Après une journée passée sous un soleil de plomb, quoi de plus naturel que de s'installer dans un restaurant, passer sa commande et attendre son repas avec un verre d'eau pour se désaltérer ? Pourtant, dans de nombreux établissements, le client doit acheter un sachet ou une bouteille d'eau pour étancher sa soif, même lorsqu'il commande un repas coûtant plus de 2 500 francs CFA.
L'eau n'est pas un produit comme les autres. Elle est un besoin fondamental, indispensable à la vie. Mieux, l'eau c'est la vie, pour reprendre le slogan de l'ONEA. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle occupe une place particulière dans de nombreuses cultures où offrir de l'eau à un visiteur est considéré comme un signe élémentaire d'hospitalité. Le musée de l'eau du sociologue Alassane Samoura ne dira pas le contraire.
L'eau, un besoin vital
Bien entendu, les restaurateurs ont leurs contraintes. Le coût de l'eau, de son stockage, du service et de l'entretien des installations représente une grande charge. Certains établissements préfèrent donc commercialiser uniquement de l'eau conditionnée afin de garantir l'hygiène et de couvrir leurs dépenses. Cet argument est compréhensible.
Cependant, beaucoup de clients estiment qu'un minimum devrait être offert. Un simple verre d'eau servi gratuitement à la demande ne représenterait pas nécessairement un manque à gagner important pour le restaurant. Au contraire, ce geste pourrait être perçu comme une marque d'attention envers la clientèle.
Nous ne disons pas que les restaurants ne doivent pas vendre de l'eau. Les clients qui souhaitent une eau minérale, une marque particulière continueront naturellement à l'acheter. Cela reste une option légitime, notamment pour ceux qui sont soucieux de la provenance ou de la qualité de l'eau. Le problème, c'est l'absence de choix. Offrir un verre d'eau de base permettrait à chacun de se désaltérer sans avoir à sortir systématiquement son portefeuille pour satisfaire un besoin essentiel dans un restaurant.
Lorsqu'un client paie déjà son repas, il peut trouver surprenant de devoir encore payer pour obtenir un simple verre d'eau. Cette perception peut parfois laisser une impression négative de l'établissement, même lorsque la qualité de la cuisine est au rendez-vous.
L'eau, un outil de fidélisation
En entreprise, il est reconnu qu'on ne vend pas que des produits ou des services. Il y a l'expérience, l'accueil et un certain confort qu'il faut prendre en compte. Dans cette logique, offrir de l'eau à ses clients peut être considéré comme un investissement dans la satisfaction et la fidélisation plutôt qu'une perte financière. Les petits gestes gratuits témoignent d'un souci du bien-être du client. Et ce n'est pas rien.
Certains restaurateurs ont d'ailleurs trouvé une approche plus souple. Plutôt que de facturer séparément l'eau, ils intègrent discrètement le coût d'un ou de plusieurs sachets d'eau dans le prix du repas. Le client est ainsi accueilli avec de l'eau sans avoir l'impression de devoir payer un supplément pour satisfaire un besoin élémentaire. Cette pratique contribue à améliorer l'expérience du consommateur tout en permettant à l'établissement de couvrir ses charges.
D'un point de vue marketing, cette stratégie peut également constituer un avantage concurrentiel. Un client qui se sent bien accueilli et considéré est plus susceptible de revenir et de recommander le restaurant à son entourage.
La question reste ouverte. L'accès à l'eau dans les restaurants doit-il être exclusivement marchand ou faire partie des attentions de base offertes aux clients ? Chacun aura son avis. Mais il faut noter que lorsqu'un établissement accueille un client avec un verre d'eau avant même la prise de commande, le geste est souvent apprécié et rarement oublié.
Fredo Bassolé
Lefaso.net
Lagos, Nigéria – 10 août 2026 – Heirs Life Assurance, la compagnie d'assurance-vie spécialisée du groupe Heirs Insurance Group, a nommé le pasteur Jerry Eze au poste d'administrateur indépendant non exécutif de son conseil d'administration, avec effet au 10 août 2026.
Cette nomination renforce l'engagement de Heirs Life Assurance en faveur de l'inclusion financière et de l'accélération de l'adoption de l'assurance, en renforçant la confiance du public, l'éducation des consommateurs et la résilience financière à long terme à travers le Nigéria.
Malgré son statut de première économie d'Afrique, le taux de pénétration de l'assurance au Nigéria reste inférieur à 1 %, ce qui en fait l'un des plus faibles au monde. Cette situation souligne la nécessité d'élargir l'accès à la protection financière et de renforcer la confiance du public dans l'assurance. Alors que Heirs Life poursuit sa mission de rendre l'assurance accessible à tous les Nigérians, la nomination de M. Eze apporte une perspective unique en matière d'engagement communautaire, de leadership fondé sur des valeurs et d'impact sociétal à grande échelle.
Le pasteur Jerry Eze est le fondateur et pasteur principal de Streams of Joy International Ministry, une organisation religieuse multinationale en pleine croissance qui compte 34 assemblées en Afrique de l'Ouest, en Afrique australe, en Europe et en Amérique du Nord. Il est également l'initiateur de New Season Prophetic Prayers and Declaration (NSPPD), l'une des plus grandes plateformes numériques de prière au monde, qui touche quotidiennement des millions de personnes. À travers son ministère et ses initiatives humanitaires, il est devenu l'une des voix les plus influentes d'Afrique, œuvrant en faveur de l'espoir, de la compassion et de la transformation des communautés.
En dehors de ses activités religieuses, M. Eze est le fondateur de la Jerry Eze Foundation, une organisation philanthropique fondée sur la foi qui apporte une aide au logement et des subventions aux communautés vulnérables et défavorisées. En 2026, il a annoncé l'octroi de 1 milliard de nairas de subventions destinées à soutenir de jeunes entrepreneurs dans les secteurs de l'agriculture, des technologies et de l'industrie manufacturière, contribuant ainsi au développement des entreprises et à la création d'opportunités économiques.
Avant de se consacrer à plein temps au ministère religieux, le pasteur Jerry Eze a fait carrière dans la communication pour le développement. Il a notamment travaillé comme spécialiste de la communication dans le cadre d'un programme de la Banque mondiale consacré au VIH/sida, ainsi qu'auprès du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Il est titulaire d'une licence en histoire et relations internationales de l'Abia State University et d'un diplôme de troisième cycle en administration des affaires de l'Enugu State University of Science and Technology.
S'exprimant au sujet de cette nomination, Tony O. Elumelu, CFR, président du conseil d'administration de Heirs Life Assurance, a déclaré :
« Le pasteur Jerry apporte une combinaison exceptionnelle d'intégrité, d'influence et de compréhension approfondie des personnes et des communautés. Alors que nous poursuivons notre mission de démocratiser l'accès à l'assurance, sa vision contribuera à renforcer la confiance des consommateurs, à approfondir l'inclusion financière et à consolider notre engagement à protéger l'avenir financier de millions de Nigérians. Nous sommes ravis de l'accueillir au sein du conseil d'administration de Heirs Life Assurance ainsi que dans la grande famille de Heirs Insurance Group. »
Commentant sa nomination, le pasteur Jerry Eze a déclaré :
« Je suis honoré de rejoindre le conseil d'administration de Heirs Life Assurance à un moment déterminant pour le secteur de l'assurance. La sécurité financière permet aux particuliers, aux familles et aux entreprises de poursuivre leurs aspirations avec davantage de confiance et de résilience. Je me réjouis de travailler avec le conseil d'administration et la direction afin de faire progresser la mission de l'entreprise : rendre l'assurance plus accessible, plus pertinente et plus bénéfique pour chaque Nigérian. »
Heirs Life Assurance est devenue l'une des principales compagnies d'assurance-vie spécialisées du Nigéria. Elle figure au 7e rang du classement du Financial Times des entreprises à la croissance la plus rapide en Afrique.
Elle fait partie des trois activités d'assurance de Heirs Holdings, l'un des principaux groupes d'investissement panafricains, qui détient des participations dans 24 pays et sur quatre continents.
Grâce à une présence numérique omnicanale et à un réseau d'agences physiques réparties à travers le pays, Heirs Life continue de redéfinir l'assurance-vie grâce à l'innovation, à des solutions centrées sur le client et à son engagement à rendre la protection financière accessible à tous les Nigérians.
Heirs Insurance Group, qui regroupe Heirs Life Assurance, Heirs General Insurance et Heirs Insurance Brokers, sert collectivement plus de 3 millions de personnes, directement et indirectement. Le groupe joue un rôle moteur dans l'inclusion financière et le développement de l'assurance numérique au Nigéria, concrétisant ainsi sa mission de démocratiser l'accès à l'assurance.
