You are here

Feed aggregator

Quand la violence trumpiste gangrène l’Occident

IRIS - Mon, 09/03/2026 - 18:05

Comme je l’écrivais récemment dans une tribune pour La Croix, Donald Trump s’est piégé lui-même en Iran. Affaibli par l’humiliation que lui a infligée la Cour suprême le 20 février en déclarant illégaux ses tarifs douaniers, le président a eu besoin de prouver qu’il restait le boss. Résultat : une guerre sans but stratégique clair, qui pourrait s’enliser pendant des semaines, chaque mort de soldat américain se payant dans les urnes en novembre. Trump cherche désormais désespérément sa sortie de secours, possiblement une pirouette à la vénézuélienne où il déclarera avoir obtenu toutes ses exigences auprès de nouveaux dirigeants iraniens « modérés ».

Mais le plus inquiétant dans cette affaire ne se trouve pas dans les calculs électoraux d’un président en difficulté. Le véritable danger réside ailleurs : dans la contamination idéologique que cette administration d’ultra-droite américaine propage à travers l’Occident. Et contrairement à l’année dernière, Elon Musk n’a même plus besoin d’intervenir ouvertement dans les élections britanniques ou allemandes. L’idéologie trumpiste se diffuse désormais d’elle-même, trouvant un terreau fertile dans les opinions publiques comme dans certaines élites politiques européennes.

Le cas français est particulièrement édifiant. Selon un sondage du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) publié la semaine dernière, 49 % des Français approuvent l’intervention militaire américaine en Iran. Près d’un Français sur deux soutient donc une guerre qui bafoue le droit international, menée sans mandat de l’ONU et sans consultation des instances internationales.

Qu’il n’y ait aucun malentendu ici : je ne pleurerai évidemment pas la chute de Khamenei et j’espère que la démocratie finira par s’imposer en Iran. Mais là n’est pas la question.

Ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’a rien à voir avec le devoir d’ingérence (responsabilité de protéger) auquel j’ai toujours été assez favorable. Lorsqu’un gouvernement met en péril la sécurité de sa population ou commet un massacre ou un génocide, la communauté internationale peut et doit agir. Mais cela se décide via les instances internationales — l’ONU au premier chef — ou, si elles sont paralysées comme c’est souvent le cas, via une concertation entre grandes puissances et États concernés. Pas de manière unilatérale comme c’est ici le cas, où deux pays décident seuls d’attaquer un troisième.

Et ce qui est véritablement alarmant, c’est d’entendre Gabriel Attal, qui se présente pourtant comme l’un des chantres de l’humanisme et des valeurs de l’ordre international post-1945, déclarer tranquillement qu’il faut « assumer de parler le langage de la force » et que « le droit international ne peut pas être un totem d’immunité pour ceux qui ne le respectent pas ». Autrement dit : faire fi du droit international lorsqu’il s’agit de faire tomber des dictateurs. L’ancien Premier ministre va même jusqu’à estimer qu’il est temps pour sa génération de « réformer le droit international » et d’« inventer une nouvelle gouvernance internationale ».

Traduisons : si une grande puissance juge qu’un régime doit tomber, elle peut l’attaquer militairement sans mandat international. C’est la porte ouverte à tous les excès. Si l’on accepte ce principe pour l’Iran, comment reprocher à Vladimir Poutine son invasion de l’Ukraine ? Ou à Trump une très possible annexion du Groenland sous prétexte du danger chinois ? Sur quel fondement moral et juridique condamner une intervention qui bafoue la souveraineté d’un État ? Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a bien tenté de nuancer en regrettant que l’intervention n’ait pas « été débattue dans les instances collectives prévues à cet effet », mais sa déclaration n’a guère eu d’impact.

Il y a ici une confusion : beaucoup de ceux qui espèrent la chute du régime iranien en viennent aussi à cautionner les frappes américaines et israéliennes sans en mesurer pleinement l’illégalité, ni surtout la boîte de Pandore qu’elles ouvrent. Mais cette confusion elle-même est révélatrice : elle montre à quel point la violence intrinsèque à l’administration Trump — qui se déploie aussi bien à l’intérieur avec la mise en place d’un régime autoritaire qu’à l’extérieur avec ces guerres unilatérales — trouve aujourd’hui un écho dans les populations occidentales.

Pendant ce temps, à Rome, c’est l’extrême droite qui dit regretter l’illégalité de cette guerre. Le paradoxe est total : ceux qui devraient défendre l’ordre international vacillent, tandis que d’autres, pour des raisons qui leur sont propres, rappellent les principes du droit.

