Five of the world’s most active and largest sovereign wealth funds are to be found in the Gulf Region: the Saudi Public Investment Fund (PIF), the Qatar Investment Authority (QIA) and the United Arab Emirates’ Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), Mubadala and ADQ. These funds not only serve to convert oil revenues into investment capital, thereby enabling the transition from rent-based to more diversified economies; they also contribute to expanding the foreign policy capabilities of the countries in which they are based. Institutional and personnel linkages enable the Saudi, Qatari and UAE governments to deploy their funds strategically, which, in turn, allows them to significantly expand their hard, soft, and sharp power – for example, through domestic and foreign investments in sectors such as armaments, media, sports and new technologies as well as through cooperation with politically influential actors. At the same time, the Gulf monarchies seek to portray their sovereign wealth funds as apolitical and purely profit-oriented – a narrative that is facilitated by the establishment of subsidiaries or cooperation with private equity firms. Understandably, Germany and its European partners have an interest in attracting sovereign wealth funds as investors, but they must not overlook the risks involved. These include third parties gaining access to critical infrastructure, sensitive military and security technology being leaked and the Gulf monarchies exercising political influence. Further, Germany and the EU must take a more fundamental look at how the three Gulf monarchies have increased their foreign policy options through the sovereign wealth funds. This is important as the actions of Saudi Arabia, the UAE and Qatar – at both the regional and international level – are at times contrary to German and European interests.
Russia’s full-scale invasion of Ukraine, the United States abducting Venezuela’s president,and U.S. President Donald Trump’s public musings about annexing Greenland all point in the same direction. After decades marked by Western dominance, economic globalization and the expansion of multilateral institutions, the ostentatious exercise and threat of raw military power are back at the center of world politics. Overall, we are seeing the return of overt geopolitics: a style of major power politics that does not bother to hide behind international law or multilateral norms. That’s good news for China – and bad news for Taiwan.
Russia’s full-scale invasion of Ukraine, the United States abducting Venezuela’s president,and U.S. President Donald Trump’s public musings about annexing Greenland all point in the same direction. After decades marked by Western dominance, economic globalization and the expansion of multilateral institutions, the ostentatious exercise and threat of raw military power are back at the center of world politics. Overall, we are seeing the return of overt geopolitics: a style of major power politics that does not bother to hide behind international law or multilateral norms. That’s good news for China – and bad news for Taiwan.
Russia’s full-scale invasion of Ukraine, the United States abducting Venezuela’s president,and U.S. President Donald Trump’s public musings about annexing Greenland all point in the same direction. After decades marked by Western dominance, economic globalization and the expansion of multilateral institutions, the ostentatious exercise and threat of raw military power are back at the center of world politics. Overall, we are seeing the return of overt geopolitics: a style of major power politics that does not bother to hide behind international law or multilateral norms. That’s good news for China – and bad news for Taiwan.
L'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) a tenu une conférence de presse ce mardi 3 février 2026, dans les locaux de l'institution, sis à Ouagadougou.
Cette conférence avait pour but d'alerter sur la situation préoccupante des impayés de factures d'eau et d'assainissement et d'annoncer les mesures prises pour y remédier.
Selon le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié, la santé financière de l'office est sérieusement affectée par l'accumulation des arriérés, estimés à près de 35 milliards de francs CFA au 31 janvier 2026. Un niveau jugé critique, qui fragilise la trésorerie, ralentit les investissements et menace, à terme, la continuité ainsi que la qualité du service public d'approvisionnement en eau potable.
« Pour accomplir sa mission de service public, pour rendre l'eau disponible chaque jour, pour réaliser des infrastructures structurantes, pour étendre les réseaux et sécuriser durablement l'approvisionnement en eau potable, I'ONEA a besoin de ressources financières. La mobilisation de ces ressources financières passe d'abord par le recouvrement des factures d'eau et de travaux. Au 31 janvier 2026, les impayés des factures d'eau, d'assainissement et des travaux réalisés par l'ONEA sont estimés à près de 35 milliards de FCFA. Ce niveau d'arriérés est critique au regard des besoins du secteur car il fragilise la trésorerie de l'office, ralentit les investissements et menace, à terme, la continuité et la qualité du service public. Aujourd'hui, nous lançons un appel aux clients et à toutes les structures qui enregistrent des impayés dans leurs portefeuilles. Payer sa facture d'eau est un acte de solidarité, un geste de responsabilité. Il est donc essentiel que chacun assume pleinement ses responsabilités », a expliqué le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié.
