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Diplomacy & Defense Think Tank News

Iran–États-Unis : un accord de paix est-il possible ?

IRIS - Thu, 18/06/2026 - 11:29

Quel bilan peut-on dresser de la situation intérieure iranienne depuis le déclenchement de la guerre ? Le régime iranien sort-il renforcé ou affaibli de la guerre et des négociations avec Washington ?

La situation intérieure sur le plan politique reste incertaine. Il est clair que l’Iran traversait, avant cette guerre, une grave crise politique, du fait des manifestations de janvier 2026 et surtout de la répression qui a suivi, ayant causé des milliers de morts. Il s’agissait de la plus grave crise de légitimité du système politique iranien depuis la révolution. À cette période, une partie de la population iranienne, notamment ceux directement touchés par la répression, exprimait une colère telle que certains demandaient une intervention militaire des États-Unis. Au début de la guerre, certaines images diffusées montraient même des habitants se réjouissant des premiers bombardements américains.

Cependant, la situation s’est complexifiée : face à l’ampleur des bombardements et des destructions, un réflexe nationaliste est apparu. Beaucoup d’Iraniens ont en effet compris que l’objectif des États-Unis et d’Israël n’était pas d’apporter la démocratie en Iran, mais plutôt d’affaiblir le pays. Les scénarios, notamment israéliens, qui anticipaient une mobilisation populaire en faveur d’un changement de régime ne se sont pas concrétisés. Parallèlement, le pouvoir iranien a occupé l’espace public en mobilisant ses partisans, avec des manifestations organisées presque quotidiennement et une forte présence des forces de sécurité dans les rues.

Sur le plan politique, la résistance de l’armée iranienne face à l’attaque américano-israélienne et ce regain nationaliste, dont l’ampleur reste difficile à mesurer, conduisent à considérer que le système politique iranien, a été renforcé par cette guerre. C’est l’un des paradoxes du conflit.

En parallèle, la situation économique s’est fortement dégradée. Elle était déjà difficile avant la guerre, notamment à la suite du conflit précédent. L’Iran a connu une stagnation de l’activité en 2025 et une inflation ayant atteint 50 %. Avec la guerre, les prix ont continué d’augmenter. Selon les derniers chiffres disponibles, datant d’avril 2026, l’inflation atteindrait au moins 80 % en mai 2026 d’après la Banque Centrale d’Iran, tandis que le FMI prévoit 70 % pour l’ensemble de l’année 2026. L’activité économique a probablement reculé, notamment du fait du conflit. Les autorités iraniennes évoquent elles-mêmes deux millions de pertes d’emploi pendant la guerre. À cela s’ajoutent les destructions d’infrastructures, estimées par Téhéran à 300 milliards de dollars.

Le système politique semble donc avoir bénéficié d’un plus grand soutien du fait de ce conflit. Cependant, il faut noter que, parallèlement, la répression s’est intensifiée depuis le cessez-le-feu, avec des exécutions visant notamment des manifestants arrêtés lors des manifestations de janvier 2026 et des arrestations d’opposants. Dans le même temps, la situation économique demeure particulièrement préoccupante. Cela alimente les craintes de la part des autorités de nouvelles mobilisations sociales, les difficultés économiques ayant déjà constitué l’un des moteurs des manifestations de janvier. C’est sans doute dans ce contexte que les autorités iraniennes ont engagé des négociations avec les États-Unis afin d’obtenir une levée des sanctions et un retour des avoirs iraniens bloqués à l’étranger.

Que prévoit le protocole d’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran ? Quelles conséquences pourrait-il avoir pour l’Iran et l’équilibre régional ?

L’objectif du protocole d’accord est de définir un cadre pour de futures négociations entre les deux pays, ce qui constitue déjà une évolution importante compte tenu du niveau de méfiance existant.

