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Agrégateur de flux

Oman/Saudi Arabia : Renewed optimism for Saudi-Oman pipeline checked by doubts over western financing

Intelligence Online - mar, 06/10/2026 - 06:00
Beware the Q&A session. Patrick Pouyanné's brief aside towards the end of TotalEnergies investor call last week in New York, alluding to the Saudi government's work "on the pipeline down to Duqm in Oman", blew the cover on a secret [...]
Catégories: Defence`s Feeds

France : Louis Vuitton's security contractor saga continued

Intelligence Online - mar, 06/10/2026 - 06:00
If a storm has been brewing for several months at Louis Vuitton's security department involving some of its contractors over [...]
Catégories: Defence`s Feeds

France : French military intelligence eager to provide more intel to the armed forces in the field

Intelligence Online - mar, 06/10/2026 - 06:00
Several of the photographs taken in the Élysée Palace's secure Vega room on 18 September, where French President Emmanuel Macron [...]
Catégories: Defence`s Feeds

China/France/Indonesia/Italy : Defence contracts: Jakarta pivots towards Rome

Intelligence Online - mar, 06/10/2026 - 06:00
The bilateral relationship between Italy and Indonesia appears set to take a political turn following a significant industrial and financial [...]
Catégories: Defence`s Feeds

United States : Following Trump deal, Pentagon contractors rush to Greenland

Intelligence Online - mar, 06/10/2026 - 06:00
The agreement signed on 22 September between the United States, Denmark and Greenland on the security of the Arctic island [...]
Catégories: Defence`s Feeds

France/Taiwan : Taipei pitches intelligence-sharing deal to Paris

Intelligence Online - mar, 06/10/2026 - 06:00
Intelligence Online has learned Taiwanese diplomats have sought to win over Paris to the idea of intelligence sharing in the Pacific.
Catégories: Defence`s Feeds

Laos Replaces Prime Minister in Major Leadership Reshuffle

TheDiplomat - mar, 06/10/2026 - 05:45
Saleumxay Kommasith, a former foreign minister and permanent representative to the UN, has been appointed to the top job.

How Christian Networks in Asia Are Shaping Support for Israel

TheDiplomat - mar, 06/10/2026 - 04:59
As Israel faces growing pressure in the West, Eagles’ Wings mission brings Christian leaders from across the globe to show support for the Jewish people and Israel

China’s AI Governance Push and the Race to Shape Global AI Rules

TheDiplomat - mar, 06/10/2026 - 02:28
In contrast to Washington's fragmented approach, Beijing is showing an impressive ability to enact and coordinate regulations, policies, technical standards, and enforcement.

At Least 8 Dead in Myanmar Air Strikes, Rakhine Rebel Group Claims

TheDiplomat - mar, 06/10/2026 - 01:56
In a desperate bid to claw back territory from the Arakan Army, the Myanmar military has ramped up its use of air power.

Le corps d'une fillette retrouvé dans un puisard

24 Heures au Bénin - mar, 06/10/2026 - 00:49

Une fillette d'environ dix ans a été retrouvée morte, dimanche 4 octobre 2026, dans un puisard à ciel ouvert au quartier Swinrou-Kpassagambou, dans le troisième arrondissement de Parakou.

Disparue du domicile familial quelques heures plus tôt, une fillette d'environ dix ans a été retrouvée au fond du puisard dimanche 4 septembre 2026.

Son corps a été découvert aux environs de 19h30, à Swinrou-Kpassagambou, un quartier du troisième arrondissement de Parakou, selon Fraternité fm.

La fillette a été inhumée lundi 5 octobre.

La police a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Sur les lieux, lundi, au lendemain de l'accident, le puisard ne semblait pas encore bénéficier d'un dispositif de sécurisation suffisamment rassurant. Des enfants continuaient par ailleurs à fréquenter et à jouer dans les environs. La situation suscite des inquiétudes dans le quartier.

M. M.

Catégories: Africa, Afrique, European Union

Un présumé voleur retrouvé pendu au commissariat

24 Heures au Bénin - mar, 06/10/2026 - 00:46

Un homme interpellé la veille pour des faits présumés de vol a été retrouvé mort, lundi 5 octobre 2026, dans les locaux du commissariat central de Tchaourou, dans le Borgou.

Un homme placé en garde à vue après son interpellation dimanche 4 octobre a été retrouvé mort au petit matin de ce lundi 5 octobre 2026 dans les locaux du commissariat central de Tchaourou.

D'après des informations rapportées par Le Parakois, recoupées auprès de plusieurs sources, l'intéressé avait été arrêté dans le cadre d'une affaire présumée de vol avant d'être conduit au commissariat. Il se trouvait encore dans les locaux de l'unité de police lorsqu'il a été découvert sans vie.

Les premières informations font état d'une mort par pendaison. Les circonstances exactes du drame ne sont pas encore connues.

M. M.

Catégories: Africa, Afrique, European Union

Le Bénin relance auprès de la France la restitution de 35 biens culturels

24 Heures au Bénin - mar, 06/10/2026 - 00:22

Le Bénin relance le dossier de la restitution de ses biens culturels conservés en France. À l'occasion de son entretien officiel avec Emmanuel Macron, lundi 5 octobre 2026 à l'Élysée, le chef de l'État béninois, Romuald Wadagni, a sollicité le retour de 35 biens culturels emportés durant la période coloniale.

