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Feed aggregator

China/Syria : Beijing and Damascus in gentle tug-of-war over Syria's Uighurs

Intelligence Online - Wed, 29/07/2026 - 06:00
The first day of August will mark the 70th anniversary of the establishment of diplomatic relations between Beijing and Damascus. [...]
Categories: Defence`s Feeds

United States : House Intelligence Committee calls for expanded classified budget oversight

Intelligence Online - Wed, 29/07/2026 - 06:00
The House Permanent Select Committee on Intelligence (HPSCI) has called for more oversight of opaque spending in its 2027 Intelligence [...]
Categories: Defence`s Feeds

France : First conclusions of encrypted messaging report sent to government

Intelligence Online - Wed, 29/07/2026 - 06:00
After six months of work, the first section of a parliamentary report on encrypted messages has been sent to government. It addresses how encryption is reshaping criminal activities and challenging existing law.
Categories: Defence`s Feeds

How to Reindustrialize America

Foreign Affairs - Wed, 29/07/2026 - 06:00
The case for a strategic investment fund.

Beijing’s Next Play for the South China Sea

Foreign Affairs - Wed, 29/07/2026 - 06:00
How China is normalizing its control.

America’s Surprising Energy Advantage

Foreign Affairs - Wed, 29/07/2026 - 06:00
How to beat China on clean power.

Osteopathen atmen auf: Gerichtsurteil stärkt sie im Streit um die Anerkennung ausländischer Diplome

NZZ.ch - Wed, 29/07/2026 - 05:30
Hunderte Osteopathen arbeiten in der Schweiz mit ausländischen Diplomen, die bis heute nicht anerkannt werden. Das könnte sich nun ändern.
Categories: Swiss News

Asylzahlen sinken in der Schweiz schneller als prognostiziert – was dahintersteckt und wo sich dennoch kein Rückgang abzeichnet

NZZ.ch - Wed, 29/07/2026 - 05:30
Erstmals seit 2022 sinkt die Zahl der neuen Asylgesuche im ersten Halbjahr unter 10 000. Dennoch wird der Rückgang in den Kantonen erst langsam spürbar.
Categories: Swiss News

Irlande: la découverte d'une voiture piégée à la frontière nord-irlandaise ravive le souvenir des «Troubles»

RFI (Europe) - Wed, 29/07/2026 - 05:00
La police irlandaise a arrêté, mercredi 22 juillet, la conductrice d'une voiture proche de la frontière avec l'Irlande du Nord à bord de laquelle les agents ont découvert un engin explosif. L'affaire soulève des inquiétudes dans un pays encore très fortement marqué par les stigmates de la lutte nationaliste qui y a fait rage tout au long du 20e siècle.
Categories: Union européenne

« Musango matusadonaensis », un nouveau dinosaure découvert au Zimbabwe qui arpentait la brousse il y a 210 millions d’années

LeMonde / Afrique - Wed, 29/07/2026 - 02:40
La découverte de cette espèce découle de l’examen d’un squelette déterré en 2018, dans le nord du Zimbabwe. Le dinosaure mesurait environ 4,5 m de long et pesait seulement 222 kg. Les chercheurs pensent qu’il était probablement herbivore ou omnivore.
Categories: Afrique

Algérie : Khalida Boufedeche devient la première femme présidente de l’Assemblée populaire nationale

LeMonde / Afrique - Wed, 29/07/2026 - 01:31
Députée d’Alger, son parti était arrivé en tête des récentes législatives, au taux de participation le plus bas jamais enregistré et à l’issue desquelles seules 25 femmes avaient été élues sur 407 sièges.
Categories: Afrique

How Mexican drug cartels have outsourced meth labs to Nigeria

BBC Africa - Wed, 29/07/2026 - 01:25
West Africa is becoming increasingly attractive to those who want to make and export illicit drugs.
Categories: Africa

How Mexican drug cartels have outsourced meth labs to Nigeria

BBC Africa - Wed, 29/07/2026 - 01:25
West Africa is becoming increasingly attractive to those who want to make and export illicit drugs.
Categories: Africa

Immersion patriotique obligatoire 2026 : 22 187 nouveaux bacheliers mobilisés dans la région du Kadiogo

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 29/07/2026 - 00:35

La région du Kadiogo a officiellement lancé, ce mardi 28 juillet 2026 au lycée de l'Alliance chrétienne de Ouagadougou, la deuxième édition de l'Immersion patriotique obligatoire (IPO) des nouveaux bacheliers. Cette année 2026, 22 187 bacheliers sont concernés dans la région du Kadiogo et seront répartis sur 44 sites d'immersion qui couvrent les cinq circonscriptions de l'enseignement secondaire de Ouagadougou.

Prenant la parole au nom des populations de l'arrondissement nᵒ 9, la présidente de la délégation spéciale, Joceline Sanou/Traoré, a exprimé sa fierté d'accueillir cette cérémonie dans son arrondissement. Elle a remercié les autorités pour la confiance accordée à sa circonscription et souligné l'importance de cette immersion dans la formation civique et morale de la jeunesse.

Pour elle, cette initiative permettra aux nouveaux bacheliers de mieux comprendre leurs droits et devoirs de citoyens, de développer le sens des responsabilités, le respect des institutions, la solidarité ainsi que l'amour de la patrie. « Cette immersion patriotique traduit notre volonté commune de renforcer chez les jeunes les valeurs de discipline, de responsabilité, de respect des institutions, d'amour de la patrie, de solidarité et d'engagement pour le bien commun. Cette immersion n'est pas une simple étape administrative. Elle constitue le départ d'un processus d'initiation à la vie citoyenne. Cette formation sera pour vous (à l'endroit des immergés) une belle opportunité de comprendre votre rôle et votre responsabilité envers une nation que nous voulons forte, souveraine et prospère », a-t-elle indiqué.

