En Conseil des ministres ce mercredi 7 octobre 2026, le gouvernement a marqué son accord pour les travaux de construction de 14 centres de santé répartis dans plusieurs département du pays. Les travaux d'achèvement du centre de santé de Lougba, dans la commune de Bantè, ont été également autorisés.
Afin de rapprocher davantage les services de santé des populations, de nouveaux centres de santé seront bientôt construits dans plusieurs localités du Bénin. La décision a été prise ce mercredi 7 octobre 2026, en Conseil des ministres.
Selon le communiqué du gouvernement, ces travaux portent sur la reconstruction complète de quatorze (14) centres de santé répartis dans onze (11) départements du pays. Il s'agit, selon ce communiqué, des centres de santé d'Akassato, Ouèdo, Abomey-Calavi, Zèbou, Comè, Adjohoun, Tchi-Ahomadégbé, Idigny, Kpakpamè, Savalou Aga, Kountori, Liboussou, Copargo et Dunkassa.
En outre, dans le cadre des travaux engagés pour réhabiliter les infrastructures sanitaires dans la commune de Bantè, détaille le Conseil des ministres, les centres de santé de Okouta-Ossé et de Djagbalo ont été achevés tandis que celui de Lougba était en arrêt en raison de la défaillance de l'entreprise en charge des travaux.
Ce qui a motivé la décision de confier la poursuite et l'achèvement des travaux à une autre entreprise.
F. A. A.
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Le Gouvernement revoit les modalités de commercialisation des logements sociaux et économiques afin de faciliter l'accès aux logements déjà disponibles.
Réuni ce mercredi 7 octobre 2026, le Conseil des ministres a décidé de revoir les modalités d'attribution et de cession des logements sociaux et économique, après avoir constaté des difficultés dans leur commercialisation.
La réforme vise principalement à lever certaines restrictions qui limitaient l'accès aux logements.
Le Gouvernement rappelle qu'une première actualisation des modalités de commercialisation était intervenue en décembre 2025 « afin de faciliter l'accès du plus grand nombre de nos concitoyens à ces logements ». Mais, malgré cet assouplissement, des obstacles ont persisté.
Le compte rendu du Conseil des ministres relève notamment « l'étroitesse des cibles notamment pour ce qui concerne les logements sociaux » ainsi que la restriction de l'accès aux seuls primo-accédants. Pour y remédier, le Conseil a marqué son accord pour « la révision des modalités initiales d'attribution et de cession ».
Pour les logements sociaux, la principale évolution concerne l'élargissement de la cible. Désormais, « l'accessibilité est ouverte à tous les fonctionnaires et agents publics, quel que soit le niveau de leurs revenus ».
La cible est également étendue au secteur privé. Commerçants, artisans, salariés du privé et acteurs des professions libérales peuvent désormais prétendre à ces logements, sous réserve des conditions applicables. Le Gouvernement entend ainsi élargir la portée sociale du programme au-delà du seul secteur public.
La nouvelle mesure permet « d'ouvrir désormais l'acquisition d'un logement social à tout demandeur remplissant les conditions, qu'il soit déjà propriétaire d'un bien bâti ou non sur l'étendue du territoire national ». En conséquence, la condition selon laquelle le demandeur devait « ne disposer d'aucun bien bâti sur l'étendue du territoire national » est supprimée.
Des logements sociaux pourront ainsi être acquis en bloc pour certaines cibles spécifiques, notamment par des sponsors ou de grandes entreprises institutionnelles.
Les ajustements concernent également les logements économiques. Leur acquisition n'est plus l'unique voie d'accès. Le Conseil a décidé d'ouvrir « les acquisitions à la location simple, sous condition de disponibilité ».
Le même mécanisme d'achat en bloc au comptant est autorisé pour certaines cibles spécifiques, notamment les sponsors et les grandes entreprises institutionnelles, au bénéfice de leurs salariés.
Le Conseil précise que les nouvelles mesures « s'appliquent aux logements disponibles en stock et prêts pour l'habitation ». Elles « sont donc susceptibles de modifications et/ou d'extension, au besoin, à d'autres phases du Programme 20.000 logements ».
M. M.
Les travaux de construction des centres de santé de Tchatchou, Alafiarou, Goro, Bétérou, Sanson et Kika, dans la commune de Tchaourou, sont achevés, et les ouvrages réceptionnés. L'annonce a été faite mercredi 7 octobre 2026, en Conseil des ministres. Pour ce qui concerne l'hôpital de zone de la commune, une entreprise devra sélectionnée pour l'achèvement des travaux.
