Un homme soupçonné de détention et de mise en circulation de faux billets de banque a été interpellé par les éléments du Commissariat frontalier de police de Tchikandou, commune de Nikki. Présenté à la justice, il a été placé sous mandat de dépôt le mardi 14 juillet 2026.
L'affaire a débuté dans la soirée du vendredi 10 juillet 2026, après la découverte de plusieurs coupures contrefaites. Un individu suspecté de détenir de la fausse monnaie a pris la fuite, abandonnant derrière lui 81 faux billets de 10 000 francs CFA, soit une valeur nominale de 810 000 francs CFA.
Les coupures ont été remises au chef d'arrondissement de Ouénou, qui les a ensuite transmises aux services du Commissariat frontalier de police de Tchikandou. Une enquête a immédiatement été ouverte afin d'identifier les personnes impliquées dans cette affaire.
Avec l'appui du détachement militaire de Nikki, les forces de sécurité ont poursuivi les investigations qui ont permis l'interpellation du principal suspect. Au moment de son arrestation, trois nouveaux faux billets de 10 000 francs CFA ont été retrouvés en sa possession. Le montant total des coupures contrefaites saisies s'élève ainsi à 840 000 francs CFA.
Au cours de son audition, le mis en cause a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a également déclaré appartenir à un réseau spécialisé dans la fabrication et la circulation de faux billets, évoquant l'implication présumée d'une dame résidant à Bembèrèkè. Les vérifications effectuées par les enquêteurs sur la base de ces informations n'ont toutefois pas permis de confirmer ses déclarations, considérées comme une possible tentative de détourner les investigations.
Déféré devant le procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Parakou, le suspect a été placé sous mandat de dépôt en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une équipe de la direction départementale de l'industrie et du commerce (Borgou-Alibori), a procédé ce mardi 14 juillet 2026, à la saisie d'une importante quantité de faux médicaments au marché de Petit Paris, un village situé entre les villes de Bembèrèkè et de Gogounou.
Des réseaux de trafiquants de faux médicaments opèrent toujours sur le territoire national malgré l'interdiction des autorités. Une cargaison de médicaments contrefaits a été saisie ce mardi 14 juillet 2026, au marché Petit Paris, situé entre les villes de Bembèrèkè et de Gogounu.
Selon nos sources, 33 cartons et un sac ont été remplis de faux médicaments après le conditionnement réalisé par les équipes sur place. Au terme de l'opération, le propriétaire de la marchandise prohibée a été interpellé par la police républicaine, et devra répondre de ses actes devant la justice.
F. A. A.
Une vaste enquête internationale menée par la plateforme agricole Wikifarmer auprès de 10 234 agriculteurs répartis dans 158 pays met en lumière les difficultés auxquelles fait face le monde agricole. Revenus en baisse, effets du changement climatique, manque de soutien des pouvoirs publics et niveau élevé de stress figurent parmi les principaux constats de cette étude réalisée entre novembre 2025 et mars 2026.
Selon les résultats, 51,1 % des agriculteurs interrogés estiment ne pas recevoir un prix équitable pour leurs productions. Près de la moitié (45,1 %) déclarent que leur revenu net a diminué par rapport à l'année précédente et 24,1 % parlent d'une situation « bien pire ». L'Europe est la région où le recul des revenus est le plus marqué, devant l'Asie du Sud et l'Afrique.
Au Bénin, 42 % des agriculteurs gagnent moins qu'il y a un an et 37 % estiment ne pas être payés équitablement, sur un échantillon jeune où le stress élevé reste faible (22 %).
L'enquête révèle également que les pertes de récoltes liées au climat et aux ravageurs sont devenues quasi généralisées. 83 % des agriculteurs disent avoir subi des pertes de production au cours de l'année, tandis qu'un quart affirme avoir perdu plus de 25 % de sa récolte ou de son cheptel. La sécheresse est identifiée comme le phénomène climatique le plus destructeur, devant les vagues de chaleur, les inondations, les tempêtes et le gel.
