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En Hongrie, la rupture à marche forcée de Péter Magyar inquiète les défenseurs de l’État de droit

RFI (Europe) - Wed, 29/07/2026 - 07:10
Fort d’une majorité des deux tiers au Parlement, le nouveau Premier ministre hongrois s’est lancé dans une transformation rapide du système politique et juridique hérité de Viktor Orban. Mais cette stratégie assumée suscite des critiques jusque dans la société civile : pour certains défenseurs de l’État de droit, Péter Magyar prend le risque de reproduire les méthodes – et les errements – de son prédécesseur.
Categories: Union européenne

'No safe options' for thousands sheltering in key Sudan city as RSF fighters advance

BBC Africa - Wed, 29/07/2026 - 07:01
International leaders have issued warnings the RSF may be preparing to attack the city, raising fears of further atrocities being committed.
Categories: Africa

An ASEAN Summit Consumed by Middle East Worries

Foreign Policy - Wed, 29/07/2026 - 07:00
The South China Sea ran a distant second.

Environ 100 décès communautaires d’Ebola en une semaine au PK 51 de Mambasa

Radio Okapi / RD Congo - Wed, 29/07/2026 - 06:05

La situation sanitaire devient préoccupante au point kilométrique 51 (PK51), dans le territoire de Mambasa (Ituri), où une centaine de décès communautaires ont été enregistrés en une semaine. Plus de quarante structures de santé, auparavant opérationnelles dans cette entité minière, ont fermé leurs portes.

Categories: Afrique

Ukraine : NABU struggles to recruit investigators

Intelligence Online - Wed, 29/07/2026 - 06:00
Sources close to NABU, the Ukrainian national anti-corruption bureau, say difficulties in attracting sufficiently skilled investigators are raising concerns internally, [...]
Categories: Defence`s Feeds

China/Syria : Beijing and Damascus in gentle tug-of-war over Syria's Uighurs

Intelligence Online - Wed, 29/07/2026 - 06:00
The first day of August will mark the 70th anniversary of the establishment of diplomatic relations between Beijing and Damascus. [...]
Categories: Defence`s Feeds

United States : House Intelligence Committee calls for expanded classified budget oversight

Intelligence Online - Wed, 29/07/2026 - 06:00
The House Permanent Select Committee on Intelligence (HPSCI) has called for more oversight of opaque spending in its 2027 Intelligence [...]
Categories: Defence`s Feeds

France : First conclusions of encrypted messaging report sent to government

Intelligence Online - Wed, 29/07/2026 - 06:00
After six months of work, the first section of a parliamentary report on encrypted messages has been sent to government. It addresses how encryption is reshaping criminal activities and challenging existing law.
Categories: Defence`s Feeds

How to Reindustrialize America

Foreign Affairs - Wed, 29/07/2026 - 06:00
The case for a strategic investment fund.

Beijing’s Next Play for the South China Sea

Foreign Affairs - Wed, 29/07/2026 - 06:00
How China is normalizing its control.

America’s Surprising Energy Advantage

Foreign Affairs - Wed, 29/07/2026 - 06:00
How to beat China on clean power.

Osteopathen atmen auf: Gerichtsurteil stärkt sie im Streit um die Anerkennung ausländischer Diplome

NZZ.ch - Wed, 29/07/2026 - 05:30
Hunderte Osteopathen arbeiten in der Schweiz mit ausländischen Diplomen, die bis heute nicht anerkannt werden. Das könnte sich nun ändern.
Categories: Swiss News

Asylzahlen sinken in der Schweiz schneller als prognostiziert – was dahintersteckt und wo sich dennoch kein Rückgang abzeichnet

NZZ.ch - Wed, 29/07/2026 - 05:30
Erstmals seit 2022 sinkt die Zahl der neuen Asylgesuche im ersten Halbjahr unter 10 000. Dennoch wird der Rückgang in den Kantonen erst langsam spürbar.
Categories: Swiss News

