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Afrique

Conseil de sécurité : la RDC dénonce une « gestion criminelle » des zones occupées par la RDF et l’AFC-M23

Radio Okapi / RD Congo - mar, 29/09/2026 - 19:53


La République démocratique du Congo (RDC) se dit préoccupée par la gestion des territoires occupés dans l’Est. Lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies du mardi 29 septembre 2026, son représentant à l’ONU, Zénon Mukongo Ngay, a dénoncé une « gestion administrative, territoriale et démographique criminelle » des zones sous occupation de l’armée rwandaise (RDF) et de l’AFC-M23.

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Première femme nommée Première ministre au Maroc après avoir remporté les élections

BBC Afrique - mar, 29/09/2026 - 19:43
Sa nomination par le roi fait d'elle la deuxième femme seulement à diriger un gouvernement dans le monde arabe.
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Découvrez les cinq numéros sortis à 18 H

24 Heures au Bénin - mar, 29/09/2026 - 19:38

LES RÉSULTATS LOTO FORTUNE SONT LÀ !

TIRAGE N°156/26

Mardi 29 septembre 2026 (18H)

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Sanfo Cup Maracana 2026 : Alladess s'impose aux tirs au but et décroche le trophée

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 29/09/2026 - 19:35

La 5ᵉ édition de la Sanfo Cup Maracana a livré son verdict, le samedi 26 septembre 2026, sur le terrain du bloc des écoles Diarradougou à Bobo-Dioulasso. Au terme d'une finale âprement disputée, l'équipe de Alladess s'est imposée face à Africa Keys à l'issue de la séance des tirs au but. Au-delà de la compétition sportive, cette édition a également été marquée par des actions de solidarité en faveur de personnes vulnérables.

Ils étaient 32 au départ. Ils ne sont finalement restés que deux pour l'ultime bataille. Alladess et Africa Keys se sont donné rendez-vous en finale de la 5ᵉ édition de la Sanfo Cup Maracana, dans une ambiance sportive et conviviale. Après deux périodes de 20 minutes, les deux formations n'ont pas réussi à se départager dans le temps réglementaire. Un but partout au terme du temps réglementaire. Il a donc fallu recourir à la fatidique séance des tirs au but pour désigner le vainqueur.

À cet exercice, Alladess s'est montrée plus adroite. Sur trois tentatives, l'équipe a réussi à inscrire deux buts, contre un seul pour Africa Keys. Une efficacité qui permet à Alladess, équipe du secteur 22, de s'adjuger le trophée de cette 5ᵉ édition. Le vainqueur repart avec une enveloppe de 600 000 francs CFA, des médailles et des kits. Africa Keys, finaliste malheureuse, reçoit pour sa part 250 000 francs CFA, des médailles ainsi que des kits.

« Un moment de partage et de communion »

Placée sous le patronage du gouverneur de la région du Guiriko, la finale a été présidée par son représentant, Ido Boubié, conseiller technique chargé des questions de jeunesse. Pour ce dernier, la compétition a offert bien plus qu'un spectacle sportif. « Nous constatons une très belle finale. C'est véritablement un moment de partage, de communion entre les jeunes de notre région et, au-delà du football, le beau football que nous avons vu », a-t-il relevé.

Une vue des officiels présents à cette finale

Ido Boubié a également salué les actions sociales initiées dans le cadre de la compétition. Selon lui, des écoliers ont notamment bénéficié d'un forage, tandis que des personnes malades ont reçu des produits médicaux. Il a ainsi encouragé d'autres acteurs à associer au sport des initiatives en faveur des personnes vulnérables.

De l'hommage entre camarades à une initiative à impact social

Pour le promoteur de la Sanfo Cup, Ibrahim Sanfo, cette compétition a progressivement changé de dimension depuis sa création en 2022. « Quand on commençait la première édition de Sanfo Cup, c'était juste une initiative des camarades du quartier pour m'honorer. Aujourd'hui, nous avons compris qu'avec ce sport, qui est un facteur de cohésion, nous pouvons mener aussi des actions solidaires, des actions communautaires », a-t-il expliqué.

Chaque édition est désormais l'occasion, selon lui, de mener une action répondant à un besoin spécifique. Pour cette 5ᵉ édition, un forage a notamment été offert à l'école Diarradougou, afin de contribuer aux besoins en eau de l'établissement et à la mise en œuvre d'initiatives liées à la verdure.

Le promoteur a également évoqué une action en faveur de malades pris en charge au CHU de Bobo-Dioulasso. Il a profité de l'occasion pour lancer un appel à la solidarité envers les personnes confrontées à la maladie et à une plus grande attention portée aux questions de santé.

La remise des prix au vainqueur de la finale

À la recherche des talents du maracana

Au-delà du trophée, Sanfo Cup entend également servir de cadre de détection et d'accompagnement des jeunes talents. Ibrahim Sanfo s'est réjoui du niveau technique affiché lors de la finale et souhaite désormais aller plus loin dans l'accompagnement des joueurs qui se distingueront au cours des prochaines éditions. « Notre souhait le plus ardent, c'est de voir ces joueurs monter dans les grands clubs », a-t-il indiqué, annonçant une stratégie avec le comité d'organisation et les partenaires pour identifier et soutenir les jeunes talents.

Pour lui, la réussite dans le football nécessite notamment « de la patience, de l'endurance et surtout de la formation ». Des ressources et un accompagnement qui pourraient permettre aux meilleurs joueurs de poursuivre leur progression et, à terme, de porter haut les couleurs du Burkina Faso. Du côté des champions, le capitaine d'Alladess, Baro Abdoul Karim, attribue le sacre à la solidarité et à la cohésion du groupe. « Le secret, c'est la solidarité, l'union, la fraternité entre les joueurs d'abord. L'esprit d'équipe et la cohésion », a-t-il confié après la rencontre.

Selon le capitaine, l'équipe a également pris le temps d'observer son adversaire avant de véritablement se projeter dans le match. Une stratégie qui, au terme d'une finale équilibrée, aura finalement permis à Alladess de tirer son épingle du jeu. Après plusieurs semaines de compétition et 32 équipes engagées au départ, la 5ᵉ édition de la Sanfo Cup Maracana s'achève ainsi sur le sacre d'Alladess. Une édition qui aura combiné compétition, détection de talents et solidarité communautaire.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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SM le Roi nomme Fatima Ezzahra El Mansouri Cheffe du gouvernement

24 Heures au Bénin - mar, 29/09/2026 - 19:34

Sa Majesté le Roi Mohammed VI vient de nommer pour la première fois une Cheffe du Gouvernement. Fatima Ezzahra El Mansouri est chargée de former le nouveau Gouvernement.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a nommé au poste de Cheffe de Gouvernement Fatima Ezzahra El Mansouri. La Première ministre chargée de former le nouveau gouvernement a été reçue, ce mardi 29 septembre 2026, par le Souverain au Palais Royal à Rabat, informe le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie dans un communiqué.