À ce stade, aucun texte officiel n’a été publié. D’après les éléments disponibles, le protocole d’accord pourrait porter sur des mesures concrètes, comme l’ouverture du détroit d’Ormuz par l’Iran en échange de la levée du blocus des ports iraniens par les États-Unis. L’arrêt des combats en Iran et au Liban constituerait également un point important pour Téhéran. Par ailleurs, les sanctions américaines concernant les exportations iraniennes de pétrole et de produits pétrochimiques seront suspendues dès la signature de ce protocole.

Le protocole prévoit une période de soixante jours de négociation sur les sujets centraux : le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions. Concernant le nucléaire, les discussions porteraient notamment sur l’enrichissement d’uranium et sur le devenir du stock iranien enrichi à 60 %. Par ailleurs, un fond de 300 milliards de dollars permettant de financer la reconstruction de l’économie iranienne devrait être mis en place.

Un accord signé signifie que les deux pays ont reconnu avoir un intérêt commun. Du côté iranien, le maintien du système politique face à une attaque menée par la première puissance militaire mondiale et la principale puissance militaire du Moyen-Orient est présenté comme une forme de victoire.

Par ailleurs, la prise de conscience par le président américain de l’impossibilité d’atteindre ses objectifs par la guerre constitue clairement une victoire pour l’Iran. Le président américain, qui parlait initialement de changement de régime, en est arrivé à négocier et à signer un accord avec ce même régime. C’est là un changement complet de la politique américaine.

Pour autant, les questions de légitimité politique demeurent posées en Iran. Tout dépendra désormais de la capacité des autorités iraniennes à s’appuyer sur ce nationalisme réapparu pendant la guerre pour tenter de restaurer leur légitimité auprès d’une grande partie de la population. Dans tous les cas, la levée du blocus américain sur les ports iraniens et la suspension des sanctions américaines devraient permettre un ralentissement de l’inflation dans les prochains mois. À plus long terme, un accord de paix définitif avec les États-Unis pourrait permettre à terme une plus grande intégration de l’Iran dans l’économie mondiale, à condition que les réformes nécessaires accompagnent cette évolution.

Sur le plan régional, la capacité de résistance de l’Iran face à l’attaque américano-israélienne pourrait avoir modifié les rapports de force et démontré une capacité de réponse militaire. Le fait que l’Iran ait frappé directement Israël en réaction aux attaques israéliennes au Liban, sans réponse militaire américaine directe, est sans précédent.

Le programme balistique iranien est perçu comme un facteur central de cette capacité de résistance. C’est pourquoi les demandes européennes visant à inclure une limitation de ce programme dans les négociations apparaissent difficiles à accepter du point de vue iranien. D’un point de vue géopolitique, l’Iran semble avoir donc accru son influence régionale avec ce conflit.

Par ailleurs, le conflit va laisser des traces. Il existe désormais de fortes tensions entre l’Iran et les Émirats arabes unis. En Iran, une perception s’est développée selon laquelle les Émirats auraient collaboré avec Israël pendant le conflit. La question est désormais de savoir si l’Iran et les pays arabes du Golfe persique seront capables de dépasser ces tensions. Un élément intéressant à ce sujet est le rôle actif qu’ont joué les dirigeants de l’Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis dans les négociations ayant entrainé la conclusion de ce protocole d’accord[1]. Plus largement, un nouvel ordre régional et international semble émerger. Les pays du Golfe pourraient être amenés à réévaluer leurs relations avec les États-Unis et avec Israël après avoir été entraînés dans un conflit auquel ils étaient opposés et dans lequel ils n’ont pas été véritablement protégés par les États-Unis.

Un compromis sur le programme nucléaire iranien est-il envisageable et quelles concessions chaque partie serait-elle prête à accepter ?

Dans l’absolu, un compromis paraît possible.

D’après les éléments disponibles, les États-Unis demanderaient une suspension de vingt ans de l’enrichissement d’uranium iranien, alors que l’Iran évoquait une période d’environ cinq ans ou davantage. Un terrain d’entente pourrait donc exister. Concernant le stock d’uranium enrichi à 60 %, une solution pourrait également être trouvée. L’Iran avait déjà proposé que ce stock soit dilué à un niveau d’enrichissement inférieur sur son territoire.

