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Afrique

Press release - EP TODAY

Parlement européen (Nouvelles) - mer, 11/03/2026 - 08:33
Wednesday 11 March

Source : © European Union, 2026 - EP
Catégories: Afrique, Union européenne

Press release - EP TODAY

European Parliament - mer, 11/03/2026 - 08:33
Wednesday 11 March

Source : © European Union, 2026 - EP
Catégories: Afrique, European Union

In memoria : Kaboré Séverin Gilles Venceslas

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 11/03/2026 - 08:30

12 mars 2025 - 12 mars 2026
En ce douloureux anniversaire du rappel à Dieu de Kaboré Séverin Gilles Venceslas,
Les grandes familles Kaboré, Sawadogo, Ilboudo ;
Les familles alliées et amies ;
Monsieur Kaboré André et son épouse Kaboré/Ilboudo Florence à pissy, leurs enfants et petits-enfants ;

très touchés par les nombreuses marques de compassion, de solidarité, de soutien moral, spirituel et matériel qui leur ont été témoignées lors du rappel à Dieu de leur fils, frère et oncle, vous renouvellent leurs sincères remerciements.

À l'occasion du premier anniversaire de son rappel à Dieu, elles vous informent que des messes seront dites pour le repos de son âme le jeudi 12 mars 2026 à l'église Christ Roi de pissy à 5h45 et 18h30.
« Le juste, même s'il meurt prématurément, trouvera le repos. » Sagesse 4:7
Union de prières.

Catégories: Afrique, European Union

Info27.cd : RDC : Bahati Lukwebo présente ses excuses et réaffirme sa loyauté à Félix Tshisekedi

Radio Okapi / RD Congo - mer, 11/03/2026 - 07:19



La polémique autour d’un éventuel changement de la Constitution, ainsi que les excuses de Bahati Lukwebo après ses déclarations sur ce sujet, dominent l’actualité de ce mercredi 11 mars 2026 dans plusieurs journaux et médias de Kinshasa.

RDC : Bahati Lukwebo présente ses excuses et réaffirme sa loyauté à Félix Tshisekedi, écrit Info27.cd

Kinshasa : l’insalubrité gagne du terrain au rond-point UPN, la population redoute une crise sanitaire

Radio Okapi / RD Congo - mer, 11/03/2026 - 05:51



Depuis deux semaines, le rond-point UPN, l'un des carrefours les plus fréquentés de la commune de Ngaliema, est envahi par des montagnes d'immondices. Malgré la présence de bacs à ordures, l'irrégularité des services d'évacuation transforme ce lieu de passage en un foyer de pollution à ciel ouvert.

Kolwezi abrite la 9ème commission tripartite RDC- Zambie-HCR

Radio Okapi / RD Congo - mer, 11/03/2026 - 05:10



Les travaux de la 9ème réunion de la commission tripartite entre la RDC, la Zambie le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ont débuté mardi 10 mars à Kolwezi (Lualaba). Durant trois jours, les participants planchent sur la recherche des solutions durables pour les réfugiés congolais vivant en Zambie.

The Mars Rover's last words were so "human"

Snafu-solomon.blogspot - mer, 11/03/2026 - 01:41

 

That's so human to me. I can imagine me saying something similar when its my time. I'm tired and it's getting dark(vision fading). Almost poetic. 
Note I'm ok. Really am. Just musing out loud. Don't trip and call for a welfare check.
Catégories: Afrique, Defence`s Feeds

Intempéries en Algérie : pluie, neige et rafales jusqu’à 90 km/h, les alertes météo de ce 11 mars

Algérie 360 - mer, 11/03/2026 - 00:30

Une importante perturbation atmosphérique touche plusieurs régions d’Algérie depuis mardi et continue d’influencer les conditions météo ce mercredi 11 mars. Pluies soutenues, chutes de neige […]

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Catégories: Afrique, France

More fuckery in the church

Snafu-solomon.blogspot - mer, 11/03/2026 - 00:14

 

Was Druski right?? Pastor tells his congregation to bring copies of their tax returns so he can review them

“I’ma put a stop to some of y’all playing in my face during tithes and offerings on Sunday morning.”pic.twitter.com/PgK01osv7i

— Kollege Kidd (@KollegeKidd) March 10, 2026 I wonder if he's tired of playing in the face of the congregation when it comes to winning followers for Jesus. Gotta be one of the biggest legal hustles in the black community.
Catégories: Afrique, Defence`s Feeds

