Le Royaume-Uni a annoncé dimanche 9 novembre l’envoi en Belgique d’une équipe spécialisée dans la défense anti-drones, après une série d’incursions de drones au-dessus d’un aéroport et de sites militaires dans le pays.
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Qui passera en premier à la caisse ?
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Résumé :
Ce travail est une réflexion tirée d'un article scientifique portant sur la clôture de la nouvelle intitulée Secrets d'alcôve. Cet instant crucial de la construction d'une nouvelle littéraire indique que le minimalisme narratif constitue une de ses caractéristiques majeures. Dans cet élan, la clôture ouverte peut ajouter une touche de mystère et d'incertitude au récit. Et pourtant, le minimalisme narratif, dans quelques-unes de ses formes marquantes, révèle une sorte de malaise entre les réductions de tous ordres, la disparition d'enjeux d'envergure dans l'histoire, et la dilution de la littérature dans un univers pragmatique. Si les nouvelles, tenues de respecter cette exigence, sont en quelque sorte des clôtures ouvertes, le minimalisme narratif peut affecter de manière multiforme et à différents niveaux l'évolution narrative d'un récit sur les aspects de la profondeur, de la compréhension, voire du rythme. Suivant ce tiraillement, nous nous proposons de voir quelle est l'évolution narrative dans la nouvelle intitulée Secrets d'alcôve. Notre réflexion est guidée par l'analyse sémio-narrative à l'effet d'examiner comment les significations et les structures narratives changent au fil du temps dans la nouvelle susmentionnée d'une part, et de voir comment le minimalisme narratif détermine sa structuration d'autre part.
Mots-clés : Évolution narrative, clôture ouverte, minimalisme narratif, actant
1- Introduction
La composition d'une nouvelle réalise son statut artistique. C'est en fonction des principes qui la gouvernent ce genre que le nouvelliste « dispose les éléments de son récit pour obtenir certains effets, d'ordre dramatique, esthétique ou philosophique » (Raimond, 1988 : 100). La composition du récit repose d'abord sur la perspective narrative, c'est-à-dire sur les transformations qui vont faire passer le récit d'un nœud à un dénouement. Mais narrer une histoire, ce n'est pas seulement mettre en œuvre une dynamique narrative, c'est construire une cohérence inspirante, interpellative, qui parle, qui arrange, qui résonne, voire, qui dérange le lecteur. Ce dernier ne devrait pas être indifférent à la lecture. Pour ce faire, les auteurs peuvent recourir à certains procédés visant à rendre le lecteur actif (en l'invitant à réfléchir et à interpréter l'œuvre) à l'instar de la clôture ouverte. La nouvelle est donc un genre littéraire spécifique et très souvent analysé. La structure expose des étapes toutes particulières en mesure d'être analysées en profondeur en raison de sa pertinence. C'est au regard de ces éléments qu'il s'avère opportun de comprendre quelle est l'évolution narrative dans la nouvelle intitulée Secrets d'alcôve.
2- Méthodologie
L'analyse sémio-narrative ou la sémiologie narrative est le cadre théorique qui sous-tend la rédaction de cet article (Colas-Blaise, 2010). C'est une approche méthodologique qui combine la sémiotique (l'étude des signes et des symboles) et l'analyse narrative (l'étude des structures et des mécanismes des récits). La sémiologie narrative dérive de la Sémantique structurale de Greimas (1966). Cette approche vise à comprendre comment les récits fonctionnent et comment ils transmettent des sens et des significations. Selon la sémiologie narrative, le récit est à l'origine de tous les messages (Colas- Blaise, 2010). Il est conçu de manière à définir le système de représentation voulu par le destinateur. Il est question de comprendre comment recevoir un message, le décortiquer, le dévoyer, le décrypter aux fins de rendre le sens profond au destinataire.
3- Résultats
À l'issue de l'analyse nous présentons les résultats en trois points.