À Cinkansé, à la frontière entre le Burkina Faso et le Togo, l'heure est à la célébration de l'excellence scolaire. Scanning Systems a organisé, le mardi 11 août 2026, la cinquième édition de sa cérémonie de récompense des meilleurs élèves et enseignants des deux pays. Une initiative qui vise à encourager le travail, la discipline et la persévérance dans les établissements scolaires.
Dans les écoles, l'heure n'est pas seulement aux cours et aux examens. Elle est aussi à la reconnaissance des efforts fournis tout au long de l'année scolaire. À Cinkansé, localité frontalière et un carrefour commercial situé à cheval sur la frontière entre le Burkina Faso et le Togo, Scanning Systems a réuni des élèves, des enseignants, des parents et des représentants des autorités à l'occasion de la cérémonie de récompense des meilleurs élèves et enseignants du Burkina Faso et du Togo.
Pour cette deuxième édition, huit élèves, soit quatre pour chacun des deux pays, sont distingués dans les différentes catégories, notamment au CEP, au BEPC et au baccalauréat. Six enseignants, trois du Burkina Faso et trois du Togo, sont également récompensés pour leur engagement dans l'encadrement et la formation des élèves. Pour Scanning Systems, cette cérémonie est désormais un rendez-vous important.
« Le coût total de cette initiative s'élève à environ 5 millions de francs CFA », Albert ManéElle constitue une occasion de mettre à l'honneur « l'espoir, la discipline, la persévérance et le résultat de nos objectifs ». À travers cette initiative, l'entreprise réaffirme son engagement en faveur de l'éducation et sa volonté de promouvoir les valeurs de travail et de persévérance. Albert Mané, représentant pays de Scanning Systems au Burkina Faso, a félicité les élèves pour leurs efforts au cours de l'année scolaire et les a invités à maintenir le cap.
« Aujourd'hui, nous voulons récompenser vos efforts et votre engagement au cours de l'année scolaire. Nous vous félicitons pour votre travail et nous vous encourageons à poursuivre vos efforts. Il faut toujours garder à l'esprit que le travail et la persévérance peuvent vous conduire beaucoup plus loin que vous ne l'imaginez », a-t-il expliqué aux élèves.
Quelques autorités prenant part à la cérémonie de remise de fournituresÀ l'endroit droit des enseignants, son message sera le suivant : « Cette reconnaissance est une manière pour nous de saluer votre engagement et votre rôle important dans la réussite des enfants… Votre mission est exigeante et votre responsabilité est grande. Vous ne transmettez pas seulement des connaissances, vous participez à la formation des femmes et des hommes qui construiront demain nos sociétés. Nous vous en remercions. »
Pour les lauréats au CEP, le prix est composé d'une attestation, de fournitures scolaires, d'un vélo et d'une somme de 100 000 francs CFA. Pour les lauréats au BEPC, le prix est composé aussi d'une attestation, de fournitures scolaires, d'un vélo et de la somme de 150 000 francs CFA. Pour les bacheliers, le prix est une somme de 400 000 francs CFA. Les meilleurs enseignants, eux, ont tous reçu la somme de 250 000 francs CFA.
Dalilatou Wouratane présentant son prixChez les élèves récompensés, la satisfaction est manifeste. Dalilatou Wouratane, élève en classe de CM2 à l'école Cinkansé, a exprimé sa reconnaissance envers ses parents et ses enseignants pour leur accompagnement durant les neuf mois de cours. Elle a également remercié Scanning Systems pour le cadeau reçu, qu'elle considère comme une marque d'excellence.
De son côté, Waliya Konene, qui a obtenu une moyenne de 9,72 à la session 2026 du CEP, considère son prix comme un encouragement à redoubler d'efforts. « À partir de ce jour, je prends un engagement : celui de bien travailler à l'école pour rendre fiers ceux qui nous épaulent pour qu'on soit meilleurs chaque jour », a-t-elle déclaré.
« Je me sens prête pour débuter la 6ᵉ », Waliya KoneneMouhammad Zampaligré, élève à l'école Cinkansé C, a lui aussi exprimé sa satisfaction. Avec une moyenne de 9,36/10, il estime que le prix reçu constitue une motivation supplémentaire pour la suite de son parcours scolaire. « Je souhaite que les années à venir, Scanning system fasse de même pour ceux qui réussiront à leurs examens, pour aider les parents ».
L'innovation à cette édition concerne la distinction des enseignants. Six éducateurs, trois de chaque côté de la frontière, sont récompensés pour leur contribution à la formation des élèves. Professeur d'anglais au lycée Cinkansé C, Dramane Bansé figure parmi les enseignants distingués. Il a reçu une récompense de 250 000 francs CFA. Pour lui, cette distinction est à la fois une fierté et une source de motivation.
« Je me sens honoré. Je me remercie Scanning Systems », Dramane Bansé« Récompenser les enseignants, c'est vraiment quelque chose de bien visé. Si cette dynamique se poursuit, je crois que cela contribuera à galvaniser les enseignants », a-t-il déclaré. Rappelons que cette initiative a été saluée par les représentants des communes de Cinkansé des deux pays.
« Cette initiative de la société Scanning Systems illustre la volonté commune de renforcer la coopération transfrontalière et de promouvoir un cadre propice au développement de nos communautés », a salué le représentant de la délégation spéciale de la commune de Yargatenga, tout en invitant la société à poursuivre son engagement pour une éducation de qualité.
« On félicite nos élèves et on prie pour que les années à venir soient meilleures », Abraham DiessongoPour rappel, la société Scanning Systems développe et exploite principalement des Postes de contrôle juxtaposés (PCJ). Ces infrastructures permettent aux administrations de deux pays voisins de regrouper leurs contrôles en un même lieu, toute chose qui contribue à réduire les délais de passage, à améliorer la sécurité et à fluidifier le transport des marchandises et des personnes.
Depuis 2009, l'entreprise exploite le premier PCJ de l'UEMOA, situé à Cinkansé, à la frontière entre le Burkina Faso et le Togo, dans le cadre d'un partenariat public-privé. En modernisant les frontières, la société contribue à faciliter la circulation des marchandises, à améliorer la coordination entre les administrations douanières et policières et à renforcer la sécurité des corridors routiers. Son siège est à Abidjan en Côte d'Ivoire. Et outre le Burkina Faso et le Togo, la société intervient dans d'autres pays de la sous-région.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a intensifié ses actions de terrain entre le 20 juillet et le 5 août 2026. En l'espace de deux semaines, les équipes ont mis la main sur des produits frauduleux et prohibés d'une valeur globale estimée à 141 383 500 FCFA, informe la CNLF sur sa page Facebook.
Les opérations ont permis de démanteler plusieurs réseaux impliqués dans le détournement de carburant subventionné, l'introduction illicite de produits médicaux, le commerce de produits interdits ainsi que le trafic de diverses marchandises. Parmi les saisies les plus importantes figure l'interception, le 20 juillet sur la voie de contournement de Ouagadougou, de 10 000 litres de gasoil subventionné destinés illicitement à une usine. Les investigations menées par la suite à Kouba et à Koubri ont conduit à la saisie respectivement de 3 000 litres et de 13 000 litres de gasoil destinés à des entreprises. Selon la CNLF, ces pratiques causent un important manque à gagner pour le Trésor public.
Dans le domaine de la santé, une opération réalisée le 3 août à Ouagadougou a abouti à la saisie de consommables médicaux et de produits assimilés introduits en contrebande, pour une valeur estimée à 68,017 millions de FCFA. Parmi les produits interceptés figurent notamment 76 cartons d'anabolisants, dont la circulation illégale représente un risque pour la santé des populations.
À Zabré, une enquête menée durant plus de deux mois a permis l'interception d'un camion-remorque transportant frauduleusement plusieurs produits de grande consommation. La cargaison comprenait du sucre, de l'huile, du riz, de la farine, des boissons alcoolisées, de la tomate, des cubes alimentaires et des spaghettis. La valeur de cette saisie est estimée à 34,447 millions de FCFA.
Les agents de la CNLF ont également saisi 160 colis de sachets plastiques interdits à Poè, ainsi que des boissons énergisantes alcoolisées et de la chicha dans le quartier Karpala.
À travers ces différentes opérations, la Coordination nationale de lutte contre la fraude réaffirme sa volonté de protéger l'économie nationale, de préserver les ressources publiques et de garantir la sécurité sanitaire des citoyens. Elle invite par ailleurs les populations à demeurer vigilantes et à collaborer avec les services compétents dans la lutte contre la fraude et la contrebande.
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Source : Page Facebook Coordination nationale de lutte contre la fraude
La Coopérative diocésaine d'épargne et de crédit de Ouagadougou (CODEC-Ouaga) a organisé, le mardi 11 août 2026 à la cathédrale de l'Immaculée-Conception, une rencontre d'échanges et d'information avec les responsables des marchés et yaars de la ville de Ouagadougou. Cette initiative visait à renforcer la relation de confiance entre l'institution de microfinance et les acteurs économiques des 12 arrondissements et des 6 communes de Ouagadougou.
