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Qatar/Ukraine : Kyiv-Doha antidrone cooperation hits snag over Mirage fleet

Intelligence Online - Wed, 18/03/2026 - 06:00
The small team of anti-drone specialists dispatched a few days [...]

Maryam Bukar Hassan plaide pour l’investissement dans les femmes pour la paix

Radio Okapi / RD Congo - Wed, 18/03/2026 - 05:43


La mandataire mondiale des Nations Unies pour la paix, Maryam Bukar Hassan, a échangé le mardi 17 mars à Kinshasa avec des femmes leaders de la République démocratique du Congo (RDC). Les discussions ont porté sur le thème : « Investir dans les femmes, c’est investir dans la paix ».

Categories: Afrique, France

Der Streit um ein behindertes Kind könnte das Schweizer Schulsystem umkrempeln

NZZ.ch - Wed, 18/03/2026 - 05:30
Während die Kritik an der integrativen Schule wächst, wollen Behindertenorganisationen Sonderschulen abschaffen. Sie hoffen dabei auf die Uno.

Rettungsversuch in letzter Sekunde – ein neuer Vorschlag könnte die Debatte um die Neutralität verändern

NZZ.ch - Wed, 18/03/2026 - 05:30
Bisher war Die Mitte fast allein, nun könnte es doch noch eine Mehrheit für einen Gegenvorschlag zur SVP-Initiative geben, vorausgesetzt, die FDP will es.
Categories: Central Europe, Swiss News

KOMMENTAR - Das Volk ist keine Excel-Tabelle – die Schweiz braucht keinen 10-Millionen-Deckel

NZZ.ch - Wed, 18/03/2026 - 05:30
Die SVP will allen Ernstes in die Verfassung schreiben, wie viele Menschen im Land leben dürfen. Ihre Initiative löst keine Probleme, schafft aber zusätzliche Unsicherheit. Trotzdem sollten es die Gegner der SVP mit ihrer schrillen Kampagne nicht übertreiben.
Categories: Central Europe, Swiss News

Dieser Schweizer gehört zum engsten Kreis des Papstes

NZZ.ch - Wed, 18/03/2026 - 05:30
Leo XIV. hat den Ex-Gardisten Anton Kappler zu seinem Kammerdiener gemacht. Ein Job, in dem absolute Zuverlässigkeit und Loyalität zählen – und einige Gefahren lauern.
Categories: Central Europe, Swiss News

Iran vows revenge for security chief Larijani’s killing

Euractiv.com - Wed, 18/03/2026 - 05:14
Larijani is the most senior Iranian official killed since US-Israeli strikes on 28 February that killed Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei
Categories: Afrique, European Union

The Gulf Goes Backward

Foreign Affairs - Wed, 18/03/2026 - 05:00
The Iran war is returning the Gulf to a more insular, conflict-prone era.

How to Raise the Odds of Regime Change in Iran

Foreign Affairs - Wed, 18/03/2026 - 05:00
America can make it easier for Iranians to revolt.

The Lasting Wounds of the War in Ukraine

Foreign Affairs - Wed, 18/03/2026 - 05:00
Both Russia and Ukraine will struggle to reintegrate millions of veterans.

Polish crackdown on new nicotine products praised by medical experts [Advocacy Lab]

Euractiv.com - Wed, 18/03/2026 - 03:36
Leading medical experts have warned against recognising nicotine pouches and e-cigarettes as safer alternatives to cigarettes
Categories: Afrique, European Union

Verdict scandaleux du Jury d’appel au profit du Maroc : le Sénégal défie la CAF !

Algérie 360 - Wed, 18/03/2026 - 02:15

Un véritable séisme a secoué le football africain hier soir. Le Jury d’appel de la Confédération africaine de football a pris une décision aussi inattendue […]

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Les infrastructures routières de la capitale provisoire du Nord-Kivu en dégradation

Radio Okapi / RD Congo - Wed, 18/03/2026 - 01:21


Depuis plus d’un an, la ville de Beni assume le rôle de chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu suite à l’occupation de Goma par l’AFC/M23.