Vers la restitution de plusieurs autres biens culturels au Bénin. Le sujet était au cœur du tête-à-tête entre les présidents Romuald Wadagni et Emmanuel Macron à l'Elysée ce lundi 5 octobre 2026.
Parmi les pièces concernées, figure la statue du dieu Gou, divinité associée au fer et à la guerre. Pillée en 1892 lors de la conquête du royaume du Dahomey, l'œuvre est aujourd'hui conservée au musée du Louvre. Sa restitution avait déjà été demandée par le Bénin en 2016, sous la présidence de Patrice Talon.
La nouvelle demande porte également sur un plateau de divination en bois sculpté, dérobé au XIXe siècle et conservé au musée du quai Branly. Le trône du roi Toffa de Porto-Novo, également conservé dans ce musée parisien, figure lui aussi parmi les biens dont Cotonou demande le rapatriement.

Un nouveau cadre juridique en France
Ces démarches interviennent dans un contexte juridique désormais plus favorable aux demandes de restitution. La France a promulgué, le 9 mai 2026, une loi relative à la restitution des biens culturels ayant fait l'objet d'une appropriation illicite. Le texte prévoit notamment des procédures permettant la sortie de biens culturels du domaine public afin de les restituer aux États qui en font la demande, sous certaines conditions.
La loi s'applique également aux demandes de restitution qui étaient déjà en cours d'examen au moment de sa publication. Elle prévoit par ailleurs un suivi parlementaire des demandes adressées à la France ainsi qu'un renforcement de la coopération culturelle, scientifique et muséographique avec les États demandeurs.
Cette nouvelle étape s'inscrit dans le prolongement de la restitution, en novembre 2021, de 26 trésors royaux d'Abomey au Bénin. Parmi ces pièces figuraient notamment des statues anthropomorphes des rois Ghézo et Béhanzin ainsi que plusieurs trônes royaux.
Avec cette nouvelle demande, le Bénin poursuit ainsi ses démarches en vue de récupérer d'autres éléments de son patrimoine conservés dans les collections publiques françaises.

F. A. A.

Catégories: Africa, Afrique, European Union

AI Made the List—but Humans Still Did the Killing

Foreign Policy - lun, 05/10/2026 - 23:08
In the film “NAZA,” Israeli soldiers reveal the workings of autonomous warfare.

Souveraineté économique : Les Burkinabè invités à produire, transformer et consommer local

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 05/10/2026 - 23:08

À l'occasion de la montée des couleurs, ce lundi 5 octobre 2026 à Ouagadougou, le ministre d'État, ministre en charge de l'administration territoriale, Émile Zerbo, a lancé un nouvel appel à l'engagement patriotique à travers la promotion du « Made in Burkina ». Cette montée des couleurs se tient dans la période de la deuxième phase de l'édition 2026 des Journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).

À cette cérémonie, le ministre Émile Zerbo a lu le discours du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Dans son discours, il invite les Burkinabè à faire de chaque achat un acte de souveraineté. « Tous pour le Made in Burkina : faisons de chaque achat un acte de souveraineté ». C'est le nouveau mot d'ordre lancé par le ministre d'État, ministre en charge de l'administration territoriale. Pour lui, l'enjeu dépasse la simple promotion des produits locaux. Il s'agit de faire de la consommation des biens produits au Burkina Faso, un véritable acte patriotique et un levier de souveraineté économique.

« Notre peuple doit produire, transformer et consommer. Ce sont les trois maillons d'une même chaîne. Qu'un seul cède, et c'est toute la chaîne qui se fragilise. Si nous ne produisons pas, si nous ne transformons pas, si nous ne consommons pas ce qui vient de chez nous, d'autres nous nourriront et nous habilleront. Or, souvenons-nous de cette vérité : celui qui vous nourrit finit par vous dicter sa volonté. Le premier verrou, c'est la production. Les bras valides ne manquent pas dans nos villes et nos campagnes. La terre est féconde. Mais l'eau dort encore dans nos barrages. Les tracteurs ne sillonnent pas assez nos champs. Les semences et les engrais restent insuffisants et arrivent parfois tard. L'insécurité qui nous a été imposée a éloigné des familles entières de leurs terres. Pourtant, partout où nous avons aménagé et soutenu la production, la terre a répondu : plus de sept millions de tonnes de céréales et le cap du million de tonnes de riz franchi. La preuve est là : le Burkina Faso peut se nourrir lui-même. Le deuxième verrou, c'est la transformation. C'est là que nous devons franchir un cap décisif. Nous vendons encore trop souvent brut, et nous rachetons fini. Le coton ne doit plus quitter notre pays en balles pour nous revenir en chemises. Le karité ne doit plus partir en amandes pour nous revenir, après transformation ailleurs, en pommades, en crèmes ou en chocolat, vendus à prix d'or. Il en va de même du sésame, de la mangue, des cuirs et des peaux, du bétail sur pied : chaque fois que nous exportons sans transformer, nous transférons ailleurs la plus grande part de notre richesse. La valeur ajoutée n'est pas un mot d'économiste, ce sont des emplois pour nos jeunes, des revenus pour nos familles, des ressources pour nos écoles. Et pendant ce temps, ce que nous ne savons ni sécher, ni conserver, ni emballer pourrit dans nos villages. Un pays qui ne transforme pas ses richesses, en cède la plus grande valeur aux autres. Le troisième verrou, c'est la consommation. Celui-là n'est ni dans nos champs ni dans nos usines : il est dans nos têtes. Le riz importé a longtemps inondé nos marchés pendant que le riz de Bagré, du Sourou et de Samendeni cherchait preneur. Le bouillon industriel dispute sa place au soumbala dans nos sauces. Du Faso dan fani, on dit qu'il est cher, de la chemise importée, on dit qu'elle est "normale". Ce conditionnement doit être brisé. Servir ce que notre terre a produit n'est pas un signe de pauvreté. C'est un acte de fierté, un geste d'honneur, une affirmation de souveraineté », a laissé entendre le ministre Zerbo.

