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Afrique

Jerry Sinclair A. prend les rênes de l'association des créateurs de mode

24 Heures au Bénin - mar, 17/03/2026 - 10:36

L'Association des Créateurs de Mode du Bénin (ACMB) a ouvert une nouvelle page de son histoire à l'issue de son Assemblée générale élective, tenue dimanche 15 mars 2026, avec l'élection d'un nouveau bureau exécutif.

Le Président de l'ACMB
Jerry Sinclair Aguenoukoun

En Assemblée générale élective le 15 mars 2026, les créateurs de mode du Bénin ont décidé de la nécessité de « structurer davantage » leur profession pour mieux accompagner son développement. La rencontre a réuni membres, bureau des sages, équipe transitoire et partenaires du secteur.

Les travaux ont notamment permis de revisiter les textes de l'association. Des amendements ont été adoptés afin de mettre en place une gouvernance jugée « plus claire et plus moderne », adaptée aux réalités actuelles de la mode béninoise.

Après l'installation du présidium et l'intervention du président sortant, les membres de l'association ont procédé au renouvellement des instances dirigeantes. À l'issue du scrutin, Jerry Sinclair Aguenoukoun a été élu président de l'ACMB. Dans son allocution, il a salué « le rôle déterminant » du bureau des sages et de l'équipe transitoire, qui ont permis à l'association de « traverser une période délicate ». M. Aguenoukoun a appelé à l'unité pour « reconstruire une organisation forte, crédible et utile ».

Le nouveau président entend axer son mandat sur cinq priorités : réunifier les membres, renforcer la vie associative, développer la formation, structurer les entreprises de mode et créer davantage d'opportunités économiques.

Cette assemblée marque ainsi le début d'une nouvelle dynamique pour l'ACMB, avec l'ambition de faire de la mode un levier de développement économique et culturel au Bénin.

La rencontre s'est achevée dans une ambiance conviviale, symbolisée par une photo de famille.

Les membres du Bureau exécutif de l'ACMB

Président : Jerry Aguenoukoun
Vice-Présidente 1 : Gretta Gangbo
Vice-Présidente 2 : Florette Hedible
Secrétaire Général : Lawin Kayi de Vincent
Secrétaire Général Adjoint : Arnaud Towanou
Trésorière Générale : Muriel Accrombessi
Trésorière Générale Adjointe : Kossiwa Mawusse Wozuame
Responsable Organisation Générale : Abraham Alessou
Responsable Formation : Bio Mama Moustapha

Catégories: Afrique, European Union

La RDC sanctionnée par la FIFA pour l’usage de lasers lors du match contre le Nigéria

Radio Okapi / RD Congo - mar, 17/03/2026 - 10:26



La Fédération internationale de football association (FIFA) a infligé lundi 16 mars, une amende à la RDC à la suite du match de barrage face au Nigéria disputé au Maroc. Cette décision intervient après des incidents impliquant certains supporters congolais.


Une amende pour usage de pointeurs laser

Catégories: Afrique, France

A Madagascar, un proche du colonel Michaël Randrianirina nommé premier ministre

LeMonde / Afrique - mar, 17/03/2026 - 10:26
Inconnu du grand public, Mamitiana Rajaonarison a fait l’essentiel de sa carrière dans l’administration publique et la lutte contre la corruption. Sa participation au mouvement de contestation d’octobre 2025 est saluée par les leaders de la « gen Z ».

Ramadan 2026 : Tout ce qu'il faut savoir sur la Zakat al-Fitr

BBC Afrique - mar, 17/03/2026 - 10:23
La Zakat al-Fitr est une aumône obligatoire que chaque musulman doit verser avant la prière de l’Aïd al-Fitr, marquant la fin du Ramadan. Elle purifie le jeûne et permet aux plus démunis de célébrer la fête dans la dignité.
Catégories: Afrique

Une nouvelle page s'ouvre pour l'artiste béninois OPA

24 Heures au Bénin - mar, 17/03/2026 - 08:30

L'artiste béninois OPA a remporté le Prix Découvertes RFI 2026.

Distinction pour l'artiste béninois OPA. Il est sacré lauréat du Prix Découvertes RFI 2026. C'est à l'issue du vote du public et du jury présidé par MC Solaar, OPA. De son vrai nom Tossou Paoli, l'artiste évolue dans un style afrobeat, soul et jazz. Il chante en fon, en français et en anglais. Le jury a salué ses qualités et la présentation de son personnage. Originaire de Bohicon, OPA est inspiré par les artistes Angélique Kidjo, Fela Kuti et le mythique groupe Poly-Rythmo.

