Vous êtes ici

Agrégateur de flux

Les numéros gagnants du DIGITAL 00 H

24 Heures au Bénin - il y a 15 heures 42 min

DIGITAL 00H : Avez-vous tenté votre chance ?
Le tirage DIGITAL 00H N°288 a livré son verdict !
Jeudi 22 Octobre 2026

Avez-vous joué ?
Avez-vous misé sur vos numéros porte-bonheur ?

RÉSULTAT : 35 • 90 • 26 • 79 • 82

Félicitations aux heureux gagnants !

Pas encore cette fois ? Gardez le sourire.

Rendez-vous à 08H pour le prochain tirage.

Jouez dans nos points de vente ou : Tapez *590# ou rendez-vous sur lnbloto.bj

Jouez avec modération et responsabilité. Le jeu doit rester un plaisir.

A TOI DE JOUER #XòGbɔnAlɔkpaVo

#LNBSA #JeuResponsable #LaChanceAvecModération

Catégories: Afrique

Guinée: quelles alternatives au sachet d'eau bientôt interdit?

RFI /Afrique - il y a 16 heures 16 min
En Guinée, l'interdiction des plastiques à usage unique, dont les sachets d'eau très bon marché, provoque une crise d'accès à l'eau potable. Un moratoire de six mois est accordé pour trouver des alternatives conciliant santé et environnement, tandis que les autorités et les industriels peinent à résoudre l'équation entre besoins essentiels de la population et lutte contre la pollution.
Catégories: Afrique

Black bloc : tactique de l'ultragauche controversée

France24 / France - il y a 16 heures 19 min
Ils surgissent dans les manifestations entièrement vêtus de noir et souvent masqués. Certains black blocs affrontent les forces de l'ordre, d'autres s'attaquent à des symboles de l'État et du capitalisme. Le mouvement né en Allemagne a beaucoup fait parler de lui ces derniers jours. Et cela devrait encore durer avec le nouvel appel à manifester ce samedi.
Catégories: France

Alerte météo en Algérie : que prévoit le temps ce jeudi 22 octobre ?

Algérie 360 - il y a 16 heures 28 min

La perturbation météorologique se poursuit dans le Sud-Ouest de l’Algérie. Pour ce jeudi 22 octobre, la wilaya de Tindouf reste concernée par une alerte aux […]

L’article Alerte météo en Algérie : que prévoit le temps ce jeudi 22 octobre ? est apparu en premier sur .

Catégories: Afrique

«On s'appelle, on s'entraide»: au Sénégal, des malades du cancer du sein unies contre la maladie

RFI /Afrique - il y a 16 heures 41 min
À l'occasion d'Octobre rose, mois de mobilisation contre le cancer du sein, rendez-vous au Sénégal, où les malades n'ont pas accès aux soins de support comme un accompagnement psychologique et social pour lutter contre l'isolement, l'anxiété, la dépression. À Dakar, l'association Kinsiba propose des cours de boxe ou encore des séances de henné entre femmes, pour redonner confiance et briser la solitude.
Catégories: Afrique, Nyugat-Balkán

Jeder 6. Schweizer macht beim Wohnen diesen grossen Fehler

Blick.ch - il y a 16 heures 42 min
In der Schweiz wird Wohnen immer mehr zur Kostenfalle: Laut einer Comparis-Umfrage geben 16 Prozent der Erwachsenen mehr als ein Drittel ihres Einkommens fürs Wohnen aus – bei Mietern sind es sogar 22 Prozent. Das kann sich auf Dauer rächen.
Catégories: Swiss News

Burkina : Face à l'évolution des menaces et à la diversification de la criminalité, la Police nationale appelée à adapter continuellement ses réponses

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 46 min

La sixième conférence annuelle des commissaires de police s'est ouverte ce mercredi 21 octobre 2026 à Ouagadougou, autour du thème : « La Révolution progressiste populaire, levier de réforme de la Police nationale : adaptabilité, défis et perspectives ». Les travaux visent à évaluer les acquis de l'institution et à formuler des recommandations en vue de renforcer l'efficacité de ses services.

À travers cette rencontre, la Police nationale entend poursuivre sa transformation afin de mieux répondre aux exigences de sécurité des populations. Cette conférence constitue un cadre de concertation, de réflexion stratégique et d'évaluation des actions de l'institution. Elle offre aux commissaires de police l'occasion d'examiner les difficultés rencontrées dans l'exercice de leurs missions et de proposer des orientations susceptibles d'améliorer le fonctionnement des services.

« Le thème revêt une importance particulière dans un environnement marqué par l'évolution des menaces, la diversification des phénomènes criminels et la nécessité d'adapter continuellement les réponses institutionnelles aux réalités territoriales », a expliqué le directeur général de la Police nationale, Thierry Dofizouho Tuina, également président du comité d'organisation de cette sixième conférence annuelle des commissaires de police.

Quelques participants de la sixième conférence annuelle des commissaires de police.

Il a par ailleurs précisé que la rencontre va permettre d'examiner avec lucidité les acquis, les insuffisances et les défis de la Police nationale tout en se fondant sur les idéaux de la révolution tels que déclinés dans le manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Représentant le Premier ministre, patron de la sixième conférence annuelle des commissaires de police, le ministre d'État chargé de l'administration territoriale, Émile Zerbo a rappelé que la sécurité demeure une condition essentielle à la stabilité des institutions, à la protection des populations et au développement des activités économiques et sociales.

Pour lui, la transformation de la Police nationale doit s'appuyer sur trois exigences majeures : l'adaptabilité, la performance et le leadership.

Thierry Dofizouho Tuina, directeur général de la Police nationale.

La première concerne la capacité de l'institution à faire face à l'évolution des menaces, à la diversification de la criminalité et à la progression des infractions liées au numérique. Cette adaptation nécessite, entre autres, une meilleure coordination avec les autres forces de défense et de sécurité, une circulation efficace de l'information et une clarification des responsabilités.

La deuxième exigence porte sur la performance des services. Face à la complexification des défis sécuritaires, les responsables de la police sont appelés à adapter leur organisation et leurs pratiques aux besoins des populations. Quant au leadership, il implique un commandement exemplaire, capable de traduire les orientations gouvernementales en directives opérationnelles et de mobiliser efficacement les personnels.

Émile Zerbo, ministre en charge de l'administration territoriale.

« Le gouvernement attend de vos travaux une évaluation lucide des acquis, un diagnostic objectif des insuffisances et des recommandations précises, réalistes, assorties de modalités de mise en œuvre », a indiqué le ministre en charge de l'administration territoriale, Émile Zerbo.

Pour lui, les institutions sont appelées à repenser leurs méthodes de travail selon la RPP. « La Révolution progressiste populaire nous commande de repenser nos méthodes et de faire de nos institutions des instruments performants au service de la nation. C'est à cette hauteur que le gouvernement attend la Police nationale, et particulièrement ses cadres de commandement. Car la sécurité de nos populations ne se mesure ni aux intentions affichées, ni aux réformes annoncées, mais aux résultats obtenus et à la confiance inspirée », a-t-il indiqué avant de déclarer ouverts les travaux de la sixième conférence annuelle des commissaires de police.

Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Le Faso Digital 2026 : Dr Zakaria Sawadogo alerte sur dix risques liés à l'IA qui menacent les organisations

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 47 min

L'intelligence artificielle offre aux entreprises et aux institutions des possibilités inédites en matière de productivité, d'innovation et d'efficacité. Mais derrière ces opportunités se cachent des menaces parfois insoupçonnées, susceptibles de compromettre leurs données, leurs finances et leur réputation. Comment profiter de cette révolution technologique sans exposer son organisation ? C'est autour de cette préoccupation que s'est articulée la masterclass intitulée « IA & Cybersécurité : les 10 risques qui menacent votre organisation et comment les transformer en avantage », animée par Dr Zakaria Sawadogo, dans le cadre de Le Faso Digital.

Un message électronique apparemment envoyé par un directeur général, une instruction urgente de virement, un document confidentiel soumis à un assistant d'intelligence artificielle pour gagner du temps ou encore une application développée en quelques minutes grâce à l'IA. Derrière ces gestes devenus presque ordinaires peuvent se dissimuler des risques majeurs pour les organisations. C'est à travers des situations concrètes que Dr Zakaria Sawadogo, enseignant-chercheur et spécialiste de l'intelligence artificielle et de la cybersécurité, a conduit les participants à sa masterclass dans l'univers des nouvelles menaces numériques. Ses travaux, situés à la croisée de la technologie, des politiques publiques et des enjeux de gouvernance numérique en Afrique, ont nourri une intervention qui invitait autant à comprendre les risques qu'à adopter les bons réflexes.

Modérée par Clémence Tuina, journaliste à la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), productrice et formatrice, la rencontre a permis d'aborder les vulnérabilités auxquelles sont confrontées les entreprises et les institutions à mesure que l'intelligence artificielle s'intègre dans leurs pratiques professionnelles. Au cœur des échanges, l'idée selon laquelle l'IA ne doit pas être considérée uniquement comme un outil permettant d'aller plus vite. Son adoption doit s'accompagner d'une réflexion sur la sécurité, la responsabilité et la place de l'humain dans les processus de décision.

