La plateforme portuaire béninoise a accueilli le grand navire MSC SHREYA B. L'information a été rendue publique ce mercredi 28 janvier 2026.
Le Port de Cotonou franchit une nouvelle étape dans son développement et sa modernisation. Après avoir reçu le MSC VITTORIA, un porte-conteneurs de 325 mètres, il accueille le MSC Shreya B.
Ce navire a 330 mètres de long, 48 mètres de large et une capacité de 12 238 conteneurs EVP. L'accueil de ce navire illustre les retombées concrètes des travaux d'extension et de modernisation en cours au Port de Cotonou. Grâce à ces investissements, la plateforme est désormais capable d'accueillir des navires de plus grande taille, répondant ainsi aux exigences croissantes du commerce maritime international.
A.A.A
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Le Moyen-Orient vit aujourd’hui une restructuration des rapports de force, en particulier entre trois puissances régionales, l’Iran, la Turquie et Israël, avec des conséquences profondes sur les autres acteurs. La région avait connu une première redistribution à la suite de l’entrée des troupes américaines en Irak en 2003, qui avait eu pour conséquence l’éclatement du pays en entités confessionnelles. En outre, si l’arrivée des printemps arabes fin 2010 avait été saluée comme un événement libérateur, elle avait cependant provoqué une série de crises voire de guerres civiles dans plusieurs pays. Cette déstructuration de nombreux états arabes avait ainsi fragilisé l’architecture régionale (le « système des états arabes » basé sur les frontières héritées du colonialisme européen) et permis le retour en force des anciennes puissances impériales, la Turquie et l’Iran. Si la République islamique d’Iran élargit alors sa sphère d’influence, en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen et à Gaza, la Turquie, de son côté, elle met également le pied en Libye, en Syrie, en Irak, au Yémen, en Somalie et au Qatar (où elle dispose d’une base militaire), sans oublier Gaza où le Hamas, issu de la mouvance des Frères musulmans, n’est pas éloigné, dans ses fondements idéologiques, du parti AKP du président Erdoğan.
La région vit cependant aujourd’hui un nouveau basculement avec l’entrée en scène d’Israël à la suite de l’attaque du 7 octobre 2023, dont les conséquences se font sentir bien au-delà de Gaza. C’est en effet à une vaste montée en puissance d’Israël que l’on assiste, de la Méditerranée jusqu’au golfe d’Oman et à l’océan Indien, sans oublier le Caucase. Tel-Aviv a mis ainsi en place des accords sécuritaires avec la Grèce et Chypre, avec la possibilité de déploiements conjoints de troupes en cas de crise. Il entretient également des liens avec le Kurdistan irakien, ainsi qu’avec l’Azerbaïdjan, lequel constitue, de par sa position géographique, un pivot central entre l’Iran et la Turquie. Si les alliances négociées par Tel-Aviv semblent ainsi entourer l’Iran (à travers l’Azerbaïdjan et le Kurdistan irakien), elles enveloppent en outre la Turquie par son flanc occidental et oriental, tandis que Tel-Aviv tente également de faire pression sur la Turquie par le sud, en Syrie où il frappe régulièrement les infrastructures et les capacités militaires du nouveau régime syrien adoubé par Ankara. Tel-Aviv a soutenu par ailleurs en Syrie les factions druzes et kurdes, ce qui ne peut qu’alarmer la Turquie pour laquelle tout séparatisme en Syrie (notamment kurde et alaouite) ne peut qu’encourager les particularismes en Turquie, en particulier concernant les Kurdes, et ce, pendant qu’Israël continue de frapper en parallèle le Hezbollah pro-iranien au Liban. Enfin, après avoir largement neutralisé le Hamas et frappé la bande de Gaza, Israël continue de cerner la Cisjordanie, soumise à une colonisation soutenue tandis que l’Autorité palestinienne est contrainte, elle, de coopérer étroitement avec l’état hébreu en matière de sécurité.
Israël mène également une coopération sécuritaire étroite avec les Émirats arabes unis, lesquels entretiennent un vaste réseau d’alliances en Libye (les forces du maréchal Haftar) et au Soudan (les Forces de soutien rapide), un dispositif qui contourne l’Égypte par l’ouest et le sud, tandis qu’Israël fait lui-même face à cette dernière sur son flanc Est. En outre, la récente crise au Yémen, avec la manœuvre opérée par le Conseil de transition du Sud, allié aux Émirats, en direction de la région yéménite du Hadramaout, conjointement avec la reconnaissance par Israël du Somaliland voisin, situé en face du Yémen et du détroit stratégique de Bab el-Mandeb (lequel commande la mer Rouge et le canal de Suez), a menacé également d’envelopper l’Arabie saoudite par le sud, cependant qu’Israël se positionne, lui, sur le flanc Nord du royaume saoudien. Si l’Arabie saoudite s’est empressée d’intervenir face à ces développements au Yémen, la question du futur de ce pays se pose ainsi avec acuité. Enfin, l’attaque israélienne sur l’Iran lui-même en juin 2025 a constitué le point d’orgue de cette montée en puissance de Tel-Aviv.
Le déploiement régional israélien rappelle ainsi la carte du Moyen-Orient brandie par Benyamin Netanyahou à l’ONU, où il suggérait de frapper « l’axe du mal » mené par l’Iran, pour le remplacer par un autre axe allant de la Méditerranée à la mer d’Oman et de l’Europe à l’Inde, avec Israël en son centre. Une construction régionale que Tel-Aviv semble poursuivre aujourd’hui en plaçant méthodiquement ses pions à l’échelle du Moyen-Orient et de la Méditerranée orientale. La question centrale est donc : cette manœuvre est-elle le prélude à une dynamique de paix, ou n’est-elle qu’un simple renversement du rapport de forces en faveur d’Israël ?
