Les Grande, famille, Ouédraogo et Guindo à Guirsin, Ouahigouya, Niangoloko ,Ziniaré ,Ouagadougou Itali, Canada ,San (république du Mali ) et en Côte d'Ivoire,El Adj Barou Omar Ouedraogo Cinéaste , les famille alliés Guindo,Zigani,Barry,Djibo,Congo ,Gansonré ,yabré ,Koalga,Samandoulgou a Ouagadougou, les enfants de la défunte kadidiatou ,Assita ,Oualida ,Farida ,Anissa,Madi,et Orokia ont la profonde douleur de vous faire part du décès de l'épouse, mère , Fille,grand mère Mme Ouedraogo née Guindo Awa (dite Mme Barou) décès survenus ce lundi 1er juin 2026 au CHR, de Ziniaré des suites d'une courte maladie la famille Ouédraogo, vous remercie pour tous le soutien physique et morale lors de ces évènements douloureux.
Par ailleurs, le doua est prévu pour ce dimanche 7 juin 2026, au domicile de la défunte au secteur 3(zagbega) de Ziniaré à partir de 9h.
innâ lillâhi wa innâ ilayhi rajiun (Nous appartenons en Allah et vers Allah nous retournons)
Le projet « Renforcer la durabilité et la résilience des services d'eau potable et d'assainissement pour les personnes déplacées, les retournés et les populations touchées par la situation humanitaire au Burkina Faso », a été officiellement lancé ce mardi 2 juin 2026. Il a pour objectif de renforcer la résilience et l'accès équitable aux services d'eau potable et d'assainissement pour les populations hôtes, déplacées et retournées et va couvrir les régions de Bankui, du Yaadga et du Goulmou. 97 000 bénéficiaires seront touchés par les activités du projet.
La crise sécuritaire et humanitaire que traverse le Burkina Faso depuis plusieurs années a entraîné un déplacement massif des populations. L'afflux de ces personnes vers des zones déjà confrontées à des difficultés d'accès à l'eau potable et à l'assainissement vient exacerber la pression sur les ouvrages d'eau. Le présent projet vient donc contribuer à répondre à ces besoins. Le ciblage des régions bénéficiaires que sont le Goulmou, le Yaadga et les Bankui tient au fait que celles-ci concentrent 83 % des besoins urgents en eau, hygiène et assainissement, car elles subissent une pression démographique intense liée à l'afflux des déplacés internes.
À en croire Dr Chantal Umutoni, représentante de l'UNICEF au Burkina, l'accès à l'eau potable et à l'assainissement est non seulement un droit fondamental, mais aussi une condition essentielleLe projet est mis en œuvre par l'UNICEF en étroite collaboration avec KWF et le gouvernement burkinabè. Il prévoit la construction de 7 nouvelles adductions d'eau potable simplifiées (AEPS), de 2 systèmes multi-villages alimentés à l'énergie solaire, la réhabilitation et l'extension de 6 systèmes multi-villages existants, la réalisation de 60 blocs de latrines dans les écoles et les centres de santé, ainsi que la mise en place de 2 stations de traitement des boues de vidange. Ce sont environ 97 000 personnes qui verront leur accès à l'eau potable et à l'assainissement amélioré grâce à la mise en œuvre du projet.
vue des participantsLa représentante de l'UNICEF au Burkina, le Dr Chantal Umutoni, a indiqué que l'accès à l'eau potable et à l'assainissement est non seulement un droit fondamental, mais aussi une condition essentielle de santé, de dignité et de bien-être. Le projet lancé ce jour constitue donc selon elle un investissement dans la stabilité, la dignité et l'avenir et va contribuer à renforcer la gouvernance communautaire, l'autonomisation des femmes et des jeunes ainsi que la cohésion sociale.
Alassane Guiré, directeur de cabinet représentant le ministre d'État, ministre de l'agriculture, a affirmé que le projet est en adéquation avec la vision du gouvernementLe projet est financé par l'ambassade d'Allemagne à hauteur de 6 milliards de FCFA. L'ambassadeur d'Allemagne au Burkina, Dietrich Becker, a indiqué que l'accès à l'eau n'est pas un luxe mais une question de dignité. Il a réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner le Burkina Faso afin de garantir un accès équitable aux ressources hydriques aux populations.
Dietrich Becker, ambassadeur d'Allemagne au BurkinaAlassane Guiré, directeur de cabinet représentant le ministre d'État, ministre de l'agriculture, président de la cérémonie, a affirmé que le projet illustre l'engagement des différents acteurs en faveur des personnes vulnérables et la volonté commune d'accompagner leur transition vers une vie stable et meilleure. Aussi, soutient-il, ce projet s'inscrit pleinement dans les priorités du plan relance qui traduit la vision du gouvernement pour un Burkina souverain, stable et prospère. Il a ajouté qu'en renforçant les services publics d'eau et d'assainissement dans les zones fragiles, le projet contribuera à la consolidation de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix, en réduisant les tensions liées à l'accès aux ressources.
Le projet va se dérouler sur la période 2026-2029.
Armelle Ouédraogo
Lefaso.net
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Ngourdam Pro-ARIDES, SNV prévoit la réalisation d'une étude de base visant à établir la situation de référence des indicateurs du projet dans les communes d'intervention situées dans les régions du Nando, Tannouyan, Nazinon et Djôrô. Cette étude s'inscrit dans une logique de redevabilité, d'apprentissage et d'amélioration continue des interventions, notamment dans les domaines du pastoralisme, de la résilience climatique, de la gouvernance locale et de la prévention des conflits. Un protocole méthodologique (incluant les outils de collecte, le plan d'analyse et le plan d'échantillonnage) a été élaboré et soumis auprès du Conseil National de la Statistique (CNS) en vue de l'obtention d'un visa statistique.
Dans ce contexte, SNV souhaite sélectionner un consultant pour accompagner le processus d'obtention du visa statistique et assurer la mise en œuvre complète de l'étude dès l'obtention du visa statistique.
Les Consultants intéressés et éligibles peuvent télécharger les termes de références (TDR) de mission dans le lien ci-dessous : https://urlz.fr/vaIh
La consultation est ouverte, à égalité de conditions aux consultants individuels nationaux.
Les offres sont valables pendant une période de 90 jours à compter de la date limite de remise.
Les offres sont établies en langue française en trois (3) exemplaires dont un (1) original et deux (2) copies doivent être déposées sous plis fermés avec mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT DE CONSULTANT POUR LA REALISATION D'UNE ETUDE DE BASE POUR LE PROJET NGOURDAM PRO-ARIDES ». (A N'OUVRIR QU'EN SEANCE). Le pli doit contenir les mêmes offres financières et techniques sous clefs USB. Toute différence entre les versions physiques et numériques entrainera le rejet de l'offre.
Les offres sont reçues auprès du secrétariat du Bureau SNV Burkina, Ouaga 2000 Sect.54 Av. SARE Elie, Porte 437 | 01 BP :625 Ouagadougou 01 | Burkina Faso au plus tard le 16 juin 2026 à 15 heures 00 minutes pour être recevables.
Pour tout renseignement dans le cadre du présent avis d'appel d'offres, veuillez adresser un email à bguiro@snv.org en mettant en copie syonli@snv.org.
SNV, se réserve le droit de ne donner suite à tout part ou partie de cet avis d'offre.
Ouagadougou, le 01/06/2026
La Directrice Pays
« Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort » (Jn 11,25).
