La Béninoise Noelie Yarigo s'est illustrée sur la scène mondiale. Engagée aux 26es Championnats du monde d'athlétisme Masters en plein air, à Daegu, en Corée du Sud, l'athlète a remporté la médaille d'or du 800 m dans la catégorie W40.
L'athlète béninoise Noelie Yarigo confirme une nouvelle fois sa performance. Elle s'est imposée en finale aux 26es Championnats du monde d'athlétisme Masters en plein air, avec un chrono de 2'10''55. Elle décroche ainsi le titre de championne du monde Masters du 800 m, catégorie W40. Cette nouvelle prouesse vient enrichir le palmarès de la spécialiste du 800 mètres.
La compétition, organisée par World Masters Athletics, se déroule du 22 août au 3 septembre 2026 à Daegu. Elle réunit des athlètes âgés de 35 ans et plus, répartis en catégories d'âge de cinq ans.
Après son sacre, Noelie Yarigo a partagé sa fierté avec ses supporters. « Il n'y a pas d'âge pour écrire son histoire. Ce maillot je le porte pour vous et cette fierté je la partage avec vous », a-t-elle écrit sur sa page Facebook. Avec ce titre mondial, la Guéparde de la Pendjari continue ainsi d'écrire son histoire sportive.
LES RÉSULTATS DU TIRAGE DOUBLE CHANCE
LOTO FORTUNE Tirage N°135
Lundi 24 Août 2026 (14H)
– Zone A (5 premiers numéros) :
73 • 55 • 53 • 22 • 14
– Zone B (5 derniers numéros) :
33 • 01• 58 • 40 • 47
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Quatre individus ont été interpellés, vendredi 21 août 2026, par la Police républicaine, pour leur implication présumée dans des cas de vol de motos avec violence.
Spécialisés sans les vols de motos, quatre (04) individus sont désormais dans les mains de la Police républicaine.
Selon la Police, les faits remontent au jeudi 13 août 2026. Un conducteur de taxi-moto avait transporté deux clients depuis le carrefour du marché de Pahou en direction de Ouidah. Arrivés près de Vassého, après l'usine de tracteurs, les deux passagers l'auraient menacé avec une machette avant de lui arracher sa moto de marque Bajaj.
Saisie de l'affaire, la Police a ouvert une enquête. Les investigations ont permis d'identifier et d'interpeller deux suspects vendredi 21 août. Une machette a été retrouvée dans leur bagage.
Interrogés, les deux suspects ont reconnu leur implication dans le vol de la moto et déclaré avoir commis d'autres vols dans plusieurs localités, notamment à Pahou, Tori et Allada.
Les enquêteurs se sont ensuite rendus à Cotonou où deux autres individus, soupçonnés d'être impliqués dans l'achat et la revente des motos volées, ont été interpellés. Ils seront présentés au Procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Ouidah.
Longtemps médiatrice incontournable de la crise malienne, l'Algérie a vu son influence régionale sérieusement ébranlée après la rupture de l'Accord de paix par Bamako. Deux ans plus tard, Alger resserre ses liens avec le Niger et lui offre quatre hélicoptères militaires. Une opération qui illustre sa volonté de reprendre pied dans un Sahel profondément recomposé.
Le symbole est puissant. Le 9 août 2026, deux hélicoptères d'attaque Mi-24V et deux Mi-171 de transport quittent la base militaire d'In Guezzam, dans l'extrême sud algérien, à destination de Niamey. Il ne s'agit pas d'une vente : Alger offre les quatre appareils à l'armée nigérienne. Le ministère algérien de la Défense précise que la livraison comprend également des munitions, des pièces de rechange ainsi que du matériel de maintenance et de soutien logistique. L'opération, décidée sur instruction du président Abdelmadjid Tebboune, est présentée par Alger comme un renforcement de la coopération stratégique, militaire et sécuritaire avec le Niger. Le lendemain, les quatre appareils sont officiellement réceptionnés à Niamey par le chef d'état-major de l'armée de l'air nigérienne, le général Salifou Maïnassara.
Quand Alger était au centre du jeu malien
Pour mesurer la portée de cette livraison, il faut revenir une dizaine d'années en arrière.En 2014, alors que le Mali tente toujours de sortir de la crise ouverte par la rébellion de 2012, Alger accueille les négociations entre Bamako et plusieurs mouvements armés du Nord. L'Algérie n'est pas un simple pays hôte. Elle prend la tête de la médiation internationale. L'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger, approuvé à Alger le 1er mars 2015, la désigne explicitement comme « chef de file de la Médiation », aux côtés notamment de la CEDEAO, de l'Union africaine, des Nations unies et de l'Union européenne. Après une première signature à Bamako le 15 mai, l'ensemble des parties adhère finalement à l'accord le 20 juin 2015. Pendant plusieurs années, Alger conserve ainsi une position privilégiée : elle dialogue avec Bamako, entretient des canaux avec les acteurs du Nord et se trouve au centre du mécanisme international chargé du suivi du processus de paix. Encore en 2022, le Comité de suivi de l'accord est présidé par le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, au titre du rôle de chef de file de la médiation internationale. L'Accord d'Alger est alors bien plus qu'un texte diplomatique : il constitue l'un des principaux instruments d'influence régionale de l'Algérie.