Cette rencontre s'est tenue dans un contexte marqué par des pertes financières enregistrées par de nombreux commerçants auprès de structures de microfinance peu fiables. Pour la CODEC-Ouaga, l'enjeu a donc été de renforcer le dialogue avec les commerçants, mais aussi de mieux leur faire connaître les mécanismes, les produits et les services mis à leur disposition.
L'activité a été organisée en collaboration avec l'Union nationale des associations des commerçants des marchés et yaars du Burkina, qui a assuré la mobilisation des responsables des marchés et yaars, avec le soutien et l'accompagnement du Bureau des commerçants catholiques.
Les participants ont suivi avec beaucoup d'attention la présentation des produits et services proposés par la CODEC-OuagaAu cours de la rencontre, les participants ont bénéficié d'une formation sur les chaînes de valeur riz et volaille, dans le cadre des Activités génératrices de revenus (AGR). La CODEC-Ouaga a également présenté son produit de tontine CODECO, lancé le 24 avril 2025, ainsi que ses différentes innovations et les avantages liés à ce dispositif.
Les tontinières chargées d'assurer la collecte de proximité dans les marchés et yaars ont également été présentées par agence et par zone d'intervention. Cette démarche vise à rapprocher davantage les services de la CODEC-Ouaga des commerçants et à leur permettre d'épargner dans un cadre organisé et sécurisé.
La rencontre a aussi permis aux responsables des commerçants d'exprimer leurs préoccupations et de poser leurs questions. La CODEC-Ouaga a, par ailleurs, sollicité leur accompagnement afin de faciliter l'adhésion massive des commerçants à la tontine CODECO.
Un partenariat fondé sur la proximité et la confiance
Pour Franck Delwendé Compaoré, directeur général de la CODEC-Ouaga, cette démarche répond à la volonté de l'institution de microfinance de rester proche de ses membres et de ses clients.
« L'objectif est de leur permettre de mieux comprendre nos activités et de leur présenter de manière détaillée les produits et services que nous proposons, afin de favoriser leur adhésion. Cette démarche contribue également à renforcer la confiance. En matière de collecte de l'épargne, nous avons une lourde responsabilité.
Nous avons donc pris l'engagement d'organiser cette rencontre afin de consolider davantage cette confiance. La CODEC-Ouaga existait déjà, mais en tant qu'acteurs de la microfinance, notre rôle est de rester proches de nos membres et de nos clients. C'est aussi ce qui fait notre différence par rapport aux autres. La microfinance comporte à la fois une dimension sociale et économique. Sur le plan social, l'éducation financière est essentielle. Elle permet aux membres, lorsqu'ils bénéficient de financements, de mieux les gérer et de savoir comment les utiliser afin de pouvoir les rembourser dans de bonnes conditions », a-t-il expliqué.
La mobilisation enregistrée à cette occasion a satisfait le directeur général de la CODEC-Ouaga. Pour lui, cette première expérience constitue une réussite et traduit l'intérêt des commerçants pour un dialogue direct avec leur institution financière.
« Nous sommes plus que satisfaits de la mobilisation enregistrée à cette occasion. Pour une première rencontre, je considère que c'est une réussite, aussi bien pour la CODEC-Ouaga que pour l'Union des associations des marchés et yaars du Burkina. Il s'agit d'un partenariat gagnant-gagnant : nous avons besoin d'eux, tout comme ils ont besoin de nous », a-t-il ajouté.
La CODEC-Ouaga entend ainsi inscrire cette démarche dans la durée. Son directeur général envisage notamment d'instituer ce type de rencontres de manière régulière, idéalement sous la forme d'un rendez-vous annuel.
La tontine CODECO a été présentée aux responsables des marchés et yaars de OuagadougouDu côté des commerçants, l'initiative a également été accueillie favorablement. Malgr Naaba Ilboudo, président de l'Union nationale des associations des commerçants et yaars du Burkina, s'est réjoui de cette occasion d'échange, particulièrement autour de la gestion financière.
Il a salué la formation proposée ainsi que la présentation du nouveau dispositif de tontine, qu'il considère comme une réponse pouvant contribuer à soutenir les commerçants dans leurs activités. Il a également exprimé la reconnaissance des responsables des marchés et yaars à la CODEC-Ouaga pour cette initiative.
Malgr Naaba Ilboudo, a par ailleurs réaffirmé la confiance des commerçants envers l'institution. Forts de leur expérience dans le commerce et de leur connaissance de plusieurs institutions de microfinance, les acteurs des marchés et yaars considèrent le dispositif présenté comme une innovation intéressante. Ils souhaitent ainsi voir cette nouvelle dynamique produire des résultats concrets au bénéfice des commerçants.
Malgr Naaba Ilboudo (au milieu), a salué l'initiative de la CODEC-Ouaga et exprimé la confiance des commerçants envers l'institution de microfinanceLes avantages des services proposés par la CODEC-Ouaga
Au-delà de cette rencontre, la démarche de la CODEC-Ouaga témoigne d'une volonté de placer la proximité et l'accompagnement au cœur de son action. L'institution ne se limite pas à proposer des services financiers : elle met également l'accent sur l'éducation financière, la sensibilisation et l'accompagnement de ses membres afin de leur permettre de mieux gérer leur épargne et leurs financements.
Forte de près de 19 années d'expérience, la CODEC-Ouaga s'appuie aujourd'hui sur un réseau de 10 agences interconnectées. Portée par l'Église Famille de Ouagadougou depuis 2007, elle revendique trois valeurs essentielles dans son fonctionnement : la sécurité, la transparence et la fiabilité.
À travers la tontine CODECO, l'institution mise notamment sur une épargne accessible et une collecte de proximité. La mise minimale est fixée à 500 francs CFA, sur une cotisation de 31 jours renouvelables. Pour les mises à partir de 20 000 francs CFA, la commission est plafonnée à 20 000 francs CFA. La CODEC-Ouaga propose également des possibilités d'accompagnement financier pouvant atteindre 2 millions de francs CFA, sans garantie matérielle.
D'autres rencontres sont prévues afin de consolider davantage le partenariat entre la CODEC-Ouaga et les acteurs des marchés et yaarsSur le terrain, les tontinières assurent la collecte directement dans les marchés et yaars grâce à des terminaux de paiement électronique. Elles sont sélectionnées, formées et encadrées afin de garantir un service de proximité répondant aux exigences de l'institution. La sécurité de l'épargne constitue également un axe majeur, avec un dispositif permettant au client d'être le seul à pouvoir effectuer le retrait de son épargne.
La CODEC-Ouaga poursuit en outre sa modernisation avec un projet de digitalisation de ses services. Une future application mobile doit notamment permettre l'adhésion et le suivi de l'épargne en temps réel, renforçant ainsi l'accessibilité et la transparence des services proposés.
À travers ces différentes initiatives, la CODEC-Ouaga cherche à se positionner comme un partenaire financier de proximité pour les commerçants, en tenant compte de leurs réalités quotidiennes. Son ancrage dans la capitale, son expérience, son réseau d'agences et sa volonté de maintenir un dialogue régulier avec ses membres constituent autant d'atouts pour accompagner les acteurs économiques dans leurs activités.
La CODEC-Ouaga est une institution de microfinance portée par l'Église Famille de Ouagadougou.
Créée en 2007, elle œuvre dans l'épargne, le crédit et l'accompagnement financier de ses membres. Avec près de deux décennies d'expérience et un réseau d'agences interconnectées, elle poursuit sa mission autour de la sécurité, de la transparence et de la fiabilité, tout en développant des services de proximité et des solutions adaptées aux besoins des populations, notamment des commerçants des marchés et yaars.
SB
Dalila Ky (stagiaire)
Vidéo : Anita Zongo
Les coupures d'électricité enregistrées ces dernières semaines durant la nuit dans plusieurs villes du Burkina s'expliquent par un phénomène naturel saisonnier. Dans une note d'information publiée le 11 août 2026 sur sa page Facebook, la Société nationale d'électricité du Burkina (SONABEL) a indiqué que les perturbations constatées dans les régions du Nazinon, du Djôrô, du Yaadga et du Nando sont principalement liées à la migration massive de chauves-souris frugivores, communément appelées roussettes.
La SONABEL explique que ces mammifères volants se déplacent en grands essaims pendant la nuit, notamment entre 20 heures et 5 heures du matin. Au cours de leurs déplacements, ils entrent fréquemment en contact avec les lignes électriques moyenne tension, provoquant des courts-circuits à l'origine des interruptions temporaires de la fourniture d'électricité.
