Deux ans jour pour jour après son installation à la tête de la Caisse des dépôts et d'investissements du Burkina Faso (CDI-BF), le Professeur Serge Auguste Bayala a officiellement transmis les rênes de l'institution à son successeur, Askadar Housmane Sanou, conformément à la décision du conseil des ministres du 12 février 2026. La cérémonie de passation de charges s'est déroulée ce lundi 2 mars 2026 au siège de l'institution à Ouagadougou, sous la présidence du secrétaire général du ministère en charge de l'économie et des finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama.
Dans son allocution d'au revoir, le directeur général sortant a dressé le bilan de deux années consacrées à la mise en place et à la structuration de cette jeune institution financière publique. Il a rappelé qu'à son arrivée, la CDI-BF n'était encore qu'un texte de loi, un projet sur papier. Deux ans plus tard, a-t-il affirmé, l'institution est devenue opérationnelle, structurée, patrimoniale et crédible.
Selon lui, les fondations ont été posées pierre après pierre, avec méthode et cohérence, en collaboration avec le Conseil de surveillance et l'ensemble des collaborateurs. La CDI-BF s'inscrit désormais dans la dynamique des caisses de dépôts modernes, avec une identité institutionnelle affirmée, une vision claire et un positionnement assumé comme acteur stratégique du développement national.
La cérémonie de passation des charges a été patronnée par le secrétaire général du ministère en charge de l'économie« Après deux années d'existence, la CDI-BF peut affirmer avec responsabilité et fierté qu'elle a posé des bases solides et structurantes au service du développement national. Nous avons d'abord construit une identité institutionnelle forte : une vision claire, des valeurs affirmées et un positionnement assumé. La CDI-BF est aujourd'hui reconnue comme un acteur crédible, discipliné et engagé. Nous avons mis en place des outils modernes de pilotage : budget, plan de travail annuel, programme d'activités, plan stratégique, business plan et stratégie de mobilisation des ressources. Notre action repose désormais sur une planification rigoureuse et une culture de performance. Notre doctrine d'intervention est claire et cohérente. La CDI-BF agit comme investisseur d'intérêt général, investisseur financier discipliné et gestionnaire sous mandat », a indiqué le directeur général sorti.
Économiste de formation, le nouveau directeur général, Askadar Housmane Sanou, a salué les acquis engrangés sous la direction de son prédécesseur. Conscient de l'ampleur de la tâche, il s'est engagé à atteindre les objectifs qui lui seront assignés conformément aux orientations des autorités de tutelle. Il a indiqué que son action consistera à renforcer la notoriété et la crédibilité de la CDI-BF en tant qu'acteur stratégique, à consolider les acquis et à poursuivre le développement des projets structurants déjà engagés.
Serge Auguste Bayala, directeur général sorti, a souhaité une bonne mission à son successeur« Je prends conscience de l'ampleur de la tâche qui m'est confiée et je m'engage à réaliser les objectifs qui me seront assignés selon les orientations de l'autorité. Nous avons déjà des acquis de la CDI qui ont été bien menés par le DG sortant et notre travail va consister à faire connaître la CDI, la rendre comme un acteur crédible, faire des investissements structurants et développer les projets qui sont déjà en cours. (…) Je m'adresse particulièrement aux équipes de la CDI. La réussite de cette mission dépendra de notre compétence, de notre intégrité et de notre engagement. Nous devons cultiver une culture d'excellence, de responsabilité et d'efficacité. L'institution que nous voulons bâtir sera respectée pour sa rigueur et reconnue pour son impact. Je prends l'engagement de conduire cette institution avec méthode, discipline et sens de l'intérêt général, afin qu'elle devienne un pilier durable de la souveraineté économique et du développement du Burkina Faso », a-t-il déclaré.
Le nouveau directeur général, Askadar Housmane Sanou, a salué les acquis engrangés sous la direction de son prédécesseurReprésentant le ministère de tutelle, le secrétaire général Vieux Abdoul Rachid Soulama a rappelé les attentes du gouvernement, qui s'articulent autour de la transformation de l'ambition en réalisations concrètes et de la préservation de l'équilibre et de la solidité financière de l'institution. Il a souligné que le défi du nouveau directeur général sera de maintenir la rigueur sans freiner l'audace, d'accélérer l'impact sans compromettre la solidité financière et de concilier performance économique et responsabilité publique.