La rupture avec Bamako
Cet édifice finit pourtant par s'effondrer.Fin 2023, les relations entre Alger et Bamako se tendent fortement. La réception en Algérie de l'imam Mahmoud Dicko, figure religieuse influente devenue critique du pouvoir militaire malien, provoque la colère des autorités de transition. Bamako reproche parallèlement à Alger d'entretenir des contacts avec certains responsables des mouvements armés du Nord. Les deux pays rappellent leurs ambassadeurs.Le 25 janvier 2024, le gouvernement malien franchit un cap en annonçant la fin, « avec effet immédiat », de l'Accord issu du processus d'Alger. Pour l'Algérie, la rupture dépasse l'échec d'un texte de paix. Elle signifie la disparition de l'un de ses principaux leviers politiques au Mali.Dans le même temps, un autre acteur occupe de plus en plus le terrain sécuritaire : la Russie. Après la rupture avec Paris, le retrait de Barkhane puis le départ de la Minusma, Bamako approfondit son partenariat militaire avec Moscou. Wagner, puis l'Africa Corps, deviennent des acteurs importants de la stratégie sécuritaire malienne.Le centre de gravité se déplace. Et Alger n'en est plus le pivot.
Le Niger, nouveau levier d'influence
C'est dans ce contexte que le rapprochement entre Alger et Niamey prend tout son sens. Le Niger est un voisin stratégique pour l'Algérie. Les deux pays partagent près d'un millier de kilomètres de frontière, dans une région traversée par les trafics, les mouvements de groupes armés et les routes migratoires.Leurs relations avaient elles aussi connu des tensions après le coup d'État nigérien de juillet 2023. Depuis, Alger et Niamey ont entrepris de reconstruire leur relation, sur les plans diplomatique, économique et sécuritaire.La livraison des quatre hélicoptères marque toutefois un changement d'échelle.L'Algérie ne se contente plus de proposer ses bons offices ou de défendre une approche diplomatique des crises sahéliennes : elle fournit directement des capacités opérationnelles à une armée de la région.Son ministère de la Défense présente d'ailleurs cette opération comme une contribution à la « sécurité et à la stabilité » régionales. Un vocabulaire qui rappelle le rôle que l'Algérie revendiquait autrefois par la médiation politique, mais auquel s'ajoute désormais un outil militaire.
De la médiation aux hélicoptères
C'est probablement là que réside l'évolution la plus significative.Dans les années 2010, l'influence algérienne au Sahel reposait avant tout sur la diplomatie : négociations, médiations et gestion des équilibres entre Bamako et les mouvements du Nord.En 2026, la livraison au Niger révèle un instrument supplémentaire : la coopération militaire directe.Les Mi-24V peuvent renforcer les capacités d'appui-feu de l'armée nigérienne. Les Mi-171, eux, peuvent assurer le transport de troupes, le ravitaillement ou les évacuations dans des zones où les distances constituent un défi opérationnel majeur.Surtout, Alger ne livre pas uniquement quatre aéronefs. Munitions, pièces détachées et équipements de maintenance accompagnent les appareils.Le détail est loin d'être secondaire : dans les armées sahéliennes, la disponibilité réelle d'une flotte dépend autant des capacités de maintenance et de l'accès aux pièces que du nombre d'appareils officiellement en service.
Le paradoxe russe
La livraison algérienne comporte néanmoins un paradoxe.Les Mi-24 et Mi-171 appartiennent eux-mêmes à des familles d'appareils conçues en Union soviétique puis produites et modernisées dans l'écosystème russe.Alger ne propose donc pas au Niger une rupture technologique avec Moscou. Elle lui offre en revanche un autre canal pour accéder à ces capacités.L'Algérie exploite depuis des décennies du matériel d'origine soviétique et russe et dispose de compétences propres en matière d'utilisation et de maintenance de ces équipements.Pour Niamey, recevoir ces appareils d'Alger permet donc de renforcer rapidement sa flotte sans passer exclusivement par une nouvelle acquisition directe auprès de la Russie.Pour l'Algérie, les mêmes hélicoptères deviennent un instrument d'influence.
Une doctrine du voisinage
Cette stratégie s'inscrit dans une approche beaucoup plus ancienne de la politique étrangère algérienne.Alger considère le Sahel comme une profondeur stratégique directement liée à sa propre sécurité nationale. L'instabilité au Mali ou au Niger a des conséquences immédiates sur les immenses régions méridionales du pays.Pendant longtemps, l'Algérie a également cherché à éviter qu'une puissance extérieure ne devienne l'acteur dominant de son environnement sahélien.Or cet espace est aujourd'hui beaucoup plus concurrentiel.La Russie y a considérablement renforcé sa présence. La Turquie développe ses positions militaires et économiques. La Chine et les pays du Golfe y accroissent également leur influence, tandis que la présence occidentale s'est fortement contractée.L'Algérie doit donc désormais défendre sa place dans un Sahel où elle n'est plus seule à vouloir peser.La livraison des Mi-24 au Niger peut ainsi être lue comme un message adressé à Niamey, mais aussi à l'ensemble de la région : Alger conserve les moyens diplomatiques, militaires et logistiques de participer aux nouveaux équilibres sahéliens.
Une reconquête encore fragile
Il serait toutefois prématuré de parler de basculement géopolitique.Le Mali demeure étroitement lié à Moscou. Le Niger entretient lui aussi des relations avec la Russie. Et les trois pays de l'Alliance des États du Sahel ont construit, depuis leur rupture avec la CEDEAO, leur propre architecture politique et sécuritaire.L'Algérie ne remplace donc ni la Russie ni l'AES.Elle cherche plutôt à redevenir incontournable.En 2015, son influence reposait largement sur sa capacité à réunir autour d'une table Bamako, les mouvements du Nord et la communauté internationale.En 2026, quatre hélicoptères posés sur le tarmac de Niamey racontent une autre méthode.Des Accords d'Alger aux Mi-24, les instruments ont changé. L'ambition demeure : rester une puissance régionale avec laquelle le Sahel doit compter.