Irlande: la découverte d'une voiture piégée à la frontière nord-irlandaise ravive le souvenir des «Troubles»

RFI (Europe) - Wed, 29/07/2026 - 05:00
La police irlandaise a arrêté, mercredi 22 juillet, la conductrice d'une voiture proche de la frontière avec l'Irlande du Nord à bord de laquelle les agents ont découvert un engin explosif. L'affaire soulève des inquiétudes dans un pays encore très fortement marqué par les stigmates de la lutte nationaliste qui y a fait rage tout au long du 20e siècle.
Categories: Union européenne

« Musango matusadonaensis », un nouveau dinosaure découvert au Zimbabwe qui arpentait la brousse il y a 210 millions d’années

LeMonde / Afrique - Wed, 29/07/2026 - 02:40
La découverte de cette espèce découle de l’examen d’un squelette déterré en 2018, dans le nord du Zimbabwe. Le dinosaure mesurait environ 4,5 m de long et pesait seulement 222 kg. Les chercheurs pensent qu’il était probablement herbivore ou omnivore.
Categories: Afrique

Algérie : Khalida Boufedeche devient la première femme présidente de l’Assemblée populaire nationale

LeMonde / Afrique - Wed, 29/07/2026 - 01:31
Députée d’Alger, son parti était arrivé en tête des récentes législatives, au taux de participation le plus bas jamais enregistré et à l’issue desquelles seules 25 femmes avaient été élues sur 407 sièges.
Categories: Afrique

How Mexican drug cartels have outsourced meth labs to Nigeria

BBC Africa - Wed, 29/07/2026 - 01:25
West Africa is becoming increasingly attractive to those who want to make and export illicit drugs.
Categories: Africa

Immersion patriotique obligatoire 2026 : 22 187 nouveaux bacheliers mobilisés dans la région du Kadiogo

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 29/07/2026 - 00:35

La région du Kadiogo a officiellement lancé, ce mardi 28 juillet 2026 au lycée de l'Alliance chrétienne de Ouagadougou, la deuxième édition de l'Immersion patriotique obligatoire (IPO) des nouveaux bacheliers. Cette année 2026, 22 187 bacheliers sont concernés dans la région du Kadiogo et seront répartis sur 44 sites d'immersion qui couvrent les cinq circonscriptions de l'enseignement secondaire de Ouagadougou.

Prenant la parole au nom des populations de l'arrondissement nᵒ 9, la présidente de la délégation spéciale, Joceline Sanou/Traoré, a exprimé sa fierté d'accueillir cette cérémonie dans son arrondissement. Elle a remercié les autorités pour la confiance accordée à sa circonscription et souligné l'importance de cette immersion dans la formation civique et morale de la jeunesse.

Pour elle, cette initiative permettra aux nouveaux bacheliers de mieux comprendre leurs droits et devoirs de citoyens, de développer le sens des responsabilités, le respect des institutions, la solidarité ainsi que l'amour de la patrie. « Cette immersion patriotique traduit notre volonté commune de renforcer chez les jeunes les valeurs de discipline, de responsabilité, de respect des institutions, d'amour de la patrie, de solidarité et d'engagement pour le bien commun. Cette immersion n'est pas une simple étape administrative. Elle constitue le départ d'un processus d'initiation à la vie citoyenne. Cette formation sera pour vous (à l'endroit des immergés) une belle opportunité de comprendre votre rôle et votre responsabilité envers une nation que nous voulons forte, souveraine et prospère », a-t-elle indiqué.

22 187 nouveaux bacheliers mobilisés dans le Kadiogo pour l'immersion patriotique obligatoire 2026

Elle a également adressé ses encouragements aux encadreurs, aux forces de défense et de sécurité ainsi qu'à tous les acteurs mobilisés pour la réussite de cette édition 2026 de l'immersion patriotique obligatoire.
Président de cette cérémonie de lancement, le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a salué la mobilisation des différents acteurs et exprimé sa reconnaissance envers tous ceux qui contribuent à la réussite de cette initiative. Il a indiqué qu'une cellule régionale d'immersion patriotique a été mise en place afin d'assurer le suivi permanent des activités, d'identifier les éventuelles difficultés et de garantir le bon déroulement de la formation.

