Ils sont nombreux les travailleurs qui, après des dizaines d'années de bons et loyaux services, refusent de vraiment "se reposer". Fuyant l'oisiveté, ils décident de mener des activités socio-économiques, chacun dans le domaine qui le passionne. Une reconversion dont l'objectif est également de continuer à contribuer au développement socio-économique du Burkina Faso. Nous avons pu rencontrer deux d'entre eux qui, autour d'une conversation, se confient à cœur ouvert sur cette reconversion vers l'entrepreneuriat. Si Natandia Mamoudou Onadja s'illustre dans l'élevage, surtout la production laitière, Fatoumata Thiombiano/Sanou excelle dans le social et la transformation locale.
C'est d'abord Natandia Mamoudou Onadja qui accepte notre demande d'entretien. Le self-made-man, comme il se qualifie lui-même, l'homme qui s'est fait tout seul, avec ses moyens de bord, nous reçoit chaleureusement chez lui, après plusieurs jours d'échanges en ligne. Après l'eau de bienvenue, nous débutons notre entretien. Agent des douanes à la retraite, il a passé une trentaine d'années à servir l'administration douanière et l'État burkinabè. Il dit garder de très bons souvenirs, arguant avoir également contribué au développement du pays avec l'aide de ses différents collègues.
Natandia Mamoudou Onadja dans sa fermeUn rêve d'enfant qui se réalise
Admis à la retraite en 2016, il décide de poursuivre un rêve d'enfance, une passion mise en sourdine. Il s'agit de l'agriculture et surtout de l'élevage. L'opérationnalisation d'une passion d'enfance au crépuscule de sa carrière professionnelle. Avec ses propres fonds, il crée ainsi sa ferme dans le village de Bana, situé dans la province du Houet, région du Guiriko, à 15 km du chef-lieu, Bobo-Dioulasso. Sur place, il y fait l'élevage de bovins, notamment des vaches laitières de la race montbéliarde et holstein, et aussi l'élevage porcin.
« C'est une passion de ma tendre jeunesse, parce que j'ai trouvé un papa dans le commerce et dans l'élevage, surtout des animaux. On faisait le commerce du bétail. D'ici, on exportait en Côte d'Ivoire. Je suis né au milieu des animaux, des ruminants, des bœufs, des chevaux, de tout. Depuis ma tendre enfance, c'est cette passion dont j'ai hérité de mon papa qui m'a emmené vers les animaux et qui s'est, au fil du temps, transformée en business. C'est-à-dire qu'au fil du temps, quand j'ai commencé à travailler, je n'ai jamais arrêté d'avoir des animaux où que ce soit. Quel que soit l'environnement, là où je suis, il y a tout le temps des animaux avec moi. Donc, c'est cette fibre, c'est cette passion qui s'est muée en business. On ne peut pas dissocier l'élevage de l'agriculture ; ce sont les choses qui vont de pair », retrace Natandia Mamoudou Onadja.
Les vaches laitières de Natandia Mamoudou OnadjaSa reconversion en businessman ne s'est pas faite du jour au lendemain. C'est le résultat d'un processus bien planifié. « Je suis un self-made-man, comme les gens le disent. Je n'ai pas attendu la retraite pour débuter. Moi, j'ai commencé ces investissements depuis 2002. J'ai commencé à chercher les terrains, à prendre les premiers animaux, à les garder petit à petit, jusqu'à les transférer sur le site. Ensuite, j'ai commencé à croiser, à payer des taureaux pour croiser et à passer par l'insémination, et ainsi de suite », a-t-il précisé.
Après une période glorieuse de production et de commercialisation, les activités de Monsieur Onadja tournent actuellement au ralenti, dû notamment à une histoire douloureuse. La perte de son épouse en 2022. Une épreuve déchirante qu'il a tout de même tenu à nous raconter. Elle était, selon ses propres mots, un pion essentiel dans ses activités. C'est de son vivant que l'entreprise a connu son pic de développement.
De 70 têtes de vaches laitières montbéliardes et holstein à une vingtaine aujourd'hui, Monsieur Onadja continue de mener sa barque et refuse d'abandonner, malgré les difficultés et la perte de sa moitié, bénéficiant du soutien de sa famille, notamment de ses enfants. Une manière pour lui de se libérer et de se maintenir. Natandia Mamoudou Onadja milite même pour que l'un de ses fils prenne la relève.
« Le top que la ferme a connu jusqu'en 2022 n'est plus le même. Mais la ferme est là, elle existe. Je tire toujours mon épingle du jeu, j'arrive à m'en sortir, les bêtes sont là. J'avais atteint un niveau de production, mais la disparition de madame et le fait que je me suis déporté en 2022 ont fait que la ferme a connu de petits soucis. Nonobstant cela, je me suis ressaisi. J'ai repris la chose en main. C'est une situation qui m'avait un peu éloigné de Bobo. Avec le temps, je me suis fait une raison d'y retourner et de reprendre les choses en main. Et la mayonnaise a commencé à reprendre, tant bien que mal », se remémore-t-il amèrement.
La principale activité de Monsieur Onadja, c'est la production du lait. À l'apogée de sa production dans les années 2020, selon ses confidences, son entreprise produisait au moins 100 litres de lait par jour avec en moyenne 17 litres par vache laitière en une seule traite.