Le constat s’impose : la doctrine Trump, qui consacre le rapport de force brut comme seule loi des relations internationales, est en train de gagner l’Occident. 
Et le plus triste dans tout cela, c’est de voir des responsables politiques que l’on croyait progressistes soutenir ces actions au nom d’un prétendu pragmatisme, pendant que c’est à Rome qu’on dénonce leur illégalité.

Le monde à l’envers.

Romuald Sciora dirige l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS, où il est chercheur associé. Essayiste et politologue franco-américain, il est l’auteur de nombreux ouvrages, articles et documentaires et intervient régulièrement dans les médias internationaux afin de commenter l’actualité. Il vit à New York.

L’article Quand la violence trumpiste gangrène l’Occident est apparu en premier sur IRIS.

Gulf War 3.0: The Iran Conflict Spreads to South Asia

TheDiplomat - Mon, 09/03/2026 - 18:04
Host Tushar Shetty sits down with Siddhant Kishore to examine the impact of the Iran conflict on South Asia. 

The Brief – Give the man a break!

Euractiv.com - Mon, 09/03/2026 - 17:46
The EU would sooner see Zelenskyy a saint than a winner
Categories: Afrique, European Union

The Iran Crisis and the BRICS Dilemma

TheDiplomat - Mon, 09/03/2026 - 17:45
The growing conflict in the Persian Gulf is a test for BRICS’ model of multipolar cooperation.

Décès de SALEGRE (SALGA) Albert Sâaba : Remerciements

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 09/03/2026 - 17:00

« Je ne meurs pas, j'entre dans la vie » (Sainte Thérèse de Lisieux)
Sa majesté Naaba YEMDE, Kurit yir Soaba,

Les grandes familles SALEGRE (SALGA), SANDWIDI, DONDASSE à Bick-Baskouré, Koupéla, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et ailleurs,
La veuve PARKOUDA Odile épouse SALEGRE
Le frère Pierre et la sœur Nathalie Pogyendé,

Les enfants Rémy, Caroline, Lucien, Sabine, Abbé Donatien, Joanny et Denise,
Les petits enfants et les arrières petits-enfants,
Les cousins et cousines, les neveux et nièces,
Les familles alliées, PARKOUDA, BELEMKOABGA, PANDARE, TOUGMA et DAMIBA,

Profondément touchés par vos nombreuses marques de sympathie et de compassion, de fraternité, de solidarité et d'amitié qui leur ont été témoignées lors du rappel à Dieu le lundi 02 mars 2026 et de l'inhumation le mardi 03 mars 2026 de leur frère, époux, père, oncle, beau-père, grand-père, arrière-grand-père,
SALEGRE (SALGA) Albert Sâaba,

Expriment leur profonde
reconnaissance
À son Excellence Monseigneur Gabriel SAYAOGO, archevêque métropolitain de Koupéla

À son Excellence Monseigneur Séraphin François ROUAMBA, archevêque émérite de Koupéla,
À son Excellence Monseigneur Théophile NARE, évêque de Kaya
À son Excellence Monseigneur David KOUDOUGOU, évêque de Tenkodogo
Au presbyterium de Koupéla
Aux prêtres d'autres diocèses ou instituts

Aux religieux et religieuses de différentes congrégations
Aux délégations paroissiales de NEDEGO et de DIALGAYE
Aux populations de Bick-Baskouré et des villages environnants,
Et à toutes les personnes venues de près ou de loin s'associer à leur peine.

Votre proximité réconfortante, vos messages de consolation et vos précieux soutiens multiformes ont fortement contribué à dissiper la douleur qui pesait sur les cœurs.

Que Dieu, dans son immense amour, vous bénisse abondamment et vous rende au centuple vos bienfaits, et que par sa miséricorde, papa Albert Sâaba repose dans la paix de son Seigneur et intercède pour vous !

Categories: Afrique, European Union

Iran war could trigger ‘substantial stagflationary shock’, warns EU economy chief

Euractiv.com - Mon, 09/03/2026 - 16:45
“Obviously, the economic impact will depend much on the duration and the regional wideness of the conflict,” EU Economy Commissioner Valdis Dombrovskis said
Categories: Afrique, European Union

France’s top diplomat accuses Ursula von der Leyen of foreign policy overreach

Euractiv.com - Mon, 09/03/2026 - 16:38
The EU’s external action service, led by Kaja Kallas, must be stronger, Jean-Noël Barrot said
Categories: Afrique, European Union

Iran : 10 jours de guerre, où en est-on ?