22 187 nouveaux bacheliers mobilisés dans le Kadiogo pour l'immersion patriotique obligatoire 2026

Elle a également adressé ses encouragements aux encadreurs, aux forces de défense et de sécurité ainsi qu'à tous les acteurs mobilisés pour la réussite de cette édition 2026 de l'immersion patriotique obligatoire.
Président de cette cérémonie de lancement, le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a salué la mobilisation des différents acteurs et exprimé sa reconnaissance envers tous ceux qui contribuent à la réussite de cette initiative. Il a indiqué qu'une cellule régionale d'immersion patriotique a été mise en place afin d'assurer le suivi permanent des activités, d'identifier les éventuelles difficultés et de garantir le bon déroulement de la formation.

« À l'instar des autres régions, la région du Kadiogo s'est résolument engagée dans la mise en œuvre de l'immersion patriotique obligatoire selon les instructions des plus hautes autorités de notre pays, de façon méthodique et rigoureuse à travers une feuille de route, sous l'instigation de la cellule d'orientation et la cellule régionale de l'immersion patriotique. En effet, ce sont 22 187 bacheliers de la session de 2026 qui vont prendre d'assaut 44 sites répartis entre 5 circonscriptions de l'enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique. Nous saluons hautement l'implication personnelle du camarade président du Faso, chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, à travers la mise en place de la cellule d'orientation et de coordination de l'immersion patriotique et les autres dispositifs d'exécution et de suivi des activités y relatives. La mise en place de tous ces instruments est le témoignage de sa volonté ferme et inébranlable de faire de la jeunesse burkinabè le moteur de son développement. Elle est aussi une invite faite à tous les acteurs engagés dans la mise en œuvre de l'immersion patriotique, responsables administratifs, encadreurs civils et militaires, qu'ils doivent donner le meilleur d'eux-mêmes afin que cette formation soit une réussite totale », a déclaré le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga.

Le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a indiqué qu'une cellule régionale d'immersion patriotique a été mise en place afin d'assurer le suivi permanent des activités, d'identifier les éventuelles difficultés et de garantir le bon déroulement de la formation

Le gouverneur a saisi l'occasion pour lancer un appel à l'ensemble des forces vives de la région, aux parents, aux encadreurs civils et militaires, aux FDS ainsi qu'aux populations pour accompagner cette opération. Selon lui, cette immersion constitue une responsabilité collective qui vise à former une jeunesse consciente de son rôle dans la construction du Burkina Faso.

« J'invite toutes les forces vives de la région du Kadiogo à s'impliquer personnellement pour que cette opération soit une réussite. Le Burkina Faso n'a pas seulement besoin de têtes pleines, mais de cœurs pleins de patriotisme. Je demande également aux parents de les soutenir afin qu'ils puissent suivre correctement cette immersion », a-t-il invité.

Du côté des immergés, l'enthousiasme est perceptible. Pour Dorcas Tassambédo, cette immersion représente une occasion d'acquérir des connaissances peu abordées dans le cursus scolaire. « Je veux surtout apprendre le patriotisme. On en parle beaucoup, mais à l'école on ne nous l'enseigne pas vraiment. J'espère comprendre ce que cela signifie concrètement et devenir une meilleure citoyenne », a-t-elle confié.

La cérémonie a été ponctuée par une séance de plantation d'arbre

Même enthousiasme chez Rachid Kara, qui se réjouit des premiers enseignements reçus. « Depuis hier, nous avons déjà appris beaucoup de choses. Grâce à cette immersion, nous rencontrons des jeunes venus de plusieurs écoles et nous développons la cohésion. Durant ce mois, je veux en apprendre davantage sur le patriotisme, la solidarité et le vivre-ensemble », a-t-il fait savoir.

Prévue du 27 juillet au 26 août 2026 sur toute l'étendue du territoire national, l'immersion patriotique obligatoire ambitionne de renforcer chez les nouveaux bacheliers les valeurs de patriotisme, de discipline, de civisme, de solidarité, de respect des symboles de l'État et d'engagement citoyen. Elle a été instituée en conseil des ministres le 2 mai 2025.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

Categories: Afrique

Les 100 Visages du Burkina Digital : Maxime Da, un bâtisseur de la confiance numérique au Burkina Faso

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 29/07/2026 - 00:30

Une transformation numérique réussie ne repose pas uniquement sur des plateformes performantes, des réseaux modernes ou des services dématérialisés. Elle exige également un élément essentiel, souvent invisible : la confiance. Confiance dans les systèmes d'information, dans la protection des données personnelles, dans la cybersécurité et dans la capacité de l'État à garantir un environnement numérique sûr. Au Burkina Faso, Sié Maxime Da fait partie de ces experts qui construisent cette confiance depuis près de vingt ans.

Ingénieur informaticien, spécialiste de la cybersécurité, de la gouvernance des systèmes d'information et de la protection des données personnelles, il a consacré l'essentiel de sa carrière à bâtir les fondations techniques et institutionnelles d'un numérique sécurisé. Aujourd'hui Directeur Général de la Transformation Digitale au ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, il pilote l'un des chantiers les plus stratégiques du Burkina Faso : faire du numérique un véritable levier de modernisation de l'État.

Une vocation construite autour de la sécurité des systèmes

Le parcours de Maxime Da témoigne d'une progression constante vers les plus hauts niveaux d'expertise. Après une formation en électronique à l'Institut Universitaire de Technologie de l'Université Nazi Boni, il poursuit des études en réseaux et systèmes informatiques avant de se spécialiser en sécurité informatique à l'Université Aube Nouvelle, où il obtient un Master professionnel.

Très tôt, il comprend que l'avenir du numérique dépendra moins de la multiplication des outils que de leur capacité à protéger les données, les infrastructures critiques et les citoyens. Cette vision orientera toute sa carrière.