3.1- Les principaux actants du récit
Dans la nouvelle Secrets d'alcôve, l'actant principal est Daniel ; il est présenté comme une personne de sexe masculin, douanier de profession. Cette précision sur sa profession lui donne visiblement des atouts concourant à une compétence à même de pouvoir obtenir son objet de quête qu'est Chantal. L'objet de quête est un « objet » spécifique que le personnage principal veut posséder, un but que l'actant veut atteindre, ou encore la résolution d'un problème. L'objet de la quête donne une direction à l'histoire, il se présente comme le fil conducteur qui permet de mener l'action et comme des motivations des actions du personnage principal. Il peut également créer des conflits et des tensions qui permettent à l'histoire d'évoluer. L'objet de la quête est souvent motivé par les désirs, les besoins ou les valeurs de l'actant. Dans le cadre de cette nouvelle, Daniel s'emploie à conquérir sa bien-aimée Chantal.
3.2- La séquencialisation
Première séquence (de la page 77 à la page 80) est la phase du mariage entre Daniel et Chantal)
L'introduction d'une nouvelle est très essentielle dans l'organisation narrative ou dans l'agencement de la suite du récit. Elle sert à présenter les personnages, le contexte et la situation initiale, et à établir le ton et l'atmosphère de l'histoire. Dès le premier paragraphe de cette partie nouvelle, les personnages principaux (Daniel et Chantal) sont présentés, avec quelques détails sur leur profession, leur apparence et leur situation. Dans ce premier paragraphe évoqué plus haut, comme susmentionné ou pour être en phase avec l'optique minimaliste, l'introduction est directe et concise, et expose les personnages et leur relation de manière claire et efficace à savoir deux amoureux. C'est sans conteste et vertement exprimé que c'est une relation amicale profonde et un rapport amoureux qui les lient. L'histoire annonçant des séquences de vie de ce duo, commence directement, sans introduction profonde.
La deuxième séquence va de la page 80 à la page 84. C'est la phase du trouble dans le couple
L'incitation dans l'organisation narrative d'une nouvelle est déterminante. Elle correspond à l'événement qui déclenche l'action et met en mouvement l'intrigue. L'incitation dans une nouvelle peut être un événement extérieur qui affecte les personnages et déclenche l'action. C'est le cas dans le récit de la présente nouvelle lorsque le secret que porte Chantal devient trop pesant pour elle, comme cela est mentionné à la page 80. Ce qui se dessine c'est que « manifestement, un secret chagrin tourmentait Chantal ». L'idée dans cette phrase crée un mystère autour de Chantal, laissant le lecteur se demander ce qui la tourmente. L'utilisation du mot « secret » et « chagrin », est certainement chargée de suspens, elle crée une intrigue et pousse le lecteur à vouloir en savoir plus. Le contenu de cette portion de phrase suggère que Chantal est troublée par quelque chose ce qui crée une tension psychologique et émotionnelle.
La troisième séquence va de la page 84 à la fin. C'est la phase des échanges de lettres. Le point culminant ; c'est un élément clé de l'organisation narrative de la nouvelle. Il correspond au moment le plus intense et décisif de l'histoire, où les enjeux sont les plus élevés et les conséquences sont plus importantes. Un moment où un personnage découvre une vérité importante. Un moment où l'histoire prend un tournant particulier et où les événements qui suivent sont déterminés par les choix des personnages. Dans ce récit, elle correspond à la phase des échanges de lettres. Chantal, se sentant mal, se trouvant face à un conflit intense avec sa conscience, décide de procéder par une communication à distance. Elle choisit d'envoyer une lettre à son époux pour lui avouer son secret.