IRIS - Mon, 09/03/2026 - 16:36

Dix jours après la mort de l’ayatollah Khamenei lors des frappes israélo-américaines du 28 février, l’Iran a déjà organisé sa succession en nommant un nouveau guide suprême, le fils de l’ancien dirigeant. L’hypothèse d’un effondrement rapide ou d’un changement de régime à court terme semble écartée. Par ailleurs, l’argument central de la prolifération nucléaire, invoqué pour justifier l’opération israélo-américaine, apparaît de plus en plus contesté.

La situation soulève plusieurs questions majeures : quelle place reste-t-il au droit international et qui est encore en mesure de le défendre ? Sommes-nous entrés dans un engrenage de guerre susceptible d’élargir le conflit ? Les Européens, divisés entre leurs alliances et leurs principes, peuvent-ils encore peser sur la situation ou préserver leur crédibilité diplomatique ? Plus largement, assiste-t-on à un affaiblissement durable des principes fondamentaux de l’ordre international au profit d’une logique de rapports de force ? Mon analyse dans cette vidéo.

L’article Iran : 10 jours de guerre, où en est-on ? est apparu en premier sur IRIS.

France teases new defensive mission to secure Hormuz strait 

Euractiv.com - Mon, 09/03/2026 - 16:26
The escalating conflict with Iran has targeted one of the world's most important routes for global oil and gas shipments
Categories: Afrique, European Union

How Britain’s Visa Ban Risks Silencing a Generation of Afghan Women

TheDiplomat - Mon, 09/03/2026 - 16:17
International scholarships and student visas have functioned as a narrow but vital lifeline for Afghan women.

Ramadan au Maniema : une période de ferveur spirituelle et d’opportunités commerciales

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 09/03/2026 - 16:04

En plein mois de Ramadan, la province du Maniema, considérée comme le berceau de l’islam en République démocratique du Congo, vit au rythme du jeûne, de la prière et de la solidarité communautaire. Mais cette période n’est pas seulement spirituelle : elle représente aussi une véritable opportunité économique pour de nombreux petits commerçants de Kindu et d’ailleurs.

Categories: Africa, Afrique

Pourquoi les dauphins font-ils tourner les têtes dans le débat européen sur les droits d’auteur liés à l’IA ?

Euractiv.fr - Mon, 09/03/2026 - 16:00

Les tribunaux européens sont occupés à traiter les recours intentés par les titulaires de droits contre les géants de l'IA, mais il y a peu de chances que la question de l'utilisation de la propriété intellectuelle soit clarifiée rapidement.

The post Pourquoi les dauphins font-ils tourner les têtes dans le débat européen sur les droits d’auteur liés à l’IA ? appeared first on Euractiv FR.

Categories: France, Union européenne

Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy devra purger sa peine de prison ferme

France24 / France - Mon, 09/03/2026 - 15:54
L'ancien président Nicolas Sarkozy devra purger sa peine de six mois de prison ferme aménageable dans l'affaire des comptes de campagne de 2012, a indiqué, lundi, une source proche du dossier, confirmant une information du Figaro. Le tribunal correctionnel a refusé la confusion de cette peine avec celle du dossier Bismuth.

Le « Sud global » : une « couverture informationnelle » au service de l’influence médiatique de Pékin en Afrique de l’Ouest francophone

IRIS - Mon, 09/03/2026 - 15:53

D’un point de vue de géopolitique des médias, la République populaire de Chine (RPC) utilise ainsi son agence de presse comme un acteur géopolitique, un levier de puissance informationnelle en Afrique, participant à la visibilité des récits pro-Pékin promouvant le développement d’un Sud global. En effet, les médias ont un rôle géopolitique dans la mesure où ils peuvent influer sur les relations et rivalités entre États ou autres acteurs non-étatiques, et être instrumentalisés par ces acteurs à des fins géopolitiques. Ils sont également des reflets, puisqu’ils traitent des événements géopolitiques et en proposent des représentations, à travers les contenus qu’ils véhiculent. Ces représentations géopolitiques reflètent le point de vue des acteurs étudiés, et le récit qu’ils se font des événements ou qu’ils veulent présenter au monde.