Indésirable en Algérie, Benchikha rebondit au Maroc

Algérie 360 - mer, 11/03/2026 - 00:10

L’entraîneur algérien Abdelhak Benchikha s’apprête à relever un nouveau défi au Maroc. Selon plusieurs médias marocains, il a été nommé nouvel entraîneur de l’IR Tanger, […]

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Catégories: Afrique, France

Le retrait par l’Algérie de l’exigence d’excuses dans la loi criminalisant la colonisation française souligne les contradictions du régime

LeMonde / Afrique - mer, 11/03/2026 - 00:00
La version finale du texte, adoptée le 9 mars, tente de préserver la relation avec la France. Le Quai d’Orsay avait estimé que le projet de loi initial était « manifestement hostile ».
Catégories: Afrique

Burkina Faso : Blogueurs, activistes et influenceurs appelés à une communication numérique responsable

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 11/03/2026 - 00:00

À l'heure où les réseaux sociaux façonnent de plus en plus l'opinion publique, les autorités burkinabè entendent renforcer le dialogue avec les acteurs du numérique afin de promouvoir une parole citoyenne responsable. C'est dans cette dynamique que s'est tenue, ce mardi 10 mars 2026 à Ouagadougou, une rencontre d'échanges entre blogueurs, activistes, influenceurs et « wayiyans » autour du thème : « Responsabilité sociale des acteurs du numérique pour une communication citoyenne au Burkina Faso ». La rencontre était placée sous la présidence du président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo. Elle s'est déroulée en présence du ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, et du commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), commissaire principal de police Bantida Samire Yoni.

Les échanges avec les différentes parties prenantes s'inscrivent dans une série de concertations engagées par les autorités avec les différents acteurs du paysage médiatique et numérique afin de promouvoir un usage responsable des plateformes digitales. En ouvrant la rencontre, le président du Conseil supérieur de la communication a d'abord salué la présence et l'engagement des participants, tout en rappelant que cette initiative fait suite aux échanges tenus le 25 février dernier avec les patrons de presse et les directeurs de la communication des ministères et institutions.

« Après les discussions fructueuses menées avec les responsables des médias et les directeurs de la communication, nous avons jugé utile de poursuivre la dynamique avec d'autres acteurs, tout aussi importants, évoluant dans le secteur de la communication numérique », a expliqué Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo.

Des participants à la rencontre d'échanges entre blogueurs, activistes, influenceurs et « wayiyans »

Selon lui, blogueurs, activistes et influenceurs constituent aujourd'hui un maillon essentiel de la circulation de l'information au Burkina Faso. Grâce à leur audience souvent massive sur les réseaux sociaux, ces nouveaux acteurs disposent d'un pouvoir d'influence considérable sur l'opinion publique.

« Le paysage médiatique burkinabè a connu une mutation profonde avec l'émergence d'un nouveau type d'acteurs : influenceurs, web-activistes, blogueurs et leaders d'opinion digitaux », a-t-il souligné, notant que leur capacité de mobilisation et leur proximité avec les populations en font désormais des relais d'opinion déterminants pour la stabilité sociale et le soutien aux institutions.

Les défis de la désinformation et des discours de haine

Si l'essor du numérique offre de nouvelles opportunités d'expression citoyenne, il comporte également des risques majeurs. La diffusion rapide d'informations non vérifiées, la propagation de fausses nouvelles ou encore les discours de haine constituent aujourd'hui des préoccupations croissantes pour les autorités.

Le président du CSC, Louis Modeste Ouédraogo, a ainsi alerté sur « les risques majeurs de désinformation, de fake news, de discours de haine, d'intolérance religieuse et de stigmatisation » qui peuvent découler d'un usage non maîtrisé des plateformes numériques

Pour les organisateurs, ces dérives sont souvent liées à une méconnaissance des textes qui encadrent la communication au public. D'où la volonté conjointe du CSC et du ministère en charge de la Communication de sensibiliser et d'accompagner les acteurs du web afin de promouvoir un espace numérique apaisé et constructif.

Vers la sanction

Devant les blogueurs, activistes, influenceurs et « wayiyans », le ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a insisté sur la place désormais incontournable des créateurs de contenus dans l'écosystème de l'information au Burkina Faso. Après les rencontres tenues avec les journalistes et les communicants institutionnels, il a estimé nécessaire d'associer également ces acteurs du numérique à la réflexion sur la qualité de l'information. « Vous êtes en droit d'avoir la bonne information, vous êtes en droit de partager la bonne information et vous êtes en devoir, en tant que citoyens, de combattre la désinformation », a-t-il déclaré.

