Le commissaire lacustre du lac Albert, Pierre Mari Udar-Ulama, a lancé un appel au respect strict des normes de navigation en cette période de fortes pluies caractérisée par de fréquents orages. Cette déclaration a été faite lundi à Kasenyi, dans la province de l’Ituri, une semaine après le chavirement d’un bac au port occasionnel de la localité.
The number of cyber incidents involving state actors and state-controlled actors is rising worldwide – particularly in the OSCE region – yet the diplomatic instruments designed to contain such incidents receive comparatively little attention. The OSCE (Organisation for Security and Co-operation in Europe) and other regional organisations have adopted a range of confidence-building measures (CBMs) in the cyber domain that provide a basis for deeper multilateral cooperation. It remains unclear, however, to what extent these measures respond to the demands of a changing threat landscape. Cyber diplomacy also continues to face structural shortcomings, while perceptions of threats differ across regions. More fundamentally, the question arises as to the circumstances under which states cooperate in response to cyber incidents and when national sovereignty interests take precedence.
À l'approche du quatrième anniversaire de l'arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, la coalition Faso Lagam taba zaka appelle les Burkinabè à une mobilisation populaire à Ouagadougou et dans les régions. Cet appel a eu lieu au cours d'une conférence de presse tenue ce lundi 28 septembre 2026, au Centre de presse Norbert Zongo de Ouagadougou.
L'organisation entend célébrer la première édition de la Nuit de la Révolution progressiste et populaire sous le signe du patriotisme, de la vigilance et de la cohésion nationale. Dans une déclaration lue par son secrétaire général adjoint, Ismaël Nana, Faso Lagam taba zaka a d'abord rendu hommage aux personnes tombées au nom de la patrie dans l'accomplissement de leur devoir.
La coalition a exprimé sa compassion envers les familles endeuillées et sa reconnaissance à l'égard des forces engagées pour la défense du pays, dans un contexte sécuritaire qui demeure marqué par de lourds sacrifices humains. L'organisation a également félicité le chef de l'État et son gouvernement pour les actions engagées depuis l'avènement du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir.
Selon Ismaël Nana, ces efforts se manifestent à travers les nombreux chantiers en cours, dans les domaines de la défense, de l'entrepreneuriat, de l'autosuffisance alimentaire, de l'industrialisation, des infrastructures et du développement socio-économique et politique. Faso Lagam taba zaka encourage ainsi les autorités à poursuivre les initiatives lancées au bénéfice des populations.
La coalition annonce, dans cette dynamique, la tenue d'une activité de mobilisation à l'occasion de la commémoration prévue le 30 septembre 2026 à partir de 18 heures. Elle appelle « le peuple burkinabè de tous bords, ainsi que ses militants et sympathisants, à se retrouver massivement à la place de la Révolution et dans les chefs-lieux des régions » pour participer à la première Nuit de la Révolution progressiste et populaire.
D'après Ismaël Nana, cette rencontre ne se veut pas uniquement festive. Elle doit servir de cadre de reconnaissance envers les acteurs de la lutte patriotique, de présentation des réalisations et d'échanges sur les défis du pays. « Cette nuit sera un moment de rassemblement, de reconnaissance envers les forces combattantes, de présentation des réalisations ainsi que de partage autour des enjeux de notre nation », a-t-il soutenu.
Enfin, la coalition invite les participants à faire preuve de discipline et de responsabilité pendant la commémoration. Elle insiste sur le respect des consignes de sécurité, l'écoute des forces de défense et de sécurité, ainsi que la lutte contre les rumeurs. « Faisons de cette commémoration un moment de paix, d'unité, de fraternité et de cohésion nationale », a conclu Ismaël Nana.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
À 19 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd'hui, nous mettons à l'honneur Ali Drissa Badiel, ingénieur réseaux et télécommunications, expert en cybersécurité et représentant de l'Union internationale des télécommunications (UIT) pour l'Afrique de l'Ouest, dont le parcours traverse trois décennies de transformation numérique, depuis la construction des premières infrastructures Internet du Burkina Faso jusqu'aux grands enjeux de connectivité, de cybersécurité et de gouvernance numérique à l'échelle africaine.