Cela représente un aboutissement en ce sens que mon objectif a toujours été d'exporter la musique de mon pays (…). Cela me conforte réellement dans le travail que j'ai abattu durant toutes ces années avec mon équipe. Je remercie vraiment RFI pour cette occasion. Merci, infiniment », a-t-il confié.

OPA a été révélé au public avec son titre « Yelian ». Avec son single, « Che Che Che », il gagne le prix de Révélation de l'année aux Bénin Top 10 Awards 2024. Ce prix récompense son talent et son impact sur la scène musicale béninoise avec son premier EP intitulé « Goslow ». En 2025, il s'impose avec Afrocharm un EP de six titres. Il a été sur la scène du festival We Love Eya à Cotonou et sur l'événement End Of The Year du studio Hennessy à Douala fin 2025.

Cette consécration au Prix Découvertes RFI marque une nouvelle étape dans la carrière de OPA, qui s'impose progressivement comme l'une des voix montantes de la scène musicale béninoise et africaine.

A.A.A

Catégories: Afrique, European Union

L'eau est-elle devenue une arme de guerre dans le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran ?

BBC Afrique - mar, 17/03/2026 - 08:29
Le ciblage des infrastructures hydrauliques est utilisé comme moyen de pression dans la guerre actuelle entre les États-Unis, Israël et l'Iran.
Catégories: Afrique

Législatives en Slovénie : vidéos, pseudo-révélations, IA et fake news

Courrier des Balkans - mar, 17/03/2026 - 08:07

La Slovénie se rend aux urnes dimanche 22 mars, et la campagne est dominée par les « révélations » de comptes anonymes ou d'influenceurs liés à l'opposition sur les réseaux sociaux. Les sondages donnent celle-ci au coude-à-coude avec l'actuelle coalition de gauche. Six à sept partis pourraient entrer au Parlement.

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Albanie : le Parlement au secours de Belinda Balluku, ancien bras droit d'Edi Rama

Courrier des Balkans - mar, 17/03/2026 - 07:51

Le Parlement albanais a voté contre la levée de l'immunité de l'ancienne vice-Première ministre Belinda Balluku, accusée de corruption. La Commission et plusieurs ambassades européennes critiquent ces entraves à la justice.

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Albanie : le Parlement au secours de Belinda Balluku, ancien bras droit d'Edi Rama

Courrier des Balkans / Albanie - mar, 17/03/2026 - 07:51

Le Parlement albanais a voté contre la levée de l'immunité de l'ancienne vice-Première ministre Belinda Balluku, accusée de corruption. La Commission et plusieurs ambassades européennes critiquent ces entraves à la justice.

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Le Potentiel : Sénat : une pétition déposée contre Modeste Bahati Lukwebo

Radio Okapi / RD Congo - mar, 17/03/2026 - 07:30


Les médias en ligne de la capitale consacrent l’essentiel de leurs analyses à deux sujets politiques majeurs : la pétition visant Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, après ses prises de position contre un éventuel changement de la Constitution, ainsi que l’appel au dialogue national.

Catégories: Afrique, France

Six mois après l’attaque des ADF, le centre de santé de Ntoyo rouvre mais reste fragile

Radio Okapi / RD Congo - mar, 17/03/2026 - 07:13


Six mois après une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des ADF, le centre de santé de Ntoyo, situé dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, a rouvert ses portes. Une reprise saluée par la population locale, mais qui demeure précaire face à d’importants défis logistiques et matériels.

Catégories: Afrique, France

Les agents de l’ISDR/Kongolo réclament 30 mois d’arriérés de salaire

Radio Okapi / RD Congo - mar, 17/03/2026 - 06:39


Soixante-neuf agents de l’Institut supérieur de développement rural (ISDR) de Kongolo réclament le paiement de trente mois d’arriérés de salaire de base. Dans une déclaration faite lundi 16 mars à Kongolo, ils accusent le comité de gestion de mauvaise gestion et ont saisi la justice.

Catégories: Afrique, France

Plus de 600 personnes dépistées pour les maladies rénales à l’hôpital de Panzi à Bukavu

Radio Okapi / RD Congo - mar, 17/03/2026 - 06:12


Environ 600 personnes ont bénéficié d'un dépistage gratuit des maladies rénales à l'hôpital de Panzi, à Bukavu. Cette activité s'est déroulée du 10 au 13 mars dernier à l'occasion de la Journée mondiale du rein.

Catégories: Afrique, France

L’aéroport de Mavivi, seule porte aérienne opérationnelle du Nord-Kivu, mais aux infrastructures insuffisantes

Radio Okapi / RD Congo - mar, 17/03/2026 - 05:35



L’aéroport de Beni-Mavivi est devenu la principale porte d’entrée aérienne de la province du Nord-Kivu. Cette situation est consécutive à la fermeture de l’aéroport international de Goma depuis plus d'un an.