En rappel, l'institution financière publique, la Caisse des dépôts et d'investissements du Burkina Faso a pour mission de mobiliser et d'orienter l'épargne longue vers le financement de projets structurants à fort impact économique et social. Elle agit comme investisseur de long terme et catalyseur du développement national, fidèle à son slogan « Soutenir l'avenir, investir pour l'intérêt général ».
Hanifa Koussoubé
Crédit photo : Frédéric Bassolé
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À l'état civil, elle se nomme Doriane Wendyam Sawadogo. Sur scène, elle devient Wendyam. À seulement 21 ans, cette communicatrice de formation conjugue aujourd'hui métier et passion : chargée de clientèle dans une entreprise de la place, elle mène en parallèle une trajectoire artistique singulière dans l'univers du slam burkinabè. Entre esthétique assumée, tonalités sombres et engagement féministe, Wendyam fait de la parole une thérapie et de la scène un espace de vérité.
L'histoire commence au collège. En classe de première, lors d'un cours de commentaire composé, les élèves étudient « Coup de pilon », extrait du recueil éponyme de David Diop. La jeune Doriane est fascinée par la puissance du texte, mais déçue par la manière dont ses camarades le déclament. « Je trouvais que c'était un très beau poème, mais qu'il n'y avait pas assez d'émotion dans la lecture », confie-t-elle.
Elle décide alors de l'apprendre par cœur et de le réciter à sa manière, avec intensité, comme une performance. Elle ignore encore qu'elle est en train de faire du slam. Pour elle, il s'agit simplement d'une autre façon de dire la poésie.
De retour à la maison, enthousiaste, elle partage son admiration avec sa mère. Celle-ci lui lance une phrase qui changera le cours des choses : « Toi aussi, tu peux écrire. » Wendyam tente l'expérience. Son premier texte, court et intime, est dédié à sa mère, tout en rendant hommage à la femme africaine dans son ensemble. Une graine venait d'être semée.
2020, la première scène, le déclic
La véritable révélation survient en 2020, alors qu'elle est en classe de terminale. Son établissement participe à la première édition du Salon du livre africain de Koudougou (SLAC). En duo avec un camarade, elle représente son lycée lors d'une compétition de poésie. Leur prestation leur vaut la troisième place.
Mais l'essentiel se joue en coulisses. Un membre de l'organisation, impressionné par sa performance, l'invite à revenir déclamer un autre texte le soir même. Elle accepte, part se préparer et revient avec un texte sur l'insécurité. Le public est conquis. Les félicitations affluent. Pourtant, un reproche revient : ses textes sont trop courts. « On est resté sur notre faim », lui dit-on.
Elle en prend note. Dès lors, elle s'emploie à écrire davantage, à approfondir sa plume, à soumettre ses productions à ses enseignants pour correction. Le travail devient plus exigeant, mais la passion, elle, ne faiblit pas.
Le slam comme thérapie et espace de liberté
Aînée de sa famille, Wendyam a longtemps intériorisé ses émotions. « J'ai l'habitude d'être celle qui écoute. » Le slam devient alors un refuge.
Sur scène, la parole lui appartient. Elle peut exprimer tristesse, colère, doutes et espoirs sans craindre le jugement. « C'est une thérapie », affirme-t-elle. « Quand je déclame, on est obligé de m'écouter. »
Son univers artistique se définit en quatre mots : esthétique, sombre, réaliste et féministe.
Esthétique, parce qu'elle est sensible à la beauté sous toutes ses formes. Sombre, parce qu'elle explore volontiers les zones d'ombre de l'âme humaine. Réaliste, parce qu'elle s'inspire de son vécu et de celui de son entourage. Féministe, enfin, parce qu'elle refuse l'injustice, en particulier celle faite aux femmes.
« Naître femme est déjà un défi », soutient-elle avec conviction. Dans une société encore marquée par le patriarcat, elle estime que les femmes doivent fournir deux à trois fois plus d'efforts pour se faire une place, y compris dans le milieu artistique.
Si son entourage l'a soutenue à ses débuts, ses parents ont toujours insisté sur la priorité des études. Diplômée d'une licence en communication d'entreprise et relations publiques, Wendyam a parfois été tentée de se consacrer pleinement à la musique. En licence 2, elle envisage même d'enregistrer un album. Le projet est mis en pause.
« Je ne suis pas quelqu'un qui aime aller contre la volonté de ses parents », explique-t-elle.
Depuis, elle avance avec prudence. Elle se produit sur quelques scènes, sans chercher encore à conquérir un large public. Les doutes persistent : est-elle prête à affronter les réalités d'un milieu qu'elle juge exigeant, voire hostile aux femmes ?
