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Updated: 2 days 10 hours ago

Bronchiectasie : « Une toux chronique accompagnée de crachats souvent abondants, épais et parfois jaunâtres doit alerter » (Dr Julienne Ouédraogo)

Tue, 04/08/2026 - 00:18

Toux persistante avec crachats ? Il pourrait s'agir d'une bronchiectasie, plus connue sous le nom de Dilatation des bronches (DDB). Cette maladie chronique des poumons, encore trop méconnue, mérite qu'on s'y intéresse de près. Le Dr Julienne Ouédraogo, pneumologue au CHU Tengandogo, nous aide à y voir plus clair.

Pouvez-vous nous expliquer simplement ce qu'est la bronchiectasie, ou dilatation des bronches ?

Dr Julienne Ouédraogo : Pour bien comprendre, imaginez vos bronches comme les branches d'un arbre à l'intérieur de vos poumons. Normalement, ces « branches » sont souples et tapissées de tout petits cils qui font remonter le mucus vers la gorge pour l'évacuer. Dans la bronchiectasie (que l'on appelle donc Dilatation des bronches, ou DDB) ces bronches s'abîment, perdent leur élasticité et se dilatent de façon définitive. Les petits cils nettoyeurs ne fonctionnent plus correctement. Le mucus stagne alors dans les voies respiratoires. Ce mucus accumulé devient un nid idéal pour les microbes, ce qui provoque des infections. Ces infections entretiennent à leur tour l'inflammation, qui abîme encore davantage les bronches. C'est un véritable cercle vicieux qui s'installe, et c'est ce qui rend la maladie chronique.

Est-ce une pathologie fréquente dans notre pays ?

Dans des régions comme le Burkina Faso, où la tuberculose est encore très présente, une grande partie des cas de bronchiectasie sont des séquelles laissées par cette infection. Malheureusement, nous ne disposons pas encore de registre national pour connaître précisément le nombre de personnes atteintes. Tout porte à croire que la maladie est largement sous-diagnostiquée. Pourquoi ? Parce que ses symptômes, comme la toux grasse, ressemblent à ceux d'autres maladies respiratoires comme la bronchite chronique. Par ailleurs, l'examen qui permet de confirmer le diagnostic avec certitude est le scanner thoracique, mais cet appareil reste peu accessible dans plusieurs régions et son coût constitue un frein pour de nombreux patients, malgré les efforts de subvention déployés.

Quelles sont les principales causes de cette dilatation des bronches ?

Les causes sont nombreuses et on les regroupe en deux grandes catégories. D'un côté, il y a les bronchiectasies dites « diffuses », qui touchent plusieurs zones des poumons. Elles peuvent être provoquées par des infections respiratoires contractées durant la petite enfance, comme la coqueluche ou la rougeole. Elles peuvent aussi être liées à certaines maladies génétiques rares comme la mucoviscidose. De l'autre côté, on trouve les bronchiectasies « localisées », qui n'affectent qu'une partie précise des poumons. Celles-ci sont souvent la conséquence de séquelles d'une tuberculose pulmonaire, mais elles peuvent aussi être causées par un corps étranger bloqué dans une bronche ou par une tumeur qui comprime les voies respiratoires. Malgré tous les examens, il arrive que l'on ne parvienne pas à identifier la cause précise.

Quelles sont les personnes les plus exposées à ce risque ?

Les personnes qui ont déjà souffert de tuberculose pulmonaire sont particulièrement vulnérables, tout comme celles qui ont eu des infections respiratoires à répétition durant leur enfance. Les patients dont les défenses immunitaires sont affaiblies, ceux qui vivent avec une bronchopneumopathie chronique obstructive sévère, ou encore les personnes porteuses de maladies génétiques rares touchant les bronches sont également plus exposées. Dans notre contexte, je voudrais insister sur un point essentiel : si vous avez eu la tuberculose et que vous continuez à tousser en crachant pendant plusieurs mois après la fin de votre traitement, il est absolument nécessaire de consulter un pneumologue pour vérifier qu'une bronchiectasie ne s'est pas installée.

Quels sont les signes qui doivent alerter la population ?

Le signal d'alarme numéro un, c'est une toux chronique et quotidienne, accompagnée de crachats souvent abondants, épais et parfois jaunâtres, surtout le matin au réveil. On parle de « bronchorrhée » pour désigner cette production importante de mucus. Il faut aussi être attentif aux infections pulmonaires qui reviennent sans cesse, à un essoufflement qui s'installe dans les efforts, ou encore à la présence de sang dans les crachats, ce qui est un signe particulièrement inquiétant qui nécessite une consultation rapide.

Quels sont les principaux défis pour la prise en charge de la DDB au Burkina Faso ?

Les difficultés sont réelles, à la fois pour poser le diagnostic et pour traiter les patients. Le premier obstacle, c'est le diagnostic lui-même : comme je l'ai dit, les symptômes ne sont pas spécifiques, et on confond souvent cette maladie avec une bronchite chronique ou une rechute de tuberculose. L'accès au scanner haute résolution reste limité et coûteux, et les examens de laboratoire pour identifier les germes responsables des surinfections ne sont pas toujours disponibles. Sur le plan thérapeutique, nous manquons de kinésithérapeutes formés à la réhabilitation respiratoire, alors que ces soins sont essentiels. De plus, certains antibiotiques spécifiques, les solutions salines qui aident à fluidifier le mucus, ainsi que certains médicaments à inhaler sont difficiles à trouver ou trop chers pour une grande partie de la population. Enfin, la méconnaissance de cette maladie par le grand public et parfois par les soignants des structures de premier recours retarde souvent sa prise en charge.

Quels sont vos conseils pour améliorer la qualité de vie des personnes qui vivent avec une bronchiectasie ?

L'objectif principal est de limiter les poussées infectieuses et de préserver au maximum la capacité respiratoire. Pour cela, je conseille aux patients de ne jamais manquer leurs rendez-vous de suivi avec leur pneumologue et de ne surtout pas interrompre leur traitement sans avis médical. Il est très utile d'apprendre les techniques de drainage bronchique pour aider à évacuer les sécrétions, de boire beaucoup d'eau pour fluidifier le mucus, et de pratiquer une activité physique régulière, adaptée à son état, car le mouvement aide les poumons à mieux fonctionner. Il est également capital d'éviter absolument le tabac et de se protéger des fumées domestiques. Dès l'apparition d'un nouveau symptôme respiratoire, il faut consulter rapidement. Je recommande aussi de suivre les campagnes de vaccination, notamment contre la grippe, et le pneumocoque, et d'adopter une alimentation équilibrée pour garder des forces et un bon état nutritionnel.

Quel message souhaitez-vous adresser à l'ensemble de la population au sujet de la dilatation des bronches ?

Je voudrais dire aux gens que la bronchiectasie, cette dilatation anormale des bronches, est une maladie chronique, mais qu'elle n'est pas une fatalité. Surtout, je voudrais insister sur un point essentiel : une toux avec crachats qui persiste pendant plusieurs mois ne doit jamais être prise à la légère. Plus le diagnostic est posé tôt, plus nous avons de moyens pour ralentir l'évolution de la maladie et préserver une bonne qualité de vie. Il est également crucial de bien traiter toutes les infections respiratoires, d'aller jusqu'au bout de son traitement contre la tuberculose et de consulter un professionnel de santé devant toute toux qui traîne. Avec un suivi médical régulier, des traitements adaptés et une bonne hygiène de vie, de nombreuses personnes vivant avec une DDB peuvent tout à fait mener une vie active, autonome et pleine de projets.