Hormis les difficultés internes, la crise sécuritaire a eu un impact sur ses activités. Aussi, durant sa période de deuil, le manque de concentration de certains employés a joué sur la santé et l'alimentation des animaux, selon Natandia Mamoudou Onadja. Le problème actuel, c'est l'alimentation, en raison des coûts élevés des aliments et du manque d'implication du personnel. Pour nourrir ses animaux, Monsieur Onadja pratique l'ensilage. « Les coûts sont énormes. Quand vous partez pour prendre un sac de son, aujourd'hui, ça coûte très cher », assure-t-il.
Dans sa ferme, l'agent des douanes à la retraite n'est pas un patron comme les autres. Il n'hésite pas à mettre la main à la pâte afin de donner l'exemple. « J'ai toujours voulu donner l'exemple. Je ne suis pas du genre, arrivé sur mon site, je m'assois, je bois un thé, je bois un petit vin et je regarde mes employés. Non, je mets la main à la pâte pour que l'employé sache que même s'il n'est pas là à temps plein, je suis capable de faire ce qu'il fait. Donc je suis toujours au four et au moulin. Souvent, je dors à la ferme », confie-t-il.
Le social, le sacerdoce de Fatoumata Thiombiano/Sanou
À la suite de Natandia Mamoudou Onadja, nous avons été reçus par Madame Fatoumata Thiombiano/Sanou, éducatrice sociale à la retraite. Elle nous accueille chez elle au quartier Tanghin de Ouagadougou. D'un air gentil, elle nous installe. Après l'eau de bienvenue, les salutations et présentations d'usage, le décor est planté pour une belle causerie d'une vingtaine de minutes.
Après 36 années de service dans l'éducation sociale, Dame Thiombiano n'a jamais quitté le social. Un sacerdoce qu'elle continue d'honorer pour le bonheur de nombreux enfants. Désormais à la retraite et marquée par la souffrance des enfants souvent abandonnés ou maltraités durant sa carrière, elle continue de donner un coup de main aux services sociaux en hébergeant, chez elle, des enfants recueillis par l'action sociale, le temps qu'une solution définitive soit trouvée. « Quand je suis partie à la retraite, j'ai décidé de faire du bénévolat au niveau du social aussi. Comme je l'ai dit tantôt, j'ai été frappée par la souffrance de certains enfants. Donc, je me suis dit : « Pourquoi tu pars à la retraite et tu ne peux pas aider d'autres enfants ? C'est un cadre de vie en attendant qu'ils trouvent des solutions adaptées à leur problème », justifie-t-elle.
C'est ainsi qu'elle a continué à aider volontairement l'action sociale. Sur place, elle nous montre une jeune fille d'environ dix ans, en train de s'amuser avec ses autres petits-enfants. Cette dernière, sans nouvelles de ses parents, a été recueillie par l'action sociale puis hébergée et scolarisée chez elle. Toute souriante et parlant désormais le français, elle s'amuse avec les enfants de son âge, sous le regard rempli de fierté de "Yaaba" (grand-mère en langue nationale mooré), sa "sauveuse et protectrice".
Fatoumata Thiombiano/Sanou, admise à la retraite, continue de respirer que par le social, la protection des enfantsEn plus de ses activités de bénévolat pour prendre en charge les enfants abandonnés, Fatoumata Thiombiano/Sanou mène des activités commerciales. Elle excelle dans la transformation du maïs en couscous. Mais dame Thiombiano n'a pas une entreprise formalisée ; elle produit uniquement sur commande, selon ses explications. Des activités qu'elle mène grâce à ses propres fonds.
À l'en croire, les problèmes rencontrés dans ses activités commerciales sont surtout d'ordre financier, même si elle évoque également le problème de stockage du maïs. La fluctuation du prix du maïs est souvent problématique pour dame Thiombiano. Et dans ces deux activités, Fatoumata Thiombiano/Sanou a le soutien de sa famille qui, confie-t-elle, consomme la farine transformée et a grandi dans le social qui demeure sa « véritable raison d'être. »
Aux travailleurs qui souhaitent entreprendre, il faut s'y prendre tôt…
À l'endroit des travailleurs qui souhaitent entreprendre au moment de la retraite, Natandia Mamoudou Onadja leur conseille de s'y prendre tôt. À l'entendre, même à cinq ans de la retraite, c'est très risqué, sauf si la personne a économisé assez de ressources financières pour cela. Pour finir, le fermier de Bana conseille fortement de ne pas avoir peur de s'engager dans l'agriculture et l'élevage. Pour lui, ce sont deux activités qui vont de pair. « La terre ne ment pas, insiste-t-il. Il peut y avoir des difficultés comme dans toute activité, mais cela peut vous amener aussi au sommet. »
Tout comme Natandia Mamoudou Onadja, Fatoumata Thiombiano/Sanou conseille aux travailleurs de ne pas attendre la retraite pour débuter. « S'ils peuvent déjà entreprendre des activités, c'est bien, parce qu'une activité commerciale, ça ne donne pas tout de suite. Les premières années, le temps de se faire connaître, de se lancer, et puis vraiment pouvoir même s'installer, c'est tout un problème. Donc, il faut que les gens commencent tôt. Le premier jour même du travail, on peut commencer à préparer l'après-travail, afin de pouvoir aller à la retraite et pouvoir bénéficier des fruits de son travail », conseille-t-elle.