L’aéroport de Goma est fermé après l'occupation par l'AFC/M23. Cette fermeture perturbe fortement les liaisons aériennes dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), selon des témoins

Catégories: Afrique, France

Europe Cannot Be a Military Power

Foreign Affairs - mar, 17/03/2026 - 05:00
Why defense integration could fracture the continent.

Éducation : Dans certaines périphéries de Ouagadougou, l'intégration des élèves déplacés se construit grâce à des écoles solidaires

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 16/03/2026 - 23:00

Quand Vanessa Naré prend place dans sa classe de CM2 à l'école de Koumdayonré de l'arrondissement 8 de Ouagadougou, son sourire ne trahit pas son vécu. Originaire de Titao, elle a dû pourtant quitter sa terre natale avec sa famille pour rejoindre Ouagadougou, comme tant d'autres enfants déplacés par l'insécurité. À Yagm Koudogo B, à Marcoussis A, comme à Koumdayonré, des centaines d'élèves vivent aujourd'hui le même apprentissage. Celui de reprendre le chemin de l'école après une rupture, de retrouver des repères et d'apprendre à vivre avec d'autres.

Vanessa Naré, une douzaine d'années, a du mal à fixer les gens. La jeune élève, malgré le sourire timide qu'elle affiche, a vécu des moments peu reluisants. Originaire de la zone de Titao, dans le nord, la Vanessa aujourd'hui en classe de CM2 garde encore en mémoire le bouleversement brutal qui a conduit sa famille à quitter son village. Comme beaucoup d'enfants déplacés internes, elle a vu son univers se refermer en quelques jours. Quitter son école de force, abandonner les repères et suivre ses parents dans un déplacement imposé vers Ouagadougou, sans savoir si le retour serait possible. À son arrivée dans la capitale, elle a découvert un autre paysage avec des visages inconnus et surtout l'incertitude sur la suite de sa scolarité.

À l'école primaire publique de Koumdayonré, où elle est aujourd'hui inscrite, Vanessa reconnaît que les premiers jours ont été difficiles. La peur du monde, la crainte de ne pas trouver sa place parmi les autres élèves autochtones, le poids de ce qu'elle avait laissé derrière elle rendaient chaque matin lourd à porter. Puis l'accueil a changé le cours des choses pour elle. Peu à peu, les enseignants l'ont mise en confiance. Les autres élèves l'ont intégrée à leurs groupes de travail, puis à leurs jeux. Aujourd'hui, Vanessa dit se sentir à l'aise dans son établissement. Son intégration dépasse même le cadre scolaire. Elle fait partie de la troupe théâtrale de l'école, mobilisée pour sensibiliser les élèves à la cohésion sociale et au vivre-ensemble. Sur scène, elle joue parfois des scènes inspirées de situations réelles : le rejet, la peur, l'accueil, la solidarité. Son parcours illustre une réalité plus large : derrière chaque élève déplacé intégré, il y a un patient travail collectif.

L'école primaire publique de Yagm Koudogo B enregistre pour cette année scolaire 2025-2026 136 élèves déplacés internes selon sa directrice

Des écoles sous pression mais solidaires

Les chiffres des élèves déplacés internes traduisent une pression considérable sur les zones d'accueil. La province du Kadiogo n'est pas en reste avec plusieurs écoles de périphérie qui absorbent des EDI. À l'école primaire publique de Yagm Koudogo B, la directrice Aguératatou Ouédraogo Saba parle d'un défi quotidien. Pour cette année scolaire 2025-2026, son établissement accueille 136 élèves déplacés internes. Dans des salles déjà pleines, chaque nouvel élève impose une redistribution des places, une adaptation des groupes pédagogiques, et une gestion différente des rythmes d'apprentissage. Mais pour elle, le défi principal n'est pas seulement logistique.

« Ce sont des élèves qui ont vécu des situations traumatisantes. Leur intégration est souvent difficile parce qu'ils arrivent parfois sans matériel, sans repères, et avec des réactions liées à ce qu'ils ont vécu », explique-t-elle. Grâce à une formation reçue dans le cadre d'un projet d'accompagnement, l'école a élaboré un programme spécifique avec le conseil d'école : cours d'appui pour les élèves de CM2, journées culturelles, séances de sensibilisation à la paix, mise en place d'un comité de veille.

Les enseignants utilisent aussi des outils simples mais efficaces : jeux éducatifs, causeries-débats, sketches, échanges collectifs. Dans certaines classes, un simple bruit inattendu suffit encore à provoquer agitation ou panique chez certains enfants, déplore-t-elle. La directrice reconnaît cependant les limites du système car certains cas nécessitent un accompagnement spécialisé que l'école ne peut assurer seule. « Il y a des élèves qui ont besoin d'être référés. Notre formation psychosociale nous aide, mais ne suffit pas toujours. » Malgré cela, elle observe des progrès nets. « Il y a davantage de tolérance entre élèves, d'amélioration des comportements, et des résultats scolaires jugés satisfaisants pour une majorité des élèves déplacés », se réjouit la directrice.

