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Updated: 8 hours 35 min ago

Décès de SAWADOGO Wendata Arsène : Remerciements et faire-part

Wed, 09/09/2026 - 09:00

« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m'est réservée. »
2 Timothée 4:7-8
Son Excellence le Naaba Wʋʋga, Chef du village de Péotenga/Pibaoré ;
La grande famille SAWADOGO, à Péotenga, Pibaoré, Kaya, Korsimoro, Ouagadougou et en Côte d'Ivoire ;
Les familles alliées ;
Les frères et sœurs ;
La veuve SAWADOGO Catherine, née OUEDRAOGO à Ouagadougou ;
Les enfants ;
Les oncles, tantes, cousins, cousines, nièces et neveux ;

ont la profonde douleur de vous faire part du rappel à Dieu de leur fils, frère, neveu, oncle, époux, père, beau-frère et ami :
SAWADOGO Wendata Arsène,
Attaché d'administration scolaire et universitaire, précédemment en service au Bureau comptable principal des matières du Ministère des Serveurs du Peuple.
Rappelé à Dieu le samedi 5 septembre 2026 au CHU Yalgado OUEDRAOGO, il a été accompagné à sa dernière demeure le dimanche 6 septembre 2026 au cimetière de Tabtenga.

Dans cette douloureuse épreuve, alors que les mots peinent à traduire la profondeur de leur peine et le grand vide laissé par sa disparition, la famille tient à exprimer du fond du cœur sa profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui lui ont témoigné leur affection, leur compassion, leur solidarité et leur soutien.
Votre présence aux côtés de la famille, vos prières, vos messages, vos appels, vos gestes de réconfort et toutes les marques d'attention témoignées durant ces moments particulièrement difficiles ont été pour elle d'un immense réconfort.
À chacune et à chacun de vous, la famille dit simplement : MERCI.

Elle adresse une reconnaissance particulière :
• Au Camarade Comptable principal des matières (CPM) du Ministère des Serveurs du Peuple, ainsi qu'à sa délégation ;
• Aux ressortissants de Pibaoré résidant à Ziniaré, Korsimoro, Ouagadougou et ailleurs ;
• Aux voisins, collègues de service, amis, connaissances et promotionnaires du défunt ;
• Aux délégations venues de Péotenga, Pibaoré, Kaya, Korsimoro et Ziniaré ;
• Et à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont partagé la peine de la famille et ont contribué, par leur présence ou leur soutien, à l'accompagner dans cette épreuve.

La famille s'excuse de ne pouvoir citer toutes les personnes individuellement, de peur d'en oublier.
Que le Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux vous rende au centuple tous vos bienfaits, vous protège et vous accompagne dans vos vies.

 MESSE ET VEILLÉE DE PRIÈRE :
Dans la foi et l'espérance chrétiennes, la famille vous invite à vous unir à elle dans la prière pour le repos de l'âme de SAWADOGO Wendata Arsène, selon le programme ci-après :

 Samedi 12 septembre 2026 à partir de 20 heures : veillée de prière au domicile du défunt, sis à Yong-Warbin, à côté de la Station Access OIL, après l'ancien péage, sur la route Ouagadougou-Ziniaré ;

 Dimanche 13 septembre 2026 à partir de 7 heures : messe à la Chapelle Saint-Alphonse de Nioko 2, suivie d'un recueillement au domicile du défunt, à Yong-Warbin, à partir de 10 h 30mn.
En ces moments où l'absence devient une réalité douloureuse, la famille vous remercie encore pour votre affection et votre soutien.
Que vos prières accompagnent Arsène sur son chemin vers le Seigneur !

Que son âme repose en paix !

Categories: Afrique

Masculinité positive : « Un homme qui écoute, qui pleure et qui partage les tâches n'est pas moins un homme », indique Sabine Gampéné

Wed, 09/09/2026 - 00:25

Longtemps associée à la force, à l'autorité et parfois à la domination, la masculinité est aujourd'hui au cœur d'une réflexion nécessaire sur les rapports entre les femmes et les hommes. Au Burkina, où les violences basées sur le genre demeurent une préoccupation, le concept de « masculinité positive » entend agir en amont, en questionnant les normes sociales et les modèles de virilité transmis aux garçons et aux hommes. Respect du consentement, expression des émotions, partage des responsabilités domestiques et parentales, dialogue dans le couple sont autant de comportements qui peuvent contribuer à des relations plus équilibrées. Dans cet entretien, Sabine Gampéné, chargée de projets au Mouvement citoyen FEMIN-IN, explique ce que recouvre cette notion, son intérêt dans la lutte contre les VBG et le rôle que peuvent jouer les hommes, les femmes, les familles, les organisations de la société civile et les pouvoirs publics dans cette transformation.

Lefaso.net : Qu'entend-on exactement par « masculinité positive » ?

Sabine Gampéné : La masculinité positive désigne une façon d'être homme fondée sur le respect, l'écoute et l'égalité entre les femmes et les hommes. Elle invite les hommes à exercer leur autorité, leur force et leur influence non pas pour dominer, mais pour protéger, soutenir et bâtir des relations équilibrées, que ce soit dans le couple, la famille ou la communauté. Ce n'est pas un modèle figé, mais une orientation de valeurs qui rejette la violence, la domination et l'exclusion comme marqueurs de virilité.

Pourquoi est-il important aujourd'hui de parler de masculinité positive au Burkina Faso ?

Cette approche est importante parce que les violences basées sur le genre restent une réalité préoccupante dans notre pays, souvent nourries par des normes sociales qui associent la masculinité à la domination et au contrôle. On ne peut pas prétendre lutter durablement contre ces violences en s'adressant uniquement aux femmes et aux filles. Les hommes et les garçons doivent être des acteurs du changement. Parler de masculinité positive, c'est ouvrir un espace de dialogue avec eux, sans les accuser, mais en les invitant à devenir des alliés.

Quelles sont, selon vous, les caractéristiques d'une masculinité dite « positive » ?

On peut citer notamment le respect du consentement et de l'autonomie de la partenaire, le rejet de toute forme de violence physique, verbale ou économique, la capacité à exprimer ses émotions sans crainte d'être jugé, le partage des responsabilités domestiques et parentales, ainsi que l'écoute et la communication au sein du couple. C'est aussi la capacité à remettre en question certaines pratiques héritées, lorsqu'elles portent atteinte aux droits des femmes.

S'agit-il d'apprendre aux hommes à « devenir moins hommes » ou plutôt à repenser ce que signifie être un homme ?

Il ne s'agit absolument pas de demander aux hommes de renoncer à leur identité, mais de repenser certains repères hérités qui associent virilité et domination. Un homme qui écoute sa compagne, qui pleure, qui partage les tâches du foyer, n'est pas moins un homme. Il exerce simplement sa masculinité autrement. C'est un travail de déconstruction des stéréotypes, pas de négation de l'identité masculine.

Quel lien faites-vous entre masculinité positive et lutte contre les violences basées sur le genre ?

Au Mouvement citoyen FEMIN-IN, la masculinité positive est l'un de nos instruments majeurs dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Elle agit en amont, sur les causes profondes : les normes sociales et les rapports de pouvoir inégaux entre les femmes et les hommes. C'est une approche transversale que nous intégrons dans plusieurs de nos interventions, notamment à travers l'École des alliés, un projet par lequel nous formons spécifiquement des hommes et des jeunes garçons sur la lutte contre les violences basées sur le genre et sur l'approche genre dans la communauté, afin qu'ils deviennent eux-mêmes des relais positifs. Nous retrouvons également cette approche dans un de nos programmes où la masculinité positive est mobilisée comme levier de prévention.

Concrètement, comment un homme peut-il adopter une posture de masculinité positive dans son couple ?

En pratique, cela commence par des gestes simples : consulter sa partenaire dans les décisions qui concernent le foyer, respecter son avis et son autonomie, éviter toute forme de contrôle ou d'humiliation, et accepter de partager les charges du quotidien. Cela suppose aussi de savoir communiquer en cas de désaccord, sans recourir à la violence ni au silence imposé, et de reconnaître la contribution de sa partenaire, qu'elle soit économique, domestique ou affective.

Le partage des tâches domestiques et de la responsabilité parentale fait-il partie, selon vous, de la masculinité positive ?

Oui, tout à fait. C'est même l'une de ses expressions les plus concrètes. Quand un homme s'implique dans l'éducation des enfants, dans les tâches ménagères ou dans les soins du foyer, il envoie un message fort à ses enfants et à la communauté : ces responsabilités ne sont pas réservées aux femmes. C'est aussi une façon de réduire la charge mentale et physique qui pèse historiquement sur les femmes.

Comment apprendre aux garçons, dès l'enfance, qu'être un homme ne signifie pas nécessairement être dominant ou ne pas exprimer ses émotions ?

Cela passe d'abord par l'exemple donné à la maison, à l'école et dans la communauté. Il faut valoriser chez les garçons l'expression de leurs émotions plutôt que de les réprimer au nom d'une prétendue force virile, encourager le respect entre filles et garçons dès le plus jeune âge, et intégrer ces messages dans l'éducation familiale, scolaire et communautaire. Les activités de sensibilisation que nous menons auprès des jeunes garçons visent précisément à planter ces graines très tôt.

Quel rôle les pères peuvent-ils jouer dans cette transformation ?

Le père est souvent le premier modèle masculin d'un enfant. Un père qui respecte sa compagne, qui s'implique dans l'éducation de ses enfants et qui gère les conflits sans violence transmet, sans même en avoir toujours conscience, des repères durables. Les pères ont donc un rôle central à jouer, non seulement par leurs paroles, mais surtout par leur exemple au quotidien.

Comment les femmes peuvent-elles contribuer aussi à la promotion de cette masculinité positive ?

Les femmes peuvent encourager et valoriser les comportements positifs chez les hommes de leur entourage, plutôt que de reproduire, parfois sans le vouloir, des attentes basées sur les stéréotypes de virilité. Elles peuvent aussi soutenir l'éducation égalitaire de leurs fils, participer aux espaces de dialogue intergénérationnel et intergenre, et s'associer aux hommes engagés comme alliés dans nos actions, à l'image de ce que nous encourageons à travers nos projets.

Selon Sabine Gampéné, les hommes peuvent rejoindre des initiatives déjà existantes, comme l'École des alliés et les arbres palabres où ils trouveront des espaces d'apprentissage et d'échange avec d'autres hommes engagés dans la même démarche

Les réseaux sociaux participent-ils à renforcer certaines masculinités toxiques ou peuvent-ils au contraire devenir des espaces d'éducation et de sensibilisation ?

Les deux réalités coexistent. Les réseaux sociaux peuvent véhiculer des contenus qui valorisent la domination, l'agressivité ou le mépris envers les femmes, et cela touche particulièrement les jeunes. Mais ces mêmes plateformes offrent aussi un potentiel énorme pour diffuser des messages positifs, toucher un public jeune et créer des communautés d'hommes engagés. Tout dépend des contenus que nous, organisations de la société civile, arrivons à y faire circuler.

Comment convaincre les hommes qui considèrent encore les discours sur l'égalité de genre comme une remise en cause de leur identité ou de leur autorité ?

Il faut d'abord éviter une posture accusatrice et privilégier le dialogue : l'égalité de genre n'enlève rien aux hommes, elle rééquilibre des rapports pour construire des foyers et une société plus harmonieuse. Nous avons constaté que le message passe souvent mieux lorsqu'il est porté par d'autres hommes déjà convaincus, c'est tout l'intérêt de notre approche à travers l'École des alliés : des hommes qui s'adressent à d'autres hommes, avec des exemples concrets et vécus, plutôt qu'un discours perçu comme venant de l'extérieur.

Quel rôle les associations féministes, les organisations de jeunesse et les pouvoirs publics doivent-ils jouer dans la promotion de modèles masculins plus égalitaires ?