Mme Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité, a été nommée par le Souverain, en vertu de l'article 47 de la Constitution.
La nomination de la cheffe de file du Parti authenticité et modernité (PAM) intervient après que sa formation a remporté les élections législatives du 23 septembre, obtenant, selon les estimations, 97 des 395 sièges de la Chambre des représentants.

Qui est la Fatima Ezzahra El Mansouri ?

C'est la première fois qu'une femme est nommée au poste de Cheffe de Gouvernement par le Souverain marocain.

Née en 1976, Fatima Ezzahra El Mansouri a étudié le droit à l'université Mohammed V avant de se spécialiser en droit des affaires aux universités de Montpellier et de New York. Elle a exercé comme avocate, notamment dans l'immobilier et les transactions commerciales, avant de s'imposer sur la scène politique au sein du Parti authenticité et modernité.

Élue maire de Marrakech en 2009, elle a retrouvé ce poste en 2021, après un passage à la Chambre des représentants et des responsabilités élevées au sein de son parti. En octobre de la même année, elle a été nommée ministre de l'Aménagement du territoire national, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville, tout en coordonnant la direction collégiale du secrétariat général du PAM.

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Foncier et sécurité alimentaire : Le projet Land-At-Scale dresse le bilan de trois années d'action au Burkina

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 29/09/2026 - 19:26

Le projet Land-At-Scale, dénommé « Projet de renforcement de la gouvernance foncière pour la sécurité alimentaire au Burkina Faso », a officiellement pris fin après trois années de mise en œuvre. La cérémonie nationale de clôture s'est tenue ce mardi 29 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, sous le thème « De la terre au droit, du droit à l'avenir ». Mis en œuvre par un consortium composé de Nitidæ, Oxfam et de l'Observatoire national du foncier au Burkina Faso (ONF-BF), avec le financement de la Netherlands Enterprise Agency, le projet a notamment œuvré à améliorer l'accès des femmes et des jeunes à la terre et à renforcer les mécanismes locaux de gouvernance foncière.

Dans un contexte où l'accès à la terre demeure un enjeu majeur pour la production agricole, la cohésion sociale et la sécurité alimentaire, le projet Land-At-Scale entendait contribuer à une meilleure gouvernance du foncier dans plusieurs localités du pays. Son objectif général était d'améliorer la sécurité alimentaire et la résilience des femmes et des jeunes en sécurisant leur accès à la terre et en renforçant les pratiques de gouvernance et de gestion foncière.

Une vue des participants à l'atelier de clôture du projet Land-At-Scale

Durant trois années, les interventions ont porté sur plusieurs volets, allant de la sensibilisation à la sécurisation foncière, en passant par le renforcement des capacités des acteurs locaux, la prévention des conflits et la valorisation économique des terres sécurisées. Au titre des principaux résultats, le projet a permis de produire 1 343 documents de sécurisation foncière, dont 686 attestations de possession foncière rurale (APFR) délivrées au profit des femmes et des jeunes, tandis que 439 autres étaient en cours de délivrance. Au total, environ 5 116 hommes, femmes et jeunes bénéficient aujourd'hui de documents fonciers.

L'outil MAST (Mobile Application to Secure Tenure), introduit et vulgarisé dans le cadre du projet, a également permis l'enregistrement de 4 232 hectares de terres dans les dix communes d'intervention. Pour les responsables du projet, l'enjeu n'était cependant pas seulement de produire des documents. Il s'agissait également de permettre aux acteurs locaux de maîtriser durablement les procédures de sécurisation foncière.

Issoufou Ganou, porte-parole du consortium et représentant de l'Observatoire national du foncier, se réjouit des acquis du projet

« Pour sécuriser, il faut d'abord avoir l'information », a souligné Issoufou Ganou, porte-parole du consortium et représentant de l'Observatoire national du foncier. Il a relevé que les services fonciers des communes accompagnées disposent désormais de compétences techniques et d'équipements leur permettant notamment d'effectuer les levées de terrain et de maîtriser le processus de délivrance des documents fonciers. Selon lui, plusieurs communes, notamment Satiri, Péni, Toussiana, Karangasso-Vigué, Karangasso-Sambla et Bama, ont enregistré des avancées dans la délivrance des attestations de possession foncière rurale.

La gouvernance locale renforcée

Le projet a également mis l'accent sur la gouvernance foncière locale et le suivi citoyen. Neuf mécanismes de suivi citoyen de la gouvernance foncière, à travers les Cellules d'interpellation citoyenne (CIC), ont été mis en place et rendus fonctionnels. Ces structures ont effectué 54 sorties de suivi et de collecte d'informations et organisé 25 tribunes d'interpellation des autorités communales. Par ailleurs, 186 Commissions foncières villageoises (CFV) et 186 Commissions de conciliation foncière villageoise (CCFV) ont été opérationnalisées. Ces dernières ont contribué au traitement de 305 conflits fonciers. Pour Emmanuel Ouédraogo, président de la délégation spéciale de la commune de Satiri, l'intervention du projet a contribué à apaiser les tensions liées au foncier dans sa commune.

Représentant le gouverneur de la région du Guiriko, le conseiller technique Souleymane Drabo a salué les résultats enregistrés au cours des trois années de mise en œuvre

« Pour résumer les acquis, nous pouvons dire de façon globale que grâce à l'intervention du projet dans nos communes, plusieurs cas de conflits ont été évités », a-t-il déclaré, saluant notamment le renforcement des services fonciers, l'accompagnement dans le traitement des demandes d'APFR et la mise en place des CFV et CCFV. Au-delà des mécanismes locaux, le projet a contribué à la mise en place d'un cadre de concertation entre les différents acteurs de la gouvernance foncière, dénommé Secrétariat de coordination sur le foncier (SECOR).