Il fut un temps où se connecter à Internet au Burkina Faso n'était pas un geste ordinaire. Pas de fibre jusqu'à la maison. Pas de 4G dans la poche. Pas de vidéo en streaming. Pas de réseaux sociaux. Et encore moins de smartphone permettant de consulter en quelques secondes un serveur situé à l'autre bout du monde. Il fallait d'abord construire la porte d'entrée.
En 1996, un jeune ingénieur réseaux et télécommunications rejoint l'ONATEL et participe à la réalisation du Nœud national d'accès à Internet FasoNet. Son nom : Ali Drissa Badiel. Trois décennies plus tard, le même ingénieur travaille à une tout autre échelle : quinze pays de la CEDEAO, quarante-quatre pays d'Afrique subsaharienne pour certains dossiers techniques, des gouvernements, des régulateurs, des opérateurs et des organisations régionales. Entre ces deux époques se dessine une partie de l'histoire du numérique africain.
Avant Internet, les mathématiques et la physique
Le numérique n'est pourtant pas le point de départ. Ce sont d'abord les sciences fondamentales. Après ses études secondaires scientifiques à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, Ali Drissa Badiel poursuit son cursus à l'Université de Ouagadougou. Mathématiques. Physique. Il obtient un DEUG, puis une licence et une maîtrise de physique pure. En 1990, il décroche également le troisième prix aux Olympiades de mathématiques de l'Université de Ouagadougou. Puis viennent les télécommunications.
Après une première année d'ingénierie à l'École nationale supérieure des télécommunications de Bretagne, il poursuit sa formation à l'Institut national des télécommunications d'Évry, aujourd'hui Télécom SudParis. En 1996, il en sort ingénieur des télécommunications, option réseaux informatiques. Cette année-là correspond aussi au début d'une aventure qui dépasse largement sa trajectoire personnelle.
1996 : construire la porte d'entrée du Burkina sur Internet
De novembre 1996 à octobre 1999, Ali Drissa Badiel travaille comme ingénieur réseaux et télécommunications au département des services informatiques de l'ONATEL. Son CV mentionne explicitement sa participation à la réalisation du Nœud national d'accès à Internet FasoNet. Il en assure ensuite l'administration et la maintenance : routeurs, serveurs d'accès, Web, courrier électronique, DNS, authentification et support aux utilisateurs.
Pour comprendre l'importance de cette période, il faut oublier quelques instants l'Internet d'aujourd'hui. Un pays qui entre dans l'ère Internet doit disposer d'infrastructures capables de connecter ses utilisateurs aux réseaux mondiaux. Il faut des équipements. Des serveurs. Des routeurs. Des liaisons internationales. Des compétences pour administrer le tout. Et des ingénieurs capables d'intervenir lorsque quelque chose ne fonctionne plus. Ali Drissa Badiel fait partie de ceux qui travaillent alors dans ces coulisses techniques. Le Burkina commence à se connecter.
Après Ouagadougou, Bobo-Dioulasso
Mais une porte nationale ne suffit pas. Encore faut-il étendre progressivement l'accès. Dans le cadre de l'Initiative Internet pour l'Afrique, cofinancée par le PNUD et le Burkina Faso, Ali Drissa Badiel représente l'ONATEL comme chef de projet. Il participe à la rédaction du cahier des charges puis supervise et contribue à la réalisation du nœud FasoNet de Bobo-Dioulasso, ainsi que du Centre d'étude et de formation aux technologies de l'information (CEFTI) à l'École nationale des télécommunications.
La logique est déjà celle qui accompagnera toute l'histoire de la connectivité nationale : ne pas concentrer Internet dans un seul point. Le faire circuler. Le rapprocher progressivement des territoires.
Koudougou, Ouahigouya, Fada, Kaya…
Au début des années 2000, Ali Drissa Badiel prend davantage de responsabilités à l'ONATEL. D'abord chef du département des Services informatiques, puis chef du département Maintenance et Développement informatique, il pilote des projets IP et réseaux et participe à l'administration du backbone Internet FasoNet.
Un backbone est littéralement une colonne vertébrale. Dans un réseau informatique, c'est l'infrastructure principale sur laquelle viennent se connecter d'autres réseaux. Faire grandir Internet au Burkina suppose donc de renforcer cette colonne vertébrale. Son CV mentionne la conception et la réalisation de nœuds Internet régionaux à Koudougou, Ouahigouya, Fada N'Gourma et Kaya. Il participe également à la mise en place de connectivités Internet par satellite VSAT à Bobo-Dioulasso, Kaya, Ouaga-ZAD, Koupèla, Banfora et Dédougou. Derrière cette liste de villes se dessine une carte. Celle d'un Internet qui commence progressivement à sortir de son point d'entrée initial.
