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Burkina/Sécurité routière : « Votre premier diplôme, c'est de rentrer bien portant à la maison », lance Maïmouna Karama aux étudiants

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 26/10/2026 - 23:11

À l'occasion de la Semaine de l'étudiant organisée par le Club des délégués des étudiants des établissements supérieurs du Burkina Faso (CDEES-BF) du 20 au 24 octobre 2026, Maïmouna Karama, chargée de mission du ministre de la Sécurité, a sensibilisé les étudiants sur les enjeux de la sécurité dans les espaces universitaires et sur les routes. Elle les a notamment invités à signaler les comportements suspects et à adopter des pratiques responsables pour préserver leur vie et celle des autres usagers.

La sécurité des étudiants ne se limite pas aux enceintes universitaires. Elle concerne également leurs déplacements quotidiens et les comportements qu'ils adoptent sur la route. C'est le message porté par Maïmouna Karama, chargée de mission du ministre de la Sécurité, lors d'une communication organisée à l'occasion de la semaine de l'étudiant, à l'école des affaires.

Son intervention a porté sur deux aspects essentiels : la sécurité dans les espaces d'études et la prévention des accidents de la circulation. L'objectif était de rappeler aux étudiants leur rôle dans la préservation d'un environnement propice aux études et dans la réduction des risques routiers.

Sécurité sur les campus

Sur le volet de la sécurité en milieu universitaire, elle a évoqué les efforts engagés par l'État pour améliorer les conditions d'apprentissage, notamment à travers la réalisation d'infrastructures universitaires adaptées.

Au-delà des infrastructures, le ministère de la Sécurité développe des dispositifs destinés à renforcer la protection des populations, y compris celle des étudiants. Parmi eux figure une disponibilité permanente des services de secours.

La responsable a également évoqué le déploiement d'unités de police secours aux abords de certains échangeurs, des zones où des agressions avaient été signalées. Ces mesures, a-t-elle expliqué, s'inscrivent dans une dynamique de renforcement de la présence sécuritaire et de prévention des actes criminels.

Toutefois, nuance-t-elle, la sécurité ne saurait reposer uniquement sur l'action des forces de défense et de sécurité. Maïmouna Karama a ainsi invité les étudiants à faire preuve de vigilance dans leurs lieux d'études et de résidence, en signalant aux services compétents tout comportement suspect.

Elle les a également encouragés à sensibiliser leurs camarades à la nécessité d'une coproduction de la sécurité, qui suppose une collaboration entre les autorités et les citoyens. Selon elle, l'engagement des étudiants constitue un maillon important du dispositif de prévention.

Les étudiants ont massivement participé à la communication

Sécurité routière : prévenir les comportements à risque

Le second volet de la communication a été consacré à la sécurité routière. Maïmouna Karama a rappelé que les accidents de la circulation représentent une menace importante pour les jeunes, au Burkina Faso comme dans le reste du monde.

Au cours de son intervention, elle a attiré l'attention des étudiants sur plusieurs comportements susceptibles de provoquer des accidents ou d'en aggraver les conséquences. Il s'agit notamment du non-respect de la signalisation routière, des excès de vitesse, du non-port du casque pour les motocyclistes et du non-port de la ceinture de sécurité pour les automobilistes.

La conduite en état d'ébriété ou sous l'emprise de substances altérant les capacités de conduite a également été abordée. Ces comportements, a-t-elle souligné, mettent en danger non seulement leurs auteurs, mais aussi les autres usagers de la route. « Votre premier diplôme, c'est de rentrer bien portant à la maison », a-t-elle laissé entendre.

L'enjeu de cette sensibilisation était donc de permettre aux étudiants de mieux mesurer les conséquences de gestes parfois banalisés. En rappelant les risques liés à ces pratiques, la communicatrice les a exhortés à respecter le code de la route et à adopter des comportements responsables lors de leurs déplacements.

Préserver la vie pour achever ses études

À travers cette double sensibilisation, le ministère de la Sécurité entend rappeler que la protection des étudiants nécessite à la fois des dispositifs institutionnels adaptés et une implication individuelle. La vigilance face aux situations suspectes, l'alerte des services compétents et le respect des règles de circulation sont autant de gestes qui peuvent contribuer à réduire les risques auxquels les jeunes sont exposés.

Serge Ika Ki
Lefaso.net

Categories: Afrique

Football féminin au Burkina : Tribunes clairsemées, faible médiatisation… des passionnés pointent des obstacles à l'engouement du public

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 26/10/2026 - 23:09

Faible médiatisation, manque de moyens, préjugés socioculturels et difficultés de formation, le football féminin burkinabè fait face à plusieurs obstacles qui limitent son attractivité auprès du public. Alors que les tribunes restent souvent peu garnies lors des rencontres du championnat national, des journalistes sportifs et des passionnées de football appellent à une meilleure promotion de la discipline et à un investissement accru pour lui permettre de gagner en visibilité.

Les stades burkinabè sont loin de faire le plein lors des rencontres de football féminin. Contrairement aux matchs des Étalons masculins, qui suscitent régulièrement un engouement populaire, les compétitions féminines peinent à mobiliser les supporters. Ce faible intérêt soulève des interrogations sur la place accordée à cette discipline dans le paysage sportif national, mais aussi sur les efforts nécessaires pour la rendre plus attractive.

Pour Ismaël Ganamé, journaliste sportif, cette situation s'explique d'abord par des raisons historiques et culturelles. Le football masculin, pratiqué depuis plus longtemps et profondément ancré dans les habitudes du public, bénéficie d'une avance considérable sur son homologue féminin. « Dans l'imaginaire collectif des gens, les gens aiment beaucoup plus le football masculin que le football féminin », observe-t-il.

Ismaël Ganamé, journaliste sportif, estime que le faible engouement autour du football féminin s'explique notamment par des facteurs historiques, culturels et organisationnels.

Selon lui, ce phénomène ne concerne pas uniquement le Burkina Faso. Toutefois, au niveau national, il relève que l'affluence reste limitée même pour les championnats masculins. L'engouement se manifeste davantage lors des rencontres des Étalons que pendant les matchs des clubs. Le football féminin doit donc composer avec une difficulté supplémentaire : attirer un public qui ne fréquente déjà pas régulièrement les stades pour les compétitions locales.

La faible médiatisation constitue l'un des principaux facteurs avancés par les personnes interrogées. Alors que le football masculin bénéficie d'une couverture relativement importante, les compétitions féminines restent peu présentes dans les médias et sur les plateformes numériques.
Pour Ismaël Ganamé, les difficultés de diffusion du championnat national masculin illustrent les obstacles auxquels se heurte le football féminin. Cette faible exposition réduit les possibilités de faire connaître les équipes, les joueuses et leurs performances au grand public.

Franck Aristide Gefa, journaliste à Ouaga FM, partage ce constat. Il estime que le manque de communication autour des compétitions, conjugué au niveau du championnat, contribue au désintérêt des supporters. Il plaide pour une meilleure promotion des championnats de première et de deuxième divisions, ainsi que de la Coupe du Faso féminine.

Franck Aristide Gefa, journaliste à Ouaga FM, appelle à renforcer la promotion auprès du public des compétitions féminines.

Parfait Traoré, journaliste sportif, relève également un déficit de valorisation du football féminin. Selon lui, l'équipe nationale masculine bénéficie davantage de sponsors, de publicités et d'une exposition médiatique qui contribuent à entretenir l'intérêt des supporters. Le football féminin, en revanche, reste méconnu d'une partie du public, qui ne mesure pas toujours les capacités des joueuses ni la qualité du spectacle qu'elles peuvent offrir.

Cette faible visibilité se ressent également dans l'expérience des passionnées. Amiratou Sidgomdé Latifa Kaboré explique avoir découvert certaines joueuses lors de la dernière CAN féminine, notamment grâce aux publications sur les réseaux sociaux. Pour elle, cette situation témoigne du manque de promotion dont souffrent les footballeuses burkinabè en dehors des grandes compétitions.

Au-delà de la médiatisation, les représentations socioculturelles continuent de constituer un frein. Pour certains, le football demeure un sport essentiellement masculin, une perception qui limite l'intérêt porté aux compétitions féminines et peut décourager les filles qui souhaitent pratiquer cette discipline.

Parfait Traoré, journaliste sportif, plaide pour une meilleure médiatisation du football féminin et une mobilisation accrue des partenaires et des sponsors.

Nathalie Nikiéma, fan de football, estime que les habitudes acquises dès l'enfance jouent également un rôle important. De nombreuses personnes grandissent en suivant le football masculin, apprennent à connaître ses joueurs et ses clubs, puis développent naturellement des habitudes de consommation autour de cette discipline. Le football féminin, moins présent dans leur environnement médiatique, peine alors à bénéficier du même attachement.

Amiratou Sidgomdé Latifa Kaboré souligne, pour sa part, que les femmes passionnées de football peuvent encore susciter de l'étonnement dans leur entourage. Cette réaction révèle, selon elle, la persistance de stéréotypes associant le football aux hommes, aussi bien dans la pratique que dans le suivi des compétitions.
À ces obstacles s'ajoutent des difficultés organisationnelles. Les matchs du championnat féminin sont souvent programmés le samedi ou le dimanche matin. Ces horaires peuvent limiter la présence des supporters, selon les journalistes interrogés. Une programmation mieux adaptée aux habitudes du public pourrait contribuer à améliorer la fréquentation des stades.

Pour les intervenants, le développement du football féminin passe aussi par une amélioration des conditions de formation et de pratique. Ismaël Ganamé insiste sur la nécessité de créer davantage de centres de formation destinés aux filles, à l'image de ceux qui existent pour les garçons. Il estime qu'un meilleur encadrement technique permettrait aux joueuses de progresser, d'élever le niveau du championnat et d'obtenir de meilleurs résultats.

Le journaliste souligne également l'importance de rapprocher davantage le football féminin des clubs historiques du pays. Selon lui, le développement de sections féminines au sein de formations disposant déjà d'une base de supporters pourrait favoriser l'intérêt du public pour les équipes féminines.

