Les syndicats de médecins de la province de la Tshopo ont exprimé, samedi 26 septembre, leur profonde indignation face aux insuffisances qu’ils observent dans la riposte contre la maladie à virus Ebola. Réunis à Kisangani avec les responsables sanitaires provinciaux, ils ont dénoncé plusieurs dysfonctionnements qu’ils jugent préoccupants dans la lutte contre l’épidémie.
La RDC a dominé le Zimbabwe (2-1) devant son public, ce lundi 28 septembre 2026 au National Sports Stadium d’Harare, dans le cadre de la deuxième journée des éliminatoires de la CAN Pamoja 2027.
Les Léopards de la RDC ont affiché leur suprématie sur les Warriors du Zimbabwe durant la partie, sur les plans tactique et physique.
Des coups de feu tirés ce lundi 28 septembre par deux militaires en provenance de Mambasa-centre vers Bandisede ont semé la panique parmi les habitants du village de Banana, dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.
Fin mai, le Premier ministre canadien, Mark Carney, fit savoir que des négociations allaient être ouvertes avec le suédois Saab en vue de doter l’Aviation royale canadienne [ARC] de six avions de détection et de commandement aéroportés [AEW&C] GlobalEye. «Ce choix «renforce l’autonomie stratégique du Canada, crée des emplois et consolide sa position de chef...
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La 3ᵉ édition du colloque international sur la biodiversité et les ressources naturelles s'est ouverte ce lundi 28 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso. Organisée en présentiel et en ligne, la rencontre, qui se poursuit jusqu'au 30 septembre, réunit des chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants et experts autour du thème : « Biodiversité et ressources naturelles au service du développement et de la souveraineté en Afrique ». Les travaux ont débuté au Centre de calcul de l'Université Nazi Boni (UNB).
Cette troisième édition est co-organisée par l'Université Nazi Boni du Burkina Faso, l'Université Alioune Diop du Sénégal, l'Université Abdou Moumouni du Niger et l'Université Jean Lorougnon Guédé de Côte d'Ivoire. Des participants prennent part aux travaux depuis le Burkina Faso, mais également depuis le Sénégal, le Niger, la Côte d'Ivoire et plusieurs autres pays africains, notamment le Mali, le Bénin, le Togo, la Guinée, le Tchad et le Congo.
Au total, environ 170 communications scientifiques sont annoncées au cours des trois jours de travaux. « Ce colloque constitue bien plus qu'un simple cadre de présentation et de communication scientifique. Il s'offre comme un espace de dialogue, de réflexion, de partage d'expériences et de construction de solutions africaines endogènes », a expliqué le Pr Bilassé Zongo, président du comité d'organisation.
Le Pr Bilassé Zongo, président du comité d'organisation du colloque international 2026Les communications portent notamment sur la biodiversité, les écosystèmes terrestres, les ressources forestières et hydriques, les terres agricoles, les ressources halieutiques ainsi que les ressources minérales. L'un des objectifs affichés de la rencontre est de faire en sorte que les résultats de la recherche scientifique puissent contribuer davantage aux décisions publiques et au développement des communautés.
Pour le président de l'Université Nazi Boni, Pr Hassan Bismarck Nacro, le choix du thème traduit un enjeu qui dépasse largement le cadre académique. « L'Afrique est un continent extrêmement riche de sa faune et de sa flore, riche de ses ressources minérales, mais également riche de sa jeunesse », a-t-il relevé, tout en s'interrogeant sur le paradoxe entre cette abondance de ressources et les difficultés persistantes à en faire un véritable moteur de développement.
Pour le président de l'Université Nazi Boni, Pr Hassan Bismarck Nacro, le choix du thème traduit un enjeu qui dépasse largement le cadre académiqueSelon lui, le défi consiste désormais à faire évoluer le continent d'un espace principalement tourné vers l'extraction et l'exportation des matières premières vers un espace de connaissance, d'innovation, de transformation et de création de valeur. Dans cette dynamique, le président de l'UNB estime que les universités ont un rôle majeur à jouer. Elles doivent, selon lui, produire les connaissances nécessaires à une meilleure maîtrise des ressources naturelles, former des compétences capables de les valoriser et développer des technologies adaptées aux réalités africaines.
Une vue des participants à l'ouverture des travaux du colloqueLes organisateurs souhaitent ainsi parvenir à des recommandations scientifiques et techniques pour améliorer la conservation de la biodiversité, proposer des pistes de politiques publiques en faveur d'une gestion durable des ressources naturelles et identifier des mécanismes permettant une meilleure valorisation économique de la biodiversité. Pour Pr Hassan Bismarck Nacro, cette dynamique s'inscrit également dans une volonté de renforcer l'intégration scientifique africaine. Il rappelle que l'initiative, initialement portée par deux pays, le Burkina Faso et le Sénégal, s'est progressivement élargie au Niger et à la Côte d'Ivoire.