Près de vingt ans au cœur de la protection des données personnelles

En 2008, Maxime Da rejoint la Commission de l'Informatique et des Libertés (CIL), institution chargée de veiller à la protection des données personnelles au Burkina Faso. Il y construit progressivement une expertise reconnue. D'abord Chef du service informatique, il participe à la mise en place des infrastructures techniques de l'institution. Il est ensuite nommé Directeur de l'Expertise Technique et du Contrôle, fonction qu'il occupe pendant près de six années.

À ce poste, il supervise les contrôles de conformité, accompagne les administrations et les entreprises dans la sécurisation de leurs traitements de données et contribue à l'application de la législation nationale en matière de protection des données personnelles. Il devient ensuite Conseiller technique de la Présidente de la CIL, où il participe aux réflexions stratégiques sur la gouvernance des données, la cybersécurité et l'évolution du cadre réglementaire. Pendant près de dix-huit ans, son parcours accompagne ainsi la montée en puissance de la culture de la protection des données au Burkina Faso.

Faire de la cybersécurité une priorité nationale

L'expertise de Maxime Da dépasse largement les questions techniques. Son domaine d'intervention couvre l'ensemble des enjeux de la cybersécurité moderne : la gouvernance des systèmes d'information, l'élaboration de politiques nationales de cybersécurité, la gestion des risques numériques, la cryptographie et infrastructures à clés publiques (PKI), la sécurité des réseaux, l'investigation numérique, la continuité d'activité et résilience des systèmes d'information.

Cette approche globale lui permet de considérer la cybersécurité comme un pilier de la souveraineté numérique. Pour lui, protéger les données, les infrastructures critiques et les services publics est devenu une mission stratégique au même titre que la protection des frontières physiques.

Piloter la transformation digitale de l'État

En avril 2026, Maxime Da est nommé Directeur Général de la Transformation Digitale au sein du ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques. Cette nomination marque une nouvelle étape dans son parcours. Il ne s'agit plus seulement de sécuriser les systèmes existants, mais d'accompagner la transformation numérique de l'administration publique dans son ensemble.

À la tête de cette direction générale, il pilote les stratégies destinées à accélérer la digitalisation des services publics, améliorer l'interopérabilité des systèmes d'information, promouvoir l'innovation et renforcer la confiance numérique des citoyens. Son approche repose sur une idée simple : la transformation digitale n'a de valeur que si elle améliore durablement la qualité du service public.

Un numérique au service des citoyens

Cette philosophie transparaît dans les interventions publiques de Maxime Da. À l'occasion de la Conférence publique sur la préparation de la retraite organisée par la CARFO en 2026, il résume cette vision en décrivant le numérique comme un outil de gouvernance et d'amélioration de la vie des citoyens. Son approche met l'accent sur un numérique qui protège, simplifie les démarches administratives, rapproche l'administration des usagers et prépare les générations futures à vivre dans un environnement plus sûr et plus efficace. Cette conception humaniste dépasse la seule dimension technologique pour replacer les citoyens au cœur de la transformation digitale.

Former pour renforcer les capacités nationales

Parallèlement à ses responsabilités administratives, Maxime Da contribue au développement des compétences nationales. En tant qu'enseignant vacataire, il dispense des cours de cybersécurité et de cybercriminalité, partageant son expérience avec les futurs ingénieurs et spécialistes des systèmes d'information. La transmission des connaissances constitue pour lui un investissement essentiel dans la souveraineté numérique du Burkina Faso. Former les experts de demain, c'est préparer la résilience des infrastructures de demain.
Une reconnaissance au service de la Nation

Son engagement au service du numérique burkinabè est reconnu par sa distinction de Chevalier de l'Ordre du Mérite burkinabè. Cette distinction vient saluer un parcours marqué par la rigueur, la discrétion et une contribution constante à la modernisation des institutions publiques.

Une vision fondée sur la confiance numérique

Au fil de son parcours, une conviction s'impose. Le numérique ne sera pleinement adopté que s'il inspire confiance. Confiance dans les services publics numériques.Confiance dans la protection des données personnelles. Confiance dans la sécurité des infrastructures critiques. Confiance enfin dans la capacité des institutions à accompagner les mutations technologiques tout en protégeant les droits des citoyens. Cette vision fait aujourd'hui de Maxime Da l'un des principaux artisans de la transformation digitale du Burkina Faso.

Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?

Parce qu'il appartient à cette génération d'experts qui ont construit les fondations de la confiance numérique au Burkina Faso.

Parce qu'il a consacré près de deux décennies à renforcer la protection des données personnelles, la cybersécurité et la gouvernance des systèmes d'information avant de prendre la tête de la Direction Générale de la Transformation Digitale.

Parce qu'il œuvre à faire du numérique un outil de modernisation de l'administration publique, de simplification des services aux citoyens et de renforcement de la souveraineté numérique nationale.

Et parce qu'il rappelle qu'une transformation digitale durable repose autant sur la sécurité, la gouvernance et les compétences que sur les innovations technologiques elles-mêmes.

www.lefasodigital.net

Categories: Afrique

Journées diocésaines de la jeunesse de Dédougou : « Derrière vos écrans, soyez des bâtisseurs de paix », exhorte Dr Cyriaque Paré

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 29/07/2026 - 00:25

Parrain de la deuxième édition des Journées diocésaines de la jeunesse (JDJ) de Dédougou, le fondateur de Lefaso.net, Dr Cyriaque Paré, a livré, le samedi 25 juillet 2026, une communication magistrale sur un sujet au cœur des préoccupations de notre époque : la citoyenneté numérique. Devant plus de 200 jeunes venus des différentes paroisses du diocèse, mais aussi de diverses confessions religieuses, le chercheur en sciences de l'information et de la communication a invité la jeunesse à faire du numérique un espace de vérité, de fraternité et de paix. Plus qu'une conférence sur les réseaux sociaux, son intervention s'est révélée une véritable école de responsabilité citoyenne, inspirée à la fois par les valeurs de l'Évangile, la doctrine sociale de l'Église et les réalités du Burkina Faso.