Franck Aristide Gefa appelle, de son côté, à une augmentation des subventions accordées au championnat national féminin. Il préconise également la création de centres de formation pour filles ou mixtes, ainsi que le développement d'initiatives marketing pour inciter les supporters à se déplacer dans les stades.
Pour Parfait Traoré, l'amélioration des infrastructures, des équipements et des moyens consacrés aux joueuses est tout aussi essentielle. De meilleures conditions de préparation et de compétition pourraient contribuer à renforcer le niveau de jeu et à rendre les rencontres plus attractives.

Les performances de l'équipe nationale peuvent également jouer un rôle dans cette dynamique. Les résultats obtenus par les Étalons dames lors des compétitions internationales peuvent contribuer à accroître leur notoriété et à susciter la curiosité du public. Toutefois, ces performances dépendent elles-mêmes d'un travail durable sur la formation, l'encadrement et les moyens accordés aux joueuses.

Les médias et les sponsors appelés à jouer leur rôle

Pour inverser la tendance, les journalistes sportifs et les passionnées de football appellent à une mobilisation plus importante des médias et des acteurs du football.
Ismaël Ganamé préconise une couverture plus régulière du championnat féminin, à travers des articles, des reportages et des émissions consacrées à la discipline. Il estime que les médias doivent accorder davantage de place aux compétitions locales afin de familiariser le public avec les équipes et les joueuses.

Cette présence médiatique pourrait également être renforcée sur les réseaux sociaux, notamment à travers des portraits, des interviews, des résumés de matchs et des contenus mettant en avant les performances individuelles et collectives. L'objectif est de permettre aux supporters de mieux connaître les actrices du football féminin et de suivre leur évolution au fil de la saison.

Amiratou Sidgomdé Latifa Kaboré appelle aussi les clubs disposant de sections féminines à mieux valoriser leurs équipes. Selon elle, une communication plus dynamique permettrait de mettre en lumière le potentiel des joueuses et de susciter progressivement l'intérêt des partenaires privés.
Nathalie Nikiéma invite, pour sa part, les médias à diffuser davantage de rencontres féminines et à encourager le public à se rendre dans les stades, comme il le fait pour les matchs masculins.

Amiratou Sidgomdé Latifa Kaboré, passionnée de football, appelle à une meilleure valorisation des joueuses et à une promotion plus active des équipes féminines sur les réseaux sociaux.

La mobilisation des sponsors apparaît également comme un enjeu important. Une meilleure visibilité pourrait attirer des partenaires, tandis que leur soutien contribuerait à financer la formation, les équipements, la communication et l'organisation des compétitions. Pour les intervenants, ces différents leviers doivent fonctionner ensemble afin de créer un cercle favorable au développement de la discipline.

Le faible engouement autour du football féminin au Burkina Faso ne relève donc pas d'une seule cause. Il résulte d'un ensemble de facteurs historiques, culturels, médiatiques, sportifs et économiques. Pour attirer davantage de supporters, la discipline doit gagner en visibilité, bénéficier de moyens adaptés et offrir aux joueuses des conditions propices à leur progression. Au-delà des résultats sportifs, c'est aussi un changement de regard et un travail de promotion dans la durée qui permettront au football féminin de trouver une place plus importante dans les habitudes du public burkinabè.

Anita Mireille Zongo
Lefaso.net

Categories: Afrique

Région du Goulmou/Fada N'Gourma : Le Partenariat pour la résilience au Sahel (SRP) sort des populations de pauvreté, renforce le capital humain, la résilience et la cohésion sociale

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 26/10/2026 - 23:08

Le Partenariat pour la résilience au Sahel (SRP), initiative mise en œuvre sous le leadership du gouvernement burkinabè à travers ses services déconcentrés, le PAM, la GIZ et l'UNICEF, avec l'appui financier du gouvernement allemand, vise à renforcer la résilience, en agissant en synergie avec plusieurs acteurs, dont les communautés bénéficiaires elles-mêmes. Le programme intervient dans plusieurs régions, dont le Goulmou, précisément à Fada N'Gourma, le chef-lieu. Le vendredi 2 octobre 2026, une équipe constituée des trois agences a effectué une visite sur le terrain, pour constater l'impact des actions auprès des communautés bénéficiaires et échanger avec les autorités locales autour du programme.

Une cartographie globale fait ressortir que le Partenariat pour la résilience au Sahel (SRP) soutient les efforts du gouvernement du Burkina Faso, qui reposent sur l'amélioration durable du bien-être des populations. Par son appui financier, le gouvernement allemand contribue au programme afin de renforcer durablement la résilience des communautés dans les zones d'intervention. Le SRP s'inscrit dans l'approche du nexus humanitaire-développement-paix (HDP) et répond de manière intégrée aux défis liés à l'insécurité alimentaire, aux changements climatiques, à l'accès aux services sociaux de base et à la cohésion sociale. Le programme intervient dans cinq régions, à savoir le Yaadga, les Koulsé, l'Oubri, le Goulmou et le Nakambé, précisément travers 62 sites de résilience réparties dans 28 communes.

La démarche de mise en œuvre est axée sur la complémentarité entre les interventions du PAM, de l'UNICEF et de la GIZ. Ces interventions s'articulent autour de quatre piliers complémentaires. Il s'agit des services sociaux résilients, volet mis en œuvre par l'UNICEF (santé, nutrition, eau-hygiène-assainissement, éducation, protection de l'enfant et protection sociale) ; de la sécurité alimentaire et nutritionnelle avec le PAM (production agricole durable, nutrition communautaire, cantines scolaires et renforcement des moyens d'existence) ; des écosystèmes résilients au climat, également avec le PAM (restauration des terres dégradées, gestion durable de l'eau et agriculture intelligente face au climat) ; de la cohésion sociale avec la GIZ (prévention et résolution des conflits, gouvernance des ressources naturelles, dialogue communautaire et engagement des jeunes et des femmes).

Le SRP cible en priorité les personnes, les ménages et les communautés vulnérables, notamment les femmes, enfants, jeunes, les petits producteurs, les populations déplacées et les communautés-hôtes. Il accompagne également les structures nationales, locales et communautaires pour le renforcement de leurs capacités à anticiper les crises et à y faire face. Par son approche intégrée, le programme agit sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, les écosystèmes résilients au changement climatique, l'accès aux services sociaux et la cohésion sociale. La vision de l'initiative n'est pas d'arriver avec des solutions toutes faites, mais de développer les approches en échange étroit avec les partenaires burkinabè et de les adapter au contexte et aux besoins identifiés.

De façon désagrégée, le SRP, ce sont plus de 1,1 million de personnes qui ont vu leur résilience renforcée. En effet, dans le volet lié à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et selon les responsables, ce sont 5 900 producteurs agricoles qui ont été appuyés, 360 000 personnes sorties de la malnutrition, 18 000 enfants bénéficiaires des cantines scolaires et plus de 240 000 personnes atteintes par les interventions nutritionnelles.

Dans le volet relatif aux écosystèmes résilients au climat, on note que ce sont 6 400 hectares de terres qui ont été restaurés, 62 000 m3 de compost et bio-intrants produits, 11 000 tonnes de semences distribuées, 10 000 foyers améliorés diffusés et plus de 520 infrastructures résilientes réalisées.

Sur le plan des services sociaux résilients, le SRP, ce sont à ce jour 550 000 personnes atteintes ; 150 000 femmes bénéficiaires d'un meilleur accès aux services de santé et de nutrition ; 10 000 enfants et familles bénéficiaires de services de protection et d'appui psychosocial ; 500 écoles transformées en EQAmEs sûres ; les formations professionnelles de 1 500 adolescents et l'appui à l'insertion de 400 d'entre eux ; 27 écoles primaires (dont 18 en cours de réalisation) ; 110 000 élèves bénéficiaires des cantines scolaires et un AEP multi-villages.

Le porte-parole des bénéficiaires du périmètre maraîcher, Lamourdja Thiombiano.

Quant au volet cohésion sociale, les chiffres font état de 6 000 personnes engagées dans des initiatives de paix ; 3 000 jeunes mobilisés pour la cohésion sociale ; 73 mécanismes de dialogue et de redevabilité soutenus ; cinq plans de contingence multi-risques élaborés et 349 AVEC mises en place pour renforcer l'autonomisation économique des femmes vulnérables.

Au-delà de la réponse aux besoins immédiats, le SRP accompagne les communautés vers une résilience durable, en renforçant leur capacité à anticiper, absorber et surmonter les chocs climatiques, sécuritaires et socio-économiques.

Projecteurs sur les réalisations à Fada N'Gourma

A Fada N'Gourma, chef-lieu de la région du Goulmou, l'équipe conjointe de la GIZ, du PAM et de l'UNICEF a pu constater les investissements et actions à travers principalement trois sites : le bas-fond, demi-lunes, périmètre maraîcher sis secteur N°11 ; le Centre d'éducation de base non formelle (CEBNF) ; l'Institut régional d'administration (IRA) et l'école primaire publique du secteur N°6 nord.

Le bas-fond, demi-lunes, périmètre maraîcher sis secteur N°11 de la ville comprend un périmètre maraîcher de deux hectares et un bas-fond rizicole de cinq hectares, exploités par des ménages accompagnés dans le développement de leurs capacités productives. L'initiative s'est élargie à la restauration des terres, à l'accès à l'eau, l'assainissement, la formation, la fourniture d'intrants et d'équipements agricoles, à l'élevage et aux infrastructures communautaires, afin de diversifier les productions et sources de revenus. La complémentarité dans les actions du Programme alimentaire mondial (PAM) du Fonds international des nations-unies pour l'enfance (UNICEF) et de la Coopération allemande (GIZ) fait donc de ce site, un cadre intégré où les interventions convergent pour renforcer durablement les systèmes de production, la sécurité alimentaire et la résilience des communautés.