Nikki accueille du 21 au 30 Août 2026, la 3ᵉ édition de la Foire Régionale de l'Artisanat du Bénin, Zone Nord. La cérémonie de lancement a été faite par la Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la promotion de l'Emploi, en charge de la Formation professionnelle, Awaou Baco.
75 exposants prennent part à Nikki à la 3e édition de la Foire Régionale de l'Artisanat du Bénin, Zone Nord. L'évènement est organisé par le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la promotion de l'Emploi, à travers le Fonds de Développement de l'Artisanat (FDA), en collaboration avec la CMA-Benin. L'objectif est de favoriser la promotion et la commercialisation des produits artisanaux.
« Depuis trois ans maintenant, beaucoup de talents ont été dénichés grâce à la tenue des Foires régionales. Ensemble, nous allons poursuivre dans cette dynamique », a déclaré Lucie Katagnan, représentant le Président de la CMA-BENIN. Pour la ministre Awaou Baco, « cette Foire est une belle occasion de mettre en lumière le talent, le savoir-faire et le génie créateur de nos artisanes et artisans ». « Saisissez cette opportunité. Montrez ce que vous savez faire. Osez innover et osez allez plus loin », a-t-elle ajouté.
Cette 3e édition qui intervient dans le cadre de la célébration de la Gaani permettra aux nombreux visiteurs de découvrir et d'apprécier les produits des artisans.
Des perturbations dans la fourniture de l'eau potable sont annoncées dans plusieurs quartiers de l'arrondissement de Godomey. C'est à travers un communiqué de la Soneb rendu public ce lundi 24 août 2026.
La Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) informe ses abonnés de perturbations sensibles dans la fourniture d'eau potable dans plusieurs quartiers de Godomey. La situation fait suite à une importante casse sur une conduite DN 355, causée par l'entreprise XINXING, chargée de l'asphaltage des rues à Godomey. Les perturbations peuvent se traduire par une baisse de pression, voire une absence d'eau aux robinets des abonnés.
Les quartiers de Godomey, Dékounbè, Hèdomey, Togbin, Lobozounkpa, Cocotomey et Cococodji, ainsi que leurs environs, sont concernés. Selon la Direction départementale Atlantique-Littoral de la SONEB, les équipes techniques sont déjà mobilisées pour procéder à la réparation de la conduite endommagée et rétablir la fourniture d'eau potable dans les meilleurs délais.
À l'occasion du 66e anniversaire de l'indépendance du Bénin, 66 personnalités béninoises ont été mises à travers la campagne « Hisse ton Drapeau ». La plateforme officielle de l'initiative présente ces figures comme des symboles de réussite et de fierté nationale.
Artistes, sportifs, entrepreneurs, chercheurs, universitaires, acteurs culturels ou encore figures publiques incarnent la réussite et la fierté du Bénin. Ils ont été identifiés lors de la campagne nationale "Hissse ton Drapeau" tenue du 12 juillet au 3 août 2026. Selon la plateforme officielle de l'initiative, la campagne a été organisée par le ministère du Tourisme et la SoLE SA.
Les citoyens ont été invités à afficher les couleurs nationales sur leurs maisons, véhicules ou lieux de travail et à participer à des défis sur les réseaux sociaux. Les 66 personnalités retenues reflètent la diversité des domaines dans lesquels des Béninois se distinguent au niveau national et international.
Parmi elles figurent notamment la chanteuse Angélique Kidjo, l'acteur Djimon Hounsou, l'artiste plasticien Romuald Hazoumè, l'ancien footballeur Stéphane Sessègnon, le musicien Wally Badarou, l'économiste et universitaire Leonard Wantchekon, la cheffe Georgiana Viou, le basketteur Ian Mahinmi ainsi que l'entrepreneur Bertin Nahum.
La sélection comprend également plusieurs figures de la scène musicale béninoise, dont Vano Baby, Blaaz, Sagbohan Danialou, Richard Flash, Fanicko, Pépé Oleka, Zeynab Habib, Nel Oliver.
La liste fait aussi une place aux chercheurs, entrepreneurs et acteurs de l'innovation.
Des personnalités issues de différents secteurs complètent cette sélection, notamment Marie-Élise Gbèdo, Paulin J. Hountondji, Eugène Zoumenou, Sandra Idossou, Huguette Gnacadja Bokpè, Maryse Lokossou et Mohamed Salifou.
À travers les « 66 Visages », l'initiative met en avant des parcours considérés comme représentatifs de la réussite béninoise et invite à célébrer celles et ceux qui contribuent, chacun dans son domaine, au rayonnement du pays.
Voici les 66 personnalités retenues
Angélique Kidjo
Djimon Hounsou
Romuald Hazoumè
Stéphane Sessègnon
Wally Badarou
Leonard Wantchekon
Georgiana Viou
Ian Mahinmi
Bertin Nahum
Steve Mounié
Vano Baby
Blaaz
Sagbohan Danialou
Marie-Cécile Zinsou
Richard Flash
Ignace Don Metok
Vincent Ahéhéhinou
Madara
OPA
Lionel Talon
Charly d'Almeida
Dominique Zinkpè
Tchif
Gilles Louèkè
Florent Couao-Zotti
Samuel Dossou Aworet
Gilles Kounou
Odile Ahouanwanou
Noélie Yarigo
Coffi Codjia
Pipi Wobaho
Edgar Yves Jr.