Préparer la génération suivante des réseaux
À mesure que les usages augmentent, les réseaux doivent évoluer. Entre 2005 et 2007, Ali Drissa Badiel devient chef de projet du backbone IP/MPLS de l'ONATEL. Il réalise l'étude de faisabilité, participe à la rédaction du cahier des charges avec SOFRECOM et au processus de sélection du fournisseur. Le réseau envisagé doit permettre de proposer de nouveaux services : réseaux privés virtuels, télévision sur IP, vidéo à la demande, voix sur IP.
Il doit surtout devenir le cœur de réseau des futures infrastructures IP de nouvelle génération de l'ONATEL (NGN IP). Nous sommes au milieu des années 2000. La transformation est déjà en cours. Internet n'est plus seulement un service supplémentaire des télécommunications. Le protocole IP est en train de devenir le langage autour duquel convergent progressivement de nombreux services.
Construire les réseaux, mais aussi ceux qui les feront vivre
Une autre dimension traverse ces années : l'enseignement. Ali Drissa Badiel ne conserve pas son expertise uniquement dans les salles techniques de l'ONATEL. De 1997 à 2007, il enseigne la téléinformatique — Internet et réseaux informatiques — à l'École nationale des télécommunications (ENT). Il intervient également comme enseignant vacataire à l'ISIG (actuelle Université Aube Nouvelle), à l'Institut supérieur de génie électrique (ISGE) et à l'Institut supérieur de technologies (IST) de Ouagadougou.
Le geste est important. Une infrastructure numérique ne repose jamais uniquement sur des câbles et des équipements. Elle repose sur des femmes et des hommes capables de les comprendre, de les administrer, de les réparer et de les faire évoluer. Construire l'Internet, c'est donc aussi former ceux qui construiront la suite.
Très tôt, la question dépasse les frontières du Burkina
À mesure que son expertise se développe, Ali Drissa Badiel entre également dans les espaces où se discutent les règles et l'architecture de l'Internet mondial. Dès 2000, il participe à des rencontres de l'ICANN, l'organisation qui joue notamment un rôle central dans la coordination mondiale des noms de domaine et des adresses Internet. Les rencontres se succèdent : Le Caire, Cape Town, Yokohama, Marina del Rey, Melbourne, Stockholm, Shanghai, Montréal, Carthage, Kuala Lumpur…
Il participe également aux travaux d'AfriNIC, le registre régional chargé des ressources Internet pour l'Afrique. En 2005, il est élu chargé de liaison de l'AfTLD auprès du ccNSO de l'ICANN. En janvier 2007, il est élu représentant d'AfriNIC au sein de la Number Resource Organization (NRO). Le changement d'échelle est considérable. Quelques années auparavant, il travaillait sur le nœud national FasoNet. Le voilà désormais dans les espaces où se discutent les ressources qui permettent à Internet lui-même de fonctionner à l'échelle mondiale.
Quand l'ingénieur burkinabè travaille sur l'e-gouvernance africaine
Son expertise est également sollicitée sur des projets continentaux. En 2004, l'Union internationale des télécommunications l'engage comme consultant et expert pour une étude de faisabilité portant sur un réseau satellitaire d'e-gouvernance basé sur IP. L'objectif : étudier l'interconnexion de l'Union africaine, à Addis-Abeba, avec 26 de ses démembrements en Afrique, en Europe et aux États-Unis. Il effectue dans ce cadre des missions auprès de l'Union africaine et rencontre aux États-Unis des opérateurs de télécommunications satellitaires.
En 2006, l'Union africaine l'engage également pour étudier le volet IP d'un projet d'espace unifié de numérotation en Afrique. L'ingénieur FasoNet est devenu expert des réseaux africains.