Propos recueillis par Rama Diallo

Categories: Afrique

Burkina/Transport routier de marchandises : La professionnalisation et le respect des règles, leviers de compétitivité économique

Tue, 04/08/2026 - 00:15

Le renforcement de la réglementation du transport routier de marchandises constitue un impératif pour garantir la sécurité routière, préserver les infrastructures et améliorer la compétitivité économique du Burkina Faso. C'est le principal message délivré par Baowendmanegre Zoungrana lors de sa communication présentée le 29 juillet 2026, à Ouagadougou, au cours du séminaire organisé par l'Observatoire pour la célérité des opérations douanières au Burkina Faso (OCOD-BF).

Le transport routier demeure l'épine dorsale des échanges commerciaux du Burkina Faso. Selon les statistiques présentées par le communicateur, plus de 7,65 millions de tonnes de marchandises ont transité à travers les principaux corridors du pays, contre environ 5 millions de tonnes en 2023. Ce qui illustre une progression soutenue des échanges commerciaux. Cette croissance repose principalement sur les corridors reliant le Burkina Faso aux ports d'Abidjan, de San Pedro, de Lomé, de Cotonou et de Tema. Pour Baowendmanegre Zoungrana, ces infrastructures jouent un rôle essentiel dans l'approvisionnement du pays, l'écoulement des productions nationales et l'intégration économique régionale.

Toutefois, le secteur reste confronté à plusieurs défis. Le communicateur a cité la méconnaissance des textes réglementaires par de nombreux acteurs, les contraintes sécuritaires, les effets des crises internationales sur les chaînes logistiques, ainsi que les difficultés organisationnelles et économiques auxquelles font face les transporteurs. Face à ces enjeux, il a rappelé que la réglementation ne constitue pas une contrainte administrative, mais un instrument de protection et de développement. Elle vise notamment à assurer la sécurité des usagers, préserver les routes, garantir une concurrence équitable entre les opérateurs et organiser l'accès à la profession.

M. Zoungrana a présenté le cadre juridique qui régit le transport routier de marchandises. Celui-ci s'appuie sur des conventions internationales, les textes communautaires de la CEDEAO et de l'UEMOA, ainsi que la législation nationale, notamment la loi d'orientation des transports terrestres de 2008 et son décret d'application de 2014 fixant les conditions d'exercice de la profession. Il a insisté sur la distinction entre la licence de transport, délivrée à l'entreprise, et la carte de transport, rattachée au véhicule. Détenir uniquement une carte de transport ne confère donc pas le droit d'exercer légalement l'activité de transport public de marchandises.

Baowendmanegre Zoungrana a également rappelé que le secteur est structuré autour de cinq catégories de transport routier. Chacune est soumise à un cahier des charges spécifique. Les opérateurs doivent exercer dans la catégorie autorisée, disposer de véhicules conformes aux prescriptions techniques et se soumettre aux contrôles administratifs prévus par la réglementation.

Le communicateur est revenu sur les responsabilités respectives des différents intervenants de la chaîne logistique. « Le transporteur est tenu de vérifier l'état technique du véhicule, de respecter les règles de circulation, de préserver les marchandises et d'assurer leur livraison dans les délais convenus. Le chargeur doit fournir des informations exactes sur les marchandises, éviter les surcharges et remettre tous les documents nécessaires. Quant au conducteur, il demeure le premier garant de la sécurité routière par le respect des règles de circulation et le contrôle quotidien du véhicule », a-t-il rappelé.

Une large partie de la communication a été consacrée à la lutte contre la surcharge des véhicules. Le surcharge est identifiée comme l'une des principales causes de la dégradation précoce des routes. Selon Baowendmanegre Zoungrana, des infrastructures conçues pour durer plusieurs décennies peuvent être sérieusement détériorées en quelques années seulement sous l'effet des surcharges répétées. Il a expliqué que les dépassements des limites de poids, des charges par essieu ou des dimensions réglementaires augmentent les risques d'accidents, accélèrent la dégradation des chaussées et renchérissent les coûts d'entretien des infrastructures routières. Pour lui, les principales causes de ces pratiques sont la recherche de gains financiers, la mauvaise organisation du transport, le manque de formation des acteurs et les transformations non conformes des véhicules.

À cet effet, il a indiqué que les services techniques enregistrent régulièrement des demandes de mise en conformité de véhicules transformés, notamment des modifications portant sur les plateaux, les ridelles, les tracteurs routiers ou encore l'augmentation du nombre de sièges. « Une intensification des contrôles a d'ailleurs entraîné une hausse des demandes de régularisation ces dernières années », a fait savoir le communicateur.

Il a terminé en invitant les transporteurs à s'approprier les textes réglementaires, à obtenir les autorisations requises et à adopter les bonnes pratiques professionnelles. Selon lui, un secteur du transport mieux organisé, respectueux des normes de sécurité et des règles de concurrence constitue un facteur essentiel de fluidité des échanges commerciaux et de développement économique pour le Burkina Faso.

Rama Diallo

Lefaso.net

Categories: Afrique

Consommation de la pastèque : « Les personnes diabétiques doivent en consommer avec modération en raison de sa teneur en sucre », prévient Issa Nacanabo, technologue alimentaire

Tue, 04/08/2026 - 00:11

Composée à plus de 90 % d'eau, la pastèque est l'un des fruits les plus appréciés pendant les périodes de chaleur. Mais au-delà de son pouvoir désaltérant, elle regorge de nutriments bénéfiques pour l'organisme. À l'occasion de sa Journée mondiale, le technologue alimentaire Issa Nacanabo explique pourquoi ce fruit mérite une place de choix dans notre alimentation et comment le consommer dans les meilleures conditions.

Pourquoi la pastèque est-elle considérée comme un fruit bénéfique pour la santé ?

La pastèque est un fruit très intéressant pour la santé, car elle est composée à plus de 90 % d'eau. Elle hydrate efficacement l'organisme, tout en étant très peu calorique. Elle apporte également plusieurs nutriments essentiels qui contribuent au bien-être général.

Quels sont les principaux nutriments qu'elle contient et quels sont ses bienfaits sur l'organisme ?

La pastèque contient principalement de l'eau, mais aussi des vitamines, notamment les vitamines C et A, du potassium, du magnésium, ainsi que des composés bénéfiques comme le lycopène, un puissant antioxydant, et la citrulline, un acide aminé naturellement présent dans ce fruit.

Elle favorise l'hydratation, aide à protéger les cellules contre le vieillissement grâce à ses antioxydants, participe à la santé du cœur, favorise une bonne récupération après un effort physique et peut également contribuer au contrôle du poids.

Certaines personnes doivent-elles limiter leur consommation de pastèque ?

Oui. Les personnes diabétiques doivent en consommer avec modération en raison de sa teneur en sucre, même s'il s'agit d'un sucre naturel. Les personnes souffrant d'une maladie rénale devraient également demander conseil à leur médecin avant d'en consommer en grande quantité.