Les ministres en charge de l'Administration territoriale, Émile Zerbo et de la Justice Me Edasso Bayala

Le ministre a invité chaque Burkinabè à accomplir sa part dans la bataille pour le consommer national. Aux producteurs, il leur a dit que les autorités se battent pour eux. « Nous voulons faire de vous des acteurs économiques puissants : organisés, bien outillés, justement rémunérés, et pleinement conscients de votre rôle. Nous nous battons pour des prix rémunérateurs et pour que vos récoltes trouvent rapidement des débouchés. Le paysan burkinabè n'est pas un assisté, il est le premier combattant de notre souveraineté. Rien ne se transforme, rien ne se consomme, si ses mains n'ont pas d'abord produit.

Camarades femmes, productrices, transformatrices, commerçantes, tisseuses, gardiennes de nos cuisines. Vous êtes au cœur des trois maillons de la chaîne : la production, la transformation et la consommation. Partout s'exprime votre génie créateur, aussi bien dans la production du soumbala que dans celle du dèguè, des farines infantiles, du beurre de karité, du Faso Dan Fani. Le camarade Thomas Sankara l'avait fait avant nous. Il faut donc consommer burkinabè. Et pour consommer burkinabè, la meilleure arme, ce sont les femmes. Si les femmes ne sont pas d'accord, si les femmes sont pro-impérialistes, les repas seront pro-impérialistes. Si les femmes sont décidées à boycotter les produits importés, alors c'est la garantie. En libérant le génie créateur de nos femmes, nous libérons notre économie. Une partie de notre souveraineté se joue jusque dans la marmite », a notifié le premier responsable du département en charge de l'administration territoriale

Pour arriver à l'autosuffisance alimentaire, il a invité les forestiers et l'ensemble des Burkinabè à planter des arbres afin de protéger les sols et lutter contre la désertification. Car, pour lui, il ne peut y avoir de bonnes récoltes sans de bonnes terres. La montée des couleurs de ce jour a servi de tribune pour rappeler que le patriotisme ne se limite pas aux symboles nationaux. Il peut également se traduire dans les champs, les ateliers, les entreprises, les boutiques et jusque dans les assiettes des Burkinabè.

Rama Diallo
Lefaso.net


Catégories: Afrique

Les 100 Visages du Burkina Digital : Clément Bassolé, du community management à la stratégie, dix ans pour faire du digital un métier

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 05/10/2026 - 23:07

À moins de 12 jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, nous poursuivons notre série consacrée aux femmes et aux hommes qui construisent le Burkina numérique. Cent personnalités, cent parcours. Aujourd'hui, zoom sur Clément Bassolé, chef de Service Digital à BRAKINA/SODIBO, formateur en marketing et communication digitale et télépilote professionnel de drone, dont le parcours raconte une décennie de transformation des métiers de la communication au Burkina Faso : de l'animation des premières communautés de marques à la stratégie digitale, au marketing d'influence, à la mesure de la performance et aujourd'hui à l'intelligence artificielle et à la production d'images aériennes.

Une page Facebook peut compter des milliers d'abonnés et ne générer presque aucune relation avec ses clients. Une entreprise peut publier chaque jour et rester invisible. Une marque peut dépenser beaucoup d'argent en publicité sans véritablement savoir à qui elle parle. Clément Bassolé le répète à sa manière sur les réseaux sociaux : le digital n'est pas d'abord une affaire de publications. C'est une affaire de stratégie, de connaissance du public et de cohérence.

Dans l'un de ses contenus consacrés aux petits commerces burkinabè, il insiste sur des choses qui paraissent presque banales : répondre rapidement à un client, afficher un numéro réellement joignable, faire circuler correctement l'information entre Messenger et WhatsApp, montrer des photographies authentiques des produits et tenir ses stocks à jour.

Pas de grandes théories. Du terrain. Car derrière les algorithmes, il y a toujours un client. Et derrière le client, une relation humaine. Cette philosophie résume assez bien le parcours de Clément Bassolé.

2014 : lorsque les métiers du digital cherchent encore leur place

Son parcours professionnel documenté commence en 2014. Clément Bassolé cofonde alors Geomancy 3.0, une agence spécialisée en e-communication et marketing digital. Il intervient comme consultant et formateur auprès d'institutions publiques et privées, analyse les besoins de ses clients, propose des solutions et assure leur accompagnement. Son CV mentionne également des missions de conseil auprès d'artistes comme Alif Naaba, Amzy et Patrick Kabré, ainsi que d'entreprises et organisations telles que Wakat, VADAE et Africa Études Architecture.

Nous sommes dans une période où Facebook prend une place croissante dans la communication des organisations burkinabè. Les entreprises commencent à comprendre qu'elles doivent être présentes sur Internet. Mais entre « avoir une page » et disposer d'une véritable stratégie numérique, il existe encore un fossé. Clément Bassolé choisit précisément de travailler dans cet espace.

De La Voix du Faso aux médias audiovisuels

Entre 2015 et 2016, il devient community manager de La Voix du Faso. Il assure la gestion éditoriale et l'animation des réseaux sociaux du média. L'année suivante, il rejoint Tam-Tam Groupe Presse, qui rassemble notamment WAT FM, 3TV et Tam-Tam Productions. Son rôle s'élargit. Il anime les plateformes numériques, mais travaille également comme photographe et infographe. Il traite et retouche des images, réalise des reportages photographiques et couvre des événements officiels.