Femmes et jeunes au cœur des interventions

L'une des particularités du projet réside dans l'attention accordée aux femmes et aux jeunes, considérés comme des catégories particulièrement vulnérables en matière d'accès à la terre. Les actions de sensibilisation ont touché un large public. Trente-six campagnes radiophoniques, comprenant 23 émissions et 13 magazines, ont permis de toucher environ 360 000 personnes. Quarante-deux types de supports de communication ont également été produits. Neuf campagnes de plaidoyer en faveur de cessions sécurisées de terres aux femmes, aux jeunes et aux personnes déplacées internes ont, pour leur part, touché 942 personnes, dont des responsables coutumiers, des propriétaires terriens et des autorités communales.

Ilias Sawadogo, conseiller chargé des politiques de sécurité alimentaire à l'ambassade des Pays-Bas au Burkina Faso

La valorisation économique des terres sécurisées a constitué un autre volet important. Le projet a accompagné la formalisation de 30 sociétés coopératives aux normes de l'OHADA, au bénéfice de 1 354 personnes. Quinze coopératives maraîchères de femmes et de jeunes et six coopératives de grandes cultures ont été accompagnées dans l'exploitation de leurs terres. Selon les données présentées à la clôture, 850 petits producteurs agricoles ont vu leur productivité et leurs revenus augmenter grâce à la sécurisation foncière. Des intrants et du petit matériel de production ont également été mis à leur disposition.

« Le foncier est la base de l'autosuffisance alimentaire »

Représentant le gouverneur de la région du Guiriko à cette cérémonie, le conseiller technique Souleymane Drabo a salué les résultats enregistrés au cours des trois années de mise en œuvre. « Le foncier, c'est la base dans l'atteinte de l'autosuffisance alimentaire que notre pays recherche aujourd'hui », a-t-il souligné. Il a particulièrement insisté sur les actions en faveur des femmes et des jeunes, souvent confrontés à des difficultés d'accès à la ressource foncière.

Pour Emmanuel Ouédraogo, PDS de Satiri, l'intervention du projet a contribué à apaiser les tensions liées au foncier dans sa commune

Pour lui, la sécurisation des terres constitue également un outil de prévention et de règlement des conflits. « Ce manque de sécurisation foncière crée beaucoup de conflits fonciers. Et souvent, devant les tribunaux, c'est assez compliqué », a-t-il relevé, estimant que la documentation des terres peut faciliter le traitement des litiges et contribuer à consolider le vivre-ensemble.

Les Pays-Bas misent sur la pérennisation

Partenaire financier du projet, les Pays-Bas ont justifié leur engagement par le lien étroit entre gouvernance foncière, sécurité alimentaire et stabilité sociale. Ilias Sawadogo, conseiller chargé des politiques de sécurité alimentaire à l'ambassade des Pays-Bas au Burkina Faso, a indiqué que le pays souhaite accompagner les efforts en matière de stabilité et de sécurité, notamment à travers des initiatives qui contribuent à prévenir et gérer les tensions autour de la terre. Il a relevé parmi les acquis le renforcement des capacités des collectivités à délivrer des documents fonciers ainsi que l'amélioration de l'accès des femmes et des jeunes à la terre.

Pour le représentant néerlandais, l'enjeu est désormais de rendre les mécanismes mis en place autonomes et durables, afin que les populations puissent continuer à bénéficier des services fonciers au-delà de la fin du projet. Pour le consortium, la fin du financement du projet ne signifie donc pas la fin des actions engagées. Issoufou Ganou estime que la pérennisation repose notamment sur la capacité des services fonciers à poursuivre leurs missions avec les compétences et les équipements acquis.

La photo de famille

« Il ne faut pas tout voir sous forme de subvention. Il ne faut pas tout voir sous forme de projet. Mais si vous avez la technicité, vous avez l'équipement nécessaire, vous pouvez aller sur le terrain », a-t-il expliqué. Cette logique concerne également les terres déjà sécurisées et valorisées, notamment les sites maraîchers exploités par des femmes, des jeunes, des personnes déplacées internes et des sociétés coopératives.

En matière de gestion des connaissances, le projet a enfin permis la production de vingt notes de capitalisation portant notamment sur l'accès des femmes, des jeunes et des personnes déplacées internes aux terres sécurisées, les mécanismes de plaidoyer, les responsabilités des acteurs de la chaîne foncière, le lien entre sécurisation foncière et sécurité alimentaire, ainsi que la prévention et la gestion des conflits. Au terme de trois années d'intervention, les acteurs présents à Bobo-Dioulasso ont ainsi insisté sur un même impératif : « consolider les mécanismes locaux et poursuivre les efforts engagés afin que la sécurisation foncière contribue durablement à la production agricole, à la cohésion sociale et à la résilience des populations rurales ».

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Au Maroc, l’arrestation du maire de Tanger, suspecté de fraude électorale lors des législatives, plonge son parti, vainqueur du scrutin, dans la polémique

LeMonde / Afrique - mar, 29/09/2026 - 19:00
En poste depuis 2021, l’édile, membre du Parti authenticité et modernité, a été interpellé à Tanger, lundi 28 septembre, et placé en garde à vue. La justice le soupçonne d’avoir participé à une falsification massive de bulletins de vote.
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Caravane de la Rentrée : la Fondation Moov Africa Bénin aux côtés des élèves

24 Heures au Bénin - mar, 29/09/2026 - 18:34

Fidèle à une tradition désormais bien ancrée, la Fondation Moov Africa Bénin a lancé le jeudi 24 septembre 2026 sa Caravane de la Rentrée. Objectif : aller à la rencontre des jeunes apprenants à travers le pays et leur remettre des kits scolaires pour bien démarrer l'année.

Chaque rentrée scolaire représente un défi pour de nombreuses familles. Pour y répondre, la Fondation Moov Africa Bénin reprend la route avec sa Caravane de la Rentrée, une initiative consacrée à l'accompagnement des enfants et à la promotion de l'éducation. Au fil des étapes, la caravane parcourra plusieurs départements du Bénin pour apporter aux élèves un soutien concret, avec une conviction simple : chaque enfant doit disposer des moyens d'apprendre dans de bonnes conditions.

Des moments de partage avec les enfants

La tournée a démarré dans le département du Littoral, à l'Orphelinat Claudio Migneco. Les équipes de la Fondation y ont partagé un moment privilégié avec les enfants, avant de leur remettre des kits scolaires destinés à faciliter leur rentrée et à améliorer leurs conditions d'apprentissage. Le lendemain, vendredi 25 septembre, la caravane a fait escale à l'EPP Djidjè, à Cotonou. Là aussi, les élèves ont reçu des kits scolaires qui les accompagneront tout au long de l'année. Après Cotonou, la Fondation a mis le cap sur Ouidah, à Assogbénou Daho. Cette nouvelle étape a donné lieu à une remise de kits scolaires aux apprenants, dans une ambiance chaleureuse placée sous le signe du partage et de la solidarité.

