consequences, hindering institutional changes. Limited coordination among national authorities has triggered audits of universities, making them comply simultaneously with the PBF policy and its preceding regulations on student-staff ratio and pay scales. Confronted with these contradictory demands, many HEIs continued to base their financial planning on the outdated model of historical funding.
The one-size-fits-all design of the PBF model, favouring research-intensive and internationally-exposed HEIs, has too yielded frequent grievances on the part of the financially vulnerable HEIs, lacking research capacity and global networks. Finally, the zero-sum logic of the PBF policy and restricted financial autonomy have discouraged or disabled some HEIs to act on the performance targets.
Implications for Policy and Practice
The case of Ukraine shows that HEIs adapt internally when they feel aligned with policy objectives, capable of introducing changes and engaged to the decision-making process. Albeit counterintuitively, the PBF policy volatility appears to function as a double-edged sword: while universities are caught in a perpetual turbulence, frequent revisions also reduce the likelihood of opportunistic behaviour.
Importantly, most consulted HEIs recognise the relevance of the PBF mechanism also in times of protracted war. However, their testimonies highlight unresolved inquiries beyond the current design of the PBF policy: do policy-makers acknowledge the value brought by HEIs through their third mission activities? And if so, how can they be measured and incentivised in a transparent and objective manner? Whether future iterations of the PBF policy will be able to address these challenges remains to be seen.
Kateryna Suprun is a Doctoral Researcher at the Faculty of Management and Business, Tampere University, Finland, and a member of the Higher Education Group. Her research explores policy implementation in higher education, with a focus on performance-based funding models and Ukraine. She has previously worked at the Ministry of Education and Science of Ukraine on higher education and digital transformation policies, alongside emergency humanitarian planning and resource mobilisation. She has also held various roles under the World Bank, European Commission, and European Higher Education Area frameworks.
Bibliography:
European Commission. (2023). Final report of the study on the state and effectiveness of national funding systems of higher education to support the European universities initiative. Volume I. Publications Office. https://data.europa.eu/doi/10.2766/885757
Kivistö, J., & Mathies, C. (2023). Incentives, rationales, and expected impact: Linking performance-based research funding to internal funding distributions of universities. In B. Lepori, B. Jongbloed, & D. Hicks (Eds), Handbook of Public Funding of Research (pp. 186–202). Edward Elgar Publishing. https://doi.org/10.4337/9781800883086.00019
Mathies, C., Kivistö, J., & Birnbaum, M. (2020). Following the money? Performance-based funding and the changing publication patterns of Finnish academics. Higher Education, 79(1), 21–37. https://doi.org/10.1007/s10734-019-00394-4
Oliver, C. (1991). Strategic Responses to Institutional Processes. The Academy of Management Review, 16(1), 145. https://doi.org/10.2307/258610
Pruvot, E., Estermann, T., & Popkhadze, N. (2025). Financially sustainable universities. State of play and strategies for future resilience. European University Association. https://www.eua.eu/images/Funding_briefing_final.pdf
Shea, S. O., & Hara, J. O. (2020). The impact of Ireland’s new higher education system performance framework on institutional planning towards the related policy objectives. Higher Education, 80(2), 335–351.
Suprun, K. (2026). Implementation of the performance-based funding policy in Ukrainian higher education: impact on institutional behaviour? Policy Reviews in Higher Education, 1–27. https://doi.org/10.1080/23322969.2026.2622677
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