Elle évoque les stéréotypes tenaces : l'artiste perçue comme désinvolte, la femme artiste jugée « légère » ou peu respectable. « Le système est compliqué », reconnaît-elle. Mais elle ne ferme aucune porte.
Des ambitions claires pour l'avenir
Dans cinq ans, Wendyam se voit détentrice d'au moins un album, ayant donné des concerts dans les grandes villes du Burkina Faso. Elle ambitionne également de publier un livre, un projet déjà en cours d'écriture, et de devenir une référence dans le domaine de la communication.
Au-delà de la carrière, elle aspire à être un modèle pour les jeunes filles. « Je veux que mes petites sœurs soient fières de moi et qu'elles ne se laissent pas faire. »
Si sa vie devait se résumer en refrain, elle dirait : « Je suis le reflet de la femme qui m'a portée, la consécration de l'homme qui a voulu être père, un enfant du monde appelé à être lumière. »
Entre doutes et détermination, Wendyam avance à son rythme, avec ses mots comme boussole.
Car pour elle, le slam n'est pas qu'une scène.
C'est une voix, une guérison.
1. Une
2. Sur scène, Wendyam impose sa voix et refuse le silence
Anita Mireille Zongo
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L'ONG AGRA (Sustainably growing Africa's food system) a mis en œuvre de 2021 à 2025, le programme KFW, au profit des petits exploitants agricoles. Le programme arrivant à son terme, une évaluation a été commanditée afin d'apprécier les résultats engrangés ainsi que l'impact du programme. Du 2 au 6 mars 2026, les acteurs de mise en œuvre du programme, les bénéficiaires ainsi que les partenaires sont réunis à Ouagadougou, pour examiner et valider le rapport de l'évaluation. La cérémonie d'ouverture a connu la présence de la directrice régionale AGRA Afrique de l'Ouest, Natasha Quist.
Le programme KFW a été déployé à travers trois projets dans les régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, du Centre-ouest et des Hauts-Bassins. Il a mis l'accent sur l'intensification durable de la pratique agricole, la structuration des chaînes de valeur ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles et techniques. Le projet avait pour but d'accroître la résilience des producteurs vulnérables à travers la promotion des technologies climato-sensibles, l'amélioration de l'accès aux marchés et aux intrants agricoles comme la matière organique et les engrais adaptés au sol et aux différentes cultures. Le maïs, le riz et le niébé sont les trois principales spéculations auxquelles le projet s'est intéressé.
Dr Kodjo Kondo, chargé régional de suivi-évaluation pour l'Afrique de l'Ouest à AGRA, est revenu sur les résultats de l'évaluationAprès cinq années de mise en œuvre, le programme KFW est à son terme. Afin de s'assurer de l'atteinte des objectifs fixés initialement et des leçons à tirer de cette intervention, une évaluation a été menée. Elle a essentiellement porté sur l'adoption technologique, la performance économique, l'inclusion sociale, la résilience climatique et la durabilité. Les résultats ont été présentés aux participants afin de recueillir leurs apports en vue de la validation du document.
Raoul Christian Ouédraogo, responsable de programme Bureau pays de AGRA, a laissé entendre que les résultats engrangés par le programme sont concluantsDes changements importants observés à travers la mise en œuvre du programme
A en croire Dr Kodjo Kondo, chargé régional de suivi-évaluation pour l'Afrique de l'Ouest à AGRA, la mise en œuvre du programme KFW, qui a touché environ 250 000 bénéficiaires, a contribué à l'amélioration des rendements des producteurs, due principalement à l'adoption des technologies qui ont été promues dans les différentes régions. Aussi, les résultats montrent que les revenus des agriculteurs tirés des spéculations ont significativement augmenté dans la période du projet.
Selon Bessolbié Bationo de la direction générale des études et des statistiques sectorielles du ministère de l'Agriculture, le ministère a accompagné AGRA dans l'obtention du visa statistique« La sécurité alimentaire s'est améliorée, surtout pour les femmes. Et cela a un lien avec le concept des jardins nutritifs que nous avons aussi mis en place dans les zones du projet, où des femmes regroupées en coopérative ont eu accès à des systèmes d'irrigation et ont pu faire la promotion des légumes. Aussi, l'approche de conseillers endogènes que nous avons promue à travers le programme, a des effets, en ce sens qu'ils servent même de relais pour l'État dans les zones qui ne sont pas vraiment accessibles », a-t-il ajouté. Le programme a aussi accompagné les producteurs à travers des appuis technologiques pour la production du compost et des engrais liquides.