Les Journées diocésaines de la jeunesse de Dédougou, organisées du 23 au 26 juillet 2026 dans la cité de Bankuy, ont rassemblé des centaines de jeunes autour du thème général tiré de la première lettre de saint Paul à Timothée : « Que personne ne te méprise à cause de ta jeunesse ; mais sois l'exemple des fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi et en chasteté » (1 Tm 4,12). Au programme figuraient des célébrations liturgiques, des activités culturelles, des ateliers de formation et plusieurs communications destinées à renforcer la formation humaine et spirituelle des participants. C'est dans ce cadre que le Dr Cyriaque Paré, parrain de cette édition, est intervenu sur le thème : « Jeunesse et citoyenneté numérique : promouvoir une citoyenneté responsable fondée sur le respect du bien commun, des valeurs humaines et des institutions ».

Le numérique, une réalité incontournable de la jeunesse

Dès les premières minutes de son intervention, le communicateur a invité son auditoire à prendre conscience de la place qu'occupe désormais le numérique dans la vie quotidienne. « Nous appartenons à une génération qui vit avec le numérique. Pour beaucoup d'entre nous, le téléphone est devenu le premier objet que nous regardons le matin et parfois le dernier avant de dormir », a-t-il observé. Aujourd'hui, a-t-il expliqué, le smartphone accompagne presque toutes les dimensions de la vie : communiquer avec ses proches, apprendre, travailler, entreprendre, s'informer, se divertir, mais aussi prier. Illustrant son propos par une expérience vécue la veille avec l'évêque et ses collaborateurs, il a rappelé que chacun suivait les vêpres sur son téléphone portable, sans avoir besoin du traditionnel bréviaire.

Mais cette révolution numérique comporte également des risques, soulignera-t-il. « Nous pouvons blesser quelqu'un avec quelques mots écrits trop vite. Nous pouvons partager une fausse information sans le savoir. Nous pouvons participer, sans en avoir conscience, à détruire une réputation ou à créer la peur dans une communauté. » Pour résumer cette responsabilité nouvelle, Dr Paré a lancé une formule qui reviendra plusieurs fois au cours de sa conférence : « Le téléphone n'a pas de conscience. C'est la conscience de celui qui l'utilise qui fait la différence. »

Une simple rumeur peut fragiliser toute une communauté

Pour illustrer le pouvoir des réseaux sociaux, le communicateur a raconté l'histoire imaginaire d'un message WhatsApp annonçant l'arrivée d'hommes armés dans un village. En quelques minutes, la rumeur se propage. Les commerçants ferment leurs boutiques. Les familles prennent peur. Les voyageurs rebroussent chemin. Quelques heures plus tard, on découvre pourtant que l'information était totalement fausse.

À l'inverse, a-t-il poursuivi, une jeune fille choisit de vérifier cette même information auprès des autorités locales et d'une radio crédible avant de la partager. Constatant qu'il s'agissait d'une rumeur, elle décide de ne pas la diffuser. « La différence entre ces deux histoires tient à une seule personne : celle qui a choisi de réfléchir avant de partager », a résumé le conférencier. Selon lui, cette capacité de discernement constitue désormais l'une des plus grandes responsabilités des citoyens.

Être un bon citoyen… même derrière un écran

Pour Dr Cyriaque Paré, la citoyenneté ne s'arrête plus aux frontières du monde physique. « On ne peut pas être un bon citoyen dans la rue et devenir irresponsable dès qu'on ouvre Facebook. On ne peut pas être respectueux à l'église et insultant dans les commentaires d'une publication. » La citoyenneté numérique, a-t-il expliqué, consiste simplement à vivre les mêmes responsabilités de citoyen lorsqu'on utilise les outils numériques.

Autrement dit, la manière de parler sur Internet, de traiter les autres, de partager des informations ou d'exercer sa liberté fait désormais pleinement partie de l'exercice de la citoyenneté.
Pour illustrer cette idée, il a comparé le smartphone à un mégaphone. « Le téléphone n'invente rien. Il amplifie ce que nous décidons d'y mettre. Une parole de paix peut toucher des milliers de personnes. Une parole de haine aussi. Une information juste peut rassurer tout un village. Une rumeur peut également semer la panique. » Selon lui, la première responsabilité numérique n'est donc ni technique ni informatique. « Elle est morale. Elle est spirituelle. Elle est humaine. »

« Le premier réseau social, c'est notre cœur »

L'un des passages les plus applaudis de la conférence fut sans doute celui consacré au lien entre la technologie et la conscience. Pour Dr Paré, avant Facebook, TikTok ou WhatsApp, le premier réseau social est le cœur humain. « Tout ce qui sort de nos téléphones est d'abord passé par notre cœur. Nos paroles viennent de notre cœur. Nos commentaires viennent de notre cœur. Nos publications viennent de notre cœur. » S'appuyant sur l'Évangile selon saint Matthieu, il a rappelé que Jésus enseigne : « C'est de l'abondance du cœur que la bouche parle. » Avant de paraphraser cette parole de manière particulièrement parlante : « Aujourd'hui, nous pourrions presque dire : c'est de l'abondance du cœur que les doigts écrivent. » Ainsi, chaque publication, chaque commentaire ou chaque partage révèle d'abord une intention intérieure.

Un formidable outil de développement… mais aussi des dangers bien réels

Refusant de diaboliser Internet, Dr Cyriaque Paré a insisté sur les nombreuses opportunités offertes par le numérique. Il a évoqué les jeunes entrepreneurs qui trouvent leurs clients grâce aux réseaux sociaux, les étudiants qui suivent des formations en ligne, les agriculteurs qui découvrent de nouvelles techniques sur YouTube, les prêtres qui diffusent la Parole de Dieu ou encore les familles séparées par la distance qui restent unies grâce aux appels vidéo. « Le numérique est aussi un outil de fraternité. Il est aussi un outil de développement. Il est aussi un outil d'évangélisation », a-t-il rappelé.