2007 : une nouvelle étape avec l'UIT
En 2007, Ali Drissa Badiel rejoint une autre dimension de sa carrière. Il devient Conseiller principal auprès du Directeur régional de l'Union internationale des télécommunications (UIT) pour l'Afrique subsaharienne. Son champ d'intervention couvre alors quarante-quatre pays et porte notamment sur les réseaux large bande, les réseaux IP, les applications TIC et la cybersécurité. Lire la suite
Le procès sur le crash dans la nuit du 24 juillet 2014 de l'avion d'Air Algérie, avec à son bord 116 personnes, a rendu son verdict ce lundi 28 septembre 2026 devant le Tribunal correctionnel de Paris. La compagnie Swiftair, propriétaire du MD-83, a été condamnée à la peine maximale de 225 000 euros d'amende par le Tribunal correctionnel pour homicides involontaires. Joint au telephone par notre media, Me Halidou Ouédraogo, président de l'Association des familles des victimes (AFAVIC) se dit satisfait du verdict.
Le Tribunal correctionnel de Paris a condamné Swiftair à 225 000 euros d'amende, soit la peine encourue, pour homicides involontaires, relaient plusieurs médias internationaux. Joint au téléphone, Me Halidou Ouédraogo, président de l'Association des familles des victimes (AFAVIC) note une satisfaction du verdict. "L'AFAVIC est en tout cas satisfaite de ce jugement parce qu'il a repris dans la grosse, tous les arguments que nous avions avancés : la négligence des appreteurs de l'avion Air Algérie, la responsabilité totale de Swiftair... C'est ce qui a été donné par l'association AH 5017 Agir ensemble en France. Au niveau de l'AFAVIC nous sommes vraiment satisfaits. On va prendre attache avec Agir ensemble pour voir la suite de cette affaire" a-t-il indiqué.
Pour rappel, « en pleine nuit, l'avion traversait une zone orageuse. Le système d'antigivrage n'ayant pas été activé, des cristaux de glace se sont formés dans des capteurs de pression, provoquant la décélération automatique des moteurs. L'équipage n'a pas réagi de manière appropriée, ce qui a conduit au décrochage fatal. La boîte noire n'a pas pu être exploitée. Appuyée sur des expertises, l'accusation a souligné que le commandant de bord avait manqué une séance obligatoire de remise à niveau consacrée précisément à l'antigivrage. Lui et sa copilote étaient des pilotes ‘'saisonniers'', sortant de plusieurs mois d'inactivité. La défense de Swiftair avait contesté la solidité du dossier constitué par les enquêteurs français. Ces derniers ont pourtant mis en évidence des manquements de la compagnie comme cause directe de l'accident, à rebours de la justice espagnole, qui a rendu un non-lieu », fait savoir H24 info, rappelant que le vol AH5017, qui reliait Ouagadougou à Alger, transportait plusieurs nationalités, dont 54 Français et 23 Burkinabè, ainsi que des Libanais et des Algériens. Le crash n'a laissé aucun survivant.
Les juges ont, selon le média, estimé que des négligences dans la formation et l'entraînement de l'équipage avaient contribué de façon certaine au terrible accident. En mars, à l'issue de trois semaines de débats, le Parquet avait déjà réclamé la peine maximale contre la société espagnole, qui avait loué l'appareil et son équipage à Air Algérie.
Lefaso.net.
Le Burkina Faso a inauguré, lundi 28 septembre 2026 à Ouagadougou, sa première raffinerie d'or, dénommée RAFFINOR-BF. Présidée par le chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, cette cérémonie marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de souveraineté minière et de transformation locale des ressources.
Implantée dans l'arrondissement 12 de la capitale sur un site de cinq hectares, l'unité comprend notamment une fonderie, un laboratoire d'analyses, des espaces de stockage, une bijouterie et des bureaux administratifs. Dotée d'installations automatisées et fermées, elle doit produire de l'or fin titré à 99,9%.
La première phase prévoit une capacité théorique de raffinage de 164 tonnes par an. Une extension ultérieure pourrait porter cette capacité à 515 tonnes annuelles. Le projet, financé à hauteur de 11 milliards FCFA, a été soutenu principalement par l'État burkinabè via la SONASP, avec l'appui de partenaires privés.
Les autorités entendent faire du secteur minier un levier d'industrialisation, d'emplois et de développement local. Après l'inauguration, le président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré et les autorités présentes ont assisté au raffinage des premiers lingots.
Lefaso.net
Source : Page Facebook du ministère de l'énergie