3.3- La clôture ouverte
Pour ce qui est de la clôture ouverte d'une œuvre littéraire, il s'agit d'une fin qui n'est pas résolue de manière définitive, laissant le lecteur avec des questions ou des pistes de réflexion, ou la suite de l'intrigue en devenir. Cette technique narrative vise entre autres à : stimuler l'imagination du lecteur, à encourager l'interprétation personnelle, à créer un sentiment d'incertitude ou de suspens, ou encore à ouvrir la voie à des suites ou des prolongements. Dans le cadre de la nouvelle de l'auteur burkinabé Ansomwin Ignace Hien, intitulé les Secrets d'alcôve, le nouvelliste a recouru à une clôture ouverte comme il convient de le percevoir avec ce dernier paragraphe : « À ton tour, pardonne-moi ou condamne-moi : choisis sans contrainte. Tout ce que je puis conclure est ceci : ma maison et mon cœur te sont ouverts à jamais. Viens-y si tu le désires. Reste où tu es, si tu optes de ne pas lier ta vie à celle d'un homme stérile. Libre, tu l'es absolument. Ton Dany » (page 95). Cette chute de la lettre de Daniel est un exemple parfait de clôture ouverte dans une narration. Le destinataire à savoir Chantal est laissé libre de choisir son propre chemin, sans que l'expéditeur n'impose sa volonté ou ne tire de conclusions définitives. Les éléments qui contribuent à la clôture ouverte sont entre autres : la main tendue du personnage principal, l'invitation à choisir, la précision du libre choix, l'absence de jugement, le désir explicite de réparation d'un tors et la possibilité de rupture ou de rapprochement. Le destinataire est invité à prendre une décision sans contraintes. Cette invite augure ce libre arbitre, ce qui laisse la porte ouverte à différentes possibilités. D'un autre côté, l'expéditeur ne juge pas le destinataire, mais lui offre plutôt une liberté absolue de choix. Enfin, cette chute de la lettre laisse ouverte la possibilité d'un rapprochement ou d'une rupture, sans que l'issue ne soit définie.
4- Conclusion
L'évolution narrative de cette nouvelle, soumise à notre étude, se projette en elle-même et met avant tout en scène la perspective de sa propre suite. Suivant ce point, le style minimaliste, et la clôture ouverte apparaissent comme une des invitations claires du narrateur à l'implication du lecteur. En décrivant superficiellement les personnages de Daniel et de Chantal, par exemple, le nouvelliste facilite la contextualisation et l'identification des lecteurs à ces personnages. Avec l'écriture minimaliste, et la clôture ouverte, c'est toute la nouvelle qui est mise en suggestion, en interprétation.
DRABO Amba Victorine
Chargé de recherches
Institut des sciences des sociétés (INSS)
Centre national de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) Burkina-Faso
victodrabo@yahoo.fr
5- Références bibliographiques
Corpus
Ansomwin Ignace Hien, 1989. Secrets d'alcôve, Presses Africaines.
Autres références
BEDRANE Sabrinelle et al., 2012. Le récit minimal, Presses Sorbonne Nouvelle, Paris.
COLAS-BLAISE Marion, 2010. « L'énonciation à la croisée des approches. Comment faire dialoguer la linguistique et la sémiotique ? », Signata, 1/2010, pp. 39-89.
DRABO, Amba Victorine,2025, La clôture ouverte de la nouvelle Secrets d'alcôve, in Revue Enclume d'Ivoire, Vol 2 N°5 Octobre 2025. ISSN Print : 3007-9225 ISSN Online : 3007-9233 ISSN Digital : 3007-9241
GREIMAS Algirdas Julien, 1966. Sémantique structurale : recherche de méthode, Larousse, Paris.
LANDOLSI Houda, 2014, « Suzanne et les mères : une histoire d'amour et de mort. Une lecture sémiotique de La Religieuse de
Diderot », Signata [Online], 5 |, Online since 30 October 2016, connection on 30 July 2025. URL : http://journals.openedition.org/signata/501 ; DOI : https://doi.org/10.4000/signata.501
À l’approche de la COP30 de Belém, les États membres de l’UE peinent à parler d’une seule voix sur la marche à suivre pour combler l’écart entre les promesses mondiales et les actions nécessaires. Lassitude politique, divergences d’approche et absence d’alliés solides… L’UE aborde le rassemblement mondial annuel dans un climat d’incertitude.
