De son vrai nom Yieniboa Haro, Lubya Star s'impose progressivement comme l'une des voix qui portent haut la culture gourmantché. Issu d'une famille de musiciens, l'artiste, qui a officiellement lancé sa carrière en 2019, présente aujourd'hui son deuxième album, « Intronisation ».
Chez Lubya Star, la musique est bien plus qu'une passion. Elle est un héritage familial. Bien avant de monter sur scène, l'artiste grandit dans un univers où les sonorités traditionnelles rythment le quotidien. Son grand-père, Noaga Haro, tout comme son père, Potiamo Haro, sont tous deux musiciens. C'est à leurs côtés qu'il découvre très tôt la richesse de la musique gourmantché.
En 2019, Yieniboa Haro décide de franchir le pas en lançant officiellement sa carrière artistique. Son premier album, « Mon heure », lui ouvre les portes de plusieurs scènes au Burkina Faso et dans la sous-région. Quelques années plus tard, il revient avec Intronisation, un opus qu'il présente comme une œuvre de maturité.
Pour l'artiste, le choix de ce titre reflète avant tout la portée des messages contenus dans l'album.
Selon lui, chaque chanson aborde une réalité qui touche les Burkinabè. Il y est question de patriotisme, d'amour, de solidarité, mais aussi de reconnaissance envers ceux qui se battent quotidiennement pour la sécurité du pays.
À travers cet album, Lubya Star souhaite rappeler que les artistes ont eux aussi une responsabilité dans le contexte actuel.
Pour lui, la musique peut contribuer à renforcer l'espoir, à encourager les populations et à valoriser les efforts consentis par les forces combattantes.
Loin de limiter son rôle à celui d'un simple animateur de spectacles, il considère que l'artiste est également un acteur de changement social.
« À travers nos chansons, nous ne faisons pas seulement danser les populations. Nous avons tous un rôle à jouer pour accompagner notre pays sur la bonne voie. Nous pouvons sensibiliser, encourager et transmettre des messages qui rassemblent. Si aujourd'hui nous arrivons encore à organiser des concerts ou à enregistrer des albums à Ouagadougou, c'est parce qu'il y a des hommes qui sont au front pour assurer notre sécurité. Il était donc important pour moi de leur rendre hommage à travers cet album », explique-t-il.
Parmi les titres qui composent « Intronisation » figurent notamment « Je suis Burkinabè » et « Soldat », deux chansons dans lesquelles l'artiste exprime son attachement au Burkina Faso et appelle à l'unité autour des valeurs de paix et de résilience.
Au-delà du patriotisme, Lubya Star fait de la promotion de la culture gourmantché le fil conducteur de son parcours artistique.
Celui qui est aujourd'hui considéré comme un ambassadeur de cette culture estime que la musique constitue un puissant outil de préservation des langues nationales.
À ses yeux, chanter dans sa langue maternelle est une manière d'affirmer son identité et de transmettre un patrimoine aux générations futures.
« Je suis né Gourmantché et j'en suis fier. C'est donc tout à fait normal que je fasse la promotion de ma langue maternelle. Nos langues sont une richesse qu'il faut préserver. Les valoriser à travers la musique, c'est aussi faire preuve de patriotisme, parce qu'un peuple qui protège sa culture protège aussi son identité », soutient-il.
Si son nom reste encore discret auprès d'une partie du public burkinabè, Lubya Star bénéficie en revanche d'une solide notoriété auprès de la diaspora, notamment au Niger, en Côte d'Ivoire et au Bénin où il effectue régulièrement des tournées.
Cette reconnaissance au-delà des frontières constitue pour lui une source de motivation supplémentaire.
Parmi les souvenirs qui l'ont le plus marqué figure son arrivée au Niger lors d'une récente tournée.
« Lorsque je suis arrivé à l'aéroport, il y avait plus de 20 véhicules qui étaient venus m'accueillir. Franchement, cela m'a beaucoup touché. Je pense que c'est l'un des plus beaux accueils que j'ai reçus depuis le début de ma carrière. Ce sont des moments qui donnent envie de continuer à travailler et à aller toujours plus loin », confie-t-il.
Bien qu'il soit très populaire à l'étranger, l'artiste ne veut pas comparer l'accueil et la reconnaissance qu'il reçoit à l'étranger avec ceux dont il bénéficie dans son propre pays.
Il dit croire au temps et au travail pour se faire davantage connaître au Burkina Faso.