Un engagement durable en faveur de l'éducation

Plus qu'une distribution de fournitures, la Caravane de la Rentrée traduit la volonté de la Fondation Moov Africa Bénin d'agir concrètement pour l'éducation et le bien-être des enfants. À son échelle, la Fondation entend rester aux côtés des communautés et contribuer à offrir aux plus jeunes de meilleures conditions pour apprendre, grandir et construire leur avenir.

La caravane poursuivra son parcours dans d'autres localités du pays au cours des prochains jours.

Quelques images

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Un Nigérian danse sans interruption pendant sept jours pour tenter de battre le record du monde

BBC Afrique - mar, 29/09/2026 - 18:22
La foule a acclamé Ben Dancer lorsqu'il a relevé son défi, et il s'est maintenant rendu à l'hôpital pour un contrôle.
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Pourquoi la gratuité des soins est-elle devenue une priorité en 2016 au Burkina Faso ?

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 29/09/2026 - 18:20

Introduction

Pourquoi le Burkina Faso a-t-il attendu 2016 pour instaurer la gratuité des soins au profit des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans, alors que les difficultés financières d'accès aux soins étaient connues depuis plusieurs années ?
La question mérite d'être posée. Le 29 avril 2016, le gouvernement burkinabè a adopté le décret instituant la gratuité des soins pour ces deux catégories de population, avec une mise en œuvre généralisée à partir de juin de la même année. Le décret officiel confirme l'institution de cette gratuité sur l'ensemble du territoire national.

À première vue, l'explication paraît évidente : les femmes enceintes et les jeunes enfants rencontraient des difficultés d'accès aux soins et le gouvernement a décidé d'y répondre. Pourtant, cette explication est insuffisante. Les effets du paiement direct sur l'accès aux services de santé avaient été documentés bien avant 2016. Des dispositifs permettant de réduire ou de supprimer certains paiements avaient également déjà été expérimentés. Autrement dit, le problème existait et une solution était déjà disponible, mais la décision nationale n'était pas encore prise. C'est précisément ce décalage que cette étude cherche à expliquer. Dès lors, nous nous sommes posé la question suivante : pourquoi cette solution, déjà connue, est-elle devenue précisément à ce moment-là une priorité du gouvernement ?

Pour expliquer ce passage, il faut s'intéresser à ce que les chercheurs appellent la mise à l'agenda. En termes simples, il s'agit de comprendre comment, parmi les nombreux problèmes et solutions présents dans une société, certains finissent par retenir suffisamment l'attention des gouvernants pour devenir des priorités (Garraud,1990). En effet, les gouvernements sont confrontés à de nombreux problèmes, mais ils ne peuvent pas tous les traiter en même temps.

De plus, la gravité d'une situation ne suffit pas toujours à entraîner une décision. Une difficulté peut être connue pendant plusieurs années sans devenir une priorité politique. Les écrits du chercheur John Kingdon (1995) permettent d'aller plus loin. Il ajoute qu'une décision devient plus probable lorsque trois éléments finissent par se rencontrer : un problème reconnu comme important, une solution suffisamment prête pour être utilisée et un contexte politique favorable. Mais cette rencontre ne rend pas la décision automatique. Parmi toutes les demandes adressées au gouvernement, certaines sont retenues et d'autres non. Il existe donc encore un travail de choix et d'arbitrage politique. C'est précisément ce que montre le cas burkinabè.

L'étude a cherché ainsi à comprendre comment les difficultés financières d'accès aux soins ont progressivement été transformées en problème public, comment la gratuité est devenue une solution crédible et pourquoi la conjoncture politique de 2014-2016 a finalement permis sa sélection comme priorité gouvernementale. L'objectif n'était donc pas d'évaluer les effets de la gratuité après son adoption. Il s'agissait de revenir en amont de la décision pour comprendre la décision.

Ces résultats peuvent intéresser les décideurs publics, les professionnels de santé, les organisations de la société civile, les chercheurs, les étudiants et les citoyens désireux de comprendre pourquoi certaines questions parviennent à retenir l'attention des gouvernants alors que d'autres restent longtemps sans décision.

Méthodologie

Pour reconstituer le chemin ayant conduit à la décision de 2016, nous avons interrogé des personnes ayant participé au débat, au plaidoyer, à la préparation ou à la décision concernant la gratuité des soins. Elles provenaient notamment du ministère de la Santé, des organisations non gouvernementales, du monde de la recherche, des partenaires techniques et financiers, des syndicats, des organisations professionnelles, de la société civile, des médias et du champ politique.

Ces entretiens ont été complétés par l'examen de textes réglementaires, de documents de politique sanitaire, de rapports d'ONG, de publications scientifiques et d'archives de presse. Les différents témoignages ont ensuite été comparés entre eux et confrontés aux documents disponibles afin de faire ressortir les points de convergence, mais aussi les désaccords entre les acteurs.

Résultats
1. Les difficultés de paiement ne sont pas devenues un problème public toutes seules

Le premier résultat de l'étude peut paraître surprenant : l'existence d'une difficulté ne suffit pas à en faire automatiquement un problème pour le gouvernement. En effet, pendant plus de deux décennies, le paiement par les usagers faisait partie du fonctionnement ordinaire du système de santé burkinabè. À partir de 1992, avec la mise en œuvre de l'Initiative de Bamako, les patients ont été appelés à contribuer financièrement aux services de santé et aux médicaments. L'idée qui justifiait cette participation était notamment de fournir des ressources aux formations sanitaires et contribuer à leur fonctionnement.

Cependant, au fur et à mesure de son application une autre lecture de ce dispositif s'est développée. Les recherches, les expériences de terrain et les témoignages ont montré que demander aux usagers de payer au moment où ils avaient besoin de soins pouvait également empêcher les plus pauvres d'accéder aux services.
Le changement important se situe précisément ici. Ce qui était auparavant considéré comme une difficulté individuelle, ne pas avoir assez d'argent pour payer ses soins, a progressivement été présenté comme un problème lié à la politique de financement du système de santé.