Quand l'intelligence artificielle devient une arme entre les mains des fraudeurs
Pour illustrer les nouvelles formes de cybercriminalité, Dr Zakaria Sawadogo s'est notamment intéressé aux deepfakes et à la fraude au dirigeant. Grâce à l'intelligence artificielle, les cybercriminels peuvent désormais imiter de manière particulièrement convaincante la voix, l'image ou encore le style rédactionnel d'une personne. Un collaborateur peut ainsi recevoir un message qui semble provenir de son supérieur hiérarchique, lui demandant d'effectuer une opération urgente. Le danger ne se limite d'ailleurs pas aux applications de messagerie instantanée. « Cette façon de faire n'est pas seulement par WhatsApp, même par les mails. Il y a des mails, ça arrive en fait que les collaborateurs reçoivent des mails dans ce sens-là », a expliqué le conférencier. Selon lui, il suffit parfois à un attaquant de disposer d'un ancien message envoyé par un responsable pour en reproduire les caractéristiques à l'aide de l'IA. Le résultat peut être suffisamment crédible pour tromper un employé peu vigilant.

Il faut classer chaque risque selon sa probabilité et son impact

À cette menace s'ajoute le phishing, ou hameçonnage, dont l'efficacité est aujourd'hui renforcée par l'intelligence artificielle et les techniques d'ingénierie sociale. Les cybercriminels peuvent analyser les comportements de leurs cibles, exploiter les informations publiées sur les réseaux sociaux et concevoir des messages personnalisés, sans les maladresses qui permettaient autrefois de repérer certaines tentatives de fraude. Banques, opérateurs de télécommunications, administrations ou responsables d'entreprise peuvent ainsi être imités dans le but d'obtenir des informations confidentielles ou de pousser une personne à accomplir une action frauduleuse. Face à ces pratiques, Dr Sawadogo recommande notamment le renforcement des mécanismes d'authentification, la double validation des opérations sensibles, les campagnes de sensibilisation et les simulations régulières de phishing. Il insiste également sur la nécessité de disposer, au sein des organisations, d'un canal permettant aux collaborateurs de signaler rapidement les messages ou comportements suspects. Car, au-delà des dispositifs techniques, la vigilance humaine demeure une composante essentielle de la cybersécurité.

La fuite des données, un risque au cœur des nouveaux usages

Parmi les dix menaces présentées, la fuite des données à travers les assistants d'intelligence artificielle a particulièrement retenu l'attention. Aujourd'hui, de nombreux professionnels utilisent ces outils pour rédiger des correspondances, analyser des documents, préparer des rapports ou traiter des informations internes. Pour obtenir des réponses pertinentes, ils sont naturellement amenés à fournir du contexte, parfois sans mesurer la sensibilité des informations partagées. Or, comme l'a expliqué Dr Sawadogo, les données introduites dans un assistant externe ne restent pas nécessairement sur l'ordinateur de l'utilisateur. Leur traitement dépend notamment de l'architecture du service, de ses conditions d'utilisation et des paramètres de confidentialité appliqués. Le risque apparaît lorsque des collaborateurs soumettent, sans précaution, des documents stratégiques, des informations personnelles ou des données confidentielles à des outils qui n'ont pas été préalablement évalués et autorisés par leur organisation. Le spécialiste a ainsi invité les entreprises et les institutions à définir clairement les catégories de données pouvant être utilisées avec l'IA et celles qui doivent impérativement rester protégées.

Concernant la fuite de données, le spécialiste a invité les entreprises et les institutions à définir clairement les catégories de données pouvant être utilisées avec l'IA et celles qui doivent impérativement rester protégées

À lire : Le Faso Digital 2026 : Comprendre l'intelligence artificielle pour mieux se l'approprier au Burkina

Autre menace abordée : l'empoisonnement des données et des modèles. Il s'agit, pour un acteur malveillant, d'introduire des informations fausses ou altérées dans les données utilisées par un système afin d'influencer ses résultats. Cette manipulation peut conduire une intelligence artificielle à produire des réponses biaisées ou à orienter certaines décisions dans une direction souhaitée par l'attaquant. Le conférencier a notamment évoqué les enjeux informationnels liés aux conflits internationaux pour illustrer l'importance de cette menace, particulièrement préoccupante lorsque les outils numériques participent à la formation des opinions ou à la prise de décision. La masterclass a également abordé la fraude à l'identité et aux procédures de vérification des clients (KYC), les rançongiciels assistés par IA, les injections de prompt, la désinformation, les atteintes à la réputation et la dépendance aux fournisseurs technologiques. Autant de risques qui montrent que la cybersécurité ne relève plus exclusivement des informaticiens, mais concerne désormais l'ensemble des acteurs d'une organisation.

Des applications qui fonctionnent, mais sont-elles sécurisées ?

Dr Zakaria Sawadogo s'est également attardé sur une pratique qui prend de l'ampleur : la génération de codes informatiques à l'aide de l'intelligence artificielle. Si ces outils permettent de développer rapidement des sites web et des applications, leur utilisation sans connaissances suffisantes en programmation peut exposer les utilisateurs à des vulnérabilités importantes. Le conférencier a notamment attiré l'attention sur les dépendances logicielles proposées par certains assistants, les défauts de sécurité susceptibles de se retrouver dans le code généré ainsi que les fichiers de configuration et métadonnées laissés dans les répertoires des applications. Ces éléments, lorsqu'ils sont mal gérés, peuvent constituer des points d'entrée pour des personnes malveillantes. Le problème, selon lui, réside notamment dans la tendance à privilégier la rapidité de production au détriment des vérifications nécessaires. Une application peut parfaitement fonctionner tout en présentant des failles de sécurité, donc pour éviter de telles situations, Dr Sawadogo recommande une revue complète du code généré, la vérification des dépendances, la suppression des informations sensibles inutiles et la correction des vulnérabilités avant tout déploiement. Cette démarche implique de conserver des compétences humaines capables d'évaluer les productions de l'intelligence artificielle. Le spécialiste a d'ailleurs insisté sur un principe transversal à l'ensemble de sa présentation : la revue humaine ne doit jamais être sacrifiée au nom du gain de temps. Confier systématiquement à une intelligence artificielle la vérification de ce qu'une autre intelligence artificielle a produit, sans contrôle indépendant adapté, reviendrait à déplacer le problème plutôt qu'à le résoudre. L'automatisation doit donc permettre aux professionnels de consacrer davantage de temps à l'analyse, à la vérification et aux décisions qui engagent leur responsabilité.

Dr Sawadogo propose quelques habitudes à tester de 30 à 90 jours

Comment contextualiser les réponses de l'IA sans compromettre les données ?

La question de la protection des informations a également alimenté les échanges avec les participants. Intervenant à cette occasion, Dr Cyriaque Paré, promoteur de Le Faso Digital, a félicité le conférencier et la modératrice pour leur implication dans la réussite de Le Faso Digital. Il a notamment salué la fidélité de Dr Sawadogo à l'événement, après sa participation à une conférence lors de l'édition précédente. Il a ensuite soulevé une préoccupation qui traduit bien le dilemme auquel sont aujourd'hui confrontés les utilisateurs professionnels de l'intelligence artificielle. Comment obtenir des réponses véritablement contextualisées sans communiquer aux assistants numériques des documents institutionnels ou des informations susceptibles d'être compromises ? En effet, plus les données transmises à un assistant sont précises, plus celui-ci dispose d'éléments pour produire un résultat adapté aux besoins de son utilisateur. Mais cette recherche de pertinence peut entrer en contradiction avec les exigences de confidentialité. « Comment concilier cette exigence de devoir nourrir l'IA et en même temps d'éviter de donner à l'IA des données qui peuvent être compromises ? », a interrogé Dr Cyriaque Paré.

En réponse, Dr Zakaria Sawadogo a reconnu toute la complexité de cette problématique. Pour lui, une solution structurelle serait de développer des intelligences artificielles propres aux organisations ou des solutions nationales dont l'hébergement, le traitement et la gouvernance des données seraient maîtrisés. « Je pense que la solution radicale serait que nous construisions nos propres IA. En ce moment, nous pouvons donner nos données parce que nous savons où les données vont. Nous savons où les données sont stockées », a-t-il expliqué. Il a ainsi évoqué la perspective de disposer, au Burkina Faso, d'assistants performants capables de répondre aux besoins locaux tout en offrant une meilleure maîtrise des informations traitées. Et en attendant, le spécialiste recommande de recourir à l'anonymisation des documents avant leur transmission à des assistants externes.