Quelles sont les précautions d'hygiène à respecter avant de la consommer ?

Il faut toujours laver la peau de la pastèque avant de la découper afin d'éviter que des contaminants présents sur l'écorce ne soient transférés à la chair. Il est également recommandé d'utiliser un couteau propre, de se laver soigneusement les mains et de conserver les morceaux au réfrigérateur immédiatement après la découpe.

Comment conserver la pastèque ?

Une pastèque entière peut se conserver une à deux semaines à température ambiante et jusqu'à trois semaines, voire plus, au réfrigérateur. Une fois découpée, elle doit être conservée au frais, dans un récipient hermétique, et consommée dans un délai de trois à cinq jours. Pour préserver sa qualité, il est important de maintenir la chaîne du froid et de bien la protéger de l'air.

Au-delà de sa consommation en fruit frais, quelles sont les possibilités de transformation de la pastèque ?

La pastèque peut être transformée en jus, smoothies, sorbets, glaces, confitures, gelées, sirops ou encore intégrée à des salades de fruits.

Les graines peuvent être grillées puis consommées. Quant à la partie blanche de l'écorce, elle peut être utilisée pour fabriquer de la confiture ou des pickles, ce qui permet de limiter le gaspillage alimentaire.

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Categories: Afrique

Football : Le tournoi « Aziz Foot » rend un vibrant hommage à l'international burkinabè Ben Aziz Zagré

Tue, 04/08/2026 - 00:07

La deuxième édition du tournoi de football « Aziz Foot » a connu son épilogue le dimanche 2 août 2026 au secteur 21 de Bobo-Dioulasso. Initiée par Abdoul Aziz Zongo, cette compétition sportive était placée sous le signe de l'hommage à l'international burkinabè Aziz Zagré, disparu en juin 2026 à l'âge de 27 ans. Au-delà de l'aspect sportif, l'événement avait pour ambition d'entretenir la mémoire de l'ancien joueur, de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir le vivre-ensemble au sein de la jeunesse du quartier.

La finale a opposé le FC Mektoub au FC d'Enfer dans une rencontre disputée devant un public mobilisé. Plus réaliste, le FC Mektoub s'est imposé sur le score de 2 buts à 0, décrochant ainsi le trophée de cette deuxième édition. À l'issue de la compétition, le promoteur Abdoul Aziz Zongo s'est réjoui du bon déroulement du tournoi. Il a salué la mobilisation des participants et des habitants du secteur, tout en rendant un hommage à celui qui a inspiré cette édition. « C'est un sentiment de joie parce que tout ce que nous avions envisagé s'est réalisé par la grâce de Dieu. Aujourd'hui, nous pouvons dire que le tournoi s'est déroulé sans difficultés particulières », a-t-il déclaré.

Évoquant ensuite la mémoire de Ben Aziz Zagré, il a laissé transparaître son émotion. « C'est le minimum que nous, en tant qu'amis, collègues et frères de Zagré, pouvions faire pour lui. Nous avons partagé beaucoup de moments ensemble. S'il était parmi nous ce soir, il serait certainement le premier à manifester sa joie et à participer à la fête. Puisque Dieu en a décidé autrement, le mieux que nous puissions faire est de lui rendre cet hommage », a-t-il confié.

Le tournoi « Aziz Foot » rend un vibrant hommage à l'international burkinabè Ben Aziz Zagré

Pour Arouna Drabo, personne ressource du secteur 21, cette initiative mérite d'être encouragée en raison de son impact sur la jeunesse. « Je remercie Aziz Foot pour cette initiative qui contribue à renforcer la cohésion et l'entente entre les fils du quartier. En tant que personnes ressources, nous ne pouvons qu'encourager ce type d'actions en faveur de la jeunesse, car le sport, et particulièrement le football, demeure un puissant facteur de rassemblement », a-t-il souligné.

Une rencontre disputée devant un public mobilisé

Même son de cloche chez Eugène Tassembédo, présent à la finale, qui a rappelé l'importance de préserver le souvenir de l'ancien international burkinabè. « Ce jeune a énormément compté pour le quartier et pour le football burkinabè. Lui rendre hommage est une manière de reconnaître tout ce qu'il a apporté à ce sport. Nous remercions le promoteur pour cette initiative qui permet de préserver sa mémoire », a-t-il affirmé.

La finale a opposé le FC Mektoub au FC d'Enfer dans une rencontre disputée devant un public mobilisé

De son côté, Mamadou Danem, membre du comité d'organisation, a dressé un bilan satisfaisant de cette deuxième édition. Il estime que les enseignements tirés de la première édition ont permis d'améliorer l'organisation et nourrit déjà l'ambition de pérenniser cette compétition. « Grâce à l'accompagnement des habitants et des frères du quartier, nous avons atteint nos objectifs. Cette année, l'organisation s'est nettement améliorée par rapport à la première édition. Nous souhaitons voir cette compétition se poursuivre à travers bien d'autres éditions encore, afin d'accompagner durablement la jeunesse du secteur 21 », a-t-il indiqué.

Le FC Mektoub s'est imposé sur le score de 2 buts à 0, décrochant ainsi le trophée de cette deuxième édition

Au terme de cette deuxième édition, le FC Mektoub, reconnaissable à son maillot vert, a reçu le trophée de champion, des médailles, un jeu de maillots, un ballon ainsi qu'une enveloppe financière. Le FC d'Enfer, finaliste, est reparti avec des médailles, un jeu de maillots, un ballon et une enveloppe financière. À travers ainsi cette initiative, les organisateurs entendent faire du tournoi « Aziz Foot » un rendez-vous sportif annuel alliant compétition, fraternité et devoir de mémoire en hommage à l'un des fils du quartier qui a marqué le football burkinabè.

Romuald Dofini
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Categories: Afrique

Burkina : Orange Digital Center s'installe à Koudougou

Mon, 03/08/2026 - 22:36

« Investir dans la jeunesse, c'est semer aujourd'hui pour récolter demain », dit une sagesse africaine. C'est dans cet esprit que Orange Burkina Faso à travers Orange Digital Center (ODC) entend faire de la jeunesse burkinabè un véritable levier de développement économique pour le pays. Après Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, c'est au tour de Koudougou d'accueillir un centre ODC, hébergé au sein de l'université Norbert Zongo. La cérémonie d'inauguration s'est tenue le vendredi 31 juillet 2026 dans les locaux de l'établissement.

Orange Digital Center est un écosystème gratuit et ouvert à tous, dédié à l'accompagnement, à la formation et à l'encadrement des jeunes ainsi que des porteurs de projets innovants. À travers trois piliers, l'École du code, le FabLab solidaire et Orange Fab il prépare les bénéficiaires aux métiers de demain et les encourage à entreprendre dans le numérique. Les formations proposées couvrent notamment la réparation de téléphones et tablettes, l'installation et la maintenance de systèmes solaires, ainsi que le développement fullstack. L'implantation de cette structure à l'université Norbert Zongo vise à apporter des réponses concrètes aux défis actuels de l'emploi des jeunes.