Pour elle, avoir une activité après la retraite permet également d'être physiquement au top et d'éviter certaines maladies comme l'hypertension artérielle. « Après la retraite, se retirer et rester dans les maisons enfermées, il y a d'autres problèmes de santé qui viennent. Voilà, aujourd'hui, on est hypertendu et on vous demande de marcher. Tu n'as pas d'activité, tu te lèves, tu marches dans le quartier. Alors que s'il y a une activité, ça te permet de bouger et de ne pas rester sur place. Il faut le faire modérément aussi, par rapport à son âge, pour ne pas tomber aussi dans l'excès de fatigue », a-t-elle ajouté.
Fatoumata Thiombiano/Sanou a enfin encouragé la jeunesse d'aujourd'hui à se mettre au travail, à se départir de la course au gain facile afin de contribuer à construire un Burkina Faso émergent et de paix.
« Il y a des financements pour les projets porteurs »
Dans cette reconversion professionnelle des retraités, le véritable problème, ce sont les ressources financières. Pour certains d'entre eux, la retraite n'offre pas une vraie garantie pour obtenir de l'accompagnement des établissements financiers.
Mais à en croire Dr Amadou Nébila Yaro, directeur général du Cabinet d'études et de recherches en entreprises (CERE) et ancien ministre de l'Économie numérique, il y a au Burkina Faso des financements qui ne demandent que des projets porteurs. Pour lui, la reconversion professionnelle des retraités favorise le transfert de leurs expériences et de leurs compétences vers les générations plus jeunes. Cela contribue à une meilleure transmission des connaissances intergénérationnelles et au développement de la société dans son ensemble.
Alors que de nombreux retraités burkinabè donnent un second souffle à leur vie professionnelle à travers l'entrepreneuriat, la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) s'active également pour accompagner cette transition. Elle a déjà organisé des rencontres dédiées à la préparation à la retraite, afin de sensibiliser les agents publics proches de cette étape clé de leur existence.
Au cours de ces échanges, la CARFO a encouragé une préparation anticipée de la retraite, non seulement sur le plan administratif et financier, mais aussi sur celui du projet de vie post-carrière, incluant l'entrepreneuriat et d'autres activités économiques.
À travers ce type d'initiatives, la CARFO entend non seulement faciliter l'accès aux prestations et aux droits des futurs retraités, mais aussi les aider à repenser leur vie après le service actif, loin de l'image stéréotypée de la « chaise longue ».
Lors de la première édition de la conférence publique sur la préparation à la retraite,tenue les 14 et 15 juillet 2025, Hyacinthe Tamalgo, directeur général de la CARFO, avait déclaré : « Nous voulons également profiter de cette occasion pour leur apprendre comment préparer des projets personnels, parce qu'à la retraite, il est préférable de ne pas rester inactif, mais plutôt de pouvoir porter des projets bénéfiques pour la famille. Nous voulons aussi leur présenter les différentes sources de financement de leurs projets. Il y a notamment le Fonds national d'appui aux travailleurs déflatés et retraités (FONA-DR), la Maison de l'entreprise et bien d'autres structures qui disposent de mécanismes de financement pouvant leur être utiles dans la réalisation de leurs initiatives. ».
Plus de 300 participants ont pris part à la première édition de la conférence publique de la CARFO sur la préparation à la retraiteL'État du Burkina Faso mène des actions pour accompagner les retraités vers une autonomie financière durable. À cet effet, le Fonds national d'appui aux travailleurs déflatés et retraités (FONA-DR) a été créé par le décret nᵒ 2008-048/PRES/PM/MEF/MTSS du 9 février 2008 afin de prendre en charge les groupes vulnérables du monde du travail, notamment les travailleurs déflatés et les retraités.
Le FONA-DR a pour mission de les accompagner dans l'entame d'une seconde carrière à travers la formation, l'octroi direct ou indirect de prêts, ainsi que la valorisation de leur expertise et de leur expérience, en vue de contribuer à la réduction du chômage et de la pauvreté au Burkina Faso.
Mamadou Zongo
Lefaso.net
En Afrique, où l'économie connaît une croissance dynamique, un défi majeur mine silencieusement la productivité et la rentabilité des entreprises : la négligence des risques professionnels. Derrière chaque accident du travail, chaque maladie professionnelle non prévenue, se cache un iceberg de coûts qui impacte durablement la compétitivité des organisations.
L'ampleur du problème en chiffres
• Données alarmantes du continent africain
Selon l'Organisation Internationale du Travail (OIT), l'Afrique subsaharienne enregistre l'un des taux d'accidents du travail les plus élevés au monde.
+ 54 000 décès annuels liés au travail en Afrique
4-6% du PIB perdu à cause des accidents et maladies professionnels
16,7% de taux d'accidents mortels (le plus élevé mondialement)
2,1 millions d'accidents du travail recensés chaque année
Les coûts cachés : L'iceberg financier
Contrairement aux idées reçues, les coûts directs (soins médicaux, indemnisations) ne représentent que la partie visible de l'iceberg. Les coûts cachés, souvent négligés dans les bilans, sont 4 à 10 fois supérieurs aux coûts directs.
• Les coûts directs (20-30% du total)
Frais médicaux : Hospitalisations, traitements, rééducation
Indemnisations : Compensations légales versées aux victimes
Primes d'assurance : Augmentation après sinistralité élevée
• Les coûts indirects (70-80% du total)
Perte de productivité : Arrêts de travail, remplacement temporaire, formation des remplaçants
Perturbation de la production : Ralentissements, retards de livraison, pénalités contractuelles
Détérioration du climat social : Démotivation, stress collectif, turnover accru
Atteinte à l'image : Réputation ternie, difficulté à recruter, perte de marchés
Coûts administratifs : Enquêtes, procédures judiciaires, audits de conformité
Investissements correctifs d'urgence : Modifications tardives et plus coûteuses des installations
Impact par secteur : Des réalités contrastées
• Secteur minier
Dans les pays comme la République Démocratique du Congo, la Zambie ou le Ghana, l'exploitation minière artisanale et industrielle génère des coûts d'accidents estimés entre 2 et 3% du chiffre d'affaires annuel des entreprises. Un accident mortel peut coûter entre 500 000 et 2 millions de dollars à une entreprise minière moyenne.