Le site compte 120 bénéficiaires, dont 80 personnes hôtes et 40 déplacées (56 femmes et 64 hommes). Il comprend également 40 hectares de terres aménagées (dont 20 ha de demi-lunes + 20 ha de cordons pierreux), quatre forages solaires, huit bassins de stockage d'eau et 22 panneaux solaires ainsi que 120 bénéficiaires formés au compostage et aux biofertilisants.

Ici, la satisfaction se traduit bien à travers le slogan des bénéficiaires eux-mêmes : « produire, manger, donner et vendre ». Selon la présentation faite par les concernés, grâce aux activités générées par le site, les conditions de vie se sont considérablement améliorées, notamment par l'alimentation domestique, la scolarisation des enfants, la génération de revenus grâce à la vente sur la production, etc. A en croire des témoignages, le SRP a également permis de réduire les tensions et disputes dans les foyers, voire de bonifier la bonne ambiance dans les familles bénéficiaires.

Le président des producteurs, Lamourdja Thiombiano, montre plusieurs spéculations produites sur le site. « On a commencé à produire ici le 1er février 2024. (…). On a beaucoup de spéculations ici, tels que le chou, le gombo, la tomate, l'aubergine, la patate, le concombre, l'amante, la salade. On a aussi reçu beaucoup de formations qui nous aident énormément sur plusieurs plans, dont la production du compost. Grâce à cet accompagnement, nos conditions de vie ont beaucoup changé, positivement ; parce qu'on produit, on consomme, on vend et on donne aussi. Présentement, avec les formations et l'accompagnement en élevage de volaille et en petits ruminants, c'est un plus et ça nous avantage beaucoup. Nous rendons grâce à Dieu, car on arrive à scolariser nos enfants, à prendre en charge nos familles sur le plan de la santé, etc. Et puis, comme on consomme ce qu'on produit, on mange sain et cela est beaucoup avantageux pour notre santé ; je ne dis pas qu'on ne tombe pas malade, mais c'est vraiment rare par rapport à avant », se réjouit le porte-parole des bénéficiaires.

Jean Kako Mapouala du GIZ (au micro), avec à sa droite, la directrice du CEBNF, Louise Thombiano.

Comme pour partager l'impact du SRP, Lamourdja Thiombiano et ses camarades disent plaider désormais pour que l'initiative bénéficie aux populations de l'ensemble des localités du Burkina et à d'autres contrées à travers le monde. « Ce que le PAM, l'UNICEF et la GIZ ont fait pour nous ici, je souhaite que ça s'étende dans tout le monde entier. Surtout les latrines ECOSAN ; elles nous ont beaucoup ouvert les yeux, parce qu'on ne savait pas que ce qu'on est en train d'enlever dans notre corps pour aller jeter (les excrétas humains : Ndlr) pouvait nous donner de l'engrais qu'on peut utiliser dans nos plantes », confie le porte-parole.

Le directeur régional de l'agriculture du Goulmou, Bassirou Mandé, rappelle que le SRP est un programme intégré, qui vient en appui au programme gouvernemental, notamment accompagner l'offensive agro-sylvo-pastorale. « Ce programme a appuyé l'aménagement de sites et jardins qui font partie d'un ensemble de formations professionnelles, l'approvisionnement en eau potable et la sécurité alimentaire. Le jardin vient par exemple accompagner l'existant et approvisionner les apprenants en légumes pour la consommation, mais également pour la vente ; ce qui contribue à la sécurité alimentaire », accueille-t-il, précisant que la direction régionale a été impliquée depuis le début du processus, permettant ainsi au programme de prendre en compte les besoins réels des communautés, tel que prôné par le gouvernement burkinabè.

M. Mandé loue également la pertinence du SRP par la prise en compte des personnes déplacées internes, en plus des communautés-hôtes, ainsi que la complémentarité des interventions entre les trois agences qui permet ainsi d'avoir des résultats holistiques. « Ce qui est vraiment un appui important pour l'ensemble de la population. Par exemple, au niveau du Centre d'éducation de base non formelle, il y a des gens qui viennent apprendre, et en apprenant les métiers techniques, ils expérimentent aussi l'agriculture. C'est un plus et c'est l'orientation de ce programme qui est vraiment intégré », apprécie le directeur régional de l'agriculture du Goulmou, Bassirou Mandé.

Le deuxième site de visite est le Centre d'éducation de base non formelle (CEBNF), situé au secteur N°8 de Fada. Le CEBNF se veut une continuité éducative et de préparation à l'insertion socio-économique, notamment pour les jeunes hors du système scolaire et les enfants déplacés. Ici, l'approche intègre éducation, formation professionnelle, numérique, alimentation scolaire et développement de compétences, afin de renforcer l'autonomie et la résilience des jeunes.

Selon la directrice du CEBNF, Louise Thombiano, les partenaires ont beaucoup investi, contribuant ainsi à donner vie au centre. « Rien que la clôture du centre sécurise tout le monde, les apprenants et l'ensemble du personnel. Avant, le centre était à l'air libre, les gens traversaient et il y avait trop d'accidents des apprenants. La clôture nous a donc mis en sécurité. Aussi, grâce aux investissements faits par les partenaires, le centre a pu même accueillir d'autres déplacés internes. On a également pu faire un champ (jardin) scolaire grâce au PAM. Le jardin va nous aider non seulement à améliorer l'alimentation des apprenants au niveau de la cantine, mais également à initier les pensionnaires à l'agriculture. En plus, les boutiques qui ont été construites vont nous permettre d'exposer les produits issus du centre, de les vendre et les ressources financières engrangées vont nous aider à payer de la matière première », remercie la directrice du CEBNF, pour qui, c'est l'ensemble de la population qui gagne à travers les possibilités qu'offre désormais ce centre.

Avec ses cinq filières, à savoir la menuiserie-mécanique, la mécanique deux roues, le tissage, la coiffure et coupe-couture, le CEBNF offre deux types de formation : la formation de courte durée (des enfants de 12 à 35 ans) et la formation de longue durée (pour les enfants de 12 à 18 ans).

Benjamin Silvasima, responsable des politiques sociales de l'UNICEF.

Pour le chef du projet de la GIZ pour le programme SRP, renforcement de la résilience sociale pour le Burkina Faso, Jean Kako Mapouala, c'est la satisfaction, au regard de ce qui a été réalisé et de l'impact positif sur les conditions de vie des communautés bénéficiaires. « Nous sommes très satisfaits à l'issue de la visite-guidée, et au regard de ce qu'on a vu. Toutes les activités et réalisations sont complémentaires, la GIZ a renforcé les capacités de ce centre à travers les boutiques que nous avons pu construire, les ateliers de couture, de tissage, de soudure, la salle informatique, etc. Nous sommes dans une dynamique d'activités de complémentarité, parce que nous sommes dans un programme de résilience financé par le gouvernement allemand à travers le ministère de la Coopération économique et du développement. Nous avons pu améliorer les conditions d'apprentissage des enfants, filles et garçons, de ce centre. Ils étaient, avant, dans une situation de précarité, mais à travers l'appui des trois partenaires, nous avons amélioré les conditions et nous sommes heureux donc de le savoir. Comme l'a dit la directrice, nous avons espoir que ces enfants-là, tous ces apprenants, vont travailler désormais dans de très bonnes conditions pour avoir de bons résultats et pour leur insertion socio-professionnelle ; parce que c'est un centre d'éducation de base non-formelle. Donc c'est un appui, on forme ces gens dans des métiers manuels, afin qu'ils puissent s'insérer économiquement et socialement dans la vie active. Donc, nous allons accompagner ce processus à travers non les équipements des ateliers, mais aussi dans l'insertion professionnelle. Nous allons donner un coup de pouce, pour que ces jeunes-là puissent se prendre en charge à l'issue de leur formation », explique M. Mapouala.

Il lance donc un appel à ce que tout le monde puisse s'engager à travers le comité de gestion, pour un bon usage du centre. Du reste, indique-t-il, un mécanisme est mis en place pour que le centre puisse générer des revenus, afin de pouvoir, à terme, être autonome.

« Un paquet technique complet qui permet à la population de sortir de la pauvreté… »

Mayama Thombiano, cheffe de bureau terrain du PAM à Fada, soutient que la réalisation du jardin au sein du CEBNF répond toujours à la dynamique d'alignement à la politique nationale, qui est de construire la résilience des populations face aux chocs actuellement vécus dans le Goulmou, et le Burkina Faso de façon générale. « Ce qui a été fait ici, c'est donc un paquet technique complet qui permet vraiment à la population de sortir de la pauvreté, d'être résiliente et d'avoir de la cohésion dans ce qu'elle fait. En aménagement le périmètre maraîcher, le PAM satisfait à deux vocations : pédagogique, en permettant aux pensionnaires du centre de tissage d'apprendre des plantes qui sont là (utilité, qualités nutritives…) et alimentaire, parce que les produits peuvent servir à nourrir la cantine. On a aussi initié l'apprentissage au numérique, donc UNICEF est venue avec un centre informatique qui sera bientôt équipé pour permettre à ces pensionnaires d'apprendre des outils du numérique. La GIZ également a renforcé le centre de tissage et mis en place des boutiques pour la commercialisation des produits du centre. Donc, vous verrez qu'on est parti de l'éducation non formelle à la formation pédagogique en passant par la cantine scolaire pour arriver vers l'accès au marché. C'est donc un paquet complet qui a été bien pensé, bien agencé par les trois structures (PAM, UNICEF, GIZ) pour vraiment construire la résilience des apprenants ici et par-delà, les ménages auxquels ils appartiennent », a relaté Mme la cheffe de bureau terrain du PAM à Fada, Mayama Thombiano.

Elle exhorte les bénéficiaires « à réellement s'approprier » tout ce qu'ils ont appris en termes d'outils, de méthodologie de travail et à pérenniser tous les acquis, afin qu'ils puissent leur profiter et servir aux générations futures.

Mme la cheffe de bureau terrain du PAM à Fada, Mayama Thombiano (au micro), invite les bénéficiaires à préserver les acquis.