La grande famille LANKOANDE Yenbuado à Thion ;
Sa Majesté Bourgou Yenhama Chef coutumier de Manni ;
Sa majesté LANKOANDE Hampandi Chef coutumier de Monlori ;
Les grandes familles LANKOANDE, BOURGOU, YARGA, TINDANO à Manni, Ouagadougou, Fada, Thion, Bogandé, Dakiri, Monlori, France et Canada ;
Les familles alliées OUEDRAOGO, CISSE, DIABRI, NADINGA, DIANDA, KOBOUORI, MANO, TINDANO à Ouagadougou, Fada, Yako et Dakar ;
Les frères et sœurs LANKOANDE Emmanuel, Martin, Manipo et Folpoa ;
La veuve Mme LANKOANDE / OUEDRAOGO Fati Sara Esther et ses enfants Solange, Hermann et Patrick ;
Ont la profonde douleur de vous annoncer le décès survenu le lundi 01 juin 2026 à Ouagadougou de suite d'une longue maladie de leur cousin, neveu, frère, époux, père, beau-frère, beau-fils, oncle et grand-père à l'âge de 72 ans,
LANKOANDE DJINGRI CHARLES
précédemment Médecin endocrinologue à la retraite.
Ils vous informent que les obsèques se dérouleront selon le programme suivant :
Mercredi 03 juin 2026
17h : Levée du corps à la morgue du CHU Yalgado OUEDRAOGO ;
20h : Veillée de prière au domicile du défunt à Somgandé ;
Jeudi 04 juins 2026
8h30 : Levée du corps au domicile du défunt à Somgandé ;
9h : Messe et absoute, tenant lieu de funérailles chrétiennes à la Chapelle St Gabriel de Somgandé, suivi de l'inhumation au cimetière de Toudbweogo.
« Seigneur, nous ne te demandons pas pourquoi tu nous l'as retiré, mais nous te disons merci de nous l'avoir donné » ‘'St Augustin''.
PAIX A SON AME ET UNION DE PRIERE !
Le Président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, est arrivé ce mardi 2 juin 2026 dans l"après-midi à Ouagadougou, pour une visite d'amitié et de travail.
Il a été accueilli à l'aéroport international de Ouagadougou par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.
Après l'exécution des hymnes nationaux et les honneurs militaires, les deux Chefs d'État ont eu un tête-à-tête au salon d'honneur avant de se rendre au Palais présidentiel de Koulouba, où une séance de travail est prévue.
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Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso
Le Président du Bénin, Romuald Wadagni, a effectué une visite officielle au Niger, où il a été accueilli à l'aéroport avant d'être conduit au Palais présidentiel.
Il a ensuite eu un tête-à-tête avec le Président nigérien, le Général Abdourahamane Tiani, suivi d'une séance de travail élargie aux deux délégations.
Lefaso.net
Source : Page Facebook du Conseil National pour la
Sauvegarde de la Patrie du Niger
Le sacre de Vitesse FC face au Sporting Football Club, en présence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l'État et d'un public des grands jours au stade du 4-Août de Ouagadougou.
Revivez les moments forts dans cette vidéo...
Initialement prévue du 5 au 7 juin 2026, la 4ᵉ édition du Festival International de Musique pour l'Environnement (FESIME) a été reportée en raison de la tenue des examens scolaires sur le site devant accueillir l'événement.
Le comité d'organisation annonce que le rendez-vous se tiendra finalement du 12 au 14 juin 2026 à Gounghin, dans l'arrondissement n°4 de Ouagadougou, avec l'ambition de mobiliser les populations autour de la protection de l'environnement et de la lutte contre le changement climatique.
Lire le communiqué du comité d'organisation ci-dessous :
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COMMUNIQUÉ OFFICIEL
Le Comité d'organisation du Festival International de Musique pour l'Environnement (FESIME) porte à la connaissance du public, des partenaires, des artistes et des festivaliers que la 4ᵉ édition du festival, initialement prévue aux dates annoncées, est reportée.
Comme le dit si bien l'adage : « L'homme propose, Dieu dispose. » Cette décision, indépendante de notre volonté, fait suite à la tenue des examens scolaires sur le site devant accueillir l'événement. Le festival étant organisé dans l'enceinte d'une école primaire, il nous est apparu essentiel de privilégier le bon déroulement des évaluations académiques, dans le respect des élèves, des enseignants et de toute la communauté éducative.
Après de larges concertations avec l'ensemble des membres du comité d'organisation, aucune autre option responsable n'était envisageable que le report de cette édition.
Nous avons donc le plaisir de vous annoncer que, par la grâce de Dieu, la 4ᵉ édition du FESIME se tiendra du 12 au 14 juin 2026 à Gounghin, dans l'arrondissement n°4 de Ouagadougou.
À cette occasion, nous adressons nos sincères excuses à notre patron, Monsieur Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, à nos parrains, invités d'honneur, partenaires techniques et financiers, artistes, médias, bénévoles ainsi qu'à l'ensemble du public fidèle qui accompagne cette noble initiative depuis ses débuts.
Nous regrettons profondément ce changement de calendrier et remercions chacun pour sa compréhension, son soutien et sa confiance.
Plus que jamais, nous lançons un appel à toutes les populations du Burkina Faso et d'ailleurs à se mobiliser massivement pour faire de cette 4ᵉ édition un succès retentissant. Le FESIME est bien plus qu'un festival : c'est un cadre international d'éducation, de sensibilisation et d'engagement citoyen en faveur de la protection de l'environnement, de la lutte contre le changement climatique et de la promotion du développement durable.
Du 12 au 14 juin 2026, rendez-vous à Gounghin pour célébrer la musique au service de la planète. Ensemble, faisons du FESIME 2026 un événement historique pour les générations présentes et futures.
La Terre est notre héritage commun, protégeons-la ensemble !
Le Directeur Général de la Société Nationale d'Electricité du Burkina (SONABEL) communique :
Sous réserve d'un contrôle approfondi, les candidats admis aux tests de recrutements pour des Contrats de Travail à Durée Déterminée (CDD) de trente (30) Opérateurs SIG Back Office, quarante-cinq (45) Agents Contrôleurs et quatre cent cinquante (450) Agents de Collecte, sont priés de déposer les documents ci-après au rez-de chaussée de l'Immeuble COMPAORE, sis côté Ouest du Monument des Héros Nationaux à Ouaga 2000, du mercredi 03 au vendredi 05 juin 2026, de 08 heures 30 minutes à 16 heures 00 minute :
– une demande manuscrite timbrée à 200 francs CFA adressée à Monsieur le Directeur Général de la SONABEL, et signée par le candidat ;
– une lettre de motivation datée et signée par le candidat ;
– un extrait d'acte de naissance ou un jugement supplétif d'acte de naissance en tenant lieu (les photocopies légalisées ne seront pas acceptées) ;
– une copie légalisée du Certificat de Nationalité Burkinabè ;
– un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois ;
– un certificat d'aptitude physique plus un certificat de non grossesse pour les femmes.
LE DIRECTEUR GENERAL,
Souleymane OUEDRAOGO
Chevalier de l'Ordre de l'Etalon
Dans le but de renforcer et d'optimiser ses ressources humaines, une société de microfinance basée à Ouagadougou souhaite recevoir des candidatures pour le recrutement de personnels répondant aux profils suivants :
Intitulé du poste
Responsable études, projets et partenariats
Nombre de poste à pourvoir
01
Conditions de participation (profil, qualification et expérience)
• Être âgé au plus de 50 ans au 31 décembre 2026 ;
• Être titulaire d'un BAC+4/5 en gestion de projets, économie, gestion, finance, banque, ou autres ;
• Avoir des connaissances solides en gestion de projets, mobilisation de financements, les partenariats institutionnels ou le secteur de la microfinance/developpment ;
• Maitriser le montage et la gestion de projets ;
• Avoir des notions en finances, comptabilité, marketing et en techniques de vente
• Avoir des capacités de planification, d'anticipation et de suivi des activités
• Maîtriser les outils informatiques
• Avoir une bonne connaissance du secteur de la microfinance et des intervenants ;
• Avoir des capacités de négociations et de représentation ;
• Avoir un esprit d'initiative ;
• Avoir des capacités d'analyse et de synthèse ;
• Avoir une excellente communication ;
• Avoir le sens des relations humaines ;
• Être discret et intègre ;
• Avoir des capacités rédactionnelles.