Marie-Élise Gbèdo
Conceptia Ouinsou
Sidikou Karimou
Fanicko
Pépé Oleka
Nel Oliver
Zeynab Habib
Karelle Vignon Vullierme
Fabroni Bill Yoclounon
Sylvestre Amoussou
Francois Okioh
Bella Agossou
Paulin J. Hountondji
Godfrey Nzamujo
Jean-Hugues Houinsou
Richard Odjrado
Senam Beheton
Claude Borna
Général Bertin Bada
Capitaine Elvire Toupe
Ihsane Adjanonhoun
Nafissath Radji
Amir Alli
Lolo Andoche
William Akle
Kalamoulaï
Sakinatou Harouna
Huguette Gnacadja Bokpè
Bertille Guèdègbé Marcos
Maryse Lokossou
Pamella N'ze Asseko
Sandra Idossou
Mohamed Salifou
Prof Eugène Zoumenou
Les membres du gouvernement Wadagni sont attendus ce lundi 24 août 2026 pour la reprise des activités.
Après une période de congés entamée le 1er août dernier, le chef de l'État et les membres du gouvernement reprennent le travail ce lundi. Durant cette période de congés, le fonctionnement de l'administration publique s'est poursuivi normalement afin d'assurer la continuité du service public. Les dossiers urgents ont également fait l'objet d'un suivi pour éviter toute interruption dans la gestion des affaires de l'État.
Avec cette reprise, le gouvernement retrouve ainsi son rythme habituel de travail et devra poursuivre la mise en œuvre des différents chantiers et priorités de l'Exécutif.
Le Bénin se classe 3e parmi les dix pays d'Afrique subsaharienne évalués par nPerf entre janvier et juillet 2026 pour la performance de leurs réseaux mobiles.
Avec une latence de 39,0 ms pour les connexions mobiles, le Bénin se positionne derrière le Togo (28,8 ms) et le Sénégal (35,4 ms).
Le Bénin devance ainsi la Côte d'Ivoire (46,9 ms), le Kenya (49,9 ms) et Madagascar (55,1 ms, selon les données de nPerf, collectées de janvier à juillet 2026.
La latence mesure le temps de réponse d'un réseau. Elle joue notamment sur la qualité des communications en temps réel et l'expérience des utilisateurs sur les jeux en ligne.
A propos de nPerf
« nPerf est une plateforme indépendante de mesure des performances Internet, basée sur l'expérience réelle des utilisateurs. En transformant des millions de tests de connexion en analyses exploitables, nPerf aide les opérateurs à améliorer leurs réseaux et contribue à bâtir un Internet plus rapide et plus fiable pour tous ».
M. M.
Deux jeunes hommes ont été jugés lundi 17 août 2026, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), pour des faits présumés d'escroquerie en ligne. Ils ont acheté des téléphones d'occasion sans savoir que des données liées à des activités cybercriminelles s'y trouvaient.
Ils achètent des téléphones portables d'occasion et se retrouvent devant la CRIET. L'affaire examinée par la chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme implique un agent commercial de l'opérateur MTN, et un étudiant. Ils sont prévenus dans le même dossier, après que des données jugées compromettantes ont été découvertes dans leurs appareils.
Selon Libre Express, l'agent commercial affirme avoir acheté son téléphone auprès d'un vendeur ambulant. Il explique avoir utilisé l'appareil pendant plusieurs mois sans soupçonner la présence de données susceptibles de le compromettre.
Quant à l'étudiant, il présente une autre version des faits. Il indique avoir acheté son téléphone pour 80 000 francs CFA, après avoir versé 30 000 francs CFA au propriétaire. Ce dernier, qui serait parti en voyage, lui aurait demandé de ne pas utiliser l'appareil avant le paiement du solde. Comme son co-prévenu, l'étudiant soutient n'avoir eu aucune connaissance des données liées à la cybercriminalité retrouvées dans le téléphone.
Dans ce dossier, aucun des deux prévenus n'a été en mesure de produire un justificatif attestant l'acquisition de son téléphone. Le parquet spécial de la CRIET s'est appuyé notamment sur cet élément pour maintenir ses réquisitions. Il a requis une peine de cinq ans de prison, dont trois ans ferme, contre chacun des deux jeunes hommes.
Le délibéré est attendu le 19 octobre 2026.
F. A. A.
La première session extraordinaire du Conseil économique et social (CES), 8e mandature, s'est ouverte, mardi 18 août 2026, sous la présidence d'Abdoulaye Bio Tchané. Cette session intervient dans un contexte marqué par plusieurs réformes ayant modifié le fonctionnement et les attributions de l'institution.
La nouvelle mandature du CES est en session extraordinaire depuis ⁸mardi 18 août 2026. Les travaux prévus pour durer trois jours, prendront fin jeudi 20 août prochain.
À l'ouverture, le président du CES a souligné l'importance des changements intervenus suites aux dernières réformes. « Nous sommes à un tournant », a-t-il déclaré, évoquant notamment la désignation de représentants du CES par l'Assemblée nationale, le rattachement des fonctions de Médiateur de la République au premier vice-président du Conseil ainsi que la clarification de certaines attributions de l'institution. Pour Abdoulaye Bio Tchané, ces évolutions rendent nécessaire une adaptation des règles de fonctionnement du CES. Cette mise à jour doit permettre au Conseil de mieux remplir sa mission auprès des pouvoirs publics et des citoyens. « Nous devons parachever la modernisation de notre institution », a-t-il insisté.