• Construction et BTP
Avec l'urbanisation galopante, le secteur de la construction connaît une croissance explosive. Au Nigeria, Kenya et Éthiopie, les accidents de chantier représentent jusqu'à 40% de tous les accidents du travail. Le coût moyen d'un accident grave est estimé à 15 000 à 50 000 dollars par incident.
• Agriculture
Employant plus de 60% de la population active africaine, l'agriculture cumule exposition aux pesticides, accidents avec machines agricoles et maladies liées au travail sous climat difficile. Les pertes économiques sont difficiles à quantifier mais affectent directement la sécurité alimentaire.
• Industrie manufacturière
Dans des pays comme l'Afrique du Sud, le Maroc ou l'Égypte, les accidents dans les usines textiles, alimentaires et chimiques coûtent en moyenne 1,5 à 2% du chiffre d'affaires annuel.
Exemples concrets : Quand la négligence coûte cher
Cas 1 - Ghana, 2019 : L'effondrement d'un bâtiment en construction à Accra a causé 7 morts et 13 blessés. Au-delà du drame humain, l'entreprise a subi : 1,2 million de dollars d'indemnisations, retrait de sa licence pendant 2 ans, perte de contrats valant 15 millions de dollars, et dégradation irrémédiable de sa réputation.
Cas 2 - Afrique du Sud, 2021 : Une usine textile de Durban a négligé la formation incendie et la maintenance des extincteurs. Un incendie a détruit 40% des installations. Coût total : 8 millions de dollars (dommages + perte d'exploitation + licenciements).
Cas 3 - Côte d'Ivoire, 2020 : Une plantation de cacao a connu une intoxication collective de 45 travailleurs par des pesticides mal stockés. Résultat : 200 000 dollars de soins, 3 mois d'arrêt de production, perte de certification internationale entraînant une baisse de 30% des commandes.
Les bénéfices de la prévention : Un investissement rentable
Les bénéfices mesurables
Réduction de 20 à 40% des accidents après 2 ans de programme de prévention
Diminution de 15 à 25% du taux d'absentéisme
Amélioration de 10 à 30% de la productivité
Baisse de 20 à 35% des coûts d'assurance
Attractivité renforcée auprès des talents et investisseurs
Recommandations pratiques pour les entreprises africaines
Mesures prioritaires à coût réduit
Évaluation des risques : Identifier les dangers spécifiques à chaque poste
Formation continue : Former tous les employés aux gestes de sécurité de base
Équipements de protection : Investir dans casques, gants, chaussures de sécurité
Culture de sécurité : Impliquer les travailleurs dans l'identification des risques
Maintenance préventive : Entretenir régulièrement les équipements
Rôle des gouvernements
Renforcer les inspections du travail (actuellement insuffisantes dans 90% des pays africains)
Développer des systèmes d'assurance obligatoire adaptés au contexte local
Créer des incitations fiscales pour les entreprises investissant dans la prévention
Harmoniser les réglementations au niveau régional
Conclusion
La non-prise en compte des risques professionnels n'est pas seulement une question d'éthique ou de conformité légale : c'est un enjeu économique majeur qui freine la compétitivité des entreprises africaines sur le marché mondial. Dans un contexte de croissance démographique et d'industrialisation accélérée, investir dans la prévention n'est plus une option mais une nécessité stratégique.
Les entreprises qui font le choix de la sécurité aujourd'hui construisent leur résilience et leur prospérité de demain. Il est temps que l'Afrique transforme ce défi en opportunité, pour des lieux de travail plus sûrs, des travailleurs en meilleure santé, et une économie plus forte.
Employeurs, travailleurs, décideurs politiques : la sécurité au travail nous concerne tous. Chaque mesure compte, chaque vie compte. Agissons maintenant pour une Afrique du travail digne et prospère.
#CoûtsCachésNonPréventionAfrique ; #CNPSCI ; #CNSSBF ; #CNSSBENIN
Dr Sounkalo DJIBO
Ergonome Industriel
Enseignant DES Médecine du Travail, UCAD Dakar, Sénégal
Enseignant DES Médecine du Travail, URESTE Cotonou, Bénin
Promoteur Sahelors Consulting (www.sahelors.com )
Dans le cadre de la commémoration du 65ᵉ anniversaire de l'accession du Burkina Faso à l'indépendance, le Ministère de l'Administration territoriale et de la Mobilité (MATM) a organisé, ce lundi 29 décembre 2025, une cérémonie de décoration de son personnel et de ses partenaires, suivie de la remise d'attestations aux agents admis à la retraite. L'événement s'est tenu dans l'enceinte de l'Institut supérieur d'études et de protection civile (ISEPC), en présence des ministres en charge de l'administration territoriale, de l'environnement et de la fonction publique ainsi que de certaines autorités administratives.