Lieu d'affectation : Ouagadougou
Missions générales du poste
• Développer et piloter les projets stratégiques de l'institution ;
• Identifier et mobiliser des partenaires techniques et financiers ;
• Assurer le montage des dossiers de financement ;
• Coordonner les relations avec les bailleurs et partenaires ;
• Renforcer l'accès aux financements et subventions ;
• Produire les rapports techniques et financiers des projets ;
• Participer au development des produits et services.
Intitulé du poste
Chargé du Financement agricole (CFA)
Nombre de poste à pourvoir
01
Conditions de participation (profil, qualification et expérience)
• Être âgé au plus de 50 ans au 31 décembre 2026 ;
• Être titulaire d'un diplôme de niveau BAC+3 minimum en agriculture ;
• Avoir une Expérience d'au moins trois (03) ans à un poste similaire ou à un poste de responsabilité ;
• Bonne connaissance du secteur agricole et rural ;
• Maîtrise des techniques d'analyse de crédit ;
• Capacité d'analyse et de rédaction ;
• Maîtrise des techniques de production agro-pastorales ;
• Maîtrise des techniques de planification et de gestion opérationnelle
• Bonne connaissance de la microfinance
• Leadership et capacité de management d'équipe
• Sens de l'organisation et de la planification
• Capacité à travailler sous pression
• Intégrité, probité et sens de l'éthique
• Bon sens relationnel et capacité de communication
• Capacité d'adaptation et ouverture d'esprit.
• Être dynamique et intègre ;
• Avoir des capacités rédactionnelles.
• Lieu d'affectation : Ouagadougou
Missions générales du poste
• Elaborer un manuel de financement de l'agriculture et vert ;
• Participer à la conception et à l'adaptation des produits et services non financiers agricole pour répondre aux besoins de la clientèle ;
• Coordonner les activités de financements agricoles et apporter ses conseils et appuis nécessaires au personnel de l'institution et des clients ;
• Veiller au respect des procédures d'analyse du risque de crédit en amont des décaissements, puis au respect des procédures de suivi-recouvrement de sorte à maintenir les taux de portefeuille à risque dans les limites règlementaires requises ;
• Participer aux sessions des Comités de crédit ;
• Assurer le suivi et la mise en œuvre des recommandations issues des audits ;
• Assurer des actions de promotion et de valorisation de la microfinance.
Intitulé du poste
Agent d'Appui au Financement Agricole (A2FA)
Nombre de poste à pourvoir
01
Conditions de participation (profil, qualification et expérience)
• Être âgé au plus de 45 ans au 31 décembre 2026 ;
• Être titulaire d'un diplôme de niveau BAC+2 en agriculture, agronomie ou tout autre diplôme équivalent ;
• Maitriser une ou plusieurs langues locales ;
• Maitrise des procédures d'analyse du risque de crédit et de décaissements ;
• Bonne connaissance des techniques de suivi - recouvrement ;
• Expérience dans l'appui conseil aux bénéficiaires de crédit agricole ;
• Maitrise des techniques de mobilisation et de fidélisation de la clientèle ;
• Expérience dans la gestion des plaintes - clients et aux études de satisfaction ou d'impact ;
• Bonne connaissance de la microfinance ;
• Sens de l'organisation et de la planification ;
• Capacité à travailler sous pression ;
• Intégrité, probité et sens de l'éthique ;
• Bon sens relationnel et capacité de communication ;
• Capacité d'adaptation et ouverture d'esprit.
• Lieu d'affectation :
Missions générales du poste
• Veiller au respect des procédures d'analyse du risque de crédit en amont des décaissements, puis au respect des procédures de suivi-recouvrement de sorte à maintenir les taux de portefeuille à risque dans les limites règlementaires requises ;
• Évaluer la solvabilité et les risques liés au crédit agricole ;
• Participer aux sessions des Comités de crédit ;
• Assurer le suivi et l'appui conseil aux bénéficiaires de crédit agricole ;
• Assurer le suivi et la mise en œuvre des recommandations issues des audits ;
• Assurer des actions de promotion et de valorisation de la microfinance ;
• Contribuer au développement du portefeuille et à la visibilité des agences ;
• Participer à la mobilisation et à la fidélisation de la clientèle ;
• Participer à la conception et au développement de nouveaux produits financiers agricoles et participer à la mise en marché ;
• Participer à la gestion des plaintes - clients et aux études de satisfaction ou d'impact.
COMPOSITION DES DOSSIERS
4 Un CV détaillé, sincère + contacts de trois (03) personnes de référence ;
4 Une lettre de motivation adressée à Monsieur le Gérant
4 Copie légalisée de la CNI ou du Passeport ;
4 Copie légalisée du diplôme exigé et les copies des certificats et attestations de travail
Les dossiers de candidature devront obligatoirement être transmis en un fichier unique au format PDF à l'adresse suivante : recruts.2025@gmail.com
Date limite : 16 juin 2026
NB : Seuls les candidats présélectionnés seront contactés pour la suite du processus
C'est une première pour l'École nationale d'administration et de magistrature (ENAM), qui instaure désormais une soutenance des stagiaires du cycle B, dont la cérémonie inaugurale est intervenue le lundi 1ᵉʳ juin 2026 dans les locaux de l'institution. Ce sont 389 impétrants, promotion 2024-2026, qui sont concernés par cette session normale de soutenance des rapports de stage.
Cette démarche procède de la mise en œuvre du Plan stratégique de développement et de modernisation de l'École nationale d'administration et de magistrature (ENAM), dont la vision à l'horizon 2026 est de faire d'elle une institution « de prestige, d'excellence et d'innovation qui rayonne au plan national, sous-régional et international ». Les 389 impétrants sont répartis entre les départements administration générale ; magistrature, greffe et droits humains ; gestion des services touristiques et culturels ; gestion des services socio-économiques ; gestion des emplois, formation professionnelle et lois sociales.
Les soutenances se dérouleront sur les trois sites, à savoir ENAM (Ouagadougou) du 1ᵉʳ au 3 juin 2026, à l'Institut régional d'administration (IRA) du Goulmou les 5 et 6 juin 2026 et à l'IRA du Guiriko du 8 au 10 juin 2026.
Présidant la cérémonie de lancement, le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, Rodrigue Oboulbiga, a relevé que l'ENAM occupe une place stratégique dans le dispositif national de formation des cadres et agents de l'administration publique. « Dans un contexte national marqué par des défis multiformes, notamment la crise sécuritaire, les exigences de gouvernance publique, la modernisation administrative et les attentes croissantes des citoyens, la question de la qualité des ressources humaines devient plus que jamais cruciale », jauge l'autorité.
Le jury de la soutenance inaugurale, présidé par Laurentine Yougbaré, avec à sa gauche, le maître de stage, R. Amédé Sebego et à sa droite, le directeur de stage, Ambroise Taoko.Convaincu que la performance de l'action publique repose fondamentalement sur la compétence, le professionnalisme, la rigueur, le sens élevé de l'éthique et le dévouement des femmes et des hommes en charge de la conception et de la mise en œuvre des politiques publiques, M. Oboulbiga a donc saisi l'instant pour saluer les réformes entreprises ces dernières années par les dirigeants de l'ENAM. C'est dans cet esprit également qu'il apprécie l'instauration de la soutenance des rapports de stage du cycle B qui s'inscrit dans la quête continue de professionnalisation, de réflexion critique et de solutions concrètes aux préoccupations de l'administration. « Au-delà de l'exercice académique, le rapport de stage constitue un véritable instrument d'observation, d'évaluation et parfois d'innovation administrative », soutient le secrétaire général, Rodrigue Oboulbiga, pour qui cette innovation a sans doute permis d'améliorer substantiellement la qualité des travaux produits par les stagiaires et de renforcer leurs capacités d'analyse, de synthèse et de propositions.
Sayouba Belem ouvre le bal avec une note de 17 sur 20.