Des ONG, des syndicats et des organisations de défense des droits ont joué un rôle important dans ce changement de regard. Ils ne se sont plus contentés de constater que certains ménages n'avaient pas les moyens de payer. Ils ont progressivement présenté cette exclusion comme une question de justice et comme une situation appelant une intervention de l'État.

Autrement dit, le problème a dû être construit et rendu visible (Hassenteufel, 2010). Les acteurs engagés en faveur de la gratuité ont produit des données, diffusé des témoignages et attiré l'attention sur les personnes qui renonçaient aux soins faute d'argent. Ils ont également utilisé les médias et organisé des actions destinées à sortir cette question des seuls milieux sanitaires pour la porter dans l'espace public.

Ce résultat rappelle une idée importante : les gouvernements ne répondent pas mécaniquement à toutes les difficultés présentes dans la société. Des acteurs, que les chercheurs appellent des « entrepreneurs de cause », s'emploient à rendre certaines situations visibles, à les présenter comme injustes ou préoccupantes et à convaincre qu'elles nécessitent une action publique.
Cependant, rendre un problème visible ne suffit toujours pas. Encore faut-il pouvoir proposer une réponse que les décideurs considèrent comme réalisable.

2. Avant 2016, la gratuité était déjà passée de l'idée à une solution jugée possible

Le deuxième résultat montre justement que la gratuité des soins n'a pas été inventée au moment de la décision gouvernementale.
Au Burkina Faso, plusieurs expériences avaient déjà permis de tester des mécanismes réduisant le paiement demandé aux patients. Des projets pilotes menés à partir de 2008 ont notamment produit des connaissances sur les effets des barrières financières et sur la possibilité de supprimer certains paiements (Olivier de sardan et Ridde, 2012). Selon l'un des acteurs interrogés, ces expérimentations, conduites jusqu'en 2013-2014, avaient donné lieu à de nombreux travaux scientifiques et contribué à montrer que la gratuité était réalisable.

En 2012, une étude de faisabilité à l'échelle nationale avait également été engagée et un document de stratégie concernant les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans avait été élaboré. Par ailleurs, le ministère de la Santé possédait déjà une expérience de subvention de certains soins obstétricaux. Ainsi, lorsque la gratuité est devenue une priorité politique, l'administration ne partait pas entièrement de zéro.
Cette étape est essentielle pour comprendre comment une politique arrive jusqu'au gouvernement. Il ne suffit pas de convaincre qu'un problème existe ; encore faut-il pouvoir répondre à la question : que peut-on faire concrètement ?

Les recherches et les expérimentations ont précisément joué ce rôle. Elles ont permis aux défenseurs de la gratuité de ne plus présenter celle-ci seulement comme une revendication souhaitable, mais comme une solution déjà testée et suffisamment crédible pour pouvoir être défendue auprès des responsables publics.
Avant 2014, deux éléments importants étaient donc déjà réunis : les barrières financières étaient de mieux en mieux reconnues comme un problème, et l'exemption du paiement pour certaines catégories de population apparaissait déjà comme une solution possible. Pourtant, la décision n'était toujours pas prise.
C'est ce constat qui constitue l'un des apports majeurs de l'étude : avoir un problème reconnu et disposer d'une solution crédible ne suffisent pas nécessairement à provoquer une décision gouvernementale. Il fallait encore que la question entre dans le jeu politique et qu'elle soit sélectionnée parmi les nombreuses priorités possibles.

3. De la revendication sociale à la priorité gouvernementale : le moment politique a compté

Le troisième résultat explique pourquoi la période 2014-2016 a constitué un tournant décisif.
Après l'insurrection des 30 et 31 octobre 2014, les entrepreneurs de cause de la gratuité ont modifié leur stratégie. Leur objectif n'était plus principalement de produire de nouvelles preuves : il s'agissait désormais d'obtenir un engagement des partis politiques en compétition pour le pouvoir. L'étude montre ainsi que la campagne « Ma voix, la santé des enfants », menée par ces entrepreneurs de cause, a ciblé plusieurs candidats à l'élection présidentielle de 2015. Des actions de plaidoyer ont été menées auprès de sept candidats afin qu'ils inscrivent la suppression du paiement des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans dans leurs programmes. Un mémorandum leur demandait également de prendre des engagements précis sur cette question.

La gratuité changeait alors de statut. D'une question portée essentiellement dans les milieux sanitaires, scientifiques et associatifs, elle devenait un enjeu de compétition politique. Cette évolution était aussi facilitée par une caractéristique de la mesure : ses effets pouvaient être facilement compris par les populations. Pour une famille, emmener un enfant dans une formation sanitaire sans avoir à payer constitue un changement directement perceptible. La gratuité disposait donc d'une visibilité que n'ont pas nécessairement toutes les réformes publiques.

Cette évolution ne signifie toutefois pas que les ONG auraient simplement imposé leur revendication aux responsables politiques. Les données recueillies auprès des personnes interrogées montrent au contraire que le plaidoyer a rencontré des orientations déjà présentes dans le programme du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Il s'est donc produit une convergence entre une cause construite depuis plusieurs années et une offre politique disposée à la reprendre. Ce type de période électorale peut justement modifier la place accordée à certaines questions et leur donner une importance nouvelle dans les priorités des responsables politiques (de Maillard, 2006).

La manière de présenter la gratuité évolue également. Aux arguments portant jusque-là principalement sur les barrières financières et la protection des populations vulnérables se sont ajoutées des références au développement du capital humain, au bien-être des populations et à la responsabilité sociale de l'État. La Déclaration de politique générale de février 2016, qui fait du développement du capital humain une priorité, montre ainsi que la gratuité pouvait désormais être rattachée à des orientations plus larges de l'action gouvernementale.

L'élection présidentielle de novembre 2015 ouvre ensuite une nouvelle séquence politique. Mais là encore, le résultat de l'étude invite à éviter une explication trop simple : l'élection n'a pas automatiquement produit la gratuité. Les entretiens montrent surtout qu'après 2014, les conditions de réception de cette mesure avaient changé. Des travaux scientifiques et des propositions qui avaient déjà été diffusés auparavant trouvaient désormais un environnement politique plus réceptif.

Ce n'était donc pas seulement le problème ou la solution qui changeaient ; c'était aussi le contexte dans lequel ils étaient discutés et susceptibles d'être retenus.
Un autre élément a compté dans ce passage vers la décision : l'État ne partait pas de zéro. Depuis 2006, la subvention des soins obstétricaux et néonataux d'urgence avait déjà familiarisé l'administration sanitaire avec le principe d'une prise en charge publique d'une partie des coûts liés à la grossesse et à l'accouchement. La gratuité représentait certes un changement d'échelle important, mais elle pouvait s'appuyer sur une expérience et des outils déjà connus. Cette continuité a facilité sa transformation en solution pouvant être envisagée à l'échelle nationale.