Face à cette situation, la SONABEL assure que ses équipes d'intervention restent mobilisées et en état d'alerte permanente. Des patrouilles sont régulièrement déployées afin d'identifier les zones touchées, procéder aux réparations nécessaires et rétablir le courant dans les meilleurs délais. La SONABEL précise également que ses services techniques travaillent activement à la mise en œuvre de solutions durables pour limiter l'impact de ce phénomène environnemental récurrent sur le réseau électrique.
Tout en présentant ses excuses aux abonnés pour les désagréments occasionnés, la SONABEL souligne que ces perturbations sont indépendantes de sa volonté et remercie les usagers pour leur compréhension et leur confiance. Pour tout signalement d'anomalie ou demande d'information, les abonnés peuvent contacter le Centre d'appels de la SONABEL au 80 00 11 30.
Lefaso.net
Source : Page Facebook SONABEL
Le Président de l'Université Thomas SANKARA (UTS) informe le public (étudiants et travailleurs) du recrutement d'auditeurs en Licences professionnelles niveau 1 & 3 (L1&L3) à former à l'Institut Universitaire de Formations Initiale et Continue (IUFIC) au titre de l'année universitaire 2026-2027. Sont concernés, les cursus suivants :
Licence 1 (en régime cours du jour à partir de 8 heures)
• Sociologie de la Santé ;
• Finance-Comptabilité-Contrôle (FCC) ;
Licence 3 (en régime cours du soir à partir de 17 heures)
• Finance-Comptabilité-Contrôle (FCC) ;
• Science Politique ;
• Gestion des Ressources Humaines (GRH) ;
• Protection et Droits de l'Enfant (PDE) ;
• Fiscalité.
I. DUREE DE LA FORMATION
Les formations se dérouleront sur un (1) an, soit deux (02) semestres par niveau (semestre 1 et semestre 2 pour L1 et semestres 5 et 6 pour L3).
II. CONDITIONS D'ACCES
• L'accès à la Licence 1 est ouvert aux étudiants titulaires du BAC A4, D, C pour le cursus Sociologie de la Santé ;
• L'accès à la Licence 1 est ouvert aux étudiants titulaires du BAC G2, D, C pour le cursus Finance-Comptabilité-Audit ;
• L'accès à la licence (L3) est ouvert aux étudiants ayant validé la deuxième année (L2) de licence en sciences économiques, en gestion, ou tout autre diplôme reconnu équivalent pour le cursus Finance-Comptabilité-Contrôle (FCC) ;
• L'accès à la licence (L3) est ouvert aux étudiants ayant validé la deuxième année (L2) de licence en sciences économiques, en gestion, en sciences juridiques, ou tout autre diplôme reconnu comme équivalent pour les cursus suivants :
– Fiscalité ;
– Gestion des Ressources Humaines (GRH) ;
• L'accès à la licence (L3) est ouvert aux étudiants ayant validé la deuxième année (L2) de licence en sciences juridiques, sciences politiques, en sciences économiques, en gestion, ou tout autre diplôme reconnu comme équivalent pour le cursus Sciences politiques.
• L'accès à la licence (L3) est ouvert aux étudiants ayant validé la deuxième année (L2) de licence en sciences humaines, en sciences juridiques, sciences politiques, en sciences économiques, en gestion, ou tout autre diplôme reconnu comme équivalent pour le cursus Protection et Droits de l'Enfant (PDE).
III. COÛT DE LA FORMATION :
Licence 1 :
Frais d'inscription (payable du 15 septembre au 30 octobre 2026 sur la plateforme Campus Faso) :
51500 F CFA
252 000 CFA pour les ressortissants Zone hors UEMOA.
Frais de formation :
300 000 FCFA
Paiement en trois (3) tranches (sur la plateforme Campusfaso par FasoArzeka) selon les modalités suivantes :
– 101 500 FCFA au début du mois d'octobre 2026
– 101 500 FCFA au mois de décembre 2026
– 101 500 FCFA au mois de janvier 2026
Licence 3 :
Frais d'inscription (payable du 15 septembre au 30 octobre 2026 sur la plateforme Campus Faso) :
51 500 FCFA pour les ressortissants des pays de l'UEMOA
252 000 CFA pour les ressortissants Zone hors UEMOA.
• Frais de formation :
506 000 FCFA
Paiement en quatre (4) tranches (sur la plateforme Campusfaso par par FasoArzeka) selon les modalités suivantes :
– 201 500 FCFA au début du mois d'octobre 2026
– 101 500 FCFA au mois de décembre 2026
– 101 500 FCFA au mois de février 2027
– 101 500 FCFA au mois d'avril 2027
IV. MODALITES DE CANDIDATURE :
• Dossier de candidature à déposer en ligne sur la plateforme www.campusfaso.bf à travers le menu “Candidature”, comprenant les pièces suivantes :
Copie légalisée de de l'attestation du BAC/diplôme du BAC et son relevé de notes ;
Extrait d'acte de naissance (PDF) ;
Curriculum Vitae (CV) détaillé (PDF) ;
Copie certifiée conforme de la CNIB ;
Les copies légalisées des relevés de notes des semestres S1, S2, S3 et S4 et de l'attestation du DEUG ou de l'attestation de niveau BAC+2 (scannées dans un seul fichier au format PDF) pour les candidats à la Licence
3.
Lettre de motivation
• Créer son Identifiant National d'Etudiant (INE) pour ceux qui n'en disposent pas sur la plateforme www.campusfaso.bf en cliquant sur « Ouvrir mon compte » puis sur le menu « inscription ancien bac » pour les nationaux ou sur « bac étranger » pour les non nationaux.
• Frais de dossier non remboursables d'un montant de quinze mille cinq cents (15 500) Francs CFA, payables via la plateforme www.campusfaso.bf par Coris Money, Moov Money ou Orange Money.
Dépôt de dossier : du 1er août au 10 septembre 2026 ;
Sélection de dossiers et Publication des résultats : 15 septembre 2026 ;
Début des cours : octobre 2026.
N.B. Les enseignements se dérouleront en présentiel, (en soir pour les L3 et en jour à partir de 8h00 pour les L1) du lundi au vendredi de 17 heures à 21 heures (pour les L3) et les samedis à partir de 08 heures. Les horaires de cours peuvent être réajustés en fonction des circonstances.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site de l'UTS www.uts.bf et la page Facebook de l'IUFC.
Pr T. Didier ZOUNGRANA
Professeur titulaire en Economie
Appel à candidatures pour l'admission en master niveau 2 au titre de l'année universitaire 2026-2027
Le Camarade Président de l'Université Thomas SANKARA (UTS) informe le public (étudiants et travailleurs) du recrutement d'auditeurs en Master professionnel niveau 2 à former à l'Institut Universitaire de Formations Initiale et Continue (IUFIC) au titre de l'année universitaire 2026-2027. Sont concernés, les cursus suivants :
• Conseil Juridique d'Entreprise (CJE) ;
• Droit des Affaires et Fiscalité (DAF) ;
• Droit Pénal et Sciences Criminelles (DPSC) ;
• Executive Master of Business Administration (Executive MBA) ;
• Finance Comptabilité Contrôle (FCC) ;
• Finance Quantitative et Gestion des Risques Financiers (FQGRF) ;
• Intelligence Economique et Développement International (IEDI) ;
• Politique de Développement et Gestion des Industries Extractives (PDGIE) ;
• Ingénierie Statistique de l'Environnement (ISE) ;
• Développement Local et Gestion des Collectivités Territoriales (DevLoc) ;
• Energies Renouvelables, Développement et Economie Verte (ERDEV)
• Protection et Droits de l'Enfant (PDE) ;
• Droit et Politique de l'Environnement (DPE) ;
• Gestion des ressources humaines (GRH) ;
• Management des projets (MP) en Co diplomation avec l'Université Senghor d'Alexandrie.
I. DUREE DE LA FORMATION
Les formations se dérouleront sur un (1) an, soit deux (02) semestres (semestre 1 et semestre 2).
II. CONDITIONS D'ACCES
• Être titulaire d'un master 1 ou équivalent en sciences juridiques option droit privé pour les cursus suivants :
Conseil Juridique d'Entreprise (CJE) ;
Droit Pénal et Sciences Criminelles (DPSC) ;
Droit des Affaires et Fiscalité (DAF).
• Être titulaire d'un master 1 ou équivalent en sciences économiques ou sciences de gestion pour les cursus suivants :
Finance Comptabilité Contrôle (FCC) ;
Finance Quantitative et Gestion des Risques Financiers (FQGRF).
• Être titulaire d'un master 1 ou équivalent en sciences politiques, sciences économiques, sciences de gestion, sciences humaines ou sciences de l'information et de la communication pour le cursus Intelligence Economique et Développement International (IEDI).