Chaque acteur a un rôle complémentaire. Les associations féministes comme la nôtre créent les espaces de formation, de sensibilisation et d'accompagnement direct des communautés. Les organisations de jeunesse peuvent relayer ces messages auprès des pairs, avec une légitimité particulière auprès des adolescents et jeunes adultes. Quant aux pouvoirs publics, ils doivent inscrire ces enjeux dans les politiques nationales, notamment éducatives, et soutenir financièrement et institutionnellement les initiatives déjà portées par la société civile.

Si vous deviez expliquer la masculinité positive à un jeune garçon de 15 ans, que lui diriez-vous ?

Je lui dirais que devenir un homme, ce n'est pas apprendre à dominer les autres ou à cacher ce qu'il ressent, mais apprendre à respecter, à écouter et à protéger sans jamais faire de mal. Je lui dirais que sa force véritable se mesure à sa capacité à traiter les filles et les femmes autour de lui comme des égales, et non à sa capacité à imposer sa volonté.

Et quel message adresseriez-vous aux hommes burkinabè qui souhaitent devenir des alliés dans la lutte pour les droits des femmes, mais ne savent pas toujours par où commencer ?

Je leur dirais de commencer par de petites choses concrètes comme écouter davantage les femmes de leur entourage, remettre en question leurs propres réflexes et habitudes, et accepter de partager le pouvoir et les responsabilités dans leur foyer. Les hommes peuvent aussi rejoindre des initiatives déjà existantes, comme l'École des alliés et nos arbres palabres que nous animons, où ils trouveront des espaces d'apprentissage et d'échanges avec d'autres hommes engagés dans la même démarche.

Qu'est-ce que la masculinité positive peut changer, selon vous, dans la construction d'une société burkinabè plus juste et plus apaisée ?

Elle peut contribuer à réduire durablement les violences basées sur le genre, en s'attaquant à leurs racines plutôt qu'à leurs seules conséquences. Des foyers plus équilibrés, où les responsabilités sont partagées et où la communication remplace la violence, ce sont des communautés plus stables et plus résilientes. À terme, c'est toute la cohésion sociale et le développement du Burkina Faso qui en bénéficient, car aucune société ne peut avancer pleinement en laissant la moitié de sa population subir des violences ou être exclue des décisions qui la concernent.

Entretien réalisé par Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique

Les 100 Visages du Burkina Digital : Lamoussa Oualbéogo, une carrière au service des télécommunications et de la régulation numérique du Burkina Faso

Wed, 09/09/2026 - 00:21

À 39 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui bâtissent le Burkina numérique. Aujourd'hui, nous mettons en lumière Lamoussa Oualbéogo, ingénieur des télécommunications, dont le parcours de plus de trois décennies épouse presque toute l'histoire de la modernisation des télécommunications et de la régulation du numérique au Burkina Faso.

Le développement du numérique burkinabè ne s'est pas construit en un jour. Il est le fruit d'un travail patient de bâtisseurs de réseaux, de rédacteurs de lois et de régulateurs qui ont su accompagner, texte après texte et infrastructure après infrastructure, la transformation du secteur des communications électroniques. Lamoussa Oualbéogo fait partie de ces artisans discrets mais déterminants.

Ingénieur des télécommunications, ancien Secrétaire général de deux ministères en charge du numérique et aujourd'hui Chargé d'études du Secrétaire exécutif de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), il a traversé, en acteur de premier plan, toutes les grandes étapes de l'histoire numérique du pays.

Une formation d'ingénieur, entre l'Afrique et la France

Né le 31 décembre 1966 à Thyou, dans la province du Boulkiemdé, Lamoussa Oualbéogo obtient son Baccalauréat série C au Lycée scientifique de Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, en 1987. Il poursuit ses études à l'Université de Ouagadougou, où il décroche un DEUG Maths-Physique en 1989 puis une Licence de Physique en 1990, avant de rejoindre l'Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Bretagne, en France, d'où il sort diplômé Ingénieur des télécommunications en 1994.

Cette formation, à la croisée de l'électronique, des mathématiques appliquées, de l'informatique et des télécommunications, lui donne très tôt une vision d'ensemble des enjeux techniques qui façonneront sa carrière : transmission, commutation, réseaux d'accès, réseaux cellulaires, réseaux satellitaires et réseaux IP.

Aux origines du GSM burkinabè

Sa carrière débute en 1994 à l'ONATEL, à la Direction de la Production et de la Maintenance, où il travaille à l'élaboration d'un document de base sur la mise en œuvre du GSM au Burkina Faso. De 1996 à 2001, il devient Chef du Département ingénierie à la Direction des Etudes et de la Planification, en charge des études d'ingénierie des équipements de télécommunications et de l'analyse des offres techniques.

C'est à ce titre qu'il prend la direction, de 1996 à 2000, du projet de mise en place du tout premier réseau cellulaire mobile numérique GSM du Burkina Faso, un jalon fondateur pour les télécommunications du pays.

À la tête de l'informatique et des nouvelles technologies de l'ONATEL

De 2002 à 2005, il est nommé Directeur de l'Informatique et des Nouvelles Technologies de l'ONATEL. Sous sa direction, l'entreprise déploie ses premiers projets pilotes ADSL et WIFI prépayés, élabore avec l'appui du cabinet PMC son schéma directeur informatique et des systèmes d'information, modernise et étend son réseau Internet, et initie la mise en œuvre d'un réseau IP haut débit ainsi que de solutions de convergence voix-données pour les entreprises.

Il occupe ensuite, entre 2005 et 2006, un poste au sein de la Direction de l'International et des Interconnexions, chargé des relations techniques de l'ONATEL avec les opérateurs internationaux acheminant du trafic vers le Burkina Faso.

Artisan des grandes réformes juridiques et institutionnelles du secteur

En 2006, Lamoussa Oualbéogo est nommé Secrétaire général du Ministère des Postes et des Technologies de l'Information et de la Communication, fonction qu'il occupe jusqu'en 2011. Il contribue durant cette période à la mise en place d'un cadre institutionnel et juridique déterminant pour le secteur, à travers l'élaboration de textes fondateurs : la loi n°061-2008/AN portant réglementation générale des réseaux et services de communications électroniques, la cyberlégislation, ainsi que la création de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et de l'Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC).

De 2013 à avril 2016, il occupe à nouveau les fonctions de Secrétaire général, cette fois au Ministère du Développement de l'Economie Numérique et des Postes. Il y pilote l'élaboration de la politique sectorielle 2016-2020 du secteur, adoptée selon un processus participatif, ainsi que plusieurs textes législatifs majeurs, dont la loi sur les services et transactions électroniques et la loi sur l'enregistrement des noms de domaine sous le « .bf ». Il accompagne également la mise en place de plusieurs institutions clés, parmi lesquelles l'ARCEP, l'ANPTIC et la Commission de l'informatique et des libertés (CIL).

Sur le plan des infrastructures, il coordonne la signature du contrat de réalisation du réseau dorsal national de télécommunications (Backbone), la convention de don avec la Banque mondiale pour le Projet régional des infrastructures de communication électronique en Afrique de l'Ouest (PRICAO-BF), la mise en place du G-Cloud au profit de l'administration et du secteur privé, ainsi que l'extension du Réseau informatique national de l'administration (RESINA). Il pilote aussi l'élaboration de trois cyberstratégies sectorielles — e-gouvernement, e-éducation et e-commerce — destinées à intégrer progressivement les TIC dans les processus socio-économiques du pays.

Son action se traduit également par des initiatives de diffusion des usages numériques : l'organisation annuelle de la Semaine nationale de l'Internet, qui a formé plus de soixante-dix mille personnes en dix éditions, l'organisation du Forum panafricain de partage des meilleures pratiques TIC avec Microsoft et l'Union européenne, un centre de formation en TIC dédié aux personnes malvoyantes en partenariat avec l'UIT, ou encore les premières Assises nationales sur l'économie numérique, tenues en novembre 2015.

Une voix du Burkina Faso dans la gouvernance mondiale de l'Internet

De 2008 à 2016, Lamoussa Oualbéogo représente le Burkina Faso au sein du Comité Consultatif des Gouvernements (GAC) de l'ICANN, l'organisme international en charge de la gestion des ressources critiques de l'Internet. Il participe par ailleurs activement, depuis décembre 2000, aux travaux des Groupes d'études de l'UIT-BDT, et intervient comme expert de l'UIT sur plusieurs sujets, dont la téléphonie sur IP (VoIP) et la formation des opérateurs télécoms de la zone Liptako-Gourma. Lire la suite

Categories: Afrique

Burkina : La commune de Ouagadougou inaugure plus de 6 km de voiries aménagées dans le Grand-est

Wed, 09/09/2026 - 00:18

La cérémonie officielle d'inauguration des voiries aménagées dans la centralité secondaire du Grand-est, dans l'arrondissement 5 de la commune de Ouagadougou, s'est tenue ce mardi 8 septembre 2026. Au total, ce sont 6,839 km de voiries qui ont été inaugurés. Le coût global du projet est de plus de 6,5 milliards de francs CFA.

Dans le cadre du Projet de développement durable de Ouagadougou, phase II (PDDO2), plus de 6 km de voiries ont été inaugurés dans la centralité secondaire du Grand-est.

Ces nouvelles voies vont contribuer à améliorer la mobilité et le désenclavement de plusieurs quartiers de l'est de la capitale, notamment Dassasgho et Wayalghin. Elles s'inscrivent dans le vaste programme de modernisation des infrastructures routières engagé dans la capitale. La maîtrise d'ouvrage du projet a été assurée par l'Agence municipale des grands travaux (AMGT).

Le projet réalisé comprend principalement deux axes structurants, auxquels s'ajoutent des voies d'accès aux équipements publics.

La commune de Ouagadougou a inauguré 6,839 km de voiries.

Le premier axe, long d'environ 3 kilomètres, relie notamment la rue Naaba Boulsa-Kibé à l'avenue du Président John Jerry Rawlings. Il assure également une liaison entre le boulevard Tensoba Weogo et le boulevard Thomas Sankara.

Le deuxième axe, d'une longueur de plus de 1,5 kilomètre, prend naissance au niveau de l'avenue du Musée national. Il se poursuit par la rue Pendenga avant de rejoindre le croisement avec l'avenue de la Croix-Rouge.

À ces deux axes principaux s'ajoutent environ 2 kilomètres de voies d'accès destinées à desservir les équipements publics existants dans la zone, ainsi que ceux réalisés dans le cadre du même projet.

Les nouvelles voies sont notamment accompagnées de caniveaux couverts, de trottoirs et de parkings. Un aménagement a également été mis en place pour les transports en commun.

Le 1er vice-président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Dieudonné Ouédraogo, a indiqué que cette voirie vise à contribuer au bien-être de ses populations.

Le projet comprend également deux forages équipés de châteaux d'eau, environ 2 kilomètres d'éclairage public solaire et la plantation de près de 1 200 arbres.

« L'inauguration de ces voiries traduit une réalité simple : le développement doit se voir et se ressentir dans le quotidien des populations », a laissé entendre le 1er vice-président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Dieudonné Ouédraogo, représentant le PDS.

Il a par ailleurs souhaité que les populations des localités bénéficiaires de ces infrastructures œuvrent à leur préservation.

« Au regard de l'importance de ces infrastructures pour la mobilité et l'amélioration du cadre de vie dans cette partie de la ville, je formule le vœu qu'elles contribuent pleinement au développement de la centralité secondaire du Grand-est et au bien-être de ses populations », a-t-il souhaité.

Le colonel-major Elie Tarpaga, conseiller technique du ministre de la construction de la patrie, a invité les populations à l'entretien des infrastructures.

