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Mali : la colère des jeunes du Mandé face à une réécriture controversée de leur histoire
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La IVᵉ édition du Salon international des professionnels de l'économie numérique de l'UEMOA (SIPEN-UEMOA, 14 et 15 juillet 2026) a officiellement refermé ses portes, le mercredi 15 juillet 2026, avec plusieurs actes, dont des recommandations adressées aux gouvernements, aux autorités de régulation, au secteur privé et aux organisations régionales.
L'édition 2026 a, selon les organisateurs, mobilisé plus d'un millier de participants, une cinquantaine d'exposants, des décideurs, des experts, des investisseurs et des partenaires du numérique de l'espace communautaire UEMOA. À l'issue des 48 heures d'activités, notamment de communications sur des thématiques à enjeux majeurs pour les États et l'espace communautaire UEMOA, les participants ont formulé des recommandations à des entités.
Ainsi, les professionnels à cette quatrième édition recommandent aux gouvernements de consolider leurs politiques nationales en matière de gouvernance de l'Internet, d'accélérer le déploiement du protocole IPv6, de développer des infrastructures numériques souveraines et sécurisées. Toujours aux gouvernements, il est recommandé d'accroître la participation des experts nationaux aux grandes instances internationales où se définissent les orientations du numérique.
Aux structures de régulation, les participants recommandent d'intensifier les actions de sensibilisation sur la gouvernance de l'Internet, de renforcer la coopération régionale et de promouvoir un environnement numérique sûr, ouvert et favorable à l'innovation.
Les recommandations sont également allées au secteur privé, appelé à jouer un rôle plus actif, en investissant davantage dans les infrastructures numériques, la cybersécurité et les technologies innovantes, tout en participant aux processus internationaux de gouvernance de l'Internet et en favorisant l'adoption des standards internationaux.
Aussi, la quatrième édition a jugé nécessaire de mettre en place une Alliance ouest-africaine des noms de domaine (AOAN). À cet effet, les États « sont encouragés à soutenir cette initiative, à intégrer la gouvernance des domaines nationaux (ccTLD) dans leurs stratégies de souveraineté numérique et à promouvoir davantage l'utilisation des noms de domaine nationaux par les administrations publiques et les entreprises ».
Aux organisations régionales, en particulier l'UEMOA, les participants plaident pour un accompagnement de la création de l'Alliance ouest-africaine des noms de domaine (AOAN), pour un renforcement des capacités régionales sur les ressources critiques de l'Internet et pour favoriser une position commune des États membres dans les instances internationales de gouvernance numérique.
Dans son discours de clôture, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata Zerbo, représentant le Premier ministre, patron de l'évènement (https://lefaso.net/spip.php?article147847), a invité les entreprises à davantage investir dans les infrastructures numériques, la cybersécurité, les centres de données, les technologies émergentes et les solutions innovantes. « Les États créeront les conditions favorables, mais la compétitivité de notre espace reposera aussi sur votre capacité à investir davantage dans les infrastructures numériques, les centres de données, la cybersécurité, les technologies émergentes et les solutions innovantes », a-t-elle rassuré, encourageant les acteurs du privé à créer des projets d'envergure à même de générer des emplois pour la jeunesse et de renforcer le rayonnement des entreprises au plan international.
L'édition de Ouagadougou a aussi consacré le lancement de l'étude de structuration d'un Fonds TIC de l'UEMOA, aux fins de soutenir le financement de projets numériques structurants ; initiative sur laquelle la ministre souhaite une forte mobilisation des États, des partenaires et du secteur privé, afin de faire de ce mécanisme un véritable levier d'investissements au service de la transformation numérique de l'espace communautaire UEMOA.
Pour la cérémonie de clôture, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo, avait à ses côtés ses homologues de la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES). Il s'agit précisément du ministre de la Communication, de l'Économie numérique et de la Modernisation de l'administration du Mali, Alhamdou Ag Ilyène, et du ministre de la Communication, des Postes et de l'Économie numérique du Niger, Sidi Mohamed Raliou. Ce dernier acte officiel a enregistré la présence également du ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo.
O.L.
Lefaso.net
Crédit-photo : DCRP/MTDPCE
Le Burkina Faso entend se positionner comme un acteur averti plutôt qu'un simple spectateur de l'essor de l'Intelligence artificielle (IA). C'est dans cette dynamique que l'Assemblée législative du peuple (ALP), en collaboration avec le Secrétariat permanent de l'innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (SPIVTEN), a organisé une session de formation sur l'intelligence artificielle à l'intention des députés. C'était ce mercredi 15 juillet 2026, à Ouagadougou. La cérémonie d'ouverture des travaux a été présidée par la deuxième vice-présidente de l'ALP, Haoua Fofana, en présence du conseiller technique du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques, Saïdou Yanogo.