Le directeur général de l'ENAM, Dr Yacob Yarabatioula, est, lui, revenu sur les motivations et le processus qui ont abouti à ces soutenances, remerciant donc tous les acteurs qui ont contribué à l'effectivité. « Nous envisageons, après cette série, et avant la fin de l'année, de nous retrouver en atelier avec les élèves et les autres acteurs, pour voir ce qui a marché, ce qui n'a pas marché et s'il y a lieu de poursuivre la dynamique, le faire dans de très bonnes conditions. Nous pensons qu'il faut toujours essayer, de donner l'opportunité à tous les élèves du cycle B de prendre la parole devant un jury, de défendre une idée, de dire ce que le stage a apporté de plus dans leur parcours. Ce, d'autant que l'administration est exigeante aujourd'hui et ils sont appelés à résoudre aussi des questions », convainc le premier responsable de l'institution, Dr Yarabatioula.
De la cérémonie d'ouverture à la soutenance à proprement dite, la mobilisation a été constante dans la salle Ignace Kalmogo (du nom d'un ancien directeur général de l'ENAM), aménagée pour la circonstance.L'autre grand volet de cette cérémonie de lancement a été la soutenance inaugurale, suivie de bout en bout par le praesidium C'est le stagiaire attaché administratif des collectivités territoriales, Sayouba Belem, qui a donné le ton des soutenances. Il a fait son stage à l'arrondissement N°3 de Ouagadougou, d'où il a planché sur le problème relatif à la fermeture temporaire, depuis janvier 2024, du centre de traitement et de valorisation des déchets. C'est ce travail que l'impétrant a donc été appelé à défendre devant le jury présidé par Laurentine Yougbaré, directrice du développement institutionnel et de l'innovation au ministère de l'Enseignement de base, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales. Un examen décisif qu'il a brillamment réussi avec la note finale de 17 sur 20, correspondant à la mention « très bien ».
L'impétrant, Sayouba Belem, posant avec le jury, à l'issue de la délibération.Pour la présidente du jury, l'instauration de la soutenance à ce niveau est très pertinente, dans la mesure où, justifie-t-elle, les stagiaires acquièrent des compétences théoriques au niveau de l'école et d'autres compétences plus pratiques sur le terrain, qu'ils transcrivent dans les documents. « Il est bon que pour des futurs cadres de l'administration, ils puissent savoir s'exprimer ; ce sont eux qui ont écrit le document, ils doivent savoir rendre le contenu, donner la substance de ce qu'ils ont eu à produire comme rapport. Je pense que c'est très important, cela va leur permettre de s'exercer davantage et de donner plus de sérieux (pour ceux qui ne prenaient pas le rapport de stage au sérieux), parce qu'ils savent qu'ils auront à défendre le contenu de ce qui a été produit sur écrit. Personnellement, je pense que cela a été une très bonne chose et à cette soutenance inaugurale, le candidat s'est très bien prêté à l'exercice et nous apprécions vraiment positivement », mesure Laurentine Yougbaré.
Muni de son parchemin, Sayouba Belem se confie sur cette épreuve de soutenance qu'il vient de franchir : « C'est un exercice pas facile, mais je l'apprécie ; parce que cela nous prépare à notre futur emploi dans l'administration. Nous serons appelés à faire des conceptions et à proposer des solutions aux décideurs. C'est donc une très bonne chose pour notre formation ».
O.L
Lefaso.net
À l'occasion de la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs nationales ce lundi 1ᵉʳ juin 2026 à la Primature, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé les agents de son institution à renforcer leur engagement au service de l'action gouvernementale et à s'approprier le Manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Avant d'aborder les priorités de l'action gouvernementale, le chef du gouvernement a rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu'aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) engagés dans la reconquête du territoire national. Il a invité les participants à avoir une pensée pour ces derniers et pour ceux qui ont consenti le sacrifice ultime, assurant que leur sacrifice ne sera pas vain. Il a également formulé des vœux de prompt rétablissement aux blessés.
Saluant les progrès enregistrés ces derniers mois, notamment la réinstallation de plusieurs dizaines de villages, le Premier ministre a estimé que ces résultats témoignent de l'engagement et de l'abnégation des forces combattantes. Sur le plan administratif, il a insisté sur la nécessité d'accélérer le traitement des dossiers afin de soutenir efficacement la mise en œuvre des politiques publiques. « Nous devons redoubler d'efforts dans la prise en main diligente des dossiers, afin d'être un accélérateur de la mise en œuvre des différentes politiques publiques », a-t-il déclaré.
Évoquant le Manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP), Jean Emmanuel Ouédraogo a souligné que ce document résume l'esprit de la Révolution progressiste populaire dans tous les secteurs. Il a par ailleurs invité chaque agent à le lire pour y puiser davantage de motivation et d'engagement au service du développement national.
Rappelons que dans les jours à venir, le Premier ministre procédera à l'évaluation des contrats d'objectifs des membres de son gouvernement.
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Source : Page Facebook de la Primature du Burkina Faso
Chaque 31 mai, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale sans tabac, une occasion pour attirer l'attention sur les conséquences sanitaires et socio-économiques du tabagisme. Au Burkina, pour marquer cette date, l'association Afrique contre le tabac (ACONTA) a, avec ses partenaires, animé une conférence de presse, le dimanche 31 mai 2026 à Ouagadougou, pour attirer l'attention sur les dangers du tabac et des produits contenant de la nicotine. L'organisation a saisi l'occasion également pour inviter les parents à redoubler de vigilance face aux stratégies mises en place par l'industrie du tabac pour influencer les comportements des jeunes et encourager leur entrée dans la consommation.
« Démasquons les tactiques de séduction : Luttons contre la dépendance à l'égard du tabac et contre l'addiction nicotinique » ; tel est le thème retenu pour la célébration de l'édition 2026 qui met en exergue les stratégies de marketing de plus en plus sophistiquées utilisées par l'industrie du tabac pour attirer de nouveaux consommateurs, notamment les jeunes, les femmes et les groupes vulnérables, y compris les enfants, dévoile le coordonnateur d'Afrique contre le tabac (ACONTA), Adama Zango.
« Ces pratiques sont interdites au Burkina Faso et la loi n° 040 -2010/AN du 25 novembre 2010 portant lutte contre le tabac au Burkina Faso dispose en son article 16 que la publicité y compris la publicité transfrontalière et la promotion directes et indirectes, sous quelque forme que ce soit en faveur du tabac et des produits du tabac, sont interdites… », a-t-il rappelé.
Le coordonnateur d'ACONTA, Adama Zango, encadré de membres de son équipe, Anselme Compaoré et Kelly Ouédraogo, satisfaisant à une interview en langue nationale mooré, à l'issue de la conférence.Selon cette organisation de la société de lutte anti-tabac et ses partenaires, malgré les progrès réalisés dans la lutte antitabac, dont l'adoption des décrets sur l'emballage neutre des produits du tabac, l'interdiction de fumer dans les lieux publics clos ou ouverts et dans les transports en commun, le système de marquage, d'authentification, de suivi et de traçabilité des produits du tabac et des nouveaux produits du tabac fabriqués ou importés au Burkina, l'inquiétude se fait sentir avec l'émergence de nouveaux produits nicotiniques, souvent présentés comme modernes, innovants ou moins nocifs. « Ces produits sont fréquemment accompagnés de campagnes publicitaires attrayantes, de saveurs séduisantes, d'emballages colorés et d'une forte présence sur les réseaux sociaux. Derrière cette apparence séduisante se cache une réalité préoccupante : la dépendance à la nicotine demeure un risque majeur pour la santé », regrettent ACONTA et ses partenaires, rappelant que la consommation du tabac et des produits nicotiniques constitue l'une des principales causes évitables de maladies et de décès prématurés dans le monde.
