Deux mois après les attaques coordonnées du 25 avril qui avaient profondément ébranlé le pouvoir malien, le nord du pays replonge dans les combats. Le 4 juillet, plusieurs localités, dont Gao, Sévaré, Konna, Kéniéroba et surtout Anéfis, ont été visées par des offensives simultanées revendiquées par le Front de libération de l'Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.
Le retour des attaques coordonnées
Si Bamako affirme avoir repris la situation en main, ces nouvelles attaques soulignent la fragilité persistante du dispositif sécuritaire malien. Elles interviennent alors que les autorités promettaient un retour durable de la stabilité après les revers du mois d'avril. Au cœur des affrontements figure Anéfis, verrou stratégique situé sur l'axe reliant Gao à Kidal. Depuis le retrait des forces maliennes de Kidal en avril, la localité est devenue le principal point d'appui des Forces armées maliennes (FAMa) et de leurs alliés russes de l'Africa Corps. Contrôler Anéfis, c'est sécuriser l'accès au nord du pays et conserver une capacité de projection vers Kidal.Selon plusieurs sources concordantes, les assaillants ont concentré leurs efforts sur cette ville tandis que des attaques étaient menées simultanément contre d'autres positions militaires. Cette stratégie semble viser à disperser les capacités de réaction des FAMa tout en exerçant une pression maximale sur leurs lignes de défense. Dans le même temps, la prison de Kéniéroba, à une soixantaine de kilomètres de Bamako, a été attaquée et des milliers de détenus auraient été libérés selon les groupes armés, un chiffre qui n'a toutefois pas été confirmé officiellement. Des attaques ont également été signalées contre Gao et Sévaré, où l'armée affirme avoir repoussé les assaillants.
L'efficacité du partenariat russe à nouveau questionnée
Ces événements ravivent les interrogations sur l'efficacité du partenariat militaire conclu entre Bamako et la Russie. Malgré la présence de l'Africa Corps et la livraison régulière d'équipements militaires russes, les forces maliennes continuent de faire face à des offensives coordonnées capables de déstabiliser plusieurs régions simultanément. Le délai de réaction des renforts russo-maliens vers Anéfis ainsi que le rôle essentiellement défensif joué par les forces russes au cours des premières heures des combats interrogent. Par ailleurs, des groupes armés profitent régulièrement de la prise, même temporaire, de positions militaires pour récupérer des véhicules, du carburant et des armements, alimentant ainsi leur propre capacité militaire.
Une guerre qui change de visage
Contrairement aux offensives massives d'avril, les attaques du 4 juillet semblent répondre à une logique plus mobile : multiplication des fronts, opérations de diversion et pression constante sur les forces gouvernementales.Cette évolution confirme que le conflit malien reste loin d'être stabilisé. Malgré les succès tactiques revendiqués par Bamako, les groupes armés conservent une forte capacité d'initiative et démontrent qu'ils peuvent encore frapper simultanément plusieurs zones du territoire. Au-delà du seul affrontement militaire, les combats d'Anéfis posent désormais une question plus large : le partenariat stratégique entre Bamako et Moscou est-il réellement en mesure d'inverser durablement le rapport de force sur le terrain, ou le Mali entre-t-il dans une nouvelle phase d'un conflit appelé à durer ?
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A proposal to revise EU Directive 2009-81 on the defence and security market is currently being prepared. What are the ongoing debates on the future of the EU defence procurement regime? Simplification of procurement rules, European preference, incentives to develop joint procurement, establishment of a single defence market are the topics that were discussed during a round table that ARES Group organised during the Eurosatory exhibition, a panel dedicated to the defence internal market. Find enclosed the main exchange of this debate between European commission and representatives of the defence industry.
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Deux nouvelles élections présidentielles, en Colombie et au Pérou, confirment l’essor des droites radicales en Amérique latine.
Dimanche 21 juin 2026,Abelardo de la Espriella (Défenseurs de la patrie) est devenu le 44e président de la Colombie au terme d’une élection marquée par deux records : un taux de participation de 63 % des électeurs, le plus élevé lors d’un scrutin présidentiel depuis 1998, et l’étroitesse de l’écart final ayant départagé les deux candidats du second tour. En effet, une différence de moins de 1 % des voix (un peu plus de 251 000 suffrages sur plus de 26 millions de votes au total) a permis à l’avocat de 47 ans, novice en politique, de l’emporter sur son concurrent Iván Cepeda. Ce dernier était le candidat du Pacte historique, le parti de centre-gauche au pouvoir depuis 2022 sous la présidence de Gustavo Petro.
Au Pérou, Keiko Fujimori, fille de l’autocrate Alberto Fujimori (1990-2000), a vu sa victoire confirmée par les autorités électorales le 29 juin, après trois semaines de vérification des résultats du second tour de l’élection présidentielle, organisé le 7 juin. Elle affrontait le candidat de gauche Roberto Sanchez, héritier politique de l’ancien président Pedro Castillo (2021-2022), destitué par le Congrès puis condamné, le 27 novembre 2025, à onze ans de prison pour « conspiration en vue d’une rébellion » après avoir dissous le Congrès – alors dominé par le parti Force populaire de KeikoFujimori – en décembre 2022. Après trois tentatives infructueuses (2011, 2016, 2021), dans un pays qui a connu huit présidences depuis 2016, Keiko Fujimori a remporté le scrutin avec 50,13 % des voix (9 223 396 suffrages) contre 49,86 % (9 173 755) pour son rival. Tandis que le vote est obligatoire au Pérou (contrairement à la Colombie), moins de 50 000 voix sur plus de 18 millions de suffrages séparent les deux adversaires, soit un écart final de 0,13 % entre eux.
Si la trajectoire personnelle des deux vainqueurs de droite et leur positionnement au sein du système politique local diffèrent, leurs orientations générales convergent.
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Sztrájkot hirdetett a SANITAS szakszervezeti szövetség az egészségügyi ágazatban. Közleményükben arra hivatkoznak, hogy a kormány nem reagált a szakszervezet korábbi értesítésére, és az elmúlt időszak intézkedései jelentősen rontottak az egészségügyi és szociális ellátásban dolgozók jövedelmén és munkafeltételein. Kifogásolják többek között a veszélyességi pótlékok és a pótszabadság csökkentését, az étkezési juttatás és az üdülési utalványok korlátozását, […]
Articolul Általános sztrájk jön az egészségügyben apare prima dată în Kolozsvári Rádió Románia.