Avant de mettre le cap sur le site de l'école primaire publique du secteur 6 nord, l'équipe conjointe s'est rendue à l'Institut régional d'administration (IRA) du Goulmou, où elle a également eu droit à une visite guidée des locaux et services (services administratifs et pédagogiques, salles de classe, bibliothèque, salle informatique, amphithéâtre, service de santé, échanges avec les apprenants…) de cette structure déconcentrée de l'École nationale d'administration et de magistrature (ENAM).

Selon le premier responsable régional, B. Rodrigue Sawadogo, qui était accompagné de proches collaborateurs, l'IRA répond aux besoins de formation professionnelle des agents de l'État, des collectivités territoriales ainsi que des établissements publics et parapublics. Lors de sa création, l'institut ne disposait ni de locaux ni des équipements nécessaires à son bon fonctionnement. Les interventions complémentaires de la KfW et de la GIZ ont permis de le doter d'un site adapté, d'infrastructures pédagogiques et d'équipements nécessaires à ses missions de formation. Ce qui lui permet ainsi d'assurer les formations initiales et l'encadrement pédagogique, en réponse aux besoins des administrations locales. De façon concrète, le projet a donc consisté en aménagement du site et la construction de bâtiments administratifs et pédagogiques (bureaux, salles des professeurs, dix salles de classe, une bibliothèque, une salle informatique et un amphithéâtre). Il se traduit également par la mise à disposition d'équipements pédagogiques (valises pédagogiques, vidéos-projecteurs, appareils de reprographie, équipements audiovisuels et 540 ouvrages didactiques) ; le développement de plus de quarante modules et outils de formation adaptés aux différentes filières ; l'octroi de bourses à plus de 400 stagiaires ; le renforcement des capacités des enseignants et des formateurs, notamment au moyen de voyages d'études.

L'Allemagne a également contribué à, et entre autres, mettre à la disposition, des conseillers et assistants techniques au sein de l'ENAM et de l'IRA du Goulmou, afin de fournir un appui-conseil.

L'équipe primaire publique du secteur 6 nord a été le point de chute de l'équipe. Cette école a été, selon ses responsables, créée en 2021 pour répondre à l'afflux d'enfants déplacés internes. Selon le directeur régional de l'éducation pré-scolaire, primaire et non-formelle du Goulmou, la Sirba et de la Tapoa, Yacouba Thiombiano, voir cette école érigée dans ce design moderne est donc un réel motif de joie. L'intervention des partenaires vient, dit-il, renforcer les capacités d'accueil des enfants et participer à la résilience du secteur éducatif dans un contexte marqué par de nombreux défis. « Nous sommes très heureux de voir ces infrastructures, qui améliorent également les conditions d'apprentissage des enfants et de travail des enseignants et personnel. Le PAM nous accompagne déjà avec la cantine, il y a également la GIZ avec la réalisation des infrastructures sur certains sites et l'UNICEF qui soutient avec l'acquisition d'équipements et kits scolaires », accueille M. Thiombiano.

Déroulant la présentation, le directeur, Nabagali Théophile Couldiaty, fait savoir que l'école du secteur 6 nord compte, à la date du 2 octobre, 847 élèves (dont 700 déplacés internes), avec une projection, en cette année scolaire, de plus de 1 000 enfants. L'école, qui enregistre à ce jour 24 enseignants, a démarré avec 94 élèves, tous déplacés internes. « On a commencé sous les arbres, ensuite les hangars, les EPA, le matériau semi-fini et aujourd'hui, les enfants sont dans de bonnes conditions. Des enfants qui ont commencé sous des arbres, et qui se retrouvent aujourd'hui dans des classes finies, ils sont très contents », revisite-t-il avant d'affirmer que le soutien multiforme a produit un impact positif et contribué à l'amélioration des résultats.

« Par exemple, pour l'année scolaire 2025-2026, l'école enregistre un taux de promotion général de 92, 31%. C'est un motif de satisfaction pour nous, parce que les résultats sont dus au soutien multiforme », illustre le directeur de l'école, Nabagali Théophile Couldiaty.

Egrenant les réalisations, M. Couldiaty rappelle qu'UNICEF a réalisé deux blocs de latrines, séparées en garçons et filles, chaque bloc étant également annexé à une cabine. A cela s'ajoutent la réalisation des APEA semi-finies et un bâtiment à trois classes avec bureaux et magasin, bien équipés. L'école a aussi bénéficié, toujours grâce à UNICEF, d'un forage de 18 m3 (transformé en PEA) pour le ravitaillement des enfants et des communautés en eau potable (cette eau sert également pour les travaux de jardinage et à alimenter un CSPS situé dans les encablures).

« Avec la GIZ, nous avons eu la réalisation de deux réfectoires de 300 places annexés à une cuisine, pour améliorer les conditions de préparation et d'hygiène de repas de nos enfants. De par le passé, les cantinières préparaient à l'air libre, sous les arbres, avec tous les risques de santé que cela comporte. Il y a aussi une centrale voltaïque composée de 24 plaques solaires, avec une puissance de 450 Watts par plaque, pour alimenter les différents ouvrages et éclairer l'école », indique le directeur de l'école.

Une configuration qui ne laisse pas indifférent les élèves. Ils ont tenu, à travers leur porte-parole, à exprimer leur sentiment à la délégation : « Soyez les bienvenus à l'école du secteur 6 nord. Nous sommes très contents de vous recevoir dans notre école. Notre école a commencé sa première année sous des arbres, avec des conditions très difficiles de travail. Après avons bénéficié d'hangars, aujourd'hui, nous sommes dans un joli bâtiment. Durant ces années passées, nous avons eu plusieurs accompagnements de l'UNICEF, nous souhaitons que ces accompagnements puissent toucher les autres camarades de la commune de Fada qui prennent des cours sous des arbres et sous des hangars. Nous nous engageons à faire un taux de 100% au CEP et à l'entrée en 6e ».

Pour le responsable des politiques sociales de l'UNICEF, responsable SRP, Benjamin Silvasima, ce site représente un échantillon de sites appuyés par le SRP. « Il faut dire que la réponse apportée par les trois agences est plus élevée que la somme des interventions individuelles de chaque partenaire. C'est un modèle d'intervention où la complémentarité entre les trois agences permet d'atteindre les objectifs », appuie-t-il avant de confier qu'au regard de la réaction des autorités locales et des communautés bénéficiaires elles-mêmes, l'UNICEF tire satisfaction de ce qui a été fait et des résultats atteints.

Benjamin Silvasima réitère les gratitudes aux autorités, car, rappelle-t-il, le programme s'insère dans une dynamique nationale. « Le gouvernement a défini une stratégie nationale, le Plan RELANCE, dans laquelle la résilience des communautés est une priorité. Le SRP vient contribuer à cette dynamique nationale, et cela est très intéressant de savoir que nous sommes en train de contribuer à cet élan national de renforcer la résilience et d'appuyer le retour des populations dans leur localité. Nous demandons aux bénéficiaires de continuer à renforcer leur autonomie, protéger les infrastructures et les acquis ; parce qu'on apporte un peu, mais c'est vraiment à eux d'utiliser ce qu'on leur apporte pour se prendre en charge, car c'est cela le message des autorités nationales », apprécie Benjamin Silvasima.

O.L
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Burkina : Consommation des substances psychoactives par les jeunes, ACONTA suscite une dynamique collective et invite à redoubler de vigilance

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 26/10/2026 - 23:05

La consommation des substances psychoactives par les jeunes, favorisée surtout par l'envahissement des milieux de vie par de nouveaux et nombreux produits avec des designs attrayants, est une situation qui inquiète plus d'un dans la société. Cela est d'autant plus légitime que le rôle des parents (premiers responsables de la protection des enfants) dans la prévention de la consommation de ces substances dangereuses (produits tabagiques, drogues et bien d'autres stupéfiants) est de plus en plus entamé par des contraintes socioprofessionnelles qui leur prennent le temps qu'ils auraient pu consacrer aux enfants. Pourtant, il faut bien veiller à cela, si l'on veut des familles épanouies, une jeunesse saine et, partant, un capital humain à même d'assurer un avenir promoteur au pays. C'est conscient de cet enjeu que l'association Afrique contre le tabac (ACONTA) a, à travers le Projet de renforcement des capacités institutionnelles de ACONTA (PRECI-ACONTA), initié un atelier de sensibilisation et d'échanges réunissant des parties prenantes (structures publiques et privées) de lutte contre le tabac et la drogue au Burkina Faso. L'objectif de ce cadre de réflexion, tenu le 9 octobre 2026 à Ouagadougou, est de sensibiliser et de mobiliser les principaux acteurs autour de stratégies concertées et efficaces, pour contrer la recrudescence de la consommation du tabac, de la drogue et autres stupéfiants au sein de la population, en particulier chez les jeunes.

Cette activité de concertation a d'abord permis de dresser un état des lieux par les communications faites par des spécialistes et structures-ressources. Elle a ensuite permis de dégager des perspectives de lutte, notamment une feuille de route opérationnelle.

En effet, et selon le coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac et les autres addictions (PNLTA), O. Éric Doyé, le tabagisme constitue un véritable problème de santé publique dans le monde. Au Burkina, la prévalence tabagique chez les personnes de 18 à 69 ans est de 13,6%, tandis que l'exposition passive à la fumée du tabac à domicile et au lieu de travail est respectivement de 28,3% et 28,6% chez les 18 à 69 ans. Les sujets jeunes de 30 à 44 ans de sexe masculin sont les plus touchés avec une prévalence de 24,3% et les décès imputables au tabac sont estimés à 4 800 par an, dont 1 300 sont des non-fumeurs. Il révèle également que 18% des jeunes consomment un produit électronique contenant de la nicotine et 21,9% se servent de produits de tabac chauffés.