ACONTA et ses partenaires entendent resserrer davantage les rangs pour une synergie d'action autour de cette lutte pour la préservation de la santé des populations.Mention spéciale aux forces de l'ordre pour les contrôles dans les bars, maquis, lieux publics
Face à cette situation, les conférenciers félicitent et encouragent les pouvoirs publics dans l'application effective des lois et réglementations relatives à la lutte antitabac. « Nous voyons dans les médias le travail remarquable de nos forces de l'ordre qui font des contrôles dans les bars et maquis contre l'interdiction de fumer dans les lieux publics », ont-ils salué.
Ils exhortent également les parlementaires à poursuivre leurs efforts en faveur des politiques publiques protectrices des populations contre les stratégies d'influence de l'industrie du tabac. « C'est l'occasion pour ACONTA et ses partenaires de louer le travail très apprécié du réseau des parlementaires burkinabè en santé, population et développement, qui s'est engagé à mettre en œuvre des actions en faveur de la santé publique par la lutte contre le tabac et les produits du tabac », a porté Adama Zango.
Les conférenciers encouragent en outre les établissements scolaires et universitaires à intensifier les actions d'information et de sensibilisation auprès des jeunes, élèves et étudiants et les médias à continuer à jouer leur rôle essentiel dans l'éducation citoyenne. Ils galvanisent, par ailleurs, les organisations de la société civile à davantage unir les efforts pour constamment plaidoyer auprès des décideurs et à surveiller les actions de l'industrie du tabac.
L'occasion a également été propice pour ACONTA de remettre à chacune des organisations partenaires, un rapport sur l'indice d'ingérence de l'industrie du tabac, édition 2025, rendu public le 24 avril 2026.A en croire ces responsables d'organisations de lutte, l'industrie œuvre à affaiblir les politiques de lutte antitabac au Burkina, notamment en rusant avec les textes législatifs et règlementaires.
« On a souvenance que récemment la Cour d'appel de Ouagadougou a condamné l'industrie du tabac pour violation de la règlementation sur la publicité du tabac et des produits du tabac. En effet, la publicité du tabac vise l'augmentation des ventes du tabac et des produits du tabac y compris la cigarette électronique, l'initiation des jeunes au tabagisme, la diminution de l'envie d'arrêter de fumer et la rechute d'anciens fumeurs. Et la conséquence directe, c'est l'augmentation des victimes du tabac, si l'on sait que la consommation de tabac est à l'origine de 3 286 décès par an au Burkina Faso, selon the Tobacco Atlas (Burkina Faso|Atlas du tabac) », illustrent-ils, insistant que le marketing (publicité, promotion et parrainage du tabac) est la principale voie qu'utilisent les compagnies de tabac au Burkina pour toucher les consommateurs, nouveaux et anciens.
« Donc, interdire le marketing, la publicité et la responsabilité sociale des entreprises dans le projet de loi révisé portant lutte contre le tabac permettrait de renforcer la règlementation sur la publicité du tabac, préserver les acquis de la règlementation existante et de sauver des vies car selon le dossier d'investissement pour la lutte antitabac au Burkina Faso. (…). C'est pourquoi, nous invitons les parents et les communautés à protéger les enfants et les adolescents contre les dangers de la nicotine et du tabac. En effet, nos enfants consomment les cigarettes électroniques qui se déclinent en trois grands formats. Les modèles "Bic" ou Tube qui sont fins et légers, pour recruter les débutants. Les modèles "Briques" (ou Box) sont faits pour inhaler de grosse vapeur. Les modèles "Jouet" (ou Puffs/Pods) sont compacts, colorés, souvent jetables et très faciles à utiliser. Les enfants les utilisent facilement à l'insu des parents qui les confondent à des objets classiques sans danger. C'est pourquoi, ACONTA se joint aux autres acteurs de la société civile pour plaider en faveur de l'interdiction des nouveaux produits du tabac dans le projet de loi révisé portant lutte contre le tabac », a mis à nu Adama Zango, réaffirmant leur engagement à soutenir les actions visant à prévenir l'initiation au tabagisme, à accompagner les fumeurs désireux d'arrêter de fumer.
Le coordonnateur d'ACONTA, Adama Zango (3è à partir de la droite), livrant la déclaration luminaire.Hommage au pneumologue Pr Georges Ouédraogo
« Sur ce point, c'est encore l'occasion pour nous, acteurs de la société civile, de féliciter et de reconnaître les efforts de notre gouvernement de disposer d'une unité de sevrage tabagique, premier du genre en Afrique de l'Ouest. Cette unité a été rebaptisée avant-hier, le 29 mai 2026 par arrêté du ministre de la santé en ‘'Unité de sevrage tabagique Pr Georges Ouédraogo'' en hommage à ce pneumologue qui a consacré une partie de sa vie à lutter contre le tabac et partant à sauver des milliers de vies. Reposez en paix, Pr Georges Ouédraogo, nous n'oublierons pas ce que vous nous avez légué et nous continuerons la lutte pour une génération sans tabac au Burkina Faso », se sont-ils inclinés.
Au-delà, la « bonne nouvelle » est, selon M. Zango, la consécration du Burkinabè Dr Mathurin Narcisse Naré, médecin en santé publique, ancien point focal de la lutte antitabac en 2010, et ancien chargé de mission du ministre de la santé, Dr Robert Kargougou. En effet, Dr Naré est lauréat du prix de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la journée mondiale sans tabac 2026. « Dans la région africaine de l'OMS, il y avait certainement plusieurs candidats, et notre compatriote fait partie des cinq lauréats qui ont obtenu le prix. Ce qui prouve que des hommes valeureux au Burkina sont convaincus que protéger la santé publique, c'est aussi lutter contre la consommation du tabac et des produits du tabac. A travers ce prix, c'est le gouvernement du Burkina Faso et tous les Burkinabè qui sont honorés en Afrique et dans le monde ; d'où l'importance de combattre l'ingérence et les actions malsaines de l'industrie du tabac pour saper les efforts du gouvernement et des acteurs de la société civile engagés dans la lutte antitabac », a confié le coordonnateur d'ACONTA.
Les conférenciers plaident donc pour l'adoption du projet de loi contre le tabac au Burkina Faso, l'application effective du décret sur l'emballage neutre des produits du tabac, l'adoption du projet de décret sur la prévention de l'ingérence de l'industrie du tabac au Burkina Faso et l'adoption de la règlementation sur les points de vente du tabac et des produits du tabac.
O.L
Lefaso.net
Alors que l'urbanisation progresse à grande vitesse au Burkina Faso, le métier d'architecte demeure encore méconnu du grand public. Pourtant, derrière chaque bâtiment fonctionnel, esthétique et adapté à son environnement se cache un travail de réflexion et de coordination souvent ignoré. Architecte agréé de l'État, membre de l'Ordre des architectes du Burkina Faso et associé gérant du cabinet ACD (Architecture et Développement), Christophe Kaboré plaide pour une meilleure compréhension de sa profession. Dans cet entretien accordé à notre rédaction, il revient sur le rôle de l'architecte, les défis du secteur et les enjeux d'une architecture adaptée aux réalités burkinabè.
Pour Christophe Kaboré, l'architecture est avant tout « l'art de bâtir ». Elle englobe non seulement la conception des bâtiments, mais aussi l'ensemble des sciences, techniques et réflexions qui permettent de créer des espaces adaptés aux besoins humains. « Dès qu'il est question de se loger, de travailler, d'étudier ou de se divertir dans un espace donné, l'architecte intervient. C'est lui qui imagine et conçoit les cadres de vie que sont les maisons, les écoles, les hôpitaux, les bureaux, les stades ou encore les aéroports », explique-t-il.
L'une des principales confusions observées dans la société concerne la différence entre l'architecte et les autres acteurs du bâtiment, notamment les maçons. Selon Christophe Kaboré, l'architecte joue le rôle de chef d'orchestre. À l'image du directeur d'un ensemble musical, il coordonne les différents intervenants impliqués dans un projet de construction. « Il y a les ingénieurs, les maçons, les électriciens, les plombiers et plusieurs autres corps de métier. L'architecte imagine le projet et mobilise toutes les compétences nécessaires à sa réalisation », précise-t-il. Cette mission de coordination est essentielle pour garantir la cohérence technique du projet et éviter ainsi les erreurs susceptibles d'entraîner des dysfonctionnements, voire des effondrements d'ouvrages.