Au total, 190 personnes ont été distinguées à cette occasion, dont 16 décorées au sein de leurs structures respectives. Pour ce qui concerne le ministère de l'Administration territoriale et de la Mobilité, 174 récipiendaires ont reçu des distinctions honorifiques réparties entre plusieurs ordres et médailles. Il s'agit de 27 décorations dans l'ordre de l'Étalon, 36 dans l'ordre du Mérite burkinabè, 31 dans l'ordre du Mérite de l'Administration et du Travail, 24 dans l'ordre du Mérite des Transports, des Infrastructures, de l'Urbanisme et de l'Habitat, ainsi que 56 médailles d'honneur des collectivités locales.
À travers ces distinctions, l'État burkinabè entend saluer l'engagement, la loyauté et le professionnalisme des agents qui, au quotidien, œuvrent au bon fonctionnement de l'administration publique et au service des populations.
Les récipiendaires, quant à eux, n'ont pas manqué d'exprimer leur reconnaissance.
Le commissaire principal de police Félix Nabaloum a confié ressentir un sentiment de joie et de gratitude envers le président du Faso et les autorités ministérielles pour la reconnaissance de ses mérites. Il a dédié sa distinction à sa famille et à ses collaborateurs, soulignant que cette décoration constitue une invite à mieux faire et à redoubler d'efforts pour mériter davantage de reconnaissance à l'avenir.
« Je ressens un sentiment de joie et de reconnaissance envers le président du Faso, le ministre d'Etat, ministre de l'administration, de la mobilité et celui de la sécurité, pour avoir reconnu mes mérites. Je dédie cette décoration à toute ma famille et à mes collaborateurs, ceux qui m'ont aidé et qui ont travaillé pour que mes efforts soient couronnés ce soir. Cette médaille est une invitation à mieux faire. Il est vrai que ce sont des efforts reconnus, mais je dois encore redoubler d'ardeur pour mériter encore plus de reconnaissance », a-t-il déclaré. Il a reçu une médaille de l'ordre de l'Étalon.
Pour sa part, Larba Kébré, décoré de la médaille d'honneur des collectivités locales, a indiqué que cette distinction est à la fois une reconnaissance et une responsabilité.
« C'est une reconnaissance mais aussi une responsabilité. Reconnaissance parce qu'elle traduit la joie d'avoir servi l'État jusque-là avec loyauté, honnêteté et esprit de sacrifice. C'est également une reconnaissance parce qu'en même temps, cela signifie que l'État suit tout en même temps qu'il encourage et récompense. Mais c'est une responsabilité parce que cela m'oblige à redoubler d'efforts au travail et également à m'inscrire en droite ligne des principes et valeurs de la discipline, de l'éthique, d'intégrité. Je veux remercier les plus hautes autorités de mon pays ainsi que ma hiérarchie. Je veux aussi remercier mes collègues, mes amis et tous mes proches auprès de qui je trouve toujours mon engagement. Je dédie symboliquement cette médaille à ma mère, qui est ma première source d'engagement », a-t-il dit.
Même sentiment chez Sylvie Segda/Touré, également récipiendaire de la médaille d'honneur des collectivités locales. Selon elle, cette distinction récompense le travail abattu et l'encourage à poursuivre ses efforts pour relever les défis urbains majeurs. Elle a dédié sa médaille à l'ensemble du personnel de son service ainsi qu'aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) tombés sur le champ d'honneur et grâce auxquels cette cérémonie de reconnaissance est possible.
La cérémonie a également été marquée par un moment d'hommage aux agents admis à la retraite. Au nombre de 52, ces derniers ont reçu des attestations de reconnaissance pour les services rendus à l'administration tout au long de leur carrière. Les attestations ont été remises par le ministre d'État, ministre de l'Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo.
Hanifa Koussoubé
Clémentine Kouama (stagiaire)
Lefaso.net
Adama Tamboura a procédé à la dédicace de sa première œuvre littéraire intitulée : « Fulbé et groupes de peuples noirs dans le Soum au Burkina Faso : Sociétés, enjeux du pouvoir et construction de chefferies du début du XIVᵉ siècle à nos jours ». C'était le lundi 29 décembre 2025, à Ouagadougou.
« La création d'alliances marquera à jamais l'histoire d'un village : celui de Djibo. Ce village est un carrefour entre les positions des belligérants. À l'ouest, il y a les Bingaabé, qui avaient leur position à Pahoundé et Ména, villages relais de Mamma. Tout près de Mamma, il y a Som, la tanière de la mort, première capitale du Péla Yo. Au nord, il y a Banh Kani et So, le siège du pouvoir des Taan Maali, qui ont relayé les Kélikoye ayant fondu dans la courtisanerie. Au sud, il y a le village de Saba, premier centre d'émergence des pouvoirs fulbé grâce aux Sabaabé. Djibo était donc un point stratégique pour les deux camps. Le village se divisa en deux blocs antagonistes : le bloc sud et le bloc nord. Le bloc sud était habité par les courtisans de l'Alliance Djelgoodji ».
Il s'agit là d'un extrait de l'œuvre, plus précisément à la page 96. À travers cet ouvrage, Adama Tamboura plonge le lecteur dans les relations sociopolitiques qui ont existé entre différents groupes depuis le XIVᵉ siècle jusqu'à nos jours dans la région du Soum, au Burkina Faso.
Dans une approche historique et anthropologique, l'auteur retrace les mécanismes de construction identitaire ainsi que les rapports de contrôle du pouvoir et de domination politique qui ont conduit à la formation de chefferies comme le Loroum, le Péla et le Kéli par les groupes noirs.
