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Campagne nationale Deme Sira : Plus d'un milliard de FCFA mobilisés

Lefaso.net (Burkina Faso) - Thu, 26/03/2026 - 00:10

La ministre en charge de la solidarité, le lieutenant-colonel Pélagie Kaboré, a présenté le bilan officiel de la campagne nationale Deme Sira, lancée le 14 novembre 2025. Le bilan a été fait ce mercredi 25 mars 2026 à Ouagadougou en présence de la presse.

Placée sous le signe de la solidarité nationale, la campagne Deme Sira visait à mobiliser des ressources au profit du fonds d'assistance sociale et de solidarité nationale, dans un contexte marqué par d'importants défis humanitaires et sociaux.

Selon la ministre, l'initiative a suscité un véritable élan de solidarité sur l'ensemble du territoire. Entreprises, institutions publiques et privées, organisations de la société civile, autorités coutumières et religieuses, jeunes, femmes, diaspora et citoyens anonymes ont répondu à l'appel avec engagement.

Plusieurs activités majeures ont marqué cette campagne. La caravane de la solidarité a sillonné les 13 régions du pays afin de sensibiliser les populations et mobiliser les contributions. La semaine thématique de la solidarité a permis d'organiser des panels, des communications et des visites de terrain en faveur des personnes vulnérables. À cela s'ajoutent le concours sur les initiatives endogènes de solidarité, qui a mis en valeur les actions communautaires sans oublier le gala de la solidarité, point d'orgue de la campagne, marqué par la mobilisation des parrains, marraines et donateurs.

Sur le plan financier, la campagne a permis de mobiliser un montant global estimé à 1 132 254 212 francs CFA. Ce total comprend 635 473 509 francs CFA de contributions financières qui proviennent des citoyens, des régions, du secteur privé et des partenaires, ainsi que 496 780 703 francs CFA de dons en nature, essentiellement constitués de vivres et de produits de première nécessité. L'État burkinabè a également contribué à hauteur de 125 millions de FCFA pour soutenir la mise en œuvre des activités. Par ailleurs, la vente aux enchères de tableaux réalisés par des enfants déplacés internes et des blessés en opération a permis de mobiliser 11 millions de FCFA, un montant qui sera entièrement reversé aux bénéficiaires.

Plus de 14 millions de Burkinabè ont participé à la campagne

Selon la ministre, les ressources mobilisées seront consacrées à des actions concrètes en faveur des personnes les plus vulnérables.

« Les ressources collectées ainsi que les dons en nature seront orientées vers la prise en charge des personnes et des ménages les plus vulnérables, à travers des actions concrètes et à fort impact social. À ce titre, plusieurs interventions prioritaires seront mises en œuvre notamment la réalisation, la réhabilitation et l'équipement d'infrastructures sociales de base dédiées à l'encadrement, à la protection et à la capacitation des personnes vulnérables, notamment les Orphelins et enfants vulnérables (OEV), les Personnes handicapées (PH), les personnes âgées (PA) ainsi que les ménages pauvres et en situation de détresse ; la promotion de l'inclusion socioéconomique à travers la mise en place d'activités génératrices de revenus, l'octroi de kits d'installation (agriculture, élevage, artisanat, petits métiers) et le développement d'opportunités d'emploi au profit des personnes vulnérables ; la réalisation et le renforcement d'infrastructures communautaires et d'initiatives d'appui à la réinstallation, à la stabilisation et au relèvement des Personnes déplacées internes (PDI), en vue de consolider leur retour et leur intégration socioéconomique ainsi que le soutien à l'accès aux soins de santé des personnes vulnérables, notamment la prise en charge des cas de maladies graves chez les personnes indigentes et le renforcement de l'appui aux formations sanitaires pour l'amélioration de la prise en charge des personnes pauvres et vulnérables », a déclaré la ministre.

Une deuxième édition est prévue en 2027 selon la ministre en charge de la solidarité nationale

Au-delà des résultats financiers, la ministre a insisté sur le principal acquis de la campagne qui est l'élan de solidarité nationale qu'elle a suscité. En effet, plus de 14 millions de Burkinabè se sont mobilisés autour des valeurs de partage, de cohésion sociale et de solidarité.

Fort de cette mobilisation, le gouvernement a décidé d'inscrire Deme Sira dans la durée. Une deuxième édition est prévue en 2027.