Reconstruire par l'activité collective

À l'école primaire publique de Marcoussis A, le directeur Aboudou Siéba occupe les enfants pour les aider à reprendre confiance. Son établissement compte aujourd'hui plus de 150 élèves déplacés internes. Ici, l'intégration passe par des activités concrètes : troupe théâtrale, équipe de football, journées de salubrité, cours de soutien, sensibilisation des parents, apprentissage de fabrication de savon. Pour lui, l'école ne peut pas se limiter aux cours. « Quand l'enfant retrouve un collectif, une activité, une responsabilité, il se réinstalle progressivement dans une vie normale. » Le directeur explique que les enseignants ont appris à repérer les signes de stress.

Lorsqu'un élève présente un retrait inhabituel, de l'agitation ou une baisse brutale d'attention, un counseling individualisé est engagé à travers un entretien avec l'enfant, puis avec les parents, afin de prolonger le suivi à domicile. Quand la situation dépasse les capacités de l'école, un référencement vers un spécialiste est envisagé. Les résultats, selon lui, sont visibles : amélioration des performances scolaires, meilleure hygiène, relations plus fluides entre élèves. Il note toutefois que certaines contraintes ralentissent les initiatives : insuffisance de matériel, absence d'électricité pour certaines activités, manque de compétences spécialisées sur des cas complexes.

Dans ces écoles d'accueil, l'autre enjeu est d'éviter que ne se crée une frontière durable entre enfants déplacés et élèves autochtones. À l'école Koumdayonré comme dans les deux précédentes, les enseignants ont compris qu'il fallait aussi travailler avec les élèves déjà installés. Car sans accompagnement, les différences culturelles, linguistiques ou comportementales peuvent alimenter des formes de mise à l'écart. À travers les sketches, les jeux collectifs, les journées culturelles ou les discussions en classe, les établissements construisent des occasions de rencontre.

« J'ai eu l'occasion cette année d'aller connaître au moins 2 ou 3 concessions où ils sont accueillis », indique le directeur de l'école primaire publique Koumdayonré, Valentin Kaboré

Vanessa comme susmentionné, elle-même participe à cette pédagogie du rapprochement. Le directeur de l'école primaire de Vanessa explique que son établissement, situé dans l'arrondissement nᵒ 8, secteur 35, accueille officiellement 93 élèves déplacés internes pour l'année scolaire 2025-2026, un chiffre établi à partir des enfants disposant de documents délivrés par la mairie ou l'action sociale. Selon Valentin Kaboré, ce nombre reste en deçà de la réalité car certains enfants peuvent être dans des familles d'accueil sans toujours apparaître dans les statistiques officielles.

Pour favoriser leur adaptation, l'école a multiplié les séances de sensibilisation à la paix et à la cohésion sociale, les révisions encadrées, les études de nuit et des tournois interclasses de football réunissant élèves déplacés et élèves autochtones. « Les activités menées ont permis un meilleur rapprochement entre les élèves », souligne-t-il, évoquant aussi une amélioration progressive des résultats scolaires et un esprit collectif davantage tourné vers la cohésion.

Comme dans les autres établissements, Valentin Kaboré évoque des difficultés de classes surchargées, les barrières linguistiques et les besoins matériels et fragilités psychologiques. Mais, selon le directeur, des réponses locales ont été trouvées pour contenir ces obstacles. « Il faut d'abord créer la confiance. Tant que l'enfant ne sent pas qu'il est compris et en sécurité, le travail ne peut pas marcher », insiste-t-il. Il rappelle que la plupart de ces élèves ne vivent pas sur des sites structurés, mais dans des familles d'accueil dispersées dans les quartiers, chez des proches ou des parents qui les hébergent.

Une stratégie provinciale pour ne laisser aucun enfant hors de l'école

Pour Alexandre Yaméogo, directeur provincial de l'Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo, la question dépasse largement les trois établissements concernés. La province du Kadiogo, rappelle-t-il, reçoit depuis plusieurs années un nombre important de familles déplacées. « On ne peut pas laisser ces enfants à la marge du système éducatif », affirme-t-il. Sur instruction des autorités éducatives, un mécanisme de récupération permet d'inscrire les enfants déplacés sans frais de scolarité, même lorsqu'ils arrivent sans document administratif.