« Au 31 janvier 2026, les impayés des factures d'eau, d'assainissement et des travaux réalisés sont estimés à près de 35 milliards de FCFA », a déclaré le directeur général de l'ONEA, Idrissa SourabiéTout en rappelant avoir toujours privilégié le dialogue et la flexibilité dans le recouvrement des créances, l'ONEA a annoncé un changement de posture en raison de l'ampleur des impayés.
Le directeur général a annoncé l'officialisation du partenariat entre l'ONEA et la Brigade Laabal, appelée à appuyer les actions de recouvrement. La brigade interviendra notamment dans la sensibilisation des citoyens, la lutte contre l'incivisme lié au non-paiement des factures et l'accompagnement des actions de terrain pour le bien-être collectif.
« Au regard de son caractère social, l'ONEA a toujours privilégié le dialogue et la flexibilité. Mais cette approche ne peut justifier l'accumulation d'arriérés aussi importants, c'est pourquoi, avec les orientations des structures de tutelle, l'ONEA opte désormais pour un changement de posture. Nous nous engageons désormais dans une dynamique claire de renforcement du recouvrement, fondée sur un suivi rigoureux des créances ; la responsabilisation de chaque consommateur ; la mise à contribution de la brigade Laabal. Payer sa facture d'eau est un devoir citoyen, un acte patriotique, un devoir collectif, et une condition indispensable pour garantir l'accès à l'eau potable pour tous ; financer les infrastructures d'aujourd'hui et de demain et renforcer la souveraineté de notre pays dans le secteur vital de l'eau. Nous scellons officiellement le partenariat entre l'ONEA et la brigade Laabal. La brigade Laabal intervient donc en appui à l'ONEA dans la sensibilisation des citoyens, la lutte contre l'incivisme en matière de paiement de factures, la lutte contre la fraude et l'accompagnement dans la facilitation des actions menées pour le bien-être collectif, conformément à la vision de refondation nationale », a-t-il précisé.
L'ONEA et la Brigade Laabal donnent 7 jours aux débiteurs pour régulariser les factures d'eau impayéesPrenant la parole, le commandant de la brigade Laabal, le lieutenant Franck Octave Kabré, a invité l'ensemble des débiteurs, particuliers comme entreprises, à régulariser leur situation dans un délai d'une semaine. Passé ce délai, des mesures de réquisition pourraient être engagées.
« L'État burkinabè a mis toutes les dispositions nécessaires pour que la population se sente bien, mais malheureusement certains actes inciviques de certaines personnes qui rament à contre-courant ne cessent de mettre les bâtons dans les roues chaque jour. C'est dans ce sens que nous sommes ici pour dire qu'on ne peut pas se construire dans l'opposition aux règles ou lois qui sont établies. Payer sa facture d'eau est un acte civique et en même temps un devoir. Donc refuser de payer sa facture d'eau est un acte incivique et un manquement à son devoir. Et c'est là qu'intervient donc la brigade Laabal, qui est une brigade civique pour l'ordre et la discipline. Le mot d'ordre a été lancé et le message est clair et reste le même. Nous appelons les particuliers, les différentes entreprises à se mettre à jour en payant leurs factures et cela dans un délai d'une semaine. Passé ce délai, ils seront naturellement réquisitionnés. Ils vont contribuer d'une autre manière à construire le pays et ils vont payer leurs factures. Nous appelons la population au sens de la responsabilité et nous espérons que ce message, lorsqu'ils l'auront entendu, ils vont se mettre à s'exécuter en payant leur facture », a souligné le commandant de la brigade Laabal.
En rappel, l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) a pour missions d'assurer l'approvisionnement en eau potable des populations et la fourniture de services d'assainissement adéquats.
Hanifa Koussoubé
Lefaso.net
Dans le cadre de notre cycle de discussions sur l'histoire des Balkans, l'Institut français de Serbie a l'honneur d'accueillir l'historien Bernard Lory, grand spécialiste de l'histoire des Roms dans les Balkans, qui participera à des discussions à Belgrade (le mardi 3 février) et à Niš (le mercredi 4 février). Il se rendra ensuite, le 5 février, en Macédoine du Nord, à Skopje.
Bernard Lory est un historien français reconnu, professeur émérite de l'INALCO (Institut national des langues et (…)
Face aux défis climatiques et à la recherche de meilleures performances agricoles, le piment se révèle être une culture à fort potentiel au Burkina Faso. Dr Lucienne Kima/Waongo, qui a travaillé sur la culture de ce produit pour son doctorat, analyse, à travers cette interview, la rentabilité de la filière, le rôle des semences de variétés améliorées et sa contribution à l'économie locale. Lisez-plutôt !
Lefaso.net : Présentez-vous à nos lecteurs ?