« Nous avons décidé d'inscrire cette initiative dans la durée. La deuxième édition de Deme Sira sera lancée en 2027. Elle visera à élargir davantage la base des contributeurs, à renforcer les mécanismes de transparence et à consolider cette dynamique comme un rendez-vous national de solidarité. Notre ambition est de faire de Deme Sira un symbole durable de cohésion, un repère moral et un instrument structurant au service des plus vulnérables. Deme Sira a démontré que le Burkina Faso demeure une nation debout, capable de transformer les défis en opportunités d'engagement collectif », a conclu la ministre en charge de la solidarité nationale, le lieutenant colonel Pélagie Kaboré.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

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Forum national sur le financement de la santé : 3 jours de réflexion sur la souveraineté sanitaire

Lefaso.net (Burkina Faso) - Thu, 26/03/2026 - 00:04

‎Le Forum national sur le financement de la santé (FONAFIS) s'est ouvert ce mercredi 25 mars 2026 à Ouagadougou sous la présidence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré. Prévu sur 3 jours, ce cadre de concertation réunit près de 400 participants nationaux et internationaux autour du thème : “Bâtir un système de financement de la santé efficient et équitable pour une souveraineté sanitaire et la réalisation des objectifs du plan national de développement 2026-2030”.

Cette rencontre première du genre entend poser les bases d'une nouvelle approche du financement de la santé au Burkina Faso, dans un contexte où les besoins restent importants malgré les efforts budgétaires déjà consentis. Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a inscrit les échanges dans une dimension humaine, rappelant que derrière les statistiques se trouvent des réalités quotidiennes vécues par les populations. « Au cours des travaux, nous examinerons des chiffres, des tableaux et des graphiques. Mais derrière ces réalités statistiques, il y a des visages », a-t-il déclaré, évoquant en exemple « le visage de cette mère qui marche des kilomètres pour faire vacciner son enfant, celui de ce père qui vend son bétail pour payer une intervention chirurgicale, ou encore celui de cette grand-mère obligée de choisir entre acheter ses médicaments et nourrir ses petits-enfants ».

Pour le chef du gouvernement, la question du financement de la santé dépasse la seule dimension budgétaire. Elle touche directement à la capacité de l'État à garantir à chaque citoyen un accès effectif aux soins. « La santé mérite une attention toute particulière », a-t-il affirmé, avant de rappeler plusieurs réformes engagées ces dernières années sous l'impulsion des autorités burkinabè. Parmi ces réformes figure notamment le renforcement des capacités médicales nationales. Le Premier ministre a mis en avant le programme présidentiel 1000 x 5, conçu pour former chaque année mille médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes. « Cet ambitieux programme permettra à notre pays de disposer à l'horizon 2030 de plus de 5 000 spécialistes supplémentaires », a-t-il indiqué. Il a précisé qu'à la fin de l'année 2025, environ 2 000 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes généralistes avaient déjà été recrutés et mis en formation, tandis que près de 200 assistants hospitalo-universitaires ont également rejoint le dispositif.

“Nous allons désormais fixer nous-mêmes nos priorités en matière de santé pour nos populations”, a indiqué le Premier ministre

Malgré ces avancées, le gouvernement reconnaît que les défis restent considérables. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a souligné que le budget alloué au ministère de la Santé, bien qu'en progression, demeure insuffisant face aux besoins croissants du secteur. « Le budget alloué au ministère de la Santé s'est établi à 12 %. Bien qu'insuffisant, ce budget est déjà exceptionnel au regard du contexte sécuritaire et humanitaire que nous vivons », a-t-il expliqué. Cette enveloppe budgétaire, jugée importante dans le contexte régional, ne suffit cependant pas à réduire de manière significative les charges supportées directement par les ménages. Le Premier ministre a rappelé que plus d'un tiers des dépenses de santé au Burkina Faso continue d'être financé directement par les familles. « Pour beaucoup de familles, une maladie grave signifie encore aujourd'hui le choix impossible entre se soigner et se nourrir », a-t-il insisté.

Au cœur des discussions ouvertes ce 25 mars se trouve donc la volonté d'orienter le pays vers une souveraineté sanitaire affirmée. Pour le chef du gouvernement, cette ambition suppose une rupture avec certains schémas de dépendance extérieure. « Ce temps doit être à jamais révolu, car la souveraineté sanitaire est au cœur du projet de transformation nationale que nous portons. Nous allons désormais fixer nous-mêmes nos priorités en matière de santé pour nos populations », a-t-il affirmé.