Des éléments qui viennent, d'une manière ou d'une autre, corroborer cette enquête menée en septembre 2016 par ACONTA, en collaboration avec l'Alliance pour le contrôle du tabac en Afrique (ACTA), intitulée : « Grands cigarettiers, petites cibles : l'industrie du tabac cible les écoles au Burkina Faso ». Cette étude a révélé que dans la stratégie marketing mise en place par les cigarettiers, les points de vente mobile constituent le mode le plus répandu, avec un total de 86 points de vente recensés autour des seize écoles enquêtées, soit une moyenne d'environ cinq par école. 41 kiosques vendaient des produits du tabac autour de quinze des seize écoles enquêtées. L'étude a, par ailleurs, révélé qu'il y avait 148 points de vente des produits du tabac dans un rayon de 100 mètres autour des seize écoles enquêtées et 81% des écoles ont des points de vente très proches et visibles à partir de leur portail, tandis que 88% des écoles ont dans leurs environs des épiceries vendant des cigarettes dans des paquets de moins de 20 (vente en détail).

Une délégation de ACONTA aux côtés de l'Association des étudiants en médecine du Burkina Faso, section USTA, pour une conférence publique sur le phénomène tabagique, le 17 octobre 2026.

« Toutes les drogues présentent des risques potentiels pour les jeunes »

C'est d'ailleurs sur le phénomène de la drogue que le commissaire principal de police, chef de département de la prévention et du suivi de la législation du Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue (SP-CNLD), N. Lévy Yoda, s'est attardé, en partageant l'expérience de sa structure, dont une des stratégies de prévention est d'impliquer davantage les jeunes, et surtout les parents, dans la lutte contre la consommation de drogues. Pour le spécialiste de la prévention de l'abus des drogues chez les jeunes, les parents sont d'abord les mieux placés dans la prévention, viennent ensuite l'État à travers l'école, les services de santé, l'action sociale, les organisations de la société civile à travers les confessions religieuses, les organisations non gouvernementales, la presse, etc.

Au Burkina, fait-il ressortir, le taux de prévalence de la consommation des substances psychoactives est d'environ 6% en milieu scolaire à Ouagadougou. Aussi, suivant qu'elles sont tolérées ou non par les sociétés humaines, les drogues peuvent être classées en deux grands types, renseigne M. Yoda.
Ainsi, les « drogues licites » sont celles dont la vente et la consommation ne sont pas interdites par la loi d'un pays, mais réglementées (l'alcool, le tabac, le thé, le cola, etc.) et les « drogues illicites » qui sont celles dont la culture, le trafic, la vente et la consommation sont interdites par la loi d'un pays (cannabis, cocaïne, etc.). « Aucune drogue, quelle qu'elle soit, n'est moins dangereuse qu'une autre pour les adolescents. Toutes les drogues présentent des risques potentiels pour les jeunes », souligne cependant le spécialiste.

La prévention de la consommation de drogues, comme le tabac, le cannabis… chez les jeunes passe par le renforcement des connaissances de tous sur les dangers liés à la consommation, la maîtrise des facteurs de risques, des facteurs de protection, mais aussi la connaissance des signes d'alerte pour augmenter la prise en charge.

Pour cela, le commissaire principal de police, N. Lévy Yoda, a présenté les causes ou facteurs de risques. Il s'agit, et outre l'ignorance, la curiosité et l'imitation (des parents, des stars ou des pairs), de l'absence ou de la non-disponibilité des parents, de la négligence parentale, de l'absence de communication entre parents et enfants (père et fils). Aussi, les violences domestiques dont sont victimes ou témoins les enfants, les attitudes ou propos dévalorisants à leur endroit (l'intolérance des parents envers les enfants (insuffisance au niveau du résultat scolaire, incompréhensions au moment de la puberté, etc.), l'absence de contrôle des fréquentations de l'enfant).

L'organisation a entamé une campagne d'apposition d'affiches dans les lieux publics à Ouagadougou.

L'expert de la prévention de l'abus des drogues chez les jeunes indique également que l'excès de pression sur les enfants pour des résultats scolaires, le sentiment de ne pas être aimé ou d'être moins aimé par les parents, la séparation des parents, l'absence ou l'insuffisance d'attachement parents-enfant, l'indifférence éducative et l'emprise éducative ainsi que certains troubles mentaux sont des éléments favorisant le basculement.

C'est pourquoi, comme facteurs de protection, commissaire Yoda préconise aux parents de mettre en place des mécanismes. Il s'agit d'établir une connexion avec l'enfant (cela va faciliter plus tard la transmission des valeurs sociales) ; lui faire avoir confiance en soi et pouvoir à ses besoins fondamentaux. Le fait de montrer les limites, de savoir les respecter et de les faire respecter est aussi un rôle dévolu aux parents. Il préconise également d'éviter de banaliser les comportements inappropriés devant les enfants (fumer, se saouler,…) et d'établir une bonne communication entre parents, entre parents et enfants, et de ne pas les mettre sous pression tout le temps et de les assurer de son affection et de sa bienveillance (être à l'écoute des enfants), etc.

Comme signes d'alerte, on retient que la consommation de drogues entraîne chez les jeunes un changement de comportement qui peut se traduire par l'agressivité soudaine envers les membres de la famille, l'isolement, le manque d'intérêt pour les activités ou distractions habituelles, la disparition d'objets de valeur personnels ou des parents, les absences répétées et non justifiées pour un enfant qui était toujours présent, l'utilisation inhabituelle de parfum ou de déodorant pour dissimuler les odeurs, le changement de comportements (isolement, violence, irritation, passage de la timidité à un courage exceptionnel), la demande incessante d'argent, la baisse de rendement (peut être aussi due au harcèlement, donc nécessite d'aider l'enfant), le changement dans le regard, etc.

Tous ces signes doivent interpeller en tant que parent, tuteur, car annonçant très souvent un dysfonctionnement chez l'enfant, qu'il faut identifier et corriger à temps. En cas de problème (découverte d'indices de consommation de drogues), l'expert N. Lévy Yoda recommande de ne pas s'accuser entre parents. « Ne pas se culpabiliser, garder son calme, contacter les services de prise en charge spécialisée », a-t-il orienté avant de conclure par un appel à méditer sur cette pensée d'un homme de Dieu : « De 0 à 7 ans, amuse-toi avec ton enfant. De 7 à 14, enseigne-le. De 14 à 21 ans, devient son ami. À 21 ans, donne-lui sa liberté. »

Préserver l'individu, la famille… et le pays !

Selon le médecin-colonel Yiompouén Aimé Somé, cardiologue, la fumée de cigarette comporte plus de 7 000 substances toxiques et plus de 50 substances cancérigènes. Les conséquences sanitaires du tabagisme sont, entre autres, pulmonaires (alvéole chargée du goudron de la fumée du tabac, poumons cancéreux), cardiovasculaires (infarctus du myocarde : arrêt cardiaque), ORL (cancer de la trachée), bucco-dentaires (mauvaise hygiène bucco-dentaire, periodontal, lèvre, langue, cancer de la bouche…), digestives (gastro-duodénaux, brûlures d'estomac, ulcères, cancers), gynéco-obstétricales (impuissance sexuelle, développement fœtal retardé).

Outre le poids des décès, le tabac coûte 57 milliards de francs CFA par an à l'économie du Burkina Faso (ce qui équivaut à 0,5 % du PIB en 2020) et les projections situent à 618 milliards de FCFA de perte pour l'économie du Burkina Faso d'ici à 2037.

Face aux menaces, l'État burkinabè a adopté de nombreux textes, mis en place des structures de contrôle et renforcé les dispositifs de répression. Ainsi peut-on noter qu'après la ratification de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), entrée en vigueur le 29 octobre 2006, et les directives d'application de l'article 8 de la CCLAT (protection contre la fumée de tabac) en 2008, le Burkina a adopté la loi nᵒ 040-2010/AN du 25 novembre 2010 portant lutte contre le tabac au Burkina Faso, suivie du premier décret d'application nᵒ 2011-1052/PRES/PM/MS/MEF abrogé et renforcé par le décret nᵒ 2025-0455 du 16 avril 2025. On peut y ajouter l'arrêté Nᵒ 2021-085 CO/M/DAJC portant interdiction de la consommation de la chicha dans la commune de Ouagadougou.

Le pays dispose également, depuis février 2017, d'une unité de sevrage tabagique et, depuis 2025, d'un Programme national de lutte contre le tabac et les autres addictions. Parmi les actions menées dans le cadre de la lutte, on peut retenir les messages sanitaires graphiques (adoption des avertissements sanitaires graphiques depuis 2011, le conditionnement neutre qui est en cours d'implémentation pour renforcer le conditionnement existant, la validation des échantillons des paquets de cigarette avant leur mise sur le marché…).

Selon les textes en vigueur, au Burkina Faso, il est interdit de fumer dans les lieux publics (qu'ils soient clos ou ouverts) et les transports en commun. Un « lieu public clos » est tout lieu accessible au public couvert par un toit ou entouré par un ou plusieurs murs, quel que soit le type de matériaux utilisés pour le toit, le mûr, qu'il s'agisse d'une structure permanente ou temporaire. Un « lieu public ouvert » est tout lieu non couvert et non entouré accessible au public.

Fumer est donc, strictement, interdit dans tous les lieux fermés et couverts affectés à un usage collectif (entreprises, administrations, transports en commun, restaurants, cafés, bars). La loi oblige, de ce fait, les responsables des lieux publics et des transports en commun à afficher de façon apparente l'interdiction de fumer ; à veiller à ce qu'il n'y ait pas de cendriers et d'objets similaires servant de réceptacles des cendres des produits du tabac ; à faire en sorte qu'il n'y ait pas d'objet servant à consommer les tabacs et produits du tabac.

La loi fait également obligation à tout responsable de veiller à ce que personne ne fume dans l'établissement, l'entreprise ou le moyen de transport dont il a la charge et de sensibiliser son personnel sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics et transports en commun ainsi que de rappeler à l'ordre toute personne fumant dans le lieu ou le transport en commun sous sa responsabilité. Dénoncer, le cas échéant, toute personne refusant de se soumettre à l'interdiction de fumer dans les transports en commun au poste police ou de gendarmerie le plus proche.