Cette étape est importante pour comprendre la suite. Avant de devenir stratège digital, Clément Bassolé apprend à fabriquer du contenu. Il connaît la contrainte d'une photographie à produire rapidement. Le texte à publier. L'image à retoucher. La communauté à animer. Le commentaire auquel il faut répondre.

Cette expérience opérationnelle lui donnera plus tard une lecture différente du management digital : derrière une stratégie se trouvent toujours des personnes qui doivent concrètement produire, publier, répondre et mesurer.

2017 : entrer chez BRAKINA/SODIBO par le digital

En 2017, Clément Bassolé rejoint BRAKINA/SODIBO comme chargé de la communication digitale. Il participe à la conception et au déploiement des supports numériques des marques et assure une veille sur les nouveaux usages et les nouvelles plateformes. Des archives publiques de son travail permettent de mesurer la nature du chantier. Un rapport digital publié sous son nom en 2018 présente notamment la présence numérique de plusieurs marques de l'entreprise et des perspectives de développement pour leurs pages et sites Internet. Prezi

Le digital entre progressivement dans la mécanique marketing d'une grande entreprise. Il ne s'agit plus uniquement de publier quelques visuels. Les marques doivent construire des communautés, surveiller leur réputation, produire des contenus adaptés à chaque plateforme et comprendre ce qui fonctionne. Pour Clément Bassolé, cette entreprise deviendra une véritable école professionnelle.

Du community management au management digital

En 2018, il devient Digital Manager de BRAKINA/SODIBO. Il prend en charge le community management, l'e-réputation et le développement des communautés numériques des marques. Une autre dimension prend alors de l'importance : le marketing d'influence. Son CV indique qu'il contribue à mettre en place des partenariats avec plus de cent blogueurs et e-influenceurs. Ce chiffre raconte aussi l'évolution de l'écosystème numérique burkinabè.

Avec la montée en puissance des réseaux sociaux, de nouvelles personnalités acquièrent la capacité de fédérer des communautés importantes. Les marques ne communiquent plus seulement à travers la télévision, la radio, l'affichage ou leurs propres pages. Elles doivent apprendre à travailler avec des créateurs de contenus et des influenceurs qui disposent de leur propre langage et de leur propre audience. Le métier change. Le responsable digital devient aussi organisateur d'un écosystème.

Parler à une cible plutôt qu'à tout le monde

Cette évolution apparaît dans les réflexions que Clément Bassolé partage lui-même sur LinkedIn. Dans une publication consacrée à la communication numérique, il critique les contenus génériques publiés sans stratégie et insiste sur la nécessité de réaliser un audit, de définir un plan d'acquisition, de choisir précisément sa cible et de parler dans ses codes.

Cette approche constitue l'une des différences essentielles entre communication traditionnelle et marketing digital. Sur Internet, il est possible de mesurer. Qui a vu un contenu ? Qui a interagi ? Quel canal fonctionne ? Quelle campagne produit un résultat ?

Le CV de Clément Bassolé mentionne d'ailleurs parmi ses compétences la stratégie digitale, les tableaux de bord de performance, les KPIs, le content marketing, le référencement, l'e-commerce et le Web Analytics. Le digital devient alors moins une affaire d'intuition qu'un cycle permanent : concevoir, publier, mesurer, comprendre et recommencer.

2023 : prendre la tête du Service digital

En 2023, Clément Bassolé franchit une nouvelle étape en devenant chef de Service Digital de BRAKINA/SODIBO. Il coordonne désormais une équipe de quatre personnes et pilote la stratégie digitale globale ainsi que l'e-réputation d'un portefeuille de 56 produits. Son périmètre couvre les sites Internet, les réseaux sociaux, WhatsApp et l'application mobile, avec également un community management en français et en anglais. Il définit les indicateurs de performance et rend compte des activités à la direction.

Le changement de fonction raconte bien la transformation du métier. En 2015, Clément Bassolé anime lui-même les réseaux sociaux d'un média. Huit ans plus tard, il dirige une équipe, suit des dizaines de produits et présente des indicateurs à une direction d'entreprise. Le digital a changé de place dans l'organisation. Lui aussi. Un portrait professionnel publié en juillet 2026 le présente d'ailleurs comme l'un des acteurs de la stratégie digitale de BRAKINA/SODIBO et retrace cette progression jusqu'à la fonction de chef de Service Digital.

Dix ans dans la même maison, mais pas dans le même métier

Sur son propre compte LinkedIn, Clément Bassolé a récemment consacré un long message à ses dix années au sein de BRAKINA. Ce qu'il en retient est moins une succession de postes qu'un apprentissage : les erreurs, les corrections, les moments de pression, les personnes rencontrées et les responsabilités progressivement assumées. Il évoque également l'envers du décor : les soirées, week-ends, déplacements et urgences qu'exigent parfois les métiers de la communication. Lire la suite

Catégories: Afrique

Le Faso Digital 2026 : Wave Burkina s'engage aux côtés de la Foire virtuelle des solutions digitales

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 05/10/2026 - 23:06

La deuxième édition de Le Faso Digital, prévue du 17 au 24 octobre 2026, enregistre le soutien de Wave Burkina. L'entreprise rejoint les partenaires de cette Foire virtuelle initiée par Lefaso.net pour mettre en lumière les solutions, les entreprises et les talents qui participent à la transformation numérique du Burkina Faso. Un engagement qui fait particulièrement écho aux enjeux d'inclusion financière et de démocratisation des usages numériques.