Une première difficulté semble liée à la période relativement brève prévue pour ces négociations. Deux mois apparaissent comme un délai très court. Les négociations ayant conduit à l’accord de 2015 avaient duré deux ans. Ces discussions sont extrêmement complexes et posent notamment la question des capacités d’expertise du côté américain pour négocier des accords durables sur des sujets aussi techniques. Certains proposent donc de séquencer les négociations et de conclure plusieurs accords distincts portant sur différents sujets : enrichissement d’uranium, devenir du stock enrichi à 60 %, ou autres aspects techniques.

L’autre difficulté concerne les oppositions politiques. Aux États-Unis, une partie des milieux néoconservateurs et des courants les plus favorables à une ligne dure s’opposent fortement à cette négociation. La démarche actuelle constitue en effet une rupture avec une tradition du Parti républicain consistant à refuser toute négociation avec l’Iran depuis la crise des otages de 1979. Du côté israélien également, le gouvernement apparaît très critique à l’égard de ces négociations et du protocole signé. Les attaques dans le sud de Beyrouth peuvent être interprétées comme un signal montrant une volonté d’empêcher l’aboutissement du processus.

Ces obstacles existent, mais une première étape a néanmoins été franchie avec la signature de ce protocole d’accord.

[1] « How the US-Iran deal came together », Financial Times, 15 juin 2026.

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Media advisory - European Council meeting of 18-19 June 2026

Europäischer Rat (Nachrichten) - Thu, 18/06/2026 - 10:30
Approximate timing, public sessions and press opportunities.

Council agrees position to help farmers cope with rising fertiliser prices

Europäischer Rat (Nachrichten) - Thu, 18/06/2026 - 10:30
Council agrees on a mandate aiming for swift agreement with the European Parliament on emergency measures for the agricultural sector.

Joint press statement following the 11th EU-Egypt Association Council of 15 June 2026

Europäischer Rat (Nachrichten) - Thu, 18/06/2026 - 10:30
Following the 11th EU-Egypt Association Council, the EU and Egypt issued a joint press statement reaffirming the 2024 Strategic and Comprehensive Partnership and stressing the importance of strengthening bilateral cooperation on security, economy, migration and regional stability.

Military Mobility: Council agrees its negotiating position

Europäischer Rat (Nachrichten) - Thu, 18/06/2026 - 10:30
Member states’ representatives approved the Council’s negotiating position on the proposal to establish a framework to facilitate military transport across the European Union, better known as the regulation on Military Mobility.

G7 Leaders’ Joint Statements - Evian, France, 16-17 June 2026

Europäischer Rat (Nachrichten) - Thu, 18/06/2026 - 10:30
The G7 Leaders met in Evian, France and agreed on different joint statements.

EU-Moldova summit to take place in Brussels on 22 June

Europäischer Rat (Nachrichten) - Thu, 18/06/2026 - 10:30
The President of the European Council, António Costa, together with the President of the European Commission, Ursula von der Leyen, will represent the EU at the second EU-Moldova Summit taking place in Brussels on 22 June 2026. President Maia Sandu will represent the Republic of Moldova.

Rat und Parlament erzielen Einigung über die Vereinfachung der Anforderungen für chemische Produkte

Europäischer Rat (Nachrichten) - Thu, 18/06/2026 - 10:30
Der Rat und das Europäische Parlament haben eine vorläufige Einigung über die Vereinfachung der Vorschriften für die Einstufung, Kennzeichnung und Verpackung (CLP) von Chemikalien, kosmetischen Mitteln und Düngeprodukten erzielt.

"Der Iran hat sehr gut verhandelt"

SWP - Thu, 18/06/2026 - 09:06
Das von den USA und dem Iran unterschriebene Abkommen, das die Kriegshandlungen beendet und weitere Verhandlungen vorsieht, bringt dem Iran viel, sagt der Politikwissenschaftler Sascha Lohmann - und Donald Trump in Erklärungsnot.