La cérémonie s'est déroulée en présence du colonel-major Elie Tarpaga, conseiller technique qui a représenté le ministre en charge de la construction de la patrie.
« Au-delà des infrastructures matérielles, du bitume et du béton que nous dévoilons aujourd'hui, c'est l'âme de notre résilience que nous honorons. Ce que nous célébrons ensemble, c'est le triomphe de la volonté populaire et le couronnement de notre unité nationale inébranlable », a laissé entendre le représentant du ministre.

Youmandia Djibril Toguyeni, directeur général de l'AMGT, qui s'est occupée de réaliser la route, a indiqué que l'objectif est d'améliorer les conditions de vie des populations.

« Il s'agit de dynamiser une centralité que nous appelons la centralité secondaire du Grand-est. Il s'agit donc de voiries qui vont participer à faciliter l'accès aux équipements de base qui existent, mais également aussi faciliter le développement économique à travers l'action publique, mais également les contributions des investissements privés », a-t-il laissé entendre.

Le directeur général de l'AMGT, Youmandia Djibril Toguyeni, a rappelé que l'objectif de la voirie est de dynamiser la centralité secondaire du Grand-est.

Youmandia Djibril Toguyeni a rappelé que la route est également munie d'un parcours sportif afin de permettre aux populations d'avoir un espace adapté pour la pratique des activités sportives.

Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net

Categories: Afrique

Bankui : À Boromo, le ministre de la Guerre, Célestin Simporé appelle à renforcer la cohésion des forces combattantes

Wed, 09/09/2026 - 00:14

Le ministre d'État, chargé de la Guerre et de la défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a rencontré les populations et les forces combattantes de Boromo. C'est ledit ministère qui l'a annoncé ce lundi 7 septembre 2026. Cette rencontre, précise-t-il, s'inscrit dans le cadre de la tournée gouvernementale dans la région du Guiriko.

Ainsi, au Haut-commissariat, le ministre d'État a échangé avec les autorités administratives, militaires, paramilitaires, coutumières et religieuses. Il a transmis la reconnaissance du Gouvernement aux populations de Boromo et des localités environnantes pour leur accompagnement, tout en les invitant à poursuivre leurs prières et leur soutien aux efforts de reconquête du territoire. Le chef de canton de Boromo, Sa Majesté Naaba Tegawendé, a pour sa part renouvelé son engagement aux côtés de la Nation.

La délégation s'est ensuite rendue auprès des forces combattantes, notamment à la 2e Brigade d'intervention aéroportée, où un point de situation a fait état d'une évolution jugée très acceptable du contexte sécuritaire dans la zone. Le général Simporé a transmis aux différentes composantes engagées dans la sécurisation de Boromo, les salutations, félicitations et encouragements du président du Faso et du Gouvernement.

Le ministre d'État a souligné que les efforts des forces combattantes contribuent à la stabilisation progressive de la situation sécuritaire, à la restauration de la libre circulation et à la reprise des activités socioéconomiques, notamment agricoles. Il les a exhortées à maintenir leur résilience, leur vigilance et leur engagement, tout en cultivant l'esprit de la Révolution populaire et progressiste.

Insistant sur la complémentarité entre Gendarmerie, Police, Eaux et Forêts, Garde de sécurité pénitentiaire, sapeurs-pompiers, forces parachutistes et VDP, le général Célestin Simporé a appelé à davantage de solidarité et de cohésion. Il a également adressé des félicitations particulières aux VDP pour les sacrifices consentis aux côtés des autres composantes des forces combattantes.

Cette étape de Boromo a ainsi permis au Gouvernement de réaffirmer sa reconnaissance aux populations et aux forces engagées sur le terrain, tout en appelant à maintenir la mobilisation collective pour la restauration de l'intégrité du territoire et la consolidation de la souveraineté nationale.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Source : Ministère de la Guerre et de la défense patriotique

Categories: Afrique

Efforts de l'institutionnalisation de la zakat au Burkina Faso

Wed, 09/09/2026 - 00:11

Dans « The role of zakat in the provision of social protection : a comparison between Jordan, Palestine and Sudan », A. C. Machado, C. Bilo and I. Helmy font comprendre que « Les pays varient considérablement dans l'institutionnalisation de la zakat, allant des contributions obligatoires aux contributions volontaires ». Ils rappellent que dans certains pays, l'État supervise la collecte et la gestion des fonds » (Machado, Bilo et Helmy, 2018, p. 3).

Allant dans le même sens, H. Lahjouji (2020) révèle que de nos jours, « dans le monde musulman, la Zakat est mise en œuvre soit d'une façon obligatoire ou volontaire. Certains pays collectent la Zakat sur une base obligatoire, en particulier l'Arabie Saoudite depuis 1951, le Pakistan depuis 1981, le Soudan depuis 1984, etc.

Ces pays disposent d'un fonds de Zakat supérieur aux pays dont le versement de la Zakat est volontaire. » Il poursuit en affirmant que « Plusieurs pays à majorité musulmane (Algérie, Jordanie, Indonésie, Koweït, etc..) délèguent la gestion des fonds de Zakat à des institutions religieuses soutenues par le gouvernement pour exercer la collecte et la distribution de la Zakat. Ces institutions participent au développement socioéconomique de leurs pays à travers la promotion de l'investissement, le développement des compétences humaines, la création d'emplois, etc. » (Lahjouji, 2020, p. 118)

De même les auteurs de l'encyclopédie de l'islam (2005) nous font savoir que « la majorité des musulmans continuent de payer la zakat en dehors de tout système fiscal obligatoire de perception et de redistribution » (Bearman, Bianguis, et alii, 2005, p.455). Ils notent qu' « il y a eu cependant à travers le monde musulman un mouvement pour créer de nouvelles structures intermédiaires destinées à recevoir les paiements volontaires de zakat. » A cet effet, ils citent « les Fonds de zakat (funduk al-zakât) de Jordanie (1978) et de Bahrayn (1979), la Maison kuwaytienne de la zakat (bayt al-zakat, 1982), plus autonome et la Banque sociale égyptienne Nasser (1977) » (Bearman, Bianguis, et alii, 2005, p.455).

Dans un écrit intitulé, « Gérer efficacement la zakat à l'échelle nationale », P. T. M.S. Diop (2013) publie ceci : « pour que le système zakataire joue pleinement son rôle de régulation sociale et de réduction de la pauvreté, il est nécessaire de réfléchir sur une stratégie de collecte au niveau national. Lorsque la zakat est gérée collectivement, et en conformité avec les prescriptions coraniques, elle peut être un facteur très important de la réduction de la pauvreté d'où un comité national de collecte et de gestion des fonds de la zakat » (Diop, 2013, reussir.com).

Il ajoute aussi qu' « il convient de tirer profit de l'ensemble des expériences, observées dans le monde, dans la collecte et la gestion de la zakat, afin de permettre à ce pilier fondamental de l'islam, de jouer pleinement son rôle dans la réduction de la pauvreté… » (Diop, 2013, reussir.com).
M. Mennani et E. Attak dans « Aperçu théorique sur la gouvernance des institutions de la Zakat, Recherches et Applications en Sciences Economiques et de Gestion » (2022) abordent le cadre institutionnel zakataire pour constituer un ajustement organisationnel à but non lucratif susceptible de fournir une protection sociale solide au sein de la société (Mennani et Attak, 2022, p. 25).

Ils mentionnent « L'expérience de l'Arabie Saoudite [qui] permet de fournir des implications rigides de l'incidence de la mise en application d'une gestion institutionnelle de la zakat sur l'amélioration de l'efficacité des fonds islamiques ainsi que sur la promotion des perspectives de croissance économique majeure. » (Mennani et Attak, 2022, p. 28). Par contre ils notent que « Malgré ses potentialités positives, le rôle de la zakat reste insignifiant dans les pays musulmans contemporains à cause de l'absence du cadre formel réglementé autorisé à remplir les fonctionnalités de cet aspect économico-islamique sur le plan des politiques de développement » (Mennani et Attak, 2022, p. 28).

Pour trouver une solution à cette équation d'institutionnalisation efficiente, El Marzouki souligne qu' « à l'heure actuelle, le fondement de gestion des institutions de la zakat constitue un débat majeur à explorer, au sein des différents pays à majorité ou à minorité musulmane, pour veiller à une meilleure promulgation d'un outil islamo-financier capable de limiter la propagation des injustices socio-économiques, et par conséquent proposer un nouveau cadre organisationnel » (El MarzoukI, 2021, p. 31 ).

En nous intéressant aux efforts d'institutionnalisation de la zakat dans les pays musulmans, nous nous sommes posé la question sur cette institutionnalisation au Burkina Faso.
Cet article est tiré de ma thèse de doctorat unique soutenue le 15 juillet 2025 dont le titre a porté sur « La zakat à Ouagadougou au BURKINA FASO : essai sur la solidarité en islam à travers quelques associations musulmanes »

La problématique de l'institutionnalisation de la zakat au Burkina Faso

Quelques personnes interviewées ne connaissent pas d'institution chargée de la collecte, de la gestion et de la distribution de la zakat. Les propos sont précis dans l'entretien n° 1 : « Non il n'y a pas d'organisation qui s'occupe de l'aumône légale. Chacun donne son aumône à qui il veut, surtout à son voisin le plus proche » (entretien n° 1, commerçant à Diébougou).

Pour l'interviewée n° 17, « chacun prélève la zakat, selon le pourcentage et donne aux personnes démunies » (entretien n° 17, étudiante en master socio). Il en est de même de l'interviewée n° 16 qui ne sait pas s'il y a une structure institutionnalisée pour la zakat (entretien n°16, Chargée Communication dans un établissement privé).

La question de collecte, de gestion et de distribution de la zakat se pose dans le milieu musulman burkinabè. L'entretien avec le chef de département/CNRST le fait savoir dans ce propos :
Si on était dans un système où tout est bien organisé, la zakat allait être collectée comme il se doit et les bénéficiaires aussi doivent êtes recensés. Ceux qui doivent donner la zakat aussi doivent être recensés pour que l'Etat ou du moins l'organisation se charge ensuite, non seulement de la collecte mais aussi de la distribution (entretien 10, Chef de département/CNRST).

Il poursuit en disant : « À ma connaissance, la seule association qui collecte la zakat pour la redistribuer, c'est l'A.E.E.M.B. et le CERFI. L'AEEMB et le CERFI, c'est pratiquement les mêmes associations. C'est généralement les anciens de l'A.E.E.M.B. qui deviennent les cerfistes parce qu'ils ne sont plus étudiants. Eux, ils organisent la collecte, la gestion et la redistribution. Mais toutes les autres là, vraiment c'est laisser à chacun, parce qu'il n'y a pas une structure qui arrive à organiser, collecter et distribuer » (entretien 10, Chef de département/CNRST, réalisé en février 2023).

Il renforce par cette affirmation : « Moi-même souvent, il y'a eu des années où j'ai donné. C'est peu mais j'ai donné. Mais je ne suis pas passé par une organisation. Je donne ce que j'ai pu économiser » (entretien n° 10, Chef de département/CNRST, réalisé en février 2023).

Cet interviewé note aussi que « ça ne devait pas être comme ça. Il devait avoir un système central. On part donner là-bas et ensuite cette structure recense les bénéficiaires pour distribuer. Mais jusqu'à là c'est difficile » (entretien n° 10, Chef de département/CNRST, réalisé en février 2023). Il rejoint ici le point de vue de N. Bakayogo lors d'une communication en 2008 sur « aperçu sur les efforts d'institutionnalisation de la zakat au Burkina Faso : pour une nouvelle perspective d'organisation ». En effet, ce dernier fait remarquer que « dans notre pays, tout comme un peu partout en Afrique subsaharienne, la Zakat s'organise, a priori et depuis l'avènement de l'islam, autour des imams ou marabouts de villages, de cantons, de région. Car ce sont ces imams et marabouts qui incarnaient, de fait, l'autorité islamique » (Bakayogo, 2008, p. 5).