• Être titulaire d'un master 1 ou équivalent en sciences humaines, sciences juridiques, sciences politiques ou sciences économiques pour les cursus ci-après :
Politique de Développement et Gestion des Industries Extractives (PDGIE) ;
Développement Local et Gestion des Collectivités Territoriales (DevLoc) ;
Energies Renouvelables, Développement et Economie Verte (ERDEV) ;
Protection et Droits de l'Enfant (PDE) ;
Droit et Politique de l'Environnement (DPE) ;
Gestion des Ressources humaines.
• Être titulaire d'un master 1 ou équivalent en sciences économiques, sciences de gestion, sciences humaines, sciences exactes et appliquées pour le cursus Ingénierie Statistique de l'Environnement (ISE).
• Être titulaire d'un master 1 ou équivalent en sciences juridiques, sciences économiques ou sciences de gestion dans le cursus Exécutive Master of Business Administration (Exécutive MBA).
• Être titulaire d'un Master 1 ou Maîtrise validé dans un domaine correspondant à la spécialité et délivré par une institution reconnue par le CAMES ;
L'admission est également possible pour l'Université Senghor par validation des acquis professionnels et personnels à partir de trois (03) ans d'expérience pour les candidats titulaires d'un bac+3 validé ; dans ce cas seul le diplôme de master de l'Université Senghor sera délivré.
III. COÛT DE LA FORMATION :
• Frais d'inscription (payable du 15 septembre au 30 octobre 2026 sur la plateforme Campus Faso) :
51 500 FCFA pour les ressortissants des pays de l'UEMOA ;
252000 CFA pour les ressortissants Zone hors UEMOA.
• Frais de formation :
1 712 000 FCFA pour le cursus Exécutive MBA et Management des Projets ;
856 000 FCFA pour les autres Masters ;
Paiement en quatre (4) tranches (sur la plateforme www.campusfaso.bf par FasoArzéka) selon les modalités suivantes :
IV. MODALITES DE CANDIDATURE :
• Dossier de candidature à déposer en ligne sur la plateforme www.campusfaso.bf à travers le menu “Candidature”, comprenant les pièces suivantes :
Copie légalisée de l'attestation du BAC/Diplôme du BAC ;
Photocopies légalisées de l'attestation de la maitrise, de l'attestation de niveau master 1 ou tout autre diplôme équivalent et des relevés de notes de la licence 1 au M1 ou de la première à la quatrième année (scannées dans un seul fichier au format PDF) ;
Curriculum Vitae (en PDF) ;
Extrait d'acte de naissance
Certificat de nationalité
Lettre de motivation
Copie certifiée conforme de la CNIB
• Créer son Identifiant National d'Etudiant (INE) pour ceux qui n'en disposent pas sur la plateforme www.campusfaso.bf en cliquant sur « Ouvrir mon compte » puis sur le menu « inscription ancien bac » pour les nationaux ou sur « bac étranger » pour les non nationaux.
• Frais de dossier non remboursables d'un montant de quinze mille cinq cents (15 500) Francs CFA, payables via la plateforme www.campusfaso.bf par Faso Arzeka à travers Coris Money, Moov Money ou Orange Money.
Dépôt de dossier : du 1er août au 10 septembre 2026 ;
Publication des résultats de sélection : 15 septembre 2026 ;
Début des cours : octobre 2026.
N.B. Les enseignements se dérouleront en présentiel, en soirée du lundi au vendredi de 17 heures à 21 heures et les samedis à partir de 08 heures. Les horaires de cours peuvent être réajustés en fonction des circonstances.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site de l'UTS www.uts.bf et la page Facebook de l'IUFIC.
Pr T. Didier ZOUNGRANA
Professeur titulaire en Economie
Le Camarade Président de l'Université Thomas SANKARA (UTS) informe le public (étudiants et travailleurs) du recrutement d'auditeurs en Master professionnel niveau 1 à former à l'Institut Universitaire de Formations Initiale et Continue (IUFIC) au titre de l'année universitaire 2026-2027. Sont concernés, les cursus suivants :
• Intelligence Economique et Développement International (IEDI) ;
• Droit des Affaires et Fiscalité (DAF) ;
• Développement Local et Gestion des Collectivités Territoriales (DevLoc) ;
• Energies Renouvelables, Développement et Economie Verte (ERDEV) ;
• Finance Comptabilité Contrôle (FCC) ;
• Finance Quantitative et Gestion des Risques Financiers (FQGRF) ;
• Ingénierie Statistique de l'Environnement (ISE) ;
• Politique de Développement et Gestion des Industries Extractives (PDGIE) ;
• Protection et Droits de l'Enfant (PDE) ;
• Droit et Politique de l'Environnement (DPE) ;
• Droit Pénal et Sciences Criminelles (DPSC)
• Conseil Juridique d'Entreprise (CJE)
• Marketing et Gestion (MG)
I. DUREE DE LA FORMATION
Les formations se dérouleront sur un (1) an, soit deux (02) semestres (semestre 1 et semestre 2).
II. CONDITIONS D'ACCES
• Être titulaire d'un diplôme de licence en sciences juridiques ou tout autre diplôme admis en équivalence, pour les cursus suivants :
– Droit des Affaires et Fiscalité (DAF) ;
– Droit Pénal et Sciences Criminelles (DPSC) ;
– Conseil Juridique d'Entreprise (CJE).
• Être titulaire d'un diplôme de licence en sciences économiques ou sciences de gestion ou tout autre diplôme admis en équivalence, pour les cursus suivants :
– Finance Comptabilité Contrôle (FCC) ;
– Finance Quantitative et Gestion des Risques Financiers (FQGRF).
• Être titulaire d'un diplôme de licence en sciences politiques, sciences économiques, sciences de gestion, sciences humaines, sciences de l'information et de la communication ou tout autre diplôme admis en équivalence, pour le cursus Intelligence Economique et Développement International (IEDI).
• Être titulaire d'un diplôme de licence en sciences humaines, sciences juridiques, sciences politiques, sciences économiques ou tout autre diplôme admis en équivalence, pour les cursus ci-après :
Politique de Développement et Gestion des Industries Extractives (PDGIE) ;
Développement Local et Gestion des Collectivités Territoriales (DevLoc) ;
Energies Renouvelables, Développement et Economie Verte (ERDEV) ;
Protection et Droits de l'Enfant (PDE) ;
Droit et Politique de l'Environnement (DPE)
• Être titulaire d'une Licence ou équivalent en sciences économiques, sciences de gestion, sciences humaines, sciences exactes et appliquées, sciences de la vie et de la terre pour le cursus Ingénierie Statistique de l'Environnement (ISE).
III. COÛT DE LA FORMATION :
• Frais d'inscription (payable du 15 septembre au 30 octobre 2026 sur la plateforme Campus Faso) :
51 500 FCFA pour les ressortissants des pays de l'UEMOA ;
252000 CFA pour les ressortissants Zone hors UEMOA.
• Frais de formation :
856 000 FCFA
Paiement en quatre (4) tranches (sur la plateforme Campusfaso par Faso Arzeka) selon les modalités suivantes :
– 303.0000 CFA FCFA au plus tard 31octobre 2026 ;
– 191 500 F CFA FCFA au plus tard 31 décembre 2026 ;
– 191 500 F CFA FCFA au mois de février 2027 ;
– 171 500 FCFA F CFA au mois d'avril 2027.
IV. MODALITES DE CANDIDATURE :
• Dossier de candidature à déposer en ligne sur la plateforme www.campusfaso.bf à travers le menu “Candidature”, comprenant les pièces suivantes :
Copie légalisée de l'attestation du BAC/diplôme du BAC ;
Curriculum Vitae (CV) détaillé daté et signé avec photo (fichier unique en PDF) ;
Photocopies légalisées de l'attestation de licence et des relevés de notes de la licence 1 à la licence 3 (scannées dans un seul fichier PDF) ;
Extrait d'acte de naissance ;
Certificat de nationalité ;
Copie certifiée conforme de la CNIB.
• Créer son Identifiant National d'Etudiant (INE) pour ceux qui n'en disposent pas sur la plateforme www.campusfaso.bf en cliquant sur « Ouvrir mon compte » puis sur le menu « inscription ancien bac » pour les nationaux ou sur « bac étranger » pour les non nationaux ou bac étranger.
• Frais de dossier non remboursables d'un montant de quinze mille cinq cents (15 500) Francs CFA, payables via la plateforme www.campusfaso.bf par Coris Money, Moov Money ou Orange Money.
Dépôt de dossier : du 1er août au 10 septembre 2026 ;
Sélection de dossiers et publication des résultats : 15 septembre 2026 ;
Début des cours : octobre 2026
N.B. Les enseignements se dérouleront en présentiel, en soirée du lundi au vendredi de 17 heures à 21 heures et les samedis à partir de 8 heures. Les horaires de cours peuvent être réajustés en fonction des circonstances.
Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site de l'UTS www.uts.bf et la page Facebook de l'IUFC.
Pr T. Didier ZOUNGRANA
Professeur titulaire en Economie
13 Août 1996 – 13 Août 2026
30 ans qu'il a plu au Seigneur de te rappeler auprès de lui…
Ton héritage perdure à travers tes accomplissements
et les souvenirs que tu as laissé dans nos cœurs papa.
30 ANS
Emile Bassono
Journaliste, Ancien Ministre, Ancien Directeur de l'École
Française des Attachés de Presse (EFAP–Afrique/Abidjan),
Homme de conviction, de foi et de valeurs,
ton exemple continue d'éclairer nos pas et d'inspirer nos vies.
Pour le 30ème anniversaire de son décès,
son épouse, ses enfants et sa famille vous invitent à une messe de requiem
qui sera célébrée pour le repos de son âme le jeudi 13 août 2026
à 18H30 à la paroisse Saint Jean XXIII de Ouagadougou.
Union de prières.
Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt.
Jean 11:25
Le Chef du village de OUALANA dans la Commune de LENA, Province du Houet, Région du Guiriko ;
Les grandes familles : MILLOGO, OUATTARA, SANOU ;
Les familles alliées : GUIGMA, OUEDRAOGO, TIENDREBEOGO et TONDE ;
Très touchées par les marques de sympathie, de solidarité et de compassion reçues à l'occasion du rappel à Dieu le Mardi 28 Juillet 2026, des obsèques et des funérailles de leur frère, fils, oncle, père, Dr MILLOGO Missa, Contrôleur Général de Police, précédemment Directeur de la Police Judiciaire (DPJ) à la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN),
adressent leurs sincères et profonds remerciements à tous ceux qui, de près ou de loin, se sont associés à leur douleur.
Leur reconnaissance va particulièrement :
● Au Camarade Ministre de la Sécurité ;
● Au Camarade Ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat ;
● Au Camarade Directeur Général de la Police Nationale (DGPN) et l'ensemble de son personnel ;
● Au Camarade Directeur Général de la Garde de Sécurité Pénitentiaire (DGGSP) et l'ensemble de son personnel ;
● Aux Camarades Gouverneurs des Régions du Guiriko et de Tannounyan ;
● A la Camarade Présidente de la Délégation Spéciale (PDS) de la Commune de Lèna et ses collaborateurs ;
● Aux autorités administratives, coutumières et religieuses ;
● Aux ainés retraités de la Police Nationale ;
● Aux camarades de promotion, anciens collaborateurs et compagnons d'armes du défunt ;
● A ses amis et connaissances, pour leur soutien constant et leur présence à chaque étape des obsèques ;
● A l'ensemble du personnel du Centre Hospitalier Universitaire de Tengandogo, pour les soins prodigués et l'accompagnement apporté au défunt et à sa famille ;
● Aux voisins des quartiers Rimkiéta et Cissin ainsi qu'aux populations des villages de la Commune de Lèna et de la Région du Guiriko, pour leur disponibilité, leur hospitalité et leur assistance tout au long des cérémonies.
Les familles s'excusent de ne pouvoir citer tous ceux qui ont apporté leur soutiens multiformes.
Que chacun trouve ici l'expression de leur profonde gratitude. Puisse Dieu, dans son infinie bonté, rendre au centuple à tous ceux, sans acception, qui les ont soutenus dans cette douloureuse épreuve.
Union de prières pour le repos de son âme !
À travers un communiqué rendu public ce 12 aout 2026, le Groupe EBOMAF dénonce une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, dans laquelle son Président-Directeur Général, Mahamadou Bonkoungou est présenté comme le promoteur d'une prétendue application dénommée « Coin Volcano ». Le groupe soutient que cette vidéo est une usurpation d'identité et est la résultante d'une manipulation audiovisuelle réalisée à l'aide de procédés relevant de l'intelligence artificielle.
Dans la vidéo, le PDG du Groupe EBOMAF, Mahamadou Bonkoungou est présenté comme créateur et promoteur d'une application capable de faire gagner d'importantes sommes d'argent. Selon le groupe, les auteurs auraient notamment utilisé frauduleusement le logo de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB) ainsi que la voix d'un de ses journalistes-présentateurs du journal télévisé.
Le contenu met également en scène de prétendus témoignages de personnes affirmant avoir gagné plusieurs millions de francs CFA grâce à l'application. Les internautes sont ensuite invités à la télécharger et à effectuer des opérations financières.
Le Groupe EBOMAF réfute catégoriquement ces affirmations. Il précise que son PDG « n'est ni l'auteur, ni le promoteur, ni le partenaire » de cette application et qu'il n'a jamais lancé, recommandé ou cautionné une application de jeu ou de placement portant ce nom.
L'entreprise invite donc les internautes à la plus grande prudence et à ne procéder à aucun téléchargement, versement d'argent, dépôt ou transmission de données personnelles sur la base des informations contenues dans cette vidéo. Elle demande également aux personnes ayant reçu ou partagé le contenu de ne pas le considérer comme une communication officielle et de s'abstenir de le relayer.
Lefaso.net
Les Étalons U20 ont été accueillis chaleureusement à Ouagadougou, le mardi 11 août 2026, après avoir remporté le tournoi UFOA-B en Côte d'Ivoire. Cette performance leur assure également une place pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de leur catégorie, qui aura lieu en 2027 au Ghana.
Vainqueurs du tournoi UFOA-B en Côte d'Ivoire et qualifiés pour la Coupe d'Afrique des nations de leur catégorie, prévue en 2027 au Ghana, les Étalons U20 ont été accueillis en héros.
À leur arrivée à l'aéroport international de Ouagadougou, la délégation burkinabè a été reçue dans une ambiance chaleureuse et festive, avec des animations offertes par l'Union nationale des supporters des Étalons.
« Nous sommes venus leur dire que nous sommes tous fiers de leur performance à cette compétition. Nous leur avons traduit également la reconnaissance de toutes les autorités de notre pays », a indiqué la secrétaire générale du ministère des Sports, Colette Ouédraogo.
Elle a également souhaité que les Étalons U20 puissent continuer dans cette dynamique afin de pouvoir revenir de la prochaine CAN avec des résultats similaires.
Le président de la Fédération burkinabè de football, le colonel-major Oumarou Sawadogo, a félicité les Étalons U20 pour leur qualification pour la CAN. Au nom de l'équipe, il a dédié le trophée au président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour son accompagnement qui a facilité la participation de l'équipe à la compétition.
« Être qualifié, comme je l'ai dit, c'est la première étape qui a été franchie. Après avoir raté deux éditions, nous nous sommes qualifiés pour la prochaine. C'est dans un pays voisin, au Ghana. Il faudra qu'on se donne les moyens pour mieux préparer cette compétition et aller de l'avant », a déclaré le colonel-major Oumarou Sawadogo.
Le premier responsable de la Fédération burkinabè de football a aussi dévoilé quelques ambitions des Étalons U20, au titre desquelles figure une qualification pour le Mondial de leur catégorie.
« Je crois que cette génération, si on la conserve et l'entretient comme il le faut, avec beaucoup de compétitions et de matchs amicaux, elle peut quand même nous permettre d'aller plus loin », a expliqué le président de la FBF.
Fier du parcours de son équipe, qui a remporté le tournoi, le sélectionneur des Étalons U20, Oscar Barro, s'est réjoui de l'accueil chaleureux qui lui a été réservé. Il a profité de l'occasion pour remercier les premières autorités du pays, grâce auxquelles la participation à la compétition a été possible.
« C'est le lieu de remercier toutes ces structures qui nous ont permis d'aller à cette compétition et de revenir avec la qualification », a-t-il soutenu.
En rappel, Oscar Barro avait déjà remporté le tournoi UFOA-B U17 avant de remporter à nouveau la compétition, cette fois-ci avec une sélection U20. Interrogé sur le secret de ces performances, il les a expliquées par le travail et la discipline.
La tête pensante des Étalons U20 s'est, par ailleurs, voulue rassurante quant à la disponibilité de la majorité de l'effectif ayant pris part au tournoi UFOA-B pour la prochaine CAN.
« Tous ceux qui sont là sont dans la limite d'âge. C'est ce que j'ai regardé avant d'appeler certains joueurs. Pratiquement tous seront en mesure d'aller à la CAN U20 prévue au Ghana en 2027. Ils sont tous dans la fourchette », a rassuré Oscar Barro quant à la possibilité de repartir à la CAN au Ghana avec le même effectif.
Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net
Après la fermeture de sa centrale thermique de 2,5 MW en 2006, la ville de Kaya dispose à nouveau d'une infrastructure électrique dont la mise en production a été effectuée ce 11 août 2026 par le ministre de l'énergie, des mines et des carrières, Yacouba Zabré Gouba, rapporte la direction de la communication du ministère de l'énergie, des mines et des carrières.