Local Care and Feminist Foreign Policy: Lessons Learned from Mexico City’s UTOPÍAS

European Peace Institute / News - Thu, 18/06/2026 - 03:43

As feminist foreign policies face growing political backlash around the world, questions remain about how states can ensure these policies are grounded in the lived realities of the communities they seek to serve. One way to bridge the gap between international commitments and domestic implementation is through the care economy.

This policy paper examines Mexico City’s UTOPÍAS—publicly funded community centers that provide care services, educational opportunities, cultural programming, and support for economic autonomy. Drawing on field research and interviews with policymakers, civil society representatives, and community members, the paper explores how these centers embody feminist principles through an intersectional approach to care, gender equality, and social inclusion.

The paper argues that initiatives like the UTOPÍAS demonstrate how local governments can advance transformative care policies while contributing to broader feminist foreign policy goals. It highlights the potential of municipal feminist diplomacy and city-to-city exchanges as avenues for sharing innovative approaches to care, human security, and gender equality across borders.

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Palestine : maintenir l’espoir. Avec Hala Abou Hassira

IRIS - Wed, 17/06/2026 - 18:36

Alors que la situation humanitaire à Gaza et en Cisjordanie est aujourd’hui dramatique, le bilan humain continue de s’alourdir. Malgré le cessez-le-feu à Gaza déclaré en octobre 2025, plus de mille Palestiniens ont trouvé la mort, témoignant de la poursuite des violences. Face à cette crise, la communauté internationale peine à apporter des réponses concrètes. C’est particulièrement le cas des puissances occidentales qui essuient de nombreuses critiques au regard du « deux poids, deux mesures » qu’elles appliquent dans le cadre des conflits. Si de nombreuses sanctions ont été adoptées contre la Russie depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, aucune n’a été prise à l’encontre d’Israël et cela malgré les conclusions d’une commission d’enquête des Nations unies faisant état d’actes de génocide commis à l’encontre de la population palestinienne. Au-delà de l’urgence humanitaire, le conflit soulève une question politique fondamentale : celle de la reconnaissance de l’État de Palestine. À ce jour, 80 % des membres des Nations unies reconnaissent officiellement l’État de Palestine, sans que cette reconnaissance ne permettent un règlement politique du conflit.

Quelle est aujourd’hui la situation humanitaire à Gaza et en Cisjordanie ? La population palestinienne est-elle abandonnée par la communauté internationale ? La reconnaissance de l’État de Palestine par certains États constitue-t-elle une avancée concrète ? L’après-Netanyahou pourrait-il ouvrir la voie à une relance de la solution à deux États ? Enfin, quels sont les défis politiques et institutionnels auxquels est aujourd’hui confrontée la représentation palestinienne ?

Autant d’enjeux abordés avec Hala Abou Hassira, ambassadeur de Palestine en France depuis 2021.

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Peace in Crisis: Conflict Management in the Horn of Africa

SWP - Wed, 17/06/2026 - 14:30

The system of international conflict management is in deep crisis. Relevant instruments such as UN peace operations are being withdrawn, normative and power-political preconditions (for example, US-guaranteed international order) no longer apply and all too often agreements have led to the entrenchment of violent authoritarian systems rather than their transformation. This crisis is particularly evident in the Horn of Africa. Neither peace agreements concluded under significant international pressure (as in the case of South Sudan) nor those negotiated between armed actors with virtually no mediation (as in Sudan in 2020) have brought about stability. Rather, governments (such as that of Ethiopia) have regularly exploited peace processes to secure their own rule. More recent mediation processes have been primarily a function of regional rivalries and the diplomatic interests of the external actors involved (as has been the case in Sudan since the current war began in April 2023). If foreign support is available, the parties to the conflict have fewer incentives to make compromises. Because mechanisms for implementing agreements are poorly resourced and receive little political support, there is no inclusive political process following ceasefires to address the root causes of the conflict. Sooner or later, fighting flares up once again. As far as European contributions to conflict resolution in the Horn of Africa are concerned, there are lessons to be learned from this crisis. Europe should neither cling nostalgically to what is a largely defunct system of conflict management, nor should it, out of frustration, adopt approaches dominated solely by security considerations. Instead, it should support civilian peace initiatives, help political economies of violence die out and rethink its own cooperation with governments that exacerbate conflict (such as that of the United Arab Emirates).