Dans les trois écoles actuellement ciblées par le programme d'appui, environ 400 élèves déplacés internes sont recensés. Le choix des établissements n'a pas été fait au hasard mais repose sur une identification préalable des zones recevant les effectifs les plus élevés. Pour Alexandre Yaméogo, l'enjeu est de garantir l'accès à l'école et d'accompagner l'insertion sociale. « Ce sont des enfants qui ont parfois des comportements marqués par ce qu'ils ont vécu. Il faut leur montrer qu'ils sont chez eux, qu'ils ont les mêmes droits que les autres enfants du Burkina Faso. » Il reconnaît cependant que les ressources restent limitées et que l'extension du dispositif dépendra de nouveaux appuis.

Selon Alexandre Yaméogo, directeur provincial de l'Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo, le projet a apporté une plus-value dans l'insertion sociale, scolaire et socio-éducative des élèves déplacés internes

Si ces expériences tiennent, c'est aussi grâce à des partenaires qui croient en une éducation inclusive et équitable. L'appui de l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) joue un rôle déterminant à travers le Projet d'appui aux initiatives communautaires en faveur de l'éducation en situation d'urgence. Ce projet, actuellement dans sa deuxième phase, vise à renforcer la résilience des écoles confrontées à l'afflux d'élèves déplacés. Concrètement, il soutient la formation des enseignants à l'éducation en situation d'urgence, la prise en charge psychosociale, l'organisation d'activités favorisant la cohésion sociale, l'implication des Comités de gestion d'école (COGES) et la dotation en matériel pédagogique. Dans les établissements bénéficiaires, cette approche modifie profondément la manière d'accueillir. L'école n'est plus seulement un lieu d'enseignement mais un espace de réparation sociale. Les COGES participent à l'identification des besoins, à l'organisation des activités communautaires et au dialogue avec les familles. Cette implication locale renforce l'acceptation du dispositif.

Les deux partenaires se sont d'ailleurs réunis avec les bénéficiaires ce 13 mars 2026 pour faire le bilan des acquis du programme. Les trois écoles présentes au bilan avec les enseignants ont présenté leurs réalisations depuis la rentrée. La majorité des activités d'insertion scolaires sont prévues pour les EDI. Pour la JICA et la Direction provinciale de l'Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo (DPEPPF), la coopération ne remplace pas les efforts nationaux, mais elle leur donne des moyens de tenir.
Si Vanessa et ses pairs rejoignent leurs camarades avec joie, c'est grâce à l'école qui se veut accueillante, inclusive afin de favoriser la paix et la cohésion sociale.

Les enseignants des 3 écoles se sont réunies pour faire le point de leurs activités du Projet d'appui aux initiatives communautaires en faveur de l'éducation en situation d'urgence

Une cohésion qui cache des dizaines d'heures de vigilance pédagogique, d'écoute, de médiation, de solidarité discrète d'enseignants. À l'échelle nationale, l'urgence éducative, selon le rapport statistique mensuel de l'Éducation en situation d'urgence arrêté au 31 mars 2024, faisait état de 5 319 structures éducatives fermées sur le territoire national, soit environ 20,15 % de l'ensemble des établissements du pays. Cette situation affectait 818 149 élèves, dont 394 293 filles, ainsi que 24 281 enseignants, parmi lesquels 7 413 femmes. Dans le même temps, 1 304 structures éducatives avaient pu être rouvertes, signe d'un effort progressif pour maintenir l'accès à l'école malgré la crise.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Catégories: Afrique, France

Métier d'hôtesse de l'air : Binta Ouédraogo, retraitée, a travaillé 27 000 heures dans les airs

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 16/03/2026 - 22:58

Pendant 37 ans, de 1987 à 2024, Binta Ouédraogo a exercé le métier d'hôtesse de l'air. Entre les annonces de sécurité, l'assistance aux passagers lors de l'embarquement et du débarquement, et les plateaux-repas servis, elle a travaillé, suspendue en l'air avec joie et abnégation. Depuis 2024, elle est à la retraite, mais il suffit qu'elle parle pour se remémorer ce métier qu'elle a porté comme une identité.

Il y a des vies professionnelles qui se racontent comme une succession de posts. Celle de Binta Ouédraogo, sienne ressemble davantage à une longue traversée. 27 000 heures de vol, accompagnées d'une discipline qui impose d'être prête à toute heure, qu'il fasse jour ou nuit, qu'il y ait une fête ou un deuil. « J'ai été hôtesse de l'air pendant 37 ans, de 1987 à 2024. Donc, 37 ans dans les airs qui m'ont apporté beaucoup de joie, beaucoup de paix et beaucoup d'amour dans ma vie. » À l'époque de son recrutement, devenir hôtesse de l'air au Burkina Faso ne relevait pas encore de l'évidence sociale. L'aviation restait rare, presque cérémonielle. On voyageait peu, on s'habillait pour l'avion comme on s'habillait pour une photographie importante. Dans certaines familles, le métier lui-même demeurait difficile à expliquer. « À l'époque, c'est vrai que ce n'était pas courant de voir une hôtesse de l'air », raconte-t-elle en souriant.