Les participants expriment par ailleurs une forte insatisfaction vis-à-vis du soutien des gouvernements. Plus de 63 % attribuent une mauvaise note aux politiques publiques en faveur de l'agriculture, estimant que les aides restent insuffisantes face aux défis économiques et climatiques.
Au-delà des difficultés financières, l'étude met en évidence un impact important sur la santé mentale des producteurs. Plus d'un tiers des répondants déclarent un niveau élevé de stress, avec un pic observé chez les agriculteurs âgés de 41 à 50 ans. Contrairement aux idées reçues, les exploitants de grandes fermes se disent davantage stressés que ceux des petites exploitations.
L'enquête souligne toutefois un facteur encourageant : la vente directe en ligne. Les agriculteurs qui commercialisent leurs produits directement auprès des consommateurs via Internet sont 35 % moins susceptibles de déclarer une baisse de revenus, faisant de ce mode de commercialisation le plus favorable à une meilleure stabilité financière.
Les auteurs de l'étude précisent que l'enquête repose sur un échantillon auto-sélectionné et ne prétend pas représenter l'ensemble des agriculteurs du monde. Elle offre néanmoins un aperçu des préoccupations exprimées par des producteurs issus de toutes les régions du globe et relance le débat sur la rémunération des agriculteurs, l'adaptation au changement climatique et l'avenir des systèmes alimentaires.
Une unité de l'armée burkinabè s'installe à Koualou, une zone frontalière située entre le Burkina Faso et le Bénin en vue du lancement de patrouilles mixtes avec les Forces armées béninoises (FAB).
Des opérations conjointes afin de lutte contre le terrorisme. Les autorités du Bénin et du Burkina-Faso ont décidé de lancer des patrouilles mixtes afin de renforcer la surveillance, améliorer le partage de renseignements et coordonner les interventions des deux armées face à la menace des groupes armés terroristes qui opèrent au niveau de leurs zones frontalières.
L'armée burkinabè est désormais présente à Koualou, localité rurale traversée par la route nationale reliant le Burkina Faso au Bénin. Cette localité est considérée comme une zone sensible en raison des défis sécuritaires.
Cette nouvelle phase de coopération militaire traduit la volonté des autorités béninoises et burkinabè de mutualiser leurs efforts pour sécuriser leur frontière commune et mieux protéger les populations vivant dans cette zone.
Le déploiement intervient quelques semaines après les engagements pris par le président béninois, Romuald Wadagni, lors de son investiture. Le chef de l'État avait alors réaffirmé la disponibilité du Bénin à travailler avec les pays voisins afin de faire face au péril terroriste qui menace la sous-région. Il avait notamment insisté sur la nécessité d'une action concertée pour venir à bout de ce fléau.
Dans cette dynamique, Romuald Wadagni a effectué une tournée diplomatique dans plusieurs pays de la sous-région, dont le Burkina Faso, où il s'est entretenu avec le capitaine Ibrahim Traoré.
Le lancement des patrouilles mixtes à Koualou apparaît ainsi comme une illustration concrète du rapprochement sécuritaire engagé entre Cotonou et Ouagadougou.
Invité d'honneur de la retraite stratégique d'Afreximbank consacrée aux défis de l'industrialisation en Afrique, le président Romuald Wadagni a partagé, ce lundi 13 juillet 2026 à Addis-Abeba (Éthiopie), l'expérience béninoise en matière de transformation économique, avec la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) comme vitrine de cette dynamique.
Le modèle béninois d'industrialisation une fois encore au-devant de la scène internationale. Un panel sur le thème « Pourquoi les gouvernements échouent-ils à s'industrialiser ? », a réuni des responsables publics, des dirigeants du secteur privé et des partenaires financiers ce lundi 13 juillet 2026 à Addis-Abeba en Ethiopie. Organisé dans le cadre de la retraite stratégique d'Afreximbank, cette rencontre internationale de haut niveau a été rehaussée par la participation de Romuald Wadagni, président de la République du Bénin.
Dans son intervention, le chef de l'État béninois a identifié les obstacles qui freinent les réformes économiques en Afrique. S'appuyant sur son expérience à la tête du Bénin et son parcours en finances publiques, il a insisté sur le rôle central d'une gouvernance efficace et d'une coordination forte au plus haut niveau de l'État. Selon lui, les réformes ambitieuses ne peuvent produire des résultats sans une vision claire, une mise en œuvre cohérente et un engagement politique constant.