Quelques règles d'usage de l'IA en 7 points

Concrètement, il s'agit de retirer les noms, les informations personnelles et les éléments confidentiels, puis de les remplacer, lorsque cela est possible, par des variables neutres. Une fois le document traité par l'IA, les informations nécessaires peuvent être réintroduites dans un environnement maîtrisé, après vérification. Une méthode qui demande certes un travail supplémentaire, mais qui, selon lui, permet de mieux concilier les impératifs de productivité et de confidentialité. Pour Dr Sawadogo, cette difficulté doit aussi encourager les acteurs africains à investir davantage dans le développement de leurs propres solutions technologiques.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Le Faso Digital 2026 : Wave partage dix réflexes pour sécuriser son argent sur le téléphone

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 49 min

Le téléphone portable est devenu un outil incontournable pour les transactions financières quotidiennes. Transferts d'argent, paiements de factures et réception de fonds s'effectuent désormais en quelques clics. Mais cette facilité d'utilisation expose également les utilisateurs à diverses formes de fraude. C'est autour de cette problématique que s'est tenue une masterclass sur le thème : « Mon argent sur mon téléphone : 10 réflexes pour utiliser les services financiers numériques en toute sécurité ». Une rencontre d'échanges organisée dans le cadre de la deuxième édition de Le Faso Digital, une initiative portée par le média en ligne Lefaso.net.

Invité à partager son expertise avec les participants, Brice Koué, responsable des relations publiques en charge du digital chez Wave Mobile Money Group, a expliqué les mécanismes de la fraude numérique et présenté des mesures pratiques pour mieux protéger les comptes de monnaie électronique. Pendant cette session interactive, modérée par Valentin Waongo, consultant et formateur aux métiers du digital, le spécialiste a rappelé que la sécurité financière numérique repose autant sur les dispositifs techniques des opérateurs que sur la vigilance des utilisateurs.

Une sécurité qui engage l'opérateur et le client

De prime abord, le conférencier, Brice Koué, a souligné que le développement des services financiers numériques a considérablement facilité l'accès aux transactions, notamment pour les personnes qui ne disposent pas nécessairement d'un compte bancaire. Cette évolution, qui permet d'envoyer de l'argent à distance ou de régler des factures sans se déplacer, s'accompagne toutefois de nouveaux risques.

« Aujourd'hui, le mobile money n'est plus une révolution sur le continent. C'est une réalité que nous connaissons depuis une quinzaine d'années dans différents pays, avec une adoption de plus en plus importante des services financiers numériques. Mais cette adoption vient aussi avec un certain nombre de problèmes, puisque nous sommes désormais nombreux à utiliser ces services et donc potentiellement exposés aux risques qui y sont liés. Ces risques peuvent néanmoins être réduits grâce à des gestes simples, à condition que chacun comprenne son rôle dans la protection de son argent », a-t-il expliqué.

Pour lui, la sécurité ne peut pas reposer exclusivement sur l'entreprise qui fournit le service. Elle suppose une collaboration entre l'opérateur, responsable de la protection technique de sa plateforme, et le client, qui doit sécuriser son téléphone et préserver la confidentialité de ses informations.

« Il y a d'abord la sécurité de l'infrastructure, qui relève de l'opérateur et concerne notamment la protection de la plateforme, le chiffrement des données et les mécanismes de détection des fraudes. Mais il y a également la sécurité qui relève de l'utilisateur lui-même. Nous avons donc trois niveaux de protection : la plateforme, le téléphone et le client. Pour que l'ensemble fonctionne correctement, chacun doit jouer sa partition. L'opérateur doit sécuriser son application, tandis que l'utilisateur doit protéger son appareil, garder ses codes secrets et faire preuve de vigilance dans ses décisions », a insisté Brice Koué.

L'ingénierie sociale, une menace majeure…

Au cours de son exposé, Brice Koué a particulièrement attiré l'attention sur l'ingénierie sociale, une technique qui consiste à manipuler psychologiquement une personne afin de lui soutirer des informations confidentielles ou de la pousser à effectuer une opération financière.

Contrairement à certaines formes de cyberattaques qui nécessitent l'exploitation d'une faille informatique, cette méthode s'appuie avant tout sur la confiance, la peur, l'urgence ou l'appât du gain.

« Dans beaucoup de situations, le fraudeur n'a pas besoin de pirater techniquement votre application. Il cherche plutôt à pirater votre décision. Il peut vous appeler en utilisant votre nom et votre prénom, se présenter comme un agent du service client, vous expliquer que votre compte doit être sécurisé ou vous annoncer que vous avez gagné un cadeau. Une fois qu'il a établi une relation de confiance avec vous, il crée un sentiment d'urgence pour vous empêcher de réfléchir et vous amener à lui communiquer les informations qui lui permettront d'accéder à votre compte », a-t-il détaillé.

Selon Monsieur Koué, les informations publiées sur les réseaux sociaux peuvent également être exploitées par les fraudeurs pour rendre leurs scénarios plus crédibles. Connaître le nom d'une personne ou certaines de ses habitudes peut suffire à instaurer un climat de confiance, avant de lui demander des données plus sensibles.

Le spécialiste a notamment mis en garde contre les appels de personnes qui prétendent représenter un service financier et demandent un code reçu par SMS pour prétendument débloquer, sécuriser ou vérifier un compte.

« Il faut retenir une règle fondamentale : aucun agent du service client ne doit vous demander de lui communiquer votre code secret ou un code de validation reçu par SMS. Même si la personne connaît votre nom, même si elle maîtrise le vocabulaire du service et même si elle vous met en confiance, cela ne signifie pas qu'elle est réellement un agent de l'opérateur. Dès qu'on vous demande un code confidentiel, vous devez vous arrêter et ne rien communiquer. C'est votre argent qui est en jeu », a-t-il prévenu.

Il a également invité les utilisateurs à se méfier des messages annonçant des gains inattendus, des investissements particulièrement avantageux ou des cadeaux conditionnés au clic sur un lien.

« Nous devons comprendre que les fraudeurs exploitent plusieurs leviers psychologiques : l'autorité, lorsqu'ils se font passer pour des agents ou des responsables ; la peur, lorsqu'ils menacent de bloquer un compte ; l'urgence, lorsqu'ils exigent une réaction immédiate ; mais aussi l'appât du gain et la solidarité, lorsqu'ils prétendent qu'un proche est en difficulté. Le point commun de toutes ces situations, c'est qu'on cherche à nous faire agir avant de réfléchir. Le premier réflexe doit donc être de ralentir », a-t-il conseillé.

Des applications douteuses aux faux transferts d'argent…

Outre les manipulations téléphoniques, le responsable des relations publiques en charge du digital chez Wave Mobile Money Group a alerté sur les dangers liés au téléchargement d'applications provenant de sources non officielles et à l'ouverture de liens suspects.
Certaines applications malveillantes peuvent permettre à des individus mal intentionnés d'accéder à des informations présentes sur le téléphone, voire de surveiller certaines activités de l'utilisateur. Il a donc recommandé de télécharger les applications uniquement depuis les magasins officiels, notamment Google Play Store et l'App Store, de verrouiller systématiquement son appareil et d'effectuer les mises à jour de sécurité.

« Le téléphone est comme une maison dans laquelle se trouvent plusieurs chambres. Les applications de messagerie, les réseaux sociaux et les services financiers sont autant de pièces qui contiennent des informations personnelles. Si vous laissez la porte de la maison ouverte, c'est-à-dire si votre téléphone n'est pas verrouillé, vous facilitez l'accès à ces informations. Et si vous téléchargez une application malveillante, vous risquez de donner à un fraudeur la possibilité de surveiller vos activités. Il faut donc protéger son téléphone avant même de penser à protéger les applications qui s'y trouvent », a-t-il illustré.

Autre scénario abordé : les faux messages de réception d'argent. Dans ce cas, le fraudeur envoie un SMS qui imite une notification de transfert, puis appelle la victime pour lui expliquer qu'il a effectué une transaction par erreur et lui demander de rembourser immédiatement la somme.

Le piège consiste à pousser la personne à transférer son propre argent sans vérifier si les fonds annoncés ont réellement été crédités sur son compte.

« Lorsque quelqu'un vous appelle pour vous dire qu'il vous a envoyé de l'argent par erreur, ne vous précipitez pas pour le lui renvoyer. Ouvrez votre application officielle et vérifiez votre solde ainsi que l'historique des transactions. Un SMS peut être copié et envoyé sans qu'aucun transfert n'ait réellement eu lieu. Même si l'argent apparaît effectivement dans votre compte, vous ne devez pas effectuer vous-même un nouveau transfert pour rembourser la personne. Demandez-lui de contacter le service client de l'opérateur afin que la situation soit vérifiée et que la procédure appropriée soit engagée », a recommandé Brice Koué.

Il a expliqué qu'un remboursement effectué dans la précipitation peut exposer le client à une seconde perte, notamment si le transfert initial est ensuite annulé par son expéditeur lorsque cette fonctionnalité est disponible.

Dix réflexes pour protéger son argent

Pour permettre aux participants de retenir les principales mesures de prévention, le spécialiste a résumé les bonnes pratiques à adopter au quotidien. Il a notamment insisté sur la confidentialité des codes, la vérification des destinataires et la prudence face aux sollicitations inhabituelles.