À quelques jours de l'ouverture de Le Faso Digital 2026, la communauté des partenaires mobilisés autour de l'événement s'élargit. Wave Burkina accompagnera la deuxième édition de la Foire en qualité de sponsor.

Organisée entièrement en ligne du 17 au 24 octobre 2026, Le Faso Digital réunira entreprises, institutions publiques, startups, innovateurs, chercheurs, étudiants et citoyens autour du thème : « Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous ».

À travers des stands virtuels interactifs, des conférences et panels, des masterclasses, des rencontres professionnelles et le Concours national d'innovation digitale, la Foire ambitionne de donner davantage de visibilité aux solutions qui transforment déjà les usages et d'ouvrir le débat sur les conditions nécessaires à la construction d'un numérique accessible au plus grand nombre.

Wave Burkina, un partenaire au cœur des nouveaux usages numériques

La participation de Wave Burkina prend tout son sens dans cette réflexion. En quelques années, les services financiers numériques ont profondément modifié les habitudes des populations. Transférer de l'argent, effectuer certains paiements ou réaliser différentes opérations financières à partir d'un téléphone fait désormais partie du quotidien de nombreux utilisateurs. Mais derrière cette évolution se pose une question essentielle : comment faire en sorte que l'innovation financière numérique bénéficie réellement au plus grand nombre ?

Cette interrogation rejoint directement le premier pilier de Le Faso Digital 2026 : l'Inclusion. Le développement de la finance digitale peut contribuer à rapprocher les services financiers de populations qui en étaient auparavant éloignées. Il peut également faciliter les transactions des petits commerçants, des entrepreneurs et de nombreux acteurs économiques. L'enjeu ne consiste toutefois plus seulement à donner accès à un service. Il s'agit également de développer les usages, d'améliorer l'expérience des utilisateurs, de renforcer leur autonomie et de construire la confiance indispensable à l'adoption durable des services financiers numériques. C'est sur ces questions que Le Faso Digital entend également ouvrir la discussion.

Mettre la fintech au cœur des débats

La présence de Wave Burkina ne se limitera donc pas à une visibilité de marque pendant la Foire. Le Faso Digital 2026 sera aussi une occasion de mettre en discussion les transformations provoquées par la fintech dans l'économie et dans la vie quotidienne. Comment aller au-delà du simple transfert d'argent pour construire une véritable inclusion financière ? Comment favoriser davantage l'utilisation du paiement digital dans les commerces et les petites entreprises ? Comment permettre aux femmes et aux jeunes entrepreneurs de tirer davantage parti des outils financiers numériques ?

Mais également : comment protéger les utilisateurs face aux fraudes et aux arnaques ? Comment développer l'éducation financière ? Comment renforcer la confiance dans des services qui occupent une place croissante dans les échanges économiques ? Autant de problématiques qui permettront de croiser les regards des fintech, des institutions publiques, des acteurs financiers, des spécialistes de la cybersécurité et des utilisateurs. Pour ce faire, Wave Burkina animera deux activités majeures : une conférence : “Du cash au paiement digital : comment accélérer l'adoption chez les commerçants et les PME ? L'expérience de Wave” et une masterclass sur : « Mon argent sur mon téléphone : 10 réflexes pour utiliser les services financiers numériques en toute sécurité ».

L'innovation doit aussi être synonyme de confiance

Cette question de la confiance occupera une place particulière. Plus les usages financiers se digitalisent, plus les utilisateurs doivent être sensibilisés aux risques qui peuvent les accompagner : tentatives d'escroquerie, usurpation d'identité, manipulation des utilisateurs, compromission des comptes et autres formes de fraude. Pour Le Faso Digital, il ne peut y avoir d'inclusion numérique durable sans confiance numérique. L'innovation ne doit donc pas seulement permettre d'effectuer des opérations plus rapidement ou plus simplement. Elle doit aussi s'accompagner d'éducation, de sensibilisation, de sécurité et de protection des utilisateurs.

La Foire entend ainsi contribuer à créer un espace où opérateurs, institutions, experts et citoyens peuvent discuter ensemble des conditions nécessaires au développement d'un environnement financier numérique plus inclusif et plus sûr.

Soutenir aussi ceux qui innovent

Le partenariat avec Wave Burkina s'inscrit également dans la volonté de Le Faso Digital de rapprocher les grandes entreprises et les innovateurs. Cette ambition trouve notamment son expression à travers le Concours national d'innovation digitale, dont l'appel à candidatures s'est achevé le 30 septembre dernier avec 208 solutions enregistrées dans des domaines très divers.
Parmi elles figurent notamment des projets consacrés à la finance et à l'inclusion financière, mais aussi au commerce et à l'entrepreneuriat, à l'éducation, à la santé, à l'agriculture, à la souveraineté numérique, aux services publics ou encore à l'environnement. Au-delà de la récompense que recevront les lauréats, l'enjeu est de contribuer à créer des passerelles entre les porteurs de solutions et les acteurs capables de les accompagner, de partager leur expérience avec eux ou de leur ouvrir de nouvelles opportunités.

Construire le Burkina digital ensemble

En rejoignant Le Faso Digital 2026 comme sponsor, Wave Burkina s'associe ainsi à une initiative qui veut faire du numérique un sujet qui dépasse le seul cercle des professionnels de la technologie. Car construire un Burkina digital pour tous suppose de réunir plusieurs forces : l'État et ses institutions, les entreprises, les opérateurs, les startups, les chercheurs, les universités, les partenaires, la société civile et les citoyens. C'est cette dynamique collective que Le Faso Digital souhaite mettre en lumière pendant huit jours.