Selon Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, il faut travailler à faire en sorte que le niveau de financement de la santé au Burkina soit davantage conséquent

La production locale constitue un autre pilier de cette orientation. « Nous allons produire localement les médicaments essentiels, les équipements et les consommables dont nous avons besoin », a-t-il annoncé, estimant que l'importation massive des médicaments fragilise la capacité nationale de réponse. Il a rappelé que plus de 90 % des médicaments utilisés dans le pays restent importés. « Comment pouvons-nous parler de souveraineté quand nous importons plus de 90 % de nos médicaments ? » a-t-il interrogé ajoutant que le médicament doit être un produit de dignité et non un objet de dépendance.

Des travaux riches

Le ministre de la santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, dans ses échanges avec la presse à l'issue de la cérémonie, a précisé l'architecture des travaux prévus durant les trois jours du forum. Selon lui, trois grands axes structurent les discussions. « Le premier axe est en rapport avec la souveraineté sanitaire », a expliqué le ministre, en insistant sur la nécessité d'un meilleur alignement des partenaires techniques et financiers sur les priorités nationales. « Les partenaires doivent s'aligner sur les priorités de notre pays. Il y a un travail déjà fait, mais nous avons encore des gaps », a-t-il déclaré. Le deuxième axe concerne la mobilisation des ressources financières. Là encore, les autorités reconnaissent les progrès réalisés tout en admettant que des marges d'amélioration subsistent. « Le Burkina fait déjà fort dans ce domaine. C'est 12 % du budget de l'État alloué au ministère de la Santé. Ils sont très rares, les pays de la sous-région qui consacrent ce niveau de financement à la santé », a rappelé le ministre. Mais au-delà du volume des ressources, l'enjeu porte également sur leur utilisation. « Il ne s'agit pas seulement de mobiliser davantage de ressources, mais aussi d'en faire une utilisation efficiente », a-t-il souligné. Le troisième axe porte sur la protection des populations à travers les mécanismes de gratuité des soins et le déploiement progressif du régime d'assurance maladie universelle. « Il faut travailler à faire en sorte que le niveau de financement de la santé soit davantage conséquent », a déclaré le ministre, rappelant qu'environ 44 % des dépenses de santé sont encore assumées directement par les ménages burkinabè.

Durant les trois jours de travaux, près de 400 participants sont attendus autour de tables rondes, panels techniques et conférences thématiques. Plusieurs délégations étrangères prennent part aux discussions, notamment venues du Sénégal, de Gambie, de Sierra Leone, du Tchad, du Mali, ainsi que d'autres pays africains. Le ministre de la santé a également évoqué la participation de responsables de haut niveau d'organisations internationales, dont des représentants de l'Organisation mondiale de la santé pour la région Afrique. Cette présence traduit, selon lui, l'intérêt porté aux choix stratégiques engagés par le Burkina Faso dans le domaine du financement sanitaire. Le forum devrait aboutir à des propositions concrètes destinées à améliorer la soutenabilité financière du système sanitaire national, dans un contexte marqué par la recherche d'un équilibre entre souveraineté, efficacité budgétaire et protection sociale.

Le forum est parrainé par le ministre de l'économie et des finances Aboubakar Nacanabo, dont l'intervention a eu lieu au cours des travaux inauguraux sur les questions liées à la mobilisation des ressources.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Africa, Afrique

Santé : Ces aliments qui permettent de protéger les reins

Lefaso.net (Burkina Faso) - Thu, 26/03/2026 - 00:00

Les reins jouent un rôle essentiel dans l'organisme. Ils filtrent le sang, éliminent les déchets et régulent l'équilibre en eau et en minéraux. Pourtant, ils sont souvent négligés jusqu'à l'apparition de problèmes comme l'insuffisance rénale. Une bonne alimentation peut pourtant contribuer à les protéger efficacement.

Depuis quelques années, on assiste à un nombre sans cesse croissant des maladies rénales au Burkina Faso. Ces maladies sont généralement liées à des maladies chroniques comme l'hypertension artérielle et le diabète, mais aussi à de mauvaises habitudes alimentaires, à l'automédication et parfois à une hydratation insuffisante. A en croire la diététicienne Yasmine Ouédraogo/Zerbo, l'alimentation occupe une place centrale dans la prévention des maladies rénales. Elle soutient qu'une alimentation équilibrée, riche en aliments naturels et variés, aide l'organisme à fonctionner correctement et réduit les facteurs de risque qui peuvent endommager les reins.