En image, l'assistance présente à ce rendez-vous pour l'inauguration de ODC à Koudougou

Représentant la présidente de l'université Norbert Zongo, Pr Eugénie Maïga, le vice-président Pr Isidore Yanogo a salué une infrastructure porteuse d'avenir : en mettant cet espace à disposition de l'université, Orange investit dans le potentiel de la jeunesse et contribue à l'émergence d'une génération capable d'imaginer, de concevoir et de développer les technologies qui accompagnent le développement du pays. Selon lui, les étudiants pourront y expérimenter et faire émerger des solutions répondant aux besoins de leurs concitoyens, l'ambition étant de voir naître, depuis ce centre, des innovations adaptées aux réalités africaines.

C'est dans cette salle qu'ODC est installée et contribuera à l'édification de la jeunesse

Pour Orange Digital Center, cette initiative répond à un constat clair : la transformation numérique ne doit pas rester l'apanage des grandes entreprises. Alimata Touré, directrice de la stratégie, de la transformation digitale et de la RSE chez Orange Burkina Faso, a expliqué que cette dynamique doit aussi se construire au plus près des réalités locales, en s'appuyant sur les forces propres à chaque région et sur les aspirations de sa jeunesse. Elle a présenté le centre de Koudougou comme un espace de formation, d'expérimentation, d'accompagnement et de collaboration, où une envie d'apprendre peut devenir une compétence, une idée un projet, et un potentiel une opportunité.

"La réussite d'un tel projet repose également sur une stratégie collective", Alimata Touré, représentante de la directrice générale de Orange Burkina Nafy Coulibaly Silué

Représentant le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de linnovation, Pr Adjima Thiombiano, son directeur de cabinet, Dr Roger Charles Nébié, a salué une initiative qui permet aux jeunes d'acquérir des compétences concrètes et directement exploitables. Il a souligné que ce projet s'inscrit pleinement dans les priorités de l'État, avant d'inviter les bénéficiaires à en faire bon usage : cette infrastructure leur appartient, a-t-il rappelé, comme un cadre propice à l'apprentissage et au partage mutuel, dont les générations futures devront elles aussi pouvoir profiter.

"Nous sommes convaincus que le développement d'un système d'innovation fort, inclusif et digital, nécessite la mobilisation de tous", Dr Roger Charles Nebié

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Categories: Afrique

Burkina Faso : Ecobank mobilise dix agences pour promouvoir le contenu local et l'entrepreneuriat féminin

Mon, 03/08/2026 - 22:14

Du 20 au 25 juillet 2026, Ecobank Burkina a accueilli des femmes entrepreneures dans dix de ses agences, à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Fada N'Gourma. Baptisée ELLEVER Market Week, l'initiative vise à améliorer la visibilité de leurs produits tout en encourageant la consommation locale.

Une vitrine commerciale pour 22 entrepreneures

Pendant six jours, des produits fabriqués ou transformés au Burkina Faso, ainsi que des créations artisanales, ont été présentés aux clients et visiteurs des agences participantes.

L'opération a été organisée à l'Agence Principale ainsi que dans les agences de Koulouba, de la Patte-d'Oie, d'Ouidi, de Pissy, de Ouaga 2000, de Tanghin, de Fada, de Bobo 1 et de Bobo 2.

Au total, les 22 exposantes ont bénéficié d'espaces de présentation au sein du réseau bancaire. Selon les données transmises par Ecobank Burkina, l'événement a enregistré 3 300 visites sur l'ensemble de la semaine.

Les participantes ont ainsi pu présenter leurs produits à de nouveaux publics, échanger avec des clients potentiels et développer leur visibilité commerciale.

« Au-delà des ventes réalisées, cette initiative nous a permis de gagner en visibilité, de faire découvrir nos produits à de nombreux clients et de créer de nouveaux contacts commerciaux. Ce type d'initiative constitue un véritable levier pour le développement des entreprises locales », a indiqué une représentante de VOXELL Group, entreprise participante du secteur agroalimentaire.

Des espaces bancaires ouverts aux produits locaux

À travers ELLEVER Market Week, Ecobank Burkina entend inscrire son soutien au contenu local au-delà du seul financement des entreprises. En mettant temporairement ses agences à la disposition des entrepreneures, la banque leur offre des espaces d'exposition et de rencontre avec les consommateurs.

Cette démarche intervient dans un contexte où l'accès au marché constitue un enjeu important pour les petites entreprises locales. La visibilité des produits, leur commercialisation et la création de nouveaux débouchés peuvent permettre aux entrepreneures de consolider leurs activités et de soutenir leur développement.

« En ouvrant nos agences aux femmes entrepreneures, nous souhaitons mettre notre réseau au service des produits et des savoir-faire burkinabè. Le développement du contenu local passe aussi par la capacité des entreprises à rencontrer leurs consommateurs et à accéder à de nouveaux marchés », souligne Noélie Cécile Tiendrébéogo, directrice générale de Ecobank Burkina.

L'initiative vise ainsi à rapprocher les productrices, transformatrices et créatrices locales des consommateurs. Elle contribue également à valoriser des activités économiques qui s'appuient sur des matières premières, des compétences et des savoir-faire développés au Burkina Faso.

« Au-delà des ventes, cette exposition nous a offert une visibilité importante. Nous avons noué de précieux contacts, rencontré de potentiels partenaires et ouvert des perspectives de collaboration qui pourront avoir un impact durable sur le développement de notre entreprise », témoigne une représentante de DIVINE AGRO.

Un prolongement concret du programme ELLEVER

ELLEVER Market Week s'inscrit dans le programme panafricain ELLEVER, développé par le Groupe Ecobank à destination des entreprises détenues ou dirigées par des femmes.

Le programme associe des solutions de financement à des services non financiers, notamment la formation, le mentorat, la mise en réseau et l'accès aux marchés. À ce jour, le portefeuille ELLEVER d'Ecobank Burkina compte plus de 2 000 clients, dont 1 700 femmes. Parmi elles, environ 200 ont bénéficié de formations et 103 ont obtenu un financement, pour un volume total de crédits de plus de 18 milliards de FCFA à fin décembre 2025.

« L'accès au financement demeure essentiel, mais il ne suffit pas toujours à assurer le développement d'une entreprise. À travers ELLEVER, nous cherchons également à renforcer les compétences des entrepreneures, leur visibilité, leurs réseaux et leur accès aux débouchés commerciaux », ajoute Noélie Cécile Tiendrébéogo.

Les femmes occupent une place importante dans l'activité économique burkinabè, notamment à travers le travail indépendant. Selon l'Institut national de la statistique et de la démographie, 62,2 % des femmes en emploi exerçaient à leur propre compte au premier semestre 2025. Cette réalité souligne l'importance des dispositifs qui renforcent leur accès au financement, à la formation, à la visibilité et aux débouchés commerciaux.

En organisant cette semaine d'exposition dans dix agences à travers le pays, Ecobank Burkina associe ainsi deux objectifs concrets : soutenir le développement commercial des femmes entrepreneures et favoriser la visibilité des produits fabriqués ou transformés localement.

L'initiative traduit plus largement la volonté de la banque de participer au développement du contenu local en facilitant l'accès des entreprises burkinabè à des espaces de promotion, à de nouveaux consommateurs et à des opportunités commerciales.