Au cours de la masterclass, dix réflexes essentiels ont été présentés pour renforcer la sécurité des transactions financières sur téléphone. Il s'agit notamment de garder son code secret confidentiel et de ne jamais communiquer un code de validation reçu par SMS, quel que soit le prétexte avancé par l'interlocuteur. Le conférencier a également invité les participants à télécharger uniquement des applications officielles, à vérifier systématiquement le numéro du destinataire avant chaque transfert et à contrôler régulièrement leur solde ainsi que l'historique de leurs opérations.

Il a d'ailleurs insisté sur la nécessité de se méfier des demandes urgentes, des menaces et des promesses de gains inattendus, souvent utilisées par les fraudeurs pour piéger leurs victimes. Il a recommandé de contacter le service client uniquement par les canaux officiels, de verrouiller son téléphone et de maintenir son système à jour. La consultation des notifications et des reçus de transaction permet également de vérifier les opérations effectuées et de conserver des preuves en cas de problème. Enfin, en cas de doute, il est conseillé d'interrompre immédiatement l'échange suspect et de vérifier les informations auprès de l'opérateur avant toute action.

Le spécialiste a également recommandé d'éviter les réseaux Wi-Fi publics lorsqu'ils ne sont pas indispensables, de protéger sa carte SIM et de ne pas choisir un code secret facile à deviner, comme une suite de chiffres, une date de naissance ou les derniers chiffres d'un numéro de téléphone.

« Un code secret doit rester secret et être difficile à deviner. Il ne faut pas choisir une combinaison simplement parce qu'elle est facile à mémoriser, notamment lorsqu'elle correspond à votre année de naissance ou à une date qui peut être connue de votre entourage. Je demande à tous ceux qui utilisent des codes faciles de les modifier dès maintenant. La protection de votre argent commence par ces gestes simples, que vous pouvez effectuer directement depuis votre application », a-t-il souligné.

Que faire en cas de fraude ou de vol du téléphone ?

Les échanges avec les participants ont également permis d'aborder la conduite à tenir lorsqu'un utilisateur soupçonne une fraude, communique accidentellement un code confidentiel ou perd son téléphone.

Brice Koué a recommandé de modifier immédiatement le code secret lorsque cela est possible et de contacter sans délai le service client. En cas de vol de l'appareil, il a précisé que, pour Wave, le client peut exceptionnellement appeler depuis le téléphone d'un proche afin de demander le blocage de son compte, après les vérifications de sécurité nécessaires.

« Si vous pensez avoir été victime d'une arnaque, le premier réflexe n'est pas de publier une vidéo sur les réseaux sociaux pour raconter ce qui s'est passé. Il faut immédiatement contacter le service client. Selon les circonstances, une réaction rapide peut permettre de prendre des mesures de protection avant que les fonds ne soient retirés. Il faut également conserver les preuves, notamment les numéros utilisés, les messages reçus et les références des transactions, puis signaler les faits aux autorités compétentes afin qu'une enquête puisse être menée », a-t-il développé.

Répondant à une question sur les transferts effectués par erreur, il a précisé que certaines fonctionnalités d'annulation peuvent être accessibles directement dans l'application Wave, selon les conditions applicables et le déploiement de la fonctionnalité. Il a toutefois distingué le transfert d'argent entre particuliers du paiement marchand, dont les règles peuvent être différentes.

Au cours des échanges, il a aussi indiqué que les clients se trouvant à l'étranger pouvaient, selon les options disponibles dans l'application, contacter Wave par WhatsApp. Il a invité les utilisateurs à vérifier les coordonnées du service client directement auprès des canaux officiels de l'entreprise.

Une responsabilité partagée pour renforcer la confiance numérique

En conclusion, Brice Koué a rappelé que la sécurité des services financiers numériques ne dépend pas uniquement des dispositifs techniques mis en place par les opérateurs. Elle exige également des comportements responsables de la part des utilisateurs, appelés à faire preuve de prudence dans chacune de leurs opérations.

« Il faut retenir que la sécurité est une responsabilité partagée. L'opérateur doit assurer la protection technique de son infrastructure et de son application, mais le client doit également protéger ses accès, ne jamais communiquer ses codes et éviter de prendre des décisions sous la pression. Quand une personne vous appelle pour vous demander de l'argent, vous annoncer un gain ou vous réclamer un code, prenez le temps de vérifier. Si vous avez un doute, raccrochez et contactez directement le service client. En matière de sécurité numérique, quelques secondes de prudence peuvent vous éviter de perdre votre argent », a-t-il conclu.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Burkina : Plus de 1,29 milliard de FCFA prévu pour renforcer la gestion des finances publiques entre 2027 et 2029

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 50 min

Le Comité de pilotage du Plan d'action intégré des réformes de finances publiques (PAIRFP) a adopté trois documents stratégiques ce mercredi 21 octobre 2026, à Ouagadougou. L'objectif est d'améliorer la gestion des finances publiques au Burkina Faso. Cette information est rapportée par le ministère de l'Economie et des finances.

Le projet de plan d'action issu de l'évaluation PEFA 2025, figurant parmi les dossiers à l'ordre du jour, prévoit, souligne-t-il, 90 mesures pour un coût estimatif de 1,29 milliard de francs CFA sur la période 2027-2029.

Réuni en session ordinaire sous la présidence du secrétaire général du ministère de l'Économie et des finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama, le Comité a également examiné et adopté le rapport de mise en œuvre du PAIRFP au 30 septembre 2026 et sa programmation pour 2027-2029.

Le rapport fait ressortir des avancées dans plusieurs domaines, notamment la fiabilité des prévisions de recettes, la transparence budgétaire, la production des documents financiers, la modernisation des outils de gestion et le renforcement des mécanismes de contrôle.

Le plan d'action PEFA 2027-2029, qui porte sur 25 indicateurs et 73 composantes ciblées, entend consolider ces acquis et corriger les insuffisances identifiées.

À cet effet, Vieux Abdoul Rachid Soulama a insisté sur la nécessité de privilégier des mesures pertinentes et efficaces, capables de produire des améliorations concrètes et mesurables dans la gestion des finances publiques.

Lefaso.net
Source : Ministère de l'Economie et des finances

Catégories: Afrique

Enseignement supérieur : L'USAES dénonce le durcissement des conditions de promotion des enseignants-chercheurs du CAMES

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 51 min

L'Union syndicale africaine de l'enseignement supérieur (USAES) exprime ses inquiétudes face au durcissement des conditions d'évaluation et de promotion des enseignants-chercheurs dans l'espace du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES). Dans un communiqué publié le 18 octobre 2026, l'organisation syndicale revient sur les préoccupations soulevées lors d'une rencontre avec les responsables du CAMES, le 23 septembre dernier à Ouagadougou.

L'USAES dénonce notamment le manque de transparence dans l'élaboration des grilles d'évaluation, ainsi que la faible implication des représentants des enseignants-chercheurs dans certains États membres. Elle s'inquiète également du durcissement récurrent des critères d'accès aux différents grades académiques, qu'elle juge insuffisamment justifié.

L'organisation syndicale conteste particulièrement l'exigence, à partir de 2027, de publications dans des revues indexées pour les candidats relevant des comités techniques spécialisés (CTS) en lettres et sciences humaines, sciences juridiques et politiques, ainsi qu'en sciences économiques et de gestion. Selon elle, cette nouvelle disposition risque de rendre inéligible une grande partie des candidats concernés dès 2027.

L'USAES émet également des réserves sur l'instauration d'une épreuve orale de présentation des titres et travaux scientifiques pour les candidats aux fonctions de rang magistral. Selon elle, le CAMES justifie cette mesure par la nécessité de limiter l'influence de l'intelligence artificielle sur les productions écrites.

Les représentants syndicaux s'interrogent par ailleurs sur la création d'une académie virtuelle du CAMES et sur le projet d'harmonisation du fonctionnement des écoles doctorales. Ils estiment que ces initiatives pourraient éloigner l'institution de sa mission première d'évaluation et empiéter sur l'autonomie pédagogique et scientifique des universités. La réforme des titres et grades figure également parmi les préoccupations exprimées.

Un mémorandum annoncé pour défendre les carrières universitaires

La rencontre a réuni une délégation syndicale issue de plusieurs pays africains et le secrétaire général du CAMES, le professeur Souleymane Konaté, accompagné de deux responsables de l'institution. Les échanges ont permis aux représentants de l'USAES d'exposer leurs préoccupations concernant la gestion des carrières et les conditions de qualification des enseignants-chercheurs.

Les deux parties ont convenu de poursuivre ce cadre de dialogue. Le Bureau exécutif de l'USAES prévoit également de transmettre au CAMES et aux États membres, un mémorandum détaillant les difficultés rencontrées par les enseignants-chercheurs et les propositions de l'organisation.

L'USAES appelle enfin à l'élaboration de guides d'évaluation transparents, réalistes et applicables dans les différents États membres. Elle prévient qu'un durcissement injustifié des conditions de promotion pourrait entraîner une pénurie artificielle d'enseignants-chercheurs qualifiés.