Le calendrier politique a également joué. Au début de l'année 2016, le nouveau pouvoir devait commencer à traduire certains de ses engagements en mesures concrètes, tandis que les élections municipales approchaient. Une mesure sociale immédiatement perceptible par les populations pouvait alors acquérir une importance particulière. Les travaux de de Maillard (2006) montrent précisément que les échéances politiques peuvent accélérer ou ralentir certaines décisions publiques. Cela ne signifie pas que la gratuité puisse être réduite à un calcul électoral : le problème avait été construit, la solution expérimentée et le plaidoyer engagé bien avant cette période.

Entre une promesse politique et une décision effectivement mise en œuvre, il restait cependant encore un choix à faire. L'étude montre qu'au sein même de l'administration sanitaire, certaines réserves persistaient concernant les conditions techniques de la réforme. Le temps de la décision politique et celui de la préparation administrative ne coïncidaient donc pas entièrement. Pourtant, l'arbitrage réalisé au sommet de l'exécutif a finalement transformé la gratuité en priorité gouvernementale.

C'est ici que le résultat de l'étude prend tout son sens. Un problème reconnu, une solution disponible et un contexte politique favorable peuvent créer les conditions d'une décision sans la rendre automatique (Kingdon, 1995). Parmi les nombreuses revendications et promesses présentes après l'insurrection et pendant la campagne électorale, toutes ne pouvaient devenir simultanément des priorités. Il fallait encore opérer un choix. La gratuité a finalement été retenue parmi ces différents engagements, illustrant ainsi le travail de sélection qui accompagne l'accès d'une question aux priorités gouvernementales (Garraud, 1990).

Conclusion

Cette étude montre que la gratuité des soins adoptée en 2016 ne résulte pas de la découverte soudaine d'un problème sanitaire. Les difficultés financières d'accès aux soins étaient anciennes et des solutions avaient déjà été expérimentées.

Ainsi, ce qui explique la décision de 2016 n'est ni la seule gravité des difficultés d'accès aux soins, ni les seules preuves scientifiques, ni la seule compétition électorale. C'est la succession de plusieurs transformations : une cause construite et rendue visible au fil des années, une solution déjà expérimentée, son entrée dans la compétition politique, sa rencontre avec des orientations favorables, l'existence d'expériences administratives antérieures et, enfin, un arbitrage qui la retient parmi plusieurs priorités possibles.

L'expérience burkinabè rappelle donc une leçon plus générale : un problème, même bien documenté, ne devient pas automatiquement une priorité gouvernementale. Entre la connaissance d'une difficulté et la décision d'agir se trouvent des acteurs, des stratégies, des occasions politiques et, finalement, un choix.

Cet article de vulgarisation est une synthèse de l'article original intitulé « Pourquoi la gratuité des soins en 2016 au Burkina Faso ? De la construction du problème à la sélection politique d'une solution », publié par Mohamadi ZEBA dans la Revue internationale de droit et science politique (R.I.D.S.P.), vol. 6, n° 8, août 2026.
ZEBA Mohamadi
Institut des Sciences des Sociétés (INSS/CNRST), Ouagadougou, Burkina Faso
zebafils@yahoo.fr

Références bibliographiques

HASSENTEUFEL PATRICK (2010), « Les processus de mise sur agenda : sélection et construction des problèmes publics », Informations sociales, n° 157, pp. 50-58.
KINGDON J. W. (1995), Agendas, Alternatives, and Public Policies, 2e éd., New York, Harper Collins College Publishers.
KÜBLER D. et DE MAILLARD J. (2009), Analyser les politiques publiques, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble.

OLIVIER DE SARDAN J.-P. et RIDDE V. (2012), « L'exemption de paiement des soins au Burkina Faso, Mali et Niger : les contradictions des politiques publiques », Afrique contemporaine, n° 243, pp. 11-32.
RIDDE V. et YAMÉOGO P. (2018), « How Burkina Faso used evidence in deciding to launch its policy of free healthcare for children under five and women in 2016 », Palgrave Communications, vol. 4, art. 119, pp. 1-9.
ZEBA Mohamadi (2026), « Pourquoi la gratuité des soins en 2016 au Burkina Faso ? De la construction du problème à la sélection politique d'une solution », Revue internationale de droit et science politique (R.I.D.S.P.), vol. 6, n° 8, août 2026, pp. 379-404. L'article apparaît dans la rubrique Science politique à partir de la page 379.

Ce document de vulgarisation est tiré de l'article scientifique :
ZEBA Mohamadi (2026), « Pourquoi la gratuité des soins en 2016 au Burkina Faso ? De la construction du problème à la sélection politique d'une solution », Revue internationale de droit et science politique (R.I.D.S.P.), vol. 6, n° 8, août 2026, pp. 379-404.

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Maroc: Fatima Ezzahra El Mansouri nommée cheffe du gouvernement, une première pour une femme

RFI /Afrique - mar, 29/09/2026 - 18:11
Le roi Mohammed VI a nommé, mardi 29 septembre 2026, Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de cheffe du gouvernement après la victoire de son parti aux élections législatives de la semaine dernière, selon un communiqué du cabinet royal. C'est une première historique et un symbole fort au Maroc : elle devient la première femme à accéder à ce poste.
Catégories: Afrique

Modernisation des services consulaires : Le Burkina Faso lance YORI ID aux États-Unis

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 29/09/2026 - 18:02

L'Ambassade du Burkina Faso aux États-Unis d'Amérique a procédé au lancement officiel de YORI ID, une plateforme numérique destinée à moderniser les services consulaires, améliorer la gestion des ressortissants burkinabè et dématérialiser plusieurs démarches administratives. La cérémonie, tenue en ligne, a été présidée par le ministre des affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, en présence de l'ambassadeur du Burkina Faso aux États-Unis d'Amérique, Kassoum Coulibaly. La cérémonie a également vu la participation de la consule générale du Burkina Faso à Washington, DC, Estelle Pélagie Segda/Gango.