Dr Lucienne Kima/Waongo : Je suis docteur en génétique et amélioration des plantes de l'université Joseph Ki-Zerbo, et titulaire d'un master en Sélection et valorisation des ressources phytogénétiques (SVRPG). Je suis également ingénieur en agriculture de formation professionnelle et assermentée pour le contrôle qualité dans la certification des semences végétales. Par ailleurs, je suis actuellement la directrice provinciale de l'agriculture, des ressources animales et halieutiques de Bassitenga.
Mes travaux de recherches ont porté sur le piment (Capsicum spp.), une culture très importante pour l'économie locale et la sécurité alimentaire, dont l'objectif était de connaître la gestion paysanne (savoirs-faire locaux) et recenser la diversité génétique existante du piment cultivé au Burkina Faso puis caractériser cette collection sur le plan agro-morphologique et moléculaire. En tant qu'agronome, j'ai également travaillé sur la chaîne de valeurs du piment dans ses différents maillons et la façon dont elle peut améliorer les revenus des acteurs et renforcer la sécurité alimentaire au Burkina Faso. Les travaux ont été conduits sous la responsabilité du Pr Bationo/Kando Pauline, notre directrice de thèse.
Quelles sont les principales zones de production du piment au Burkina Faso ?
Le piment est cultivé dans toutes les provinces du pays car il s'adapte à une large gamme de sols. Les données de 2018 du ministère en charge de l'agriculture montrent les régions de Tannounyan, de Nazinon, de Oubri, du Yaadga, des Kuilsé, de Kadiogo et de Nando sont des principales zones de production. Mais des tendances plus récentes n'occultent pas les régions de Djôrô, de Guiriko et de Bankui.
Quel rôle joue le piment dans l'économie des ménages agricoles ?
Le piment qualifié de « l'or rouge » traduit toute son importance économique. Il joue un rôle économique très stratégique dans les ménages agricoles puisqu'il se présente comme une première source de revenues monétaires qui est rapidement utilisé pour les dépenses courantes, les soins de santé et la scolarisation des enfants. Parmi plus de 18 cultures maraîchères pratiquées par les ménages agricoles selon le RGPH de 2019, le piment vient en 7e position. Nos études ont montré qu'il n'y a ni âge, ni sexe dans la production du piment, il est cultivé sur des superficies de 100 m2 à 2 hectares, toute l'année dans les jardins ou en plein champ, en monoculture ou en culture associée.
Les revenus nets générés sont de 100 000 à 2 000 000 de FCFA pour des petits producteurs. Pour les professionnels qui planifient bien leur production et appliquent les bonnes pratiques agricoles, les bénéfices partent très loin au-delà des 2 millions de francs à l'hectare (plus de 10 millions), car le kilogramme se vend entre 1 000 à 2 500 FCFA pendant les périodes de pénurie. Des pratiques artisanales de transformation, des petites unités de transformations connaissent le jour actuellement.
Le piment burkinabè a-t-il une importance particulière sur les marchés locaux ou à l'exportation ?
Le piment est l'une des épices les plus consommées et présent dans la majorité des plats nationaux et très demandé sur les marchés urbains et ruraux, dans les supermarchés et boutiques dans toute l'année sur toutes ses formes vendues (frais, séché, en poudre ou en pâte). Il est bien exporté vers les pays côtiers et même au-delà des pays africains qui apprécient sa saveur brûlante. Lors de nos enquêtes il a été montré qu'il est exporté vers la Côte d'Ivoire, le Mali, le Ghana et le Niger. Selon les données du 5e RGPH analysées par INSD en 2023 le taux de commercialisation du piment produit est de 78,1%. Il faut noter aussi que la vente locale dépasse la part exportée. Cela montre que le marché du piment au Burkina Faso est une opportunité à saisir et constitue une réelle offre d'emploi pour les femmes et les jeunes.
Qu'entend-on exactement par « semences de variétés améliorées » de piment ?
On entend par semences de variétés améliorées de piment des variétés dont au moins une ou plusieurs caractéristiques présentent des performances supérieures à celles des variétés dont elles sont issues. Elles sont sélectionnées suivant la démarche scientifique et rigoureuse pour aboutir aux variétés ayant des caractéristiques supérieures aux variétés locales.
Quelles variétés améliorées de piment existent actuellement au Burkina Faso ?
Il existe une multitude de variétés de piments de couleur, formes et tailles très variées ayant des goûts piquant à très piquants (la teneur en capsaïcine, molécule responsable de ce goût), ou aromatisées (ex la variété Big Sun surnommée “sent bon à cause de son arôme). La variété population dénommée « jaune de Farako-Bâ » très piquante connu sous le nom de Jaune du Burkina et deux autres variétés de saveur douce dénommées Papri King et Papri Queen, inscrites dans le catalogue national des semences en 2014, sont des variétés issues des travaux de Dr SANOU Jacob, sélectionneur renommé du Burkina Faso. Deux autres variétés viennent d'être inscrites en 2025 par l'INERA. Les variétés des firmes semencières inondent le marché et les plus fréquemment rencontrées chez les producteurs sont le “Jaune du Burkina”, le Sent bon ou Big Sun, Strella… Dans le groupe des petits piments, on dénombre aussi le “piment de Cayenne”, le paprika, piment bec d'oiseau ou le piment oiseau.