Il souligne que c'est « toujours [le cas] aujourd'hui où des cheiks et marabouts dans les villes et campagnes, conformément au V 103 S 9, envoient des collecteurs auprès de leurs disciples pour prélever la zakat sur leurs biens, ceci au début de chaque année lunaire (mois de Muharram) ou simplement à la fin des récoltes annuelles » (Bakayogo, 2008, p. 5).

Dans les informations recueillies, il est aussi dit que des imams, ainsi que des leaders religieux et d'opinions ont joué et jouent encore un rôle important dans la mobilisation et la distribution de la zakat. Par contre, si pendant une longue période les imams ont été les acteurs incontournables dans la collecte et la distribution de la zakat, leur rôle est de plus en plus dénoncé par de nombreux fidèles. En effet, des fidèles musulmans ont constaté que « le plus souvent, les imams et les maîtres coraniques sont les principaux bénéficiaires de la zakat. L'impact en est que de nombreux fidèles ont commencé à distribuer/ donner eux-mêmes la zakat.

D'où l'idée proposée de « la constitution de ‘comités de gestion' au sein des mosquées… tout en préservant « la part du marabout (l'imam) » ((Bakayogo, 2008, p. 5). Ce qui rejoint les propos d'al-Qaradawi (2003) qui est convaincu qu'« il s'agit des gens (ndlr : les imams) qui sont chargés de collecter la zakat auprès de ceux qui en sont redevables, ainsi que des personnes chargées de la garde de l'argent, de la comptabilité et de la distribution… » (al-Qaradawi, 2003, p.106).

Cette situation a légitimé l'apparition d'ONG qui remplissent ce vide et collectent la zakat. Les agences humanitaires musulmanes récoltent et distribuent la zakat ainsi que d'autres formes de dons charitables » (Krafess, 2005, p. 11).
Nous pouvons donc dire avec Safa Khemiri que « Les ONG islamiques ont le droit de percevoir la zakat en raison de leurs actions sociales et humanitaires à l'égard des populations musulmanes » (Khemiri, 2022, p. 32).

La FAIB du Burkina Faso, en sa qualité de structure faîtière, fait sienne la mobilisation effective de la zakat. « L'A.E.E.M.B. et le C.E.R.F.I. qui entendent organiser la frange intellectuelle de la communauté pour un engagement social plus affirmé, ont favorisé la création de cadres de réflexion ou d'organisations de la collecte et de la redistribution de la Zakat » (Bakayogo, 2008, p. 6). N. Bakayogo poursuit en affirmant que « le seul cadre qui [s'était] officiellement constitué pour s'occuper véritablement de la collecte et de la redistribution de la zakat au Burkina Faso [était] la Fondation Omar Ben Khattab (F.O.B.K.). »

Au cours des différents entretiens avec les premiers responsables de ces structures, il est ressorti que celles-ci jouent surtout un rôle de conseillères plus que de mobilisation. Le directeur de Baïtoul Maal, dans l'entretien n°14, nous a même conseillé de prendre contact avec Zakat House, située au sein du CERFI, qui est, « à ce jour la seule structure officiellement reconnue et qui est habilitée pour la mobilisation de la zakat » (entretien n° 14, Directeur de Baïtoul Maal).

Il faut rappeler que « jusqu'à la création de la Zakat House, il n'y existait pas une structure formelle dans le domaine. C'était plutôt de façon individuelle et personnelle. Certains prélevaient leurs Zakat et donnaient à qui ils veulent, souvent à des personnes non bénéficiaires » (DG Zakat House, 2023). Ce qui fait que « L'impact de la Zakat dans l'amélioration des conditions de vie des populations n'était pas visible. Egalement, plusieurs musulmans ont un déficit d'informations sur la Zakat. Donc par ignorance, beaucoup ne prélevait pas. Il y avait la nécessité de mettre en place la Zakat House. La Zakat House concerne l'ensemble des musulmans du Burkina Faso. C'est une institution financière à caractère social, d'envergure nationale. Elle a pour mission principale de collecter et de gérer les ressources de la Zakat. »

La « Zakat House » au Burkina Faso : une structure de collecte, de gestion et de distribution

La Zakat House, lancée officiellement en novembre 2020, est pour le moment présente dans la région du Kadiogo (ex Centre) dont Ouagadougou est le chef-lieu. La régionalisation, la provincialisation voire la communalisation, restent les ambitions dans la décentralisation de la Zakat House.

Pour l'ancien directeur général de la Zakat House du Burkina Faso, L. Sakandé, « La mission qu'on nous a assignée, est de travailler à ce qu'on puisse quitter d'une zakat de consommation courante vers une zakat d'investissement et de développement. Donc nous essayons d'utiliser ces ressources pour invertir durablement. Voilà un peu en matière d'organisation ce qu'on peut dire pour le moment. Pour un début, je dirai qu'on est satisfait, puisqu'on a senti que c'est quelque chose que les gens attendaient » (entretien n°12, DG Zakat House, réalisé le 21/02/2023).

Dans cette lancée, il fait comprendre que « beaucoup n'avaient pas les informations bien que remplissant les conditions pour s'acquitter de la zakat ». C'est pourquoi la Zakat House, pour le moment, met l'accent sur l'information et la sensibilisation et aussi la formation à l'acquittement de la zakat : « nous ne collectons pas seulement, nous sensibilisons, nous formons pour donner de plus amples informations sur la zakat en particulier et sur la religion de façon générale ». Le résultat de cette démarche « a permis à beaucoup de personnes de venir vers nous pour poser leurs préoccupations, mais en même temps pour verser leur zakat » (entretien n°12, DG Zakat House, réalisé le 21/02/2023).

Nous notons que « la Zakat House qui a un comité de collecte et un guichet permanent qui permet aux redevables de la zakat de venir verser leur aumône légale, n'est pas pour le CERFI seulement, mais elle appartient à toute la umma ». La Zakat House dispose aussi de collecteurs « qui sillonnent les marchés, les services (publics et privés) pour sensibiliser et/ou collecter la zakat pour les reverser au guichet » (entretien n°12, DG Zakat House, réalisé le 21/02/2023).

Son but est d'apporter une aide humanitaire aux ayants droits de la zakat et de combattre la pauvreté en accompagnant les populations nécessiteuses et dépendantes de l'aide humanitaire vers l'autonomie et le développement. Quant à ses différentes missions, nous pouvons citer la collecte des biens zakataires, la redistribution de ces biens qui se fait conformément à la sourate 9, verset 60, la formation et l'éducation. En effet, la Zakat House travaille à éduquer pour changer les comportements et les mentalités selon les principes islamiques du coran et de la sunna à travers les conférences, les émissions radios et télévisuelles, les brochures, les articles scientifiques, etc.
Officiellement, mais non encore connue par tous les musulmans, c'est la Zakat House qui est la structure institutionnelle qui s'occupe de la zakat.

En conclusion, nous pouvons dire que La Zakat House est à ses débuts. Il lui faut encore sensibiliser davantage et instaurer un climat de confiance des fidèles qui voudraient passer par elle pour atteindre les bénéficiaires.
En effet, l'aspect de confiance a été évoqué par un de nos informateurs de la Cour des Comptes. Celui-ci a fait remarquer que « cette notion de laïcité [du Burkina Faso] joue aussi sur cette structuration ce qui fait que les gens sont très prudents. Donc maintenant chacun gère comme il veut ».

A cela il ajoute que « tous ceux qui ont les moyens pour la zakat, ont déjà un entourage immédiat ; ils ont notamment des amis qui veulent bénéficier de la zakat. Ce qui fait que les gens choisissent d'abord autour de leur entourage avant d'aller remettre à des institutions autorisées ». Pour lui, « comme c'est un Etat laïc, l'Etat n'as aucun rôle à jouer pour le moment. Mais il souligne que « l'Etat peut jouer un rôle important en encourageant » (entretien n°5, un responsable financier à la Cour des Comptes en décembre 2021).
C'est sûrement pour prouver l'encouragement de l'Etat que le ministre en charge de l'économie et des finances a pris part au lancement de la Zakat House en novembre 2020.

« Pour le ministre Lassané Kaboré, la mise en place de la Zakat House, qui trouve son fondement dans le saint Coran, facilitera l'accomplissement du 3e pilier de l'islam et permettra de disposer d'un outil efficace de lutte contre la pauvreté. Tout en insistant sur l'importance et l'urgence d'une meilleure organisation de la Zakat, il a invité la communauté musulmane, notamment les responsables religieux, les imams, les organisations islamiques, les fidèles musulmans et les partenaires du Burkina Faso à œuvrer pour son rayonnement ».

L. Sakandé, imam au CERFI et Directeur Général de Zakat House fait cas des collecteurs de la zakat en mentionnant qu'ils sont bénéficiaires même s'ils ne sont pas dans une position de démunis, à partir du moment qu'ils collectent. A Zakat House, il y a « des collecteurs mobiles que nous avons recrutés qui sont chargés de sillonner les services publics et privés, les marchés et Yaars à la recherche de potentiels contribuables pour, non seulement, leur parler de la Zakat, son caractère obligatoire, ses conditions, mais aussi leur parler de la Zakat House, ses missions, ses objectifs, etc. Il s'agit également de les inviter à confier la gestion de leur Zakat à la Zakat House. Donc, ses derniers peuvent payer directement avec ces collecteurs et en retour, ils recevront un reçu de paiement. »

Par contre, la zakat ce n'est pas l'impôt, surtout dans un pays laïc. Le directeur de la Zakat House le dit clairement dans l'entretien n°12 : « C'est un impôt, mais c'est un impôt cultuel et religieux et notre pays étant laïc, on n'a pas ce pouvoir politique qui nous permet de collecter la zakat comme les agents de l'impôt collectent. Eux, ils ont un pouvoir de l'Etat, ils peuvent contraindre les gens ou les poursuivre pour prendre. Nous n'avons pas ce pouvoir-là. »

La Zakat House, institutionnalisée en 2020, s'organise pour une pratique efficiente de la zakat. Elle a, jusqu'ici, fait de belles réalisations, surtout dans le domaine du social.

KAM Miedome
Attaché de recherche
INSS/CNRST
Tél : 70 39 03 07
e-mail : miedomekamj@yahoo.fr

Références bibliographiques

Al-Qaradâwi Youssouf, 2002, Pourquoi l'islam ? Arrissala, France, 102 p.
Al-Qaradâwi Youssouf, 2003, Les grands rites de l'islam, Arrissala, France, 276 p.
Bakayogo Nouhoun, 2008, Aperçu sur les efforts d'institutionnalisation de la zakat au Burkina Faso : pour une nouvelle perspective d'organisation, in Atelier sur la gestion des ressources de la zakat et des awqaf dans le contexte de la lutte contre la pauvreté du 20-24 octobre 2008 à Ouagadougou, 17 p.
Bearman Peri, Bianguis Thierry, Bosworth Cliforth Edmund, Van Donzel Emeri et Heinrichs Wolfhart Peter, 2005, « Zakat » in Encyclopédie de l'Islam, Nouvelle édition, Leiden BRILL, p. 441-457

Krafess Jamal, 2005, « L'influence de la religion musulmane dans l'aide humanitaire », dans le volume 87, numéro 858, de International Review of the Red Cross, pp. 327-342
Khemiri Safa, 2022, L'assistance humanitaire et l'aide au développement de l'Arabie saoudite à l'Afrique subsaharienne : entre charité, prédication et intérêts politiques, Master Moyen-Orient, Vol.116-2022, « Mémoires électroniques, Université de Genève, 104 p.

