L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) dénonce avec vigueur la remise par les autorités togolaises de l’ancien président burkinabè Henri Sandaogo Damiba à la junte militaire au pouvoir à Ouagadougou. Dans une déclaration au ton grave, le parti d’opposition fustige une violation flagrante du droit d’asile et du principe de non-refoulement, y voyant un acte de soumission diplomatique et un dangereux précédent qui, selon lui, met désormais en péril la sécurité de tous les réfugiés politiques accueillis au Togo.
DECLARATION
L’ANC condamne la livraison de M. Henri Sandaogo Dambia aux autorités burkinabè
L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) exprime sa consternation et sa réprobation face à la remise par les autorités togolaises de M. Henri Sandaogo Dambia, ancien Président du Burkina Faso, aux autorités burkinabè issues du coup d’État militaire qui l’a renversé.
Par cet acte, le régime togolais pose un précédent gravissime, qui marque une rupture brutale avec les principes fondamentaux du droit d’asile, du droit international et des valeurs humanistes dont le Togo se réclamait jusqu’ici.
C’est un acte de refoulement politique déguisé, une trahison manifeste des obligations internationales du Togo, un acte de soumission diplomatique indigne, exécuté au mépris de la vie, de la sécurité et des droits fondamentaux d’un réfugié politique placé sous la protection de l’État togolais depuis plus de trois ans.
Le principe de non-refoulement, pilier du droit international qui interdit aux Etats de renvoyer des réfugiés vers un pays où leur vie ou leur liberté est menacée, a été cyniquement violé. Aucun État responsable ne peut livrer un réfugié aux autorités mêmes dont il a fui le pouvoir, surtout lorsqu’il s’agit d’un régime militaire issu d’un coup d’État. Même si le Togo fonde sa décision d’extradition de Paul Henri Sandaogo Dambia sur des « garantis » du respect de son intégrité physique et de sa dignité, de ses droits lui épargnant la peine de mort.
Les accusations de détournement criminel de deniers publics, d’enrichissement criminel, de corruption, d’incitation à la commission de délits et crimes, de recel aggravé et blanchiment de capitaux, avancées par les autorités du Burkina Faso et retenues par le gouvernement togolais, apparaissent comme un prétexte politique commode cousu de fil blanc, non étayé par la moindre décision judiciaire indépendante, ni par la production de preuves vérifiables. L’ANC dénonce un procès expéditif, une décision arbitraire, opaque et unilatérale, prise en dehors de toute procédure contradictoire et en violation flagrante des principes de l’État de droit.
Même dans l’hypothèse — non démontrée — où de tels soupçons existeraient, le Togo disposait de solutions légales et responsables, notamment l’expulsion de M. Dambia vers un pays tiers sûr.
Le choix délibéré de livrer M. Damiba à ses adversaires politiques révèle une volonté assumée de complaire à des régimes militaires, au détriment des principes juridiques et moraux les plus élémentaires.
L’ANC estime que cet acte s’inscrit dans une stratégie hasardeuse et dangereuse de rapprochement avec l’Alliance des États du Sahel (AES), dans une logique de marchandage diplomatique, alors même que le Togo demeure membre de la CEDEAO et ne fait pas partie de l’espace sahélin.
Voilà comment, poussé par un opportunisme géopolitique sans vision ni boussole éthique, le régime togolais sacrifié sur l’autel sur l’autel de la duplicité, la souveraineté juridique du pays, son honneur international et sa dignité ainsi que la sécurité des personnes qu’il accueille.
En posant cet acte, les autorités togolaises envoient un message glaçant : plus aucun réfugié politique n’est en sécurité au Togo.
L’Alliance Nationale pour le Changement :
· condamne avec la plus extrême fermeté la remise de M. Henri Sandaogo Damiba aux autorités burkinabè ;
· tient personnellement responsables les plus hautes autorités de l’État togolais des conséquences humaines, politiques et juridiques de cet acte ;
· appelle les juridictions et mécanismes internationaux compétents, ainsi que les organisations de défense des droits humains, à se saisir sans délai de ce dossier ;
· alerte l’opinion nationale et internationale sur les dérives intentionnellement opportunistes du régime togolais dont la duplicité et le double langage mettent en danger la stabilité régionale.
L’ANC réaffirme que la stabilité régionale ne se construit ni par la peur, ni par la trahison des réfugiés, ni par l’alignement complaisant et opportuniste sur des juntes militaires, mais par le respect du droit, des libertés et de la dignité humaine.
Le Togo mérite mieux que cette diplomatie de renoncement et de compromission.
Fait à Lomé, le 02 février 2026
Pour le Bureau National
Le Président
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Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a présidé ce 02 février 2026 le Conseil des ministres. Au cours des travaux, le Conseil a adopté cinq décrets.
Compte rendu du Conseil des ministres
Lomé, 02 février 2026
Le Conseil des ministres s’est réuni ce lundi 2 février 2026, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil.