En cas de violation, le fumeur s'expose à une amende de 15 000 FCFA tandis que les gestionnaires d'établissement (propriétaires des lieux) sont punissables de 50 000 FCFA à 200 000 FCFA.
C'est au regard de tout cet enjeu pour les jeunes, les familles, la société et pour le pays que ACONTA a initié, le vendredi 9 octobre 2026 à Ouagadougou, l'atelier de sensibilisation des parties prenantes sur les stratégies de lutte contre la recrudescence de la consommation du tabac et de la drogue, en particulier chez les jeunes.

Il a regroupé des représentants des institutions publiques et des acteurs privés de lutte (programme national de lutte contre le tabac, police municipale, monde éducatif et sanitaire, médias, organisations de la société civile, des partenaires…). Cette journée s'est voulue un espace de dialogue franc et de propositions concrètes, notamment par le partage d'expériences, l'identification des actions prioritaires et la perspective d'une feuille de route consensuelle assortie d'un mécanisme de suivi.

Le Coordonnateur de ACONTA, Adama Zango, livrant son discours d'ouverture de l'atelier.

Par cet atelier, ACONTA a aussi réitéré son plaidoyer pour l'adoption de la loi révisée de lutte contre le tabac, conforme à la Convention-cadre de l'OMS et intégrant les produits nouveaux et émergents ; l'adoption du décret visant à prévenir l'ingérence de l'industrie du tabac dans les politiques de santé publique, et la finalisation de la mise en œuvre du conditionnement neutre des produits du tabac. « Nous saluons les actions de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et du ministère de la Santé, ainsi que les engagements exprimés par les parlementaires lors de la rencontre de plaidoyer du 22 avril 2026. Nous les remercions pour leur contribution à la protection de la santé publique. La consommation de drogues, comme celle du tabac, appelle une réponse concertée, adaptée aux réalités des jeunes et fondée sur la prévention, l'information, la prise en charge, l'application des textes et l'écoute de leurs préoccupations. Aucun acteur ne peut, à lui seul, relever ce défi. Nos institutions, les familles, les écoles, les médias, les professionnels de santé, les forces de sécurité et la société civile doivent agir en complémentarité », a déclaré le coordonnateur de ACONTA, Adama Zango.

À l'issue de l'atelier, et en attendant la mise en œuvre des actions collectives projetées, ACONTA continue de dérouler ses actions de sensibilisation et de veille. C'est dans cette lancée qu'elle a, avec l'accord de la délégation spéciale de Ouagadougou, entamé le samedi 24 octobre 2026, une campagne d'apposition des affiches sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics et les transports en commun.

O.L.
Lefaso.net

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Yaadga : Les filles et fils de la région mobilisés pour relever les défis du développement

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 26/10/2026 - 23:03

Réunis le samedi 24 octobre 2026 à Ouahigouya, à l'occasion de la Journée des cadres et compétences de la région de Yaadga, les filles et fils de la région ont exprimé leur volonté de conjuguer leurs compétences et leurs ressources pour relever les défis du développement local. Organisée par l'Association pour le développement économique et social de la région du Nord (ADES-Nord), cette rencontre se veut un cadre de concertation et de propositions concrètes au service de la région.

Placée sous le thème « Co-construire une dynamique de développement territorial durable et inclusif : quelle contribution des cadres et compétences, filles et fils de la région de Yaadga ? », la Journée des cadres et compétences de Yaadga entend fédérer les énergies et mobiliser les ressources humaines locales autour des priorités de développement de la région.

Pour les participants, cette initiative constitue une occasion de retrouvailles, de partage d'expériences et de réflexion collective sur les actions à entreprendre pour impulser une nouvelle dynamique de développement. Au-delà de son objectif de mobilisation des compétences, la rencontre présente également des retombées économiques pour la ville de Ouahigouya. C'est l'un des aspects soulignés par Binta Sawadogo, opératrice économique. Selon elle, cet événement permet non seulement aux ressortissants de se retrouver, mais aussi de soutenir les activités économiques locales. « Ceux qui sont là aujourd'hui, la plupart ont dormi ici dans des hôtels, ils ont mangé dans des restaurants et acheté d'autres choses. Cela permet aux commerçants de faire de bons chiffres d'affaires. L'argent reste dans la région », explique-t-elle. Elle se réjouit également de ces retrouvailles qui permettent à des personnes de renouer des liens après plusieurs années de séparation.

Si cette journée est porteuse d'espoir, elle intervient dans un contexte marqué par plusieurs défis structurels et sécuritaires. Binta Sawadogo cite notamment les besoins en infrastructures scolaires, sanitaires, culturelles et routières, sans oublier la question cruciale de l'accès à l'eau. Ces préoccupations appellent, selon les participants, une mobilisation collective et une meilleure synergie entre les filles et fils de la région afin d'identifier des solutions adaptées aux réalités locales.

Pour Gilbert Noël Ouédraogo, avocat, le développement de Yaadga doit reposer sur la participation de tous, mais aussi sur la valorisation des compétences disponibles. Il estime que la diversité des profils et des expériences constitue un atout important pour la région, à condition que ces ressources soient mises en commun. « Notre région regorge de beaucoup de compétences et de cadres. Mis ensemble, cela peut être un levier et un vivier pour le développement de notre région », affirme-t-il. L'avocat insiste également sur la nécessité d'accompagner les jeunes générations. À ses yeux, le partage d'expériences, la transmission des connaissances et la mise à disposition de réseaux professionnels peuvent contribuer à renforcer les capacités des jeunes et à mieux préparer leur avenir. Il invite ainsi les cadres à jouer pleinement leur rôle d'encadrement et de mentorat, afin de faire de la jeunesse un acteur central du développement territorial.

Me Gilbert Noël Ouédraogo, avocat

Abdoul Sawadogo, opérateur économique, souhaite ainsi que les échanges débouchent sur des propositions pertinentes et réalisables. « Nous attendons qu'il y ait de bonnes propositions, pertinentes, qui vont contribuer au développement. Au regard de la situation sécuritaire, notre région connaît des difficultés. Donc, il faut que les filles et les fils se donnent la main pour que notre région puisse amorcer son développement », souligne-t-il.

Abdoul Sawadogo, opérateur économique

La volonté de parvenir à des engagements collectifs est également portée par Issouf Porgo, vice-président de l'ADES-Nord pour la province du Loroum. Il voit dans cette rencontre un cadre de réflexion collégiale devant permettre aux participants de définir des pistes d'action communes. « Cette rencontre va nous permettre de voir de façon collégiale comment contribuer au développement de la région. Elle va nous permettre de sortir avec des propositions fortes, concrètes, qui nous rassemblent et pour lesquelles chacun est prêt à s'investir pour leur réussite », indique-t-il.

Issouf Porgo vice-président de L'ADES-Nord, province du Lorum

À travers cette journée, l'enjeu est donc de transformer les compétences, les expériences et les bonnes volontés en leviers d'action au profit des populations de Yaadga. La réussite de cette initiative dépendra notamment de la capacité des participants à faire émerger des propositions réalistes, à définir des priorités et à traduire leur engagement en actions concrètes. Pour les filles et fils de la région, l'heure est à la solidarité, à la concertation et à la mise en commun des ressources humaines pour bâtir un développement territorial durable et inclusif.

Rama Diallo
Lefaso.net

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Burkina/Religion : Mgr Prosper Kontiébo ouvre officiellement la paroisse Saint Jean Paul II de Nonghin

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 26/10/2026 - 23:02

Créée le 25 juin 2026 par décret de l'archevêque métropolitain de Ouagadougou, Monseigneur Prosper Kontiébo, la paroisse Saint Jean Paul II de Nonghin a ouvert officiellement ses portes le dimanche 25 octobre 2026. À cette occasion, le nouveau curé de cette communauté chrétienne, située dans l'arrondissement nᵒ 9 de Ouagadougou, l'abbé Fidèle Oualbéogo, a été installé au cours d'une célébration eucharistique.

En attendant l'érection d'une église pour les paroissiens de Nonghin, ils peuvent continuer à se réunir dans leur domaine pour vivre leur dévotion. Avant que le nouveau curé, l'abbé Fidèle Oualbéogo, ne prononce son serment d'installation, Mgr lui a remis la bible et les clés du domaine.

La paroisse est placée sous le patronage de saint Jean Paul II. Selon Mgr Prosper Kontiébo, ce choix rappelle les deux visites du souverain pontife au Burkina Faso, en 1980 et en 1990. Il s'explique également, ajoute-t-il, par le témoignage remarquable de foi, de courage et de persévérance laissé par le défunt pape à toute l'Église. Le choix de ce saint patron n'est donc pas anodin, a souligné l'archevêque métropolitain de Ouagadougou.

Mgr Prosper Kontiébo appelle les fidèles de Nonghin à faire de leur paroisse un lieu d'amour et de solidarité

Dans son homélie, Mgr Prosper Kontiébo a invité les fidèles à placer l'amour de Dieu et du prochain au cœur de la mission de leur nouvelle paroisse. S'appuyant sur les textes liturgiques du jour, il a rappelé que ces deux commandements constituent le fondement de toute vie chrétienne et, par conséquent, de toute communauté paroissiale.

Pour l'archevêque, une paroisse ne saurait se limiter aux célébrations liturgiques et aux pratiques religieuses. Elle doit être un lieu de rencontre avec Dieu, de fraternité, d'accueil et de respect mutuel, où la charité témoigne concrètement de la présence du Christ.

Mgr Prosper Kontiébo a demandé aux paroissiens d'accompagner le nouveau curé dans son ministère

Mgr Prosper Kontiébo a particulièrement insisté sur la nécessité de traduire l'amour de Dieu en actes concrets. Selon lui, la foi chrétienne doit se manifester dans les relations quotidiennes, notamment à travers l'attention accordée aux personnes les plus fragiles et aux familles en difficulté.