Au cœur de cette étude se trouvent également les chefferies fulbé de Djibo, de Baraboulé et de Tongomay, dont le livre interroge la genèse, l'évolution et la légitimation du pouvoir politique dans un contexte de changements constants, notamment sous l'influence de la colonisation française, de l'islamisation, de l'État moderne, mais aussi des crises sociopolitiques récentes.
Adama Tamboura met en exergue les enjeux de pouvoir entre les groupes sociaux et montre comment les traditions et les institutions locales ont été réinterprétées pour répondre aux défis contemporains, offrant ainsi une lecture fine des dynamiques de pouvoir et des tensions identitaires dans une région marquée par la pluralité culturelle et les recompositions historiques.
« Je suis un natif de Djibo ; cette œuvre est donc un devoir de redevabilité pour moi. J'ai nourri la réflexion depuis 2011. J'ai commencé à faire des recherches sur l'histoire du Soum et de son peuple. J'ai grandi avec l'œuvre. En 2025, j'ai constaté que j'avais atteint une forme de saturation. Mon objectif est que l'on comprenne davantage leur histoire, leur façon de penser, les différentes interactions entre les groupes du Soum. C'est ce devoir de redevabilité qui nous a conduits à publier cette œuvre afin que chacun, là où il se trouve, puisse se réapproprier sa propre histoire. Connaître son histoire permet d'amorcer un développement et un retour de la paix dans cette région et au Burkina Faso en général », a expliqué Adama Tamboura.
Le chemin a été parsemé d'embûches dans cette quête.
« J'ai rencontré des difficultés dans l'accès à l'information. Souvent, les sources veulent donner l'information, mais elles ont peur. Ces dernières années, avec la crise, on a constaté que les populations ont envie de s'exprimer et de montrer leur place dans la société. Heureusement, certaines sources ont fini par s'ouvrir à moi. Nous avons pu disposer d'informations intéressantes et faire des analyses. À travers cette œuvre, je souhaite promouvoir la cohésion sociale. Lorsqu'on se comprend et qu'on connaît l'histoire de l'autre, on devient plus tolérant », a-t-il confié.
À gauche, Thierry Millogo a qualifié l'œuvre de belle factureBiographie de l'auteur
Thierry Millogo, directeur général des Éditions et de la librairie Mercury, a félicité l'auteur pour avoir abordé une telle thématique. Il a espéré que les autorités liront « Fulbé et groupes de peuples noirs dans le Soum au Burkina Faso : Sociétés, enjeux du pouvoir et construction de chefferies du début du XIVᵉ siècle à nos jours », car selon lui, il s'agit de la mémoire d'un peuple. L'ouvrage peut ainsi donner des pistes de solutions pour un retour à la paix dans cette zone du pays.
Né le 31 décembre 1987 à Djibo, Adama Tamboura effectue l'ensemble de son parcours scolaire dans sa ville natale. Il y obtient successivement le Certificat d'études primaires (CEP) à l'école primaire C de Djibo, le Brevet d'études du premier cycle (BEPC) au collège privé Dubai/Burkina, puis le baccalauréat série A en 2007 au lycée provincial de Djibo.
Les proches de l'auteur sont venus le soutenir lors de cette dédicacePassionné par les sciences sociales, il poursuit ses études supérieures à l'université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, où il obtient une licence en histoire politique et sociale, suivie d'un master en Développement et éducation des adultes (DEDA), option Pédagogie du changement social et développement (PCSD). Adama Tamboura exerce aujourd'hui comme professeur certifié d'histoire-géographie à Ouagadougou.
Pour vous procurer le livre, contactez : +226 56 60 27 73 / 73 68 77 59
Samirah Bationo
Lefaso.net
Lors des 9ᵉˢ championnats du monde de powerlifting, sport de force qui consiste à soulever des charges lourdes en trois mouvements, tenus le 5 décembre 2025 à Moscou, en Russie, Zan Alfred Bady, surnommé « Caterpillar », s'est démarqué en remportant trois médailles d'or dans les disciplines telles que le développé-couché avec une barre de 240 kg, ainsi qu'en curl biceps.
Ambassadeur du groupe NEEMBA, le triple champion du monde a présenté officiellement ses distinctions au directeur pays de NEEMBA Burkina et à l'ensemble du personnel, le mardi 23 décembre 2025, dans ses locaux situés. à Ouagadougou.
L'athlète a exprimé sa reconnaissance pour l'honneur qui lui est fait, tout en saluant l'engagement et la fidélité du groupe NEEMBA, qui a cru en son potentiel. Selon Zan Alfred Bady, son surnom « Caterpillar » représente la force, la puissance et l'endurance, des valeurs qu'il juge en parfaite harmonie avec l'image des machines et du groupe.
Les responsables de NEEMBA ont réaffirmé leur volonté de renforcer l'accompagnement du champion« Le 5 décembre dernier, à Moscou, lors des Championnats du monde de powerlifting, j'ai remporté trois médailles d'or et établi un record du monde. J'ai participé à cette compétition avec le soutien de NEEMBA, et il était important pour moi d'être ici, au sein de l'entreprise qui m'accompagne, pour présenter ces médailles. Derrière ces résultats, il y a des années de travail, de sacrifices et de discipline. Le sport de haut niveau m'a appris que la performance ne s'improvise pas. Elle se construit dans la durée, avec rigueur, constance et humilité. Mon surnom, « Le Caterpillar », reflète bien cette philosophie : une force solide, maîtrisée, qui avance pas à pas, même dans les conditions les plus exigeantes. C'est une vision de la performance que je partage avec NEEMBA : avancer avec méthode, fiabilité et exigence, sans chercher de raccourcis », a indiqué le triple champion.