D'une capacité de 25 MW, la centrale est dotée de 28 moteurs dont la puissance unitaire est de 1000 kWm. Le coût total de cette réalisation est d'environ 15 milliards FCFA.
Le lancement officiel de la production de cette centrale de Kaya vient refermer une série d'inaugurations débutée le 21 juillet 2026 par la mise en service de la centrale thermique de Pabré par le Premier Ministre Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo. L'ensemble des centrales de Pabré, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Kaya donne une puissance totale de 126,4 MW.
Le ministre en charge de l'énergie a indiqué que la réalisation de ces infrastructures prouve que le Burkina Faso peut réduire progressivement sa vulnérabilité énergétique, accroître ses capacités nationales de production et bâtir ensemble un système plus résilient.
Selon lui, toutes ces réalisations sont l'expression concrète d'une volonté politique : faire de l'énergie, un levier majeur de la souveraineté, de la résilience et surtout du développement endogène du Burkina Faso.
La centrale de Kaya ambitionne d'augmenter la capacité nationale de production, réduire les interruptions de fourniture, offrir une énergie plus stable aux unités industrielles et marchandes de la région des Koulsé, a-ajouté Yacouba Zabré Gouba. Il a annoncé la mise en service prochaine de trois autres nouvelles centrales. L'ensemble de toutes ces infrastructures énergétiques va coûter environ 200 milliards FCFA.
Lefaso.net
Source : Direction de la Communication et des Relations Presse
La journée internationale de la jeunesse est célébrée dans le monde entier le 12 août. Cette année cette journée est placée sous le thème mondial, « Contextes différents, aspirations communes ». Michel Sawadogo, directeur national de Compassion International Burkina Faso dans un entretien, revient sur les aspirations majeures et les défis de la jeunesse. Éducation, numérique, emploi, paix, environnement et formation, il appelle à faire davantage confiance aux jeunes et surtout à investir dans leur formation. Pour lui, malgré les difficultés liées au contexte national, les jeunes restent une force essentielle pour construire le Burkina Faso de demain.
Lefaso.net : Ce 12 août 2026 est commémorée la Journée internationale de la jeunesse sur le thème « Contextes différents, aspirations communes ». Dans un contexte de défis sécuritaires, quelles sont, selon vous, les principales aspirations des jeunes au Burkina Faso ?
Michel Sawadogo : Les aspirations des jeunes, que ce soit au Burkina Faso, au Mali, en Afrique de l'Est ou dans d'autres régions du monde, sont plus ou moins communes. Ce que les jeunes souhaitent avant tout, c'est pouvoir vivre et grandir dans un climat de paix. À partir de là, ils peuvent progressivement se former, s'insérer dans la vie active et devenir les leaders de demain. Pour le Burkina Faso, je suis convaincu que la jeunesse aspire surtout à une bonne éducation, à une formation de qualité et à disposer de cadres d'expression pour donner son opinion et participer à la construction de la nation. Elle souhaite également pouvoir contribuer, par sa force de travail au développement du pays.
Le numérique représente une grande opportunité de formation pour les jeunes, mais malheureusement, beaucoup n'y ont pas accès. Comment peut-on, de façon générale, les accompagner à mieux utiliser le numérique et à y avoir accès ?
De nos jours, le numérique est une opportunité indéniable. Le monde dans son ensemble est en train de se numériser. Aujourd'hui, lorsqu'on parle d'illettrisme, il ne s'agit plus seulement de quelqu'un qui n'est pas allé à l'école. On peut également parler d'illettrisme numérique lorsqu'une personne n'est pas suffisamment habile dans la manipulation des outils informatiques. Le numérique constitue donc une véritable opportunité de renforcement des capacités et Compassion prend cette dimension en compte dans ses interventions. Lorsqu'on est issu d'une famille modeste ou d'un milieu défavorisé, il n'est pas toujours évident d'avoir accès à certains outils. C'est pourquoi, dans le cadre de la formation professionnelle, nous veillons à mettre à disposition des outils qui prennent également en compte l'informatique et, plus largement, le numérique.
L'objectif est de permettre aux jeunes qui bénéficient de ces opportunités d'être suffisamment outillés pour ne pas rester en marge de l'évolution actuelle. Par exemple, Grâce à l'introduction de tablettes éducatives et d'outils d'apprentissage numériques, par Compassion, les jeunes dont le cursus scolaire a été interrompu bénéficient de programmes de remise à niveau et de rattrapage scolaire. Cette approche favorise leur réinsertion dans le système éducatif et leur permet de poursuivre leur apprentissage malgré les interruptions liées aux crises ou à d'autres facteurs de vulnérabilité. Nous offrons des ordinateurs à des étudiants qui commencent leur formation dans certains instituts ou universités partenaires.
Au niveau des centres de prise en charge, il existe également des salles informatiques qui permettent aux jeunes d'acquérir une formation de base et de progresser au fur et à mesure. Le personnel qui travaille dans ces centres est lui aussi formé afin d'avoir les compétences nécessaires pour transmettre les bases du numérique aux jeunes. Nous avons d'ailleurs des exemples de jeunes qui arrivent aujourd'hui à développer leurs activités grâce au numérique. Certains utilisent notamment la vente en ligne pour développer leurs affaires. Cela montre que le numérique peut être utilisé dans différents domaines et permettre à des jeunes de créer des opportunités économiques pour eux-mêmes.
Quel rôle les jeunes peuvent-ils jouer dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale ?
Quand la jeunesse est fortement engagée, il y a forcément un impact. C'est justement pourquoi les jeunes doivent veiller à ne pas être utilisés à tort. La jeunesse constitue une véritable force de frappe et il est important qu'elle sache quelles causes sont utiles au développement du pays. La jeunesse est la tranche la plus importante de la population en termes de dynamisme et d'énergie. Elle peut donc décider de rester intègre et de faire en sorte que toute action de mobilisation, d'investissement de ses capacités ou de sa force soit orientée vers le bien du pays.
Les cadres de rencontre et d'échange entre jeunes permettent également de briser les barrières. Lorsqu'ils se retrouvent avec des personnes issues d'autres groupes ethniques, d'autres catégories sociales ou même d'autres nationalités, ils développent un esprit plus ouvert. Cela peut les aider à ne pas se laisser enfermer dans des considérations ou des idéologies qui ne sont pas favorables à la promotion de notre pays.
Il faut donc savoir canaliser cette énergie. Si la jeunesse utilise sa force de façon positive pour contribuer au développement et son énergie pour convaincre et créer des liens entre les communautés la cohésion et la paix seront renforcées. Un élément important est que lorsqu'on regarde les différentes actions menées sur le terrain, la jeunesse est au premier plan. Elle contribue énormément et consent de nombreux sacrifices. Toutes ces actions participent à l'objectif commun de pacifier notre pays. Si nous voulons la paix, le développement et la tranquillité, il va de soi que nous incluons la jeunesse. Il faut l'intégrer et canaliser son énergie de sorte à faire avancer les choses.
« Si nous voulons la paix, le développement et la tranquillité, il va de soi que nous incluons la jeunesse »La protection de l'environnement et la lutte contre le changement climatique concernent aussi l'avenir des jeunes, particulièrement dans un pays sahélien comme le Burkina Faso. Constatez-vous un engagement croissant des jeunes sur ces questions ?
Nous constatons effectivement un changement de mentalité chez les jeunes. Avec l'ouverture sur le monde, les connaissances auxquelles ils ont accès et leur capacité à s'informer notamment grâce aux outils numériques, ils disposent aujourd'hui d'une certaine vision, mais aussi d'une capacité d'analyse et même d'anticipation des phénomènes climatiques qui ont un impact sur notre environnement. À partir de ces connaissances, beaucoup de jeunes se mobilisent et manifestent le désir de défendre leur cadre de vie et l'environnement dans son ensemble. À Compassion, nous favorisons également cette dynamique en intégrant dans nos interventions des modules qui sensibilisent les jeunes à la nécessité de protéger l'environnement.
Nous avons ainsi des jeunes qui sont orientés vers des activités économiques conciliant protection de l'environnement et opportunités d'affaires. Il faut le dire : pour nos pays, les questions liées au climat et à l'environnement constituent également un secteur émergent qui offre des possibilités économiques importantes. Prenons simplement l'exemple de la cuisine domestique. Des personnes développent aujourd'hui des outils et des technologies qui peuvent améliorer notre manière de cuisiner et réduire l'utilisation du bois de chauffe. Il est possible d'orienter les populations vers de nouvelles technologies permettant de préparer les repas tout en protégeant l'environnement.