« Je ne suis pas du tout frustré. Je crois au travail et je sais qu'avec le temps, les Burkinabè me connaîtront davantage. Le plus important est de continuer à produire de la bonne musique. La reconnaissance viendra naturellement », affirme-t-il.
Laisser des traces positives aux générations futures
Derrière les prestations et les applaudissements se cachent pourtant des difficultés que le public ignore souvent.
Comme de nombreux artistes, Lubya Star reconnaît avoir dû faire face à d'importants défis financiers depuis le début de sa carrière.
Il indique que les frais engagés pour son premier projet musical, réalisé en 2019, ne sont toujours pas entièrement réglés.
Pour lui, le manque de moyens demeure l'un des principaux freins au développement de nombreux talents burkinabè.
Mais au milieu de ces difficultés, certains souvenirs continuent de nourrir son courage.
Il évoque avec émotion la rencontre qu'il a faite avec un vieil homme à l'issue d'un concert en 2021.
Celui-ci lui avait offert une pièce de 25 francs CFA, en lui demandant de toujours la garder sur lui avant chacune de ses prestations.
Depuis ce jour, il conserve précieusement cette pièce. Elle lui a porté chance, dit-il convaincu.
Il y voit un symbole de bénédiction et de persévérance.
Aujourd'hui disparu, cet admirateur continue, selon lui, de l'accompagner à travers ce geste qui reste gravé dans sa mémoire.
Après la sortie de « Intronisation », l'artiste entend désormais organiser un grand concert live à Ouagadougou avant la fin de l'année 2026.
Au-delà de cet objectif, Lubya Star nourrit une ambition plus grande : laisser une empreinte durable dans la musique burkinabè.
Il souhaite que son parcours inspire les jeunes artistes et que ses chansons continuent de porter des messages positifs.
À ses yeux, le véritable succès ne se mesure pas uniquement à la popularité ou aux récompenses, mais à l'héritage laissé aux générations futures.
« Je veux que les jeunes qui viendront après nous puissent dire que leurs aînés ont fait de la musique de qualité. Chanter ne consiste pas seulement à faire du bruit. Nous devons transmettre des valeurs, laisser de bons messages et contribuer, chacun à notre manière, au développement de notre pays », conclut-il.
Fidèle à l'esprit de la parenté à plaisanterie entre Yadsés et Gourmantchés, Yieniboa Haro a lancé quelques piques humoristiques à ses « esclaves », comme le veut la tradition. L'artiste a plaisanté en affirmant que les Gourmantchés sont leurs chefs et que les Yadsés devaient écouter sa musique pour devenir plus « civilisés ».
Voir le clip de Lubya Star ici :
Samirah Bationo
Lefaso.net
L’attaque armée attribuée à des miliciens Maï-Maï contre un cantonnement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), menée le matin du dimanche 1er août dans la localité de Kyubo Mamba, en territoire de Mitwaba (Haut-Katanga) a coûté la vie à au moins huit personnes.
Les Agents contractuels de droit public de la santé de la première promotion de 2025 bénéficient désormais d'un cadre harmonisé pour la gestion de leur carrière et de leur rémunération. Le dispositif est fixé par une circulaire en date du 23 juillet 2026, signée par le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue Chaou.
Le gouvernement béninois uniformise les pratiques de gestion administrative et financière des Agents contractuels de droit public de la santé recrutés il y a six mois. Le cadre fixé est applicable dans les 77 communes du Bénin.
Parmi les principales mesures, les salaires devront être payés au plus tard le 20 de chaque mois, selon le même calendrier que celui des fonctionnaires de l'État. Le texte interdit également aux collectivités d'exiger des pièces non prévues par le manuel de procédure pour le paiement des rémunérations.
La circulaire renforce aussi la protection sociale des agents. Les mairies sont invitées à délivrer avec diligence les documents nécessaires à leur prise en charge sanitaire. Les Secrétaires exécutifs, en collaboration avec les Contrôleurs financiers et les Trésoriers communaux, sont chargés d'achever l'affiliation de tous les agents à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
L'objectif de ce transfert progressif de la gestion administrative et financière des personnels de santé vers les communes est d'assurer une meilleure prévisibilité des carrières et de renforcer la sécurité des agents. Cette réforme devrait, à terme, être étendue à d'autres secteurs, notamment celui de l'éducation.