Règlement intérieur et Plan stratégique
Le principal point inscrit à l'ordre du jour de cette session est l'examen du projet de règlement intérieur du CES. Abdoulaye Bio Tchané a invité les conseillers à examiner le texte avec attention afin d'aboutir à un règlement « rigoureusement conforme à la loi et résolument tourné vers l'avenir ».
Au-delà de l'adoption de ce nouveau cadre réglementaire, le président du CES souhaite engager un chantier plus large avec l'élaboration d'un Plan stratégique de développement institutionnel. Celui-ci devrait servir de feuille de route pour la modernisation des services du Conseil et l'amélioration de l'impact de ses actions.
Cette première session extraordinaire marque ainsi une étape importante pour la 8e mandature du CES. L'adaptation du règlement intérieur aux nouvelles dispositions légales, la préparation d'un plan stratégique et la modernisation du fonctionnement de l'institution constituent les principaux chantiers engagés.
À travers ces réformes, le CES entend renforcer son rôle dans l'architecture institutionnelle du Bénin. Pour Abdoulaye Bio Tchané, l'objectif est de faire du Conseil une institution « plus utile, plus performante et plus résiliente », au service des pouvoirs publics et des citoyens.
F. A. A.
LES RÉSULTATS DE LOTO STAR
TIRAGE N°099/26
Mercredi 19 août 2026 (18H)
27 • 59 • 31 • 73 • 65
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Mahugnon Eliezer Hounnonkpe représentera le Bénin lors de la finale internationale du Stockholm Junior Water Prize à Stockholm le 25 août, où Son Altesse Royale la Princesse héritière Victoria de Suède remettra le prix au lauréat international.
L'accès à une eau potable sûre demeure un défi pour de nombreuses communautés rurales au Bénin. Mahugnon a développé un biofiltre intelligent fabriqué à partir de déchets agricoles locaux, combinant un suivi en temps réel de la qualité de l'eau et une estimation de l'état du filtre, afin de proposer une solution durable et évolutive pour améliorer l'accès à une eau plus sûre.
Son projetL'accès à une eau potable de qualité demeure un défi majeur dans plusieurs communautés rurales du Bénin, où les populations continuent de dépendre de puits traditionnels vulnérables aux contaminations physico-chimiques et microbiologiques. Face à cette situation, le projet SMART-BIOFILTER BENIN propose une solution innovante alliant traitement de l'eau, valorisation des déchets agricoles et surveillance intelligente de la qualité de l'eau. L'étude a été menée à partir de l'eau d'un puits rural situé dans le village d'Akpali (commune de Zè). Une évaluation de la vulnérabilité du site et une caractérisation physico-chimique de l'eau ont confirmé la nécessité d'un traitement avant consommation. Pour répondre à ce besoin, le potentiel de transformation de divers déchets agricoles locaux en biochar a été étudié, une attention particulière étant portée aux coques de noix de coco. Les essais expérimentaux ont démontré l'efficacité du biochar issu de coques de noix de coco, avec des réductions de 87,23 % de la turbidité, 89,86 % des phosphates, 98,29 % du potassium et 51,88 % de la conductivité, tout en faisant passer le pH de 6,20 à 7,2. Ces résultats confirment son potentiel en tant que matériau filtrant local et économique. Le projet intègre également un système intelligent basé sur des capteurs pour surveiller en temps réel plusieurs paramètres de la qualité de l'eau et estimer l'usure du filtre, afin d'alerter l'utilisateur lorsqu'une opération de maintenance s'avère nécessaire. En combinant innovation frugale, économie circulaire et technologies accessibles, SMART-BIOFILTER BENIN constitue une solution durable et reproductible pour améliorer la sécurité de l'eau dans les communautés rurales du Bénin et dans d'autres régions confrontées à des problèmes similaires.
Nous y reviendrons
À Cotonou, chercheurs, professionnels de santé et éducateurs canins explorent une piste scientifique encore peu connue. L'utilisation de l'odorat exceptionnel des chiens pour contribuer à la détection précoce du cancer du sein. Une démarche qui place les réalités des patientes au cœur de l'innovation.
Et si le nez d'un chien pouvait, un jour, contribuer à sauver des vies ?
À Cotonou, une équipe de chercheurs et de professionnels de santé tente de répondre à cette question à travers un projet consacré à la détection olfactive canine du cancer du sein. L'objectif n'est pas de remplacer les méthodes médicales existantes, mais d'explorer une piste complémentaire qui pourrait, à terme, contribuer à améliorer le dépistage précoce.
Derrière cette recherche, se trouve une réalité beaucoup plus familière : celle des femmes confrontées au cancer du sein, parfois diagnostiqué tardivement en raison de symptômes insuffisamment pris en compte, de difficultés d'accès aux soins ou encore du coût et de la disponibilité des examens médicaux.
De la réalité des patientes à la recherche scientifique
Au Bénin comme dans de nombreux pays, la précocité du diagnostic constitue un enjeu majeur dans la prise en charge du cancer du sein. Plus la maladie est identifiée tôt, plus les possibilités de traitement peuvent être importantes. C'est dans ce contexte que l'association African Médical Détection Dogs (AfriMeDD) travaille avec la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université d'Abomey-Calavi (FSS-UAC), le Centre National Hospitalier Universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM) et le LEMACEN, autour d'une collaboration scientifique consacrée à la détection du cancer du sein par l'odorat canin.