Romuald Wadagni a également attiré l'attention sur les limites de nombreux projets de développement, souvent lancés sans modèle économique viable capable d'assurer leur pérennité. Il a par ailleurs évoqué les contraintes liées à l'économie politique, qu'il considère comme l'un des principaux freins à la conduite des réformes structurelles sur le continent. Pour illustrer ses propos, le président béninois a présenté le parcours de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), développée en partenariat avec ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP). En quelques années, cette plateforme est devenue l'un des symboles de la transformation industrielle du Bénin, en favorisant la transformation locale des matières premières, l'attraction d'investissements, la création d'emplois et la montée en puissance des produits « Made in Benin ».
Les participants ont également assisté à une présentation détaillée de la GDIZ par Gagan Gupta, fondateur et directeur général d'ARISE IIP. Il a rappelé que cette zone industrielle est née de la volonté du gouvernement béninois de rompre avec l'exportation des matières premières brutes au profit de leur transformation sur place. Une stratégie qui vise à renforcer la compétitivité de l'économie nationale, à développer les chaînes de valeur locales et à accélérer l'industrialisation du pays.
Par son intervention, Romuald Wadagni a démontré qu'un modèle de transformation industrielle réussie repose sur trois piliers essentiels : une gouvernance forte, des projets économiquement viables et une vision stratégique inscrite dans le long terme.
Implantée à Tangbo, dans la commune de Zè, département de l'Atlantique, la GDIZ, après une première phase d'exploitation de 400 ha, compte environ 36 investisseurs dont une vingtaine déjà opérationnels, et intervenant dans les secteurs tels que le textile, la transformation du soja, le cajou, le karité, l'industrie pharmaceutique, l'assemblage des ordinateurs et téléphones portables, la transformation du bois, la production de carreaux, etc. Les unités déjà opérationnelles selon la SIPI-Bénin, structure en charge de l'exploitation et du développement de la zone économique spéciale, emploient environ 25 000 jeunes béninois.
F. A. A.
La star colombienne Shakira marquera la finale de la Coupe du monde 2026, prévue le 19 juillet, à travers un spectacle à la mi-temps, aux côtés des Ghetto Kids.
Révélés pour leur énergie débordante et leurs chorégraphies virales, les Ghetto Kids rejoindront l'artiste Shakira sur scène lors de la finale de la Coupe du monde.
Composée d'enfants et de jeunes issus de milieux défavorisés, la troupe de danse ougandaise des Ghetto Kids a été personnellement choisie par Shakira pour participer à cette prestation exceptionnelle organisée aux États-Unis.
Cette collaboration est le fruit d'une relation qui remonte à plusieurs années. Selon Dauda Kavuma, fondateur et entraîneur des Ghetto Kids, tout est parti d'une vidéo réalisée par la troupe sur une chanson de Shakira figurant dans le film d'animation Zootopia. Séduite par leur talent, l'équipe de la chanteuse avait alors pris contact avec eux.
Plus récemment, les jeunes danseurs ont publié une chorégraphie sur le nouvel hymne de la Coupe du monde. Impressionnée par leur prestation, Shakira leur a lancé une invitation publique sur les réseaux sociaux pour la rejoindre lors du spectacle de la mi-temps de la finale. Une proposition que les Ghetto Kids ont acceptée avec enthousiasme.
Fondés en 2014 par Dauda Kavuma dans le quartier défavorisé de Katwe, à Kampala, les Ghetto Kids (également connus sous le nom de Triplets Ghetto Kids) rassemblent une trentaine d'enfants des rues et d'orphelins.
Au fil des années, ils se sont imposés comme l'un des groupes de danse africains les plus populaires, transformant leur talent en véritable symbole d'espoir et de résilience.
Le 19 juillet, leur parcours prendra une nouvelle dimension devant des millions de téléspectateurs à travers le monde, lors d'une finale qui s'annonce aussi spectaculaire sur le terrain que sur scène.
