La Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a une nouvelle fois condamné l’État togolais pour violations des droits humains. Les décisions ont été rendues à l’issue des audiences tenues à Conakry, en Guinée, du 15 au 18 mai 2026, et concernent deux affaires distinctes mettant en cause les autorités togolaises.
Dans la première affaire, la Cour a donné raison à l’opposant togolais Jean-Pierre Fabre. La juridiction communautaire a estimé que ses droits avaient été violés lors des manifestations politiques organisées à Lomé en 2017. En réparation du préjudice subi, l’État togolais a été condamné à lui verser une indemnité de 6,5 millions de francs CFA.
La seconde décision concerne un ancien militaire togolais qui avait été maintenu en détention durant seize mois sans jugement avant d’être radié des effectifs de l’armée. Considérant qu’il s’agissait d’une détention arbitraire et que ses droits fondamentaux avaient été bafoués, la Cour a ordonné à l’État togolais de lui verser 15 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts.
Au total, ces deux condamnations représentent une charge financière de 21,5 millions de francs CFA pour le Trésor public togolais.
Ces nouveaux arrêts viennent s’ajouter à une longue série de décisions défavorables au Togo devant la juridiction communautaire. Au fil des années, plusieurs affaires ont conduit à des condamnations de l’État, notamment celles relatives à la coupure d’Internet lors de la crise sociopolitique de 2017, aux recours introduits par Amnesty International Togo, ainsi qu’à des dossiers impliquant des enseignants regroupés au sein du Syndicat des enseignants du Togo.
Des personnalités telles que Kpatcha Gnassingbé ou encore Pascal Bodjona ont également porté leurs différends devant la Cour de la CEDEAO au cours des dernières années.
Ces nouvelles condamnations relancent le débat sur le respect des garanties judiciaires et des libertés fondamentales au Togo. Elles posent également la question de l’exécution effective des décisions rendues par la Cour de la CEDEAO, dont l’application dépend essentiellement de la volonté des États membres concernés.
Pour de nombreux observateurs, la répétition de telles condamnations traduit la persistance de dysfonctionnements dans la protection des droits fondamentaux et souligne la nécessité de réformes destinées à renforcer l’État de droit et les garanties judiciaires dans le pays.
Togoactualité
The post Condamnations répétées devant la Cour de la CEDEAO : le Togo encore épinglé pour violations des droits fondamentaux appeared first on Togo Actualite - Premier site d'information du Togo.
Le carburant est moins cher au Togo que chez ses voisins de l’UEMOA. Mais ce constat suffit-il à mesurer l’effort demandé aux ménages ? Gnimdéwa Atakpama remet en perspective les chiffres à l’aune du pouvoir d’achat.
« Le Togo a le carburant le moins cher de l’UEMOA. »
C’est vrai. Et c’est un piège.
Oui, à 725 FCFA le litre, on est sous le Sénégal (920), la Côte d’Ivoire (875), le Mali et le Burkina (850 à 875). Le chiffre est exact.
Mais comparer des prix sans comparer des revenus, c’est peser sans balance.
Le SMIG togolais : 52 500 FCFA. Le SMIG ivoirien : environ 75 000.
Pour s’offrir le même litre d’essence, le Togolais et l’Ivoirien travaillent à peu près autant d’heures.
Sauf que le Togolais part de plus bas. Et qu’il a moins de crédit, moins d’assurance, moins de filet pour amortir le choc.
Le prix le plus bas de la région peut rester le plus lourd à porter.
La prochaine fois qu’on te sort « on est les moins chers », tu sauras quoi répondre.
On te l’a déjà servi, cet argument ?
Je suis Gnimdéwa Atakpama. Je raconte l’Afrique en griot, je l’analyse en stratège, je la défends en citoyen.
The post Le Togo a le carburant le moins cher de l’UEMOA : C’est vrai et c’est un piège appeared first on Togo Actualite - Premier site d'information du Togo.
Les contraintes budgétaires entravent la poursuite des travaux d’asphaltage de routes et construction de près de 100 ponts au Nord-Kivu.
Au cours d’une rencontre avec le gouverneur militaire, mardi 2 mai, à Beni, les constructeurs alertent sur de lourdes contraintes financières et climatiques.
Financement « au compte-goutte » à Butembo
La plateforme Nouvelle Génération Congolaise a lancé des consultations nationales mardi 2 juin à Kinshasa. Ce regroupement de leaders et d’organisations de jeunesse veut recueillir les attentes des jeunes face aux grands débats nationaux.
En 2018, après avoir fait l’acquisition de 36 Rafale auprès de Dassault Aviation et annulé le programme MMRCA [Medium Multi-Role Combat Aircraft], le ministère indien de la Défense lança une nouvelle procédure en vue de se procurer 114 avions de combat multirôles supplémentaires, avec des transferts industriels et technologiques à la clef afin de répondre...
Cet article L’Inde a officiellement transmis à la France une lettre de demande pour se procurer 114 Rafale supplémentaires est apparu en premier sur Zone Militaire.
Le programme de redynamisation de la Division provinciale des Droits humains est en marche au Kongo Central. Le ministre de tutelle a doté cette structure de nouveaux bâtiments lors d'une cérémonie organisée lundi 1er juin à Matadi.
L’ONG Action citoyenne de lutte contre les discours de haine (ACLDH) dénonce la pollution de la rivière Musonoï dans la province du Lualaba.
Dans une lettre ouverte adressée mardi 2 juin au ministre des Mines, cette structure de la société civile attribue cette dégradation environnementale, sanitaire et sociale aux activités de l'entreprise Metalkol SA. L’ACLDH demande un moratoire de 12 mois pour permettre le début des travaux de dépollution.