« À l'instar des autres régions, la région du Kadiogo s'est résolument engagée dans la mise en œuvre de l'immersion patriotique obligatoire selon les instructions des plus hautes autorités de notre pays, de façon méthodique et rigoureuse à travers une feuille de route, sous l'instigation de la cellule d'orientation et la cellule régionale de l'immersion patriotique. En effet, ce sont 22 187 bacheliers de la session de 2026 qui vont prendre d'assaut 44 sites répartis entre 5 circonscriptions de l'enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique. Nous saluons hautement l'implication personnelle du camarade président du Faso, chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, à travers la mise en place de la cellule d'orientation et de coordination de l'immersion patriotique et les autres dispositifs d'exécution et de suivi des activités y relatives. La mise en place de tous ces instruments est le témoignage de sa volonté ferme et inébranlable de faire de la jeunesse burkinabè le moteur de son développement. Elle est aussi une invite faite à tous les acteurs engagés dans la mise en œuvre de l'immersion patriotique, responsables administratifs, encadreurs civils et militaires, qu'ils doivent donner le meilleur d'eux-mêmes afin que cette formation soit une réussite totale », a déclaré le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga.

Le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a indiqué qu'une cellule régionale d'immersion patriotique a été mise en place afin d'assurer le suivi permanent des activités, d'identifier les éventuelles difficultés et de garantir le bon déroulement de la formation

Le gouverneur a saisi l'occasion pour lancer un appel à l'ensemble des forces vives de la région, aux parents, aux encadreurs civils et militaires, aux FDS ainsi qu'aux populations pour accompagner cette opération. Selon lui, cette immersion constitue une responsabilité collective qui vise à former une jeunesse consciente de son rôle dans la construction du Burkina Faso.

« J'invite toutes les forces vives de la région du Kadiogo à s'impliquer personnellement pour que cette opération soit une réussite. Le Burkina Faso n'a pas seulement besoin de têtes pleines, mais de cœurs pleins de patriotisme. Je demande également aux parents de les soutenir afin qu'ils puissent suivre correctement cette immersion », a-t-il invité.

Du côté des immergés, l'enthousiasme est perceptible. Pour Dorcas Tassambédo, cette immersion représente une occasion d'acquérir des connaissances peu abordées dans le cursus scolaire. « Je veux surtout apprendre le patriotisme. On en parle beaucoup, mais à l'école on ne nous l'enseigne pas vraiment. J'espère comprendre ce que cela signifie concrètement et devenir une meilleure citoyenne », a-t-elle confié.

La cérémonie a été ponctuée par une séance de plantation d'arbre

Même enthousiasme chez Rachid Kara, qui se réjouit des premiers enseignements reçus. « Depuis hier, nous avons déjà appris beaucoup de choses. Grâce à cette immersion, nous rencontrons des jeunes venus de plusieurs écoles et nous développons la cohésion. Durant ce mois, je veux en apprendre davantage sur le patriotisme, la solidarité et le vivre-ensemble », a-t-il fait savoir.

Prévue du 27 juillet au 26 août 2026 sur toute l'étendue du territoire national, l'immersion patriotique obligatoire ambitionne de renforcer chez les nouveaux bacheliers les valeurs de patriotisme, de discipline, de civisme, de solidarité, de respect des symboles de l'État et d'engagement citoyen. Elle a été instituée en conseil des ministres le 2 mai 2025.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

Categories: Afrique

Les 100 Visages du Burkina Digital : Maxime Da, un bâtisseur de la confiance numérique au Burkina Faso

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 29/07/2026 - 00:30

Une transformation numérique réussie ne repose pas uniquement sur des plateformes performantes, des réseaux modernes ou des services dématérialisés. Elle exige également un élément essentiel, souvent invisible : la confiance. Confiance dans les systèmes d'information, dans la protection des données personnelles, dans la cybersécurité et dans la capacité de l'État à garantir un environnement numérique sûr. Au Burkina Faso, Sié Maxime Da fait partie de ces experts qui construisent cette confiance depuis près de vingt ans.