Le 27ᵉ anniversaire de la fête du Trône a été commémoré à Ouagadougou, à travers une réception officielle organisée, le jeudi 30 juillet 2026, à la résidence de l'ambassadeur du Maroc au Burkina Faso, Youssef Slaoui. C'était en présence du ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, du ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, de plusieurs chefs de missions diplomatiques accrédités au Burkina, de chefs d'organisations interafricaines et internationales, de personnalités administratives, militaires, coutumières et religieuses, ainsi que de nombreux sympathisants du Maroc et bien sûr de la communauté marocaine résidant au Burkina Faso.
Cette fête à la marocaine, avec au menu pour les convives le célèbre couscous bien assaisonné et les succulents gâteaux, marque le 27ᵉ anniversaire de l'accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au trône.
Dans son allocution, l'ambassadeur du Royaume du Maroc, Youssef Slaoui, après avoir souhaité la bienvenue à ses invités de différents rangs, qualités et grades, a mis en avant les avancées enregistrées sous le règne du souverain marocain, faisant du Maroc « un moteur économique en pleine mutation », et réaffirmé la volonté de son pays de renforcer la coopération bilatérale avec le Burkina Faso. Fort des acquis du Maroc en termes « de potentiel de transformation économique majeur, de réformes audacieuses, d'investissements stratégiques et de détermination constante à renforcer la compétitivité de son économie », ce pays entend toujours œuvrer en faveur « d'un partenariat de référence et d'une coopération mutuellement bénéfique et solidaire » avec le Burkina Faso.
Selon l'ambassadeur Youssef Slaoui, pour ne prendre que l'année 2025, le partenariat entre le Royaume du Maroc et le Burkina Faso « a tenu toutes ses promesses avec l'organisation à Ouagadougou, le 10 décembre 2026, de la 5ᵉ session de la commission mixte de coopération, co-présidée par les chefs de diplomatie des deux pays. » Cette rencontre biennale a permis de raffermir « des coopérations sectorielles et de conclure des instruments juridiques portés par la vision commune des deux pays frères. »
Parmi les domaines couverts par cette coopération « basée sur l'échange d'expertise et le partage de compétences, il y a notamment la défense/sécurité, la protection civile, la formation professionnelle, l'agriculture, le commerce, la jeunesse, les infrastructures routières, la sécurité routière, la douane, l'urbanisme et l'habitat et la reconnaissance réciproque des permis de conduire nationaux des deux pays. »
À l'actif également de cette coopération, « le déploiement de plusieurs délégations dans les deux sens, à l'instar de la mission économique B2B effectuée par la Confédération marocaine des exportateurs (ASMEX) et de la Foire commerciale marocaine au SIAO ainsi que la participation des professionnels marocains à la 3ᵉ édition de Pharma Expo, pour ne citer que ces exemples. »
Concernant l'axe de Coopération Scientifique et Technique, « pour l'année académique 2026/2027, le quota officiel des bourses d'études marocaines est porté au nombre de 250, réparti entre les formations universitaires et professionnelles orientées vers les matières techniques, d'ingénierie, la spécialisation médicale, les sciences juridiques et économiques, répondant ainsi aux besoins du tissu socio-économique du Burkina Faso, avec un quota spécial dédié aux pupilles de la Nation. »
Dans le sens Burkina Faso en direction du Maroc, la période considérée a été marquée par « la densité des échanges de visites comme la délégation qui a pris part à la 4ᵉ édition de GITEX Africa-Morocco sur la transformation digitale et la visite de travail dans plusieurs villes marocaines pour le compte de l'Agence Faso Mêbo ».
Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, qui a salué à sa juste valeur la solidité du partenariat entre les deux pays, « les opérateurs économiques du Maroc sont invités à investir davantage au Burkina Faso. J'adresse donc un message de confiance aux opérateurs économiques, aux institutions financières, aux universités, aux centres de recherche et aux investisseurs marocains. Le Burkina Faso est prêt à accueillir des partenariats ambitieux, équilibrés et durables », conformément à l'esprit de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Pour conclure son intervention, le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré a réitéré qu'« entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc, l'amitié est une réalité vécue. Elle se manifeste par la constance du dialogue politique, la confiance entre nos dirigeants, la solidarité entre nos peuples et, surtout, par les résultats concrets que cette coopération apporte à nos populations respectives. »
La cérémonie commémorative de la fête du Trône à Ouagadougou, qui a réuni un beau monde, autour de l'ambassadeur Youssef Slaoui et du ministre burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré, s'est clôturée par la coupure du gâteau d'anniversaire, « un geste symbolique pour marquer les excellentes relations d'amitié et de coopération entre les deux pays », suivie d'un cocktail offert par la représentation diplomatique du Maroc.