Le ministre a également rappelé que lors de son adresse à la Nation du 31 décembre 2025, le président du Faso, Ibrahim Traoré, avait rendu hommage aux créateurs de contenus pour leur contribution à la circulation de l'information et à l'animation du débat public. Saluant à son tour « le travail formidable » accompli par ces acteurs, il les a toutefois invités à faire preuve d'esprit critique et à reconnaître leurs insuffisances afin de renforcer l'efficacité de leur engagement.

Dans le même esprit, le ministre a mis en garde contre les dérives qui fragilisent l'espace numérique, notamment la prolifération de fausses pages et les commentaires malveillants susceptibles d'engager la responsabilité des administrateurs de comptes. Il a indiqué que, dans le cadre de la collaboration avec le Conseil supérieur de la communication et la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité, des conseils pratiques seraient partagés afin d'aider les acteurs du web à mieux sécuriser leurs plateformes et à signaler les contenus illicites.

Tout en prévenant que l'application des textes en vigueur pourrait entraîner des interpellations et des sanctions en cas de manquements, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a privilégié une approche fondée sur la coopération.

Pour le ministre de la Communication, Gilbert Ouédraogo, l'enjeu dépasse la simple régulation, il s'agit de gagner « la guerre de l'information et de la communication », en mobilisant patriotisme, vigilance et sens des responsabilités

Le ministre a enfin assuré les participants de la disponibilité de son département à poursuivre le dialogue, convaincu que ces acteurs du numérique sont désormais des partenaires essentiels pour accompagner le pays sur la voie du progrès.

Promouvoir une communication citoyenne et patriotique

Placée sous le thème de la responsabilité sociale des acteurs du numérique, la rencontre a visé plusieurs objectifs, comme rappeler le cadre juridique régissant la communication au Burkina Faso. Mais aussi sensibiliser sur les dangers de la désinformation, instaurer un canal de dialogue direct avec les autorités, et recueillir les préoccupations des créateurs de contenus non professionnels.

Deux communications ont ainsi nourri les échanges. La première, présentée par le Conseil supérieur de la communication, a porté sur les cas de dérapages constatés sur les réseaux sociaux. La seconde, assurée par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité, a abordé les comportements illicites les plus répandus dans le cyberespace et les mécanismes de répression prévus par la loi.

« Nous saluons cette initiative et invitons tous ceux qui veulent soutenir les actions de l'État à se former pour ne pas véhiculer des messages qui sont de nature à nuire », Ousmane Bamogo, président de l'association des influenceurs digitaux du Burkina

Pour Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, il ne s'agit nullement de restreindre la liberté d'expression, mais plutôt d'en garantir la qualité et la responsabilité. « Nous devons collectivement réfléchir, non pas pour restreindre la parole, mais pour en garantir la qualité et l'expression dans la légalité et le respect de la dignité humaine », a-t-il insisté.

Un appel à la responsabilité dans un contexte national sensible

Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et sociaux, les autorités appellent les acteurs du numérique à mesurer l'impact de leurs publications. « Chaque mot qui sort de notre bouche, chaque phrase que nous écrivons, chaque image que nous publions doit exhorter, encourager et édifier, et non diviser ou installer la psychose et le découragement », a rappelé le président du CSC.

« Nous allons davantage travailler à ne pas publier ni diffuser des informations tendant à mettre à mal la cohésion sociale et à fragiliser la paix au sein de nos communautés », Gaston Djiguemdé, artiste musicien

Il a également souligné que les contenus publiés sur les réseaux sociaux peuvent contribuer à consolider la résilience nationale et soutenir les efforts de développement du pays. « Chaque mot ou chaque image que nous choisissons avec soin, avec rigueur et responsabilité est aussi un geste en faveur de la paix, un acte de construction nationale », a-t-il affirmé.

Dans cette optique, le Conseil supérieur de la communication a développé plusieurs initiatives d'éducation aux médias et à l'information. Parmi elles figure notamment un guide intitulé « Les dix conseils pour un usage responsable des réseaux sociaux », largement diffusé à travers des conférences publiques dans différentes régions du pays.

Cependant, malgré les progrès observés, l'institution note un certain relâchement dans les comportements de certains usagers du numérique, d'où la nécessité de poursuivre les actions de sensibilisation. Le président du CSC a exhorté les participants à s'approprier les recommandations issues de la rencontre afin de contribuer activement à la construction d'un espace numérique responsable et patriotique.