Du 17 au 24 octobre 2026, les visiteurs pourront découvrir en ligne les entreprises et institutions participantes, leurs solutions et leurs innovations, suivre les différentes rencontres programmées et entrer en relation avec les acteurs présents dans la Foire.

Avec l'engagement de partenaires comme Wave Burkina, Le Faso Digital entend également rappeler une conviction : la transformation numérique ne prend tout son sens que lorsqu'elle crée des opportunités concrètes et les rend accessibles au plus grand nombre.

Le Faso Digital 2026
« Inclusion, souveraineté, innovation : Vers un Burkina digital pour tous »
17–24 octobre 2026 — 100 % en ligne
Le Burkina digital se construit avec vous.
Une initiative de Lefaso.net.

Catégories: Afrique

Enseignement supérieur : Le Premier ministre inaugure un amphithéâtre de 500 places au profit de l'IBAM

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 05/10/2026 - 23:05

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, ce lundi 5 octobre 2026, à l'inauguration d'un complexe pédagogique comprenant notamment un amphithéâtre de 500 places au profit de la communauté universitaire de l'Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM). Réalisée dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), cette infrastructure témoigne de la volonté des plus hautes autorités de mettre fin aux conditions précaires d'apprentissage dans les universités du Burkina Faso.

Après l'université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, qui a inauguré un amphithéâtre de 1 000 places en septembre 2026, c'est au tour de l'IBAM de bénéficier d'un joyau architectural moderne. Répondant aux normes internationales, ce complexe pédagogique comprend au rez-de-chaussée, un amphithéâtre d'une capacité de 500 places, trois loges aménagées pouvant servir de bureaux, une salle de vidéoprojection, six laboratoires spécialisés, six bureaux administratifs, une cafétéria, un service de reprographie ainsi que deux locaux techniques.

Au premier niveau, on retrouve deux salles modulables d'une capacité de 210 places chacune et deux salles pouvant accueillir entre 80 et 90 personnes. Le deuxième niveau est composé de deux mini-amphithéâtres de 210 places chacun et de deux salles d'une capacité de 90 places chacune. Une salle de lecture ainsi que des espaces verts ont également été aménagés pour le confort des apprenants.

Ceux-ci n'ont pas caché leur satisfaction de pouvoir désormais étudier dans de meilleures conditions. Par la voix de leur représentante, Eva Benjamine Kazienga, ils ont exprimé leur profonde gratitude aux autorités pour les efforts consentis en faveur de l'amélioration de leur cadre d'apprentissage.

Eva Benjamine Kazienga, représentante des étudiants, a remercié les autorités pour l'amélioration des conditions d'apprentissage

« Pour nous, étudiants, cet amphithéâtre de 500 places et les autres espaces constituent un nouveau cadre pour apprendre dans de meilleures conditions, interagir avec nos enseignants, développer nos compétences et nous préparer plus efficacement aux exigences de la vie professionnelle », a-t-elle affirmé.
Les étudiants ont également pris l'engagement de faire un usage responsable des infrastructures et des équipements mis à leur disposition.

Une volonté affichée d'améliorer les conditions d'études dans les universités

En inaugurant cet amphithéâtre, auquel viendront s'ajouter d'autres infrastructures similaires actuellement en construction dans les universités du Burkina Faso, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo s'est dit particulièrement fier des avancées enregistrées dans le secteur de l'éducation sous l'impulsion du chef de l'État.

Le Premier ministre s'est réjoui des efforts fournis pour améliorer la qualité de l'enseignement dans les universités

Des infrastructures modernes et fonctionnelles au profit des apprenants, ainsi que les efforts déployés pour la normalisation des années académiques, constituent autant d'acquis qui contribuent à donner un nouveau visage à l'enseignement supérieur et qui, espère le Premier ministre, feront de l'université burkinabè un véritable temple de l'excellence.

Pour préserver ces acquis, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a invité l'ensemble de la communauté universitaire à faire preuve d'ordre et de discipline. « Nous devons rester concentrés, comme l'a dit le camarade Président du Faso, et avancer dans l'ordre et la discipline afin de consolider ces acquis et de transformer structurellement tous les secteurs de la vie des Burkinabè », a-t-il martelé.

Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a quant à lui indiqué que la mise à disposition de cette infrastructure au profit de la communauté universitaire démontre la volonté des plus hautes autorités d'offrir à la jeunesse burkinabè un cadre digne, propice à une formation d'excellence, et de rompre définitivement avec les conditions précaires qui caractérisaient les campus universitaires.

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, a invité le monde universitaire à cultiver l'excellence


La rentrée académique placée sous le signe de la résilience et de l'excellence

L'inauguration du complexe pédagogique a été couplée à la rentrée solennelle de l'année académique 2026-2027. Celle-ci se tient sous le thème : « De la résilience à l'excellence : l'université burkinabè se réinvente au service d'une nation prospère ». Selon le ministre de l'Enseignement supérieur, ce thème rappelle le devoir de la communauté universitaire envers le peuple burkinabè.

« Nous devons fortement impacter la société par la qualité des compétences qui sortent de nos universités et par nos résultats de recherche qui changent la vie des Burkinabè. Aujourd'hui plus que jamais, la RPP nous offre l'opportunité de nous épanouir dans nos campus et nos centres de recherche sans complexe. Soyons audacieux dans nos réflexions et cultivons l'excellence et l'humilité pour un meilleur impact sur la société burkinabè », a-t-il exhorté.