Categories: Afrique

Le message d'apaisement de l'ancien PM, Moussa Mara, aux Maliens : « J'ai vu des prisonniers, dans la souffrance absolue, oubliant leur peine, pour accompagner d'autres »

Mon, 03/08/2026 - 22:11

L'ancien Premier ministre malien (2014-2015) a, après avoir purgé sa peine, recouvré la liberté, le 1er août 2026. Quelques heures seulement après avoir regagné les siens, l'intéressé a publiquement pris la parole pour s'adresser à ses compatriotes maliens ; un message d'apaisement, de reconnaissances et empreint de partage de leçon de vie.

Les faits ? C'est le 1er août 2025, que Moussa Mara a été écroué, à la suite d'une poursuite engagée contre lui par le Procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, pour « atteinte à la crédibilité de l'État » et « opposition à l'autorité légitime ». La poursuite est partie d'un tweet publié le 4 juillet 2025, dans lequel l'ancien chef du gouvernement exprimait sa solidarité avec des détenus qu'il qualifiait de « prisonniers d'opinion » et déclarait vouloir « tout faire pour leur liberté », peut-on se remémorer chez le confrère de Maliweb.net. Le 27 octobre 2025, M. Mara est condamné à deux ans de prison, dont un an ferme, et à une amende de 500 000 francs CFA. Un appel est interjeté devant la Cour d'appel de Bamako qui, le 9 février 2026, confirme la peine.

Ayant donc purgé sa peine, l'ancien Premier ministre, Moussa Mara (le plus jeune de l'histoire du Mali à occuper ce poste), a recouvré la liberté le 1er août 2026 et est arrivé chez lui, sous le feu des projecteurs et dans un accueil empreint d'émotions. Dès le lendemain, dimanche, 2 août, l'intéressé a publiquement pris la parole, pour non seulement témoigner ses reconnaissances à Dieu, famille et amis, mais également lancer un message d'apaisement à ses compatriotes maliens. « Je voudrais glorifier de nouveau le Seigneur, parce que je suis persuadé que rien ne nous arrive qu'il n'ait décidé. Les hommes ne sont que des outils entre les mains de Dieu. C'est pourquoi, moi, je ne garde de ressentiment contre un être humain sur cette terre. Et je ne le ferai jamais ; parce que tous les êtres humains sont les créatures de Dieu, et c'est Dieu qui les active. Je n'ai de haine contre un juge, contre un procureur, et encore moins contre les autorités. Je voudrais donc signifier à tous que, moi, je pardonne. Et en retour, je demande le pardon de tous. Tous ceux qui se sont, pendant les dernières années, sentis touchés par mes propos, par mes actes, qu'ils me pardonnent », a extériorisé M. Mara dans une vidéo postée sur sa page Facebook, en versions bambana et française.

L'ancien Premier ministre (PM) appelle ses concitoyens maliens à se pardonner et à se donner la main car, convainc-t-il, c'est la base de la réconciliation, de l'unité. Comme pour partager une leçon de vie, Moussa Mara se prosterne : « Cette unité repose sur un mot que j'ai découvert en prison : l'humanité. J'ai vu des prisonniers dans la souffrance absolue, oubliant leur peine pour accompagner d'autres. On ne peut pas faire plus d'humanité. C'est à cette humanité que, moi, je convie chacun et chacune d'entre nous, Maliens ; si nous voulons l'unité et la réconciliation, nous devons d'abord parcourir le chantier de l'humanité ».

Tout en ayant une pensée pour tous ceux qui sont dans les liens de la prison, l'ancien chef du gouvernement ‘'ouvre son cœur'' : « Je prie le Seigneur de nous accorder plus d'humanité, plus d'empathie les uns envers les autres, pour que nous ayons une vraie unité, pour que nous ayons la vraie réconciliation. Mais sachons aussi qu'on ne peut pas prospérer sans la vérité. Travaillons donc ensemble, les cœurs unis, dans la vérité ; parce que seule la vérité dure et finit par s'imposer. Notre pays a besoin de cela. Donnons-nous la main, et que Dieu aide notre pays et Dieu nous aide tous ».

O.L.
Lefaso.net

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In memoriam : Sanhouidi Alphonse

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Categories: Afrique

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Burkina/Santé : Le projet Integrated Health Services dresse le bilan après cinq années de mise en œuvre ‎

Mon, 03/08/2026 - 18:54

Débuté en août 2021, le projet Integrated Health Services (IHS) est arrivé à son terme ce 3 aout 2026. Pour marquer la clôture du projet, un atelier bilan présidé par le ministre de la santé a été organisé ce jour. Il a réuni les acteurs de mise en œuvre ainsi que les différents partenaires. Porté par JHPIEGO en consortium avec d'autres organisations et financé par le gouvernement des États-unis, le projet IHS a été implanté dans les régions du Nando, du Nakambé et du Djôrô. Ses activités ont touché environ 4,8 millions de personnes.

Le projet IHS avait pour principal objectif d'accompagner le gouvernement dans l'amélioration de l'équité d'accès et de l'utilisation de services intégrés de qualité pour la lutte contre le paludisme ainsi que pour la santé maternelle, néonatale, infantile et la nutrition. Il a été déployé dans 600 formations sanitaires de 19 districts.

Dr Ousmane Badolo, coordonnateur du projet IHS a présenté les acquis engrangés

À l'heure du bilan, c'est une satisfaction générale qui se dégage de part et d'autres, au regard des acquis engrangés. Selon le coordonnateur du projet, Dr Ousmane Badolo, IHS a permis d'éviter plus de 8 526 496 événements sanitaires graves ou potentiellement mortels chez les femmes, les nouveaux nés et les enfants. Il ajoute qu'en ce qui concerne la lutte contre le paludisme, l'initiative a contribué à réduire de 27% l'incidence du paludisme dans la population générale entre 2022 et 2025, de 45% l'incidence du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans et de 34% les cas graves de paludisme.

Pour ce qui est de la santé maternelle, le projet a permis de déployer dans 200 formations sanitaires l'approche innovante de soins prénatals de groupe à travers lequel 20 506 femmes ont été accompagnées et d'instaurer des outils numériques pour le suivi des femmes enceintes. 190 000 accouchements ont été assistés chaque année par le projet durant sa mise en œuvre.

Des certificats de reconnaissance ont été attribués aux partenaires de mise en œuvre

Les agents de santé ont aussi vu leurs capacités renforcées par IHS. En effet, 3 193 prestataires de santé ont été renforcés dans la lutte contre le paludisme, plus de 4 800 agents de santé à base communautaire renforcés (formation, équipement, supervision, paiement), 558 prestataires formés aux soins obstétricaux et néonataux d'urgence et plus de 1100 coachings cliniques réalisés directement sur les sites de prestation.

Le ministre de la santé, Dr Lucien Kargougou s'est réjoui du fait que le projet IHS était en parfaite adéquation avec les priorités du Burkina Faso en matière de santé. " A travers son approche intégrée, il a contribué à renforcer la lutte contre le paludisme, à améliorer la santé maternelle et infantile, à développer les capacités des acteurs de santé et à rapprocher davantage les services des populations", a-t-il salué.