Natasha Quist, directrice régionale AGRA Afrique de l'Ouest a présidé l'ouverture de l'atelierLe consultant qui a réalisé l'évaluation a également formulé des recommandations. Les acteurs de mise en œuvre du programme ont été invités à travailler avec les autorités locales, dans le but de favoriser l'accès des femmes à des terres. Recommandation a aussi été faite de mettre en place des mécanismes de crédit innovants pour faciliter l'accès aux technologies qui sont plus chères, comme l'irrigation, l'irrigation solaire, etc.
Vue des participantsDes résultats jugés satisfaisants
« Les résultats qui nous ont été présentés aujourd'hui sont des résultats vraiment concluants. Cela montre qu'il y a eu beaucoup d'évolution et que les objectifs sont atteints ". C'est là la conviction de Raoul Christian Ouédraogo, responsable de programme Bureau pays de AGRA. Il n'a pas manqué de souligner les résultats présentés qui comprennent les leçons apprises, les bonnes pratiques mais aussi les limites, qui vont permettre à AGRA de bâtir ses prochaines interventions non seulement en s'inspirant des stratégies qui ont fait leurs preuves copiant ce qui a bien réussi à travers ces résultats, mais aussi en améliorant ce qui n'a pas marché, et aussi en tenant compte des recommandations qui sont faites pour mieux impacter le secteur agricole. Les modèles développés à travers ce programme, serviront donc de boussole pour les prochaines interventions.
Il faut noter que dans le cadre de la réalisation de l'évaluation du programme KFW, AGRA a bénéficié de l'accompagnement du ministère de l'Agriculture. Selon Bessolbié Bationo de la direction générale des études et des statistiques sectorielles dudit ministère, AGRA a été accompagné pour l'obtention du visa statistique, la validation des méthodologies et outils de collecte de données de l'étude, la participation à la formation des enquêteurs et superviseurs ainsi qu'à l'analyse des données et la validation du rapport.
Armelle Ouédraogo
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Le Parti communiste chinois (PCC) balise le terrain pour une mise en œuvre efficiente du 15ᵉ plan quinquennal de développement national. Les équipes dirigeantes, des provinces jusqu'aux cantons, en passant par les villes et les districts, vont connaître un renouvellement progressif. Il importe que ces équipes s'imprègnent conséquemment des responsabilités qu'elles seront appelées à assumer.
Sur cette lancée, la direction générale du Comité central du PCC a publié une circulaire pour lancer une campagne à l'échelle du Parti afin de guider les membres du PCC, en particulier les cadres, à acquérir et à mettre en pratique une vision juste des performances politiques. Ladite notice stipule explicitement la conduite à tenir : "Nous devons partir des conditions réelles et agir conformément aux lois objectives, afin d'apporter des avantages tangibles au peuple à travers un travail concret".
L'esprit de cette disposition suppose que les performances politiques doivent être en phase avec la réalité du terrain et avoir une priorité centrée sur le peuple. Le secrétaire général du Comité central du PCC, Xi Jinping, a rappelé qu'une conception correcte de la réussite politique exige que l'on s'appuie sur la réalité et que l'on agisse conformément aux lois objectives. "Grâce à une prise de décision scientifique et à un travail assidu et acharné, nous devons faire des réalisations qui résistent à l'épreuve de la pratique et de l'histoire, qui profitent véritablement au peuple et qui gagnent sa reconnaissance", a-t-il précisé.
Les réalisations politiques, loin d'être une course aux résultats immédiats ou un trompe-l'œil, sont une démarche structurée inspirée des réalités concrètes de terrain. Autrement dit, c'est en fonction des priorités de développement que présentent une province, une région, un district ou un canton dans lequel les projets doivent être implémentés. Une connaissance de la réalité et des priorités de chaque zone est un préalable pour des performances politiques abouties. En clair, sans une feuille de route qui recèle tous les contours inhérents aux initiatives de développement, les résultats seront en deçà des attentes.
Comment une telle vision peut-elle être effective sur le terrain ? Il apparaît de toute évidence que le sens de responsabilité et d'engagement des cadres du Parti est une exigence de premier ordre. Il importe que chaque responsable de premier ou de second rang réfléchisse au sens de son engagement politique, aux efforts qu'il est prêt à consentir et à l'empreinte qu'il entend laisser à la postérité. Un camion en bon état, plein de carburant et sur une bonne route ne saurait arriver à la bonne destination sans un bon conducteur. C'est donc un impératif pour les cadres du Parti d'incarner la vision afin qu'elle se traduise en termes de résultats concrets sur le terrain. Une vision mal appropriée va nécessairement conduire à des échecs et à des mécontentements.