La réponse à cette question se trouve essentiellement en Iran et dans les développements futurs dans ce pays, ainsi que dans l’attitude américaine. Trois scénarios se profilent ainsi. Le premier serait celui d’un changement qui amènerait au pouvoir à Téhéran un régime proche des États-Unis. L’ensemble de la région, de la Turquie jusqu’en Iran et d’Israël jusqu’en Égypte, en Arabie saoudite et dans le Golfe, serait alors composé d’États amis, alliés ou clients de Washington. Il serait alors peut-être possible d’envisager un rapprochement voire une paix régionale, avec des garanties sécuritaires que l’ensemble des États, aujourd’hui en proie à une forte instabilité, appellent de leurs vœux. Mais il faudrait pour cela que Washington s’investisse massivement dans cette construction régionale et dans l’octroi de garanties de long terme. Les États-Unis, absorbés par leur rivalité avec la Chine, sont-ils prêts pour cela ? En ont-ils réellement la capacité ?
Le deuxième scénario serait de voir perdurer à Téhéran le régime des mollahs, voire un successeur qui conserverait la posture défiante de l’Iran envers les États-Unis et Israël. Le Moyen-Orient entrerait alors dans une nouvelle « guerre froide » et se structurerait autour de l’opposition entre pôles régionaux, la Turquie, l’Iran et Israël se tenant mutuellement en respect, tandis que Tel-Aviv œuvrerait, lui, pour consolider son rapprochement avec les pays du Golfe. L’Arabie saoudite se retrouverait dans une position délicate, entre un Iran défiant et Israël qui chercherait à tout prix à consacrer son influence auprès du royaume saoudien, clé de voûte de son déploiement régional. Tandis que le Liban, la Syrie et l’Irak, qui forment un « glacis » central séparant Israël, la Turquie et l’Iran, risqueraient de conserver le statut de zones tampons, voire, au pire, d’États faillis.
Enfin, le troisième scénario, celui d’un éclatement de l’Iran (dont la population est fortement hétérogène et formée pour 40 % de minorités azéries, kurdes, arabes, tadjikes, arméniennes ou baloutches), à la suite de de puissantes frappes israéliennes ou américaines, ou à la suite de l’agitation intérieure, serait également risqué, car il porterait en lui les germes de l’instabilité, et pourrait contaminer potentiellement les pays voisins de l’Iran. Les conséquences d’une frappe sur ce pays ne sont donc pas à sous-estimer.
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Au Bénin, deux ans de prison ferme et une amende de plusieurs millions ont été requis le mardi 27 janvier 2026 contre l'activiste Damien Dégbé. L'ex-président de l'Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (UNSEB) est poursuivi par le parquet spécial de la CRIET pour des faits de harcèlement et d'incitation à la violence et à la rébellion.
Vers une peine de prison ferme pour l'ex-président de l'UNSEB devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Mardi 27 janvier 2026, le prévenu Damien Degbé a comparu devant les juges pour répondre des faits de « Harcèlement par voie numérique, incitation à la violence et à la rébellion ». L'homme est en détention préventive depuis octobre 2025 après son interpellation par la police républicaine.
Les faits reprochés à Damien Degbé sont liés à l'organisation de manifestations des élèves du Ceg Akpakpa Centre dont des mineurs contre une supposée présence de militaires français au Bénin ainsi que des publications dans le journal du Parti commmuniste du Bénin (PCB), « La Flamme ». À la barre, Damien Dégbé qui s'est présenté comme un journaliste ne nie pas les faits. Sa défense a été assurée par Me Aboubacar Baparapé.
Lors de l'audience, le ministère public représenté par la cinquième substitut du procureur spécial près la CRIET a demandé à la Cour de retenir le prévenu Damien Dégbé dans les liens de prévention des faits de « Harcèlement par voie numérique et d'incitation à la violence et à la rébellion ». Le parquet spécial près la CRIET a donc requis contre le prévenu deux ans de prison ferme et dix (10) millions FCFA d'amendes. Le verdict du procès est attendu pour le mardi 3 mars 2026, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.
Un changement à la tête du groupe pharmaceutique public Saïdal a été officialisé ce mercredi. Le professeur Belkhelfa Mourad a été nommé directeur général par […]
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Dans la commune lacustre de So-Ava, l'UP-R maintient sa position de leader à l'issue des élections communales du 11 janvier dernier.
À Ganvié ; Ganvié 2 et Houédo-Aguekon, l'Union Progressiste le Renouveau (UP-R) obtient 3 sièges dans chacun de ces arrondissements de la commune de Sô-Ava dans le département de l'Atlantique, selon les résultats définitifs des élections communales 2026.
Le BR doit se contenter d'un seul siège à Ganvié 1 et 2 et deux autres à Houédo-Aguekon.
L'UP-R rafle les 2 sièges de Ahomey-Lokpo et le BR le seul siège de Dékanmey.
À Vekky, l'écart se creuse encore avec 4 sièges pour l'UP-R contre 2 pour le BR.
Au total, l'UP-R s'en sort avec 16 sièges contre 9 pour le BR dans la commune lacustre de Sô-Ava.
M. M.
En visite à Alger, Ségolène Royal a été reçue mardi par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. À l’issue de cette rencontre, l’ancienne candidate […]
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