« Nous devons faire preuve d'une plus grande responsabilité sociale et d'un engagement citoyen qui contribuera à promouvoir un espace civique numérique au service de la paix », a-t-il déclaré. Avant de conclure par un appel à accompagner la vision des plus hautes autorités du pays, notamment celle du président du Faso, Ibrahim Traoré, pour un Burkina Faso fondé sur la résilience, la souveraineté nationale et la cohésion sociale.

Hamed Nanéma
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

« 34 millions de tonnes »… Après Gara Djebilet, l’Algérie réveille un nouveau géant minier à Béjaïa

Algérie 360 - mar, 10/03/2026 - 23:56

Le secteur minier algérien franchit une étape historique ce mois-ci avec le lancement de l’exploitation du gisement de zinc et de plomb à Oued Amizour. […]

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Catégories: Afrique, France

Burkina/Transport routier : Reprise des activités de STAF, soulagement dans les gares

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 10/03/2026 - 23:53

Suspendues depuis le 16 février 2026, les activités de la Société de transport Aorèma et Frères (STAF) ont officiellement repris ce mardi 10 mars 2026. Après plus de trois semaines d'arrêt, les gares de la compagnie à Ouagadougou retrouvent progressivement leur animation habituelle. Sur place, travailleurs, commerçants et conducteurs de taxi expriment leur soulagement après une période difficile.

Aux premières heures de la matinée de ce mardi 10 mars, l'atmosphère est bien différente de celle qui régnait ces dernières semaines dans les gares de la compagnie STAF à Ouagadougou. Devant les guichets, des voyageurs attendent leur tour pour acheter un ticket ou envoyer un colis. Des agents orientent les passagers pendant que, dans la cour, certains autocars se préparent déjà à prendre la route.

Après plusieurs jours de silence et d'inactivité, la gare retrouve progressivement son rythme habituel. Une reprise rendue possible par la levée de la suspension des activités de la compagnie annoncée par le ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité.

Pour rappel, le gouvernement avait décidé, par arrêté signé le 12 février 2026, de suspendre temporairement les activités de transport routier de la Société de transport Aorèma et frères à compter du 16 février 2026. La mesure faisait suite à des « manquements répétés aux prescriptions du code de la route, notamment en matière de limitation de vitesse et de respect des normes de sécurité », selon le gouvernement.

Des voyageurs attendent leur tour de passage au guichet

Durant cette période, la société était tenue de soumettre l'ensemble de son parc automobile à une inspection technique approfondie et de produire un plan de mise en conformité. Selon le communiqué du ministère levant la suspension, 219 autocars ont été soumis au contrôle du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), dont 208 ont été déclarés conformes.

C'est à la suite de ces diligences que les autorités ont décidé de lever la suspension à compter de ce mardi 10 mars 2026.

Une reprise très tôt dans la matinée

Dans les gares visitées, les activités ont repris dès 5h du matin. Les premiers départs ont été enregistrés très tôt dans la matinée.

Agent de la gare, Amado Ouédraogo explique que tout a été préparé pour assurer une reprise effective. « La fermeture des gares STAF nous incombait à tous. Mais comme c'était pour un but bien précis, on ne peut que remercier Dieu et espérer que tout aille bien. Nous avons tout mis en place pour assurer le confort, le respect et la sécurité des voyageurs. Ce temps de fermeture nous a tous pénalisés, surtout ceux qui comptent sur les activités de la gare pour vivre au quotidien. Tout était déjà opérationnel depuis 5h du matin pour les voyages comme pour les envois de courrier », confie-t-il.

« Nous avons tout mis en place pour assurer le confort et la sécurité des voyageurs », Amado Ouédraogo, agent de la gare

Autour des gares, les conducteurs de taxis ressentent déjà les effets positifs de la réouverture. Pour eux, la fermeture de la compagnie avait considérablement réduit leur clientèle. Pour Amidou Tiendrebéogo, conducteur de taxi, la réouverture de la gare représente un véritable soulagement. « Pour dire vrai, nous sommes très heureux de la réouverture de la gare. Sa fermeture avait engendré beaucoup de problèmes pour nous car c'est ici que la plupart de nos clients sortaient. Nous saluons cette décision des autorités parce qu'elle nous soulage beaucoup, nous et nos familles », explique-t-il.