L'organisation réaffirme néanmoins sa disponibilité à poursuivre la coopération avec le CAMES pour contribuer au développement et au rayonnement de l'enseignement supérieur en Afrique francophone.

Lire le communiqué ci-dessous

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Catégories: Afrique

École polytechnique de Ouagadougou : L'ingénierie au cœur de la valorisation scientifique et du développement industriel

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 52 min

L'École polytechnique de Ouagadougou (EPO) tient, les 21 et 22 octobre 2026, à Ouagadougou, la 5ᵉ édition de ses Journées scientifiques. Placée sous le thème « Recherche et déploiement industriel : l'ingénierie au cœur de la valorisation scientifique et de la maîtrise technique », cette rencontre met l'accent sur le renforcement des liens entre la recherche scientifique, la formation des ingénieurs et le développement industriel. Cette 5ᵉ édition se tient sous le parrainage du directeur général de la police, Thierry Dofizouho Tuina.

À travers cette initiative, l'EPO entend mettre en lumière le rôle stratégique de la science, de la technologie et de l'ingénierie dans la transformation des économies. Le thème retenu souligne notamment la nécessité de rapprocher davantage les résultats de la recherche scientifique des besoins du secteur industriel, afin de favoriser l'innovation, la maîtrise technique et la création de valeur. Pour le directeur général de l'EPO, Mohamed Seynou, cette thématique est en parfaite adéquation avec les défis auxquels les sociétés contemporaines sont confrontées. Elle invite, selon lui, à repenser la place de la recherche et de l'ingénierie dans la construction d'économies plus performantes et capables de valoriser leurs propres ressources et compétences.

Dans son intervention, Mohamed Seynou a insisté sur l'importance de construire une articulation plus forte entre la production des connaissances scientifiques, la formation des compétences et la création de valeurs économiques et sociales. « Nous ne pouvons pas durablement ambitionner un développement industriel solide sans une recherche scientifique dynamique, sans des ingénieurs bien formés et sans une capacité réelle à maîtriser les procédés et les technologies. La recherche permet d'explorer, de comprendre et d'innover. L'ingénierie permet de concevoir, de dimensionner, d'expérimenter et d'optimiser. L'industrie permet de déployer les solutions, de produire à une échelle pertinente et de créer de la valeur économique et sociale », a-t-il souligné.

Le directeur général de l'EPO, Mohamed Seynou

Le premier responsable de l'EPO met en évidence trois leviers essentiels au développement industriel. La recherche scientifique permet d'explorer de nouvelles pistes, de comprendre les phénomènes et de faire émerger des innovations. L'ingénierie, quant à elle, transforme les connaissances en solutions concrètes, grâce à la conception, au dimensionnement, à l'expérimentation et à l'optimisation. Enfin, l'industrie assure le déploiement de ces solutions à une échelle adaptée, tout en contribuant à la production de richesses et à la création d'emplois.

Pour le directeur général de l'EPO, ces trois dimensions ne doivent pas être envisagées séparément, mais comme les composantes d'un même processus de développement. « Nous devons former des ingénieurs qui comprennent les réalités de nos territoires, maîtrisent les fondamentaux scientifiques, savent travailler en équipe et possèdent la capacité d'innover face à des situations complexes.

Le représentant du parrain, Lassina Ouédraogo

Mais cette ambition ne peut se réaliser pleinement sans une articulation étroite entre la formation, la recherche et le monde industriel. La valorisation de la recherche constitue aujourd'hui un enjeu majeur pour notre pays. Nous ne devons pas nous satisfaire de produire des connaissances sans nous interroger suffisamment sur les conditions de leur transformation en solutions utiles à nos populations. Cette continuité suppose des moyens adaptés, des infrastructures de recherche, des équipements performants, des mécanismes de financement et des partenariats durables. L'École polytechnique de Ouagadougou entend prendre toute sa place dans cette dynamique, en contribuant, dans le cadre de ses missions et de ses moyens, au développement des compétences scientifiques et techniques nécessaires à notre pays », a indiqué le directeur général de l'EPO. Il a terminé en souhaitant que ces Journées scientifiques soient un espace de dialogue, de réflexion et de construction de perspectives nouvelles.

Une vue des participants

« Les missions de la Police nationale s'exercent dans un environnement en constante mutation, marqué notamment par la transformation numérique, l'évolution des formes de criminalité et la nécessité de mieux coordonner les moyens humains et techniques. Dans ce contexte, les progrès scientifiques et technologiques peuvent contribuer à améliorer la prévention, la détection, l'investigation, la gestion des informations et la protection des personnes et des biens. Cependant, l'acquisition de technologies ne saurait constituer une fin en soi. Encore faut-il disposer des compétences nécessaires pour les exploiter, les entretenir, les adapter à nos réalités et en évaluer les performances. C'est là que la question de la maîtrise technique prend toute son importance. Il existe un lien organique et indissociable entre la sécurité d'une nation et sa maîtrise scientifique et technologique. Un environnement sécurisé favorise les investissements, soutient les activités économiques et permet aux entreprises de se développer. En retour, une économie plus productive, une jeunesse mieux formée et un tissu industriel dynamique contribuent à renforcer la stabilité et les capacités de développement de la nation. La recherche scientifique et l'innovation peuvent ainsi participer, chacune dans leur domaine, à la construction d'un environnement plus sûr et plus prospère. Il est donc important que les institutions de sécurité, les universités, les écoles d'ingénieurs, les centres de recherche et les entreprises puissent développer des relations de coopération adaptées à leurs missions respectives. Valoriser la recherche et la déployer industriellement, c'est garantir au Burkina Faso son autonomie technique. C'est donner à nos institutions les outils conçus par des Burkinabè et des frères africains pour répondre à nos réalités », a notifié Lassina Ouédraogo, contrôleur général de la police, représentant du parrain de la cérémonie. Il a terminé en invitant les participants à des travaux fructueux, à des échanges enrichissants et à des résultats à la hauteur des ambitions collectives.

Rama Diallo
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Secteur minier au Burkina Faso : West African Resources présente son rapport de développement durable 2025

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 54 min

Le groupe minier West African Resources (WAF) a présenté son rapport de développement durable 2025, ce mardi 20 octobre 2026, à Ouagadougou. Cette rencontre, placée sous la présidence du ministre de l'Énergie, des mines et des carrières, représenté par son chargé de mission Alexis Dakuyo, a permis de dresser le bilan des contributions économiques, sociales et environnementales du groupe. Au titre de l'année 2025, WAF annonce notamment 161,29 milliards de francs CFA versés à l'État burkinabè en impôts, taxes et redevances, 3 482 emplois directs et 209,50 milliards de francs CFA d'achats locaux.

Présent au Burkina Faso à travers plusieurs projets miniers, West African Resources (WAF) entend faire du développement durable un levier essentiel de ses activités. Cette ambition s'est traduite par des investissements dans l'économie nationale, la promotion de l'emploi local, l'accompagnement des communautés riveraines et la protection de l'environnement. Les résultats de ces différentes interventions ont été présentés aux parties prenantes à l'occasion d'un atelier consacré au rapport de développement durable 2025 du groupe.

Selon le directeur des affaires corporatives de WAF, le Dr Félix Christian Ouédraogo, cette rencontre s'inscrit dans une dynamique de dialogue et de transparence engagée par l'entreprise avec ses partenaires. Des séances similaires ont déjà été organisées dans les différentes zones d'implantation du groupe, notamment à Ziniaré, Tenkodogo et Manga.

Des participants à la toute première édition de présentation du rapport sur le développement durable de West African Resources organisée à Ouagadougou

Pour le responsable, l'industrie extractive ne saurait désormais se limiter à la seule production de richesses. Elle doit également contribuer au développement économique, à l'inclusion sociale, à la préservation de l'environnement et à l'amélioration des conditions de vie des populations. C'est dans cette perspective que WAF a placé le développement durable au cœur de sa stratégie de croissance, en privilégiant une exploitation responsable des ressources naturelles, le dialogue avec les parties prenantes et les investissements au profit des communautés hôtes.

161 milliards de francs CFA de recettes fiscales et 209 milliards d'achats locaux

Sur le plan économique, les chiffres présentés témoignent de l'importance des activités de West African Resources dans l'économie burkinabè. En 2025, le groupe a versé au gouvernement du Burkina Faso 398 millions de dollars australiens (AUD), soit environ 161,29 milliards de francs CFA, au titre des impôts, taxes et redevances. Au cours de la même année, ses revenus ont atteint 1,5 milliard de dollars australiens, représentant environ 607,89 milliards de francs CFA. Ces performances reposent notamment sur les activités de la mine d'or de Sanbrado, entrée en production début 2020, et de celle de Kiaka, dont la production a démarré en 2025. À ces deux exploitations s'ajoute le projet minier de Toega, actuellement en phase de construction. Au-delà des recettes fiscales, le groupe met également en avant sa contribution au développement du tissu économique national à travers la promotion des achats locaux.