Une des réalisations de Christophe KaboréUne vocation née dès l'enfance
Architecte depuis une dizaine d'années et actif dans le domaine de la construction depuis près de quinze ans, Christophe Kaboré confie que sa passion est née très tôt. Enfant, il participait régulièrement aux concours de construction de crèches organisés à l'occasion des fêtes de Noël. Ses réalisations suscitaient souvent l'admiration de son entourage. « J'ai toujours aimé ce qui est beau, ce qui est technique et scientifique. L'architecture s'est imposée naturellement à moi », raconte-t-il.
Aujourd'hui, plusieurs réalisations portent sa signature. Parmi celles dont il se dit particulièrement fier figurent des villas à Bobo-Dioulasso, des stations-service Prime Oil, la clinique Princesse Sarah à Ouagadougou, le complexe Convivium, l'immeuble d'EBOMAF à Pissy ainsi que plusieurs magasins et immeubles à travers le pays. Il évoque également sa participation, aux côtés d'un architecte senior, au projet de la future Assemblée législative du Burkina Faso.
L'architecture est avant tout « l'art de bâtir »Un métier qui exige créativité et rigueur
Pour réussir dans ce domaine, l'architecte Christophe Kaboré estime qu'il faut posséder un profil multidisciplinaire. « Il faut allier imagination, sens esthétique, culture générale, maîtrise scientifique et technique. Mais surtout, il faut être capable de comprendre les besoins et la psychologie des personnes pour lesquelles on construit », souligne-t-il.
La profession exige également une formation rigoureuse. Au Burkina Faso, l'accès à l'Ordre des architectes est conditionné par l'obtention d'un diplôme de niveau master en architecture, soit un cursus minimum de cinq années d'études après le baccalauréat. Longtemps absente du paysage universitaire national, la formation en architecture commence désormais à se développer. Christophe Kaboré rappelle que deux écoles reconnues proposent aujourd'hui cette formation au Burkina Faso.
Par ailleurs, de nombreux professionnels du pays ont été formés à l'École africaine des métiers de l'architecture et de l'urbanisme (EAMAU) de Lomé, un établissement interétatique créé par plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre.
Architecte depuis une dizaine d'années et actif dans le domaine de la construction depuis près de quinze ans, Christophe Kaboré confie que sa passion est née très tôtUn métier encore méconnu
Malgré son importance, le métier d'architecte reste peu connu au Burkina Faso. « Beaucoup de personnes pensent que l'architecte se limite à dessiner des plans. Pourtant, il s'agit d'un travail beaucoup plus complexe qui prend en compte la gestion de l'espace, les aspects techniques, le confort, l'esthétique et l'environnement », déplore-t-il. Pour lui, cette méconnaissance explique en grande partie l'aspect désordonné de certaines villes burkinabè. Maisons mal implantées, gaspillage d'espace, bâtiments peu fonctionnels ou inadaptés aux besoins des occupants sont autant de conséquences de l'absence d'accompagnement professionnel.
C'est pour changer cette perception que l'Ordre des architectes du Burkina multiplie les actions de sensibilisation à travers des initiatives telles qu' « Archiconnect », une activité organisée notamment à Bobo-Dioulasso pour rapprocher les architectes de la population.
Une vue d'un des bâtiments conçus par Christophe KaboréConstruire une identité architecturale burkinabè
Au-delà de la vulgarisation du métier, Christophe Kaboré estime que les architectes ont aujourd'hui une autre responsabilité : celle de promouvoir une architecture reflétant l'identité culturelle du Burkina Faso. « Nous devons éviter de reproduire systématiquement des modèles importés d'Europe ou d'ailleurs. L'architecture doit tenir compte de notre culture, de notre patrimoine et de notre environnement », insiste-t-il.
Cette réflexion est d'autant plus importante que le climat sahélien impose des contraintes spécifiques. Face aux fortes chaleurs, aux vents de poussière et aux pluies parfois intenses, les bâtiments doivent être conçus avec des matériaux et des techniques adaptés. L'architecte cite notamment l'utilisation de la terre et de la pierre latéritique, matériaux traditionnellement employés dans plusieurs régions du pays et particulièrement adaptés aux conditions climatiques locales.
L'une des idées reçues les plus répandues concerne le coût des prestations d'architecte. Beaucoup de particuliers considèrent encore cet accompagnement comme un luxe. Une perception que réfute catégoriquement Christophe Kaboré. « Consulter un architecte, c'est économiser », affirme-t-il. Selon lui, un bon architecte est capable d'adapter son projet au budget de son client tout en évitant les dépenses inutiles. Son intervention permet notamment d'optimiser l'utilisation du terrain, d'améliorer le confort des occupants et de réduire les erreurs coûteuses pendant la construction. À titre indicatif, les honoraires réglementaires des architectes varient généralement entre 5 % et 12 % du coût global du projet, selon sa complexité.
Une station d'essence conçue par Christophe KaboréPlus de femmes dans la profession
Autre évolution notable, la présence croissante des femmes dans le métier. Même si les hommes restent majoritaires, Christophe Kaboré observe une progression encourageante de la représentation féminine. « Aujourd'hui, beaucoup de femmes s'intéressent à l'architecture. D'ailleurs, mon épouse est elle-même architecte », confie-t-il.
Pour conclure, l'architecte lance un appel aux citoyens et particulièrement aux personnes ayant un projet de construction. « Lorsque l'on est malade, on consulte un médecin. Lorsque l'on veut apprendre, on va à l'école. De la même manière, lorsqu'on veut construire, la première personne à consulter doit être un architecte », soutient-il. À travers cet appel, Christophe Kaboré espère contribuer à une meilleure reconnaissance d'un métier qu'il juge essentiel pour bâtir des villes plus harmonieuses, plus fonctionnelles et davantage adaptées aux réalités du Burkina Faso.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Le Mouvement sunnite du Burkina Faso (MSBF) appelle ses fidèles, en particulier la jeunesse, à faire preuve de calme, de retenue et de discipline après l'interpellation de son guide spirituel, Dr Muhammad Ishaq Kindo. Dans une déclaration publiée le 31 mai 2026, l'organisation indique que des discussions sont en cours avec les autorités, en collaboration avec la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), et exhorte ses membres à s'abstenir de toute manifestation non autorisée afin de préserver les démarches engagées et la stabilité du pays.
La capitale burkinabè accueillera, les 15 et 16 juillet 2026, la première édition du Grand salon de la data en Afrique (GSDA). Lors d'une conférence de presse tenue ce lundi 1ᵉʳ juin 2026, les organisateurs ont présenté les grandes lignes de l'événement, ses ambitions ainsi que les modalités de participation.
Des panels de “haut niveau”, des sessions de formation, des hackathons ainsi que des stands d'exposition figurent, entre autres, au programme de cet événement, qui ambitionne de réunir plus de 1 000 participants issus du monde universitaire, du secteur professionnel et d'autres horizons. Des rencontres B2B sont également prévues.
Pour prendre part à l'événement, les organisateurs invitent les participants à s'inscrire sur la plateforme : www.gsdasummit.org/register.
« Le GSDA sera un moment de partage d'expériences à l'échelle panafricaine sur les enjeux de la donnée, sa gestion, son partage, son cadre légal, son exploitation et son appropriation dans une optique de développement, afin d'en faire un moteur de croissance pour nos économies africaines. C'est également une occasion de création d'emplois dans une dynamique endogène, souveraine et locale, fondée sur nos ressources humaines et ancrée dans nos territoires, tout en s'inspirant de nos valeurs et de nos besoins », a indiqué le promoteur de l'événement, Djibril Pierre Clavair Pamousso.