L'approche repose sur une capacité bien particulière du chien : son odorat. Des composés chimiques associés à certaines maladies peuvent modifier l'odeur de prélèvements biologiques. Le projet de recherche vise à déterminer si des chiens spécialement entraînés peuvent reconnaître ces signatures olfactives et, surtout, si leurs performances peuvent être démontrées et validées selon des protocoles scientifiques rigoureux.
Quand le chien devient partenaire de recherche
Mais avant qu'un chien puisse participer à une telle recherche, un long travail est nécessaire. Les animaux doivent être sélectionnés, entraînés et évalués progressivement. Leur participation s'effectue dans un cadre qui prend également en compte leur bien-être et leurs conditions de travail.
Selon une publication de l'Ambassade de Belgique, lors d'une journée portes-ouvertes organisée à Cotonou, plus de 50 visiteurs ont pu découvrir les différentes étapes de cette recherche. Le parcours proposé était organisé autour de trois grandes questions : pourquoi, comment et comment le savons-nous ?
La première étape permettait de comprendre les enjeux du diagnostic précoce et le parcours des femmes confrontées à la maladie.
La deuxième plongeait les visiteurs dans l'univers de l'éducation canine : sélection des chiens, méthodes d'apprentissage et entraînement nécessaire pour leur permettre de reconnaître certaines odeurs.
Enfin, la troisième étape revenait à l'essentiel : la science. Quels sont les mécanismes recherchés ?
Comment construit-on un protocole expérimental ? Comment mesure-t-on les performances d'un chien ? Et surtout, comment passer d'une observation prometteuse à une preuve scientifique suffisamment solide pour envisager une application médicale ?
Les visiteurs ont également pu assister à une démonstration canine en direct, donnant une dimension concrète à une recherche qui pourrait, à première vue, sembler relever de la science-fiction.
Le pari d'une innovation ancrée dans le contexte béninois
Cette dynamique bénéficie notamment de l'accompagnement d'Enabel, aux côtés de la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université d'Abomey-Calavi, avec un financement conjoint de la Belgique, à travers l'Agence belge de coopération internationale, et de la France, via le Fonds d'innovation pour le Développement.
Au-delà de la performance des chiens, le projet pose ainsi une question plus large : comment développer des innovations scientifiques qui répondent réellement aux besoins des populations ?
Pour les acteurs du projet, l'enjeu est précisément de partir du terrain, de construire une démarche adaptée au contexte local, puis de tester et de valider scientifiquement les solutions envisagées.
À terme, si les résultats de la recherche le permettent, l'odorat canin pourrait-il devenir un outil supplémentaire dans la lutte contre le cancer du sein ? Il est encore trop tôt pour l'affirmer.
Mais une chose est déjà certaine : à Cotonou, des chercheurs ont choisi de regarder autrement une question essentielle de santé publique. Et cette fois, pour tenter de mieux détecter la maladie, ils ont commencé par suivre la piste… du nez.
F. A. A.
Avec une desserte passée de 42 % en 2017 à 84,3 % fin 2025, le Bénin entend désormais partager son expérience et renforcer sa position dans les débats africains sur l'accès universel à l'eau.
A Kigali du 17 au 21 août 2026, l'expérience béninoise en matière d'accès à l'eau potable s'impose comme l'un des exemples examinés dans la recherche de solutions durables aux défis de l'eau sur le continent. Décideurs, financiers, régulateurs et opérateurs africains se retrouvent au Symposium sur le leadership des systèmes d'eau et d'assainissement pour réfléchir à la performance et à la résilience des services.
Représenté par l'Agence nationale d'approvisionnement en eau potable en milieu rural (ANAEPMR), le Bénin participe aux travaux en mettant en lumière ses avancées notamment sur la transformation des systèmes d'eau, les réformes tarifaires et la professionnalisation de la gestion dans les petites villes et les zones rurales.
Une progression notable de la desserte rurale
La transformation mise en avant par le Bénin repose d'abord sur l'évolution de l'accès à l'eau potable. Le taux de desserte en milieu rural, estimé à environ 42 % en 2017, a atteint 84,3 % à fin décembre 2025, selon les données présentées par l'ANAEPMR.
Cette progression traduit un changement d'approche. Le Bénin ne mise plus uniquement sur la multiplication des points d'eau, mais développe des systèmes d'approvisionnement en eau potable multi-villages (SAEPmV), destinés à couvrir des territoires plus vastes et à assurer un service mieux structuré.
La démarche intègre également les branchements des ménages, l'exploitation des réseaux, la maintenance des équipements, le suivi des performances et le contrôle de la qualité de l'eau. Au second semestre 2025, 26 nouveaux ouvrages ont notamment été réceptionnés et 57 anciennes adductions villageoises réhabilitées. Des opérations de contrôle sanitaire ont également été engagées sur plusieurs installations.
Pour le Bénin, l'expérience acquise ces dernières années pose désormais une question centrale : comment garantir la continuité du service après la réalisation des infrastructures ? C'est sur ce point que la réforme de la gestion de l'eau prend toute son importance. La mise en place d'opérateurs professionnels, le recours à des contrats d'exploitation, le suivi des performances et le développement d'outils numériques doivent permettre de mieux encadrer le fonctionnement quotidien des réseaux.
Cette évolution vise à rompre avec une gestion fragmentée des ouvrages ruraux. L'objectif est de faire passer progressivement l'eau potable du statut d'équipement disponible à celui de véritable service public, avec des responsabilités identifiées et des exigences de performance.