Le ministre de la santé, Dr Lucien Kargougou a indiqué que le projet IHS était en adéquation avec les priorités sanitaires du Burkina

Aux acteurs de mise en œuvre, il a fait comprendre que la fin du projet marque le début d'une nouvelle phase : celle de la préservation des acquis, de la transmission des bonnes pratiques et de la poursuite de l'effort engagé. " Notre ambition demeure claire : bâtir un système de santé plus résilient, plus performant et plus proche des populations, un système capable de répondre efficacement aux besoins des femmes, des enfants, des jeunes et de toutes les communautés, y compris dans les zones les plus difficiles d'accès", a-t-il indiqué.

Un panel sur la pérennisation des acquis du projet a aussi eu lieu

Le directeur pays de JHPIEGO, Dr Jérémie Zoungrana, a exprimé sa reconnaissance aux gouvernement burkinabè et américain, dont l'accompagnement a permis d'atteindre les résultats présentés ce jour. Il a affirmé que mis à part ces résultats, c'est le système de santé d'une manière générale qui s'est amélioré grâce au projet. " Nous manifestons une satisfaction générale, non seulement pour la confiance qui nous a été accordée pour réaliser ce programme, mais également pour les résultats obtenus ", a-t-il indiqué.

Dr Jérémie Zoungrana, directeur pays de JHPIEGO, a affirmé que le projet a permis d'améliorer le système de santé de manière générale

Le projet a été financé à environ 39 millions de dollars US par le gouvernement américain. ‎Joann M. Lockard, ambassadeur des États-Unis d'Amérique, a réaffirmé l'engagement de son pays à accompagner le gouvernement du Burkina Faso dans le domaine de la santé, tout en s'alignant sur les priorités gouvernementales.

Au cours de l'atelier, la réflexion a aussi été menée à travers un panel avec pour thème "Les acquis de IHS : quelles perspectives pour la pérennisation et la mise à l'échelle". Il a été animé par des acteurs et partenaires du projet. Des certificats de reconnaissance ont aussi été décernés aux partenaires qui ont soutenu le déploiement du projet. Des véhicules ont aussi été remis à des districts sanitaires.

Joann M. Lockard, ambassadeur des États-Unis d'Amérique, a réaffirmé l'engagement de son pays à accompagner le gouvernement du Burkina Faso

En rappel, JHPIEGO est une organisation internationale de santé, affiliée à l'université Johns Hopkins basée aux États-Unis, qui œuvre depuis plus de cinquante ans à travers le monde pour améliorer la santé des femmes, des nouveau-nés, des enfants et des familles. Au Burkina Faso, l'année 2026 marque ses 30 ans de présence continue aux côtés du gouvernement et des populations burkinabè.

photo de famille

Armelle Ouédraogo/Muriel Dominique Ouédraogo
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Burkina/Don de sang : À Bank of Africa la solidarité se conjugue au présent pour sauver des vies

Mon, 03/08/2026 - 18:50

À Bank of Africa (BOA), la solidarité n'est pas qu'un principe affiché. Elle s'exprime par des actions concrètes, durables et profondément humaines. À l'occasion de la 8ᵉ édition de la collecte de sang organisée par l'Amicale des femmes de BOA au Burkina Faso (AFBOA-BF), collaborateurs, bénévoles et donneurs, se sont une nouvelle fois mobilisés ce lundi 3 août 2026, à Ouagadougou.

Dans un contexte d'hivernage marqué par des cas de paludisme fréquents, les réserves de sang ont tendance à s'épuiser face à une demande persistante. L'objectif de cette collecte de sang initiée par l'AFBOA-BF, en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine (CNTS), est de répondre à un besoin vital, celui d'offrir une chance de vivre à des personnes qu'ils ne rencontreront peut-être jamais.
La présidente par intérim de l'Amicale des femmes de BOA, Aminata Tarnaguida, a rappelé toute la portée de cet engagement collectif.

« Il y a des rendez-vous qu'on honore par habitude, et il y a des rendez-vous qu'on honore par conviction. Le nôtre, depuis huit éditions, appartient à la seconde catégorie », Aminata Tarnaguida, présidente par intérim de l'AFBOA-BF

Pour la médecin hémobiologiste du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), Safiatou Neya/Sango, cette initiative de collecte de sang arrive à point nommé dans un contexte où les besoins restent particulièrement élevés. Elle indique que le centre enregistre quotidiennement au moins 300 demandes de produits sanguins, une pression accentuée en cette période de forte prévalence du paludisme, qui entraîne de nombreux cas d'anémie sévère nécessitant des transfusions. À cela s'ajoutent les besoins des femmes victimes d'hémorragies lors des accouchements, dont la survie dépend souvent d'une prise en charge rapide en produits sanguins. « Cette collecte de sang est la bienvenue, parce qu'elle va nous permettre d'avoir des poches pour sauver des vies », souligne-t-elle.

« Venus avec un objectif de 80 poches de sang, notre équipe espère le dépasser grâce à la mobilisation des donneurs volontaires », Safiatou Neya/Sango, médecin hémobiologiste du CNTS

Membre de l'AFBOA-BF, Aguerata Touré/Ouédraogo, estime que le don de sang est avant tout un acte de solidarité et de compassion envers les personnes en détresse. Consciente de l'importance des besoins en produits sanguins, particulièrement en cette période où les demandes ne cessent d'augmenter, elle n'a pas hésité à répondre à l'appel de la collecte. Son engagement est d'autant plus personnel qu'elle est elle-même confrontée à cette réalité, ayant un proche actuellement dans le besoin de sang. « Dès que j'ai entendu l'initiative, je me suis même précipitée pour venir donner mon sang », confie-t-elle, convaincue que chaque poche collectée peut contribuer à sauver une vie.

Habituée à donner son sang depuis son intégration à la BOA, Aguerata Touré/Ouédraogo lance un appel à l'ensemble des Burkinabè à emboîter le pas aux donneurs volontaires. Elle invite chacun à dépasser ses appréhensions et à faire de ce geste un réflexe citoyen, rappelant que nul n'est à l'abri de voir un proche avoir un jour besoin d'une transfusion sanguine.

« J'exhorte mes frères et sœurs burkinabè à se mobiliser massivement afin de contribuer chacun à sa manière, à préserver des vies humaines », Aguerata Touré/Ouédraogo, membre de l'AFBOA-BF

Au-delà d'un simple événement annuel, cette campagne de don de sang incarne la volonté de l'Amicale de faire de la solidarité une valeur vivante. Créée pour renforcer les liens entre ses membres, l'association a progressivement élargi son action vers la communauté, convaincue que la véritable fraternité se mesure aussi à la capacité d'aider ceux que l'on ne connaît pas.

« Nous avons voulu que notre amicale ne soit pas seulement un espace de convivialité entre nous, mais aussi un lieu où cette solidarité s'ouvre vers autrui. Vers ces inconnus dont le visage nous échappe, mais dont la vie, un jour peut-être, tiendra grâce à notre geste », a souligné la présidente par intérim.

« Chaque fois qu'il y a un incident, je viens donner mon sang pour sauver des vies », Abdoulaye Dionou, agent de sécurité à BOA Burkina

Selon la directrice générale adjointe en charge du support de BOA Burkina et membre de l'Amicale des femmes, Aïssata Sondo/Ouédraogo, cette opération de collecte entend contribuer à la prise en charge des malades, des accidentés et des blessés. Elle souligne également les besoins des forces engagées sur le front, dont certains reviennent blessés et nécessitent des transfusions pour être sauvés. Rappelant que le sang ne s'achète pas, quelle que soit la capacité financière d'une personne, elle insiste sur le fait que seule la générosité des donneurs volontaires permet de constituer des réserves suffisantes.