Ingénieur informaticien, spécialiste de la cybersécurité, de la gouvernance des systèmes d'information et de la protection des données personnelles, il a consacré l'essentiel de sa carrière à bâtir les fondations techniques et institutionnelles d'un numérique sécurisé. Aujourd'hui Directeur Général de la Transformation Digitale au ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques, il pilote l'un des chantiers les plus stratégiques du Burkina Faso : faire du numérique un véritable levier de modernisation de l'État.

Une vocation construite autour de la sécurité des systèmes

Le parcours de Maxime Da témoigne d'une progression constante vers les plus hauts niveaux d'expertise. Après une formation en électronique à l'Institut Universitaire de Technologie de l'Université Nazi Boni, il poursuit des études en réseaux et systèmes informatiques avant de se spécialiser en sécurité informatique à l'Université Aube Nouvelle, où il obtient un Master professionnel.

Très tôt, il comprend que l'avenir du numérique dépendra moins de la multiplication des outils que de leur capacité à protéger les données, les infrastructures critiques et les citoyens. Cette vision orientera toute sa carrière.

Près de vingt ans au cœur de la protection des données personnelles

En 2008, Maxime Da rejoint la Commission de l'Informatique et des Libertés (CIL), institution chargée de veiller à la protection des données personnelles au Burkina Faso. Il y construit progressivement une expertise reconnue. D'abord Chef du service informatique, il participe à la mise en place des infrastructures techniques de l'institution. Il est ensuite nommé Directeur de l'Expertise Technique et du Contrôle, fonction qu'il occupe pendant près de six années.

À ce poste, il supervise les contrôles de conformité, accompagne les administrations et les entreprises dans la sécurisation de leurs traitements de données et contribue à l'application de la législation nationale en matière de protection des données personnelles. Il devient ensuite Conseiller technique de la Présidente de la CIL, où il participe aux réflexions stratégiques sur la gouvernance des données, la cybersécurité et l'évolution du cadre réglementaire. Pendant près de dix-huit ans, son parcours accompagne ainsi la montée en puissance de la culture de la protection des données au Burkina Faso.

Faire de la cybersécurité une priorité nationale

L'expertise de Maxime Da dépasse largement les questions techniques. Son domaine d'intervention couvre l'ensemble des enjeux de la cybersécurité moderne : la gouvernance des systèmes d'information, l'élaboration de politiques nationales de cybersécurité, la gestion des risques numériques, la cryptographie et infrastructures à clés publiques (PKI), la sécurité des réseaux, l'investigation numérique, la continuité d'activité et résilience des systèmes d'information.

Cette approche globale lui permet de considérer la cybersécurité comme un pilier de la souveraineté numérique. Pour lui, protéger les données, les infrastructures critiques et les services publics est devenu une mission stratégique au même titre que la protection des frontières physiques.

Piloter la transformation digitale de l'État

En avril 2026, Maxime Da est nommé Directeur Général de la Transformation Digitale au sein du ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques. Cette nomination marque une nouvelle étape dans son parcours. Il ne s'agit plus seulement de sécuriser les systèmes existants, mais d'accompagner la transformation numérique de l'administration publique dans son ensemble.

À la tête de cette direction générale, il pilote les stratégies destinées à accélérer la digitalisation des services publics, améliorer l'interopérabilité des systèmes d'information, promouvoir l'innovation et renforcer la confiance numérique des citoyens. Son approche repose sur une idée simple : la transformation digitale n'a de valeur que si elle améliore durablement la qualité du service public.