Lahjouji Hamida, 2020, « L'institutionnalisation de la zakat : un chantier de lutte contre la pauvreté », Journal d'Economie, de Management, d'Environnement et de Droit (JEMED), ISSN 2605-6461 Vol 3. N°1, pp. 114-124
Machado Anna Carolina, Bilo Charlotte and Helmy Imane, 2018, “The role of zakat in the provision of social protection : a comparison between Jordan, Palestine and Sudan : https://ipcig.org/sites/default/files/pub/en/WP168_The_role_of_zakat_in_the_provision_of_social_protection.pdf, consulté le 21/12/2024

Mennani Maha, Attak El houssain. 2022, « Aperçu théorique sur la gouvernance des institutions de la Zakat, Recherches et Applications en Sciences Economiques et de Gestion », Vol 1, No 1, p. 21-36

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Burkina : Le projet de contrat-type de concession, de production et de distribution d'énergie électrique en cours de validation

Wed, 09/09/2026 - 00:07

Un atelier de validation du projet de contrat-type de concession, de production et de distribution d'énergie électrique se tient ce mardi 8 septembre 2026 à Ouagadougou. L'atelier est organisé par l'Autorité de régulation du secteur de l'énergie (ARSE). Il va servir de cadre pour présenter aux participants la version consolidée du projet de contrat et recueillir les contributions finales en vue de la validation du document.

Le contrat-type de concession, de production et de distribution vise à régir les activités de production et de distribution d'énergie électrique. En effet, dans le secteur de l'énergie, les opérateurs publics et privés exercent des activités de production, de transport, de distribution et de commercialisation d'énergie électrique. Pour pouvoir exercer ces activités, les opérateurs doivent conclure un contrat de concession avec l'autorité publique qui est le ministère de l'Énergie.

Il faut noter qu'en plus de la Société nationale d'électricité (SONABEL), il existe des acteurs privés qui exercent également des activités de production et de distribution d'énergie électrique. Le contrat-type vient donc organiser le fonctionnement de ces opérateurs et réglementer leurs relations avec l'autorité publique.

Valentin Zoungrana, directeur des affaires juridiques de l'ARSE

À en croire Valentin Zoungrana, directeur des affaires juridiques et du contentieux de l'ARSE, la législation en vigueur confère à l'institution l'attribution d'élaborer un projet de contrat-type. C'est ce à quoi elle s'est attelée du 11 au 13 mai 2026, au cours d'un atelier d'élaboration qui a réuni l'ensemble des opérateurs. Les échanges issus de cette rencontre ont permis de recueillir les contributions des participants et d'enrichir le projet de contrat type en vue de le consolider.

Yaya Soura, représentant du Président de l'ARSE

L'atelier du jour, qui réunit tous les acteurs du secteur de l'énergie, va permettre de procéder à l'examen et à la validation de ce document important pour le secteur de l'énergie. Venu représenter le président de l'ARSE, le conseiller technique Yaya Soura a rappelé l'importance du document en examen. « Le contrat type de concession est un instrument essentiel de régulation. Il contribue à clarifier les droits et obligations des parties, à présenter les conditions d'exercice des activités réglementées et à renforcer la sécurité juridique des relations entre l'autorité publique et les opérateurs », a-t-il souligné. Il a donc invité les participants à prendre activement part aux débats pour un document final de qualité en adéquation avec les attentes des différentes parties.

Armelle Ouédraogo/Dalilha Ky (stagiaire)
Lefaso.net

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Ouagadougou : Au quartier Karpala, des femmes font du sport une priorité pour leur santé

Wed, 09/09/2026 - 00:02

Deux fois par semaine, elles troquent les contraintes du quotidien contre des baskets, des maillots et quelques tours de terrain. Au terrain de l'AS Douanes, à Karpala, le club féminin Béog Néré rassemble des femmes de tous âges et de tous horizons. Elles sont convaincues que prendre soin de son corps, c'est aussi prendre soin de soi. Ici, l'effort physique se conjugue avec la bonne humeur, les rencontres et une solidarité qui dépasse largement les limites du terrain.

Il est un peu plus de 16h, au terrain de l'AS Douanes, à Karpala. Le soleil commence doucement à perdre de sa vigueur, mais sur le terrain, l'activité ne fait que commencer. Une femme arrive, puis deux, puis trois. Les maillots violets apparaissent progressivement dans le paysage poussiéreux. Quelques minutes plus tard, le terrain prend des allures de salle de sport à ciel ouvert. C'est un jour spécial pour les femmes du club Béog Néré. Elles se réunissent spécialement pour célébrer six années d'endurance et de régularité dans le sport. Pour l'occasion, elles sont environ une trentaine.

Les sportives discutent, plaisantent et se mettent en place. Certaines ont déjà commencé à marcher. D'autres prennent encore quelques instants pour souffler avant de se lancer puis le mouvement devient collectif. Les pas s'accélèrent. Les unes suivent les autres. Sur la terre rouge, les baskets soulèvent légèrement la poussière. Chacune avance selon ses capacités, avec cette petite dose d'encouragement qui vient du groupe. Dans ce décor simple, ces femmes arrivent à rendre l'environnement énergique.

Quand le terrain devient un rendez-vous de bien-être

À l'origine du club Béog Néré, il y a une préoccupation toute simple : le bien-être. L'initiatrice du club, Dr Gisèle Nongana Yaméogo, raconte que l'aventure a commencé par la marche, avant de prendre progressivement la forme d'un véritable regroupement féminin. « L'idée est née suite à un souci de bien-être qui nous a amenées à pratiquer une activité physique régulière à travers la marche. Nous avons eu un coach volontaire qui nous a accompagnées dans cette activité. Et dans le souci de faire profiter le maximum de femmes et de promouvoir l'activité physique, nous avons pensé à créer un club de sport avec les femmes », explique-t-elle.

Dr Gisèle Nongana Yaméogo est l'initiatrice de cette activité sportive

Depuis septembre 2020, les rendez-vous sont devenus une habitude. Les membres se retrouvent normalement les mercredis et vendredis, de 18h à 20h. Pendant les vacances, lorsque les femmes disposent de davantage de temps, une troisième séance est ajoutée le lundi. À 18h, le programme commence généralement par la marche. Trois tours de terrain constituent le minimum annoncé. Mais certaines vont beaucoup plus loin. « Il y en a qui arrivent à faire 20 tours de terrain en marche rapide », souligne l'initiatrice. Lorsque le coach arrive, place aux exercices. Les corps se mettent en mouvement, les bras montent, les jambes travaillent. Les anciennes connaissent déjà certains enchaînements, tandis que les nouvelles observent et reproduisent les mouvements. La séance se termine généralement par 15 à 30 minutes d'abdominaux.

Et dans cet exercice collectif, chacune semble avoir trouvé sa propre motivation. Pour Yvette Ki/Ouédraogo, membre du club, la première raison est directement liée à la santé. Avec les années, dit-elle, il devient nécessaire de prendre davantage soin de son corps. Elle a surtout découvert que son organisme lui-même pouvait lui rappeler l'importance de la régularité.

« Dans la semaine, quand je rate une séance, je sens des courbatures et je ne suis pas bien dans ma peau. Pour ma propre santé, cela m'oblige à revenir faire du sport. Depuis que j'ai commencé le sport au club Béog Néré, le changement est énorme et je me sens très bien », confie-t-elle. La marche est d'ailleurs son moment préféré. Même en dehors des séances du club, elle poursuit cette activité dans son quartier. Pour elle, le sport est devenu une affaire d'organisation. Il faut lui réserver une place dans son emploi du temps, au même titre que les autres obligations. Son entourage a également appris à composer avec cette nouvelle habitude. Sa petite-fille l'accompagne régulièrement au terrain et son mari n'hésite pas à lui rappeler l'heure de la séance.

Pour Aïcha Sana, chargée de l'organisation du club, le sport répond aussi à une logique d'accessibilité. « Pour moi, le sport est un moyen formidable et moins cher de m'investir dans sa santé. Avec la motivation du groupe, on arrive à beaucoup se donner. Ici, j'ai fait de nouvelles rencontres. Ce club est plus qu'un lieu d'entraînement, c'est un lieu de partage et d'épanouissement », témoigne-t-elle. Aïcha Sana apprécie particulièrement les exercices au sol. Mais au-delà de l'activité physique, elle insiste sur l'atmosphère qui règne entre les participantes. Pas de compétition entre anciennes et nouvelles, pas de jugement sur les performances de chacune. Le coach accompagne tout le monde et chacune évolue progressivement.

« Pour moi le sport c'est un moyen formidable et moins cher de m'investir dans sa santé », indique Aïcha Sana, chargée de l'organisation au niveau du club Béog Néré

Béatrice Balkoulga/Soalla partage cette perception. Pour elle, le sport permet de « rester jeune », aussi bien physiquement que mentalement. Le fait de voir des femmes de plus de 40, 50 ou 60 ans participer aux séances constitue, à ses yeux, une source supplémentaire de motivation. Mais intégrer le sport dans une vie déjà chargée n'est pas toujours évident. Travail, famille, tâches domestiques : les journées sont parfois longues. Il faut donc apprendre à faire une place à cette activité. « Après le service, il faut rapidement gérer les activités de la maison avant de venir sur le terrain, donc il faut s'organiser », reconnaît-elle. Et quand une membre manque à l'appel, son absence ne passe pas toujours inaperçue.

De l'exercice physique à une véritable famille

Au fil des années, Béog Néré a progressivement dépassé le simple cadre d'un club de sport. Les participantes sont venues avec leurs corps à entretenir et sont finalement reparties avec des relations humaines à construire. La plupart habitent Karpala. D'autres viennent de quartiers plus éloignés.

Avant Béog Néré, certaines se croisaient à l'école des enfants, à l'église, à la mosquée ou dans le voisinage, sans véritablement se fréquenter. Le sport leur a offert un espace pour apprendre à se connaître. « Nous nous voyions dans le quartier, à l'école des enfants, à l'église, à la mosquée, on se saluait sans se côtoyer. Mais avec ce club, on se fréquente et on se rend mutuellement service. C'est un élan de solidarité qui est né », raconte l'initiatrice, Dr Gisèle Nongana/Yaméogo. Cette solidarité n'est pas seulement un discours. Elle s'est manifestée dans des moments difficiles, notamment lorsqu'un membre tombe malade ou traverse une situation sociale compliquée.

Mariam Bara Zèba en a fait l'expérience. Elle avait découvert le club presque par hasard, alors qu'elle faisait de la marche avec une belle-sœur. Les femmes réunies avec leur coach l'ont invitée à participer. Elle a accepté et, progressivement, le terrain est devenu un rendez-vous important. « J'avais des courbatures, des maux de genoux et l'articulation de la main gauche qui me faisait mal, mais avec le sport, ces maux ont disparu sans que je m'en rende compte. Notre coach aime dire que le sport est gratuit et que si on ne s'y met pas, cela coûtera cher d'aller voir un médecin », témoigne-t-elle.

Son attachement au club s'est surtout renforcé lorsqu'elle est tombée malade l'année dernière. Incapable d'enseigner pendant une grande partie de l'année, elle a reçu le soutien des autres membres. Elles ont pris de ses nouvelles, effectué une collecte, cherché des solutions et lui ont rendu visite. « J'avais les larmes aux yeux et tout le monde était content dans ma famille. Donc, il y a une bonne solidarité qui règne entre nous », confie-t-elle avec émotion. Cette histoire résume peut-être à elle seule ce qu'est devenu le club Béog Néré au fil des ans. Un endroit où l'on vient d'abord pour marcher, transpirer et travailler ses muscles, mais où l'on finit aussi par trouver des personnes sur lesquelles compter.