Les étudiants se sont engagés à prendre grand soin des infrastructures et des équipements

Pr Adjima Thiombiano n'a pas manqué de féliciter les acteurs du monde universitaire pour les efforts consentis en vue de la normalisation des années académiques.
Le coordonnateur national de l'Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous a, pour sa part, annoncé l'inauguration prochaine d'autres amphithéâtres dans les universités publiques du Burkina Faso au cours de l'année académique 2026-2027. Au total, 12 amphithéâtres de grande capacité seront érigés pour le bonheur des étudiants.

Armelle Ouédraogo
Lefaso.net

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Bobo-Dioulasso : Le dossier Lionel Bilgo renvoyé au 19 octobre 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 05/10/2026 - 23:05

Le dossier opposant le ministère public à l'ancien ministre Wendkouni Joël Lionel Bilgo et à son co-prévenu Vincent de Paul Kaboré a de nouveau été appelé, ce lundi 5 octobre 2026, devant le pôle économique et financier (ECOFI) du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso. Alors que l'affaire devait connaître une nouvelle étape dans son examen, une difficulté d'ordre procédural a conduit le tribunal à renvoyer une nouvelle fois le dossier.

Au cœur des débats, l'appel introduit par la défense contre la décision de la chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso de se dessaisir du dossier au profit du pôle ECOFI. Cette décision, rendue le 18 septembre dernier, était intervenue après l'apparition, à l'issue d'enquêtes complémentaires, d'une nouvelle qualification de blanchiment de capitaux.

Initialement, Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré sont poursuivis pour des faits liés à l'« exercice illégal d'activités de promotion foncière » et à la « publicité d'activités de promotion immobilière sans autorisation préalable ». L'apparition du volet relatif au blanchiment de capitaux avait conduit le TGI à orienter le dossier vers le pôle spécialisé ECOFI. Mais la décision de dessaisissement fait l'objet d'un appel de la part de la défense. Or, au moment où le dossier relatif au blanchiment de capitaux est examiné par l'ECOFI, la Cour d'appel de Bobo-Dioulasso ne s'est pas encore prononcée sur cet appel.

Cette situation crée une difficulté procédurale. La décision de la Cour d'appel pourrait avoir une incidence sur la manière dont les différents volets de l'affaire doivent être traités. Lors de l'audience précédente, cette question avait déjà été soulevée par la défense, qui distinguait le dossier relatif aux infractions foncières de celui concernant le blanchiment de capitaux. Dans ce contexte, le pôle ECOFI a décidé de ne pas aller immédiatement au jugement du volet qui lui est soumis. Le tribunal a ainsi décidé le renvoi de l'affaire au 19 octobre 2026, dans l'espoir que la Cour d'appel ait, d'ici là, rendu sa décision sur l'appel formé contre le dessaisissement.

L'agent judiciaire attendu à l'audience

Un autre élément a également pesé dans la décision de renvoi. La nécessité de permettre la présence de l'agent judiciaire de l'État afin qu'il puisse prendre part à la procédure et défendre les intérêts de l'État dans le dossier. Le renvoi apparaît ainsi comme une mesure destinée à permettre au tribunal de disposer de l'ensemble des éléments procéduraux nécessaires avant de poursuivre l'examen de l'affaire. Il ne s'agit donc pas d'une décision sur le fond du dossier. À ce stade, le pôle ECOFI n'a ni établi la culpabilité ni prononcé la relaxe des prévenus. Le renvoi vise à attendre l'évolution de la procédure devant la Cour d'appel et à réunir les conditions nécessaires à la poursuite des débats.

L'affaire Lionel Bilgo connaît ainsi une succession de développements judiciaires depuis sa première audience. Le 18 septembre 2026, le TGI de Bobo-Dioulasso s'était dessaisi au profit du pôle ECOFI, en raison notamment de l'apparition du volet relatif au blanchiment de capitaux.

Le 21 septembre, le pôle ECOFI avait rejeté l'exception de nullité soulevée contre le second mandat de dépôt ainsi que la demande de liberté provisoire formulée par la défense. Le dossier avait alors été renvoyé au 5 octobre. Avec le nouveau renvoi décidé ce lundi, le dossier reste donc suspendu à deux évolutions : la décision de la Cour d'appel sur l'appel contre le dessaisissement et la présence de l'agent judiciaire de l'État à la prochaine audience.

En attendant, aucune décision n'est encore intervenue sur le fond du volet relatif au blanchiment de capitaux. La prochaine audience, fixée au 19 octobre 2026, devra permettre de déterminer la suite à donner à cette procédure, à la lumière de la décision de la juridiction d'appel.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Burkina : En cas de danger, “Sécurité+”, une application locale veut rapprocher les secours des personnes en difficulté

Lefaso.net (Burkina Faso) - lun, 05/10/2026 - 23:04

Quand une personne se retrouve soudainement en danger, le premier réflexe est souvent de chercher de l'aide. Mais entre la survenue d'un incident, la capacité à donner l'alerte et l'arrivée effective d'un secours, plusieurs minutes peuvent parfois s'écouler. Dans une société où les solidarités familiales et communautaires jouent encore un rôle important, une question se pose : comment mettre cette solidarité en mouvement lorsque celui qui est en difficulté n'est plus en mesure de demander de l'aide ? C'est à partir de cette interrogation que « Sécurité+ », une application pensée pour raccourcir le temps entre le danger, l'alerte et la mobilisation des proches.