Elle recommande de privilégier les aliments locaux riches en nutriments et d'augmenter la consommation des céréales locales telles que le riz, le mil, le sorgho, le maïs, l'avoine, etc... Les fruits frais bio comme les agrumes, la mangue, la papaye, la pastèque ou encore les raisins sont à consommer avec entrain. Dans la mesure du possible, il est recommandé de privilégier les fruits et légumes bio ou issus de l'agriculture locale, cultivés avec peu ou sans produits chimiques, fait savoir Yasmine Zerbo.

Aussi, les légumes riches en fibres, notamment les légumes feuilles comme la laitue, koumvando, oseille, amarante, épinards sont bons pour les reins. L'ail et le gingembre, connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires ne sont pas non plus à négliger. La diététicienne ajoute que les aliments riches en fibres favorisent une bonne digestion. Ils contribuent donc à améliorer la circulation sanguine, réduire l'inflammation et soutenir le bon fonctionnement des reins.

Les produits frais tels que la tomate, le gombo, les feuilles vertes, l'aubergine africaine, le concombre, la mangue ou la papaye constituent une excellente base pour une alimentation saine. Selon la diététicienne, consommer des produits bio ou naturels permet de réduire l'exposition aux pesticides et aux substances chimiques et de bénéficier d'aliments plus riches en vitamines et en antioxydants. Elle souligne l'importance de bien laver les fruits et légumes avant leur consommation, surtout lorsqu'ils sont consommés crus.

Si la consommation de certains aliments est fortement encouragée parce que contribuant à la bonne santé des reins, d'autres aliments par contre sont à limiter. En effet, certaines habitudes alimentaires peuvent surcharger les reins et favoriser le développement des maladies rénales. C'est pourquoi la diététicienne recommande de limiter l'excès de sel dans les repas, les aliments trop sucrés, les aliments trop gras, notamment les fritures et les plats très riches en huile, les produits transformés et industriels, la consommation excessive de viande rouge ainsi que les boissons alcoolisées.

Elle indique que l'usage fréquent et non contrôlé de certains médicaments anti-inflammatoires peut endommager les reins. " L'automédication doit donc être évitée et les médicaments doivent être pris uniquement sur prescription médicale" avise-t-elle.

L'hydratation occupe également une place importante dans la bonne santé des reins. En effet, les reins ont besoin d'une bonne hydratation pour fonctionner correctement. Boire suffisamment d'eau aide à éliminer les toxines et les déchets de l'organisme. " Dans un pays chaud comme le Burkina Faso, il est recommandé de boire régulièrement de l'eau potable tout au long de la journée, surtout pendant les périodes de forte chaleur", préconise Yasmine Zerbo.

En somme, pour protéger les reins, la diététicienne invite à boire suffisamment d'eau chaque jour (au moins 2L), réduire la consommation de sel, consommer davantage de fruits et légumes frais, de préférence bio, privilégier les aliments naturels et locaux, pratiquer une activité physique régulière, surveiller régulièrement la tension artérielle et la glycémie et éviter l'automédication.

Armelle Ouédraogo
Lefaso.net

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Football : Le Sénégal saisit le Tribunal arbitral du sport après sa défaite sur tapis vert en finale de la CAN 2025

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 25/03/2026 - 23:56

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a officiellement enregistré, ce mercredi 25 mars 2026, à Lausanne, un recours introduit par la Fédération sénégalaise de football (FSF). Cette dernière conteste la décision de la Confédération africaine de football (CAF) déclarant le Sénégal perdant par forfait lors de la finale de la coupe d'Afrique des nations 2025, disputée au Maroc.

Dans sa décision rendue le 17 mars 2026, la CAF avait attribué la victoire à l'équipe nationale du Maroc sur le score de 3-0, au détriment des Lions de la Teranga. Une décision que la FSF rejette fermement, demandant son annulation pure et simple, ainsi que la reconnaissance du Sénégal comme vainqueur de la compétition.

Dans son appel, la fédération sénégalaise sollicite également la suspension immédiate du délai de dépôt de son mémoire d'appel. Elle justifie cette requête par l'absence de motivation détaillée dans la décision de la CAF, qui ne comportait que le verdict du Jury d'appel sans en exposer les fondements juridiques.