L'intelligence artificielle s'impose progressivement comme l'une des technologies les plus transformatrices du XXIᵉ siècle. Santé, éducation, sécurité, agriculture, administration publique ou encore gouvernance, aucun secteur n'échappe désormais à ses mutations profondes. Face à cette révolution technologique qui redéfinit les rapports économiques, sociaux et politiques, l'État burkinabè a décidé de renforcer les capacités des parlementaires sur les technologies émergentes afin de leur permettre de mieux appréhender les enjeux, les opportunités mais aussi les défis liés à l'IA. Cela, en vue d'une meilleure prise en compte de ces questions dans leurs missions de législation et de contrôle de l'action gouvernementale.
Faire de l'IA un levier de développement
Rappelant que l'IA bouleverse déjà divers domaines, le conseiller technique du ministère en charge de la Transition digitale, Saïdou Yanogo, a déclaré qu'aucun pays ne pourrait aujourd'hui se permettre de subir cette révolution technologique sans en comprendre les mécanismes. Il souligne que la volonté du gouvernement est de faire de l'IA un véritable levier de développement au service des populations.
Des participants à la session de formation sur l'IA au profit des députés de l'ALPSaïdou Yanogo est revenu sur les différentes actions déjà entreprises dans ce sens. Il a notamment cité la conférence inaugurale sur l'intelligence artificielle organisée en 2025. Celle-ci a posé les bases du dialogue national sur la question, l'élaboration des lignes directrices pour une IA éthique, inclusive et responsable en Afrique francophone, récemment adoptées à l'issue d'un processus régional conduit par le Burkina Faso. À cela s'ajoutent les formations déjà dispensées aux responsables de l'administration publique.
Le conseiller technique a rappelé l'existence de la loi relative à la protection des données à caractère personnel, et mentionné le développement de modèles d'intelligence artificielle souverains, notamment en langues locales. Il a également mis en lumière les travaux menés par les centres de recherche nationaux dans des domaines stratégiques tels que la santé, l'agriculture et la gouvernance.
« Cette session n'a pas la prétention de faire de vous des ingénieurs », Saïdou Yanogo, conseiller technique du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniquesUn rôle crucial pour les parlementaires
Elle vise plutôt, précise-t-il, à fournir aux députés les clés de compréhension nécessaires pour exercer, en toute connaissance de cause, leur pouvoir de contrôle parlementaire sur les enjeux liés à l'IA, ses opportunités et ses risques. En plus de ces clés, les apprenants vont aussi être outillés aux différentes approches réglementaires adoptées à travers le monde.
Pour Saïdou Yanogo, les efforts du gouvernement ne pourront cependant produire les résultats escomptés sans l'implication active des parlementaires. Ceux qui sont d'ailleurs appelés à examiner et à adopter les futurs textes destinés à encadrer l'usage de l'intelligence artificielle au Burkina Faso. Un cadre législatif inadapté pourrait, selon lui, soit freiner l'innovation dont le pays a besoin, soit exposer les citoyens à des risques majeurs, notamment les biais discriminatoires, la désinformation, les atteintes à la vie privée ou encore les décisions automatisées sans responsabilité clairement établie.
Les participants ont ainsi été invités à échanger, débattre et même à simuler l'examen de clauses législatives selon leurs domaines de compétence, dans une démarche ancrée dans les réalités nationalesVers un contrôle parlementaire souverain et éclairé
Présidant l'ouverture des travaux, la 2ᵉ vice-présidente de l'ALP, Haoua Fofana, a salué le rôle moteur joué par le Burkina Faso dans l'élaboration des lignes directrices pour une intelligence artificielle éthique, inclusive et responsable en Afrique francophone. Pour elle, ces orientations doivent désormais constituer une véritable « boussole législative » pour le pays.
S'adressant à ses collègues députés, elle a insisté sur la nécessité pour les représentants du peuple de s'approprier les enjeux de cette révolution technologique. « Comprendre l'intelligence artificielle n'est plus un luxe réservé aux spécialistes ; c'est une nécessité », a-t-elle soutenu. Selon Haoua Fofana, cette compréhension est indispensable pour élaborer des politiques publiques éclairées, protéger les droits des citoyens, stimuler l'innovation et garantir que l'IA demeure avant tout au service de l'humain.