Press release - Enlargement: MEPs assess the progress of five Western Balkans countries

Europäisches Parlament (Nachrichten) - Wed, 17/06/2026 - 14:03
On Wednesday, Parliament reviewed the EU accession progress of Albania, Bosnia and Herzegovina, Kosovo, North Macedonia and Montenegro.
Committee on Foreign Affairs

Source : © European Union, 2026 - EP

Press release - Georgia and Türkiye: No EU accession progress without reforms

Europäisches Parlament (Nachrichten) - Wed, 17/06/2026 - 13:45
MEPs warn of continued democratic backsliding in both countries and call for reforms and a stronger EU response.
Committee on Foreign Affairs

Source : © European Union, 2026 - EP

Türkische Oppositionspartei vor der Zerreißprobe: Welche Folgen Kılıçdaroğlus Rückkehr ins Amt hat

SWP - Wed, 17/06/2026 - 13:30

Die Republikanische Volkspartei (CHP) steckt in einer tiefen Krise, in der Kemal Kılıçdaroğlu eine zentrale Rolle spielt. Nach mehreren Wahlniederlagen hatte ihn ein Parteikongress im November 2023 abgewählt. Im vergangenen Mai brachte ihn ein verfassungswidriger Gerichtsbeschluss wieder ins Amt. Statt den fälligen Parteitag einzuberufen, setzt er seither auf Verzögerung, um sich im Amt zu halten. So kündigte er an, er wolle die CHP von »in Korruption und Vetternwirtschaft verstrickten Mitgliedern säubern« und den Parteitag erst nach Abschluss des Berufungsverfahrens einberufen. Juristen zufolge kann das bis zu zwei Jahre dauern.

Sorge vor einer Schwächung der CHP

Innerhalb der Partei wächst die Sorge, dass die CHP unter Kılıçdaroğlu die Parlaments- und Präsidentschaftswahlen erneut verlieren könnte. Trotz des massiven Gegenwindes von der Basis zeigt sich Kılıçdaroğlu entschlossen und konfrontativ. Nach seiner richterlichen Wiedereinsetzung setzte er auf Eskalation und brach mit den abgesetzten Parteivertretern. Er ließ die Parteizentrale mit Polizeieinsatz räumen, unternahm mehrere Versuche, Özgür Özel die Fraktionsführung zu entziehen, und leitete Parteiausschlussverfahren gegen neun Abgeordnete ein, die ihm kritisch gegenüberstehen. Darüber hinaus deutete Kılıçdaroğlu an, die CHP sei von Gülen-Anhängern unterwandert. Özel und dessen Unterstützer beschuldigte er, einen Aufstand vorzubereiten, um die Macht in der Partei an sich zu reißen. Damit griff er weitgehend die Diskreditierungsstrategie des Regierungsblocks auf. Präsident Recep Tayyip Erdoğan, sein Bündnispartner Devlet Bahçeli und regierungsnahe Medien hatten Özgür Özel ebenfalls vorgeworfen, gesellschaftliche Spannungen zu schüren und politischen Druck über die Straße auszuüben. 

Vor diesem Hintergrund erscheint für den demokratisch gewählten Vorsitzenden Özgür Özel eine Parteineugründung als Ausweg. Umfragen zufolge könnte eine solche Partei auf die Unterstützung von etwa zwei Dritteln der CHP-Wählerschaft zählen sowie mit weiteren Zugewinnen von je vier Prozentpunkten aus dem Regierungslager sowie aus dem gesamten politischen Spektrum rechnen. So könnte eine neue Formation zur stärksten politischen Kraft werden.