Cinq (5) décrets ont été adoptés :
Le conseil a adopté le décret fixant le taux de l’intérêt légal au titre de l’année civile 2026
Le taux de l’intérêt légal est fixé chaque année par décret pris en conseil des ministres, conformément à l’article 2 de la loi uniforme n° 2014-021 du 20 novembre 2014 relative au taux de l’intérêt légal dans les pays de l’Union monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Il représente l’indemnité due à un créancier en cas de retard de paiement d’une dette, en l’absence d’un taux conventionnel fixé entre parties.
Pour l’année civile 2026, ce taux est de 5,3637%, tel qu’arrêté par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
La fixation de ce taux contribue à garantir l’équité dans les relations financières et à renforcer la sécurité juridique.
Le conseil a ensuite adopté deux (2) décrets portant approbation des critères de répartition des dotations du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT), exercice 2026, pour le compte des régions et des communes Notre pays poursuit la mise en œuvre du processus de décentralisation qui représente un pilier majeur du développement local, de la justice sociale et de la solidarité nationale.
C’est dans cette dynamique que le conseil des ministres a approuvé les critères de répartition des dotations du FACT pour l’exercice 2026, au profit des régions et des communes.
Les dotations accordées permettront aux collectivités territoriales de mettre en œuvre leurs missions de développement local en vue de réduire les disparités entre les territoires et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Elles tiennent compte des réalités et des besoins spécifiques de chaque collectivité, dans un esprit d’équité, de solidarité et de développement équilibré.
À travers cette décision, le gouvernement réaffirme son engagement à doter les collectivités territoriales des moyens nécessaires pour assumer pleinement les compétences qui leur sont transférées.
Le conseil a également adopté le décret portant régime juridique applicable aux comptables publics.
Ce décret s’inscrit dans le cadre de la modernisation et de l’harmonisation des pratiques budgétaires et comptables, conformément à la loi organique n° 2014 013 du 27 juin 2014 relative aux lois de finances, adoptée en application de la directive n° 06/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009.
Il consacre le principe de responsabilité personnelle et pécuniaire du comptable public, garantissant ainsi la régularité, la sincérité et la fiabilité des opérations financières de l’État.
Le conseil a enfin procédé à la reconnaissance par décrets de quinze (15) chefs de canton, désignés par voie de consultation populaire ou de succession coutumière, conformément aux dispositions de la loi relative à la chefferie traditionnelle et au statut des chefs traditionnels.
Cette mesure vise à régulariser la désignation de ces chefs de cantons, en leur conférant la légitimité juridique nécessaire à l’exercice des attributions et responsabilités qui leur sont conférées par les lois et règlements en vigueur.
Au titre des nominations
Pour le compte du ministère de l’administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières :
Commandant VIAGBO Mensah Kafui est nommé préfet d’Assoli ;
Monsieur KOUMAGNANOU Amavi est nommé préfet de Danyi.
Fait à Lomé, le 2 février 2026
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The next ordinary meeting of the Subcommittee on Human Rights is scheduled to take place on 23-24 February 2026 in Brussels.
The rights of persons with disabilities have been high on the agenda in the past mandate and the EU and its institutions have been very active in that respect. Many flagship initiatives stemming from the Commission's Disability Strategy 2021 to 2030 have been put in place but we are still awaiting an update on its second half. The UN CRPD Committee put forward a report on the EU in Spring this year, containing recommendations how the EU and its institutions can better comply with the UN CRPD and thus gave us homework. The forthcoming Disability Rights Week is an excellent opportunity to discuss these issues with, and to learn from persons with disabilities and their representative organisations.
Disclaimer: Committee events and workshops, publically webstreamed, are listed below. For further information, please check the DRW 2025 programme.
The workshop will open with a testimonial from Sakharov Prize Laureate 1992 Asociación Madres de la Plaza de Mayo. Prof.
Par Engstrom, from University College London will set the scene for each panel - providing first an overview of the situation of human rights in Latin America and then turning to human rights accountability mechanisms, seeking the best ways for the EU to engage - and Prof. Maria Garcia, from Bath university, will speak in the forward-looking panel.
Discussions will further bring together representatives from the International Federation for Human Rights and Human Rights Watch, as well as the Inter-American Commission on Human Rights, the European External Action Service and the European Commission.
TNR constitutes an increasing danger both by posing systemic threats to human rights, civic space, democratic institutions and the rule of law and by frequently undermining national security, sovereignty and legal order of host states.
Policy makers and experts from EU institutions, the UN, Member States, civil society and academia will come together to exchange views about their findings and experiences, and explore ways to improve responses to TNR, including through policy initiatives, synergies and collaborations. This is a concrete follow-up action by DROI on the recently adopted by the Parliament report on Addressing TNR of Human Rights Defenders (HRDs).