« En 2025, WAF a consacré environ 209,50 milliards de francs CFA à l'acquisition de biens et services auprès de fournisseurs burkinabè et d'entreprises enregistrées au Burkina Faso », Dr Félix Christian Ouédraogo, directeur des affaires corporatives de WAF

Ce montant représente 75,4 % du budget global d'approvisionnement du groupe. Une orientation qui traduit, selon WAF, sa volonté de renforcer les capacités des entreprises nationales et de favoriser leur participation à la chaîne de valeur de l'industrie minière.

94 % des emplois directs occupés par des nationaux

La promotion de l'emploi et le renforcement des compétences locales constituent également des axes majeurs de la politique de développement durable de West African Resources. Selon les données présentées, le groupe comptabilisait 3 482 emplois directs en 2025, dont 94 % occupés par des travailleurs nationaux. Ces chiffres, auxquels s'ajoutent les emplois générés par les entreprises sous-traitantes, illustrent la place accordée à la main-d'œuvre burkinabè dans les différentes opérations minières.

Représentant le ministre en charge des Mines, le chargé de mission Alexis Dakuyo a salué l'initiative de West African Resources, qui opère au Burkina Faso à travers ses filiales Somisa SA, Kiaka SA et Toega SA. Il a rappelé que chaque société minière est tenue de produire annuellement un rapport sur le développement durable, tout en félicitant le groupe pour s'être prêté à cet exercice, qu'il présente comme une première du genre. Toutefois, le représentant du ministère a relevé certaines insuffisances, notamment la faible représentation des nationaux aux postes de responsabilité. Des recommandations ont ainsi été formulées pour corriger ces insuffisances, avec l'espoir qu'elles soient prises en compte dans les prochains rapports du groupe.

« Nous procéderons à une analyse approfondie de ce rapport avant d'en rendre compte aux autorités compétentes, qui apprécieront les suites éventuelles à lui donner », Alexis Dakuyo, chargé de mission au ministère de l'Énergie, des mines et des carrières

Alexis Dakuyo a par ailleurs rappelé l'ambition du ministère en charge des Mines de faire de l'exploitation des ressources minières un véritable moteur de croissance économique et de développement du Burkina Faso. Selon lui, le secteur doit non seulement contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations, mais aussi favoriser la création d'emplois décents au profit des jeunes et stimuler les autres secteurs de l'économie nationale. Dans cette perspective, il a invité West African Resources à redoubler d'efforts afin que ses activités génèrent davantage de retombées positives pour les populations et l'économie burkinabè.

Pour sa part, le Dr Félix Christian Ouédraogo a indiqué que cette première présentation du rapport de développement durable vise à partager les résultats du groupe avec les parties prenantes et à recueillir leurs observations afin d'améliorer les prochaines éditions. Prenant acte des insuffisances relevées concernant la représentation des nationaux aux postes de responsabilité, il a expliqué cette situation notamment par les besoins spécifiques en compétences durant les phases de construction des projets miniers de Kiaka et de Toega, qui nécessitent le recours à certains profils expatriés.

Le directeur des affaires corporatives de WAF, Dr Félix Christian Ouédraogo, s'est toutefois montré optimiste quant à une amélioration progressive de la proportion de cadres burkinabè occupant des postes de responsabilité en 2026 et au cours des années suivantes

L'entreprise entend également favoriser le développement des compétences techniques de ses collaborateurs afin de renforcer leur autonomie et leur expertise. À cet effet, 70 000 heures cumulées d'orientation initiale et de formation technique ont été dispensées sur les sites de Sanbrado et de Kiaka au cours de l'année 2025. Pour WAF, ces initiatives participent à la constitution d'un capital humain qualifié, capable d'accompagner durablement le développement du secteur minier national.

3 milliards de francs CFA investis au profit des communautés

Sur le volet social, West African Resources indique avoir consacré 8 millions de dollars australiens, soit environ 3,24 milliards de francs CFA, aux initiatives et investissements communautaires en 2025. Ces ressources ont notamment permis de soutenir des actions dans les domaines de l'éducation, de la santé et de l'autonomisation économique des populations. Les interventions concernent entre autres la construction et la réhabilitation d'infrastructures scolaires et sanitaires, l'alphabétisation ainsi que l'accompagnement des groupements féminins.

Ces initiatives s'inscrivent dans une démarche alignée sur les Objectifs de développement durable (ODD), particulièrement ceux relatifs à la santé et au bien-être (ODD 3) et à l'éducation de qualité (ODD 4). Afin de renforcer la concertation avec les populations riveraines, chaque opération minière dispose d'un Plan d'engagement des parties prenantes (PEPP) et d'un mécanisme de gestion des plaintes. Ces dispositifs reposent notamment sur une cartographie des acteurs concernés, des données socio-économiques et les travaux des comités consultatifs propres à chaque projet.

Des participants à la toute première édition de présentation du rapport sur le développement durable de West African Resources tenue à Ouagadougou

L'objectif est de favoriser un dialogue permanent avec les communautés, les autorités administratives et coutumières, tout en prenant en compte leurs préoccupations dans la conduite des activités minières.

25 300 plants produits et 92% des déchets non miniers recyclés

La protection de l'environnement occupe également une place importante dans le rapport de développement durable 2025 de WAF. Selon les résultats présentés, les pépinières des sites de Sanbrado et de Kiaka ont produit 25 300 plants destinés aux opérations de reboisement et de réhabilitation des espaces affectés par les activités minières. Dans le même temps, 92% des déchets non miniers générés sur ces deux sites ont été recyclés par des partenaires communautaires. À ces actions s'ajoutent le suivi régulier des paramètres environnementaux et la réhabilitation progressive des zones concernées par l'exploitation.

Le groupe indique s'appuyer sur les standards internationaux, notamment ceux de la Global Reporting Initiative (GRI), pour intégrer les exigences de durabilité à ses opérations. L'expérience acquise sur le site de Sanbrado sert ainsi de référence pour le déploiement et l'harmonisation des systèmes de gestion environnementale à Kiaka et à Toega. Une attention particulière est également accordée à la sécurité des installations de stockage des résidus miniers. WAF précise que ses deux installations ont été conçues conformément aux directives de l'Australian National Committee on Large Dams (ANCOLD) et font l'objet d'audits externes, d'inspections et de contrôles réguliers.

Cette démarche s'inscrit dans le prolongement de sa politique de gestion des déchets publiée en 2024, qui définit notamment ses engagements en faveur d'une exploitation sécurisée des parcs à résidus.

Une prise de vue réunissant les participants a marqué la clôture de l'atelier de présentation du rapport de développement durable de West African Resources (WAF), à Ouagadougou

De nouvelles perspectives avec Sanbrado, Kiaka et Toega

Au-delà des résultats enregistrés en 2025, West African Resources entend poursuivre le développement de ses opérations au Burkina Faso. Le groupe mise notamment sur la consolidation des activités de Sanbrado, la montée en puissance de Kiaka, le développement du projet Toega et les résultats de ses travaux d'exploration pour renforcer sa présence dans le secteur minier national. Selon le Dr Félix Christian Ouédraogo, cette dynamique devrait ouvrir de nouvelles perspectives en matière d'emploi local, de sous-traitance nationale et d'investissements communautaires dans les régions d'implantation des différentes sociétés du groupe.

Le responsable a également réaffirmé la volonté de WAF de maintenir une collaboration étroite avec les autorités administratives et l'ensemble des parties prenantes, dans un esprit de transparence et de responsabilité partagée. Pour lui, le rapport de développement durable constitue bien plus qu'un simple exercice de communication. Il représente un outil permettant de présenter aussi les défis auxquels l'entreprise reste confrontée dans les domaines économique, social, environnemental et de gouvernance.

À travers cette démarche, West African Resources réaffirme son ambition de concilier performance minière et contribution au développement du Burkina Faso. Un engagement dont la portée se mesurera aussi à la capacité du groupe à consolider ses acquis, à répondre aux attentes des communautés riveraines et à inscrire ses activités dans une dynamique de développement durable.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Burkina : Yelen Assurance offre 13 stations météo à l'ANAM

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 57 min

Yelen Assurance a offert, ce mercredi 21 octobre 2026, 13 stations météo d'une valeur d'environ 100 millions de francs CFA à l'Agence nationale de la météorologie (ANAM). Ces équipements visent à renforcer les capacités de l'ANAM en matière de collecte de données et à améliorer la fiabilité des informations météorologiques. Leur remise intervient dans le cadre du projet Integrated Financial and Technical Services for Agriculture, mis en œuvre par un consortium composé de Yelen Assurance, du Réseau des caisses populaires et de Cordaid, avec l'appui du Fonds InsuResilience Solutions de la KfW.