Dans le cadre de sa politique visant à rapprocher les infrastructures sanitaires des populations et à assurer la mise aux normes des plateaux techniques, l'Etat béninois a engagé les travaux de construction et d'équipement de l'hôpital de zone de Tchaourou ainsi que de six (6) centres de santé (Tchatchou, Alafiarou, Goro, Bétérou, Sanson et Kika).
A date, les travaux de construction de centres de santé dans les localités sus mentionnées sont achevés, et les ouvrages réceptionnés.
Mais pour ce qui concerne l'hôpital de zone de Tchaourou, après un taux d'exécution physique de 54,27%, l'entreprise en charge des travaux s'est montrée défaillante, et il a été procédé à la résiliation du contrat de marché.
En Conseil des ministres ce mercredi 7 octobre, le gouvernement a alors approuvé, pour son achèvement, la contractualisation avec une nouvelle entreprise. Les ministres concernés par le projet devront, selon le communiqué du gouvernement, veiller à sa bonne exécution.
Le Conseil des ministres du mercredi 7 octobre 2026 a adopté les statuts de l'Agence Bénin Partenariats et Expertise. Cette agence est appelée à devenir le guichet unique national pour la mobilisation de l'expertise béninoise et le partage d'expériences avec d'autres pays et les institutions internationales.
La création de l'Agence Bénin Partenariats et Expertise fait suite à la multiplication des demandes de partage d'expériences adressées au Bénin sur les réformes réalisées. Ces demandes étaient reçues à travers différents canaux, notamment les ministères sectoriels, les représentations diplomatiques, les partenaires techniques et financiers ou directement auprès des experts.
« Cette dispersion ne permet ni d'en assurer un traitement coordonné et diligent, ni d'en garantir la qualité. Elle limite également les possibilités de capitalisation des enseignements tirés de ces échanges ainsi que des retombées qu'ils peuvent générer pour l'Etat », informe le Conseil des ministres.
L'agence aura ainsi pour mission d'assurer la réception, la coordination et le traitement de ces demandes. Elle devra également contribuer à la valorisation économique de l'expertise nationale, au rayonnement du Bénin et à la promotion de la destination Bénin.
Le ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances, chargé de la Mobilisation des Ressources extérieures et de la Gestion de la dette, a été instruit de prendre les dispositions nécessaires pour son opérationnalisation.
Le Conseil des ministres a adopté deux autres décrets portant respectivement création de la Société Béninoise des Mines (SoBeMines) S.A. et modification du décret n° 2025-387 du 2 juillet 2025 relatif aux statuts-type des établissements publics d'Enseignement et de Formation techniques et professionnels au Bénin.
Le gouvernement béninois a marqué son accord pour la construction et l'exploitation d'une unité industrielle de production de suppléments nutritionnels. C'est à l'issue du Conseil des ministres de ce mercredi 7 octobre 2026.
Contribuer à la réduction durable de la malnutrition chronique chez les enfants béninois de moins de cinq ans. C'est l'objectif de la mise en place d'une unité industrielle de production de suppléments nutritionnels. Selon le gouvernement béninois, elle permettra également de valoriser les ressources locales et d'assurer la soutenabilité des coûts ainsi que la durabilité des interventions de l'Etat dans le cadre du Projet de supplémentation nutritionnelle des 1000 premiers jours, destinés aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants.
L'unité aura une capacité de production de 9.000 tonnes de suppléments nutritionnels par an. Son fonctionnement reposera notamment sur des accords avec des producteurs agricoles pour son approvisionnement, avec pour objectif de favoriser l'émergence et la consolidation des chaînes de valeur agricoles locales.
Le gouvernement enclenche la mise en place de six pôles de développement territorial. Le dispositif doit progressivement organiser l'action publique autour des potentialités de chaque territoire, avec une première phase prévue dès octobre 2026 et un déploiement des premiers projets à partir du second semestre 2027.
La réforme territoriale annoncée le 23 septembre dernier par le gouvernement entre dans une nouvelle phase. Le Conseil des ministres a marqué son accord, ce mercredi 7 octobre 2026, pour « l'opérationnalisation de ce nouveau dispositif qui servira de socle à l'action du Gouvernement ».
Le Bénin sera désormais organisé autour de six pôles regroupant des communes présentant des caractéristiques et des atouts communs. Selon le compte rendu, cette nouvelle approche est « axée sur les atouts et les spécificités de chaque commune ».