Malgré ce nouveau statut, la voirie urbaine de la ville reste confrontée à un manque d'aménagement criant.


L’activité administrative, économique et humanitaire a considérablement augmenté à Beni.

Categories: Afrique, France

CAN Basket-ball sur fauteuil / D U‑25 : la RDC écrase le Kenya et l’Afrique du Sud domine le Liberia

Radio Okapi / RD Congo - Wed, 18/03/2026 - 01:12


Le coup d’envoi de la troisième édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de basket‑ball sur fauteuil roulant a été donné ce lundi 16 mars 2026 par le ministre des Sports, Didier Budimbu, au gymnase du Stade des Martyrs de Kinshasa.


Pour cette première journée, les Bafana Bafana d’Afrique du Sud ont battu les Lones Stars du Liberia sur la marque de 29 à 27.

Categories: Afrique, France

Quinze perroquets gris d’Afrique remis dans la nature au centre de Dingi à Kailo

Radio Okapi / RD Congo - Wed, 18/03/2026 - 00:58


Repris des mains de trafiquants illégaux il y a quelques jours, quinze perroquets gris d’Afrique ont été relâchés dimanche 15 mars dans la nature.


L’opération, menée par la Fondation Lukuru en partenariat avec l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), s’est déroulée au centre de réhabilitation de Dingi, dans la chefferie de Bangengele, territoire de Kailo (Maniema).

Categories: Afrique, France

L’AFDC crie au complot à l’annonce de l’examen de la pétition contre Bahati Lukwebo au Sénat

Radio Okapi / RD Congo - Tue, 17/03/2026 - 23:53


La rapporteure du Sénat a fixé à ce mercredi 18 mars la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner la pétition déposée contre Modeste Bahati Lukwebo.


Réagissant mardi 17 mars à cette annonce, le secrétaire général du parti Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) désapprouve cette démarche, qu’il qualifie de cabale montée contre l’autorité morale de sa formation politique.

Categories: Afrique, France

Burkina/Religion : « Le succès de notre ramadan se mesure à la douceur de nos paroles, à la sincérité de notre travail…durant les 335 jours qui restent » (imam Alidou Ilboudo)

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 17/03/2026 - 23:48

Les fidèles musulmans du Burkina ont célébré, dans la nuit de lundi à mardi 16-17 mars 2026, Laylat al-Qadr, plus connue sous l'appellation Nuit du Destin. Comme à l'accoutumée, le Cercle d'études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) et l'Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (A.E.E.M.B) ont convié les fidèles pour sacrifier à cette importante nuit, placée sous le thème : « Le ramadan, une école de spiritualité et de solidarité : comment pérenniser les acquis ? ».

L'adoration de la Nuit du Destin équivaut à 1 000 mois (plus de 83 ans) d'adoration, d'où son importance pour le fidèle musulman, explique Tiégo Tiemtoré, imam du CERFI et de l'A.E.E.M.B, ajoutant qu'elle est également un moment pour nourrir les vertus telles que la solidarité, la fraternité, la tolérance et prier pour la paix au Burkina et la quiétude pour l'ensemble des populations.

La célébration a enregistré la présence du Président de l'Assemblée législative de Transition (ALT), Dr Ousmane Bougouma (3ème à partir de la droite) et le directeur du protocole de l'ALT, D. K. Germain Ouattara (1er à partir de la droite).

C'est par la lecture du Coran qu'a démarré la Nuit du Destin, marquée par des prières, des prêches et invocations et une présentation de projets du CERFI. Ces projets structurants portent notamment, outre les fréquentes actions citoyennes et de solidarité envers les personnes vulnérables, sur la construction de complexes éducatifs, des centres de santé et de formation professionnelle, des mosquées.
L'un des grands axes majeurs de cette nuit a été la conférence sur le thème retenu pour cette année :« Le ramadan, une école de spiritualité et de solidarité : comment pérenniser les acquis ? ». Elle a été animée par imam Alidou Ilboudo, imam du CERFI et de l'A.E.E.M.B.