Selon Zan Alfred Bady, son surnom « Caterpillar » représente la force, la puissance et l'endurance, des valeurs qu'il juge en parfaite harmonie avec l'image des machines et du groupeDe leur côté, les responsables de NEEMBA ont réaffirmé leur volonté de renforcer l'accompagnement du champion, avec l'ambition de conquérir davantage de médailles lors des prochaines compétitions et, à terme, de soutenir l'organisation d'un championnat international de powerlifting au Burkina Faso.
« Chez NEEMBA Group, nous croyons profondément que la performance, qu'elle soit sportive ou industrielle, repose sur les mêmes fondamentaux : la vision, l'exigence, la constance et la maîtrise. C'est précisément pour cette raison que NEEMBA Group a choisi d'accompagner Zan Alfred Bady, depuis plusieurs années, dans son parcours. Son surnom, « Le Caterpillar », fait naturellement écho à notre univers. Comme nos machines Caterpillar, qui sont conçues pour affronter les environnements les plus éprouvants, Zan Alfred Bady incarne une puissance maîtrisée, fiable, construite pour durer. Chez NEEMBA Group, nous savons que la vraie force n'est jamais brute : elle est pensée, préparée et entretenue dans le temps. En soutenant notre champion sur la durée, NEEMBA Group affirme un engagement qui dépasse l'industrie. Nous choisissons d'accompagner des trajectoires qui inspirent, qui élèvent les standards et qui donnent confiance à toute une génération », a déclaré le directeur pays de NEEMBA Burkina, Éric Jean Noël Zouré.
Ambassadeur du groupe NEEMBA, le triple champion du monde a présenté officiellement ses distinctions au directeur pays de NEEMBA BurkinaÀ titre de rappel, NEEMBA Burkina est la filiale burkinabè du Groupe Neemba, un acteur panafricain majeur et concessionnaire officiel de la marque Caterpillar en Afrique de l'Ouest depuis plus de 90 ans.
Solidement implantée au Burkina Faso, l'entreprise s'appuie au quotidien sur l'expertise et l'engagement de plus de 500 collaborateurs au service de sa clientèle. Disposant de 9 hectares d'infrastructures modernes, comprenant notamment 4 100 m² d'ateliers techniques ainsi qu'un Centre de reconditionnement de composants (CRC) de dernière génération, NEEMBA Burkina offre une gamme complète de solutions. Celles-ci couvrent les matériels de construction et d'infrastructures, les équipements dédiés à l'exploitation minière, les groupes électrogènes et solutions énergétiques, ainsi que des équipements industriels adaptés aux besoins du marché local.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Cette année, les relations diplomatiques entre Copenhague et Washington n’auront jamais été aussi tendues, en raison des visées du président américain, Donald Trump, sur le Groenland, territoire autonome et constitutif du royaume de Danemark, par ailleurs convoité par les États-Unis depuis plus de 150 ans car faisant partie de leur « sphère de sécurité ». La semaine...
Cet article Les États-Unis autorisent le Danemark à se procurer trois avions de patrouille maritime P-8A Poseidon est apparu en premier sur Zone Militaire.
Poursuivi pour « harcèlement par la biais d'une communication électronique et d'incitation à la rébellion » dans le cadre de l'affaire coup d'Etat déjoué, le député Soumaïla Sounon Boké du parti Les Démocrates (LD) va comparaître devant le juge de la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ce mardi 30 décembre 2025.
Soumaïla Sounon Boké est attendu devant le juge de la chambre de jugement de la CRIET ce mardi 30 décembre. Le parlementaire est poursuivi pour « harcèlement par la biais d'une communication électronique et d'incitation à la rébellion » dans l'affaire coup d'Etat déjoué contre le président Patrice Talon. Interpellé et placé sous mandat de dépôt dans une procédure de flagrant délit, il va comparaître ce mardi sans que son immunité ne soit levée.
F. A. A.
Réunis à Cotonou le 30 décembre 2025, les ministres de l'Économie et des Finances de l'Union économique et monétaire ouest-africain (UEMOA) ont arrêté d'importantes décisions visant à consolider la stabilité macroéconomique de l'Union, renforcer l'inclusion financière et assurer une gouvernance rigoureuse des institutions communautaires.
Les travaux du Conseil s'inscrivent dans un contexte économique globalement favorable pour l'Union. Selon les données arrêtées au troisième trimestre 2025, la croissance économique de l'UEMOA demeure robuste, avec une progression du PIB réel de 6,6 %, contre 6,5 % le trimestre précédent.
La 4ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l'UEMOA, présidée par le ministre burkinabè de l'Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, le lundi 29 décembre 2025, a débouché sur plusieurs conclusions structurantes pour l'avenir économique et financier de l'Union.
Les ministres ont d'abord adopté le rapport sur la situation économique et monétaire au 30 septembre 2025 ainsi que le cadrage macroéconomique 2025-2030, offrant une analyse approfondie des performances des États membres et servant de socle à l'élaboration de politiques économiques cohérentes et prospectives.
Parmi les décisions majeures figure la révision du taux de l'usure dans l'UMOA, abaissé de 15 à 14 % pour les banques, tout en étant maintenu à 24 % pour les institutions de microfinance et autres acteurs. Cette mesure vise à renforcer l'inclusion financière et la protection des consommateurs.