Évoquant les enseignements de la première lecture, il a rappelé l'importance de protéger les personnes vulnérables contre les abus et l'exploitation. Il a ainsi appelé les fidèles à faire de la dignité humaine, de la justice, de la solidarité et de la compassion des exigences essentielles de leur engagement chrétien. L'archevêque a également attiré l'attention sur les réalités sociales du quartier de Nonghin, où les conditions de vie restent difficiles pour de nombreuses familles, notamment en raison des difficultés d'accès et des diverses épreuves auxquelles elles sont confrontées.

Pour lui, ces réalités doivent constituer un appel à l'engagement plutôt qu'un motif de découragement. La nouvelle paroisse est ainsi invitée à témoigner de l'Évangile de l'amour, de la proximité et de la solidarité au cœur même de son environnement.
Il a souligné qu'une communauté chrétienne devient véritablement vivante lorsque les valeurs célébrées à l'église se prolongent dans les familles, les rues et les relations de tous les jours.

S'appuyant sur l'exemple de la communauté chrétienne de Thessalonique évoquée dans la deuxième lecture, Mgr Prosper Kontiébo a encouragé les fidèles de Nonghin à faire de leur paroisse un modèle de foi vivante et un signe d'espérance pour les habitants du quartier.

Le nouveau curé de Nonghin, l'abbé Fidèle Oualbéogo, a traduit sa reconnaissance aux autorités religieuses pour sa nomination

Il a notamment souligné que le nom de Nonghin, qu'il a associé à l'idée d'un lieu où il fait bon vivre, constitue une invitation à bâtir une communauté dans laquelle chacun se sent accueilli, respecté et aimé.

L'ouverture officielle de la paroisse a également été marquée par l'installation de son nouveau curé, auquel Mgr Prosper Kontiébo a confié une mission de conduite spirituelle et d'accompagnement pastoral. S'adressant au prêtre, l'archevêque l'a invité à exercer son ministère à l'image du Christ, le Bon Pasteur, en conduisant les fidèles à la rencontre du Seigneur, en les nourrissant de la Parole de Dieu et des sacrements, et en les accompagnant avec patience et bienveillance.

Il l'a également exhorté à travailler dans un esprit de communion et de collaboration avec l'équipe presbytérale, les responsables pastoraux et les fidèles laïcs, afin de poser les fondements d'une communauté unie et résolument missionnaire.

Aux paroissiens, Mgr Prosper Kontiébo a rappelé que leur adhésion à la nomination du curé constitue un engagement à prendre activement part à la vie de la paroisse. Il les a ainsi invités à s'investir dans les différents services, groupes, mouvements et associations, afin de contribuer à la construction et à l'animation de leur communauté.

Le nouveau curé s'engage à respecter son serment

Le nouveau curé, l'abbé Fidèle Oualbéogo, a traduit sa reconnaissance à l'archevêque pour le choix porté sur lui. Dans son serment lu devant les religieux et les paroissiens, il s'est engagé à administrer dûment avec une préoccupation pastorale les biens ecclésiastiques de la paroisse Saint Jean Paul II de Nonghin, conformément aux droits canoniques, aux normes particulières et aux coutumes légitimes du diocèse.

Il a pris aussi l'engagement de respecter une complète et stricte confidentialité en ce qui concerne les délibérations et les décisions du Conseil pour les affaires économiques. « Je m'engage aussi à respecter les obligations que ma fonction de curé m'impose, conformément aux prescriptions d'un canon du Livre Saint du Corps de droits canoniques, et d'agir uniquement dans les limites des pouvoirs qui me sont spécifiquement confiés par le droit », a-t-il laissé entendre.

Serge Ika Ki
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Nécrologie : L'acteur et réalisateur burkinabè Wabinlé Nabié est décédé

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 26/10/2026 - 23:00

Une triste nouvelle pour le cinéma burkinabè. Wabinlé Nabié, comédien et réalisateur reconnu pour sa contribution au théâtre et au septième art, aurait rendu son dernier souffle le samedi 24 octobre 2026 à Malakoff, en région parisienne. L'information a été rendue publique par ses proches à travers les réseaux sociaux.

Cette disparition constitue une perte pour sa famille, ses amis, ses collaborateurs et l'ensemble de la communauté burkinabè, aussi bien au pays qu'à l'étranger.

Issu du milieu théâtral, Wabinlé Nabié a progressivement construit son parcours dans le cinéma et l'audiovisuel. Son talent de comédien lui a permis de participer à plusieurs productions, notamment la série burkinabè « Waga Love », qui a contribué à le faire connaître du public.

Au-delà de son travail d'acteur, il s'est également illustré comme réalisateur de documentaires. Son film « Les Scarifiés », consacré à la signification culturelle des scarifications chez les Bwaba, témoigne de son intérêt pour la mémoire, l'identité et les traditions de son pays. L'œuvre a notamment été présentée au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) en 2023.

A travers son parcours artistique, Wabinlé Nabié a contribué à la valorisation de la culture burkinabè et à la promotion des récits qui mettent en lumière les réalités sociales et les patrimoines culturels du Burkina Faso.

Lefaso.net

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UBA Burkina/Concours national de dissertation 2026 : La Fondation UBA récompense les meilleurs candidats

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 26/10/2026 - 22:58

La Fondation UBA a organisé, le vendredi 23 octobre 2026 à Ouagadougou, la cérémonie de remise des prix de la première édition du concours national de dissertation (National Essay Competition, NEC) au Burkina Faso. Cette compétition a distingué les candidats dont les productions se sont démarquées par la qualité de l'argumentation, la pertinence des idées et la maîtrise de l'expression écrite. Au total, 1 256 copies ont été enregistrées, dont 760 jugées conformes au règlement, et huit finalistes ont été retenus à l'issue du processus de sélection.

Lancée le 17 avril 2026 par la Fondation UBA, la première édition du concours national de dissertation (National Essay Competition, NEC) s'inscrit dans une dynamique de promotion de la lecture, de l'écriture et de la pensée critique chez les jeunes. La compétition était ouverte aux élèves des lycées publics et privés âgés de moins de 18 ans.

Pour cette édition, les candidats ont été invités à réfléchir autour du thème : « L'école burkinabè face à la transformation digitale : doit-on repenser la stratégie d'éducation nationale ? » Ce sujet a placé les mutations technologiques et leurs implications pour le système éducatif au cœur des réflexions, tout en donnant aux participants l'occasion d'exercer leur capacité d'analyse et de développer une argumentation structurée sur les enjeux de l'éducation à l'ère du numérique.

Dans son allocution, la directrice générale de UBA, Rasmata Djibo, a rappelé l'importance de l'éducation dans la construction de l'avenir du pays. Selon elle, investir dans l'éducation revient à investir dans l'avenir national. Elle a également souligné que la dissertation ne se limite pas à un exercice scolaire, mais constitue un moyen de développer l'esprit critique, les capacités d'argumentation et la réflexion personnelle des élèves.

« Gardez le goût de l'effort, soyez ambitieux, restez humbles et osez viser haut. Le Burkina Faso et l'Afrique ont besoin de votre intelligence, de votre créativité et de votre engagement », dit Rasmata Djibo aux lauréats

« La dissertation apprend à réfléchir, à argumenter, à écouter différents points de vue et à construire une pensée personnelle. Ces qualités sont essentielles, à l'école comme dans la vie citoyenne. Votre participation témoigne déjà de votre ambition et de votre volonté de vous dépasser », s'est-elle exprimée.

La directrice générale de UBA Burkina a par ailleurs félicité les lauréats pour leurs résultats, tout en invitant les autres candidats à poursuivre leurs efforts. Elle leur a rappelé qu'un classement ne saurait résumer leur potentiel ni la valeur du travail accompli. « Un classement ne résume ni la valeur de vos efforts ni votre potentiel. Continuez à lire, à apprendre, à écrire et à cultiver votre curiosité », les a-t-elle encouragés.

Revenant sur le thème retenu pour cette première édition, Rasmata Djibo l'a jugé interpellant, estimant qu'il est non seulement d'actualité, mais qu'il concerne également directement la jeunesse.

Les huit finalistes avec leurs motos

Sur les 1 256 copies enregistrées, 760 ont été jugées conformes au règlement. À l'issue du processus de sélection, huit candidats ont accédé à la phase finale. Parmi eux, Tassnim Idrissou, élève en classe de Terminale A4, s'est distinguée en occupant la première place du classement avec une moyenne de 94,625/100.

Pour la lauréate, cette première édition du concours national de dissertation a constitué une occasion de mesurer son niveau et de se confronter à d'autres élèves. Elle se réjouit d'avoir pris part à cette compétition, qu'elle considère comme une expérience enrichissante. Si elle estime que les épreuves étaient abordables, elle souligne néanmoins avoir effectué de nombreuses recherches pour mieux s'y préparer.

Forte de cette expérience, Tassnim Idrissou encourage ses camarades à tenter leur chance lors des prochaines éditions, indépendamment des résultats qu'ils pourraient obtenir. « C'est une très grande joie pour moi d'avoir participé à ce concours. Cela m'a permis de me situer et de me comparer aux autres candidats. J'encourage vraiment les élèves à participer, même s'ils ne sont pas classés. C'est la participation qui compte », a-t-elle conseillé.

Clauvis Ouoba décroche la deuxième place

La deuxième place revient à Clauvis Ouoba, élève au Lycée scientifique régional de Bobo-Dioulasso, qui a obtenu une moyenne de 93,7/100. Pour ce candidat, la participation au concours est née d'une suggestion d'une camarade, qui l'a encouragé à tenter l'expérience.

Tassnim Idrissou, première de la compétition, invite ses camarades à participer aux prochaines éditions car c'est la participation qui compte

Son parcours s'est révélé couronné de succès, puisqu'il a terminé à la deuxième place de la finale. Une distinction dont il se réjouit, tout en saluant l'expérience vécue dans le cadre de cette compétition. « J'ai appris l'existence de ce concours grâce à une de mes camarades. Elle m'a encouragé à y participer. C'est une très grande joie pour moi d'avoir pris part à ce concours », a-t-il confié.