La conférence, avec le communicant vêtu de jaune, a été modérée par imam Inoussa Compaoré (à gauche).

Dans sa communication, imam Ilboudo a d'abord énuméré les enseignements du ramadan avant de dévoiler des recommandations aux fins de pérennisation des bienfaits de ce mois. Sur le premier volet, on peut retenir que ce mois béni a mis en exergue des vertus, notamment en recommandant au fidèle de se départir des habitudes de dépendance. En clair, ramadan a, par exemples, enseigné la maîtrise des sens (la maîtrise de ses pulsions, ne pas regarder et écouter ce qui est interdit, ne pas raconter n'importe quoi...), la solidarité, etc. Ce mois a eu aussi pour mérite de casser les barrières entre riches et pauvres qui ont partagé des valeurs et des horaires dans les mosquées.

Selon le conférencier, si ce mois a donc été un moment de perfectionnement pour le fidèle, l'après-ramadan ne doit pas être synonyme d'un retour aux vieilles habitudes. Bien au contraire, souligne imam Ilboudo, les vertus du mois de jeûne doivent éclairer les comportements pour le reste de l'année. Par ce second volet, le communicant a insisté sur la nécessité de maintenir la spiritualité au quotidien. Cela se traduit, à titre d'exemple, par l'établissement d'un standard minimum de dévotion (se fixer des objectifs quotidiens réalistes, tels que faire deux rakats chaque nuit, lire une ou deux pages du coran par jour, etc.).
L'imam Alidou Ilboudo exhorte également chaque fidèle à poursuivre les jeûnes facultatifs (faire le jeûne les lundi et jeudi, pratiquer le Zikr avec une méditation profonde, etc.).

Toujours pour la pérennisation des acquis du ramadan, le communicant évoque la nécessité de maintenir l'élan de solidarité (avoir le réflexe de donner, parrainer un orphelin, donner des vivres mensuellement à son voisin, à une veuve à côté ou à toute autre personne dans le besoin…).
Imam Ilboudo encourage aussi le fidèle musulman à se mettre et à renforcer le bénévolat, en transformant les engagements pris pendant le ramadan en des actions citoyennes pour servir permanemment la cause commune.

La pérennisation des acquis, c'est également cultiver l'empathie (le ramadan a appris à comprendre la souffrance d'autrui, le fidèle doit continuer à être attentif à la souffrance des autres, aux personnes vulnérables de la société) et persévérer dans la transformation comportementale. « Contrôler son caractère : les vertus de patience, de maîtrise de soi, de bienveillance que nous avons développées pendant le jeûne, doivent rester des principes-directeurs dans nos interactions quotidiennes. L'habitude de dire : ‘'après le ramadan, on va voir'', veut dire qu'on n'a pas compris l'enseignement de l'islam », enseigne imam Ilboudo.
Il est, en outre, recommandé de faire une introspection régulière. Cela appelle à évaluer périodiquement ses propres progrès pour ne pas tomber dans l'insouciance, demander l'aide d'Allah pour rester ferme dans les vertus.

« En refermant les portes du mois sacré, une question demeure : qu'avons-nous ramener de ce voyage ? Nous ne sommes pas venus chercher une médaille de 30 jours, mais une boussole pour les 335 jours qui restent. Si le ramadan a été ce camp d'immersion, alors aujourd'hui commence la véritable marche de notre vie. Les acquis spirituels, cette clarté de l'esprit, cette patience face à l'adversité, cette main tendue vers l'autre, ne sont pas des vêtements de fête que l'on range dans une armoire en attendant l'année prochaine. Ce sont les nouveaux muscles de notre âme, et comme tout muscle, si on ne l'exerce pas, il va s'atrophier. Le succès de notre ramadan se mesure à la douceur de nos paroles, à la sincérité de notre travail, à la fidélité de notre engagement envers Dieu », a commenté le communicant.