Un numérique au service des citoyens

Cette philosophie transparaît dans les interventions publiques de Maxime Da. À l'occasion de la Conférence publique sur la préparation de la retraite organisée par la CARFO en 2026, il résume cette vision en décrivant le numérique comme un outil de gouvernance et d'amélioration de la vie des citoyens. Son approche met l'accent sur un numérique qui protège, simplifie les démarches administratives, rapproche l'administration des usagers et prépare les générations futures à vivre dans un environnement plus sûr et plus efficace. Cette conception humaniste dépasse la seule dimension technologique pour replacer les citoyens au cœur de la transformation digitale.

Former pour renforcer les capacités nationales

Parallèlement à ses responsabilités administratives, Maxime Da contribue au développement des compétences nationales. En tant qu'enseignant vacataire, il dispense des cours de cybersécurité et de cybercriminalité, partageant son expérience avec les futurs ingénieurs et spécialistes des systèmes d'information. La transmission des connaissances constitue pour lui un investissement essentiel dans la souveraineté numérique du Burkina Faso. Former les experts de demain, c'est préparer la résilience des infrastructures de demain.
Une reconnaissance au service de la Nation

Son engagement au service du numérique burkinabè est reconnu par sa distinction de Chevalier de l'Ordre du Mérite burkinabè. Cette distinction vient saluer un parcours marqué par la rigueur, la discrétion et une contribution constante à la modernisation des institutions publiques.

Une vision fondée sur la confiance numérique

Au fil de son parcours, une conviction s'impose. Le numérique ne sera pleinement adopté que s'il inspire confiance. Confiance dans les services publics numériques.Confiance dans la protection des données personnelles. Confiance dans la sécurité des infrastructures critiques. Confiance enfin dans la capacité des institutions à accompagner les mutations technologiques tout en protégeant les droits des citoyens. Cette vision fait aujourd'hui de Maxime Da l'un des principaux artisans de la transformation digitale du Burkina Faso.

Pourquoi fait-il partie des 100 Visages du Burkina Digital ?

Parce qu'il appartient à cette génération d'experts qui ont construit les fondations de la confiance numérique au Burkina Faso.

Parce qu'il a consacré près de deux décennies à renforcer la protection des données personnelles, la cybersécurité et la gouvernance des systèmes d'information avant de prendre la tête de la Direction Générale de la Transformation Digitale.

Parce qu'il œuvre à faire du numérique un outil de modernisation de l'administration publique, de simplification des services aux citoyens et de renforcement de la souveraineté numérique nationale.

Et parce qu'il rappelle qu'une transformation digitale durable repose autant sur la sécurité, la gouvernance et les compétences que sur les innovations technologiques elles-mêmes.

www.lefasodigital.net

Categories: Afrique

Journées diocésaines de la jeunesse de Dédougou : « Derrière vos écrans, soyez des bâtisseurs de paix », exhorte Dr Cyriaque Paré

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 29/07/2026 - 00:25

Parrain de la deuxième édition des Journées diocésaines de la jeunesse (JDJ) de Dédougou, le fondateur de Lefaso.net, Dr Cyriaque Paré, a livré, le samedi 25 juillet 2026, une communication magistrale sur un sujet au cœur des préoccupations de notre époque : la citoyenneté numérique. Devant plus de 200 jeunes venus des différentes paroisses du diocèse, mais aussi de diverses confessions religieuses, le chercheur en sciences de l'information et de la communication a invité la jeunesse à faire du numérique un espace de vérité, de fraternité et de paix. Plus qu'une conférence sur les réseaux sociaux, son intervention s'est révélée une véritable école de responsabilité citoyenne, inspirée à la fois par les valeurs de l'Évangile, la doctrine sociale de l'Église et les réalités du Burkina Faso.