Dieses Szenario ist jedoch mit erheblichen Risiken verbunden. Teile der CHP sprechen sich laut Umfragen dafür aus, dass Özel in der Partei bleibt und um einen neuen Parteikongress kämpft. Sollte er aus dieser Perspektive zu früh eine neue Partei gründen, besteht das Risiko, dass die CHP-Basis nur in begrenztem Umfang zur neuen Formation übergeht. Hinzu kommen die organisatorischen und finanziellen Belastungen, die mit der Gründung einer neuen Partei einhergehen. Zudem besteht die Gefahr, dass die AKP-Regierung mit der Unterstützung von Kılıçdaroğlu und der ihm treuen Abgeordneten die parlamentarische Immunität von Özel und seinen Unterstützern aufheben lässt. Angesichts seines kompromisslosen Kurses ist dies nicht auszuschließen. Er hätte damit seine innerparteilichen Opponenten Özel und Ekrem İmamoğlu, den inhaftierten Istanbuler Bürgermeister, massiv geschwächt.

Machtkalkül des Regierungsblocks

Dass Kılıçdaroğlu ruf- und parteischädigend agiert, lässt sich nicht allein mit persönlichen Motiven wie verletztem Stolz oder Machtstreben erklären. Dahinter scheint vielmehr eine politische Strategie zu stehen, die auf einer spezifischen Machtanalyse beruht und zugleich als Rechtfertigungsnarrativ dient. In einer Welt zunehmender geopolitischer Spannungen und Verschiebungen dürften ausländischen Akteuren keine Einflussmöglichkeiten geboten werden. Genau dies täten aber İmamoğlu und Özel, indem sie Unterstützung im Ausland suchen. Zeitweise ist dabei im Duktus von Verschwörungserzählungen von einer »London–Tel-Aviv-Achse« die Rede, die hinter dem Duo stehen soll. Zudem wird insinuiert, es gebe einen jeglichen Partikularinteressen erhabenen, sogar dem Präsidenten Erdoğan übergeordneten »Kernstaat«, der unter gegebenen Umständen einen Regierungswechsel nicht zulassen würde. Aus solchen Deutungen leiten Anhänger dieser Sichtweise ab, dass eine systemloyale, moderate Opposition den Interessen des Landes eher entspräche als eine auf einen Regierungswechsel ausgerichtete CHP.

Die Krise der CHP ist Rückenwind für den autokratischen Regierungsblock, der ihm einen weiteren Wahlsieg bescheren könnte. Ob dies jedoch politische Stabilität nach sich zieht, bleibt offen. Sollte es der Opposition gelingen, sich neu zu formieren, die Wählerschaft programmatisch und personell zu überzeugen und die gesellschaftliche Mobilisierung aufrechtzuerhalten, könnte sie ihren politischen Einfluss deutlich ausbauen.

Pressemitteilung - Neue genomische Techniken für Innovationen in nachhaltiger Landwirtschaft

Europäisches Parlament (Nachrichten) - Wed, 17/06/2026 - 13:25
Das Parlament nahm heute neue Vorschriften an, die den Zugang zu neuen, klima- und schädlingsresistenten Pflanzen erleichtern.
Ausschuss für Umweltfragen, öffentliche Gesundheit und Lebensmittelsicherheit

Quelle : © Europäische Union, 2026 - EP

Pressemitteilung - Neues EU-System zur Rückführung von Drittstaatsangehörigen

Europäisches Parlament (Nachrichten) - Wed, 17/06/2026 - 13:23
Am Mittwoch haben die Abgeordneten Änderungen an der EU-Politik zur Rückführung von Drittstaatsangehörigen, die sich illegal in der EU aufhalten, gebilligt.
Ausschuss für bürgerliche Freiheiten, Justiz und Inneres

Quelle : © Europäische Union, 2026 - EP

Press release - 2025 Sakharov Prize laureate Andrzej Poczobut receives his award in Strasbourg

Europäisches Parlament (Nachrichten) - Wed, 17/06/2026 - 13:13
On Wednesday, Belarusian journalist Andrzej Poczobut, imprisoned in 2021 before being released in April 2026, addressed MEPs in a formal sitting.

Source : © European Union, 2026 - EP

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