O.L
Lefaso.net

Categories: Afrique, France

Burkina : Au Musée national, des femmes interrogent leur rôle dans le vivre-ensemble

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 17/03/2026 - 23:45

« Que perdrait la société si les femmes ne s'intéressaient plus aux initiatives sociales ? » C'est par cette question que Basseratou Kindo a ouvert, le 16 mars 2026, un panel consacré au thème « Femmes, actrices majeures du vivre-ensemble » au Musée national du Burkina Faso. Sur la table, le débat a porté sur les responsabilités féminines dans la cohésion sociale, en donnant la parole à deux intervenantes, Marie Ruth Bintou Diallo, spécialiste des questions sociales, et Kady Traoré, figure du monde cinématographique.

La rencontre féminine a rapidement dépassé le cadre d'un échange théorique. Les interventions ont mis en lumière les tensions sociales contemporaines, les fragilités dans l'éducation, les difficultés de solidarité entre femmes, mais aussi les ressources encore disponibles pour reconstruire des liens plus solides au sein de la société. Basseratou Kindo a, dès l'ouverture questionné sur comment la société mesure réellement ce que les femmes apportent à l'équilibre collectif ? Derrière cette question se dessine l'idée que nombre d'initiatives de médiation, de conciliation et de transmission se jouent encore dans la famille, le voisinage, les relations quotidiennes ou les cadres associatifs.

« Le vivre-ensemble commence dans les gestes les plus simples »

Pour Marie Ruth Bintou Diallo, le vivre-ensemble ne relève pas d'abord des grandes déclarations, mais d'une discipline quotidienne fondée sur le respect, la responsabilité et la capacité à penser à l'autre. Selon elle, une société se consolide lorsque chacun agit avec la conscience que ses actes produisent des effets sur l'ensemble du corps social. Son intervention s'est appuyée sur une lecture historique des sociétés africaines. Elle a rappelé qu'autrefois, les mécanismes de régulation sociale reposaient sur des normes collectives fortes où chacun devait répondre de ses actes, quel que soit son rang. À ses yeux, l'une des ruptures majeures actuelles vient de l'installation progressive d'une forme de banalisation de l'impunité. Elle a insisté sur le fait que, dans les organisations sociales anciennes, les responsabilités étaient clairement assumées, y compris par les détenteurs d'autorité. Cette rigueur, selon elle, participait à l'équilibre collectif.

La modératrice a interrogé les panélistes sur les enjeux d'un retour à nos traditions africaines à l'air des réseaux sociaux

Dans cette architecture sociale, les femmes occupaient une place particulière. Marie Ruth Bintou Diallo a rappelé qu'elles constituaient souvent le premier maillon de médiation dans les communautés. Le puits, a-t-elle expliqué, représentait bien davantage qu'un simple lieu de ravitaillement en eau : il était un espace d'écoute, d'échange d'informations, de lecture des tensions et parfois de résolution discrète de conflits. À travers ces rencontres quotidiennes, les femmes participaient à la circulation des informations sociales et à la recherche de compromis avant même que les tensions ne prennent de l'ampleur. Pour l'intervenante, cette fonction reposait sur le fait d'écouter sans juger, de comprendre plusieurs points de vue et de chercher l'équilibre. Elle estime cependant que cette place s'est fragilisée avec les transformations historiques, notamment celles issues de la colonisation. Selon elle, la réorganisation économique et administrative introduite à cette période a modifié les rapports sociaux en réduisant certaines marges d'autonomie féminine et en créant de nouvelles frustrations masculines.

Cette évolution continue, selon elle, à produire des effets dans les foyers comme dans les dynamiques sociales plus larges. Elle a notamment évoqué les situations où les déséquilibres économiques nourrissent des tensions conjugales ou communautaires.

L'éducation a occupé une place importante dans son intervention. Pour Marie Ruth Bintou Diallo, les femmes gardent un rôle central dans la construction d'une société apaisée à travers la transmission des repères aux enfants, particulièrement aux garçons. Elle estime qu'un homme violent est souvent le produit d'un déficit de dialogue éducatif sur la place de la femme, le respect et les limites.