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Bonn, 10. November 2025. Die heute beginnende COP30 markiert den zehnten Jahrestag des Pariser Abkommens, in dem sich Länder verpflichtet haben, die globale Erwärmung unter 1,5 °C zu begrenzen. Zwei Jahre nach der ersten globalen Bestandsaufnahme – die leider nicht zu wesentlichen Fortschritten der Emissionsreduzierung führte –zeigt sich jedoch: Nur ein Drittel der neuen nationalen Klimabeiträge (NDCs) enthält konkrete Zusagen zum Ausstieg aus fossilen Brennstoffen. Die meisten großen Emittenten – darunter die EU, China, Südafrika, Australien und Indien – haben ihre Zusagen hierzu nicht aktualisiert.
Die Präambel des Pariser Abkommens erkennt an, dass der „gerechte Strukturwandel für die arbeitende Bevölkerung und die Schaffung menschenwürdiger Arbeit und hochwertiger Arbeitsplätze“ unverzichtbar für den Klimaschutz ist. Auf der diesjährigen Weltklimakonferenz (COP30) ist die sozial gerechte Umsetzung dieses Ziels dringender denn je. Zu diesem Zweck wurde im Rahmen der Klimarahmenkonvention UNFCCC das Arbeitsprogramm für eine Just Transition (“gerechter Übergang“) (JTWP) eingerichtet, doch dessen Mandat läuft auf der COP31 aus.
Seit seiner Gründung auf der COP27 und formellen Verabschiedung auf der COP28 soll das JTWP Wege zu einer „Just Transition“ ausloten, etwa durch Dialoge und Runde Tische. Doch bis heute fehlt eine Einigung, wie diese konkret aussehen soll. Länder mit hohem Einkommen setzen vorrangig auf eine Dekarbonisierung des Energiesektors, die Anpassung der Arbeitsplätze und Klimaresilienz. Einkommensschwache Länder dagegen fordern einen umfassenderen, multilateralen Ansatz auf Basis sozialer und Klima-Gerechtigkeit sowie gemeinsamer, aber differenzierter Verantwortlichkeiten. Diese Kluft prägt die politischen Debatten und die Forschung - grundlegende Fragen – Was bedeutet gerecht? Für wen? Und wer entscheidet darüber? – bleiben offen.
Zwar bieten die Leitlinien der IAO für eine „Just Transition“ einen wichtigen Rahmen und betonen menschenwürdige Arbeit und eine ökologische Wirtschaft, doch weltweit bleiben die Bemühungen fragmentiert und unkoordiniert. Dies kann zu Widerstand gegen die Klimapolitik führen. In Europa etwa leugnen Gegner nicht so sehr den Klimawandel, sondern argwöhnen, dass Regierungen die Klimapolitik nicht sozial gerecht gestalten. Ohne eine sinnvolle Beteiligung der lokalen Bevölkerung und spürbare Verbesserungen im Alltag droht die gesellschaftliche Akzeptanz für ehrgeizige Klimaschutzmaßnahmen weiter zu sinken.
Die Zeit für die Umsetzung des JTWP drängt. Bei den UN-Klimaverhandlungen in Bonn im Juni wurden in einem informellen Aktionsplan mehrere Zukunftsoptionen vorgestellt: von einer globalen Plattform über einen Leitrahmen bis hin zu einem neuen Mechanismus oder einer „Toolbox“. Angesichts geringer Fortschritte in den letzten Jahren hat die Zivilgesellschaft nun den Bélem-Aktionsmechanismus für eine globale „Just Transition“ vorgeschlagen – ein neues Instrument, das Ländern endlich Orientierung geben könnte. Dabei sollte es um zwei zentrale Punkte gehen.