Les équipements offerts à l'ANAM permettront de disposer de données fiables pour mieux accompagner les producteurs, souvent confrontés aux aléas climatiques. Les stations météo fourniront des informations pour les indices de substitution lorsque les données sur les rendements ne sont pas disponibles et permettront de suivre l'évolution de la campagne agricole au fil des précipitations. Yelen Assurance met également 13 drones à la disposition de l'ANAM et des services publics, en cas de besoin. Ces appareils serviront à observer les champs tout au long de la campagne agricole, à détecter les maladies des plantes, à évaluer la vigueur de la végétation et à repérer les problèmes liés à l'eau afin de faciliter la mise en œuvre de solutions adaptées.

L'assurance agricole fait partie des domaines d'intervention prioritaires de Yelen Assurance. La compagnie propose en effet des produits destinés à protéger les producteurs contre la sécheresse, les inondations, les attaques de ravageurs, les feux de champ et les maladies des plantes. En mars 2025, le ministère de l'Économie et des Finances a délivré dix visas de commercialisation à ses produits d'assurance agro-climatiques, qui couvrent les risques liés aux rendements du maïs, du mil, du sorgho, du riz, du niébé, de l'arachide, du soja, du sésame et du coton, ainsi que les impayés de crédit coton.

Les drones acquis par Yelen Assurance ont été présentés au cours de la cérémonie de don

Pour indemniser au mieux les producteurs assurés en cas de difficultés au cours de la campagne agricole, Yelen Assurance doit disposer de données fiables. « Une donnée météorologique ne vaut pour l'assurance que si elle est certifiée par l'autorité nationale et opposable à toutes les parties : l'assuré, l'assureur, le réassureur et l'État, qui subventionne la prime », a souligné le directeur général de Yelen Assurance, Souleymane Zaré.

Le renforcement des capacités de l'ANAM permettra ainsi à Yelen Assurance de disposer de données fiables pour proposer aux producteurs des produits d'assurance de qualité, adaptés à leurs besoins et couvrant les risques climatiques. Selon Souleymane Zaré, plus de 58 900 producteurs ont été assurés au cours de la campagne agricole 2025-2026, contre 41 075 en 2024-2025. Au titre des deux dernières campagnes, plus de 108 millions de francs CFA ont été versés à 3 915 ménages à titre d'indemnisation. Les paiements ont été effectués soit par mobile money, soit par l'intermédiaire d'institutions de microfinance partenaires, notamment le Réseau des caisses populaires.

Souleymane Zaré, directeur général de Yelen Assurance

En recevant le matériel, la directrice générale de l'ANAM, Mariam Tidiga, s'est réjouie de cette initiative qui, selon elle, traduit une volonté commune de rapprocher l'information météorologique des besoins du monde agricole et de contribuer à une meilleure gestion des risques climatiques. « Les quantités de pluie peuvent varier sensiblement d'une localité à une autre, même sur de courtes distances. Disposer de données météorologiques de proximité est donc essentiel pour mieux accompagner les producteurs dans leurs décisions, mais également pour soutenir le développement de mécanismes d'assurance agricole adaptés à leurs besoins », a-t-elle ajouté.

Elle a indiqué que le Burkina Faso dispose actuellement d'un réseau d'observation météorologique composé de plus de 300 stations. Toutefois, la variabilité des précipitations, particulièrement marquée dans le pays, souligne la nécessité de poursuivre les efforts de densification de ce réseau afin de disposer de données fiables. Le don de Yelen Assurance devrait contribuer à cet objectif.

Mariam Tidiga, directrice générale de l'ANAM, s'est réjouie de ce don d'équipements

Mariam Tidiga a précisé que les équipements reçus feront l'objet d'une inspection technique et d'un contrôle de la qualité de leurs capteurs afin de vérifier leur conformité aux exigences du réseau national d'observation météorologique et de déterminer les conditions optimales de leur utilisation.

Avant la fin de cette étape, cinq stations-météo seront déployées dans les meilleurs délais dans les zones d'intervention du projet Integrated Financial and Technical Services for Agriculture. Ce déploiement contribuera à rendre disponibles les données météorologiques de proximité nécessaires à la mise en œuvre des activités du projet.

Le représentant du ministre de l'Agriculture, Yasseya Ganamé, a, pour sa part, souligné que les équipements remis contribueront à améliorer la disponibilité de données fiables pour accompagner les producteurs. « Dans les zones difficiles d'accès, et partout où l'observation au sol atteint ses limites, ils permettront de collecter des informations plus nombreuses, plus précises et plus fiables. Ils consolident ainsi l'ensemble du dispositif de mise en œuvre de l'assurance agricole », a-t-il déclaré.

photo de famille

Évoquant les efforts du gouvernement en matière d'assurance agricole, il a indiqué que, grâce à un accord conclu avec l'Association professionnelle des sociétés d'assurance du Burkina, le ministère chargé de l'Agriculture prend en charge 30 % de la prime d'assurance payée par les producteurs bénéficiaires.

Yasseya Ganamé a enfin invité les différents acteurs à travailler en synergie afin qu'aucune mauvaise saison ne contraigne un producteur burkinabè à repartir de zéro.

Armelle Ouédraogo
Crédit photo : Bonaventure Paré
Lefaso.net

Catégories: Afrique

«Das System fühlt sich fast wie echtes Eis an»

Blick.ch - il y a 16 heures 58 min
Revolutioniert Oceanice das Eishockey? Zumindest hat der Kunststoffbelag aus rezykliertem Plastikmüll Potenzial, die Entwicklung des Eissports voranzutreiben. Es ist ein Pionierprojekt von Ex-Hockeyprofi Riccardo Signorell.
Catégories: Swiss News

Fällt der Black Friday dieses Jahr ins Wasser?

Blick.ch - il y a 16 heures 59 min
Der Black Friday lockt Ende November wieder mit Rabatten, doch für Kundschaft und Händler ist die Euphorie vorbei, besagt eine Umfrage. Worauf Schnäppchenjäger jetzt achten sollten – und wo Fallen lauern.
Catégories: Swiss News

Was hat es mit dem Familienfluch auf sich?

Blick.ch - il y a 16 heures 59 min
Nach dem Tod von Kyle Kennedy (†42) spricht man davon, dass der sogenannte Kennedy-Fluch oder «Fluch der Kennedys» erneut zugeschlagen hat. Was hat es aber genau damit auf sich?
Catégories: Swiss News

Don de sang : Orabank Burkina mobilise ses équipes pour collecter 100 poches

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 16 heures 59 min

Face aux besoins permanents en produits sanguins, Orabank Burkina, en partenariat avec l'association SOS Sang, a organisé une collecte de sang dans la matinée du mercredi 21 octobre 2026, à son siège, à Ouagadougou. L'objectif est de contribuer à l'approvisionnement des banques de sang et de soutenir la prise en charge des patients dans les formations sanitaires.

Le don de sang constitue un maillon essentiel de la chaîne de prise en charge des patients dans les formations sanitaires. Au Burkina Faso, la mobilisation des donneurs demeure un enjeu majeur pour assurer la disponibilité des produits sanguins. C'est dans cette optique qu'Orabank Burkina a organisé, le 21 octobre 2026, une campagne de don de sang à son siège, à Ouagadougou.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre des activités de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) de la banque, mais aussi de son engagement en faveur de la solidarité. Elle vise à contribuer au ravitaillement des banques de sang et à répondre aux besoins des formations sanitaires en produits sanguins, particulièrement en période de forte demande.

Selon Lydie Hema Sermé, directrice de la clientèle particuliers professionnels d'Orabank Burkina, représentant le directeur général de la banque, cette activité fait partie des actions de responsabilité sociétale menées par l'institution. Elle a expliqué qu'Orabank organise chaque année des campagnes de don de sang afin de traduire son engagement envers la société et de contribuer à cette cause d'intérêt général.

Lydie Hema Sermé, directrice de la clientèle particuliers professionnels d'Orabank Burkina, rappelle que le don de sang est un acte patriotique.

« Plus qu'un symbole, le don de sang est un acte patriotique, un acte de générosité, car donner son sang, c'est donner une chance de vie », a-t-elle souligné. Elle a également invité les clients et les partenaires de la banque à se joindre à cette noble cause en faveur des malades.

Pour cette édition, Orabank Burkina ambitionne de collecter environ 100 poches de sang afin de contribuer à la disponibilité des produits sanguins et à la prise en charge des patients dans les structures sanitaires.

Christelle Dabiré, qui travaille au sein de la section monétique de la banque, explique son engagement par les nombreux appels à l'aide relayés sur les réseaux sociaux. « On voit qu'on lance beaucoup de SOS sur les réseaux, il y a un manque de sang, donc c'est aussi notre contribution afin de sauver ces vies-là », a-t-elle déclaré.

« N'hésitez pas à donner votre sang pour sauver des vies, parce qu'actuellement, il y a un manque de sang », lance Christelle Dabiré.

Elle a, à son tour, lancé un appel à la population pour une mobilisation accrue en faveur du don de sang. Bien que simple, cet acte peut, selon elle, faire toute la différence entre la vie et la mort.