Yvette Ki Ouédraogo (à droite de l'image) et Mariam Bara Zèba (à gauche de l'image) apprécient l'ambiance et la solidarité du club

Adélaïde Emma Paré Ki, qui a intégré le club il y a deux ans parle, elle aussi, d'une « famille » créée au fil des séances. Les contraintes professionnelles et familiales l'empêchent parfois d'être présente, mais l'envie de retrouver le groupe finit souvent par prendre le dessus. « Ce n'est pas évident de trouver du temps entre le travail et la famille, mais tout dépend de la place que l'on accorde au sport dans sa vie. On se dit donc que rien ne peut être au-delà de son bien-être à travers le sport », estime-t-elle.

Béog Néré accueille ainsi des femmes aux profils très différents. Des femmes au foyer, enseignantes, juristes, médecins, infirmières et bien d'autres. L'absence de distinction participe à la convivialité du groupe. Une fois les tenues de sport enfilées, toutes se retrouvent avec le même objectif de bouger. Le club compte généralement entre une douzaine et une trentaine de participantes par séance. L'adhésion est fixée à 2 000 francs CFA, avec une contribution mensuelle de 1 000 francs CFA par personne. Une participation qui permet au groupe de fonctionner tout en maintenant l'activité accessible.

Béatrice Balkoulga Soalla, (à gauche de l'image) a décidé de faire du sport avant qu'un médecin ne lui conseille cela. Adélaïde Emma Paré Ki (à droite de l'image) a intégré le club il y a deux ans

Pour Dr Gisèle Nongana Yaméogo, l'enjeu est désormais d'amener davantage de femmes à franchir le pas. La mobilisation reste parfois difficile. Certaines viennent une fois puis disparaissent, d'autres ont besoin d'être régulièrement relancées. Mais le groupe poursuit son travail de sensibilisation, notamment à travers les réseaux sociaux.

Son message aux femmes qui estiment ne pas avoir le temps ou les moyens de faire du sport est sans détour : il faut considérer l'activité physique comme une nécessité quotidienne. « À une femme qui dit qu'elle n'a pas le temps ou les moyens de faire du sport, je lui dis de considérer le sport comme la nourriture ou les nutriments bénéfiques au corps. Cela doit faire partie de notre quotidien et il faut faire l'effort de sortir bouger deux ou trois fois dans la semaine », plaide-t-elle.

Sur le terrain de l'AS Douanes, les femmes courent, marchent, rient, transpirent et recommencent les mouvements. Certaines arrivent fatiguées par leur journée de travail, mais repartent le visage détendu. Les difficultés du quotidien ne disparaissent évidemment pas au terme des deux heures de séance mais semblent toutefois plus légères à porter. Et lorsque le corps s'habitue au mouvement, son absence finit même par se faire sentir. « Là où il y a le mouvement, il y a la vie », aime rappeler l'initiatrice du club.

Ce 6 septembre 2026, le club Béog Néré a marqué ses six années d'existence durant lesquelles des femmes ont fait du terrain de sport un espace de bien-être, mais aussi un lieu de rencontres, d'entraide et de solidarité. Six années à marcher, courir, transpirer et surtout à avancer ensemble en toute positivité.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

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Génération pressée : Le piège de la réussite à tout prix

Wed, 09/09/2026 - 00:00

Il fut un temps où l'on disait qu'il fallait semer avant de récolter. Aujourd'hui, beaucoup veulent surtout récolter avant même d'avoir acheté les semences. On veut réussir vite, très vite, immédiatement. On ne veut plus développer une entreprise, on veut devenir millionnaire avant même d'avoir trouvé ses premiers clients.

Les réseaux sociaux n'arrangent rien. Chaque jour, nous défilons devant des images de réussite de personnes qui exhibent voitures de luxe, voyages, villas, montres coûteuses et liasses de billets. Ce que nous voyons rarement, ce sont les années de travail, les sacrifices et les nuits blanches qui ont précédé ces succès. Beaucoup comparent donc leur premier chapitre au vingtième chapitre de quelqu'un d'autre.

Des jeunes diplômés rêvent de devenir directeurs après quelques mois de travail et certains entrepreneurs veulent des bénéfices avant même d'avoir compris leur marché. D'autres changent constamment de projet parce qu'ils estiment que le précédent ne produit pas de résultats assez vite.

Les grands sportifs et les artistes passent des années à s'entraîner et y ravaillent longtemps avant de devenir célèbres. Les entreprises solides mettent parfois plusieurs années avant d'atteindre leur vitesse de croisière. Même le baobab, symbole de force et de longévité, ne pousse pas en une saison des pluies.

C'est bien de vouloir réussir. C'est même une ambition légitime. Le problème est de croire qu'aller vite est souvent la meilleure chose à faire. Comme dirait l'autre, le temps n'est pas l'ennemi du succès ; il en est l'un des principaux ingrédients.

À vouloir aller trop vite, certains prennent des raccourcis dangereux. Personnellement, je me méfie des raccourcis. Que ce soit en circulation et dans la vie professionnelle. Arnaques, corruption ou enrichissement douteux prospèrent souvent sur cette obsession du résultat immédiat.

Paradoxalement, ceux qui finissent souvent par réussir durablement sont justement ceux qui acceptent la lenteur du processus. Ils comprennent qu'une réputation se construit et qu'une carrière se développe étape par étape.

Nous voulons tous réussir mais sommes-nous prêts à payer le prix du temps nécessaire à une réussite durable ?

Car après tout, si l'on peut préparer des omelettes en trois minutes, personne n'a encore trouvé le moyen de faire pousser un manguier en trois semaines. Et heureusement. Sinon, même les mangues auraient fini par perdre leur goût.

HFB
Lefaso.net

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Lutte contre les fake news : La BCLCC se dote d'un studio pour renforcer la sensibilisation des internautes

Tue, 08/09/2026 - 22:54

La Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) renforce son dispositif de prévention face aux menaces liées à l'utilisation du numérique. Un studio multimédia dédié à la production de contenus de sensibilisation a été inauguré, dans l'après-midi du mardi 8 septembre 2026, par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana.

Cette nouvelle infrastructure se veut un outil de proximité pour mieux informer les populations sur les risques liés au numérique. Équipé de matériels audiovisuels modernes, le studio permettra notamment à la BCLCC de produire et de diffuser des contenus pédagogiques destinés à sensibiliser les citoyens.

La lutte contre les fausses informations figure au cœur des missions assignées à cette nouvelle plateforme. Des capsules audiovisuelles seront ainsi consacrées à la déconstruction des fake news et à la vérification de l'information, dans le but d'aider les internautes à développer de meilleurs réflexes face aux contenus qui circulent sur les réseaux sociaux.

Au-delà de la désinformation, le studio servira également à aborder différentes problématiques liées à la cybersécurité. Les populations pourront être sensibilisées aux risques auxquels elles s'exposent dans leur utilisation quotidienne des outils numériques, mais aussi aux comportements à adopter pour mieux protéger leurs données et leurs comptes.

Pour la BCLCC, cette initiative répond à la nécessité d'adapter la lutte contre la cybercriminalité à l'évolution rapide des usages numériques. La prévention et l'éducation apparaissent ainsi comme des moyens essentiels pour réduire la vulnérabilité des citoyens face aux différentes menaces en ligne.

À travers des contenus accessibles et adaptés aux réalités des populations, la brigade entend également promouvoir une utilisation plus responsable des technologies de l'information et de la communication.

L'objectif est de favoriser l'émergence d'une véritable culture de cybersécurité et de renforcer la vigilance collective.

Lefaso.net
Source : Page facebook du ministère de la Sécurité

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Ouagadougou : La mairie appelle au respect des règles encadrant la formation des cortèges

Tue, 08/09/2026 - 22:53

Le Président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté appelle les citoyens au strict respect de la réglementation relative à la formation des cortèges. Dans un communiqué, il dit constater que certaines personnes, pourtant bénéficiaires d'une autorisation, ne respectent pas les dispositions prévues à cet effet.

La mairie de Ouagadougou rappelle que la formation et la circulation des cortèges dans la commune sont encadrées par l'arrêté N°2024-270/CO/M/CAB/DAJC du 12 décembre 2024, portant réglementation des cortèges dans la commune de Ouagadougou.

L'arrêté .limite les cortèges de mariage à un maximum de dix véhicules. Dans ce contexte, le président de la délégation spéciale invite l'ensemble de la population à observer scrupuleusement les termes de l'arrêté en vigueur.

Cet appel intervient alors que les autorités nationales et locales multiplient les initiatives visant à renforcer la sécurité des populations.

La mairie insiste ainsi sur la responsabilité de chaque citoyen dans le respect des règles encadrant les cortèges. Pour les autorités municipales, le respect de ces dispositions participe à la préservation de l'ordre et de la sécurité dans la capitale.

Le Président de la délégation spéciale dit compter sur « le sens élevé de responsabilité de tous » pour assurer une meilleure application de la réglementation.

Lefaso.net

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Burkina Faso : BELLUNIC, la marketplace qui connecte vendeurs et consommateurs

Tue, 08/09/2026 - 22:35

BELLUNIC est une marketplace mobile qui met en relation les vendeurs locaux et les consommateurs au Burkina Faso. La plateforme propose une interface simple, des solutions de paiement adaptées au contexte local et un système de suivi des livraisons en temps réel. Dans cet entretien accordé à Lefaso.net, découvrez le fonctionnement de cette solution et la vision pour le développement du commerce en ligne au Burkina Faso.

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Burkina : Ibrahim Traoré à Bobo-Dioulasso pour inaugurer deux infrastructures stratégiques

Tue, 08/09/2026 - 22:10

Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, est arrivé à Bobo-Dioulasso ce mardi 8 septembre 2026. Ce, pour l'inauguration de deux infrastructures majeures. Il s'agit notamment du complexe industriel Textile des forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF) et d'un nouvel amphithéâtre de 1 200 places à l'Université Nazi-Boni.

La première étape de ce séjour sera consacrée à l'inauguration du complexe industriel de textile des Forces du Burkina Faso, TEXFORCES-BF. Selon la direction de la communication de la présidence du Faso, cette infrastructure est présentée comme une installation stratégique et unique en Afrique de l'Ouest. Le complexe aura notamment pour vocation de produire des effets d'habillement destinés aux Forces de défense et de sécurité (FDS), mais également aux populations civiles. Sa mise en service s'inscrit ainsi dans une dynamique de développement de la production locale et de renforcement des capacités industrielles nationales.

Outre le volet industriel, le séjour présidentiel sera également marqué par un passage dans le domaine de l'éducation. Le président inaugurera un nouvel amphithéâtre de 1 200 places à l'Université Nazi-Boni.

Cette infrastructure a été construite dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour une Éducation de qualité pour tous (IPEQ). Elle a, par ailleurs, été équipée par des artisans locaux, mettant ainsi en avant la contribution du savoir-faire national à la réalisation des infrastructures publiques.

Lefaso.net

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Wefafa : la super-app « made in Burkina » qui connecte clients, commerçants et livreurs, jusque sur WhatsApp

Tue, 08/09/2026 - 22:07

Commander un repas, ouvrir une boutique en ligne ou gagner sa vie comme livreur : à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, Wefafa s'impose progressivement comme un acteur incontournable du commerce et de la livraison digitale. Lancée en mars 2026, la plateforme imaginée, conçue et développée au Burkina Faso par trois jeunes Burkinabè compte déjà plus de 1 100 boutiques, 900 livreurs et 2 500 livraisons. Elle est téléchargeable gratuitement sur l'App Store et sur Google Play.

Livraison express, marketplace, paiement sécurisé : Wefafa (www.wefafa.app) réunit sur une seule interface les quatre maillons du commerce de proximité : l'expéditeur, le commerçant, le client et le livreur. Mais sa première particularité n'est pas technique. Elle est d'ici. Derrière la plateforme, pas de multinationale ni de solution importée : trois jeunes Burkinabè qui ont fait le pari de construire, depuis Ouagadougou, l'outil numérique dont le commerce du pays avait besoin. Officiellement lancée en mars 2026, Wefafa n'a mis que quelques mois à trouver son public.