Amidou Tiendrebéogo, conducteur de taxi se dit être soulagé par la réouverture de la gare

Son collègue Ali Nikiema, partage également le même sentiment. « Nous n'avons pas assez de mots pour exprimer notre joie. Nous remercions le gouvernement ainsi que les responsables de la gare STAF qui ont tout mis en œuvre pour permettre la réouverture. Nous leur demandons surtout de continuer à suivre les recommandations du gouvernement concernant les limitations de vitesse et le respect des passagers », affirme-t-il.

Ali Nikiema, taximan, appelle au respect des limitations de vitesse afin d'éviter de nouvelles sanctions dans le secteur du transport routier

Les commerçants reprennent espoir

Au-delà des transporteurs, la fermeture de la gare avait également affecté les petits commerçants installés aux abords des lieux. Beaucoup d'entre eux vivent essentiellement de l'affluence des voyageurs. Vendeur de lunettes, Mohamed Keïta raconte les difficultés rencontrées pendant cette période. « Avec la fermeture de la gare, nos affaires ne marchaient plus. Pendant les premiers jours, on venait quand même en espérant avoir de la clientèle, mais les gens venaient seulement récupérer leurs derniers colis. Nous sommes très heureux de la réouverture et nous prions pour que les choses se passent bien, parce que la fermeture nous a vraiment tous pénalisés », dit-il.

Pour Moussa Konvolbo, vendeur de prêt-à-porter installé dans la zone depuis plusieurs années, la présence progressive des voyageurs redonne déjà espoir.

Moussa Konvolbo, vendeur de prêt-à-porter, se réjouit du retour progressif des voyageurs

« La fermeture de la gare a rendu les choses très difficiles pour nous. Au début, on venait mais il n'y avait presque aucun client. La réouverture est donc une source de joie pour tous ceux qui travaillent ici. Rien qu'en voyant le monde présent aujourd'hui, nous sommes confiants que nous allons recommencer à avoir ce que nous avions l'habitude de gagner », explique-t-il.

Si la réouverture est saluée par les différents acteurs rencontrés, beaucoup espèrent que les mesures prises permettront d'améliorer durablement la sécurité dans le secteur du transport routier.

Dans son communiqué, le ministère de l'Administration territoriale et de la mobilité a d'ailleurs rappelé que tout manquement aux règles en vigueur expose les transporteurs à des sanctions prévues par la réglementation.

En attendant, dans les gares STAF de Ouagadougou, la reprise des activités redonne vie à un espace qui fait vivre quotidiennement des centaines de travailleurs et de petits commerçants.

Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

Catégories: Afrique, European Union

Réseaux sociaux : Djamila Diallo, l'art d'utiliser l'influence numérique pour se positionner en entrepreneuriat

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 10/03/2026 - 23:44

Le nom pourrait prêter à confusion car sur les réseaux sociaux, une autre Djamila Diallo s'est déjà fait connaître comme créatrice de contenu et influenceuse. Même si elles partagent la nationalité et la présence numérique comme points communs, leurs trajectoires restent bien différentes. La Djamila Diallo dont il est ici question est surtout une entrepreneure qui s'appuie sur les possibilités offertes par le digital pour sortir la tête de l'eau. Derrière les photos, les vidéos et les publications “parfaites” qui rythment son quotidien numérique, se cache une stratégie patiente et une vision travaillée. Son parcours bien que précoce illustre comment les “likes” et les abonnements peuvent devenir un véritable capital relationnel et économique.

« C'est à l'université pendant mes études de droit que j'ai commencé à faire la vente en ligne des vêtements que je prenais avec une dame. Quand les gens commandaient je partais récupérer pour remettre aux clients. Après je me suis lancé dans le maquillage parce la dame avec laquelle je collaborais m'a encouragé. Elle trouvait que je me maquillais bien donc je me suis formée et maquillait mes clientes que je connaissais déjà. Donc je maquillais je coiffais et je continuais à vendre les habits en ligne », relate la jeune influenceuse.
Peu à peu, ses activités se multiplient avec le maquillage, la coiffure et la vente de vêtements qui se développent en parallèle. Et c'est en 2020, qu'elle devient véritablement active sur ces plateformes.

À cette période, ses publications sont encore spontanées car elle y partage des images de ses réalisations, filme certaines séances de maquillage et documente son quotidien professionnel. L'objectif initial était de montrer ce qu'elle fait afin d'attirer de nouvelles clientes. Très vite, Djamila Diallo comprend un aspect essentiel du fonctionnement des réseaux sociaux : le public s'intéresse autant au processus qu'au résultat. Montrer le travail en off, expliquer les étapes ou partager des moments authentiques crée une proximité avec les abonnés. Cette proximité devient progressivement l'un des piliers de sa présence digitale.