Selon les organisateurs, la participation au salon est libre et ouverte à tous. Étudiants, chercheurs, entrepreneurs, start-up, entreprises, institutions publiques, partenaires techniques et financiers, investisseurs et passionnés du numérique sont attendus durant ces deux jours d'échanges.
Selon le promoteur de l'évènement, Djibril Pierre Clavair Pamousso, l'évènement se tiendra au SIAOSelon la responsable du sponsoring et des partenariats, Wend-Yam Carine Ouédraogo, plusieurs espaces d'exposition seront mis à la disposition des participants. Il s'agit notamment du stand Découverte, destiné aux start-up, associations, centres de formation et jeunes entreprises souhaitant se faire connaître du grand public ; du stand Standard, réservé aux Petites et moyennes entreprises (PME), cabinets de conseil, institutions et entreprises désireux de développer des échanges qualifiés avec les visiteurs et les décideurs ; et du stand Pro, conçu pour les grandes entreprises, les administrations publiques et les fournisseurs de solutions technologiques souhaitant organiser des démonstrations, des rencontres B2B et présenter leurs innovations.
À ces espaces s'ajoute le stand Premium, qui offre un emplacement stratégique et une visibilité maximale aux leaders du marché, aux opérateurs de télécommunications, aux banques, aux compagnies d'assurances, aux institutions internationales et aux grandes entreprises technologiques.
« Au-delà de son caractère festif, ce dîner-gala sera un véritable espace de connexion entre décideurs publics, acteurs privés, investisseurs, innovateurs et partenaires internationaux, favorisant la création de collaborations durables au service de la transformation numérique du continent », a déclaré Carine Ouédraogo.
L'événement se tiendra sous le thème : « Construire l'écosystème data africain : formation, régulation, innovation et gouvernance ».
S.I.K
Lefaso.net
Le Secrétariat permanent de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (SP-ITIE) a organisé, ce lundi 1er juin 2026 à Bobo-Dioulasso, un atelier de cadrage du Rapport ITIE 2025. Cette rencontre réunit ainsi les différentes parties prenantes du secteur extractif afin de définir les orientations techniques et méthodologiques devant guider l'élaboration du prochain rapport national sur la transparence des industries extractives.
Le secteur minier demeure l'un des piliers de l'économie burkinabè. Avec un sous-sol riche en ressources minérales, le Burkina Faso s'est imposé au fil des années comme un acteur majeur de la production minière en Afrique de l'Ouest. C'est dans cette dynamique que le pays a adhéré à l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), convaincu qu'une gouvernance responsable des ressources naturelles constitue un levier essentiel pour lutter contre la corruption, renforcer la confiance entre les acteurs et améliorer les conditions de vie des populations.
Le secrétaire général du ministère de l'Énergie, des mines et des carrières, Doulaye Sanou, également vice-président du comité de pilotage de l'ITIE Burkina, n'a pas manqué de rappeler l'importance de cet engagement. « Le Burkina Faso est un pays à fort potentiel en ressources minérales. Depuis son adhésion au processus ITIE en 2008, notre pays a satisfait aux exigences de cette norme à travers la production de seize rapports », a-t-il indiqué.
Selon lui, l'élaboration du rapport ITIE constitue un exercice majeur de transparence, de production d'informations fiables et de dialogue entre les différentes parties prenantes du secteur extractif. A l'en croire, cet atelier de cadrage a pour objectif principal de déterminer les contours du futur rapport ITIE 2025. Il s'agit notamment d'identifier les flux financiers à prendre en compte, de définir le périmètre des données à collecter et de préciser les modalités de traitement des informations.
Les participants présents à l'atelier de cadrage du rapport ITIE 2025Il a indiqué que cette étape est déterminante pour garantir la qualité du rapport final. « Cet atelier consiste à déterminer le périmètre, les flux financiers et les conditions de collecte des informations afin d'aboutir à un rapport de qualité », a-t-il expliqué. L'une des innovations de cette édition réside dans la prise en compte des préoccupations des communautés riveraines des sociétés minières. Des échanges spécifiques sont prévus avec ces populations afin de mieux comprendre les difficultés qu'elles rencontrent dans leurs relations avec les entreprises extractives.
Les travaux de l'atelier, organisés sous forme de groupes thématiques et de séances plénières, permettront de produire une synthèse qui servira de base à la rédaction du rapport de cadrage. Ce document guidera ensuite l'élaboration du rapport ITIE 2025.
Le secrétaire général du ministère de l'Énergie, des mines et des carrières, Doulaye Sanou, également vice-président du comité de pilotage de l'ITIE BurkinaUn outil de contrôle et de redevabilité
Pour le secrétaire permanent de l'ITIE Burkina, Éric Zouré, le rapport ITIE constitue aujourd'hui un instrument incontournable de transparence dans le secteur extractif. « L'ITIE est la norme internationale en matière de transparence et de bonne gouvernance dans le secteur extractif », a-t-il rappelé. Le rapport permet notamment de recenser l'ensemble des paiements effectués par les sociétés minières à l'État. Ces données sont ensuite compilées et analysées afin de vérifier la concordance entre les montants dus et ceux effectivement versés. Lorsque des écarts ou des insuffisances sont constatés, les entreprises concernées sont invitées à procéder aux corrections nécessaires.
Le rapport ITIE 2024 remis officiellement au secrétaire général de la région du Guiriko pour le compte de la régionAu-delà des recettes fiscales, le rapport couvre également les contributions des sociétés minières en matière environnementale, sociale ainsi que les paiements effectués aux sociétés d'État. « Le rapport ITIE nous permet d'avoir une visibilité claire sur ce que les sociétés minières versent à l'État », a souligné Éric Zouré.
L'un des principes fondamentaux de l'ITIE repose sur la diffusion large des informations collectées. L'objectif est de permettre aux citoyens de mieux comprendre la contribution réelle du secteur extractif à l'économie nationale. Pour Éric Zouré, cette exigence répond également à une disposition constitutionnelle selon laquelle les ressources naturelles appartiennent au peuple burkinabè. « Il est important que chaque citoyen puisse connaître la contribution réelle des sociétés minières à l'économie du Burkina Faso », a-t-il insisté.
Cette démarche vise ainsi à renforcer la confiance entre l'État, les entreprises minières et les populations, tout en favorisant une meilleure gouvernance des ressources naturelles.
Pour le secrétaire permanent de l'ITIE Burkina, Éric Zouré, le rapport ITIE constitue aujourd'hui un instrument incontournable de transparence dans le secteur extractifDes attentes fortes pour le rapport 2025
À l'issue de cet atelier, les responsables de l'ITIE Burkina Faso espèrent disposer d'un cadre méthodologique consensuel et rigoureux pour l'élaboration du rapport 2025. Les participants devront notamment contribuer à la collecte des données contextuelles et financières nécessaires, tout en intégrant les préoccupations exprimées par les communautés affectées par les activités minières. À travers cette nouvelle étape, le Burkina Faso réaffirme sa volonté de consolider les acquis enregistrés depuis son adhésion à l'ITIE et de promouvoir une gestion transparente, responsable et inclusive de ses ressources extractives.
La photo de famille à l'issue de la cérémonie d'ouverture des travaux de l'atelierPrésidant la cérémonie d'ouverture des travaux au nom du gouverneur de la région du Guiriko, le secrétaire général de la région, Souleymane Nacanabo, a salué la tenue de cette activité dans la capitale économique du Burkina. Selon lui, cet atelier constitue une étape importante dans le processus d'élaboration du rapport ITIE 2025. « Si vous voulez être un pays respecté et respectable, il faut aussi travailler à rendre l'information nette, claire, vérifiable et à la disposition de tous les acteurs », a-t-il déclaré. Il a également encouragé les participants à fournir le meilleur d'eux-mêmes afin que le rapport final reflète la qualité du travail attendu en matière de transparence et de redevabilité.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Le feuilleton de la crise entre les dirigeants du Pastef se poursuit avec un dénouement violent qui déchire le pacte qui a permis de remporter l'élection présidentielle. Entre Ousmane Sonko, président du parti et Premier ministre, et Diomaye Faye, président de la République, l'épreuve du pouvoir et les divergences se sont accumulées au fil du temps et le duo à la tête de l'exécutif a perdu la gamme. Le bruit et la fureur sont les caractéristiques de cette période écoulée qui ne diffère pas tellement de celle de la lutte contre Macky Sall. Autant Macky Sall a consacré son deuxième mandat à empêcher Sonko de se présenter à l'élection présidentielle, autant Sonko et Diomaye cherchent à se neutraliser. Et dans les deux cas, le pays est mal administré et s'enfonce dans la crise avec le terrorisme qui frappe à ses frontières.