Cependant, le conférencier a également identifié cinq grands dangers. Le premier est la diffusion des fausses informations, alimentée par la rapidité des réseaux sociaux et notre tendance à partager avant de vérifier.
Le deuxième concerne les paroles blessantes. « Derrière chaque écran, il y a une personne. Une personne avec une famille, une histoire, des joies et des blessures », a-t-il rappelé, invitant les jeunes à mesurer la portée de leurs commentaires.

Le troisième danger est celui de la manipulation. Dans un contexte sécuritaire fragile comme celui du Burkina Faso, diffuser sans discernement des informations susceptibles d'alimenter la peur ou les divisions revient, selon lui, à fragiliser le bien commun.
Il a ensuite mis en garde contre le temps excessif passé devant les écrans, qui peut finir par éloigner les jeunes de leurs études, de leur famille, de leur vie spirituelle et de leurs responsabilités.
Enfin, il a évoqué le risque de l'indifférence. « À force de tout voir défiler sur nos écrans, nous risquons de ne plus rien ressentir devant la souffrance des autres », a-t-il regretté.

Les cinq piliers d'une citoyenneté numérique responsable

Au-delà du constat, Dr Cyriaque Paré a proposé une véritable éthique du numérique fondée sur cinq valeurs.
La première est la recherche de la vérité. « La vérité est un bien commun. Chaque fois que vous refusez de partager une information douteuse, vous rendez déjà un service au Burkina Faso. »
La deuxième est le respect de la dignité humaine. Même lorsqu'une personne pense différemment ou commet une erreur, elle demeure créée à l'image de Dieu et mérite le respect.

La troisième est la recherche du bien commun. Le conférencier a invité les jeunes à utiliser les réseaux sociaux pour promouvoir les initiatives positives, les actions de solidarité, les réussites locales ou encore les activités de leurs paroisses.

Le quatrième pilier concerne le respect des institutions. Sans renoncer à leur esprit critique, les jeunes sont appelés à débattre avec respect, sans injures ni humiliations.
Enfin, le cinquième pilier est celui de la paix. S'appuyant sur les Béatitudes, Dr Paré a rappelé que Jésus ne déclare pas heureux ceux qui parlent de paix, mais ceux qui la construisent. « Être artisan de paix sur Internet, c'est parfois choisir de ne pas répondre à une provocation, calmer une discussion, défendre une personne injustement attaquée ou rappeler les faits. » Selon lui, le Burkina Faso a aujourd'hui besoin de jeunes qui deviennent « des bâtisseurs de confiance, de fraternité et d'espérance ».

« Avant de partager, faites une pause de trente secondes »

Dans une partie très pratique de son intervention, le journaliste a proposé aux jeunes plusieurs réflexes simples. Le premier consiste à marquer un temps d'arrêt avant chaque partage. « Dans le journalisme, nous avons appris une règle d'or : la vitesse ne vaut jamais la vérité », a-t-il déclaré.
Avant de diffuser un message, il recommande de se poser trois questions : « Est-ce vrai ? Est-ce utile ? Est-ce que cela construit la paix ? Si une seule réponse est négative, mieux vaut s'abstenir ». dira-t-il.
Le deuxième réflexe consiste à apprendre à vérifier les informations : identifier la source, regarder la date, comparer avec plusieurs médias crédibles et ne jamais hésiter à reconnaître que l'on ne sait pas.

Le troisième invite les jeunes à faire des réseaux sociaux des espaces d'espérance en partageant davantage d'initiatives positives que de contenus polémiques.
Le quatrième appelle à protéger la réputation des autres en refusant de diffuser des images humiliantes ou des conversations privées.
Enfin, Dr Paré a encouragé les jeunes à apprendre à se déconnecter. « Les réseaux sociaux créent des connexions. Mais seuls les êtres humains créent de vraies relations », a-t-il rappelé.

Des ambassadeurs numériques de la paix

Pour conclure, le conférencier a lancé un véritable défi aux jeunes présents. Il les a invités à devenir, chacun dans sa paroisse, sa famille, son école ou son village, des « ambassadeurs numériques de la paix ». « Vous n'avez pas besoin d'être influenceur. Vous n'avez pas besoin d'avoir dix mille abonnés. Vous avez seulement besoin d'être cohérents », leur a-t-il lancé.

À ses yeux, les transformations profondes du Burkina Faso ne dépendront pas uniquement des grandes décisions prises dans les bureaux. « Le Burkina Faso changera aussi grâce aux milliers de petites décisions que des jeunes comme vous prendront chaque jour… avant d'appuyer sur le bouton "Partager". »

« Chaque clic est un choix »

En guise de conclusion, Dr Cyriaque Paré a laissé aux jeunes une image forte. « Chaque fois que vous prenez votre téléphone, vous choisissez le monde que vous voulez construire. Chaque clic est un choix. Chaque commentaire est un choix. Chaque partage est un choix. Chaque publication est un choix. »
Avant de les inviter à s'interroger : « Si quelqu'un pouvait visiter votre téléphone ce soir, découvrirait-il un jeune qui construit la paix ? Un disciple du Christ qui vit l'Évangile jusque dans sa vie numérique ? »

Le parrain des JDJ a enfin exhorté les participants à faire de leurs téléphones non pas des instruments de division, mais des outils de vérité, de fraternité et d'espérance. « Les réseaux sociaux relient les téléphones. Seules des femmes et des hommes de cœur peuvent relier les personnes », a-t-il conclu sous les applaudissements nourris des participants, qui se sont engagés, à travers une charte de citoyenneté numérique, à devenir des modèles de responsabilité sur les réseaux sociaux.