La 2ᵉ vice-présidente de l'ALP, Haoua Fofana, a invité les députés à faire de cette formation un véritable cadre d'échanges et de réflexion, en partageant leurs expériences et confrontant leurs points de vue pour enrichir la qualité des futures décisions parlementairesElle a surtout plaidé pour une évolution du rôle du législateur, qui doit désormais passer d'une simple compréhension technique des questions numériques à l'exercice d'un contrôle parlementaire « souverain, critique et éclairé » sur les politiques liées à l'intelligence artificielle.
« L'avenir de l'intelligence artificielle ne sera pas seulement écrit par des techniciens, des ingénieurs ou des entreprises technologiques. Il le sera aussi par les législateurs que nous sommes », a-t-elle déclaré, appelant les députés à un engagement total afin que le futur cadre juridique de l'IA soit à la fois le reflet des valeurs nationales et un instrument d'autodétermination technologique.
Les formateurs de cette session sont le Dr Yaya Traoré, secrétaire permanent de l'innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (à gauche), et le Dr Rodrique Kafando, spécialiste des questions d'intelligence artificielle (à droite)Par cette initiative, l'Assemblée législative du peuple affiche sa volonté de se préparer aux mutations induites par l'intelligence artificielle et de doter le Burkina Faso d'un environnement législatif capable de concilier innovation, souveraineté numérique et protection des droits des citoyens. Dans un monde où les technologies évoluent à un rythme accéléré, la maîtrise des enjeux de l'IA apparaît désormais comme une condition essentielle pour construire un développement inclusif et préserver la capacité des États à orienter leur propre destin numérique.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Comment propulser la refondation de l'économie numérique au sein de l'UEMOA grâce à l'intelligence artificielle sans laisser sur le quai plus de la moitié de la population ? Réunis le 14 juillet 2026 lors du Panel 1 consacré à cette thématique cruciale, des experts de premier plan, dont le Dr Jacqueline Konaté du Mali, le Dr Pegdwendé Sawadogo et Seyni Ganamtoré, ont croisé leurs regards. Entre opportunités de modernisation des services publics, impératif d'intégration des langues locales et exigences de souveraineté technologique, retour sur les grands enseignements d'une transition numérique qui se doit d'être inclusive et sécurisée.
L'Afrique de l'Ouest, et plus particulièrement l'espace UEMOA, se trouve à la croisée des chemins technologiques. Alors que l'intelligence artificielle (IA) redessine les contours des économies mondiales, la question de son adoption et de son adaptation aux réalités locales devient urgente. C'est tout l'enjeu du panel qui a réuni d'éminents spécialistes pour décrypter les leviers d'une véritable refondation de l'économie numérique régionale. Pour les panélistes, l'intelligence artificielle n'est pas une simple tendance technologique, mais un formidable outil de démultiplication d'impact social. Dans le domaine de la santé, l'IA s'impose comme un relais indispensable pour pallier le manque de personnel médical, en étendant les capacités de diagnostic et de suivi jusque dans les zones rurales les plus reculées.
Le Dr Pegdwendé Sawadogo a insisté sur l'essence même du développement de ces technologies qui est la donnéeÀ la question de savoir quels secteurs peuvent bénéficier le plus de la transformation numérique, le Dr Pegdwendé Sawadogo pense essentiellement au commerce en ligne. « Avec les plateformes numériques et les réseaux sociaux, le secteur du commerce est boosté. Et c'est une énorme opportunité pour les entrepreneurs. Dans le contexte de l'UEMOA, l'IA vient comme un boost pour l'économie », pense le Dr Pegdwendé Sawadogo de l'université virtuelle de Ouagadougou.
La panéliste Dr Jacqueline Konaté a évoqué la nécessité de mettre en lien les industries et le milieu académique. « Par rapport à la recherche, il est très important qu'il y ait un rapprochement entre l'industrie et le milieu académique pour éviter de faire de la recherche sur ce qui ne correspond pas à nos besoins », a indiqué le Dr Jacqueline Konaté, venue du Mali.
De même, les services publics, par nature très structurés et procéduraux, représentent un terrain d'application idéal où l'automatisation intelligente peut générer des gains d'efficacité quasi immédiats pour les usagers, un point particulièrement défendu par Seyni Ganamtoré, promoteur de WATIGUE et expert en modernisation des services publics. Pour lui, l'agriculture peut bénéficier énormément de l'IA car elle peut lui donner accès à un ensemble d'informations pour améliorer sa production. « Ailleurs l'IA remplace peu à peu des médecins parce que l'IA est très performante. Ici, il s'agit de démultiplier les agents de santé et d'atteindre les zones les plus reculées. Le troisième secteur qui peut bénéficier grandement de l'IA, c'est le service public », pense l'expert en modernisation des services publics.