Faire de la distance géographique un obstacle moins contraignant dans la relation entre le citoyen burkinabè de l'extérieur et son administration. C'est l'une des ambitions affichées par YORI ID, la nouvelle plateforme numérique lancée officiellement par l'Ambassade du Burkina Faso aux États-Unis d'Amérique. Conçue comme un guichet unique consulaire digital, la solution entend apporter une réponse à plusieurs difficultés auxquelles sont confrontés les ressortissants à l'étranger. Procédures longues, déplacements physiques, absence de données centralisées et communication parfois difficile avec les représentations diplomatiques sont autant de réalités qui justifient la conception de cette solution.

La plateforme est née d'une initiative engagée dès 2019. À l'origine, explique son concepteur, Moussa Koné, il s'agissait de moderniser la délivrance des cartes consulaires. À cette époque, celles-ci étaient encore produites sur support cartonné. L'expérience a progressivement conduit à une réflexion plus large sur la digitalisation des services consulaires, jusqu'à l'aboutissement de YORI ID.

Un espace numérique pour les ressortissants

YORI ID offre un espace accessible au public (front office), permettant aux ressortissants de s'adresser à distance à l'administration consulaire. L'usager renseigne ses informations et transmet les pièces nécessaires à son identification. Son inscription n'est toutefois effective qu'après validation par les agents consulaires, chargés de vérifier les documents fournis et notamment la preuve de la nationalité burkinabè.

« YORI ID va bientôt, moderniser également le Consulat honoraire du Burkina Faso New Jersey et à Houston », Estelle Pélagie Segda/Gango, consule générale du Burkina Faso à Washington, DC

Une fois enregistré, le ressortissant peut accéder à différents services. Il peut notamment demander ou renouveler sa carte consulaire, effectuer une déclaration en cas de perte, solliciter des actes administratifs et suivre l'évolution de ses démarches. La plateforme intègre également la possibilité de demander un passeport, y compris pour les enfants.

L'objectif est ainsi de limiter les déplacements aux situations qui les rendent réellement nécessaires. Pour les ressortissants vivant loin des représentations diplomatiques, la plateforme constitue un point d'accès numérique aux services consulaires.

Des démarches progressivement dématérialisées

L'une des particularités de YORI ID réside dans sa capacité à intégrer différents types de documents et de procédures. Les services consulaires peuvent créer leurs propres modèles de documents, définir les modalités de délivrance et préciser si les prestations sont payantes ou gratuites avant leur mise en ligne. La plateforme distingue, à cet effet, les documents pouvant être délivrés automatiquement après paiement des frais requis et ceux qui nécessitent un délai de traitement en fonction de leur nature et du processus administratif.

La dématérialisation concerne également les paiements. L'usager peut régler certaines prestations par carte bancaire ou de débit, recevoir un lien de paiement sur son téléphone ou effectuer le paiement sur place à l'aide d'un terminal. Le système permet également de prendre en compte les paiements par money order. Sur le plan comptable, les différentes opérations liées aux actes payants sont centralisées afin de permettre leur suivi par les agents compétents.

« Lorsqu'un acte est délivré gratuitement, l'agent peut également renseigner le motif justifiant cette exonération », Moussa Koné, concepteur de YORI ID

Un canal direct avec la diaspora

Au-delà des démarches administratives, YORI ID entend renforcer la communication entre les représentations diplomatiques et leurs ressortissants. Les agents disposent d'outils leur permettant d'échanger directement avec les usagers, notamment lorsqu'un dossier nécessite une information ou une pièce complémentaire.
La plateforme permet également à l'ambassade de diffuser des informations à destination de la diaspora. Actualités, annonces, liens vers différents services ou opportunités peuvent ainsi être publiés sur le portail. Des fonctionnalités supplémentaires peuvent être ajoutées en fonction des besoins des représentations diplomatiques.

La solution prévoit aussi la possibilité d'accorder certains niveaux d'accès à des acteurs de la diaspora, notamment aux délégués des Hauts conseils des burkinabè de l'extérieur, afin qu'ils puissent accomplir des tâches déterminées en fonction de leurs responsabilités

Plus de 10 000 ressortissants déjà enregistrés

YORI ID ne part pas d'une base vierge. Selon son concepteur, les données de l'ancien système ont été transférées, avec plus de 8 000 personnes déjà intégrées. À ce jour, la plateforme compte environ 10 000 personnes enregistrées. Cette base constitue également un outil potentiel d'aide à la connaissance de la diaspora. À terme, le ministère des Affaires étrangères pourra disposer d'une visibilité sur les ressortissants enregistrés au niveau des différentes représentations, notamment pour répondre à des besoins statistiques.
La sécurité des données figure parmi les principes annoncés par les concepteurs. Les informations enregistrées sont présentées comme sécurisées et demeurent la propriété de l'État du Burkina Faso. Le système prévoit par ailleurs une application téléchargeable sur App Store et Play Store, permettant de vérifier l'authenticité des documents délivrés à travers YORI ID.

(De gauche à droite), la consule générale du Burkina Faso à Washington, DC, Estelle Pélagie Segda/Gango ; l'ambassadeur du Burkina Faso aux États-Unis d'Amérique, Kassoum Coulibaly ; et le ministre des affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré

Une phase pilote avant un déploiement plus large

Le lancement aux États-Unis constitue une phase pilote d'une durée d'un an. Cette période doit permettre aux responsables de l'ambassade et du consulat général de tester le dispositif, d'identifier les éventuelles difficultés et de contribuer à son amélioration. L'ambition affichée dépasse toutefois le seul cadre de la représentation burkinabè aux États-Unis. Le projet vise à terme, une couverture de l'ensemble du territoire américain, soit les 50 États, le District de Columbia et les cinq territoires des États-Unis d'Amérique.
Le dispositif est également conçu pour pouvoir être déployé dans d'autres représentations diplomatiques. Selon Moussa Koné, la solution pourrait être installée dans n'importe quelle ambassade ou consulat, ouvrant ainsi la voie à une extension progressive de l'outil.

Le Burkinabè Marcus Kaboré venu de la Caroline du Sud pour l'occasion a offert un chèque de 5 000 dollars, soit 2 890 450 francs CFA au profit de Faso Mêbo

À travers YORI ID, l'enjeu est donc plus large qu'une simple mise en ligne de formulaires. Il s'agit de repenser la relation entre l'administration consulaire et les Burkinabè établis à l'étranger, en rapprochant les services de l'usager, en réduisant certaines contraintes liées à la distance et en dotant les représentations d'outils pour mieux connaître, accompagner et communiquer avec leur diaspora.