Alphonse Dakuyo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Immersion patriotique obligatoire 2026 : Plus de 65 000 nouveaux bacheliers appelés à renforcer leur engagement citoyen

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 29/07/2026 - 00:20

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a lancé, ce mardi 28 juillet 2026 à Koupéla, la deuxième édition de l'Immersion patriotique obligatoire (IPO). Destinée à plus de 65 000 nouveaux bacheliers, cette initiative vise à renforcer le patriotisme, la discipline et le sens de la citoyenneté des jeunes, tout en les préparant à relever les défis de la souveraineté et du développement du Burkina Faso.

L'Immersion patriotique obligatoire s'inscrit dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous, dont la composante 7 est consacrée notamment au renforcement de la discipline scolaire et à la propreté des établissements. Adoptée en conseil des ministres le 2 mai 2025, cette initiative accueille cette année sa deuxième cohorte de nouveaux bacheliers.

Dans son allocution, le Premier ministre a inscrit cette initiative dans la dynamique de refondation engagée par les autorités burkinabè. Il a rappelé que l'Immersion patriotique obligatoire constitue un levier de formation de la jeunesse aux valeurs de discipline, de patriotisme et de responsabilité.

« Notre société a besoin d'une refondation structurelle. Il nous faut bâtir un nouveau type de Burkinabè, pleinement conscient de ses devoirs envers la Nation et capable d'incarner les valeurs portées par la Révolution progressiste populaire », a-t-il déclaré.

S'adressant aux plus de 65 000 nouveaux bacheliers attendus sur les différents sites d'immersion, le chef du gouvernement les a exhortés à suivre avec assiduité les enseignements qui leur seront dispensés et à tirer pleinement profit de cette étape de leur formation citoyenne.

« L'Immersion patriotique obligatoire n'est ni une sanction ni une contrainte dépourvue de sens. Elle constitue un cadre de formation destiné à vous ancrer dans les réalités du Burkina Faso, à renforcer votre résilience et à consolider votre engagement au service de la Patrie », a-t-il insisté.

Le président du Comité national de coordination et de suivi de l'Immersion patriotique obligatoire, le colonel Daba Naon, a, pour sa part, insisté sur la vocation profondément éducative et citoyenne de l'initiative.

« L'Immersion patriotique obligatoire n'est pas une simple activité inscrite dans un calendrier administratif. Elle est une démarche de formation et de transformation. Elle est une école de citoyenneté », a-t-il affirmé.

Il a également présenté les principales innovations introduites au titre de la session 2026. Celles-ci portent notamment sur le renforcement des contenus pédagogiques, la professionnalisation des formateurs ainsi que l'amélioration du dispositif d'encadrement, de suivi et d'évaluation.

« Toutes ces innovations poursuivent un même objectif : faire de l'Immersion patriotique un véritable outil de construction citoyenne et de consolidation de la cohésion nationale », a-t-il soutenu.

À l'issue de la cérémonie, un message du capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, chef de l'État, a été diffusé à l'attention des appelés de l'Immersion patriotique obligatoire. Félicitant les nouveaux bacheliers pour leur réussite, le chef de l'État les a invités à mettre à profit cette étape de leur parcours pour se forger en citoyens patriotes, disciplinés et résolument engagés au service de la Nation.

Il les a également exhortés à approfondir leur connaissance de l'histoire du Burkina Faso, à mieux appréhender les enjeux géopolitiques ainsi que le contexte sécuritaire national et international, et à développer une conscience aiguë des défis auxquels la Nation est confrontée. Il les a enfin appelés à contribuer à la défense de la souveraineté nationale et à devenir, dans leurs milieux de vie, des relais des valeurs de patriotisme, de civisme et d'engagement au service de la Patrie.

La cérémonie a également été ponctuée de démonstrations réalisées par des anciens appelés de la promotion 2025. Devant les autorités et les participants mobilisés pour l'occasion, ceux-ci ont effectué une séance de démontage et de remontage d'armes, avant d'exécuter des mouvements d'ordre serré. La maîtrise, la discipline et la coordination dont ils ont fait preuve ont suscité les acclamations de l'assistance, témoignant des acquis de la formation reçue au cours de leur immersion.

Pour clore la cérémonie, le Premier ministre, accompagné de membres du gouvernement et des personnalités présentes, a mis en terre un jeune plant dans l'enceinte du lycée Saint-Philippe. Par ce geste symbolique, le Chef du Gouvernement a réaffirmé l'importance de la préservation de l'environnement et invité chacun à contribuer aux efforts de reverdissement du cadre de vie.

Lefaso.net
Source : DCRP/Primature

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Audiences foraines à Pabré : 34 dossiers jugés, 249 certificats de nationalité délivrés, 66 actes de l'état civil rectifiés, selon le procureur général Blaise Bazié

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 29/07/2026 - 00:15

Du 20 au 25 juillet 2026, la commune de Pabré a constitué un prolongement du Tribunal de grande instance Ouaga I. Pendant six jours, magistrats, greffiers, officiers de police judiciaire et acteurs de la chaîne judiciaire ont déplacé la justice au plus près des populations. Au terme de cette opération, le parquet dresse un bilan marqué par des dossiers traités, des condamnations prononcées dans des affaires criminelles et correctionnelles, mais aussi des actions d'état civil au profit des citoyens.

Rapprocher la justice des justiciables. C'est l'ambition qui a guidé la tenue des audiences foraines organisées à Pabré du 20 au 25 juillet 2026. Dans un communiqué publié à l'issue de cette mission, soit le 25 juillet 2025, le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga I, Blaise Bazié, rappelle que ces audiences, conduites simultanément par les chambres criminelle et correctionnelle, ont concerné les dossiers de la commune de Pabré ainsi que ceux des arrondissements n° 3 et n° 9 de Ouagadougou.