Le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, a procédé, mardi 14 juillet 2026, à l'installation officielle des membres du Comité scientifique national de restitution des biens culturels.
Nommés par décret n ˚2026-114 du 11 mars 2026, les membres du Comité scientifique national de restitution des biens culturels sont désormais installés. Composé de six membres, le Comité scientifique est appelé à accompagner le gouvernement dans les démarches scientifiques et juridiques visant à obtenir le retour de nouveaux biens culturels béninois conservés à l'étranger. « En installant officiellement le Comité scientifique national de restitution des biens culturels, le Gouvernement de la République du Bénin pose un acte de souveraineté, de responsabilité et de confiance dans l'intelligence nationale », a déclaré le ministre Yassine Latoundji. Selon lui, la restitution des biens culturels « ne relève ni de l'émotion, ni de la revendication », mais d'une démarche rigoureuse fondée sur « la science, le droit, le dialogue et la coopération internationale ».
Le ministre a rappelé les importantes réformes engagées depuis une dizaine d'années dans le secteur du patrimoine. Il a notamment évoqué la modernisation du cadre juridique, la construction de musées répondant aux standards internationaux, la restauration de sites historiques, le renforcement des institutions patrimoniales ainsi que le développement d'une diplomatie culturelle qui fait aujourd'hui référence sur le continent africain.
Ces efforts, a-t-il souligné, ont déjà permis des avancées majeures, notamment le retour des vingt-six trésors royaux en novembre 2021 et la restitution du Kataklè par la Finlande en mai 2025. Pour le ministre, ces succès démontrent qu'une coopération fondée sur la confiance, le respect mutuel et l'excellence scientifique peut contribuer à réparer les blessures de l'histoire.
Restitution de 35 nouveaux biens culturels et archives
Loin de constituer une finalité, ces restitutions ouvrent une nouvelle phase. Le Bénin poursuit désormais les démarches en vue de la restitution de trente-cinq nouveaux biens culturels ainsi que d'archives conservées dans les collections publiques françaises. Selon Yassine Latoundji, cette demande, étayée sur les plans historique, scientifique, patrimonial et juridique, a reçu un accueil favorable des autorités françaises qui ont accepté le principe de la création d'une commission scientifique conjointe franco-béninoise.
S'adressant aux membres du Comité, Yassine Latoundji les a invités à mettre leurs compétences au service de la Nation. « Ce n'est pas seulement la restitution d'œuvres qui est en jeu. C'est la capacité de notre pays à écrire son histoire avec ses propres sources. A enrichir durablement ses collections nationales. A nourrir sa recherche. A renforcer ses musées. Et à transmettre aux générations futures un patrimoine pleinement réapproprié », a-t-il affirmé.
Le président du Comité Alain Godonou a pour mission de conduire les travaux de cette équipe pluridisciplinaire, d'élaborer sa feuille de route, d'accompagner la mise en place de la commission scientifique conjointe franco-béninoise, de consolider le dossier national relatif aux trente-cinq biens culturels sollicités et de formuler des avis destinés à éclairer les futures décisions de restitution. Pour le ministre, la restitution des biens culturels dépasse largement la question patrimoniale. « C'est une œuvre de justice. C'est une œuvre de mémoire. C'est une œuvre de souveraineté », a-t-il déclaré.
Un individu a été interpellé dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 juillet 2026 sur le tronçon Bétérou-Djougou avec cinq cents (500) cartouches de calibre 12.
Les éléments de la Police républicaine de Bétérou ont procédé à une interpellation dans le cadre des actions de sécurisation du territoire national. Il s'agit d'un homme d'une trentaine d'années. Selon la source policière, le mis en cause transportait deux cartons contenant les munitions, soigneusement dissimulés dans la malle arrière d'un véhicule de marque Toyota Corolla immatriculé au Bénin.
Interpellé par les forces de l'ordre, il est actuellement gardé à vue. Il sera présenté au Procureur de la République à l'issue de l'enquête en cours.
Deux véhicules stationnés sur le terre-plein central à Cadjèhoun, dans la ville de Cotonou, ont été fortement endommagés à la suite de la chute d'un gros arbre. L'incident a été constaté dans la matinée de ce mardi 14 juillet 2026.