Il y avait déjà les pionniers d'Air Afrique, et à Air Burkina où elle a travaillé, une première promotion avait été recrutée en 1983. Binta appartient à la deuxième. Mais le plus délicat n'était pas le concours, mais comment expliquer ce métier des airs à la maison. « Pour expliquer vraiment à mes parents, c'était un peu épique parce que mes parents sont des illettrés. Donc, il fallait leur expliquer et puis trouver des mots qui ne les choquent pas en son temps », relate-t-elle, en précisant qu'il fallait rassurer sans trop promettre, contourner la peur d'un métier inconnu. « J'ai choisi ce travail parce que, pour le moment, je ne fais rien. Je vais essayer. Si ce n'est pas bon, je laisse », avait-elle dit à ses parents. Et cette promesse provisoire a tenu 37 ans.

Le portrait photo de Binta Ouédraogo habillée en tenue de travail est accroché dans son salon.

Avant même d'entrer en cabine, elle indique qu'elle avait découvert le métier à travers les livres. Elle lisait beaucoup. Dans les romans et récits qu'elle consultait, l'hôtesse apparaissait souvent comme une figure de mobilité, de raffinement, presque de liberté. « Moi, à mon temps, je voyais le côté glamour du travail. » Le glamour existait, dit-elle après exercice, mais seulement vu de loin. De près, il fallait posséder le baccalauréat, réussir les tests, passer une visite médicale poussée, apprendre la rigueur du corps. Le corps, justement, devait rester conforme. « Quand j'ai commencé à travailler, j'avais tendance à l'obésité. Donc, il fallait faire très attention à son alimentation, à ce qu'on boit, à ce qu'on mange », fait-t-elle savoir, soulignant que le métier demandait de surveiller son apparence sans jamais laisser voir l'effort.

Pas de jour férié, pas de week-end

À écouter Binta revenir sur ses années de fonction, on comprend vite qu'une carrière d'hôtesse ne se mesure pas en années, mais en réveils interrompus. Il faut imaginer les horaires cassés, les départs avant l'aube, les valises toujours prêtes, le téléphone qui peut modifier un planning au dernier moment. « Être hôtesse de l'air, il n'y a pas de week-end, il n'y a pas de fête », insiste-t-elle sans se plaindre, mais plutôt comme une norme qu'elle a acceptée très tôt. Le 31 décembre revient souvent dans ses souvenirs. Le chiffre semble avoir été répété tant de fois qu'il en devient presque symbolique. « Le nombre de fois que moi j'ai volé un 31 décembre, je ne saurais compter. » Elle prend pour exemple une situation de réveillon de l'an. Après un atterrissage à 22h40, elle a dû rejoindre une cérémonie toujours en uniforme. « J'étais obligée d'aller directement parce qu'il y avait des amis qui avaient organisé une soirée. »

Selon l'hôtesse de l'air à la retraite, un vol à 8h signifiait être là deux heures avant. Un départ à 1h du matin imposait la même précision. Mais la fatigue ne devait pas supprimer la netteté du sourire. Il faut toujours être non seulement patient et engagé, très engagé ; car, dit-elle, dans une cabine, le moindre relâchement ou la moindre crispation se fait ressentir. Dans cet espace, il faut aussi lire les visages. « Il y a des gens qui sont ouverts, il y a des gens qui sont joviaux, il y a des gens qui sont austères. » Elle indique que les passagers ne montent pas avec la même humeur et pourtant le service, lui, doit rester identique.

« Le métier a beaucoup évolué parce qu'à notre époque, on ne recrutait pas les femmes qui ont déjà des enfants. Mais aujourd'hui ce n'est plus le cas. »

Binta, même si elle a connu différentes époques, appartient à une génération qui a vu l'avion conserver longtemps quelque chose de cérémonial. « En notre temps, quand on voyageait, on mettait son plus bel habit. On achetait une valise, on achetait de beaux habits. » Le passager arrivait avec retenue, parfois impressionné avant même d'embarquer. Et elle, paradoxalement, se sentait plus émerveillée qu'eux. « J'avais un step ahead. C'est-à-dire que j'étais plus émerveillée que ceux que je transportais. »