Selon le procureur général, ces audiences s'inscrivent pleinement dans le cadre de la politique de rapprochement de la justice des justiciables, traduisant ainsi la volonté de rendre l'institution judiciaire plus accessible aux populations. Ainsi, sur le volet criminel, 19 dossiers étaient inscrits au rôle. 25 personnes étaient concernées par ces différentes affaires, qui portaient notamment sur des infractions d'assassinat, de meurtre, d'infanticide, de faux et usage de faux en écriture publique, ainsi que de viol aggravé.

"18 dossiers ont été jugés. 15 personnes ont été condamnées à des peines allant de 60 mois d'emprisonnement, dont 12 mois assortis du sursis pour viol aggravé, à l'emprisonnement à vie pour assassinat et infanticide. 8 mandats d'arrêt ont été décernés. En outre, la chambre criminelle a prononcé, à l'encontre de condamnés, des amendes allant de 300 000 francs CFA ferme à 1 000 000 de francs CFA ferme. Le montant total des amendes fermes prononcées s'élève à 5 800 000 francs CFA, assortis de la contrainte judiciaire. Le taux de traitement des dossiers criminels est de 99 %", a-t-il ressassé.

En matière correctionnelle, poursuit le procureur général, 17 dossiers impliquant 52 prévenus, étaient enrôlés. Ils portaient sur des infractions de séquestration, d'atteinte à l'intimité de la vie privée, de destruction volontaire de bien immobilier, de stellionat, de coups et blessures volontaires, d'accusation de pratique de sorcellerie, d'escroquerie et de menaces sous condition. " 16 dossiers ont été jugés. La sanction la plus lourde prononcée est de 60 mois d'emprisonnement ferme, assortis d'une amende ferme de 1 000 000 de francs CFA, pour complicité de séquestration, complicité d'atteinte à l'intimité de la vie privée et complicité de coups et blessures volontaires", a-t-il détaillé.

La peine la plus légère est de 6 mois d'emprisonnement avec sursis, assortis d'une amende de 200 000 francs CFA, pour stellionat. 6 personnes ont été relaxées pour infractions non constituées ou au bénéfice du doute. Toujours au titre des dossiers correctionnels, le montant total des amendes se chiffre à 20 300 000 francs CFA, assortis de la contrainte judiciaire. "Le taux de traitement des affaires correctionnelles est de 99 %", précise le communiqué signé par le procureur général. Rappelons qu'en marge des audiences, bien d'autres activités ont été réalisées.

On dénombre entre autres, la délivrance de 249 certificats de nationalité burkinabè, la
rectification de 66 actes de l'état civil, le contrôle du centre d'état civil de la commune de Pabré, ainsi que la vérification du fonctionnement de l'unité de police judiciaire de Pabré. Le communiqué se clôt par une série de remerciements aux différents acteurs et institutions, qui n'ont ménagé aucun effort pour que cette mission soit menée à bien. " Le parquet du Faso réaffirme son engagement à poursuivre cette dynamique au service de la paix sociale et de l'État de droit", rappelle Blaise Bazié.

Erwan Compaoré
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Burkina/Médias : Le CSC inflige une amende de 200 millions de FCFA à Canal+ pour non-exécution d'une décision

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 29/07/2026 - 00:10

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a annoncé avoir infligé une amende de 200 millions de FCFA à la société CANAL+ International pour non-exécution d'une décision rendue le 12 juin 2026. En effet, cette sanction fait suite au non-respect par Canal+ d'une obligation conventionnelle imposée par la décision n°2026-026/CSC du 12 juin 2026. À cette occasion, le CSC avait condamné l'entreprise à une amende de 50 millions de FCFA.

La décision exigeait de Canal+ qu'elle supprime tous les obstacles empêchant les abonnés résidant au Burkina Faso d'accéder en clair aux chaînes de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), sans qu'ils aient à recourir à l'envoi de SMS. Le Conseil avait accordé à la société un délai de 30 jours pour se conformer à cette injonction. À l'issue de ce délai, le CSC indique avoir constaté « avec regret » que sa décision n'avait pas été exécutée.

En conséquence, l'institution a décidé de condamner CANAL+ International au paiement d'une nouvelle amende de 200 millions de FCFA.

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Burkina/Action humanitaire : L'OCADES a investi plus de 6 milliards de francs CFA dans ses domaines d'intervention en 2025

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 29/07/2026 - 00:08

L'Organisation catholique pour le développement et la solidarité OCADES Caritas a animé, dans la matinée de ce mardi 28 juillet 2026, une conférence de presse au centre de Développement humain intégral (DHI) situé au quartier Samandin à Ouagadougou. Cette rencontre visait à présenter le Rapport annuel consolidé 2025 (RAC) du réseau OCADES Caritas Burkina.

Face à la presse, l'OCADES Caritas a fait le point de ses activités menées tout au long de l'année 2025. Il ressort de ce rapport qu'en 2025, un montant de 6 357 685 614 FCFA a été mobilisé et investi. Les différentes interventions ont permis de toucher 912 885 bénéficiaires directs répartis dans les quinze diocèses du Burkina Faso, dont 529 697 femmes, soit 58 % des personnes accompagnées.

« Ce résultat traduit notre volonté constante de placer l'autonomisation des femmes au cœur de notre vision d'un développement humain intégral, juste et inclusif », a fait comprendre l'abbé Constantin Safanitié Séré, secrétaire de l'OCADES Caritas Burkina.

Les actions ont été déployées dans trois principaux domaines, notamment le volet humanitaire et résilience qui a concentré 78 % des investissements, soit près de 5 milliards de francs CFA pour 783 056 bénéficiaires. Sur ce plan, plusieurs infrastructures ont été réalisées. Il s'agit entre autres de la construction des abris d'urgence ; la construction de 80 forages tout types, la réhabilitation de 33 forages et la réhabilitation de deux châteaux d'eau. Pour garantir un bon usage des ouvrages, l'organisation a tenu des sessions de formation ainsi que des séances de sensibilisation au profit des bénéficiaires.