Le 22 mai 2026, le président Diomaye Faye a pris ses responsabilités et s'est séparé de son ancien compagnon de bagne, celui qui l'a fait roi, pour vivre sa vie de président de la République du Sénégal, sans lui, à ses côtés. Comme aux échecs, Sonko répond à cette attaque en investissant aussitôt la présidence de l'Assemblée nationale. Rien ne va plus : plus personne ne pense au Sénégal et à son peuple, ni les deux dirigeants qui se battent, ni le Pastef, leur parti, qui se comporte comme un fan club au service de sa star préférée. Ce divorce politique ouvre une période d'incertitudes avec un Pastef ultra-majoritaire à l'Assemblée nationale dont le président dit que ce ne sera pas une chambre d'enregistrement.
Le président Faye a dû mûrir sa décision, mais de quelles marges de manœuvre dispose-t-il avant l'échéance de 2029 ? Compte-t-il sur les propos de Sonko qui évoquait avant son limogeage une cohabitation douce entre eux ? Le sentiment général qui se dégage de cette expérience d'une alternance obtenue par des manifestations et des martyrs, et une belle stratégie pour contourner les obstacles et empêcher le 3ᵉ mandat, c'est qu'en dehors des discours et des bagarres d'ego, le peuple sénégalais n'a rien obtenu au bout de deux ans. Comment faire pour que ce mandat présidentiel ne soit pas nul en réalisations pour les populations, avec un pays qui flirte avec la cessation de paiement, avec un passif lourd hérité de l'ancien pouvoir et une inertie du pouvoir actuel ?
Ne revenons plus sur les multiples accrocs entre le président sénégalais et son désormais ex-Premier ministre. Essayons de comprendre pourquoi l'alternance réussie n'a pas pu gouverner le pays dans le sens de résoudre les problèmes du pays et s'enferme dans un conflit où les deux camps perdent, et surtout le pays et sa population. Le problème est que ces périodes de crise, où l'État est absent du fait de l'instabilité et des conflits politiques exacerbés, sont des temps propices à l'infiltration des groupes terroristes. Si les deux camps ne s'écoutent pas, le Sénégal va vivre au total une décennie, en comptant le deuxième mandat de Macky Sall, où les forces de sécurité sont dissipées par un travail de maintien de l'ordre public.
La veille sécuritaire ne sera pas suffisamment assurée. Les torts sont partagés par les deux hommes principalement et par le parti. En Afrique nous ne parvenons pas encore à bâtir des organisations solides qui vivent après les fondateurs et qui peuvent s'émanciper d'eux, que ce soit les entreprises ou les partis politiques. Le Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité), au vu du comportement de ses militants ces derniers jours, montre ses limites et sa jeunesse. Créé en 2014 par Ousmane Sonko, c'est sa première expérience de gestion du pouvoir d'État et de la majorité parlementaire.
Il n'a pas eu d'influence sur le débat qui oppose Sonko et Diomaye. Les militants se sont bornés à être des suiveurs, à s'aligner derrière Ousmane Sonko, en traitant de manière infantile Diomaye Faye de traître à l'amitié ou à la ligne du Pastef. Qu'est-ce qui explique qu'un directeur général démissionne de son poste parce qu'un Premier ministre a été limogé sans que le parti ne se soit réuni sur la situation ? Ce directeur travaille -t-il pour son pays ou pour ce leader ? Le parti et ses militants ne sont pas à la hauteur des défis actuels du pays et n'acquièrent pas assez vite les compétences pour gouverner le pays.
La gestion de la dette cachée
C'est bien d'avoir voulu faire un audit de la gestion du pays, mais vu l'ampleur de la situation catastrophique que l'ancien pouvoir leur a léguée, est-ce que ce n'aurait pas été mieux pour le pays de garder ce secret en attendant que les créanciers réclament leur dette ? Ceux-ci peuvent-ils oublier ce qu'ils ont prêté au Sénégal ? En se parant du manteau de la vertu et de la transparence, les dirigeants ont agi comme des opposants qui enfoncent un adversaire déjà à terre, mis KO par la victoire électorale. Ils ne se sont pas comportés comme des hommes d'État qui devraient penser à la situation financière du pays et aux ressources nécessaires pour adresser les problèmes sociaux.
Cette erreur d'appréciation et de décision est à l'origine de l'aggravation de la crise financière du pays. Le FMI ne peut pas convaincre quelqu'un qu'il n'était pas au courant de la dette cachée découverte par la Cour des comptes. Il avait fermé les yeux pour voler au secours de Macky Sall qui, anticipant les retombées de l'exploitation pétrolière et gazière, a commencé à emprunter à tout va et à faire de l'État sénégalais un État qui vit au-dessus de ses moyens.
Le vrai débat entre Sonko et Diomaye est celui de la gestion de la dette. Faisant le bilan de son action à la primature, Ousmane Sonko n'a pas évoqué cette question. Senego, un site web sénégalais, rapporte : « Il a notamment cité la transparence dans la gestion publique, la renégociation des intérêts stratégiques du Sénégal, la moralisation de la vie publique, la lutte sans merci contre la corruption, la réduction drastique du train de vie de l'État, les réformes économiques et sociales, ainsi que la maîtrise du coût de la vie et l'apaisement durable du climat social. » Voilà le hic, là où le pays est pris à la gorge.
Et pendant deux ans, le Premier ministre n'a pas pu desserrer le nœud En 2025, le Sénégal a payé 5 700 milliards de FCFA de la dette extérieure seulement, mais existe-t-il un moyen viable et soutenable de supporter ce fardeau en dehors d'un accord avec le FMI ? Le Sénégal peut-il se lancer dans la spirale d'emprunter pour payer la dette ? Cette dernière question, si elle était posée au peuple, serait vivement rejetée.
Le Sénégal ne sera pas le premier pays à recourir à l'emprunt pour payer la dette. Des pays avec une dette qui dépasse les 100 % du PIB comme la France et les États-Unis le font depuis longtemps. Comment trouver 6 000 ou 3 600 milliards de francs CFA par an pour faire face aux obligations du service de la dette ? Ce montant est très élevé, que l'on prenne la borne inférieure ou supérieure, pour un pays qui a certes des ressources naturelles importantes comme le fer, le zircon, l'or, les phosphates, le pétrole et le gaz. C'est l'échéance de l'exploitation des hydrocarbures qui a attisé les cupidités et la volonté d'un troisième mandat et l'endettement effréné.
Ce qui explique les problèmes du Sénégal c'est la propension des dirigeants à ne penser qu'à eux et au système qui les maintient en place et non au peuple et à ses souffrances. Avec une dette représentant 132% du PIB, est-ce raisonnable de sacrifier des investissements vitaux, renoncer au programme du Pastef de créer de la richesse et des emplois pour payer une dette que l'on considère illégitime ?
C'est toute cette confusion idéologique et morale dans la gestion du pouvoir qui a fait que les deux ans de pouvoir du Pastef comptent pour rien. Pourront-ils faire quelque chose avec le nouveau Premier ministre qui est un financier et qui, a priori, peut pencher pour reprendre les discussions avec le FMI ? L'issue de ce changement dans les rapports dépendra aussi de l'aval de l'Assemblée. Le pays va au-devant de nouvelles batailles et de moments d'incertitudes.
Sana Guy
Lefaso.net