Les Journées diocésaines de la jeunesse de Dédougou, organisées du 23 au 26 juillet 2026 dans la cité de Bankuy, ont rassemblé des centaines de jeunes autour du thème général tiré de la première lettre de saint Paul à Timothée : « Que personne ne te méprise à cause de ta jeunesse ; mais sois l'exemple des fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi et en chasteté » (1 Tm 4,12). Au programme figuraient des célébrations liturgiques, des activités culturelles, des ateliers de formation et plusieurs communications destinées à renforcer la formation humaine et spirituelle des participants. C'est dans ce cadre que le Dr Cyriaque Paré, parrain de cette édition, est intervenu sur le thème : « Jeunesse et citoyenneté numérique : promouvoir une citoyenneté responsable fondée sur le respect du bien commun, des valeurs humaines et des institutions ».

Le numérique, une réalité incontournable de la jeunesse

Dès les premières minutes de son intervention, le communicateur a invité son auditoire à prendre conscience de la place qu'occupe désormais le numérique dans la vie quotidienne. « Nous appartenons à une génération qui vit avec le numérique. Pour beaucoup d'entre nous, le téléphone est devenu le premier objet que nous regardons le matin et parfois le dernier avant de dormir », a-t-il observé. Aujourd'hui, a-t-il expliqué, le smartphone accompagne presque toutes les dimensions de la vie : communiquer avec ses proches, apprendre, travailler, entreprendre, s'informer, se divertir, mais aussi prier. Illustrant son propos par une expérience vécue la veille avec l'évêque et ses collaborateurs, il a rappelé que chacun suivait les vêpres sur son téléphone portable, sans avoir besoin du traditionnel bréviaire.

Mais cette révolution numérique comporte également des risques, soulignera-t-il. « Nous pouvons blesser quelqu'un avec quelques mots écrits trop vite. Nous pouvons partager une fausse information sans le savoir. Nous pouvons participer, sans en avoir conscience, à détruire une réputation ou à créer la peur dans une communauté. » Pour résumer cette responsabilité nouvelle, Dr Paré a lancé une formule qui reviendra plusieurs fois au cours de sa conférence : « Le téléphone n'a pas de conscience. C'est la conscience de celui qui l'utilise qui fait la différence. »

Une simple rumeur peut fragiliser toute une communauté

Pour illustrer le pouvoir des réseaux sociaux, le communicateur a raconté l'histoire imaginaire d'un message WhatsApp annonçant l'arrivée d'hommes armés dans un village. En quelques minutes, la rumeur se propage. Les commerçants ferment leurs boutiques. Les familles prennent peur. Les voyageurs rebroussent chemin. Quelques heures plus tard, on découvre pourtant que l'information était totalement fausse.

À l'inverse, a-t-il poursuivi, une jeune fille choisit de vérifier cette même information auprès des autorités locales et d'une radio crédible avant de la partager. Constatant qu'il s'agissait d'une rumeur, elle décide de ne pas la diffuser. « La différence entre ces deux histoires tient à une seule personne : celle qui a choisi de réfléchir avant de partager », a résumé le conférencier. Selon lui, cette capacité de discernement constitue désormais l'une des plus grandes responsabilités des citoyens.

Être un bon citoyen… même derrière un écran

Pour Dr Cyriaque Paré, la citoyenneté ne s'arrête plus aux frontières du monde physique. « On ne peut pas être un bon citoyen dans la rue et devenir irresponsable dès qu'on ouvre Facebook. On ne peut pas être respectueux à l'église et insultant dans les commentaires d'une publication. » La citoyenneté numérique, a-t-il expliqué, consiste simplement à vivre les mêmes responsabilités de citoyen lorsqu'on utilise les outils numériques.