La panéliste Dr Jacqueline Konaté a évoqué la nécessité de mettre en lien les industries et le milieu académiqueCependant, un obstacle de taille demeure. Comment assurer une adoption démocratique lorsque plus de la moitié de la population de l'espace UEMOA fait face à l'analphabétisme ? C'est un plaidoyer majeur porté par les panélistes lors des discussions. « L'IA ne doit pas devenir un outil d'exclusion réservé à une élite francophone et connectée. L'avenir de l'économie numérique de la région passe inéluctablement par le développement d'IA vocales, capables d'interagir directement dans nos riches et diverses langues locales nationales ».
Vers un modèle d'Open Data souverain
Le Dr Pegdwendé Sawadogo a insisté sur l'essence même du développement de ces technologies qui est la donnée. L'essor d'un écosystème d'IA performant repose sur la dématérialisation progressive des procédures publiques et privées. C'est cette interaction quotidienne des citoyens avec les plateformes numériques qui génère le gisement de données nécessaire pour entraîner et affiner les algorithmes locaux. Toutefois, pour que ce carburant profite à l'écosystème régional, les panélistes préconisent une politique de l'Open Data (données ouvertes), notamment pour les données non sensibles produites par l'administration publique. Cette ouverture est le seul moyen de permettre aux startups locales et aux chercheurs de concevoir des solutions adaptées. Le Dr Sawadogo a également rappelé le coût élevé de la production de bases de données de qualité, en particulier pour la transcription des langues locales. Un défi qui nécessite des investissements étatiques ciblés, l'octroi de bourses de recherche et le financement de thèses dédiées à la constitution de ces biens communs numériques.
Derrière les algorithmes intangibles se cache une réalité matérielle lourde. Le panel a mis en lumière la nécessité pressante d'investir massivement dans les infrastructures de base. Sans électricité stable, point de salut numérique. L'énergie reste le prérequis absolu pour alimenter et pérenniser la collecte comme le traitement des données.
Seyni Ganamtoré est le promoteur de WATIGUE et expert en modernisation des services publicsEn complément, le développement de la fibre optique à haut débit au cœur des bâtiments et l'accélération de la transition vers la 5G sont indispensables pour supporter les flux massifs d'informations exigés par les systèmes intelligents. Enfin, pour garantir la souveraineté de nos pays, le déploiement de centres de données (Data Centers) nationaux ou régionaux s'avère crucial afin de stocker localement les données sensibles et stratégiques de nos administrations.
L'autre grand chantier de cette refondation est réglementaire. Comment libérer le potentiel d'innovation de l'IA sans compromettre la vie privée et la sécurité des citoyens ? Pour relever ce défi, les experts préconisent une approche de régulation moderne et agile. L'instauration de « bacs à sable réglementaires » (Sandboxes) apparaît comme une excellente solution, permettant aux startups de tester en situation réelle des innovations de rupture sous l'œil bienveillant et protecteur du régulateur, tout en garantissant l'interopérabilité des systèmes.
Ce premier panel de la 4ᵉ édition du SIPEN-UEMOA permet de tracer la voie vers un espace où l'intelligence artificielle sera inclusive, souveraine et connectée à nos réalités culturelles.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Well I was wrong.
I said that extended combat that the IDF was facing is wrecking the Israeli economy I was wrong.
Next I downplayed the extent of US aid to the Israeli govt. I was wrong. WE ARE basically supporting their defense industry to a MUCH LARGER extent than I realized.
How did I come to this conclusion?
I stress tested my thoughts against Google AI (don't laugh...Google AI is regarded as the LEAST ideological of all current AIs in use today).
Here is the response to my "questions" on their economy and what Google AI said...
Got it. Your blog post hits on a debate currently fracturing the highest levels of Israel's defense and financial establishments, and the hard data shows you are largely right on the facts, but with some crucial economic nuance. [1]Your assessment of the military's physical exhaustion is being actively confirmed by the IDF itself, while your economic outlook is a bit more complicated due to Israel’s unique fiscal structure.The current consensus on your contentions reveals the following:1. You are RIGHT: The IDF is severely overextended.The military is facing what its leadership calls an "endurance crisis" rather than an immediate defeat. [1]I was wrong guys.
My bad.
I guess I was ideological in my viewpoint.
I STILL SUPPORT ISRAEL THOUGH! I just wish they would make better decisions.