“Je reste convaincue que nous, mamans, on a toujours la clé de l'éducation de nos enfants”, a indiqué Marie Ruth Bintou Diallo, experte en genre et sociologue

À partir d'un souvenir personnel lié à son grand-père, elle a souligné l'importance du temps de qualité accordé aux enfants. Selon elle, ce n'est pas la quantité de présence qui construit, mais la qualité des échanges, la possibilité de faire réfléchir l'enfant, de lui apprendre à former son propre jugement. Abordant la question d'internet, elle a rejeté l'idée d'un numérique uniquement destructeur. Pour elle, les usages numériques reflètent d'abord l'éducation reçue. Un enfant bien accompagné développera des mécanismes de tri. À l'inverse, l'absence de repères laisse le champ libre aux influences négatives. Elle a également insisté sur la nécessité pour les femmes de mieux se parler entre elles. Selon elle, beaucoup de tensions féminines actuelles se nourrissent d'incompréhensions qui pourraient être désamorcées par un dialogue direct. À ses yeux, la solidarité féminine demeure un chantier majeur si les femmes veulent peser davantage sur les transformations sociales. Enfin, elle a rappelé que les femmes disposent de capacités reconnues dans les processus de paix, mais qu'elles restent encore insuffisamment présentes là où se prennent les décisions majeures.

« L'art peut adoucir les cœurs ou durcir les rapports sociaux »

Prenant la parole depuis son expérience de réalisatrice et d'actrice, Kady Traoré a déplacé le débat vers le rôle de la création artistique dans la cohésion sociale. Pour elle, la femme artiste assume une double responsabilité : celle de femme dans son foyer et celle d'éducatrice dans l'espace public. Chaque œuvre produite, a-t-elle expliqué, véhicule une vision du monde. Une chanson, un film ou une série peuvent influencer durablement la manière dont une société regarde les rapports humains. Selon elle, l'art peut rapprocher, mais aussi alimenter des méfiances ou des stéréotypes si les messages ne sont pas pensés avec responsabilité. Une œuvre mal orientée peut installer des peurs, déformer les rapports de voisinage ou banaliser des tensions.

“Dans sa contribution du vivre ensemble, je pense que la femme artiste a une double charge. Sa première charge, c'est être une femme dans une société, c'est une maman qui contribue à son foyer. Quand on est une femme artiste et qu'on a des enfants dans un foyer, on assure l'éducation et avant de penser à nous en tant que femme”, la réalisatrice Kady Traoré

Pour illustrer son propos, elle s'est appuyée sur sa série « Femmes au foyer » Femmes au foyer, dans laquelle plusieurs réalités conjugales sont explorées. Elle y présente différents profils avec une femme contrainte de choisir entre foyer et emploi, une autre dont la réussite économique déstabilise le couple, un ménage où le partage financier ne s'accompagne pas d'un partage des tâches domestiques. À travers ces scénarios, Kady Traoré cherche à refléter les tensions contemporaines sans les caricaturer. Mais elle dit aussi avoir ressenti la nécessité d'introduire un modèle conjugal plus équilibré, après avoir constaté que certains jeunes spectateurs risquaient de conclure que les rapports hommes-femmes sont forcément conflictuels.

Elle a ainsi choisi d'intégrer un couple plus harmonieux, où le dialogue, la confiance et la transparence existent réellement. Pour elle, montrer des alternatives positives est aussi une responsabilité artistique. L'artiste ne se contente pas de reproduire la société : il ou elle contribue aussi à façonner les imaginaires. Kady Traoré estime aussi que les femmes artistes jouent un rôle essentiel parce qu'elles créent des récits capables d'influencer les comportements individuels et collectifs. Dans un contexte où les images circulent rapidement, cette responsabilité devient encore plus importante.