Autrement dit, la manière de parler sur Internet, de traiter les autres, de partager des informations ou d'exercer sa liberté fait désormais pleinement partie de l'exercice de la citoyenneté.
Pour illustrer cette idée, il a comparé le smartphone à un mégaphone. « Le téléphone n'invente rien. Il amplifie ce que nous décidons d'y mettre. Une parole de paix peut toucher des milliers de personnes. Une parole de haine aussi. Une information juste peut rassurer tout un village. Une rumeur peut également semer la panique. » Selon lui, la première responsabilité numérique n'est donc ni technique ni informatique. « Elle est morale. Elle est spirituelle. Elle est humaine. »

« Le premier réseau social, c'est notre cœur »

L'un des passages les plus applaudis de la conférence fut sans doute celui consacré au lien entre la technologie et la conscience. Pour Dr Paré, avant Facebook, TikTok ou WhatsApp, le premier réseau social est le cœur humain. « Tout ce qui sort de nos téléphones est d'abord passé par notre cœur. Nos paroles viennent de notre cœur. Nos commentaires viennent de notre cœur. Nos publications viennent de notre cœur. » S'appuyant sur l'Évangile selon saint Matthieu, il a rappelé que Jésus enseigne : « C'est de l'abondance du cœur que la bouche parle. » Avant de paraphraser cette parole de manière particulièrement parlante : « Aujourd'hui, nous pourrions presque dire : c'est de l'abondance du cœur que les doigts écrivent. » Ainsi, chaque publication, chaque commentaire ou chaque partage révèle d'abord une intention intérieure.

Un formidable outil de développement… mais aussi des dangers bien réels

Refusant de diaboliser Internet, Dr Cyriaque Paré a insisté sur les nombreuses opportunités offertes par le numérique. Il a évoqué les jeunes entrepreneurs qui trouvent leurs clients grâce aux réseaux sociaux, les étudiants qui suivent des formations en ligne, les agriculteurs qui découvrent de nouvelles techniques sur YouTube, les prêtres qui diffusent la Parole de Dieu ou encore les familles séparées par la distance qui restent unies grâce aux appels vidéo. « Le numérique est aussi un outil de fraternité. Il est aussi un outil de développement. Il est aussi un outil d'évangélisation », a-t-il rappelé.

Cependant, le conférencier a également identifié cinq grands dangers. Le premier est la diffusion des fausses informations, alimentée par la rapidité des réseaux sociaux et notre tendance à partager avant de vérifier.
Le deuxième concerne les paroles blessantes. « Derrière chaque écran, il y a une personne. Une personne avec une famille, une histoire, des joies et des blessures », a-t-il rappelé, invitant les jeunes à mesurer la portée de leurs commentaires.

Le troisième danger est celui de la manipulation. Dans un contexte sécuritaire fragile comme celui du Burkina Faso, diffuser sans discernement des informations susceptibles d'alimenter la peur ou les divisions revient, selon lui, à fragiliser le bien commun.
Il a ensuite mis en garde contre le temps excessif passé devant les écrans, qui peut finir par éloigner les jeunes de leurs études, de leur famille, de leur vie spirituelle et de leurs responsabilités.
Enfin, il a évoqué le risque de l'indifférence. « À force de tout voir défiler sur nos écrans, nous risquons de ne plus rien ressentir devant la souffrance des autres », a-t-il regretté.

Les cinq piliers d'une citoyenneté numérique responsable

Au-delà du constat, Dr Cyriaque Paré a proposé une véritable éthique du numérique fondée sur cinq valeurs.
La première est la recherche de la vérité. « La vérité est un bien commun. Chaque fois que vous refusez de partager une information douteuse, vous rendez déjà un service au Burkina Faso. »
La deuxième est le respect de la dignité humaine. Même lorsqu'une personne pense différemment ou commet une erreur, elle demeure créée à l'image de Dieu et mérite le respect.

La troisième est la recherche du bien commun. Le conférencier a invité les jeunes à utiliser les réseaux sociaux pour promouvoir les initiatives positives, les actions de solidarité, les réussites locales ou encore les activités de leurs paroisses.