Pourquoi et comment la Chine a-t-elle utilisé le concept de Sud global pour soutenir sa stratégie d’influence informationnelle en Afrique de l’Ouest francophone ? Et quelles sont les limites de cette stratégie ? L’étude géopolitique des récits médiatiques développés par la Chine dans cette région met en évidence une manipulation des représentations liées au Sud global, visant à couvrir les caractéristiques impérialistes de la présence chinoise dans le champ informationnel ouest-africain.

À télécharger

L’article Le « Sud global » : une « couverture informationnelle » au service de l’influence médiatique de Pékin en Afrique de l’Ouest francophone est apparu en premier sur IRIS.

Migration Trends in Greece: Key Developments and Governance Shifts in 2024–2025

ELIAMEP - Mon, 09/03/2026 - 15:50

The annual report prepared by Eda Gemi, Research Associate, ELIAMEP and Bledar Feta, Research Fellow, Wider Europe Programme, ELIAMEP for the OECD Network of International Migration Experts offers a comprehensive and analytically rich assessment of Greece’s migration landscape during 2024–2025, a period marked by moderated inflows, administrative modernisation, and a more securitised approach to border and asylum governance.

Drawing on the latest statistical data, legislative developments, and administrative practices, the report examines how Greece’s migration system is evolving amid demographic pressures, labour market needs, and heightened scrutiny over fundamental rights compliance. The analysis captures both quantitative trends and qualitative policy shifts, providing an authoritative overview of migration flows, legal residence, asylum procedures, integration policies, labour market participation, and citizenship acquisition.

You can read the full national report about Greece here.

You can read the 2025 edition of International Migration Outlook produced by OECD here.

Key themes explored in the report

  • Migration flows and asylum trends: Arrivals surged in 2024 before moderating in 2025, while asylum applications declined and recognition rates fell. Persistent backlogs and a widening gap between arrivals and returns underscore structural imbalances. The period was further shaped by allegations of pushbacks and the temporary suspension of access to asylum procedures for specific categories of new arrivals.
  • Legal residence and long-term settlement: The legally residing migrant population continued to expand, reaching 916,697 persons in October 2025. Naturalisation increased, particularly among second‑generation applicants, signalling deeper settlement patterns. Yet administrative delays and reliance on temporary certificates heightened precariousness for long-term residents.
  • Labour market and integration: Migrant labour participation remained strong, with unemployment among foreign nationals dropping to 9.7% in Q3 2025. Integration governance consolidated further, especially for unaccompanied minors, while increasingly linking residence and protection to labour market participation, reflecting a shift toward conditional inclusion.
  • Reception, enforcement, and border management: Island reception centre populations fell sharply, indicating decongestion. At the same time, enforcement intensified, particularly in return policy, while irregular stay apprehensions declined. These developments unfolded against a backdrop of growing domestic and international scrutiny.

A governance model at a crossroads

The period 2024–2025 emerges as a transitional yet tension‑filled phase in Greece’s migration governance, marked by a structural rebalancing between administrative consolidation and intensified enforcement. While arrivals moderated in 2025 after the sharp increase of 2024, pressures on the asylum system remain substantial, reflected in expanding backlogs, declining first‑instance recognition rates, and persistent disparities between arrivals and effective returns. Administrative digitalisation, procedural streamlining, and the expansion of selected legal and investment‑based migration pathways signal efforts toward institutional modernisation and closer alignment with EU standards. At the same time, a more restrictive and securitised orientation has taken hold, exemplified by the temporary suspension of access to asylum procedures for specific categories of new arrivals and the reinforcement of return enforcement mechanisms, developments that have heightened domestic and international scrutiny, particularly in light of allegations of pushbacks and broader concerns regarding compliance with fundamental rights obligations.

The legal residence framework continues to expand quantitatively, with growth in valid permits and consolidation of long‑term settlement patterns. Yet persistent delays in residence permit renewals and reliance on short‑term certificates have increased precariousness for long‑term residents, undermining legal certainty and stable socio‑economic integration. Integration governance has strengthened institutionally, especially for unaccompanied minors and other vulnerable groups, but the growing linkage between protection status and labour market participation reflects a shift toward conditional, economically driven inclusion.

Taken together, developments during 2024–2025 point to a migration governance model at a crossroads, where selective openness and administrative modernisation coexist with deterrence‑oriented measures and heightened enforcement. The long‑term sustainability of this evolving approach will depend on Greece’s ability to reconcile control objectives with procedural safeguards, social cohesion, and the protection of fundamental rights.

Pages