Une réponse burkinabè à des réalités burkinabè

Ce choix n'est pas anodin. Les grandes plateformes internationales arrivent avec des modèles pensés ailleurs, pour d'autres villes, d'autres habitudes de paiement, d'autres façons de commander. Wefafa, elle, a été construite à partir du terrain : les quartiers de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, le Mobile Money comme moyen de paiement naturel, WhatsApp comme outil de travail quotidien, et des milliers de commerçants sans vitrine numérique. Résultat, en à peine six mois d'existence : plus de 4 000 produits référencés, 1 100 boutiques actives et 900 livreurs mobilisés pour plus de 2 500 livraisons réalisées.

Deuxième particularité : point besoin d'installer une application. Wefafa mise sur Fafa IA, un assistant intelligent conçu localement et directement accessible sur WhatsApp. Il comprend une demande formulée en langage naturel, à l'écrit comme à l'oral, et oriente l'utilisateur vers le bon service : envoi d'un colis, commande d'un repas ou suivi d'une livraison en temps réel. La preuve que l'intelligence artificielle peut aussi se concevoir au Burkina Faso, par des Burkinabè, pour les Burkinabè.

Pour les expéditeurs : un colis envoyé en une phrase

Envoyer un colis se résume désormais à une conversation. Il suffit de décrire son besoin à Fafa IA, par exemple « je veux envoyer un colis à Tampouy », de partager le point de retrait, et un coursier du quartier est aussitôt mobilisé, tarif annoncé immédiatement. La plateforme propose aussi la livraison groupée, pour expédier plusieurs colis en une seule course et réduire les coûts, et la réception groupée, qui rassemble les achats faits auprès de plusieurs boutiques en une livraison unique. Chaque envoi est suivi en temps réel, avec la géolocalisation du livreur.

Pour les commerçants : les outils des grandes enseignes, entre les mains de nos boutiquiers

C'est le cœur du projet : donner aux commerçants burkinabè, de l'artisan à la boutique de prêtà-porter, les moyens numériques jusqu'ici réservés aux grandes marques. En quelques minutes, chaque marchand ouvre sa boutique en ligne, disponible 24h/24, sans compétence technique particulière. S'y ajoutent plusieurs leviers commerciaux :

• le live shopping, pour vendre en direct, présenter ses produits et interagir avec son audience ;
• les ventes flash, pour créer l'urgence et écouler rapidement ses stocks ;
• les stories, pour publier ses nouveautés au quotidien, à la manière d'un statut WhatsApp ;
• la livraison intégrée, qui décharge le commerçant de toute la logistique : un livreur récupère et livre la commande à sa place ;
• le paiement sécurisé, avec encaissement par Mobile Money.

Awa T., qui tient une boutique de prêt-à-porter à Ouagadougou, a ouvert la sienne en dix minutes et reçoit désormais des commandes même lorsque son magasin physique est fermé. Une illustration concrète de la promesse de Wefafa : la technologie au service de tous les commerçants du pays, pas seulement des grandes enseignes.

Pour les clients : acheter, suivre, recevoir, sans complications

Côté acheteurs, l'expérience se veut simple et rassurante : parcourir les boutiques, suivre les nouveautés publiées près de chez soi, participer aux sessions de live shopping en commentant en direct, et payer en toute sécurité via Mobile Money. Le suivi de la livraison en temps réel, avec géolocalisation du coursier, répond à une frustration bien connue en Afrique de l'Ouest : devoir relancer plusieurs fois pour savoir où en est sa commande. Un problème que Boukary S., client à Bobo-Dioulasso, dit ne plus connaître. Et chaque achat sur Wefafa a une vertu supplémentaire : l'argent reste dans l'économie burkinabè, chez un commerçant d'ici, livré par un jeune d'ici.

Pour la diaspora : faire plaisir au pays, depuis n'importe où

Les Burkinabè de l'extérieur ne sont pas oubliés. Wefafa est pensée pour les grandes villes où la diaspora est la plus présente : Abidjan, Moscou, New York, Paris, Rome. Depuis l'une de ces villes ou d'ailleurs, un membre de la diaspora peut parcourir les boutiques sur www.wefafa.app, commander un pagne, un panier de vivres ou un cadeau d'anniversaire, et le faire livrer directement chez sa mère à Ouagadougou ou chez un frère à Bobo-Dioulasso. Le paiement se règle directement depuis l'étranger par PayPal, ou par Mobile Money pour ceux qui ont gardé un compte au pays, et la livraison se suit en temps réel, à des milliers de kilomètres.

Les sessions de live shopping sont ouvertes à tous, et Fafa IA répond sur WhatsApp quel que soit le pays d'où l'on écrit.
Fini l'argent envoyé « pour faire les courses » sans savoir ce qu'il devient : la diaspora choisit elle-même ce qu'elle offre, achète chez un commerçant burkinabè et fait travailler un livreur du quartier. Une manière concrète de rester connecté au pays et de soutenir son économie, même à distance.

Pour les livreurs : un revenu flexible, dans son propre quartier

Wefafa mobilise chaque jour des centaines de courses à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, ouvertes à des livreurs qui choisissent librement leurs horaires. Pour ce vivier de plus de 900 coursiers, trois arguments : des revenus garantis, des horaires flexibles et une communauté soudée entre livreurs. Idrissa O., livreur à Ouagadougou, résume l'intérêt du modèle : la liberté de choisir ses courses et un paiement fiable, pour un revenu complémentaire bienvenu dans un pays où l'emploi des jeunes reste un enjeu majeur. À sa manière, Wefafa transforme le numérique en emplois concrets pour la jeunesse burkinabè.

Un savoir-faire numérique aussi mis au service des entreprises

Au-delà de la plateforme elle-même, l'équipe qui a conçu et développé Wefafa met son expertise technique à la disposition d'autres structures. Entreprises, ONG, institutions ou administrations qui souhaitent se doter de leur propre système informatique, application mobile ou site internet peuvent s'appuyer sur ce même savoir-faire, éprouvé à l'échelle d'une plateforme qui traite aujourd'hui des milliers de commandes. Une preuve supplémentaire qu'une expertise numérique de haut niveau peut se construire, se garder et se louer depuis le Burkina Faso.

Une ambition : une économie locale dynamisée par un numérique local

Au-delà des chiffres, Wefafa porte une conviction : le Burkina Faso peut concevoir ses propres outils numériques plutôt que de dépendre de plateformes venues d'ailleurs. Chaque commande passée irrigue le commerce local, chaque livraison crée un revenu pour un jeune du quartier, et chaque boutique ouverte en ligne offre à un commerçant une visibilité qu'il n'aurait pas eue seul.

La plateforme elle-même a été conçue et développée ici, par des Burkinabè, pour des Burkinabè. C'est le pari de ses trois fondateurs : mettre l'intelligence artificielle et le digital, longtemps réservés aux grandes entreprises, entre les mains de chaque commerçant, chaque client et chaque livreur du pays. Six mois après son lancement, le pari est en bonne voie. Consommer local, c'est aussi choisir des outils numériques locaux.

Et l'ambition ne s'arrête pas à la frontière. Conçue par des Burkinabè, pour des Burkinabè, Wefafa se pense déjà comme un outil plus large : un numérique pensé pour l'Afrique, par des Africains, à mesure que la plateforme s'ouvrira aux pays voisins.

Wefafa est accessible via l'application mobile, le site www.wefafa.app, ou directement par message WhatsApp à l'assistant Fafa IA au +226 04 78 04 11. Informations et support : +226 04 68 59 59. Paiement par Mobile Money ou PayPal. La plateforme est actuellement déployée à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso.

Téléchargement direct : wefafa.app/telecharger
Wefafa
Fafa IA sur WhatsApp : +226 04 78 04 11 · Informations et support : +226 04 68 59 59 Source : Wefafa, www.wefafa.app

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Football : La Ligue des champions est de retour

Tue, 08/09/2026 - 22:06

Cette semaine débute l'une des plus grandes compétitions de football au monde. C'est parti pour une nouvelle saison de fortes émotions, de suspense et de désillusion. Les 36 équipes en lice connaissent chacune leurs huit adversaires pour la première partie de la compétition, qui s'achèvera le 27 janvier 2027.

Dès ce mardi 8 au jeudi 10 septembre 2026, le football européen retient son souffle. Les meilleures équipes du continent vont retrouver les pelouses de la Ligue des champions de l'UEFA pour une nouvelle campagne qui s'annonce particulièrement palpitante. Après une première saison sous sa nouvelle formule, la Ligue des champions poursuit son aventure à 36 équipes. Finis les traditionnels groupes de quatre équipes. Désormais, toutes les formations sont réunies dans un classement unique.

Chaque équipe dispute huit rencontres durant la phase de ligue, quatre à domicile et quatre à l'extérieur, face à huit adversaires différents. À l'issue de cette phase, les huit premiers du classement obtiennent directement leur billet pour les huitièmes de finale.

Les équipes classées de la 9ᵉ à la 24ᵉ place devront quant à elles passer par les barrages pour espérer poursuivre leur parcours européen. Pour les formations classées au-delà de la 24ᵉ place, l'aventure prend fin. Cette nouvelle formule promet donc une bataille acharnée dès les premières journées. Chaque point pourrait compter au moment de faire les comptes.

Les cadors européens à l'assaut du trophée

Comme chaque saison, plusieurs grandes équipes européennes figurent parmi les prétendants naturels au sacre. Le FC Barcelone, le Real Madrid, le Bayern ou encore le Paris Saint-Germain sont notamment les clubs habitués aux grands rendez-vous continentaux, avec leurs effectifs riches en stars et leur expérience des soirées européennes. Le Real Madrid, l'incontournable et véritable habitué de la compétition, est très attendu par des milliers de fans à travers le monde.

Avec son histoire exceptionnelle en Ligue des champions, le club espagnol vient cette année avec une grande ambition ; celle du 16ᵉ titre. Mais cette compétition réserve souvent des surprises. Une équipe moins attendue peut rapidement bousculer les pronostics grâce à une série de bons résultats. C'est aussi ce qui fait le charme de cette compétition. En Ligue des champions, le statut de favori ne garantit jamais la victoire.

Des stars et des affiches très attendues

Cette nouvelle édition sera également l'occasion de suivre de près les performances des grandes stars du football mondial. Lamine Yamal et Raphael Dias Belloli, dit Raphinha du FC Barcelone, Kylian Mbappé du Real Madrid ou encore Ousmane Dembélé du Paris Saint-Germain, qui sont les attaquants les plus attendus, les milieux de terrain et les défenseurs les plus talentueux du continent européen, seront appelés à répondre présents dans les moments décisifs.

Les supporters, eux, attendent surtout les grandes affiches. Ces rencontres entre clubs historiques constituent souvent les moments les plus marquants de la compétition. Dans des stades remplis sous une pression maximale, chaque erreur peut coûter cher et chaque exploit peut entrer dans l'histoire. Pour les joueurs, la Ligue des champions représente également une vitrine exceptionnelle. Une bonne campagne européenne peut permettre à certains de confirmer leur statut, tandis que de jeunes talents peuvent profiter de cette scène pour se révéler aux yeux du monde.

Qui succédera aux Parisiens ?

Avant d'arriver au rendez-vous ultime, prévu le 5 juin 2027 au Metropolitano de Madrid, les prétendants devront franchir plusieurs obstacles. De la phase de ligue aux huitièmes de finale, puis aux quarts et aux demi-finales, le chemin vers le sacre sera long et semé d'embûches. Une chose est certaine. Entre ambitions, rivalités, surprises et pression, la Ligue des champions s'annonce une nouvelle fois comme un spectacle à ne pas manquer. Les projecteurs sont allumés, les stades sont prêts et les supporters sont impatients. La musique de la Ligue des champions va de nouveau résonner.