Deux véhicules endommagés après la chute d'un gros arbre à Cadjehoun. Selon les informations disponibles, les deux véhicules appartiennent à une société chinoise installée dans la zone. Aucun décès ni blessé n'a été enregistré. Le chauffeur des véhicules a découvert les dégâts aux environs de 5 heures du matin avant d'alerter les services compétents.
Informés de la situation, les services de la mairie de Cotonou se sont rendus sur les lieux pour constater les dommages. Sègbédji Thiburce Folly, chef du service environnement et gestion des risques et catastrophes de la mairie de Cotonou, a appelé les populations à la prudence en cette période de fortes pluies.
Il a notamment invité les citoyens à éviter de stationner leurs véhicules sous les arbres pendant les périodes pluvieuses afin de limiter les risques liés aux chutes d'arbres.
L'audience relative à l'extradition de Kemi Seba vers le Bénin a été renvoyée au 11 août 2026 par la justice sud-africaine.
Kemi Seba et ses co-accusés poursuivent leur séjour carcéral en Afrique du Sud. Il a comparu ce mardi 14 juillet devant le tribunal de Pretoria. L'audience a été brève et la justice sud-africaine a décidé de reporter l'affaire au 11 août prochain.
Le président de l'ONG Urgences Panafricanistes est accusé de séjour illégal et d'infractions aux lois sud-africaines sur l'immigration. Au Bénin, il est poursuivi pour des faits présumés de blanchiment de capitaux et d'apologie de crime ou d'incitation à la haine. Un mandat d'arrêt international a été délivré contre lui et les autorités béninoises demandent son extradition.
Lors des précédentes audiences, Kemi Seba a déclaré craindre pour sa sécurité en cas de retour au Bénin, son pays d'origine.
Au cours d'une opération menée par la Police républicaine dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 juillet 2026, douze personnes ont été interpellées et quinze motocyclettes saisies à Parakou.
Les interventions ont concerné notamment les secteurs du marché Arzèkè, de Zongo et de Titirou. En face du marché Arzèkè, cinq personnes ont été arrêtées. Les forces de l'ordre y ont saisi quatre motocyclettes ainsi que sept téléphones portables.
Dans le quartier Zongo, une personne a été interpellée pour des faits présumés liés à la vente de produits pharmaceutiques de contrebande. Trois motocyclettes ont été saisies sur les lieux.
À Titirou, six personnes soupçonnées d'être impliquées dans des actes de braquage ont été arrêtées. Les forces de sécurité ont retrouvé sept motocyclettes, dont une signalée volée grâce à un système de géolocalisation, et saisi une autre pour défaut de pièces administratives. Les personnes interpellées répondront de leurs actes devant la justice.
A.A.A
Le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a participé, lundi 13 juillet 2026, à Addis-Abeba (Éthiopie), à la retraite stratégique d'Afreximbank consacrée aux défis de l'industrialisation du continent africain. Invité d'honneur de cette rencontre réunissant des dirigeants du secteur privé, des responsables publics et des partenaires financiers, il a partagé son analyse des obstacles qui freinent les réformes ainsi que l'expérience du Bénin en matière de transformation économique.
Intervenant sur le thème « Pourquoi les gouvernements échouent-ils à s'industrialiser ? », le chef de l'État a mis en lumière plusieurs facteurs qui compromettent les politiques d'industrialisation en Afrique. Fort de son parcours d'expert en finances publiques et de son expérience à la tête du Bénin, il a insisté sur l'importance d'une gouvernance efficace.
Selon Romuald Wadagni, aucune réforme ambitieuse ne peut aboutir sans une coordination solide au plus haut niveau de l'État. Il a également souligné les limites du financement de nombreux projets, souvent lancés sans modèle économique viable garantissant leur pérennité. À ces difficultés s'ajoute, selon lui, l'économie politique, qui constitue un autre frein majeur à la mise en œuvre des réformes structurelles.
Le président béninois a ensuite présenté l'expérience de son pays en matière d'industrialisation, en mettant en avant la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), développée en partenariat avec le groupe ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP). En quelques années, a-t-il souligné, cette plateforme industrielle est devenue un exemple de transformation économique réussie.