Au Burkina Faso, la question de la protection des personnes vulnérables reste une préoccupation importante. Les violences basées sur le genre, notamment, continuent de nécessiter des réponses en matière de prévention, de protection et de prise en charge. Les données de l'UNFPA indiquent notamment que 9,3 % des femmes et des filles ont subi des violences de la part d'un partenaire intime.

Dans le contexte humanitaire, l'organisation souligne également que les violences et les déplacements accroissent les risques auxquels sont exposées les femmes et les filles. Cependant, toutes les situations d'urgence ne sont pas liées aux violences. Un enfant peut se perdre. Une personne âgée peut être victime d'un malaise alors qu'elle est seule.

Un travailleur peut être confronté à un incident sur son lieu de travail. Une personne peut aussi se retrouver face à une agression et ne pas avoir la possibilité de téléphoner, de parler ou même d'expliquer où elle se trouve.

C'est précisément dans cet intervalle entre le danger et l'arrivée de l'aide que se situe la réflexion menée par un entrepreneur burkinabè, Kévin Moné. Plutôt que de partir d'une technologie pour chercher ensuite à lui trouver un usage, son équipe dit être partie d'une situation très concrète : que peut faire une personne lorsqu'elle a besoin d'aide, mais qu'elle n'est pas en mesure de la demander normalement ?

De cette réflexion est née Sécurité+, une application actuellement en phase de lancement, qui cherche à faciliter l'envoi d'une alerte vers des personnes préalablement choisies par l'utilisateur. L'idée paraît simple. Mais derrière cet outil se pose une question beaucoup plus large : la technologie peut-elle contribuer à organiser la solidarité sans se substituer aux services de secours, ni créer un faux sentiment de sécurité ?

Quand demander de l'aide devient difficile

C'est dans les situations où les gestes ordinaires deviennent difficiles que les promoteurs disent avoir identifié un besoin. « Une personne en situation de danger peut avoir besoin d'aide immédiatement, mais être incapable d'appeler, d'expliquer où elle se trouve ou de contacter plusieurs personnes à la fois », explique Kévin Moné. Une personne paniquée ne réagit pas nécessairement comme elle le ferait dans une situation normale. Elle peut ne pas pouvoir parler, ne pas savoir qui appeler en premier ou perdre de précieuses secondes à chercher une solution.

L'approche retenue par le promoteur consiste donc à réduire autant que possible le nombre d'actions nécessaires pour déclencher une alerte. Selon les fonctionnalités présentées, celle-ci peut notamment être activée par certains gestes sur le smartphone, sans que l'utilisateur ait besoin de passer un appel ou de parler.

L'objectif annoncé est de transmettre l'alerte à des contacts de confiance préalablement enregistrés et, lorsque les conditions techniques le permettent, de fournir des informations utiles comme la localisation. Mais le promoteur prend soin de préciser ce que l'outil ne prétend pas être. « L'objectif n'est absolument pas de remplacer les services de sécurité ou de secours, mais de faciliter et d'accélérer la circulation de l'alerte », souligne Kévin Moné.

Cette nuance est importante. Une application ne peut ni garantir qu'une agression n'aura pas lieu, ni assurer à elle seule l'intervention d'un secours. Son intérêt dépend de toute une chaîne : fonctionnement du téléphone, connectivité, réception de l'alerte, réaction des proches ou des personnes disponibles et, selon la situation, intervention des services compétents.

Une application qui devra encore démontrer son utilité

Sécurité+ est actuellement dans une phase de lancement, après des tests réalisés avec des utilisateurs. « Nous ne souhaitons pas présenter comme réels des cas d'intervention que nous n'avons pas encore documentés », affirme Kévin Moné. Cette prudence donne une autre dimension au projet. Elle signifie que la véritable épreuve commence maintenant : vérifier dans des conditions réelles la rapidité de transmission des alertes, la fiabilité du dispositif, l'expérience des utilisateurs et, surtout, la capacité de la chaîne d'assistance à fonctionner lorsqu'une personne a effectivement besoin d'aide.

Le promoteur de l'application, Kévin Moné est aussi le président du Salon panafricain de robotique et de l'intelligence artificielle.

Autrement dit, le nombre de téléchargements ne suffira pas à mesurer l'intérêt social d'une telle initiative. La question sera plutôt de savoir ce qui se passe lorsqu'une alerte est réellement déclenchée. Derrière l'application, Kévin Moné dit vouloir surtout travailler sur une idée ancienne dans les sociétés africaines : la solidarité de proximité.

Une femme en difficulté peut compter sur sa famille. Un enfant peut être aidé par un adulte de confiance. Une personne âgée peut avoir besoin de son voisinage. Mais cette solidarité ne fonctionne que si ceux qui peuvent intervenir savent qu'une personne a besoin d'aide. « Nous ne voulions pas créer simplement une application de sécurité. Nous voulions réfléchir à une réalité profondément africaine : la solidarité et la responsabilité collective », explique-t-il. Le projet est ainsi pensé autour de quatre dimensions : la femme, l'enfant, la famille et la communauté. Mais faire de la communauté un acteur de l'alerte pose aussi une limite essentielle. Recevoir une notification indiquant qu'une personne est en danger ne signifie pas qu'il faut courir à sa rencontre, au risque de se mettre soi-même en danger.

Les promoteurs défendent donc une conception de la solidarité fondée sur l'alerte, la vigilance et l'orientation vers les personnes ou services capables d'intervenir. Le changement de comportement recherché tient en une phrase : passer de « ce n'est pas mon problème » à « si je peux aider sans me mettre moi-même en danger, je peux contribuer ».

Farida Thiombiano
Lefaso.net

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