« L'intégration dont on parle n'est pas seulement politique, elle est également scientifique. Nous devons pouvoir fédérer les intelligences des différents pays pour voir comment amorcer le véritable virage que nous attendons depuis longtemps pour le développement de nos nations », a-t-il laissé entendre.
La photo de famille : La photo de familleLe colloque prévoit également un panel avec la participation de structures et d'entreprises, afin de rapprocher davantage le monde de la recherche de celui de l'application. La troisième journée sera consacrée à une sortie de terrain destinée à observer des initiatives de valorisation des ressources naturelles et des produits locaux. À travers cette rencontre, les quatre universités entendent ainsi renforcer leur coopération scientifique et contribuer à une meilleure appropriation, par les sociétés africaines, de leurs ressources naturelles. L'ambition est de faire de la connaissance scientifique un outil au service du développement durable et d'une souveraineté fondée sur la maîtrise et la valorisation des richesses du continent.
Romuald Dofini
Lefaso.net
Plusieurs milliers de civils ont trouvé refuge dans la nuit de dimanche à lundi 28 septembre à proximité des bases de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) à Rhoe et à Gina, dans le territoire de Djugu (Ituri), fuyant des affrontements entre deux milices locales.
Le procès sur le crash dans la nuit du 24 juillet 2014 de l'avion d'Air Algérie, avec à bord 116 personnes, a rendu son verdict ce lundi 28 septembre 2026 devant le Tribunal correctionnel de Paris. La compagnie Swiftair, propriétaire du MD-83, a été condamnée à la peine maximale de 225 000 euros d'amende par le Tribunal correctionnel pour homicides involontaires.
Crash Air Algérie au Mali : La compagnie condamnée à une peine maximale de 225 000 euros d'amende pour homicides involontairesLe Tribunal correctionnel de Paris a condamné Swiftair à 225 000 euros d'amende, soit la peine encourue, pour homicides involontaires, relaient plusieurs médias internationaux.
« En pleine nuit, l'avion traversait une zone orageuse. Le système d'antigivrage n'ayant pas été activé, des cristaux de glace se sont formés dans des capteurs de pression, provoquant la décélération automatique des moteurs. L'équipage n'a pas réagi de manière appropriée, ce qui a conduit au décrochage fatal. La boîte noire n'a pas pu être exploitée. Appuyée sur des expertises, l'accusation a souligné que le commandant de bord avait manqué une séance obligatoire de remise à niveau consacrée précisément à l'antigivrage. Lui et sa copilote étaient des pilotes ‘'saisonniers'', sortant de plusieurs mois d'inactivité. La défense de Swiftair avait contesté la solidité du dossier constitué par les enquêteurs français. Ces derniers ont pourtant mis en évidence des manquements de la compagnie comme cause directe de l'accident, à rebours de la justice espagnole, qui a rendu un non-lieu », fait savoir H24 info, rappelant que le vol AH5017, qui reliait Ouagadougou à Alger, transportait plusieurs nationalités, dont 54 Français et 23 Burkinabè, ainsi que des Libanais et des Algériens. Le crash n'a laissé aucun survivant.
Les juges ont, selon le média, estimé que des négligences dans la formation et l'entraînement de l'équipage avaient contribué de façon certaine au terrible accident. En mars, à l'issue de trois semaines de débats, le Parquet avait déjà réclamé la peine maximale contre la société espagnole, qui avait loué l'appareil et son équipage à Air Algérie.
Lefaso.net
La phase pratique de la 4ᵉ édition du Diplôme inter universitaire « Fièvres hémorragiques virales, arboviroses et épidémies émergentes et réémergentes en Afrique » (DIU-FHV) a officiellement débuté ce lundi 28 septembre 2026 à Ouagadougou. Pendant deux semaines, 52 professionnels de la santé venus de sept pays d'Afrique de l'Ouest vont confronter leurs acquis théoriques à des situations pratiques de gestion des urgences sanitaires. Une initiative destinée à renforcer les capacités régionales de détection, de prévention et de riposte face aux menaces épidémiques.
La cérémonie d'ouverture, placée sous la présidence du chargé de mission au ministère de la Santé, Dr Sylvestre Tiendrébéogo, a réuni notamment la chargée des urgences sanitaires à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dre Inès Evelyne Da. L'évènement a été aussi marqué par la présence du coordonnateur du DIU-FHV, Pr Ismaël Diallo, ainsi que du directeur des enseignements et des innovations pédagogiques, représentant le président de l'université Joseph Ki-Zerbo, le Dr Ali Traoré.