Ismael Ouédraogo (stagiaire)
Lefaso.net

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Gestion de ressources publiques en Afrique : Au Gabon, la Cour des comptes à la traque de 1 700 milliards de FCFA auprès de 600 personnes

Tue, 08/09/2026 - 22:05

Affirmer, sans une étude consacrée, que la gabegie dans la gestion des ressources publiques est l'un des principaux maux qui minent l'aspiration au développement en Afrique, n'est pas un crime de lèse-majesté. Tout porte à croire que l'administration et les ressources de l'Etat sont des biens dont il faut profiter et se servir à volonté, à proportion que l'occasion se présente. L'actualité au Gabon depuis ce lundi 7 septembre 2026 relance le débat sur le sujet, un véritable serpent de mer. Dans un rapport qu'il a rendu public, la Cour des comptes lance le recouvrement de 1 700 milliards de FCFA auprès de 600 personnes et entreprises et ce, dans un délai d'un mois.

A son arrivée au pouvoir, en août 2023, le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a fait le ‘'serment'' d'une gouvernance de rupture, appuyée surtout par la répression contre les pratiques de corruption et assimilés, l'indiscipline, le laxisme, etc. À l'occasion de l'inauguration du Palais des conférences, en mai 2026, le président Oligui Nguema réitérait la « tolérance zéro » comme un point fondamental de sa gouvernance. Descentes sur le terrain, visites inopinées, instructions fermes, discours axés sur la souveraineté et le panafricanisme…caractérisent la gouvernance. Elle s'illustre encore par cette « vaste offensive judiciaire » contre les figures emblématiques de l'ancien régime, dont Sylvia Bongo et Noureddin Bongo, épouse et fils de l'ancien président Ali Bongo, inculpés pour détournement de fonds publics, blanchiment et corruption. A cela, et entre autres, s'ajoute l'annonce en octobre 2025, de l'ouverture d'enquêtes et d'audits au sein de toutes les régies financières du pays dans le cadre de la « lutte contre l'impunité au sein de l'administration publique ».

C'est dans ce contexte que le premier président de la Cour des comptes du Gabon a d'abord révélé, lundi, 7 septembre 2026, que 1 700 milliards de FCFA de débets et d'amendes courent dans la nature avant d'annoncer qu'un délai de grâce d'un mois est accordé à toutes les personnes ou entreprises impliquées dans les fonds « détournés durant les 20 dernières années » et qui n'ont jamais été recouvrés par l'État, malgré la mise en débet des intéressés, indique gabonactu.com.

« Lors d'un plateau spécial sur la chaîne publique Gabon 24, Alex Euv Moutsiangou s'est montré intraitable : le délai court à partir de ce lundi 7 septembre et s'épuise le 7 octobre prochain. Passé ce délai, le dossier sera transmis à un juge répressif qui traduira les intéressés devant la Cour criminelle spéciale. Selon le premier président de la Cour des comptes, les détournements ont été effectués par des comptables publics et des ordonnateurs de crédits, c'est-à-dire des ministres, des maires et des présidents d'assemblées départementales. S'y ajoutent des entreprises privées qui ont été payées sans avoir réalisé le travail pour lequel elles ont encaissé l'argent public. Les détournements ne se sont pas produits en une seule année : certains remontent à vingt ans, a-t-on appris », relaie le média.

Environ 600 dossiers de personnes physiques et d'entreprises sont concernés et après des contrôles, les intéressés avaient été mis en débet. Une autre source a, selon le média, confié qu'un seul débiteur doit à l'État 800 milliards de FCFA, soit près de la moitié des 1 700 milliards non recouvrés.

Selon la loi gabonaise, précise gabonactu.com, il n'y a pas de prescription en matière de mise en débet. En cas de décès de la personne principale, le débet passe à sa succession jusqu'à la quatrième génération. Pour les entreprises en faillite, la procédure est également très longue. Le liquidateur porte une responsabilité importante dans ses actes. Si la faillite totale est constatée par le tribunal, la procédure peut s'éteindre par un passage aux écritures en pertes et profits, renseigne le confrère gabonais sur ce sujet qui est partagé par de nombreux Etats africains.

O.L
Lefaso.net

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Burkina : La Douane saisit plus de 23 tonnes de riz avarié et un important lot de matériels sensibles à Bobo-Dioulasso

Tue, 08/09/2026 - 22:03

Ce mardi 8 septembre 2026, le drapeau national s'est élevé dans le ciel du Bureau principal des douanes de Bobo-Gare, au rythme solennel du Ditanyè. Face aux couleurs, une conviction s'est imposée : dans un Burkina Faso engagé dans la reconquête de son territoire et l'affirmation de sa souveraineté, chaque institution a une part de la Patrie à défendre.

Présidée par le directeur général des Douanes, l'inspecteur divisionnaire des douanes Yves Kafando, la cérémonie de montée des couleurs a ouvert une journée placée sous le signe de la vigilance douanière, de la protection des populations et de la contribution de la Douane à l'effort national de sécurité.

À l'issue de la cérémonie, plus de 23 tonnes de riz avarié, saisies par le Bureau principal des douanes de Bobo-Gare, ont été présentées à la presse. Derrière ces milliers de kilogrammes de denrées impropres à la consommation se cachait une menace silencieuse. Ce riz aurait pu se retrouver dans les assiettes de milliers de familles, d'enfants et de personnes vulnérables, exposant ainsi leur santé à de graves risques. En retirant ces produits du circuit commercial, les agents des Douanes n'ont donc pas seulement intercepté une marchandise irrégulière : ils ont prévenu un risque sanitaire majeur et protégé des vies.

Cette saisie rappelle que la fraude ne prive pas uniquement l'État de recettes indispensables. Elle peut aussi porter directement atteinte à la santé, à la dignité et à la sécurité des citoyens.

Dans un contexte national déjà éprouvé, empêcher la circulation de denrées avariées, c'est éviter qu'une menace sanitaire ne vienne s'ajouter aux défis sécuritaires que notre pays s'emploie résolument à surmonter.

Après Bobo-Gare, cap a été mis sur la Brigade mobile des douanes de Bobo, où s'est déroulée la remise officielle à l'armée d'un important lot de matériels sensibles saisis par cette unité.

Le ministre de l'Économie et des Finances, Dr Aboubacar Nacanabo, a remis au ministre d'État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simpore, 2 013 bâtons d'explosifs, 47 rouleaux de cordons détonants, 3 284 détonateurs électriques, 107 équipements de connexion satellitaire Starlink, quatre boîtiers de fibre optique, un rouleau de câble de connexion, 172 paires de chaussures de sécurité et 7 500 litres d'essence. La nature et l'importance de ces saisies donnent toute la mesure de l'enjeu. Entre de mauvaises mains, les explosifs et leurs accessoires peuvent devenir des instruments de destruction, tandis que les équipements de communication peuvent être détournés au profit de réseaux criminels organisés. Leur interception constitue ainsi bien plus qu'une performance douanière : elle représente des capacités dangereuses retirées des circuits illicites et des menaces potentielles neutralisées.

Cette remise symbolise l'union d'action des institutions de l'État autour d'une même mission : protéger la Nation. Chaque explosif intercepté est une menace de moins contre la Patrie. Chaque produit avarié retiré du marché est un danger écarté pour les populations. Chaque saisie réussie renforce la ligne de défense du Burkina Faso.

Derrière ces résultats se trouvent des agents qui observent, contrôlent, enquêtent et interviennent, parfois dans des conditions difficiles et au péril de leur vie.

Pour le directeur général des douanes, sa présence aux côtés de ces agents traduit la reconnaissance de l'Administration pour le travail accompli. Elle vise également à les féliciter et à les encourager à redoubler d'engagement afin de servir toujours mieux le Peuple intègre qui leur a confié cette noble mission.

Il a rappelé que la douane n'est pas seulement une administration chargée de mobiliser les recettes publiques. Elle est aussi une sentinelle de la santé publique, un rempart contre les trafics et un acteur déterminant de la défense nationale.

Lefaso.net

Source : Page facebook des douanes

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Avis de recrutement de deux (02) Responsables d'Unités Techniques (UT).

Tue, 08/09/2026 - 22:00

L'Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l'Ouest et du Centre (AB.AOC) dont le siège est basé à Ouagadougou (Burkina Faso), est un établissement public international issu de la coopération inter Etats pour renforcer la lutte contre le changement climatique grâce à la diffusion à grande échelle de la technologie du biodigesteur, qu'il soit domestique, semi-industriel et industriel.

Le Cabinet Compétence Recrutement Intérim (C.R.I) a été mandaté pour accompagner le Secrétariat Exécutif dans le processus de recrutement de deux (02) Responsables d'Unités Techniques (UT).

Intitulé des postes

Responsable de l'Unité Technique : Développements Scientifiques, Socio-économiques et Institutionnels

Nbre
01

Responsabilités, qualifications, compétences et aptitudes

FORMATION :
Être titulaire d'un diplôme de niveau BAC+5 en ingénierie (énergie, sciences appliquées ou disciplines connexes).
EXPERIENCE PROFESSIONNELLE :
Être un(e) expert(e) senior disposant d'au moins cinq années d'expérience professionnelle ;
Avoir une expérience confirmée en ingénierie commerciale, démontrant des aptitudes avérées à concevoir, piloter et diriger des projets de recherche-action et de R&D appliquée.

Intitulé des postes

Responsable de l'Unité Technique :
Gestion Administrative, Financière et Comptable

Nbre

01

Responsabilités, qualifications, compétences et aptitudes
FORMATION :
Être titulaire d'un diplôme de niveau BAC+5 (Master 2) en Comptabilité, Finances ou disciplines connexes.

EXPERIENCE PROFESSIONNELLE :
Être un(e) expert(e) senior, justifiant d'au moins cinq (5) années d'expérience avérée dans des fonctions similaires ;
Avoir une expérience professionnelle démontrant l'exercice de responsabilités significatives dans une ou plusieurs organisations opérant au niveau international ou régional.

CONDITIONS GENERALES :
• Lieu d'affectation : Ouagadougou (Burkina Faso) ;
• Nature du contrat : Contrat de travail à durée indéterminée avec une période d'essai de trois mois ;
• Nationalité : Les postulants doivent être ressortissants des pays membres de l'AB.AOC ;
• Autre : Salaire attractif et autres avantages.
• Les candidatures féminines sont encouragées.

COMPOSITION DU DOSSIER :
Les candidats intéressés doivent joindre la version PDF des documents ou la copie scannée des documents légalisés :
 Une lettre de motivation, datée et signée adressée au Secrétaire Exécutif ;
 Un curriculum vitae sincère avec le contact de trois (03) références professionnelles ;
 Une copie légalisée du diplôme exigé ;
 Un certificat de nationalité ;
 Une copie non légalisée des certificats ou attestations de travail relative aux postes de travail mentionnés dans le CV.

COMMENT POSTULER : Les candidats (es) intéressés(es) sont priés(es) de créer leur compte candidat et postuler via la plateforme www.criburkina.com en cliquant sur le poste concerné et joindre tous les documents exigés en version PDF. Les documents autres que le CV, le diplôme, le certificat de nationalité et la lettre de motivation doivent être scannés en un seul fichier.

PROCEDURE DE SELECTION : Présélection sur dossier et phase de sélection

DATE LIMITE DE DEPOT : Jeudi 08 Octobre 2026

Pour toute information complémentaire, contacter le cabinet C.R.I au +226 25 47 64 01 / +226 51 22 46 39 aux heures d'ouverture des bureaux 7h30 à 12h30 et 15h30 à 17h30 (GMT).

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