Après huit éditions, cette initiative est devenue un véritable symbole de continuité. Elle témoigne d'un engagement qui s'inscrit dans la durée et qui refuse de céder à l'essoufflement. « La générosité, pour être utile, doit être constante. Les besoins des hôpitaux ne prennent jamais de pause ; alors notre réponse non plus », a insisté la responsable de l'Amicale.

Saluant l'initiative, Aïssata Sondo/Ouédraogo, directrice générale adjointe en charge du support de BOA Burkina, membre de l'AFBOA-BF, adresse également ses félicitations à toutes celles et ceux qui par leurs dons réguliers, contribuent chaque jour à sauver des vies

La réussite de cette mobilisation repose également sur l'implication discrète mais essentielle des nombreux bénévoles et donneurs qui répondent présents année après année. À leur endroit, la présidente par intérim a exprimé toute sa reconnaissance, rappelant que chaque poche de sang collectée représente bien plus qu'un geste médical : elle peut devenir l'espoir et la survie d'un patient. « C'est votre bras tendu aujourd'hui qui écrira peut-être demain l'histoire de quelqu'un d'autre », a-t-elle lancé avec émotion.

Par cette huitième édition, l'Amicale des femmes de Bank of Africa confirme que la responsabilité sociale se construit avant tout par des actes. En faisant du don de sang un rendez-vous de conviction, elle rappelle qu'un simple geste, accompli librement et avec générosité, peut sauver des vies et renforcer les valeurs de solidarité qui unissent une communauté. Une belle démonstration qu'être ensemble est une force, mais qu'être utiles ensemble est une mission qui donne tout son sens à l'engagement citoyen.

Hamed Nanéma
Dalilha Ky (stagiaire)
Lefaso.net

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Le CHU-YO : Les associations des usagers informées et prêtes à soutenir

Mon, 03/08/2026 - 18:47

(Ouagadougou, le lundi 03 août 2026/CHU-YO) Le CHU Yalagdo Ouédraogo a tenu une session d'information et d'échanges avec une dizaine d'associations des usagers, représentées par deux membres par association. L'objectif de cette rencontre entre dans le cadre des actions de « redevabilité car vous êtes des partenaires importants pour l'hôpital. Il est impératif que vous soyez informés à la bonne source et que vos avis et suggestions sont entendus. Et surtout que vous soyez nos porte-voix sur certaines préoccupations. Aussi, l'hôpital n'existe que parce qu'il y a des usagers qui le fréquentent et lui fait confiance », a déclaré le camarade Directeur général du CHU-YO, Ousmane Néré.

Les reformes et transformation opérées par le CHU-YO ainsi que les résultats engrangés étaient au cœur des échanges. On relève que le CHU-YO a enregistré 140.157 consultations et 543.325 examens biologiques en 2025. Aussi 34 325 examens d'imagerie médicale ont été réalisés dont 11 725 scanners. L'Etat ayant réduit le coût des scanners, cette réduction a soulagé les ménages à hauteur de 586 250 000 FCFA.

Plusieurs sujets ont été évoqués au cours de la rencontre. L'on retient entre autres que ce qui suit.
Tous les examens d'urgence sont désormais centralisés dans une seule salle de laboratoire pour éviter aux usagers de faire le tour des différentes unités et de gagner ainsi en temps. La possibilité de réaliser désormais les examens 24h/24 et 7h/7 est effective depuis 2024.

On note l'effectivité de l'implémentation et l'extension de la dispensation individuelle nominative (DIN) des médicaments au lits des patients dans tous les services d'urgences ;
Le projet de renforcement de la confidentialité des résultats d'examens qui seront sous plis fermés ainsi que l'élargissement progressif de la gamme des examens réalisables au laboratoire ;
Le projet de construction d'un parking autos à proximité du CHU-YO pour désengorger la cour et permettre aux usagers de stationner facilement.

On note une diminution de l'insécurité grâce aux efforts soutenus des autorités policières ;
Le renforcement de la lutte contre les vendeurs ambulants est engagée ;
Le projet de formation des vigiles pour leur permettre de jouer leurs missions est envisagé ;
Le renforcement des mesures de lutte contre l'insalubrité (ce point a fait l'objet de plusieurs propositions) sera intensifié.

Les représentants des associations ont salué cette initiative qui constitue une première du genre. Ils ont fait plusieurs propositions en matière de sensibilisation des usagers sur plusieurs préoccupations relatives à l'hygiène, la sécurité, le surnombre des accompagnateurs et le respect des heures de visite. Ils ont pris l'engagement après avoir compris les défis du CHU-YO et surtout son fonctionnement, de passer le message aux autres membres ou associations sœurs.

Un système de communication sera mis en place qui permettra d'informer ces associations partenaires en temps réel à travers des articles concernant la vie du CHU-YO.
Le directeur général a rendu hommage aux travailleurs pour les gros efforts consentis au quotidien. Il a remercié le Conseil d'administration pour son accompagnement.

Service Communication

Categories: Afrique

Avis de recrutement d'un prestataire chargé de la conception, de la production et de la diffusion d'un spot audio de sensibilisation

Mon, 03/08/2026 - 18:43

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet ECDD-GIRE, WWn Burkina (World Waternet) lance un appel à candidatures pour le recrutement d'un prestataire chargé de la conception, de la production et de la diffusion d'un spot audio de sensibilisation et d'appel à participation à un concours vidéo sur les initiatives de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) portées par les femmes et les jeunes.

Vous disposez d'une expertise en production de spots radio ou de communication audiovisuelle ? Cette opportunité vous concerne !

Les Termes de Référence (TDR), les conditions de participation et les modalités de soumission sont disponibles ici

Date limite de soumission : 12 août 2026

Nous vous invitons à partager largement cette annonce auprès des structures et professionnels intéressés.
WWn Burkina – Projet ECDD-GIRE

Avis de recrutement d'un Technicien(ne) de Chantier/de Production BTP

Mon, 03/08/2026 - 18:30

Le cabinet Nur Conseil RH recherche, pour le compte d'une entreprise partenaire, leader dans les secteurs du transport, du BTP et de la vente de matériaux de construction au Burkina Faso, un(e) Technicien(ne) de Chantier / de Production BTP.

Dans le cadre du renforcement et de la planification de ses activités, ce recrutement vise à identifier un profil dynamique, motivé et rigoureux pour assurer le suivi opérationnel du site de production à Ouagadougou.

I. Missions principales

Rattaché(e) à la direction, vous assurerez la conduite et le suivi opérationnel de la production :
Gestion et Planification de la production : Planifier les volumes, organiser le travail quotidien des ouvriers, optimiser les coûts, coordonner les livraisons avec les fournisseurs, chauffeurs et clients, et veiller au bon fonctionnement du matériel et des équipements de production afin de respecter les délais de livraison.

Contrôle Qualité & Technique : assurer le suivi technique du site de production. Contrôler la stricte conformité des matériaux produits ou livrés, et veiller au respect des normes de sécurité et d'hygiène.

Suivi d'activité : Gérer les stocks de matériaux/matériels, suivre la consommation pour réduire les pertes et rédiger les rapports d'activité journaliers pour la hiérarchie.