Le métier lui a donné une géographie particulière. Non celle des cartes postales, mais celle des escales comptées. À Air Burkina, certains vols s'appelaient les « non-stop ». Ce mot, dans leur jargon, désigne les séjours courts, les nuits ailleurs, parfois deux jours avant de repartir. « On faisait les vols sur Paris, et là-bas, on avait deux ou trois jours », se rappelle-t-elle. D'autres escales étaient plus rapides à Dakar, Niamey ou Libreville par exemple. « On arrive le soir, on part le lendemain matin. » Le métier a longtemps traîné ses malentendus, sinon qu'il le traîne encore. Un cousin lui avait dit un jour à Binta ceci : « Ah, mais ton travail, je ne pense pas que je puisse laisser ma femme le faire, parce que tu es trop libre. » Le mot libre, chez elle, ne signifie pas absence de limites, mais autonomie conquise. « Ce boulot-là m'a permis de m'affirmer, d'être moi-même, de m'organiser. »

Aujourd'hui, Binta a une vie bien calme, loin des décollages et atterrissages permanents.

De l'adrénaline et du calme

Pendant longtemps, le risque est resté abstrait pour Binta. Puis certains drames l'ont rendu concret. Elle cite le vol parti de Rio de Janeiro pour Paris. Ce matin-là, elle devait travailler. Comme toujours, elle s'était levée, café à la main, dans ce petit rituel calme qui précède un service. « J'entends à la radio qu'il y a un avion qui est perdu. » Dans leur langage, ce mot a immédiatement un poids car perdu signifie que l'on attend encore une réponse radio qui ne vient pas. Ce jour-là, pendant un moment, quelque chose a changé sa façon de voir son métier. « J'ai compris ce jour-là que mon travail est dangereux. Au point où j'ai oublié un détail que je n'oublie jamais d'ordinaire : mon chapeau. Je suis arrivée au briefing, persuadée de l'avoir retiré. Il n'était pas là », raconte-t-elle comme pour montrer à quel point la nouvelle lui avait fait un choc.

Aujourd'hui, Binta a une vie bien calme car elle ne vole plus. Ou plutôt, elle ne vole plus professionnellement. « Les vols ne me manquent pas beaucoup, parce que j'ai fait avant 27 000 heures de vol. » Elle se réjouit des repas qu'elle peut prendre lentement, de la présence familiale retrouvée, des moments qu'elle peut savourer sans urgence. « En retraite, je réapprends à vivre avec ma famille. » Mais elle continue pourtant de défendre le travail avec une vigueur intacte. « Il n'y a pas de travail facile. Tout travail est dur. Je rends énormément grâce parce que je trouve que ma vie a été une grâce », affirme Binta avec le sourire. Lorsqu'elle évoque ce que le métier lui a laissé, elle ne parle ni de prestige ni de biens accumulés, mais seulement de découvertes et de moments magiques que parfois rien ne peut acheter.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

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Burkina Faso : Culture et Tourisme, ces mal-aimés d'une République en pleine « RELANCE »

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 16/03/2026 - 22:56

Alors que le Burkina Faso affiche une ambition de relance et de renaissance culturelle, l'absence de postes ouverts dans les concours publics de 2026 pour les spécialistes de la culture et du tourisme suscite l'incompréhension. Dans cette tribune, Ousmane Djiguemdé directeur des études et du partenariat de Faso Tourisme et ancien secrétaire technique de l'Institut des peuples noirs (IPN) et s'interroge sur ce paradoxe et plaide pour une véritable prise en compte de ces secteurs qu'il considère comme essentiels à la reconstruction identitaire, à la cohésion sociale et même à la sécurité nationale.

J'ai appris après la publication des listes des concours ouverts au titre de l'année 2026 par le Burkina Faso, l'absence de postes ouverts pour le recrutement des spécialistes du secteur de la culture et du tourisme. En ma qualité d'ancien Secrétaire technique de l'Institut des Peuples Noirs (IPN) et d'actuel Directeur des Études et du Partenariat, j'ai eu froid quand je fais le rapprochement avec le contexte que nous vivons, un contexte de décolonisation des savoirs et de (re)construction identitaire.

I. Entre incompréhension et paradoxe

Je n'ai pas compris cette contradiction flagrante entre la vision politique et cet acte politique de prise (non prise) en charge effective de la vision politique, dans un champ vierge où le Burkina Faso est en pleine période de restauration culturelle, à travers la détermination des listes de son patrimoine culturel matériel et immatériel, de son répertoire patronymique, de leur prise en charge dans les curricula du système éducatif, ainsi que dans les normes sociales à travers la morale et le civisme.

II. Coup de grâce porté à un secteur déjà en mal ?

Le secteur du tourisme, à lui seul, sans la culture, fait 10 % des emplois dans le monde et génère presque la même proportion des revenus du produit intérieur brut pour un pays. Si on lui ajoute la culture, pour le capital de ressources informationnelles et financières qui changent les mentalités et les conditions de vie d'un citoyen, en un mot, qui changent le citoyen selon le profil type défini par la vision politique, on peut se dire : quel gâchis !