Quels sont les principaux avantages de ces variétés par rapport aux variétés locales ?
En général l'avantage des semences de variétés améliorées réside dans le fait qu'elles ont des bonnes performances agronomiques (rendement plus élevé, cycle plus court, meilleure tolérance aux maladies, meilleure résistance à la chaleur, fruits plus homogènes et adaptés au marché, meilleure efficience de l'eau). Pour cela, elles ont des impacts socio-économiques positifs, notamment en termes d'augmentation des revenus, de réduction des risques et de renforcement de la résilience des ménages agricoles.
Comment se fait le processus de sélection et d'amélioration des variétés de piment ?
La sélection et l'amélioration des variétés du piment suivent un processus itératif combinant l'exploitation de la diversité génétique, des croisements contrôlés et des évaluations agronomiques et socio-économiques en station et en milieu paysan. Plusieurs méthodes de sélection sont utilisées mais le schéma classique intègre les étapes suivantes, notamment la prospection collecte du matériel génétique existant afin de disposer d'une large diversité génétique du piment. La deuxième étape consiste à caractériser le matériel végétal collecté afin d'identifier les génotypes intéressants.
Ensuite vient la sélection des plants géniteurs ayant des caractères d'intérêt recherchés dans le matériel végétal caractérisé et les croisements contrôlés de ces géniteurs (contrôle ou orientation de la pollinisation) afin de combiner les caractères souhaités. Après plusieurs autofécondations pour fixer les caractères génétiques, on passe à l'évaluation en station expérimentale et en milieu paysan puis à l'homologation et l'inscription pour une reconnaissance officielle dans le catalogue national.
Combien de temps faut-il en moyenne pour développer une nouvelle variété de piment ?
Selon le schéma classique de création variétale, il faut en moyenne 7 à 10 ans (selon la complexité des caractères recherchés pour la nouvelle variété). La biotechnologie peut être utilisée pour raccourcir le temps, mais nécessite aussi les moyens et équipements conséquents de laboratoire.
Les variétés améliorées sont-elles adaptées aux conditions climatiques actuelles du Burkina Faso ?
En général, le piment s'adapte bien au climat chaud et ensoleillé donc à notre climat. Néanmoins une thèse est en cours, conduite par Mahamadi Belem pour étudier le comportement des variétés collectées soumises aux différentes saisons de culture.
Comment la recherche prend-elle en compte la sécheresse et les fortes chaleurs ?
Dans le processus de sélection et amélioration variétale les paramètres pédoclimatiques sont pris en compte. Généralement les variétés locales sont sources de résistance à certaines pathologies et aux conditions pédoclimatiques, dont la recherche utilise ces gènes de résistance comme gène d'intérêt à intégrer dans le génome d'une autre variété ayant des rendements élevés mais sensibles à ces contraintes. Ensuite on fait des criblages pour maintenir les génotypes qui s'adaptent.
Peut-on dire que ces variétés contribuent à la résilience des producteurs au Burkina ?
Les variétés améliorées présentent de meilleures performances agronomiques et une plus grande stabilité des rendements, ce qui contribue à l'amélioration des revenus et à la résilience des ménages agricoles. Seulement il faut signaler des variétés hybrides nécessitent un renouvellement constant, chose que les producteurs trouvent difficile au regard des coûts élevés des semences.
Les producteurs adoptent-ils facilement les variétés améliorées de piment ?
L'adoption d'une variété par les producteurs est conditionnée d'abord et à majeure partie par le bon rendement et la demande sur le marché. Lorsque ces conditions sont remplies, l'adoption est facile. Mais de fois, ils manquent d'information sur les variétés et ils sont limités parfois par le coût élevé des semences. Ce qu'on a constaté, beaucoup de producteurs adoptent les nouvelles variétés (le gros piment surtout pour la facilité de récolte par rapport au petit ou la récolte nécessite énormément de main d'œuvre), mais ils conservent tout de même leurs semences locales (par exemple ils disent que le petit piment est utilisé dans les médicaments traditionnels), ce qui est intéressant pour les sélectionneurs car ils conservent la diversité génétique car sans la diversité, il n'y a pas de sélection.
Interview réalisée par Yvette Zongo
Photos