II. Profil Recherché

Être titulaire d'un diplôme technique de niveau Bac+2 en bâtiment, génie civil ou domaine similaire, avec un minimum de deux (2) ans d'expérience professionnelle à un poste similaire.

OU être titulaire d'un BAC Technique (F4 / Génie Civil ou Bâtiment), avec un minimum de quatre (4) ans d'expérience professionnelle terrain avérée à un poste similaire.

Compétences techniques : Maîtrise des outils bureautiques (Word, Excel) et des outils de reporting de chantier, avoir des notions solides en maintenance industrielle ou -mécanique de premier niveau (entretien préventif et suivi des équipements de production).

Savoir-être : Rigueur absolue, bon sens de l'organisation, esprit d'initiative, capacité à travailler sous pression et capacité à encadrer et à motiver des équipes sur le terrain.

Mobilité : Disponibilité pour des déplacements réguliers sur les chantiers/sites de production.
Permis de conduire vivement souhaité.

III. Constitution du dossier de candidature

Le dossier de candidature doit comprendre obligatoirement :
Un Curriculum Vitae (CV) actualisé mentionnant les contacts de vos personnes de référence professionnelle.
Une lettre de motivation adressée à la directrice générale de Nur Conseil RH, mentionnant une fourchette de vos prétentions salariales.
Une copie du diplôme requis.
Une copie des attestations ou certificats de travail justifiant l'expérience.
Une copie de la pièce d'identité (CNIB ou passeport).

IV. Processus de Sélection

Le recrutement se déroulera en trois (03) étapes progressives et éliminatoires :
Une présélection rigoureuse sur dossier.
Un test écrit.
Un entretien individuel devant un jury et une mise en situation pratique.

V. Conditions du Poste

Lieu d'affectation : Ouagadougou, NIOKO 2.
Type de contrat : CDD de 6 mois renouvelable (avec possibilité d'évolution en CDI en fonction de la satisfaction et des performances au travail).
Disponible : immédiate

VI. Modalité de candidature

Merci d'envoyer votre dossier actualisé uniquement par voie électronique en un seul fichier PDF, les documents étant classés dans l'ordre (CV, lettre de motivation, diplôme, attestations/certificats de travail, pièce d'identité), à l'adresse suivante : nurconseil@gmail.com avec la mention "Candidature-Technicien BTP" en objet.

La date limite de réception des dossiers est fixée au vendredi 14 août 2026 à 16h00 GMT

NB : Le/la candidat(e) retenu(e) devra fournir un dossier administratif complet (casier judiciaire, certificat médical, pièces légalisées) avant la signature définitive du contrat.

Seuls les candidats présélectionnés seront contactés pour la suite du processus. En postulant, vous acceptez que Nur Conseil RH conserve votre dossier dans sa base de données pour d'éventuelles opportunités futures.

Contact : +226 76 87 02 02 / WhatsApp : +226 79 26 00 44

SOFITEX : Mathias Dolly prend les rênes du conseil d'administration

Mon, 03/08/2026 - 17:56

La Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) a un nouveau Président du conseil d'administration (PCA). Mathias Dolly a officiellement pris fonction ce lundi 3 août 2026, au cours d'une cérémonie présidée par le directeur de cabinet du ministre de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, Zakaria Gyengani. Il remplace à ce poste Alassane Ouédraogo, appelé à faire valoir ses compétences ailleurs. Cette cérémonie de passation a eu lieu dans la salle de rencontre de la direction industrielle de la SOFITEX, sise à Bobo-Dioulasso.

Nommé à la tête du conseil d'administration de la principale société cotonnière du Burkina Faso le 23 juillet 2026, Mathias Dolly a pris ses fonctions dans la matinée de ce lundi 3 août 2026. Le désormais PCA de la Nationale des fibres textiles du Burkina a exprimé sa reconnaissance aux plus hautes autorités du pays pour la confiance placée en lui. Conscient des défis qui attendent l'entreprise, il a réaffirmé son engagement à œuvrer au renforcement de la performance de la SOFITEX, tout en inscrivant son action dans la vision nationale de souveraineté économique, de transformation locale et de développement industriel.

Le désormais PCA de la SOFITEX.

« Mon mandat sera orienté vers plusieurs priorités, notamment la promotion d'une agriculture durable, le renforcement de la compétitivité de l'entreprise à travers l'innovation, la valorisation des ressources humaines ainsi que la consolidation des partenariats avec les producteurs et les différents acteurs de la filière coton », a indiqué le nouveau PCA de la SOFITEX. Il a appelé l'ensemble des administrateurs, des travailleurs et des partenaires à unir leurs efforts afin de relever les défis auxquels la société est confrontée.

Cédant son fauteuil après son mandat, Alassane Ouédraogo a dressé le bilan de son passage à la tête du conseil d'administration. Il a rappelé que cette période a été marquée par d'importantes réformes, notamment la nationalisation de la SOFITEX et son repositionnement comme entreprise stratégique de l'État. Selon lui, ces changements traduisent la volonté des plus hautes autorités de faire de la société un levier essentiel de la souveraineté agricole, industrielle et économique du Burkina Faso.

Le DIRCAB du MICA lors de son allocution.

Le PCA sortant a salué le professionnalisme et la résilience du personnel ainsi que l'engagement de la direction générale, des administrateurs, des producteurs de coton et des partenaires qui ont contribué à la mise en œuvre des réformes. Il quitte ce poste avec le sentiment d'une mission accomplie. Avant de quitter ses fonctions, il a adressé ses vœux de succès à son successeur et rendu un hommage aux forces de défense et de sécurité ainsi qu'aux volontaires pour la défense de la patrie. « C'est grâce à vos efforts que nos braves producteurs parviennent à poursuivre leurs activités dans des conditions de sécurité progressivement améliorées », a-t-il reconnu.

Une photo de famille pour immortaliser la cérémonie.

Présidant la cérémonie, Zakaria Gyengani a tenu à saluer le travail abattu par le PCA sortant, tout en l'invitant à demeurer membre de la famille SOFITEX, afin de partager avec eux son expérience. Au nouveau PCA, il a adressé des mots de félicitation et d'encouragement et l'a invité à faire preuve d'une gouvernance exemplaire, fondée sur la rigueur, la transparence et le sens des responsabilités. Il l'a exhorté à être « au four et au moulin » afin d'insuffler une nouvelle dynamique à la SOFITEX et d'accompagner efficacement les ambitions de l'entreprise au service de la filière coton et de l'économie nationale.

Djaryigo Diarra
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Zone administrative de Ouaga 2000 : Interdiction formelle d'occupation, construction, aménagement et de mise en valeur jusqu'à nouvel ordre

Mon, 03/08/2026 - 15:20

Le ministère de la construction de la patrie informe le public que le site de la zone administrative de Ouaga 2000 (situé au secteur N°55, dans l'arrondissement N°12 de Ouagadougou et comprenant les sections 491, 492, 861, 862, 863 et 864) constitue une emprise stratégique majeure de l'Etat. De ce fait, toute forme d'occupation, de construction, d'aménagement et de mise en valeur est formellement interdite jusqu'à nouvel ordre. Plus de détails dans le communiqué signé du 3 août 2026 et ci-joint.

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