Erstens erkennt der informelle Aktionsplan zwar „das Potenzial für Synergien mit den Rio-Konventionen und den SDGs“ an, nimmt aber keine verbindlichen Vorgaben in Bezug auf die Agenda 2030 oder die SDGs auf. Dies ist ein schwerwiegendes Versäumnis. Eine „Just Transition“ kann nur gelingen, wenn sie neben der Dekarbonisierung des Energiesektors oder Emissionssenkungen auch Armut, ein integriertes Ressourcenmanagement, sozialen Schutz und Klimaanpassung berücksichtigt. Da die Umsetzung der SDGs stockt und nur noch fünf Jahre bleiben, droht die fehlende Verknüpfung mit der Agenda 2030 die internationale Politik weiter zu fragmentieren. Jede JTWP-Toolbox muss daher Politikkohärenz als Leitprinzip institutionalisieren, um Synergien zu fördern und Zielkonflikte zu vermeiden. Dies ist unerlässlich, um multidimensionale, sektorübergreifende Übergänge zu erreichen, die nationale soziale und ökologische Ziele mit globalen Rahmenwerken in Einklang bringen.
Zweitens braucht es ein eigenes Forum, um Umsetzungs- und Finanzierungsstrategien zu diskutieren. Zwar ginge das über das bisherige Mandat hinaus, ist aber unverzichtbar für einen glaubwürdigen Finanzierungsrahmen. Die auf der COP26 entstandenen Just Energy Transition Partnerships zeigen die Schwächen klassischer Klimafinanzierung. Diese multilateralen Vereinbarungen zwischen einkommensstarken Ländern und kohleabhängigen Ländern mit mittlerem Einkommen wurden dafür kritisiert, dass sie unterfinanziert und abhängig von Krediten sind und die Verfahrensgerechtigkeit in den Empfängerländern schwächen. Der jüngste Rückzug der USA hat das Vertrauen zusätzlich erschüttert. Das JTWP könnte hier den Boden für eine neue, faire Finanzarchitektur legen und sicherstellen, dass jedes globale Instrumentarium für eine „Just Transition“ letztlich durch eine faire, verlässliche Finanzierung und robuste Rechenschaftsmechanismen untermauert ist.
Dass der Präsident der COP30 das JTWP zur obersten Priorität erklärt hat, schafft neue Chancen. Nun gilt es, die Weichen so zu stellen, dass Klimaschutz, nachhaltige Entwicklung und Gerechtigkeit tatsächlich zusammenfinden. Das JTWP darf keine Fußnote bleiben, sondern muss zu einer Säule der globalen Klimapolitik werden. Die Verhandlungsführer*innen sollten Mut beweisen und dafür sorgen, dass es nicht bei bloßen Versprechen einkommensstarker Länder bleibt, ihrer Verantwortung nachzukommen, und dass alle Sektoren zusammenarbeiten. Wird die „Just Transition“ auf der COP30 zu einem echten globalen Projekt – oder erleben wir eine weitere vertane Gelegenheit in einem Jahrzehnt der Versäumnisse?
Bonn, 10. November 2025. Die heute beginnende COP30 markiert den zehnten Jahrestag des Pariser Abkommens, in dem sich Länder verpflichtet haben, die globale Erwärmung unter 1,5 °C zu begrenzen. Zwei Jahre nach der ersten globalen Bestandsaufnahme – die leider nicht zu wesentlichen Fortschritten der Emissionsreduzierung führte –zeigt sich jedoch: Nur ein Drittel der neuen nationalen Klimabeiträge (NDCs) enthält konkrete Zusagen zum Ausstieg aus fossilen Brennstoffen. Die meisten großen Emittenten – darunter die EU, China, Südafrika, Australien und Indien – haben ihre Zusagen hierzu nicht aktualisiert.
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Zwar bieten die Leitlinien der IAO für eine „Just Transition“ einen wichtigen Rahmen und betonen menschenwürdige Arbeit und eine ökologische Wirtschaft, doch weltweit bleiben die Bemühungen fragmentiert und unkoordiniert. Dies kann zu Widerstand gegen die Klimapolitik führen. In Europa etwa leugnen Gegner nicht so sehr den Klimawandel, sondern argwöhnen, dass Regierungen die Klimapolitik nicht sozial gerecht gestalten. Ohne eine sinnvolle Beteiligung der lokalen Bevölkerung und spürbare Verbesserungen im Alltag droht die gesellschaftliche Akzeptanz für ehrgeizige Klimaschutzmaßnahmen weiter zu sinken.