Je ne suis pas sûr que ceux qui conseillent les décideurs du moment sachent véritablement le coup de grâce qu'ils viennent de porter à ce secteur déjà en mal, et à tout le pays ! Ne serait-ce qu'à mesurer le degré d'incivisme et les ressources immenses que l'État injecte pour mettre les gens aux pas, ou pour corriger les dégâts, il est difficile de se convaincre que les conseillers ont été bien inspirés de commencer à sacrifier la culture et le tourisme à l'autel du bien-être, de la sécurité et de l'éducation, des processus qui s'abreuvent des référents culturels que les acteurs administratifs doivent aider à restaurer, capitaliser et structurer en ressources diverses consommables par les politiques publiques.

III. La culture : ce pilier méconnu de la sécurité nationale, dans le cadre de la promotion du paradigme de sécurité humaine

Je me souviens encore de cette phrase, lancée par un cadre de l'armée, lorsque je suis allé faire valoir l'expertise du Ministère en charge de la culture et du tourisme, à la commission nationale d'élaboration de la politique de sécurité nationale : « Qu'est-ce que la culture vient faire dans une histoire où on parle d'armes ? ».

Comme toute réponse, je lui ai gentiment souri et j'ai donné le meilleur de moi-même durant les travaux pour les convaincre de baser tout le processus de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) autour des référents culturels, conformément à nos engagements internationaux, et conformément à la dynamique de Renaissance Culturelle Africaine de 2006. Le résultat se trouve dans les fruits de la réforme et je salue au passage tous les membres de ma commission, ainsi que les responsables qui ont bien voulu croire en moi à l'époque.

IV. On ne peut pas décoloniser sans une solide architecture administrative culturelle et touristique

L'intellectuel kenyan Ngũgĩ wa Thiong'o parlait à juste titre de « décoloniser l'esprit », faisant référence à la démarche qui procède de la réappropriation de sa langue et de concepts convoqués en débat dans cette langue pour traduire nos opinions, notre vision de l'univers ; un processus qui oblige à se débarrasser des concepts de l'oppresseur pour être libre.

Dès lors, la rupture décoloniale ou décolonialité est un combat contre les traces invisibles de la colonisation qui persistent aujourd'hui dans le corps social. Il s'agit d'un combat éminemment culturel. Et nulle part ailleurs, aucun peuple ne part en guerre en détruisant ses armes. C'est un processus radical de déshabillage des structures de pouvoir, de pensée et de culture héritées de la colonisation.

Il se bâtit sur trois (3) piliers de rupture dont la brique principale est l'être (le citoyen). C'est lui qu'il faut libérer de tout complexe, principalement de celui d'infériorité et des hiérarchies raciales ou culturelles intériorisées. C'est une réappropriation de l'estime de soi et de sa propre culture qui doit se faire avec des hommes et femmes armés scientifiquement jusqu'aux dents (comme l'a recommandé Cheikh Anta Diop).
Le second, c'est le savoir ou l'épistémologie.

C'est le point le plus crucial, dans la mesure où c'est à ce niveau que la rupture décoloniale remet en cause l'idée que la science, la philosophie ou l'histoire universelle ne proviennent que de l'Occident, parce qu'elle est simplement issue d'un biais historique introduit par l'idéologie gréco-romaine, en toute méconnaissance, ignorance et/ou réappropriation des savoirs millénaires de l'Orient ancien, de l'Asie (Chine-Inde), d'Afrique et des Amériques, bien avant l'éveil de l'Empire romain. Il faut une masse critique de compétences et d'experts de l'administration culturelle et touristique pour accompagner cela. Les meilleurs sont en train de partir sous d'autres cieux et le terrain administratif se vide. C'est le moment que le ministère des Serviteurs du Peuple valide et soumette un tel projet au Conseil des ministres !

Enfin, le troisième pilier, c'est le pouvoir, principalement politique et économique, tel que nous sommes en train de le vivre actuellement. Mais, je le répète, sans une masse critique de compétences dans l'administration du secteur, c'est un chantier sans avenir. Le plus important, ce n'est pas simplement d'ouvrir des postes. Il faut aller au-delà, repenser toute la politique de l'emploi public afin de l'orienter véritablement vers l'ambition première de renaissance culturelle africaine. C'est le seul projet qui peut sauver l'Afrique et le Burkina Faso, à l'heure du chamboulement de l'ordre mondial.

Ousmane DJIGUEMDE
Ancien Secrétaire Technique de l'IPN
Directeur des Études et du Partenariat de Faso Tourisme
(oustehit@hotmail.fr)

Catégories: Afrique, France

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