A ce stade, le TAS doit constituer une formation arbitrale chargée d'examiner le dossier. Une fois cette étape franchie, un calendrier procédural sera établi. Conformément aux règles en vigueur, la partie appelante dispose normalement de vingt jours pour déposer ses arguments, tandis que les parties adverses en l'occurrence la CAF et la Fédération royale marocaine de football (FRMF) auront également vingt jours pour répondre.

Cependant, en raison de la demande de suspension formulée par la FSF, les délais restent incertains et aucune date d'audience n'a encore été fixée.

Le directeur général du TAS, Matthieu Reeb, a assuré que l'institution disposait de l'expertise nécessaire pour traiter ce type de litige. Il a également souligné l'importance de concilier célérité et respect des droits des parties, dans une affaire particulièrement sensible pour les équipes et leurs supporters.

Ce recours ouvre ainsi un nouveau chapitre dans ce contentieux qui pourrait avoir des répercussions majeures sur l'attribution du titre continental.

Lefaso.net

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Burkina/Cinéma : « Burkindi Diaspora Tours Acte 1 » ou la découverte des Burkinabè de Chine

Lefaso.net (Burkina Faso) - Wed, 25/03/2026 - 23:50

La projection officielle du film documentaire « Burkindi Diaspora Tours Acte 1 » de la réalisatrice burkinabè Alima Ouédraogo a eu lieu le mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou. À travers des témoignages authentiques, l'œuvre met en lumière les parcours, les défis et les contributions de la diaspora burkinabè vivant en Chine.

Ce film documentaire d'une durée d'environ 1h30mn, propose un regard immersif sur la vie des Burkinabè installés en Chine, entre résilience, ambition et attachement à la mère patrie.
Présenté dans une ambiance empreinte d'émotion, « Burkindi Diaspora Tours Acte 1 » se veut bien plus qu'un simple documentaire. Pour la réalisatrice, il s'agit d'un projet profondément engagé. « Ce documentaire est né d'une conviction simple mais puissante. Où qu'il se trouve dans le monde, le Burkinabè porte en lui une part vivante de la nation », a déclaré Alima Ouédraogo lors de son allocution.

Alima Ouédraogo a exprimé sa gratitude envers la diaspora burkinabè et les autorités présentes

À travers cette œuvre tournée en Chine, elle ambitionne de donner une visibilité à une diaspora « laborieuse, résiliente et entreprenante », souvent discrète mais essentielle dans le développement socio-économique du Burkina Faso. Pour elle, la diaspora ne saurait être perçue comme périphérique, mais plutôt comme « une extension dynamique, un levier stratégique pour la nation ».

Le film s'appuie sur une série de témoignages d'étudiants, d'entrepreneurs et de travailleurs burkinabè vivant en Chine. Tous racontent leur quotidien, leurs défis, mais aussi leurs réussites dans un environnement exigeant.

Pendant la projection, le public a découvert les parcours et défis des Burkinabè vivant en Chine

Réalisé en trois semaines de tournage intensif, après une année de préparation, le documentaire met en lumière des trajectoires humaines marquées par la persévérance et le patriotisme. « Ils vivent Burkinabè, même à des milliers de kilomètres », souligne la réalisatrice, qui affirme ne pas s'être sentie en terre étrangère grâce à la solidarité de ses compatriotes.

Présent à la projection, le parrain Mohamed Compaoré, membre de la diaspora burkinabè en Chine depuis plus d'une décennie, a salué une initiative « inédite » et porteuse de fierté.

Selon lui, la communauté burkinabè en Chine est structurée autour d'associations et de réseaux d'entraide facilitant l'intégration des nouveaux arrivants. « C'est comme une vie de famille », explique-t-il, insistant sur l'importance de la discipline, de l'honnêteté et de la droiture pour réussir dans ce pays.

Il rappelle également que l'image du Burkina Faso à l'étranger repose en grande partie sur le comportement de ses ressortissants. « L'éducation que nous avons reçue ici nous suit partout », affirme-t-il.

Pascal Gouba, chargé de mission du ministère des Affaires étrangères, a salué la richesse du film et son rôle dans la mise en lumière des contributions de la diaspora

Les autorités présentes à la projection n'ont pas manqué de saluer la qualité du travail. Le chargé de mission du ministère des Affaires étrangères, Pascal Gouba, a qualifié le film de « très riche en enseignements », mettant en avant sa capacité à illustrer les contributions concrètes de la diaspora.