De son côté, Ben Youssouf Guindo, président de la mutuelle du personnel d'Orabank Burkina, a exprimé la satisfaction des travailleurs de prendre part à cette initiative. Il a souligné que cette action s'inscrit dans la politique de responsabilité sociétale de la banque, mais également dans les valeurs promues par l'institution et son personnel. « C'est un plaisir pour nous de donner notre sang et de savoir que nous contribuons aussi à sauver des vies », a-t-il déclaré. Pour lui, le don de sang constitue un devoir citoyen, dans la mesure où chacun peut être amené, un jour, à en avoir besoin.

La campagne a été organisée en collaboration avec l'association SOS Sang. Selon son président, Jean Bosco Zoundi, cette collecte s'inscrit dans le cadre du partenariat annuel avec Orabank Burkina. Elle contribue à soutenir les efforts du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) pour répondre aux besoins en produits sanguins.

« Donner de son sang, c'est contribuer à sauver des vies », souligne Ben Youssouf Guindo, président de la mutuelle du personnel d'Orabank Burkina.

Il a souligné la nécessité d'intensifier les collectes mobiles, particulièrement pendant les périodes de forte demande, notamment en raison de maladies comme le paludisme. Selon lui, les entreprises et les structures regroupant un nombre important de travailleurs peuvent jouer un rôle essentiel dans la mobilisation des donneurs.

Il a également indiqué que les besoins journaliers du CNTS se situent entre 200 et 250 poches de sang. Face à cette demande, il a lancé un appel aux autres structures afin qu'elles emboîtent le pas à Orabank Burkina et contribuent ainsi à prévenir les pénuries de sang dans les formations sanitaires.

Jean Bosco Zoundi, président de l'association SOS Sang, indique que les besoins quotidiens du CNTS se situent entre 200 et 250 poches de sang.

Pour mémoire, Orabank Burkina Faso appartient à un groupe bancaire présent dans douze pays d'Afrique de l'Ouest et centrale. Au Burkina Faso, la banque accompagne les grandes entreprises, les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les particuliers grâce à des solutions de financement adaptées, des services de paiement et de transferts internationaux, des produits d'épargne et des solutions digitales de dernière génération. Celles-ci comprennent notamment le commerce électronique, les terminaux de paiement électronique (TPE), les services Bank to Wallet et Wallet to Bank, ainsi que le paiement en temps réel via la plateforme PI-SPI de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO).

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Burkina Faso : 2 025 vélos et 17 820 kits scolaires pour favoriser le maintien des filles à l'école

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 17 heures 1 min

2 025 vélos auxquels s'ajoutent 17 820 kits scolaires, le tout d'une valeur globale de 745 085 640 FCFA. C'est le don consenti par le ministère de la Santé le 20 octobre 2026 à Ouagadougou avec le soutien du projet SWEDD+. Il vise à faciliter les déplacements vers les établissements scolaires et améliorer les conditions d'apprentissage des adolescentes.

Le ministère de la Santé, à travers le projet SWEDD+, mis en œuvre avec le soutien de la Banque mondiale, renforce son appui à la scolarisation des filles au Burkina Faso. Une dotation de 2 025 vélos et de 17 820 kits scolaires, d'une valeur globale de 745 085 640 FCFA, a été remise le mardi 20 octobre 2026 à Ouagadougou au profit des élèves de 135 lycées et collèges répartis dans 13 régions du pays.

Faciliter les déplacements vers les établissements scolaires et améliorer les conditions d'apprentissage des adolescentes : c'est l'objectif de la dotation en matériel scolaire remise. D'une valeur totale de 745 085 640 FCFA, cet appui comprend 2 025 vélos et 17 820 kits scolaires destinés aux élèves de 135 lycées et collèges dans 13 régions du Burkina Faso.

Côte à côte pour présider la cérémonie de remise, il y avait le ministre de la Santé, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, et le ministre de l'Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, le Pr Moumouni Zoungrana.

La cérémonie a été coprésidée par le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou et le Pr Moumouni Zoungrana.

Au-delà de la mise à disposition de ces équipements, l'initiative entend contribuer à la réduction des difficultés matérielles qui compromettent la scolarité de nombreuses filles, particulièrement celles issues des milieux les plus vulnérables. Les vélos doivent notamment faciliter leurs déplacements vers les établissements scolaires, tandis que les kits permettront de mieux répondre à leurs besoins en fournitures scolaires.

Un soutien ciblé aux filles vulnérables

Selon le coordonnateur du Programme d'appui au développement sanitaire (PADS), Michel Ouoba, cette dotation s'adresse en particulier aux élèves défavorisées, aux élèves retournées dans leurs localités ainsi qu'aux personnes déplacées internes. Elle vise à leur apporter un soutien concret afin qu'elles puissent poursuivre leur scolarité malgré les difficultés auxquelles elles sont confrontées.

Les vélos doivent faciliter les déplacements des filles vers les établissements scolaires

Prenant la parole à cette occasion, le ministre de la Santé a mis en avant l'importance de cet appui pour l'amélioration des conditions d'apprentissage, la valorisation du capital humain et la promotion de la justice sociale. La quasi-totalité des équipements avait déjà été acheminée ou était en cours de livraison dans les régions bénéficiaires, révèle-t-il.

L'excellence scolaire comme objectif

De son côté, le ministre de l'Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, le Pr Moumouni Zoungrana, a salué une initiative qui contribue à lever certains obstacles à la scolarisation des filles.

Les 17 820 kits scolaires iront aux élèves de 135 lycées et collèges dans 13 régions du Burkina Faso

Il a rappelé que la jeune fille occupe une place de choix dans la Révolution progressiste populaire (RPP), qui accorde une importance particulière à l'épanouissement du peuple et à la valorisation du capital humain. Le ministre a, par ailleurs, exhorté les bénéficiaires à prendre soin du matériel mis à leur disposition et à redoubler d'efforts afin de viser l'excellence scolaire.

Mis en œuvre au Burkina Faso sur la période 2024-2028 avec le soutien de la Banque mondiale, le projet SWEDD+ entend notamment renforcer l'accès des filles à l'école et favoriser leur maintien dans le système éducatif.

Lefaso.net

Catégories: Afrique

Religion : Le pape Léon XIV nomme le Burkinabè Paul Béré à la Commission théologique internationale du Vatican

Lefaso.net (Burkina Faso) - il y a 17 heures 3 min

Le pape Léon XIV a nommé le père Paul Béré, prêtre jésuite et théologien burkinabè, membre de la Commission théologique internationale du Vatican pour un mandat de cinq ans, couvrant la période 2026-2031. Rapportée le lundi 19 octobre 2026 par Vatican News, cette nomination consacre une nouvelle étape dans le parcours de cet éminent spécialiste des Saintes Écritures, lauréat du prestigieux Prix Ratzinger en 2019. Il rejoint ainsi une instance chargée d'accompagner le Saint-Siège, notamment le dicastère pour la Doctrine de la Foi, dans l'examen des grandes questions doctrinales de l'Église catholique.

Né le 28 mars 1966 en Côte d'Ivoire, le père Paul Béré a intégré la Compagnie de Jésus en 1990. Après des études au Congo et au Kenya, il a poursuivi sa formation à Rome, où il a soutenu en 2007, une thèse de doctorat à l'Institut biblique pontifical.

Enseignant à l'Institut théologique de la Compagnie de Jésus à Abidjan de 2007 à 2019, il a ensuite rejoint l'Institut biblique pontifical de Rome comme professeur ordinaire.

Il occupe aujourd'hui les fonctions de doyen de la Faculté biblique de cet institut, rattaché à l'Université pontificale grégorienne. Membre de la Commission biblique pontificale depuis 2020, il a également exercé plusieurs responsabilités au sein d'instances ecclésiales, notamment comme consulteur auprès de la Secrétairerie générale du Synode des évêques de 2009 à 2014.

Cette nomination intervient dans le cadre du renouvellement de la Commission théologique internationale, qui compte désormais 30 membres issus de différentes régions du monde, contre 28 lors du précédent quinquennat. L'Afrique y dispose de quatre représentants, contre trois auparavant.

La présence féminine progresse également, avec huit théologiennes contre cinq précédemment. Instituée en 1969 par le pape Paul VI, la Commission contribue à la réflexion de l'Église sur les grandes questions théologiques contemporaines. Sa prochaine session plénière se tiendra du 23 au 27 novembre 2026.

L'ambassade du Burkina Faso près le Saint-Siège a salué cette nomination et adressé ses félicitations au père Paul Béré. Pour la représentation diplomatique burkinabè, cette désignation constitue un motif de fierté pour le Burkina Faso et l'ensemble du continent africain. Elle témoigne également de la contribution des compétences burkinabè à la réflexion théologique de l'Église universelle. Déjà distingué en 2019 par le Prix Ratzinger, conjointement avec le philosophe canadien Charles Taylor, le père Paul Béré voit ainsi son expertise reconnue à travers cette nouvelle responsabilité au sein du Vatican.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Sources : Vatican News/Wikipédia/Ambassadse du Burkina Faso près le Saint-Siège

Catégories: Afrique

Pages