L'objectif est d'accélérer le développement équilibré du territoire, de contribuer à l'éradication de l'extrême pauvreté et d'améliorer les conditions de vie des populations « par la création d'emplois directs et l'émergence d'industries et d'infrastructures socio-économiques dans les différentes localités ».
Les six pôles seront développés autour de quatre axes transversaux : l'agriculture, le tourisme, l'industrie et l'innovation.
Quel territoire pour chaque pôle ?
Le pôle Nord-Est regroupera Parakou, Banikoara, Bembèrèkè, Gogounou, Kalalé, Kandi, Karimama, Malanville, N'Dali, Nikki, Pèrèrè, Ségbana, Sinendé et Tchaourou.
Le pôle Nord-Ouest réunira Natitingou, Bassila, Boukombé, Cobly, Copargo, Djougou, Kérou, Kouandé, Matéri, Ouaké, Péhunco, Tanguiéta et Toucountouna.
Le pôle Centre s'articulera autour de 15 communes, dont Abomey, Bohicon, Dassa-Zoumè, Savalou, Savè et Zogbodomey.
Le pôle Sud-Est comprendra Pobè, Adja-Ouèrè, Adjarra, Adjohoun, Aguégués, Akpro-Missérété, Avrankou, Bonou, Dangbo, Ifangni, Kétou et Sakété.
Le pôle Sud-Ouest rassemblera 18 communes, notamment Lokossa, Allada, Aplahoué, Comè, Dogbo, Grand-Popo, Kpomassè, Sô-Ava, Toffo, Tori-Bossito et Zè.
Le Grand-Nokoué couvrira Abomey-Calavi, Cotonou, Ouidah, Porto-Novo et Sèmè-Kpodji.
Quatre étapes jusqu'à fin 2027
La mise en œuvre ne sera pas immédiate. Le gouvernement a arrêté un processus en quatre étapes. La première, prévue d'octobre à décembre 2026, sera consacrée à l'installation des organes de gouvernance. Elle prévoit notamment la nomination des Délégués généraux, la mise en place du Comité national de pilotage, la mobilisation et le recrutement des experts, ainsi que la réalisation du « diagnostic économique et territorial » et la cartographie des acteurs et des projets existants.
De janvier à mars 2027, la deuxième étape devra permettre de « structurer l'attractivité de chaque pôle ». Il s'agira d'identifier les moteurs de croissance et les filières prioritaires, les besoins en infrastructures, en foncier et en compétences, puis de constituer « un portefeuille hiérarchisé de projets publics et privés ».
La troisième phase, d'avril à juin 2027, sera consacrée à la planification et à l'adoption de la feuille de route opérationnelle. Le gouvernement prévoit notamment de déterminer la contribution de l'État, des communes et du secteur privé.
Enfin, de juillet à décembre 2027, interviendra la phase d'« engagement et de déploiement », avec la mise en place du dispositif de suivi-évaluation, le lancement des projets prioritaires et des premières actions rapides.
Pour assurer le pilotage du dispositif, un Comité national présidé par le chef de l'Etat sera institué. Il disposera d'un Secrétariat permanent et de délégations dans les six pôles, chacune dirigée par un Délégué général.
L'enjeu sera désormais de transformer ce nouveau découpage territorial en programmation concrète d'investissements, de projets et d'activités économiques adaptés aux potentialités de chaque espace.
M. M.
Le Conseil des ministres du mercredi 7 octobre 2026 a autorisé des travaux de réhabilitation des routes Ouidah-Tori et Djougou-Ouaké-Frontière Togo, ainsi que la reconstruction en 2x2 voies de la route Bohicon-Dassa-Zoumé, lot 1.
Longs respectivement de 17 km et 37 km, les tronçons Ouidah-Tori et Djougou-Ouaké-Frontière Togo présentent, selon le Conseil des ministres, une fatigue structurelle avancée et des dégradations sévères.
Leur réhabilitation prévoit une reconstruction complète de la chaussée, avec un renforcement structurel ainsi que des travaux liés au drainage, aux ouvrages hydrauliques et à la protection des talus.
Le Conseil des ministres a également autorisé l'actualisation des études, les travaux ainsi que le contrôle et la surveillance des chantiers.
Concernant route Bohicon-Dassa-Zoumé, les travaux portent sur le tronçon allant du carrefour Zakpo à Sêto, d'une longueur de 35,233 km. Ce tronçon complète le lot 2, compris entre Sêto et Dassa-Zoumé, dont les travaux ont déjà démarré.
Les ministres concernés sont instruits de veiller à la formalisation des différents contrats de marchés et à la bonne exécution des travaux.