Il a également souligné que ce documentaire reflète la qualité des relations entre la Chine et les pays africains, évoquant une coopération « riche et dynamique ».

Mohamed Compaoré, membre de la diaspora en Chine, a partagé son expérience et la vie communautaire des Burkinabè à l'étranger

De son côté, Antarest Batiana, président de la délégation spéciale de Komsilga, a salué « un acte de mémoire et de valorisation », encourageant la réalisatrice à poursuivre cette initiative. Il a d'ailleurs exprimé le souhait de voir un « Acte 2 », potentiellement dans un autre pays.

Au-delà du témoignage, le film se veut aussi un appel. Celui de mieux reconnaître la place de la diaspora dans la construction nationale et de renforcer les liens entre les Burkinabè de l'intérieur et ceux de l'extérieur.

La réalisatrice envisage déjà la suite du projet, avec d'autres destinations comme la Côte d'Ivoire ou l'Italie, dans l'optique de poursuivre cette démarche de valorisation.

Elle souhaite également organiser des projections au profit des étudiants et des jeunes entrepreneurs, afin d'inspirer une nouvelle génération à travers ces parcours de réussite.

« Burkindi Diaspora Tours Acte 1 » se présente comme une première étape dans un projet plus vaste de documentation de la diaspora burkinabè.

« Ce film ouvre une lucarne, amorce une conversation », a conclu Alima Ouédraogo, invitant le public à porter un regard nouveau sur ces Burkinabè de l'extérieur, acteurs à part entière du développement national.

À travers cette immersion, la réalisatrice signe une œuvre à la fois humaine et engagée, qui met en lumière une diaspora souvent méconnue, mais résolument tournée vers son pays d'origine.

Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

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UN votes to recognise enslavement of Africans as 'gravest crime against humanity'

BBC Africa - Wed, 25/03/2026 - 21:12
The landmark resolution calls for an apology and contributions to a reparations fund, without specifying an amount.

Nepal’s Gen Z Electoral Revolution

Africa - INTER PRESS SERVICE - Wed, 25/03/2026 - 20:37

Credit: Sanjit Pariyar/NurPhoto via AFP

By Andrew Firmin
LONDON, Mar 25 2026 (IPS)

Less than six months after Nepal’s Generation Z rose up in protest, the country has a new prime minister. A 35-year-old former rapper who soundtracked the protests swept to power in a landslide in the 5 March election.

Balendra Shah defeated former prime minister KP Sharma Oli, whose third stint as prime minister was cut short by the protests, beating him in his own turf. After years of fragile coalition governments, in which Sharma Oli and two other men of advancing age repeatedly swapped the role of prime minister, Nepal has chosen to change direction.

Gen Z-led protests

The September 2025 protests were triggered by the government’s banning of 26 social media platforms in an evident response to the ‘nepokids’ trend, in which people used social media to satirise the ostentatiously wealthy lifestyles of politicians’ family members, while most young people experienced daily economic struggles amid high inflation and youth unemployment. In a country where the median age is just 25, the ban was the final straw, activating long-simmering anger about corruption, poor public services and a political system that refused to listen to young people.

When young people took to the streets, the state unleashed violence. The deadliest day was 8 September, when some protesters broke into the parliamentary complex and police fired live military-grade ammunition, shooting many victims in the head. Nineteen people died that day, and overall at least 76 people died in the protests.

Rather than silence the protests, the state’s lethal crackdown swelled them, making clear this was about more than the social media ban; it was a struggle for Nepal’s future. Even more people took to the streets. On 9 September, Sharma Oli resigned. Some protesters turned to violence, while the army took over security and imposed a nationwide curfew. But events soon took a decisive turn. Chief Justice Sushila Karki was sworn in as interim prime minister on 12 September, kickstarting a process that led to the election. The interim government agreed to establish a Gen Z Council, a formal body designed to bridge the gap between the government and young people and enable them to hold it accountable and monitor implementation of reforms.

As the latest State of Civil Society Report sets out, Nepal’s movement inspired many of the year’s other Gen Z-led mobilisations. Nepali activists used the gaming platform Discord, including for a radical exercise in democracy that saw 10,000 people take part in online discussions that put forward Karki as interim prime minister. Morocco’s protesters also used Discord to coordinate their actions, while the Gen Z movement in Madagascar, where the army ultimately forced the government to quit, connected with Nepal’s Discord communities to learn from their organising. Movements in several countries adopted Nepal’s protest symbol, the skull-and-straw-hat flag from the One Piece manga, identifying themselves as part of the same global movement.