Les participants ont également suivi une présentation détaillée de ce projet par Gagan Gupta, fondateur et directeur général d'ARISE IIP. Il a rappelé que la GDIZ est née de la volonté du gouvernement béninois de transformer durablement l'économie nationale en mettant fin à l'exportation des matières premières brutes au profit de leur transformation locale.
Cette stratégie vise notamment à attirer davantage d'investissements industriels, à développer la transformation des ressources locales, à renforcer la compétitivité des produits « Made in Benin » et à créer des milliers d'emplois.
À travers cette intervention, Romuald Wadagni a défendu le modèle béninois comme une illustration des conditions nécessaires à une industrialisation réussie, fondée sur une gouvernance forte, des projets économiquement viables et une vision stratégique de long terme.
A.A.A
Le président de la République, Romuald Wadagni, a effectué, lundi 13 juillet 2026, une visite de travail à Addis-Abeba, en Éthiopie. Ce déplacement a été marqué par sa participation à la retraite stratégique d'Afreximbank ainsi que par des échanges avec les autorités éthiopiennes.
À son arrivée dans la capitale éthiopienne, le chef de l'État béninois a été accueilli par le vice-Premier ministre, Tiruneh Temesgen. Il a ensuite rencontré le président-directeur général d'Afreximbank, George Elombi, avant de prendre part aux travaux de la banque panafricaine d'import-export, d'Afreximbank, en qualité d'invité d'honneur.
Lors du panel inaugural consacré aux défis de l'industrialisation en Afrique, Romuald Wadagni a partagé l'expérience du Bénin en matière de réformes économiques. Il a notamment évoqué les conditions favorables à une industrialisation durable et les obstacles susceptibles de freiner cette dynamique.
En marge de cette rencontre, le président béninois s'est entretenu avec le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, au Palais Menelik. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations de coopération entre le Bénin et l'Éthiopie.
Le chef de l'État a regagné Cotonou dans la soirée, au terme de cette visite d'une journée consacrée à la promotion des intérêts du Bénin sur les plans économique et diplomatique.
La forte pluie qui s'est abattue sur la ville de Cotonou dans la journée de ce lundi 13 juillet 2026 a occasionné la chute de plusieurs grands arbres.
A l'Etoile Rouge, un imposant caïlcédrat a été déraciné ce lundi 13 juillet 2026, s'affaissant sur une partie de la chaussée et perturbant momentanément la circulation.
La pluie a entraîné la chute d'autres arbres, notamment dans le secteur de Caboma.
Face à la situation, Gilbert Déou Malè, le préfet du Littoral s'est rendu dans l'après-midi sur les sites touchés. A l'issue de cette descente, il a instruit les services techniques de procéder sans délai au dégagement des arbres tombés.
M. M.
Le « Made in Benin » poursuit son expansion sur le territoire national. Après son implantation à Cotonou, la marque béninoise de linge de maison SùSù renforce sa présence avec l'ouverture officielle de son deuxième showroom à Parakou, dans le département du Borgou.
La société Bénin Textile SA (Btex) et son distributeur agréé DIXTRI Textile, offrent la possibilité aux populations de Parakou, dans le Nord-Bénin, de se procurer la marque béninoise de linge de maison SùSù. Un showroom a été ouvert le vendredi 26 juin 2026, marquant ainsi une étape importante dans la stratégie de déploiement national de la marque. La cérémonie s'est déroulée en présence du chef du 3ᵉ arrondissement de Parakou ainsi que du représentant du maire, qui ont salué une initiative contribuant à la valorisation de la production locale.
Fabriqués au sein de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), les produits SùSù sont entièrement conçus au Bénin. La marque propose une large gamme de linge de maison destinée à répondre aux besoins des ménages, avec une offre alliant qualité, confort et savoir-faire local.
À travers cette nouvelle implantation, Bénin Textile SA entend d'une part, rapprocher les produits fabriqués localement des consommateurs du septentrion, et d'autre part, promouvoir davantage la consommation des produits « Made in Benin ». Pour l'entreprise, le choix de Parakou s'inscrit dans une vision d'inclusion économique et de développement du marché national.