Il en va de même pour les moyens de déplacement. Nous avons vu des jeunes commencer à développer des modèles de moyens de transport qui utilisent des énergies moins polluantes, notamment l'énergie solaire ou les moteurs électriques. Tout cela contribue à la protection de notre environnement.
Nous avons également régulièrement des campagnes de reboisement auxquelles les jeunes sont fortement associés. Globalement, nous pensons donc que la jeunesse est aujourd'hui suffisamment consciente des effets du changement climatique et que son engagement en faveur de la réduction de ces effets est réel.
Face aux obstacles que rencontrent les jeunes, comment Compassion International adapte-t-elle son accompagnement aux réalités du contexte burkinabè ?
Je crois que la démarche de Compassion est profondément inclusive. Si nous regardons notre organisation sociale, le contexte difficile que vous avez mentionné fait que certains jeunes ou enfants sont de facto exclus. Ils ne le sont pas parce qu'ils le souhaitent, mais parce qu'ils sont issus de familles modestes qui ne leur permettent pas toujours d'avoir les mêmes opportunités. Il nous appartient alors de développer des mécanismes permettant à l'ensemble de ces jeunes d'accéder également à la formation.
C'est pourquoi Compassion oriente ses interventions vers les communautés les plus démunies. Cela commence dès le ciblage de nos participants, comme nous appelons les bénéficiaires de nos programmes, et se poursuit tout au long de leur accompagnement. Nous veillons à ce que ceux qui seraient normalement exclus puissent bénéficier des mêmes opportunités. Qu'il s'agisse d'éducation, de formation professionnelle, de ressources pour entreprendre une activité économique ou encore d'accès à certaines formations d'excellence, tout cela est pris en compte. Compassion met ainsi en œuvre des opérations liées à l'éducation formelle, la formation professionnelle, la création d'entreprises, l'accompagnement et le coaching, mais aussi dans l'organisation d'activités permettant de donner une chance à tous.
L'image des jeunes est souvent associée aux difficultés qu'ils traversent. Pourtant, beaucoup portent des initiatives innovantes dans leurs communautés. Comment les jeunes sont-ils accompagnés par Compassion pour devenir des acteurs du changement au Burkina Faso ?
Effectivement, on associe souvent les jeunes aux difficultés qu'ils rencontrent au début de leur vie active. Mais je considère cela comme un processus normal. Lorsqu'un enfant naît et grandit, lorsqu'il commence à marcher, il lui est difficile de se tenir immédiatement sur ses deux pieds et d'être aussi à l'aise et agile qu'il le souhaiterait. C'est aussi, à mon avis, ce qui se passe dans la vie professionnelle des jeunes. On grandit, on se forme.
On passe d'abord par l'éducation et l'instruction scolaire, puis on peut se former à un métier, entreprendre une activité professionnelle ou développer toute autre activité économique disponible dans notre contexte. Il est donc normal que les jeunes passent par différentes étapes. Mais lorsqu'ils sont déterminés, qu'ils ont la volonté et l'engagement, et qu'ils bénéficient de l'appui nécessaire, ils peuvent s'insérer dans la société et y apporter leur contribution.
Compassion compte, en termes de modèles de réussite, un grand nombre de jeunes qui pourraient se reconnaître dans cet entretien. Dans le domaine de l'éducation formelle, par exemple, certains jeunes ont été accompagnés depuis le CP1, voire depuis la maternelle. Pour certains, la prise en charge commence même dès la grossesse. Ils ont ensuite poursuivi leur parcours scolaire. Certains, qui n'ont pas pu aller plus loin dans l'enseignement général, se sont orientés vers la formation professionnelle. D'autres ont développé leurs propres activités économiques. Nous avons aujourd'hui de nombreux exemples de jeunes qui réussissent dans la vie et qui influencent positivement leurs communautés.
Nous avons ainsi des cadres supérieurs dans l'administration publique et dans le secteur privé. Nous avons également des jeunes qui servent au sein des forces de défense et de sécurité et qui travaillent au bénéfice de la nation. Il ne faut évidemment pas considérer que ces réussites sont uniquement le fruit de l'action de Compassion. La société est un tout et c'est ensemble, avec tous les acteurs, que nous construisons ces parcours.
Les partenaires sur le terrain apportent leur contribution, tout comme les parents et l'État à travers les structures d'éducation et de formation professionnelle. Nous avons également des jeunes qui ont été formés dans des écoles de référence grâce à des bourses offertes par Compassion International et qui sont aujourd'hui des cadres de référence, non seulement au Burkina Faso ou en Afrique, mais également sur d'autres continents où ils apportent leur contribution.
Selon Michel Sawadogo, Compassion International met l'accent sur le parrainage pour donner une opportunité aux jeunes et aux enfants d'accéder à la scolarisationSi vous aviez un message à adresser aux décideurs publics, aux partenaires techniques et financiers, aux investisseurs et aux bailleurs de fonds, quel domaine d'investissement devrait être prioritaire pour permettre aux jeunes de concrétiser leurs aspirations ?
Si j'avais une voix qui porte et la possibilité d'adresser un message aux responsables, aux autorités politiques et administratives de notre pays, aux investisseurs et aux bailleurs de fonds, je leur dirais tout simplement que la jeunesse est un trésor et que nous devons investir dans cette jeunesse. Je pense même que ce n'est pas une option. On dit très souvent que la jeunesse constitue les responsables de demain, mais je pense que nous ne mesurons pas suffisamment la portée de cette affirmation. Il ne faut même pas deux générations pour que le visage d'un pays soit progressivement renouvelé. Si nous ne formons pas l'esprit de notre jeunesse maintenant, le visage de notre pays demain sera le reflet de ce que nous aurons transmis aux enfants d'aujourd'hui.
Tous ces acteurs devraient donc mettre le maximum d'efforts dans la formation. Si nous avons une jeunesse bien formée et bien qualifiée, elle sera capable d'apporter sa contribution au développement du pays. Il faut également investir dans une jeunesse saine. Il est important de développer des mesures d'information et d'accompagnement afin que les jeunes ne se livrent pas à des pratiques susceptibles de détruire leur santé. Une jeunesse en bonne santé et vigoureuse dispose de toute la force nécessaire pour contribuer au développement de notre pays.
Il faut aussi investir dans les nouvelles technologies dont nous avons parlé. Les technologies de l'information sont aujourd'hui essentielles. Si nous disposons d'une force humaine bien formée, en bonne santé et répondant aux exigences actuelles du marché de l'emploi, notre pays progressera forcément. Je prends un exemple. Dans certains domaines, si nous devions intervenir aujourd'hui, nous serions probablement obligés de faire appel à des ressources humaines extérieures parce que nous ne disposons pas encore de toutes les compétences nécessaires. A titre d'exemple, pour la raffinerie de l'entrepreneur Dangoté, il a fait recours à une importante main-d'œuvre venue de l'Inde pour faire fonctionner les activités. Cela signifie que certaines compétences ne sont pas suffisamment disponibles en Afrique.
Pourquoi devons-nous aller les chercher ailleurs ? Pourquoi n'anticipons-nous pas en formant notre jeunesse dans ces domaines ? Si le Burkina Faso découvrait du pétrole aujourd'hui, disposerions-nous de suffisamment de ressources humaines pour pouvoir l'exploiter ? Les autorités politiques et administratives actuelles font également la promotion de l'énergie nucléaire. Avons-nous suffisamment de ressources humaines capables de répondre aux besoins dans ce domaine ? Ce sont autant de questions que nous devons nous poser. Si j'ai donc un appel à lancer, c'est véritablement celui-ci : investissons dans la formation et dans le soutien à notre jeunesse.
Pour terminer, quel est votre message à l'endroit de la jeunesse burkinabè ?
J'aimerais leur dire qu'ils ne vivent pas nécessairement dans une situation pire que celle de l'ancienne génération. C'est une perception que de croire que tout est plus difficile aujourd'hui qu'autrefois. La jeunesse d'aujourd'hui vit simplement son propre contexte et doit pouvoir participer pleinement à la société, tout comme les générations précédentes l'ont fait. Personne ne doit être laissé pour compte. La jeunesse doit croire en elle-même, croire en ses capacités et en ses potentialités, tout en restant objective et optimiste. Lorsque nous perdons espoir, cela peut nous conduire à tomber dans certains fléaux et à basculer complètement de l'autre côté.
À ce moment-là, nous ne sommes plus en mesure de servir efficacement notre nation. Si je devais résumer mon message, je dirais donc à la jeunesse : croyez en vous, formez-vous et éloignez-vous des pratiques qui peuvent vous nuire, notamment la consommation de stupéfiants, l'abus d'alcool et toutes les autres pratiques néfastes. Les jeunes doivent se focaliser sur leur formation et saisir les opportunités qui se présentent à eux pour apporter efficacement leur contribution à la construction de la nation.
Entretien réalisé par Farida Thiombiano
Lefaso.net