Around the world, Gen Z-led protests have commonly faced violent state repression but have forced real concessions: Bulgaria’s government quit, while politicians dropped unpopular policies in Indonesia and Timor-Leste. In Bangladesh, where a Gen Z-led protest movement ousted an authoritarian government in 2024, the country recently held its first credible election in almost two decades.

Time for change

The new energy unleashed by Nepal’s Gen Z-led protests was reflected in the registration of over 800,000 new voters, more parties standing than ever before, a profusion of younger candidates and an election campaign focused on corruption and good governance.

The result was a shock. Coalition governments are the norm in Nepal, but the centrist Rastriya Swatantra Party (RSP) won an outright majority, taking 182 of 275 House of Representatives seats after a campaign that made intensive use of social media. The three established parties all sustained heavy losses.

Shah used his music to attack corruption and inequality, resonating with the Gen Z movement during the protests, when one of his songs was viewed over 10 million times on YouTube. But he isn’t a completely new political figure, having become mayor of the capital, Kathmandu, in a surprise result when he ran as an independent in 2022. His track record there suggests grounds for concern. He’s rarely made himself available for media questioning, preferring to communicate directly via social media, where he’s known for making controversial outbursts. He also received criticism for deploying police against street vendors and launching ‘demolition drives’ to clear illegally built structures with minimal notice, leading to clashes between police and locals.

Shah now has a mandate to deliver change, and expectations are high. But he faces the challenge of reforming a typically resistant bureaucracy while delivering on his economic promises amid difficult global conditions worsened by the Israeli-US war on Iran, which threatens the remittances sent by the many Nepali workers based in Gulf countries, which constitute one quarter of the country’s GDP. He’ll need to navigate the difficult foreign policy balance between Nepal’s two powerful and often antagonistic neighbours, China and India. The new government must also ensure accountability for human rights violations during the 2025 protests, starting with releasing the report of a commission set up to investigate protest deaths, which hasn’t yet been made public.

The obvious danger, given these challenges and an outsized mandate, is that the government will adopt a heavy-handed approach, pushing through change while failing to listen. This is precisely when civil society is needed, to step in to hold the new government to account and ensure it respects human rights, including the right to keep expressing dissent.

Nepal’s Gen Z movement must guard against co-option by the new administration. The new government must acknowledge the vital role of Nepal’s outspoken young generation by moving quickly to form and resource the Gen Z Council and fully respecting its autonomy. The movement that helped bring Shah to power must stay engaged.

Andrew Firmin is CIVICUS Editor-in-Chief, co-director and writer for CIVICUS Lens and co-author of the State of Civil Society Report.

For interviews or more information, please contact research@civicus.org

 


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Categories: Africa

Senegal appeal to be heard 'as swiftly as possible'

BBC Africa - Wed, 25/03/2026 - 17:50
The Court of Arbitration for Sport (Cas) says it will rule on Senegal's appeal against being stripped of the Africa Cup of Nations title "as swiftly as possible".

South Africa's police chief to appear in court over controversial health contract

BBC Africa - Wed, 25/03/2026 - 17:33
South African authorities declined to disclose the charges he will face when he stands in the dock.

Saudi Pro League, the US or Europe - what are Salah's options?

BBC Africa - Wed, 25/03/2026 - 15:50
Liverpool reporter Aadam Patel analyses what Mohamed Salah's next move might be following the forward's announcement that he is to leave the club this summer.

DRAFT REPORT on the 2025 Commission report on Bosnia and Herzegovina - PE785.353v02-00

DRAFT REPORT on the 2025 Commission report on Bosnia and Herzegovina
Committee on Foreign Affairs
Ondřej Kolář

Source : © European Union, 2026 - EP
Categories: Africa, European Union

Debate: What will the trade deal with Australia bring?

Eurotopics.net - Wed, 25/03/2026 - 12:15
After eight years of negotiations, the EU and Australia have agreed on a sweeping free trade deal. Once ratified, almost all tariffs and trade barriers will be removed, except for strict upper limits for certain foods such as beef. There are also plans to improve Europe's supply of critical raw materials.
Categories: Africa, European Union

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