Die Zeit für die Umsetzung des JTWP drängt. Bei den UN-Klimaverhandlungen in Bonn im Juni wurden in einem informellen Aktionsplan mehrere Zukunftsoptionen vorgestellt: von einer globalen Plattform über einen Leitrahmen bis hin zu einem neuen Mechanismus oder einer „Toolbox“. Angesichts geringer Fortschritte in den letzten Jahren hat die Zivilgesellschaft nun den Bélem-Aktionsmechanismus für eine globale „Just Transition“ vorgeschlagen – ein neues Instrument, das Ländern endlich Orientierung geben könnte. Dabei sollte es um zwei zentrale Punkte gehen.
Erstens erkennt der informelle Aktionsplan zwar „das Potenzial für Synergien mit den Rio-Konventionen und den SDGs“ an, nimmt aber keine verbindlichen Vorgaben in Bezug auf die Agenda 2030 oder die SDGs auf. Dies ist ein schwerwiegendes Versäumnis. Eine „Just Transition“ kann nur gelingen, wenn sie neben der Dekarbonisierung des Energiesektors oder Emissionssenkungen auch Armut, ein integriertes Ressourcenmanagement, sozialen Schutz und Klimaanpassung berücksichtigt. Da die Umsetzung der SDGs stockt und nur noch fünf Jahre bleiben, droht die fehlende Verknüpfung mit der Agenda 2030 die internationale Politik weiter zu fragmentieren. Jede JTWP-Toolbox muss daher Politikkohärenz als Leitprinzip institutionalisieren, um Synergien zu fördern und Zielkonflikte zu vermeiden. Dies ist unerlässlich, um multidimensionale, sektorübergreifende Übergänge zu erreichen, die nationale soziale und ökologische Ziele mit globalen Rahmenwerken in Einklang bringen.
Zweitens braucht es ein eigenes Forum, um Umsetzungs- und Finanzierungsstrategien zu diskutieren. Zwar ginge das über das bisherige Mandat hinaus, ist aber unverzichtbar für einen glaubwürdigen Finanzierungsrahmen. Die auf der COP26 entstandenen Just Energy Transition Partnerships zeigen die Schwächen klassischer Klimafinanzierung. Diese multilateralen Vereinbarungen zwischen einkommensstarken Ländern und kohleabhängigen Ländern mit mittlerem Einkommen wurden dafür kritisiert, dass sie unterfinanziert und abhängig von Krediten sind und die Verfahrensgerechtigkeit in den Empfängerländern schwächen. Der jüngste Rückzug der USA hat das Vertrauen zusätzlich erschüttert. Das JTWP könnte hier den Boden für eine neue, faire Finanzarchitektur legen und sicherstellen, dass jedes globale Instrumentarium für eine „Just Transition“ letztlich durch eine faire, verlässliche Finanzierung und robuste Rechenschaftsmechanismen untermauert ist.
Dass der Präsident der COP30 das JTWP zur obersten Priorität erklärt hat, schafft neue Chancen. Nun gilt es, die Weichen so zu stellen, dass Klimaschutz, nachhaltige Entwicklung und Gerechtigkeit tatsächlich zusammenfinden. Das JTWP darf keine Fußnote bleiben, sondern muss zu einer Säule der globalen Klimapolitik werden. Die Verhandlungsführer*innen sollten Mut beweisen und dafür sorgen, dass es nicht bei bloßen Versprechen einkommensstarker Länder bleibt, ihrer Verantwortung nachzukommen, und dass alle Sektoren zusammenarbeiten. Wird die „Just Transition“ auf der COP30 zu einem echten globalen Projekt – oder erleben wir eine weitere vertane Gelegenheit in einem Jahrzehnt der Versäumnisse?