Le lancement de cette plateforme aux États-Unis marque ainsi une nouvelle étape dans la digitalisation des services consulaires burkinabè, avec une expérimentation appelée à fournir les enseignements nécessaires à son évolution et à son éventuel déploiement à plus grande échelle.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

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Art contemporain d’Afrique : à Paris, Hervé Yamguen explore nos « géographies intimes »

LeMonde / Afrique - mar, 29/09/2026 - 18:00
L’artiste camerounais présente ses dernières œuvres dans la galerie Afikaris, située dans le 3ᵉ arrondissement de la capitale. Au menu de l’exposition, des peintures, dessins, sculptures et masques, reflets de ses vibrations intérieures. Jusqu’au 31 octobre.
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Quelques œuvres d’Hervé Yamguen

LeMonde / Afrique - mar, 29/09/2026 - 18:00
L’artiste camerounais présente ses dernières réalisations à la galerie Afikaris, à Paris. Au menu de l’exposition « Nos géographies intimes » : peintures, dessins, sculptures et masques. Jusqu’au 31 octobre.
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L’Ethiopie accuse l’Erythrée, le Soudan et l’Egypte de soutenir les rebelles

LeMonde / Afrique - mar, 29/09/2026 - 18:00
Le chef d’état-major général de l’armée éthiopienne a directement accusé, jeudi 24 septembre, les trois pays et « d’autres puissances extérieures » de soutenir la nouvelle alliance de groupes d’opposition qui mène depuis une semaine une offensive d’ampleur dans le nord du pays.
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Au Maroc, le roi nomme pour la première fois une femme, Fatima Ezzahra El-Mansouri, à la tête du gouvernement

LeMonde / Afrique - mar, 29/09/2026 - 17:59
Près d’une semaine après la victoire du PAM, son parti, aux législatives, la maire de Marrakech a été désignée, mardi 29 septembre, première ministre du Maroc.
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« Nuit de la Révolution » : Le président de la Délégation spéciale de la commune de Ouagadougou invite les populations à participer massivement

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 29/09/2026 - 17:39

Dans un communiqué publié ce lundi 28 septembre 2026 sur sa page Facebook, la mairie de Ouagadougou annonce l'organisation de la « Nuit de la Révolution », prévue pour le mercredi 30 septembre 2026 à partir de 18 heures à la Place de la Nation.

Selon le communiqué, cette activité s'inscrit dans le cadre du quatrième anniversaire de l'accession au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et Chef de l'État.

La cérémonie sera ainsi consacrée à la présentation des principaux acquis et réalisations de la « Révolution progressiste populaire (RPP) », précise la mairie.

Le président de la Délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, invite par ailleurs les populations de la capitale à participer massivement à cette activité pour l'atteinte des objectifs de la Révolution progressiste populaire.

Lefaso.net

Source : Page Facebook de la mairie de Ouagadougou

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Le Prix du Grand-Maître des ordres pour les jeunes Béninois

24 Heures au Bénin - mar, 29/09/2026 - 17:32

Le Prix du Grand-Maître des ordres ouvre un nouveau cadre de distinction aux jeunes Béninois qui se démarquent par leurs performances académiques, leurs réalisations professionnelles ou leur engagement en faveur de la bonne gouvernance.

Les jeunes Béninois de moins de 30 ans pourront désormais voir leurs parcours distingués dans le cadre du Prix du Grand-Maître des ordres.

Institué par la Loi n°2024-28 du 26 juillet 2024 portant création des Ordres nationaux du Bénin, les modalités d'attribution du prix ont été précisées dans le décret n°2026-407 du 1er juillet 2026.

Le Prix du Grand-Maître des ordres vise à reconnaître des parcours jugés remarquables dans certains domaines.

L'excellence académique parmi les critères

Pour être éligibles, les candidats doivent avoir fait preuve « d'excellence au cours de leur formation ou de compétence et de bonne gouvernance en milieu professionnel », selon l'article premier du décret n°2026-407 du 1er juillet 2026.

La première catégorie (excellence académique) concerne notamment « les jeunes ayant obtenu des résultats exceptionnels ou ayant réalisé des projets innovants dans le cadre de leur formation scolaire, universitaire ou professionnels ». Le jury examinera les moyennes ou diplômes obtenus avec mention, les succès à des concours sous-régionaux, régionaux ou internationaux, la promotion d'un projet innovant ainsi que les publications scientifiques ou techniques.

La deuxième catégorie porte sur la compétence professionnelle et la bonne gouvernance en milieu professionnel. Elle concerne les jeunes ayant démontré leur maîtrise technique, obtenu des résultats dans leur domaine et contribué de manière significative à leur organisation ou à leur communauté. Le jury prendra également en compte les pratiques éthiques et responsables, la transparence dans la gestion et la participation inclusive à la prise de décision.

Une distinction assortie de dotation

Le prix comprend une médaille et une attestation, ainsi qu'une dotation financière dont le montant doit être défini par décret du Président de la République.

Le texte prévoit également une possibilité d'attribution « à titre exceptionnel » par le Chef de l'Etat, indépendamment des dispositions ordinaires relatives au jury, aux critères et à la procédure de candidature.

La remise du prix est prévue au cours du dernier trimestre de chaque année, lors d'une cérémonie officielle présidée par le vice-président de la République, Grand chancelier des ordres nationaux du Bénin.

Ce que les candidats doivent préparer

Pour les jeunes intéressés, le décret prévoit une procédure annuelle. Un appel à candidatures doit être publié au cours du deuxième trimestre de chaque année par le vice-président de la République, Grand chancelier des ordres nationaux du Bénin.

Le dossier doit notamment comprendre une lettre de motivation, un curriculum vitae comportant les coordonnées d'au moins deux personnes de référence, les justificatifs des performances académiques ou professionnelles et deux lettres de recommandation. L'avis d'appel peut demander des pièces supplémentaires.

La période de dépôt des dossiers ne peut excéder 60 jours.

L'examen des candidatures est confié à un jury de sept membres. Celui-ci comprend notamment des représentants des ministères chargés de l'éducation, de la Jeunesse, de la Fonction publique et des Entreprises, deux personnalités de grande réputation professionnelle et un représentant de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin.

La remise des distinctions est prévue au cours du dernier trimestre de chaque année, lors d'une cérémonie officielle présidée par le vice-président de la République, Grand chancelier des ordres nationaux du Bénin.

M. M.

Le Decret portant prix du Grand-Maître des ordres

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