La question sensible du financement
A Kigali, la soutenabilité financière des services d'eau constitue également un autre volet de l'expérience béninoise. L'accès universel suppose en effet de disposer de ressources suffisantes pour assurer l'exploitation, l'entretien des installations et l'extension des réseaux. La réforme tarifaire apparaît ainsi comme un levier important. Elle doit permettre de rechercher un équilibre entre le coût réel du service, la capacité contributive des ménages et la nécessité de protéger les populations les plus vulnérables.
Cette réflexion intéresse également les partenaires financiers. Un secteur capable de documenter ses coûts, ses recettes, ses performances et ses besoins d'investissement offre davantage de visibilité aux institutions susceptibles de financer son développement.
Derrière les indicateurs présentés à Kigali se trouvent des changements qui concernent directement les populations rurales. L'extension des réseaux rapproche l'eau potable des ménages et réduit la dépendance à certaines sources d'approvisionnement moins sûres.
Dans plusieurs localités bénéficiaires, l'amélioration de l'accès à l'eau contribue aussi à réduire le temps consacré à la corvée d'eau, particulièrement pour les femmes et les enfants. Elle peut également avoir des répercussions sur la santé, la scolarisation et les activités économiques.
Le défi reste toutefois de consolider ces acquis. L'augmentation de la couverture ne suffit pas si la qualité, la disponibilité et la continuité du service ne sont pas garanties dans la durée.
M. M.
Après près de trois décennies dans l'industrie sidérurgique, dont 27 ans chez Tata Steel Europe, la Béninoise Mireille d'Oliveira-Richards a choisi de mettre son expérience au service du développement de son pays. À travers « Benin Connect », elle ambitionne de faire du Bénin un trait d'union entre les entreprises britanniques et l'Afrique.
Accompagner les entreprises dans leur transformation et contribuer au développement de son pays. Telle est l'ambition de Mireille d'Oliveira-Richards, entrepreneure béninoise. Elle a passé près de 30 ans dans un univers industriel très technique, où les erreurs coûtent cher et où les problèmes doivent être vite réglés. Dans ces milieux industriels encore très masculins, elle était souvent la seule femme noire. Une place qu'elle a su prendre par son expertise, ses compétences et sa capacité à s'imposer dans un environnement où les femmes restent minoritaires.
Mireille d'Oliveira-Richards lors d'une mission de transformation en BelgiqueLa professionnelle béninoise connaît les grandes usines, les organisations complexes et les entreprises confrontées à des difficultés de productivité, de rentabilité ou de transformation. « J'ai fait presque 29 ans dans la sidérurgie, dont 27 ans avec la société Tata Steel Europe, qui est l'une des plus grandes sidérurgiques du monde », confie-t-elle.
Chez Tata Steel, elle ne s'est pas cantonnée à une seule fonction. Elle a traversé les différents univers de l'entreprise : commercial, stratégie, technique, développement de produits, excellence opérationnelle et transformation.
Responsable de comptes pour des usines de Peugeot et Citroën, Mireille d'Oliveira-Richards a développé une solide expertise des environnements industriels et de la production d'acier. Son parcours l'a conduite sur plusieurs sites européens, notamment au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en France, en Suisse et en Europe de l'Est. Elle a pu gérer des situations de crise, notamment en République tchèque.« J'ai passé trois mois dans une usine en République tchèque pour un problème de transformation. J'ai intégré l'équipe afin de les aider à développer les process », raconte-t-elle.
Mireille d'Oliveira-Richards en Republique tchèqueCette expérience résume une partie de l'expertise acquise au fil des années ; celle d'analyser une situation complexe, identifier les priorités et accompagner une entreprise dans sa transformation.
« Je peux aller dans n'importe quelle usine ou entreprise, écouter leurs problèmes et les aider à s'améliorer. Ça s'appelle du business transformation », explique-t-elle. Une expérience qu'elle souhaite pouvoir valoriser au Bénin.
Faire connaître davantage le Bénin au monde anglophone
En 2020, lors du UK-Africa Investment Summit à Londres, Mireille d'Oliveira-Richards remarque l'absence du Bénin parmi les pays représentés. L'experte béninoise de la diaspora décide alors de chercher comment faire connaître davantage son pays au monde anglophone. « Je voulais revenir au Bénin avec un projet », confie-t-elle.
Elle se plonge dans le Programme d'actions du gouvernement et l'étudie comme une véritable feuille de route stratégique. Elle cherche à comprendre les besoins du pays et à identifier les entreprises britanniques susceptibles d'y trouver des opportunités.
C'est ainsi que naît Benin Connect, une structure qui aide les investisseurs à saisir les opportunités économiques au Bénin et en Afrique, tout en facilitant les relations d'affaires dans les secteurs de l'infrastructure, de l'expansion industrielle et du développement durable.
L'experte béninoise avec une délégation britannique au Bénin« J'ai beaucoup d'entreprises qui veulent venir en Afrique et elles sont impressionnées par mon expérience. La difficulté, c'est que quand j'arrive au Bénin, l'accompagnement n'est pas là », déplore-t-elle.
Entre le potentiel de son expertise et sa pleine valorisation sur le terrain, le chemin reste encore à parcourir. Au Bénin, elle cherche encore les moyens de la mettre pleinement à profit.
Se réinventer
Née au Bénin, mais ayant grandi et construit sa carrière à l'étranger, l'experte de la transformation des entreprises reconnaît avoir dû « tout réapprendre ». Elle a pris le temps de comprendre l'environnement béninois, ses institutions, ses acteurs et ses besoins. Aujourd'hui, elle voit le Bénin comme un marché devenu beaucoup plus attractif. « Le changement visible a été important et c'est ce qui a permis aux personnes comme moi de la diaspora de faire ce retour au Bénin », note-t-elle.