« Parakou n'est pas un hasard. C'est un choix. Celui d'une marque qui croit que chaque ville, chaque foyer, chaque famille du Bénin mérite d'accéder à des produits de qualité, fabriqués ici, par nous, pour nous », a souligné le représentant de Bénin Textile SA lors de la cérémonie d'ouverture du showroom.
Avec cette nouvelle ouverture, SùSù confirme son ambition de rendre les produits textiles béninois plus accessibles et de renforcer la présence du Made in Benin dans le quotidien des consommateurs.
Le nouveau showroom est situé au rond-point Aérodrome, en face du restaurant La Vieille Marmite, dans le quartier Wanssirou.
F. A. A.
Les députés ont approuvé, le 10 juillet 2026, l'accord de financement conclu entre le gouvernement béninois et l'Agence Française de Développement (AFD) dans le cadre du projet de Musée d'art contemporain de Cotonou (MACC).
Après les projets muséaux lancés à Ouidah, Porto-Novo et Abomey, Cotonou s'apprête à accueillir un musée consacré à l'art contemporain, dont le financement a été entériné, vendredi 10 juillet 2026, par l'Assemblée nationale.
Le financement de l'Agence Française de Développement (AFD), comprend un prêt de 25 millions d'euros et une subvention de 5 millions d'euros, soit près de 19,7 milliards de FCFA.
Il couvrira la construction du Musée d'art contemporain de Cotonou (MACC), la conception de son parcours muséal, son lancement ainsi que des actions de formation au profit des professionnels du secteur culturel.
Le futur établissement s'inscrit dans la politique de valorisation du patrimoine culturel engagée par le gouvernement depuis 2016.
Lors des débats parlementaires, plusieurs députés ont appelé à une forte implication des entreprises et de la main-d'œuvre nationales afin que les retombées économiques bénéficient pleinement au pays. Ils ont également insisté sur la nécessité d'un suivi rigoureux de l'exécution du projet.
Pour le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, le MACC constitue un levier de développement économique autant qu'un équipement culturel. Selon lui, le projet doit stimuler les industries culturelles et créatives, favoriser la création d'emplois et accroître la visibilité des artistes béninois et africains grâce à un partenariat de long terme avec l'AFD.
M. M.
La Cour constitutionnelle a ouvert, lundi 13 juillet 2026 à Grand-Popo, un séminaire consacré à l'évaluation de l'élection présidentielle d'avril 2026.
Pendant plusieurs jours, conseillers, cadres, assistants juridiques et rapporteurs adjoints à la Cour constitutionnelle passeront en revue le déroulement de l'élection présidentiel d'avril dernier.
Présidant la cérémonie d'ouverture, lundi 13 juillet 2026 à Grand-Popo, au nom du président de l'institution, empêché, le vice-président, Nicolas Assogba, a rappelé que la Cour est investie par la Constitution de la mission de veiller à la régularité de l'élection présidentielle, de connaître du contentieux électoral et de proclamer les résultats définitifs.
Il a salué le travail accompli par la haute juridiction tout au long du processus électoral, depuis l'examen des candidatures jusqu'à la proclamation des résultats et à la prestation de serment du président élu le 24 mai, en passant par le suivi des opérations de vote et le traitement des recours. Selon lui, ces différentes missions ont contribué à la transparence du scrutin et au renforcement de la confiance dans les institutions.
Le séminaire doit permettre d'identifier les points forts et les insuffisances du processus, de formuler des recommandations et de définir des outils destinés à améliorer l'organisation des futures consultations électorales.
Le secrétaire général de la Cour, Romuald Irotori, a indiqué que les participants travailleront également à l'élaboration d'une première version d'un manuel des procédures. Ce document, appelé à être enrichi puis adopté, doit servir de référence pour les futures interventions de la haute juridiction en matière électorale.
La première journée a été marquée par plusieurs communications techniques suivies de débats entre les participants.
Les travaux se poursuivent ce mardi avec de nouvelles sessions consacrées à la consolidation des recommandations issues des échanges.
M. M.