Au-delà de la distinction des meilleures productions, la Fondation UBA entend, à travers cette compétition, encourager la persévérance scolaire et soutenir les ambitions académiques des jeunes.

Les trois premiers candidats repartent respectivement avec des récompenses financières de 1 000 000 FCFA, 750 000 FCFA et 500 000 FCFA. En outre, chacun des huit finalistes reçoit une moto ainsi qu'une attestation.

Clauvis Ouoba, deuxième au concours, confie que sa participation est née d'une suggestion d'une camarade

À travers cette première édition du concours national de dissertation au Burkina Faso, la Fondation UBA met ainsi en avant la lecture, l'écriture, la réflexion personnelle et la capacité des élèves à argumenter. L'initiative offre également aux jeunes un cadre pour approfondir leurs connaissances, confronter leurs idées et s'intéresser aux enjeux qui façonnent l'avenir du système éducatif burkinabè.

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

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6ᵉ journée du Fasofoot Ligue 1 : Rahimo FC conserve la tête du classement

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 26/10/2026 - 22:55

Les rencontres de la 6ᵉ journée du championnat national de Fasofoot Ligue 1 se sont disputées les samedi 24 et dimanche 25 septembre 2026. À l'issue de cette journée, le Rahimo FC conserve la tête du classement avec 15 points, tandis que le RCK ferme la marche avec 4 points.

Opposé à l'AS Maya, le Sporting FC s'est largement imposé sur le score de 4 buts à 1. Le Sporting des Tannounyan signe ainsi sa deuxième victoire de la saison.
Leader du championnat, le Rahimo FC a assuré l'essentiel en s'imposant sur la plus petite des marges (1-0) face à l'AS SONABEL. Le champion en titre consolide ainsi sa première place avec 15 points.
L'Union sportive des forces armées (USFA) a également enregistré une victoire sur le score de 1 à 0 face à l'USCO.

De son côté, Salitas FC a décroché sa première victoire de la saison en battant Focusport FC sur le score de 1 à 0. Les Colombes de Ouaga 2000 occupent la 15ᵉ place avec 4 points après six journées de championnat.
Le CFFEB et l'ASFA-Yennenga se sont neutralisés (1-1).

L'AS Douanes a, pour sa part, dominé le RCK sur le score de 2 buts à 0. Malgré cette défaite, les Faucons restent à la dernière place du classement avec 4 points.
L'ASFB s'est inclinée face au Vitesse FC sur le score de 2 à 0. Grâce à cette victoire, les Guépards se hissent à la 3ᵉ place du championnat.
Enfin, le Réal du Faso et le Majestic SC se sont quittés sur un match nul (1-1).

Jean Élysée Nikiéma
Lefaso.net

Tous les résultats de la 6e journée du championnat

AS Douanes - RCK : 2-0
ASFB - Vitesse FC : 0-2
Réal du Faso - Majestic SC : 1-1
Sporting FC - AS Maya : 4-1
Rahimo FC - AS Sonabel : 1-0
‎ USFA - USCO : 1-0
Focusport - Salitas FC : 0-1
CFFEB - Asfa Yennega : 1-1
‎
Le classement à l'issue de la 6e journée du championnat

‎1er Rahimo FC 15 pts+7
‎2e USFA 15 pts+7
‎3e VITESSE FC 14 pts+6
‎4e AS DOUANES 12 pts+5
‎5e FOCUSPORT FC 12 pts
‎6e ASFA Y 10 pts+2
‎7e ASFB 10 pts+2
‎8e CFFEB 08 pts+4
‎9e REAL DU FASO 08 pts+1
‎10e MAJESTIC SC 07 pts
‎11e SPORTING FC 07 pts-2
‎12e AS SONABEL 06 pts+1
‎13e AS MAYA 04 pts-5
‎14e USCO 04 pts-5
‎15e SALITAS FC 04 pts-8
‎16e RCK 04 pts-9

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Burkina/Football : La Ligue de la Souveraineté dévoile ses ambitions

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 26/10/2026 - 22:39

La Ligue de la Souveraineté a été officiellement présentée à Ouagadougou le samedi 24 octobre 2026. Inscrite dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour la Relève et la promotion de l'élite sportive (IP-RELIS), cette nouvelle compétition ambitionne de moderniser le football burkinabè. Elle prévoit notamment 30 joueurs et 7 encadreurs par club, pour un total annoncé de 740 emplois directs.

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Farm ministers seal deal on next agricultural policy

Euractiv.com - Mon, 26/10/2026 - 22:19
Commission warns proposal risks sending cash to non-farmers

Serbia’s Student Protesters Deserve a Nobel Prize

Foreign Policy - Mon, 26/10/2026 - 22:06
What Serbian youth understood about politics that their counterparts elsewhere in the West haven’t.

Le Bénin se dote d'un nouveau Code de la route après 70 ans

24 Heures au Bénin - Mon, 26/10/2026 - 22:00

Le Bénin renouvelle son cadre légal en matière de circulation routière. L'Assemblée nationale a adopté, lundi 26 octobre 2026, la loi n° 2026-18 portant Code de la route en République du Bénin.

Adoptée par les députés le 26 octobre 2026, la loi n° 2026-18 remplace un texte datant de 1956 et introduit de nouvelles exigences pour les usagers de la route.

Le texte met fin à l'application du décret de 1956 et introduit de nouvelles dispositions en matière de sécurité routière.

Parmi les principales mesures figure la fixation d'un seuil légal d'alcoolémie à 0,8 g/l.

La conduite sous l'influence de stupéfiants est également criminalisée, tandis que les sanctions contre les excès de vitesse sont durcies.

Le nouveau dispositif renforce aussi les obligations des usagers. Le port du casque devient obligatoire pour le conducteur et son passager, tout comme celui de la ceinture de sécurité, à l'avant comme à l'arrière du véhicule.

Le texte prévoit par ailleurs l'instauration du permis à points et l'intégration de l'enseignement de la sécurité routière dans les écoles.

D'autres décisions au Parlement

La séance plénière a également été marquée par l'adoption à l'unanimité du deuxième rapport d'activités du président de l'Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, couvrant la période du 22 avril au 30 septembre 2026.

Les députés ont en outre adopté le budget de l'institution pour l'année 2027.

Par ailleurs, la loi n° 2026-17 autorisant la ratification de l'accord instituant la Facilité africaine de soutien juridique a été votée. Cet instrument vise notamment à renforcer la capacité des États africains à défendre leurs intérêts dans des négociations contractuelles complexes et des contentieux avec de puissants créanciers ou des multinationales.

En ouverture de la plénière, Ezin Gilles Zounguè a été installé comme député en remplacement de Jean-Michel Abimbola, nommé ambassadeur du Bénin en France.

M. M.

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De nouvelles manifestations des creuseurs artisanaux paralysent plusieurs quartiers de Kolwezi

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 26/10/2026 - 21:49


De nouvelles manifestations de creuseurs artisanaux ont éclaté, lundi 26 octobre, dans plusieurs quartiers de Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba. Ces mouvements de protestation ont entraîné des perturbations des activités commerciales et scolaires, tandis que des actes de vandalisme et de pillage ont été signalés dans certains secteurs de la ville.

Categories: Afrique

Vucic’s Reign Is Over

Foreign Policy - Mon, 26/10/2026 - 21:40
A student-led grassroots movement in Serbia will replace one of Europe’s staunchest populists.

Décès de TOA – BI Auguste Metuschela : Remerciements !

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 26/10/2026 - 21:30

« Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra. », Jean 11 : 25

Les grandes familles BATIENON à Réo, Koudougou, Ouagadougou et en Côte d'Ivoire,
La Famille de Feu BATIENON Bali Joachim et familles alliées,
La Famille de Feu BATIONO Paul à Dapoya ;

La Famille de Feu BATIONO Pascal à Norghin,

Monsieur BATIENON B. Jean-Paul, ses frères et sœurs,
La famille TOA – BI en Côte d'Ivoire,

Les sœurs et frère du défunt (Victoire, Médah et Béthuel),

Expriment leur profonde gratitude à tous les parents, amis, voisins, collègues, et connaissances qui leur ont témoigné affection, compassion et solidarité lors du rappel à Dieu, le samedi 10 octobre 2026 à l'Hôpital Paul 6, de leur regretté petit – fils, neveu, cousin, fils et frère :

TOA – BI Auguste Metuschela, précédemment Attaché d'Education au CEG de Toumousséni dans la province de la Comoé.

Votre présence aux obsèques suivies de l'inhumation, le lundi 12 octobre 2026 au cimetière municipal de Gounghin ainsi que vos nombreuses marques de soutien, ont profondément touché la famille dans cette douloureuse épreuve.

Elle adresse ses remerciements particuliers :
au Directeur général et au personnel soignant de l'Hôpital Paul 6 ; à l'ensemble des collaborateurs de service du défunt, à la délégation des Vallées de Marie (Jardin Sainte Benoîte Rencurel), à la CCB Saint Boniface de Dapoya, pour leurs soutiens multiformes.

Ne pouvant citer individuellement chaque personne de peur d'en oublier, la famille prie tous ceux qui l'ont soutenue, de près ou de loin, de trouver ici l'expression de sa profonde gratitude et reconnaissance.

Que Dieu tout puissant, dans son infinie bonté, rende à chacun, le centuple de ses bienfaits et que par sa miséricorde, l'âme de notre cher regretté Auguste Metuschela, repose en paix. Amen !

Le programme de messes pour le repos de son âme vous sera communiqué ultérieurement.

Union de prières !

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Tshuapa : le gouverneur Armand Yambe Itoko déchu par l’Assemblée provinciale

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 26/10/2026 - 21:14


Le gouverneur de la province de la Tshuapa, Armand Yambe Itoko, a été déchu de ses fonctions lundi 26 octobre à l’issue de l’adoption d’une motion de défiance par l’Assemblée provinciale. La démarche, initiée par le député provincial Alain Efoya, mettait notamment en cause la gestion de l’exécutif provincial et l’incapacité présumée du gouverneur à répondre aux attentes de la population.

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