Après plusieurs mois d'enseignement à distance, en plus du Burkina Faso, les apprenants venus du Bénin, du Mali, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Togo et du Niger entament ainsi la seconde étape de leur parcours, consacrée à la pratique. Pendant quatorze jours, travaux de groupe, démonstrations, jeux de rôle, visites et exercices de simulation leur permettront de tester leurs connaissances dans des conditions proches de celles rencontrées lors d'une urgence sanitaire.
Pour le Dr Sylvestre Tiendrébéogo, chargé de mission au ministère de la Santé, cette phase répond à une exigence essentielle, celle de disposer de ressources humaines suffisamment formées pour anticiper et gérer les épidémiesLes récentes alertes sanitaires, a-t-il relevé, rappellent la nécessité de renforcer la surveillance, les capacités des laboratoires, la notification des cas et la coordination entre les pays afin d'assurer une riposte rapide et efficace.
Au-delà des connaissances théoriques, le responsable du ministère de la Santé a invité les participants à tirer profit des exercices et des échanges avec les formateurs et leurs collègues. L'objectif est que les compétences acquises puissent être directement mobilisées dans leurs pratiques professionnelles et contribuent à réduire les conséquences humaines et socio-économiques des crises sanitaires.
Une réponse sous-régionale
La Dre Inès Evelyne Da a pour sa part replacé cette formation dans un contexte sanitaire régional marqué par la persistance des maladies émergentes et réémergentes. Elle a notamment évoqué la récente flambée de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, soulignant que les mouvements de population et les échanges transfrontaliers rendent nécessaire une préparation qui ne s'arrête pas aux frontières nationales.
« Au 25 septembre 2026, l'épidémie de maladie à virus Ebola avait fait plus de 3 790 décès parmi plus de 7 890 cas confirmés, soit un taux de létalité de 48 % » Dre Inès Evelyne Da, chargée des urgences sanitaires à l'OMSDans cette perspective, elle a présenté le DIU-FHV comme un levier de renforcement des compétences dans plusieurs domaines, à l'instar de la surveillance, du diagnostic de laboratoire, de la prévention et du contrôle des infections, de la prise en charge clinique, de la communication sur les risques et de la coordination des urgences. La phase pratique doit précisément permettre aux apprenants de transformer ces connaissances en réflexes opérationnels. Pour l'OMS, l'enjeu est de disposer de professionnels capables non seulement de détecter précocement les menaces, mais aussi de contribuer efficacement à leur gestion lorsqu'elles surviennent.
La 4ᵉ édition réunit ainsi 52 professionnels issus des États membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Leur diversité constitue l'une des particularités de cette promotion. Médecins civils et militaires, épidémiologistes, infectiologues, biologistes, pharmaciens, vétérinaires, ingénieurs de santé et de logistique, spécialistes de la communication, journalistes et responsables des opérations d'urgence sanitaire prennent part à la formation.
« Cette diversité correspond à l'approche “Une Seule Santé”, devenue incontournable pour répondre à des menaces sanitaires complexes, dépassant les frontières, les secteurs et les disciplines », Pr Ismaël Diallo, coordonnateur du DIU-FHVL'intégration de journalistes constitue d'ailleurs une innovation de cette édition. Elle élargit la diversité des profils réunis autour de la préparation aux urgences sanitaires et souligne la place de la communication dans la gestion des crises.
Des compétences à réinvestir sur le terrain
Représentant l'université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ), le Dr Ali Traoré a insisté sur la responsabilité des institutions universitaires dans la préparation des professionnels appelés à intervenir lors des épidémies. Selon lui, une réponse efficace repose autant sur la compétence des acteurs que sur leur capacité à travailler ensemble.
Les activités prévues durant cette phase pratique doivent justement favoriser cette dynamique collective. En confrontant leurs connaissances aux réalités de terrain, les participants pourront identifier leurs acquis, renforcer leurs compétences et apprendre à collaborer avec des professionnels d'autres disciplines.
« L'Université Joseph Ki-Zerbo entend poursuivre son rôle dans la formation, la recherche et la coopération scientifique au service de la sécurité sanitaire », Dr Ali Traoré, représentant du président de l'UJKZPorté par l'université Joseph Ki-Zerbo en partenariat avec l'université Paris Nord, le DIU-FHV comprend huit modules totalisant 242 heures de formation, dont 172 heures à distance et 70 heures en présentiel. Lancé en 2023, il a déjà permis de former une centaine d'experts au cours des trois précédentes éditions.
À Ouagadougou, la 4ᵉ promotion dispose désormais de deux semaines pour transformer les enseignements reçus en compétences opérationnelles. Une manière, au-delà de la formation individuelle, de consolider progressivement les réseaux de professionnels appelés à agir ensemble lorsque survient une urgence sanitaire.
Hamed Nanéma
Lefaso.net