Le panel s'est tenu dans le cadre de l'ouverture de l'exposition artistique « Le Conseil des ministres », offrant ainsi un dialogue direct entre expression artistique et réflexion sociale. À travers cette articulation, les organisateurs ont voulu rappeler que les questions de vivre-ensemble se construisent aussi dans les récits, les symboles et les représentations culturelles.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique, France

CAN 2025 : Le Maroc vainqueur sur tapis vert, 3-0 après la décision du jury d'appel

Lefaso.net (Burkina Faso) - Tue, 17/03/2026 - 23:44

Au terme d'une finale houleuse de la Coupe d'Afrique des nations 2025, le jury d'appel de la Confédération africaine de football a rendu un verdict décisif en déclarant le Sénégal forfait, ce mardi 17 mars 2026. Cette décision, fondée sur les dispositions réglementaires en vigueur, attribue officiellement la victoire au Maroc sur le score de trois buts à zéro. Elle met un point final à une rencontre marquée par un incident majeur, tout en relançant le débat sur l'arbitrage et le respect des règles sportives.

La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement déclaré le Maroc vainqueur de la Coupe d'Afrique des nations 2025, à l'issue d'une décision rendue par son Jury d'appel. Cette annonce fait suite à une finale particulièrement mouvementée, dont l'issue ne s'est pas décidée uniquement sur le terrain. Le Sénégal, initialement opposé aux Lions de l'Atlas, a été sanctionné d'un forfait, entraînant l'homologation du score de trois buts à zéro en faveur du Maroc.

Cette décision s'appuie sur les dispositions du règlement de la compétition, notamment les articles 82 et 84, invoqués par l'instance continentale. Selon ces textes, toute équipe quittant le terrain sans l'autorisation de l'arbitre est considérée comme perdante et éliminée. Le Jury d'appel a estimé que le comportement de la sélection sénégalaise entrait clairement dans ce cadre réglementaire, justifiant ainsi une sanction exemplaire et conforme aux règles établies.

En analysant brièvement cette décision sur sa page Facebook, Me Willy Boukary, avocat inscrit au barreau du Burkina écrit ceci : "Ce qu'il faut aussi rappeler c'est qu'au football comme en toute autre matière il y a des règles. S'agissant particulièrement de la Coupe d'Afrique des nations, il y a un Règlement qui définit toutes les règles applicables à la compétition. A l'article 82 de ce règlement il est écrit : "Si, pour n'importe quelle raison, une équipe se retire de la compétition ou ne se présente pas à un match, ou refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match sans l'autorisation de l'arbitre, elle sera considérée perdante et sera définitivement éliminée de la compétition en cours. Il en est de même pour les équipes préalablement disqualifiées par décision de la CAF." C'est l'application de cette disposition qui a coûté très cher au Sénégal. La loi est dure mais c'est la loi, disent les juristes."

Rappelons que l'incident à l'origine de cette décision remonte aux dernières minutes de la finale, disputée dans une atmosphère déjà tendue. Contestant vivement une décision arbitrale jugée défavorable, les joueurs sénégalais ont exprimé leur mécontentement de manière véhémente. La situation a rapidement dégénéré, conduisant à une interruption du match. Malgré les tentatives d'apaisement, l'équipe du Sénégal a finalement quitté la pelouse avant le coup de sifflet final, scellant ainsi son sort.

Ce geste, lourd de conséquences, a suscité de nombreuses réactions à travers le continent africain. Si certains observateurs dénoncent une décision arbitrale contestable à l'origine de la crise, d'autres pointent du doigt l'attitude jugée antisportive des Lions de la Teranga. Pour la CAF, il était impératif de faire respecter le règlement afin de préserver l'intégrité et la crédibilité de la compétition, même au prix d'une décision controversée.

Du côté marocain, ce sacre, bien que validé sur tapis vert, vient couronner un parcours remarquable tout au long du tournoi. Les Lions de l'Atlas, solides et constants, avaient déjà démontré leur capacité à rivaliser au plus haut niveau continental. Toutefois, cette victoire particulière restera marquée par les circonstances de son attribution, laissant une empreinte singulière dans l'histoire de la Coupe d'Afrique des nations.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Source : CAF

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