Enfance au Bénin, carrière à l'international, puis retour au paysAux Béninois de la diaspora qui souhaitent rentrer pour entreprendre, elle conseille de se faire accompagner afin de gagner du temps et d'éviter certaines erreurs. Mais surtout, elle invite les « candidats au retour » à abandonner l'idée du « copier-coller ».
« Au lieu de venir déjà avec son opinion de ce qu'on veut faire, il faut connaître le terrain, l'environnement local, identifier les besoins, et après se réinventer en fonction », conseille-t-elle.
L'expérience de Mireille d'Oliveira-Richards illustre une question plus large : comment mieux valoriser les compétences des Béninois de la diaspora qui reviennent avec plusieurs années d'expériences acquises dans de grandes entreprises et sur des marchés internationaux ?
Ces profils peuvent apporter des compétences techniques et managériales, des réseaux professionnels, une connaissance des marchés internationaux et une capacité à faire le lien entre les réalités locales et les standards internationaux.
Pour Mireille d'Oliveira-Richards, le défi n'est donc plus seulement de revenir au pays, mais de trouver comment transformer près de 30 ans d'expérience internationale en valeur concrète sur le terrain.
Son parcours pose, au-delà de son cas personnel, la question de la capacité du Bénin à identifier, accueillir et surtout mobiliser les compétences de sa diaspora. Car derrière ceux qui reviennent, il y a aussi des expertises, des réseaux et des expériences dont le pays pourrait davantage tirer profit.
A Sontou dans la commune de Pèrèrè, l'accès à l'eau potable prend une nouvelle dimension. Depuis la réception provisoire, le 12 août 2026, d'importantes infrastructures permettent désormais d'alimenter plusieurs localités de l'arrondissement à partir d'un dispositif organisé de captage, de stockage et de distribution.
En saison sèche à Sontou, l'assèchement des puits contraignait certains ménages à rechercher d'autres solutions, notamment auprès de propriétaires de forages privés. Le prix pouvait alors atteindre 50 FCFA la bassine, selon des témoignages recueillis dans la localité. Le changement est intervenu depuis le 12 août 2026 avec la mise en service provisoire du Système d'approvisionnement en eau potables multi-village (SAEPmV).
Le nouveau système dessert Alafiarou, Bani-Peulh, Bonrou, Bornou Gando, Sontou et Soubado. Il repose sur quatre forages totalisant une capacité de 37 m³ par heure, un château d'eau de 250 m³ et un réseau de 71,8 kilomètres. Vingt-huit bornes-fontaines ont également été aménagées pour rapprocher les points de distribution des habitants.
L'infrastructure a été dimensionnée en tenant compte de l'évolution démographique. Les six localités comptaient environ 13 991 habitants en 2024. Les projections établissent leur population à près de 19 800 habitants en 2034 et à environ 28 000 en 2044. Une capacité supplémentaire devra donc être envisagée à mesure que la demande progressera.
Pour les habitants, l'enjeu dépasse les chiffres techniques. Il concerne directement le quotidien. « Avant l'arrivée de cette eau, nous souffrions beaucoup », témoigne Souroukoua Pona, évoquant les déplacements vers les puits et les points d'eau utilisés en période de pénurie.
Avec le nouveau dispositif, l'approvisionnement s'inscrit désormais dans une chaîne structurée comprenant le pompage, le traitement, le stockage et la distribution. Les installations disposent notamment d'équipements destinés à assurer la chloration de l'eau et la continuité du service.
L'objectif n'est toutefois pas considéré comme totalement atteint. Les 28 bornes-fontaines constituent un premier niveau de desserte. La généralisation progressive des branchements particuliers devra permettre à davantage de ménages d'accéder directement à l'eau dans leurs concessions.
Le défi est désormais de faire durer l'investissement. L'entretien des ouvrages, la surveillance de la ressource et l'adaptation des capacités aux besoins futurs seront déterminants pour transformer ces 71,8 kilomètres de réseau en un service public durable au bénéfice des populations de Pèrèrè.
M. M.
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A l'approche du Mondial féminin U20, le ministre des Sports, Benoît Dato, est allé à la rencontre de la sélection béninoise en stage en France.
En préparation pour la Coupe du monde féminine U20 prévue en Pologne, la sélection béninoise a reçu un visiteur de marque. Le ministre des Sports et de l'Engagement civique, Benoît Dato, s'est rendu, mardi 18 août 2026, au camp de base des Amazones en France.
Cette rencontre a été l'occasion pour le ministre de s'enquérir des conditions de préparation de l'équipe et de transmettre le message de soutien des autorités béninoises. Il a également salué le travail réalisé par l'encadrement technique ainsi que l'implication des joueuses.
Face aux jeunes internationales, Benoît Dato a insisté sur l'importance de cette première participation au rendez-vous mondial et les a invitées à défendre les couleurs nationales avec détermination. Il leur a assuré l'accompagnement de l'État tout au long de cette campagne.
La visite a visiblement renforcé la motivation du groupe. Les joueuses ont affiché leur volonté de se battre pour représenter dignement le Bénin sur la scène internationale.
Le programme de préparation se poursuit avec trois rencontres amicales. Les Amazones affronteront le FC Fleury le 23 août, la sélection française U20 le 27 août, puis le Paris FC le 30 août. Leur départ pour la Pologne est prévu le 1er septembre, à quelques jours du début de la compétition.
M. M.
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