Le quatrième pilier concerne le respect des institutions. Sans renoncer à leur esprit critique, les jeunes sont appelés à débattre avec respect, sans injures ni humiliations.
Enfin, le cinquième pilier est celui de la paix. S'appuyant sur les Béatitudes, Dr Paré a rappelé que Jésus ne déclare pas heureux ceux qui parlent de paix, mais ceux qui la construisent. « Être artisan de paix sur Internet, c'est parfois choisir de ne pas répondre à une provocation, calmer une discussion, défendre une personne injustement attaquée ou rappeler les faits. » Selon lui, le Burkina Faso a aujourd'hui besoin de jeunes qui deviennent « des bâtisseurs de confiance, de fraternité et d'espérance ».

« Avant de partager, faites une pause de trente secondes »

Dans une partie très pratique de son intervention, le journaliste a proposé aux jeunes plusieurs réflexes simples. Le premier consiste à marquer un temps d'arrêt avant chaque partage. « Dans le journalisme, nous avons appris une règle d'or : la vitesse ne vaut jamais la vérité », a-t-il déclaré.
Avant de diffuser un message, il recommande de se poser trois questions : « Est-ce vrai ? Est-ce utile ? Est-ce que cela construit la paix ? Si une seule réponse est négative, mieux vaut s'abstenir ». dira-t-il.
Le deuxième réflexe consiste à apprendre à vérifier les informations : identifier la source, regarder la date, comparer avec plusieurs médias crédibles et ne jamais hésiter à reconnaître que l'on ne sait pas.

Le troisième invite les jeunes à faire des réseaux sociaux des espaces d'espérance en partageant davantage d'initiatives positives que de contenus polémiques.
Le quatrième appelle à protéger la réputation des autres en refusant de diffuser des images humiliantes ou des conversations privées.
Enfin, Dr Paré a encouragé les jeunes à apprendre à se déconnecter. « Les réseaux sociaux créent des connexions. Mais seuls les êtres humains créent de vraies relations », a-t-il rappelé.

Des ambassadeurs numériques de la paix

Pour conclure, le conférencier a lancé un véritable défi aux jeunes présents. Il les a invités à devenir, chacun dans sa paroisse, sa famille, son école ou son village, des « ambassadeurs numériques de la paix ». « Vous n'avez pas besoin d'être influenceur. Vous n'avez pas besoin d'avoir dix mille abonnés. Vous avez seulement besoin d'être cohérents », leur a-t-il lancé.

À ses yeux, les transformations profondes du Burkina Faso ne dépendront pas uniquement des grandes décisions prises dans les bureaux. « Le Burkina Faso changera aussi grâce aux milliers de petites décisions que des jeunes comme vous prendront chaque jour… avant d'appuyer sur le bouton "Partager". »

« Chaque clic est un choix »

En guise de conclusion, Dr Cyriaque Paré a laissé aux jeunes une image forte. « Chaque fois que vous prenez votre téléphone, vous choisissez le monde que vous voulez construire. Chaque clic est un choix. Chaque commentaire est un choix. Chaque partage est un choix. Chaque publication est un choix. »
Avant de les inviter à s'interroger : « Si quelqu'un pouvait visiter votre téléphone ce soir, découvrirait-il un jeune qui construit la paix ? Un disciple du Christ qui vit l'Évangile jusque dans sa vie numérique ? »

Le parrain des JDJ a enfin exhorté les participants à faire de leurs téléphones non pas des instruments de division, mais des outils de vérité, de fraternité et d'espérance. « Les réseaux sociaux relient les téléphones. Seules des femmes et des hommes de cœur peuvent relier les personnes », a-t-il conclu sous les applaudissements nourris des participants, qui se sont engagés, à travers une charte de citoyenneté numérique, à devenir des modèles de responsabilité sur les réseaux sociaux.

Alphonse Dakuyo
Lefaso.net

Categories: Afrique

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