Aussi, elle a procédé à la construction de latrines familiales. En plus de cela, l'organisation a œuvré dans l'accompagnement des survivantes de violences, la lutte contre la malnutrition des jeunes enfants. En effet, soucieux du bien-être des enfants, l'OCADES Caritas a soutenu l'État à travers un investissement de 158 615 625 FCFA dans la lutte contre la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans à travers l'apport d'intrants nutritionnels à plus de 4 742 enfants de 6 à 23 mois ainsi que la formation et la sensibilisation d'environ 5 932 mères d'enfants de moins de 5 ans sur les bonnes pratiques en matière d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant.

« Derrière chacun de ces chiffres se trouve une personne, une famille, une communauté dont les conditions de vie se sont améliorées », confie l'abbé Constantin Safanitié Séré, secrétaire général de l'OCADES Caritas Burkina

Elle a également favorisé l'accès à l'éducation grâce aux cantines scolaires, aux bourses et aux équipements éducatifs, en passant par le renforcement de l'inclusion économique des jeunes et des femmes grâce à la formation de 1 097 jeunes et femmes sur la couture, la saponification, l'élevage, le tissage, la production maraîchère, la gestion financière, l'approche CECI (Communautés d'épargne et de crédit interne). La mise en place de 71 CEC, suivie de la formation de leurs membres en leadership, en gestion comptable simplifiée/éducation financière ; l'acquisition de kits d'installation dans les métiers porteurs, appuis à la mise en place d'AGR et la dotation en fonds de roulement au profit de 3 279 personnes, notamment les jeunes, les femmes ainsi que les personnes handicapées.

À cela s'ajoute le secteur du développement agro-sylvo-pastoral qui a, quant à lui, bénéficié de 21 % des investissements, soit plus de 1,3 milliard de FCFA, au profit de 25 514 bénéficiaires. Un investissement qui a permis à des milliers de producteurs et d'éleveurs de renforcer leurs capacités de production et leur autonomie économique grâce à la distribution d'intrants et d'animaux, aux équipements agricoles, aux formations, à l'aménagement de périmètres productifs et à l'appui aux coopératives.

Enfin, le domaine de l'environnement et du développement durable qui a enregistré un investissement de plus de 52 millions de FCFA, permettant de toucher 104 315 bénéficiaires. Le reboisement communautaire, la mise en place de bosquets scolaires, la protection des berges du fleuve Mouhoun, la promotion des foyers améliorés et des biodigesteurs, la sensibilisation des producteurs à l'utilisation des bio-pesticides et le renforcement de la gouvernance environnementale au sein des communautés, sont entre autres actions menées. Kayao Bomborokuy à Nouna, Fornofesso à Banfora, sont autant de localités parmi lesquelles le réseau OCADES a fait ses interventions.

À travers ces différentes actions, l'OCADES Caritas réaffirme son engagement en faveur des personnes vulnérables. L'organisation entend également poursuivre ses actions humanitaires et de développement afin de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations.

À Nouna, l'aide humanitaire a redonné le sourire à Micheline Traoré, âgée de 78 ans

Par ailleurs, l'abbé Constantin Safanitié Séré a affirmé que ces réalisations n'ont pas été un long fleuve tranquille. En effet, en 2025, OCADES Caritas Burkina indique avoir évolué dans un contexte marqué par des défis humanitaires et une reconfiguration des mécanismes de solidarité internationale. Selon l'organisation, la suppression du financement de l'USAID ainsi que la baisse des appuis de plusieurs partenaires ont entraîné une diminution des ressources extérieures, causant ainsi l'arrêt de certains projets, une réduction des capacités d'intervention et, dans certains cas, des compressions de personnel. Malgré cette situation, l'organisation affirme être restée fidèle à sa mission d'assistance aux personnes les plus vulnérables.

« La suppression du financement de l'USAID, notamment, a entraîné une réduction sensible de nos ressources extérieures, provoquant l'arrêt de certains projets et une diminution de nos capacités d'intervention. Malgré ces nombreuses contraintes, notre engagement ne s'est jamais démenti. Car si les défis ont été immenses, ils n'ont jamais entamé notre détermination. Ces résultats que nous présentons aujourd'hui sont le reflet de cette résilience collective », a ajouté l'abbé Constantin Safanitié Séré dans sa déclaration liminaire.

Pour le compte de l'année 2026, des perspectives se dessinent à l'horizon. Le réseau OCADES Caritas Burkina envisage de poursuivre ses efforts afin de consolider les acquis, de renforcer les approches intégrées entre action humanitaire, développement et résilience, d'intensifier son plaidoyer pour un financement plus juste, plus durable, plus endogène et davantage adapté aux réalités du Burkina Faso. Par ailleurs, l'abbé Constantin Safanitié Séré a souligné que les principales priorités seront tournées vers le renforcement de la gouvernance et la mise en conformité avec la nouvelle réglementation en vigueur, qui interviennent comme des conditions essentielles pour consolider la crédibilité de l'institution.

Au cours de ce point de presse, un hommage a été rendu à Arsène Flavien Bationo, chef du département promotion humaine rappelé à Dieu en juillet 2025 après 17 ans de service. Une partie du rapport lui est dédiée en hommage à sa détermination et à son engagement exemplaire au service des plus vulnérables.
À noter que l'OCADES Caritas Burkina est une organisation catholique pour le développement et la solidarité. Elle est une branche caritative et de développement de l'église catholique au Burkina Faso. Fondée sur les principes de la doctrine sociale de l'Église, elle intervient dans les domaines humanitaires, du développement durable et de la promotion de la paix, au service de toutes les personnes sans distinction de religion, d'ethnie ou de statut social.

Muriel Dominique Ouédraogo
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