Le service au peuple doit être la véritable boussole du leader. Comme l'a si bien dit le secrétaire général, "l'immortalité dans l'histoire n'a aucun lien intrinsèque avec le rang officiel, mais plutôt avec les actes accomplis". En réalité, ce sont les leaders qui contribuent de manière significative à l'amélioration de la vie des gens incarnent le sens du devoir et du service à la nation. Les ambitions personnelles sont incompatibles avec l'engagement au service de l'intérêt général.
L'autre exigence qui importe dans la réalisation de la vision se rapporte à la finalité des résultats. À qui les résultats de l'initiative sont-ils destinés ? De quelle nature sont-ils ? Et, comment ont-ils été créés ? La réponse à ces questions, que l'on doit avoir à l'esprit, est la priorité de départ, c'est-à-dire la primauté du peuple. Les performances politiques doivent nécessairement épouser les intérêts du peuple, dans l'immédiat comme sur le long terme, sinon elles ne seraient que vains efforts. Leur objectif final est de favoriser la prospérité nationale et le bien-être populaire.
Sans une véritable connaissance du terrain, il serait impossible de réaliser des performances pertinentes. Connaître le terrain suppose que l'on prenne contact avec le peuple à la base, que l'on touche du doigt ses réalités, que l'on puisse cerner le contexte global des préoccupations afin de procéder à une évaluation minutieuse de la situation.
Le processus de développement implique à la fois un engagement personnel sans faille et une connaissance de la réalité. Les expériences d'autrefois du secrétaire général Xi Jinping à Zhengding, au Fujian, au Zhejiang et à Shanghai illustrent à propos cela. En effet, dans chaque localité où il a été amené à assumer des responsabilités, il a proposé un modèle de développement adapté.
De nos jours, si la Chine est citée en exemple dans la lutte contre la pauvreté, cela n'est pas fortuit. Elle a su saisir ses causes profondes avant d'appliquer les solutions idoines. En un mot, les performances politiques se réalisent sans improvisation et sans calculs égoïstes. Le concept de performance de gouvernance consiste fondamentalement à choisir entre le long terme et l'immédiat, entre le tout et la partie. Ce modèle devrait inspirer les pays en développement si leur volonté est de véritablement œuvrer pour le bien-être de leurs populations. Dans la mise en œuvre de son 15e plan quinquennal de développement national, la Chine a pris le pari de miser une fois de plus sur la performance de gouvernance.
Karim Badolo, journaliste à CGTN Français
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Soutenu par l'Union africaine, l'ancien président sénégalais Macky Sall se porte candidat au poste de secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU). L'information est rapportée par nos confrères de Senego. Selon Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l'Alliance pour la République (APR), la candidature aurait été déposée par le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l'Union africaine, au nom de ses homologues.
S'exprimant sur la RFM, Abdou Mbow a estimé que « les autorités sénégalaises ne doivent pas ramer à contre-courant de l'histoire », soulignant que le leadership de Macky Sall est largement reconnu et respecté. « Que l'on veuille ou non, le président Macky Sall bénéficie aujourd'hui d'un leadership accepté. C'est un leader qui est écouté, et quelqu'un qui a eu un parcours exceptionnel », a-t-il déclaré.
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Source : Senego
Une vingtaine de représentants des communautés riveraines du lac Kivu, au Nord-Kivu, ont officiellement remis un cahier de charges à la société américaine Symbion Power ce samedi 28 février 2026.
L'insécurité persistante dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu) paralyse désormais l'un des principaux axes de ravitaillement de la province. Depuis plus de cinq jours, des centaines de conducteurs de motos-taxis et leurs passagers se retrouvent bloqués de part et d'autre de la zone de combats opposant les rebelles de l'AFC-M23 aux miliciens Wazalendo.
À l’occasion de la Journée mondiale de la protection civile, célébrée ce 1er mars, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, a lancé un appel vibrant à la responsabilité collective.
Les États-Unis ont annoncé ce 2 mars 2026 l’imposition de sanctions contre les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que contre quatre de leurs officiers supérieurs. Washington reproche à ces derniers leur soutien opérationnel direct au Mouvement du 23 mars (M23) et à ses affiliés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Un conflit de voisinage a viré au drame le week‑end dernier dans la commune Mangobo, à Kisangani (Tshopo). Les jeunes des blocs Lumbulumbu et Mambinza se sont affrontés violemment, laissant derrière eux un lourd bilan humain et matériel.