Pour Djamila Diallo tous les détails comptent : les tenues, le maquillage, les photos. Il ne faut rien prendre à la légère

Construire une identité et une communauté

Au fil du temps, Djamila Diallo affine sa manière d'utiliser les réseaux sociaux. Elle comprend qu'au-delà de la simple promotion, il est nécessaire de construire une véritable identité numérique qui fait rêver. Sa notoriété selon elle, ne repose pas sur un phénomène viral ou un “buzz”. Elle s'est construite à travers son travail, les retours positifs de ses clientes et sa présence régulière dans différents événements. « Aujourd'hui je peux me définir comme un entrepreneur qui a sa vision propre à elle. J'impacte comme je peux les jeunes même si je sais que tout le monde ne peut pas t'aimer sauf si tu es faux. Moi j'identifie mes pages comme étant professionnelles mais aussi avec pour but de motiver les personnes à croire en elle, pour dire que tu peux venir d'une famille modeste et te construire. »

Pour Djamila, l'image publique doit avant tout refléter la réalité du parcours. Dans cet univers numérique souvent dominé par l'apparence, elle privilégie le fait de montrer toujours son travail, ses réalisations mais aussi sa participation à de grands évènements. « Ce sont les témoignages de clientes et les collaborations professionnelles qui ont progressivement construit ma crédibilité en ligne », ajoute-t-elle.

« Les messages et les publications se travaillent en groupe. J'ai un manager mais souvent aussi j'interviens personnellement quand je veux faire une publication de motivation et d'impact. »

Aujourd'hui, la jeune entrepreneure dispose d'une communauté de plus de 110 000 abonnés sur Facebook, 381 000 sur TikTok et près de 4 600 sur Instagram. Cette audience constitue un véritable levier économique. Ses publications permettent de présenter ses produits, d'interagir avec les clientes et de susciter l'intérêt autour de nouvelles offres. Les réseaux facilitent également le « bouche-à-oreille numérique », un facteur essentiel dans le développement d'une activité commerciale, pense-t-elle. « De la vente en ligne j'ai ouvert une boutique à Bobo Dioulasso puis à Ouagadougou et à Abidjan. Et je suis en train de me lancer sur l'import export en Chine donc je remercie Dieu qui a permis d'acheminer les choses », se réjouit-elle. Les réseaux sociaux jouent également un rôle dans l'expansion internationale de son activité. C'est notamment grâce à ses plateformes numériques qu'elle a pu établir une première collaboration en Côte d'Ivoire. Une représentante y a commercialisé ses produits pendant plusieurs années, lui permettant de construire une clientèle locale avant de s'installer.

« Si tu n'es pas forte mentalement, les propos négatifs peuvent t'emmener à abandonner les réseaux sociaux »

Cependant, la visibilité numérique s'accompagne également de nombreuses contraintes. Être suivie par de nombreuses personnes implique une exposition permanente, parfois difficile à gérer. « Au départ les réseaux sociaux auraient pu diminuer ma confiance en moi car si tu n'es pas forte mentalement, les propos négatifs peuvent t'emmener à abandonner les réseaux sociaux. J'entend tout et ce n'est pas toujours facile pour une jeune fille. Mais aujourd'hui honnêtement ça ne me dit plus rien. Cette exposition sur les réseaux sociaux n'a pas changé ma manière de voir les choses parce que je savais pourquoi je suis venue là-bas », détaille Djamila Diallo. Elle évoque surtout la pression psychologique que peut générer cette exposition. Les informations négatives circulent souvent rapidement, et certaines personnes peuvent porter des jugements sans vérifier les faits. Pourtant, les critiques, explique-t-elle, peuvent devenir une source de motivation et de renforcement personnel.

Djamila Diallo est une grande supportrice des Étalons

Aujourd'hui, son regard se tourne vers la Chine où elle entend tenter l'aventure de l'import-export. Elle souhaite également participer à des conférences et des panels aux côtés d'entrepreneurs et de décideurs économiques pour partager ses connaissances et son expérience. Au-delà de sa volonté de réussir, elle souhaite contribuer au développement économique du Burkina Faso. Pour elle, chaque jeune peut jouer un rôle dans cette dynamique peu importe sa classe sociale. Son conseil aux jeunes filles qui souhaitent entreprendre est de croire en elles, persévérer et accepter les difficultés du début. Elle affirme que dans l'univers digital comme dans la vie réelle, la constance reste la clé.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

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