Le Conseil a également approuvé les perspectives financières actualisées 2026-2030 de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), destinées à soutenir efficacement le financement du développement tout en préservant les équilibres financiers de l'institution.
En outre, les ministres ont adopté le rapport d'exécution de la surveillance multilatérale pour le second semestre 2025, le collectif budgétaire 2025 et le budget des organes pour 2026. Enfin, l'approbation du rapport 2024 de la Cour des comptes de l'Union confirme l'engagement en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance financière.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Az elmúlt évekhez hasonlóan 2025-öt is egy vegyes albummal zárom. Olyan válogatással az idei fotókból, amelyek a cikkekből, bejegyzésekből – egyelőre – kimaradtak.
Az Aeroparkban tett tavaszi látogatásom fókuszában a légimentők L-410-ese állt, de távolról a Malév Tu-134-eséről is készítettem fotót. Néhai nemzeti légitársaságunk 1987-ben az üvegorrú HA-LBElemérrel kezdte meg a típus kivonását, de a gépet szerencsére sikerült itthon tartani, ráadásul egy darabban
Orange Burkina vous adresse ses meilleurs vœux pour l'année 2026. Que la paix, le succès et le bonheur habitent notre patrie, le Burkina Faso.
La Cour constitutionnelle a lancé, ce lundi 29 décembre 2025, la formation de ses délégués départementaux, communaux et d'arrondissement.
Pour le bon déroulement des élections du 11 janvier, la Cour Constitutionnelle a recruté des délégués qui sont chargés d'observer le processus électoral et de signaler toute irrégularité, conformément à la Constitution. Dans le Littoral, elle a sélectionné 85 délégués.
Une formation organisée ce lundi à la mairie de Cotonou a permis de sensibiliser les délégués. Les communications ont porté sur les missions et le comportement attendu des délégués. Le greffier en chef de la Cour, Me Sylvestre Farra a axé sa communication sur le serment et ses implications.
Les délégués électoraux sont appelés à fournir des rapports. Le secrétaire général Dr Romuald Irotori, a invité les délégués électoraux à bien mener leur mission.
La Cour a déployé les conseillers sur l'ensemble du territoire national. La formation des délégués est aussi en cours dans plusieurs autres villes du Bénin.
A. A. A
Après Cotonou et Ouidah, la Société de Gestion et de Développement de la Salubrité (SGDS) poursuit sa campagne de dotation de matériel dans le Grand Nokoué. Ce lundi 30 décembre 2025, les communes de Sèmè-Podji et Porto-Novo ont été dotées.
À Porto-Novo, la mairie a reçu, dans l'après-midi du lundi 30 décembre 2025, 500 balais, 50 râteaux, 50 houes, 500 gants, 25 coupe-coupe, 15 pelles, 100 paniers et 25 brouettes. Cette dotation de la Société de Gestion et de Développement de la Salubrité (SGDS) vise à « accompagner les communes bénéficiaires avec un lot de matériel de salubrité pour soutenir toutes les initiatives de campagne de salubrité et les campagnes mensuelles. L'objectif, c'est d'avoir des quartiers sains, des quartiers propres », a fait savoir Larys Akuesson, chef du service salubrité à la SGDS.
Désiré Finagnon Gnansounou, chef du service de la Voirie et de l'Entretien des infrastructures à Porto-Novo, a exprimé sa gratitude : « Ces matériels vont beaucoup nous aider, surtout dans les quartiers où les associations nous demandent souvent du matériel pour les accompagner. Merci beaucoup à la SGDS ».
La campagne, lancée le 26 décembre dernier, vise à renforcer l'assainissement urbain et à rendre les villes du Grand Nokoué plus propres et durables.
M. M.
Les Guépards du Bénin sont déjà qualifiés pour les 8emes de finale avant leur troisième match de poule contre le Sénégal prévu pour ce mardi 30 décembre 2025. La sélection nationale bénéficie des résultats des derniers matchs des groupes A et B.
Le Bénin peut figurer parmi les trois meilleurs troisièmes de la CAN Maroc 2025 et se qualifier pour les 8emes de finale. Ceci, grâce aux résultats des derniers matchs dans les poules A et B où, les équipes arrivées en 3e position ne totalisent 3 points.
Dans le groupe B, l'Afrique du Sud a battu la Zimbabwe par un score de 3 buts à 2. Avec ce résultat, les Bafana Bafana prennent la tête du groupe à égalité de points avec l'Egypte et valident leur ticket pour les 8emes de finale. Les Pharaons quant à eux ont été tenus en échec par l'Angola par un score nul de zéro but partout. L'Angola termine 3e du groupe avec 2 points.
Dans le groupe A, le Maroc s'est imposé à la Zambie 3-0, et finit premier avec 7 points. Vient ensuite le Mali. Comme dans le groupe B, la Zambie est classée 3e avec 2 points. Les résultats de ces deux groupes permettent aux autres groupes de dégager les meilleurs troisièmes.
Avec une victoire et une défaite, le Bénin qui totalise 3 points est assuré de finir parmi les quatre meilleurs troisièmes, quelle que soit l'issue de la rencontre contre le Sénégal. Ce qui permet à Gernot Rohr et ses poulains de passer le second tour comme en 2019 en Egypte.
Les autres meilleurs troisièmes devraient provenir des groupes C, E, F, ou du groupe A avec la Zambie.
F. A. A.