Sita TARBAGDO (collaborateur)
Le Bénin entend faire du Vodun un levier de développement économique à travers le tourisme religieux. Dans cette dynamique, les Vodun Days, l'un des grands rendez-vous de valorisation de ce patrimoine, pourraient passer de trois jours à une semaine lors des prochaines éditions, afin d'accroître les retombées économiques et touristiques de l'événement.
« Dans le concept des nations aujourd'hui, ce que nous avons à apporter de fondamental et d'exceptionnel, c'est le Vodun. Nous allons donc partir du Vodun pour aller vers le développement », a déclaré le Professeur Mahougnon Kakpo, lors de la 2ᵉ édition du Forum Diaspora Connect, ce jeudi 21 juillet 2026 à Cotonou.
Selon le président du Comité des Rites Vodun, le tourisme religieux est une activité économique, culturelle qui génère beaucoup de ressources. Il cite en exemple l'Arabie Saoudite, l'Italie, la France qui tirent d'importants bénéfices de la fréquentation de sites et événements religieux.
Au Bénin, cette orientation se traduit déjà par plusieurs initiatives, notamment la Route des Couvents Vodun, le projet du Musée international du Vodun à Porto-Novo, le Musée d'art contemporain de Cotonou, ainsi que des événements comme les Vodun Days et le Festival des Masques.
Évoquant les Vodun Days, le président du Comité des Rites Vodun a précisé que l'objectif est d'aller au-delà du format actuel. « Au lieu de rester sur trois jours, on est en train de l'étendre sur une semaine d'abord. Donc la prochaine édition, ce ne sera plus trois jours, ce sera sur une semaine », a-t-il annoncé.
Cette évolution vise à mieux valoriser les infrastructures développées autour de l'événement et à favoriser l'activité des différents acteurs économiques. « Lorsque vous êtes dans trois jours, il y a des infrastructures qui sont construites, qui sont inexploitées. À la longue, il faudra trouver un autre moyen pour que ces infrastructures hôtelières, routières (...) génèrent le commerce du service », a-t-il indiqué.
Pour Mahougnon Kakpo, cette stratégie doit également intégrer le tourisme mémoriel et le tourisme diasporique afin de créer une dynamique permanente. « Le tourisme religieux sera accompagné, s'il ne l'est pas déjà, par le tourisme mémoriel et le tourisme diasporique », a-t-il affirmé. Cette approche permet de renforcer l'attractivité du pays tout en créant des opportunités d'emploi, notamment pour les jeunes.
« Les emplois qui sont générés par le tourisme religieux, le tourisme mémoriel, le tourisme diasporique, sont des emplois où on ne demande pas forcément un diplôme avant de faire », a-t-il souligné.
À travers la valorisation du Vodun, le Bénin ambitionne ainsi de transformer son patrimoine culturel et spirituel en un moteur de croissance économique.
A peine alertée du vol d'une motocyclette, la Police républicaine a lancé une opération de recherche qui a permis l'interpellation rapide d'un suspect à Koudjinako, dans l'arrondissement de Colli. Un complice présumé est toujours recherché.
La Police républicaine a procédé, samedi 1er août 2026, à l'interpellation d'un homme soupçonné d'avoir participé au vol d'une motocyclette de marque Haojue 115 dans la commune de Toffo.
Les faits se sont déroulés vers 5 heures du matin. La victime, un pâtissier résidant à Houègbo, a signalé au commissariat de l'arrondissement le vol de son engin.
Dès la réception de la plainte, les policiers ont déployé un dispositif de recherche et de bouclage, notamment dans le quartier Koudjinako, situé dans l'arrondissement de Colli.
Les équipes, réparties en plusieurs groupes, ont mené des fouilles qui ont conduit à l'interpellation d'un individu dans les environs du lieu des faits, peu après le vol.
Au cours de son audition, le suspect, présenté comme résident de Sékou, a reconnu son implication dans l'affaire. Il a également livré l'identité d'un complice présumé, déjà connu des services de police.
Une enquête est ouverte.
M. M.
Au moins cinq personnes ont été tuées, une autre blessée et deux autres restent portées disparues au cours des six derniers jours dans le nord de la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu. Cette recrudescence des incidents sécuritaires dans le nord de la chefferie de Bwito inquiète les habitants de Kibirizi et des localités voisines, où des civils ont été tués, blessés ou enlevés.