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Agrégateur de flux

Iran’s missile strike on Diego Garcia: What it means for Europe

Euractiv.com - mer, 25/03/2026 - 06:00
Iran’s ability to deploy longer-range systems should not have come as a surprise. But Europe is far from defenceless

INTERVIEW: Várhelyi urges EU lawmakers to make headway on animal transport reform

Euractiv.com - mer, 25/03/2026 - 06:00
The European Parliament and Council must 'come to a decision' on the stalled file, he told Euractiv

UK government promotes plug-in solar in response to energy crisis

Euractiv.com - mer, 25/03/2026 - 06:00
Already big in Germany, might the rest of the EU follow London's lead as the energy crisis bites?

Commission to publish paper on ex vivo organ treatments by May

Euractiv.com - mer, 25/03/2026 - 06:00
New rules aim to improve organ survival before transplants

Progressives and green groups fear a gutting of core EU water regulations

Euractiv.com - mer, 25/03/2026 - 06:00
Brussels has proposed a 'targeted revision' of the Water Framework Directive to help domestic mineral producers

What Are the Laws of War Good For?

Foreign Policy - mer, 25/03/2026 - 05:01
The secretary of defense fails to understand that rules of engagement benefit the U.S. military.

Greenland gamble leaves weakened Frederiksen poised for third term

Euractiv.com - mer, 25/03/2026 - 03:20
The snap election left Denmark’s Social Democrats at century-low support

Trump sends peace plan as Iran opens to ‘non-hostile’ oil vessels

Euractiv.com - mer, 25/03/2026 - 00:42
The tentative signs of a diplomatic solution came despite new violence, with an Iranian missile causing injuries in Israel which in turn pressed on multiple fronts

Journées nationales d'engagement patriotique 2026 : La consommation locale érigée en fierté nationale

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 25/03/2026 - 00:33

Du 26 mars au 9 avril 2026, a lieu la première phase de la troisième édition des Journées nationales d'engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Placée sous le thème « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ! », cette édition veut inscrire la consommation locale au cœur de la dynamique patriotique nationale. L'annonce a été faite ce 24 mars 2026 à Ouagadougou par Harouna Kadio, secrétaire général du ministère de la Justice, représentant le ministre de la justice.

Devant les journalistes réunis pour le lancement officiel de cette première phase, le secretaire général du ministère de la Justice, Harouna Kadio a insisté sur la portée symbolique et stratégique de cette initiative, désormais institutionnalisée dans le calendrier national. À ses côtés, Luc Damiba, conseiller spécial du Premier ministre, et Souleymane Diallo, directeur de communication du Service d'information du gouvernement (SIG), ont également pris part à cette conférence de presse. « Notre pays traverse une étape décisive de son histoire », a déclaré Harouna Kadio, rappelant que le Burkina Faso est engagé dans une période exigeante où la reconquête de la souveraineté nationale se conjugue avec la nécessité de raffermir les bases morales et civiques de la société. Selon lui, les JEPPC se veulent « un appel à l'éveil des consciences, une invitation à l'action, à un sursaut collectif ».

Pour cette troisième édition, le gouvernement a choisi d'orienter le message vers la souveraineté économique et alimentaire à travers un thème directement lié aux habitudes de consommation : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ! » Une orientation qui, selon les organisateurs, répond à plusieurs impératifs stratégiques.

D'abord, il s'agit de réduire la dépendance vis-à-vis des importations en soutenant davantage les producteurs nationaux. Ensuite, le gouvernement entend stimuler l'économie intérieure en renforçant les circuits locaux de transformation et de distribution. Cette démarche valorise également le monde rural, considéré comme l'un des socles essentiels de l'économie nationale. Pour Harouna Kadio, ce thème constitue aussi un levier de création d'emplois et de revenus, notamment pour les jeunes et les femmes, fortement impliqués dans les activités agricoles, commerciales et de transformation agroalimentaire. Au-delà de l'économie, il s'agit aussi d'un enjeu culturel : promouvoir les mets locaux revient à affirmer une identité nationale et à préserver des savoir-faire endogènes. « Consommer burkinabè ne relève plus d'un simple choix ; c'est un acte de patriotisme, un acte de responsabilité, un acte de souveraineté », a insisté le secrétaire général du ministère de la Justice.

“Que chaque Burkinabè pendant ces deux semaines, ne fasse pas un jour sans manger du Benga, du Tô, du Gonré ou du Babenda”, Harouna Kadio, secrétaire général du ministère de la Justice à la conférence de presse

Le programme annoncé pour cette première phase se veut dense. Environ 16 activités principales et plus de cent trente activités connexes seront organisées à travers le territoire national. L'objectif est d'ancrer concrètement les valeurs citoyennes dans les pratiques quotidiennes.

Parmi les activités phares figure la montée des couleurs nationales, accompagnée de l'exécution du Ditanyè en langues nationales et de la lecture du message présidentiel. Cette dimension symbolique vise à rappeler l'attachement à l'État et aux institutions. La valorisation culturelle occupera également une place importante avec l'encouragement au port des tenues traditionnelles telles que le Faso Dan Fani et le Koko Donda. Ce choix s'inscrit dans une logique plus large de promotion des productions nationales, non seulement alimentaires mais aussi textiles.

L'engagement citoyen prendra aussi une forme concrète comme pour les éditions précédentes à travers des journées de salubrité dans les administrations publiques, les universités, les collectivités territoriales ainsi que dans les quartiers et domiciles. Ces actions visent à renforcer le sens du civisme à travers l'entretien des espaces de vie collective. À cela s'ajoutent des conférences et activités de sensibilisation en milieu scolaire pour renforcer l'éducation civique auprès des jeunes générations.

Concernant la promotion du consommer local, plusieurs foires, expositions et dégustations de produits locaux sont prévues. Les autorités souhaitent également encourager l'intégration des mets locaux dans les habitudes alimentaires collectives, aussi bien dans les administrations que dans les espaces publics. Harouna Kadio a salué, au cours de cette conférence de presse, l'implication des organisations de la société civile, qu'il considère comme des partenaires essentiels dans la réussite de ces journées. Plusieurs initiatives citoyennes viendront compléter le programme officiel, notamment à travers des débats publics, des campagnes de sensibilisation et des actions communautaires.

Selon Luc Damiba il y a des résultats concrets des JEPPC passées et le comité d'organisation travaille sur le changement de comportement et le changement de mentalité

Le ministère de la Justice insiste toutefois sur le fait que la réussite des JEPPC ne dépend pas uniquement des institutions publiques. Elle repose avant tout sur l'adhésion réelle des citoyens. Pour les autorités, chaque Burkinabè détient une part de responsabilité dans cette dynamique nationale. Soutenir les producteurs locaux, privilégier les produits du terroir, valoriser les savoir-faire nationaux et transmettre aux plus jeunes la fierté d'appartenir à la nation sont autant de gestes simples qui peuvent, selon le gouvernement, produire un impact durable.

Enfin, la conférence a été une occasion pour lancer un appel particulier aux médias. Le gouvernement attend des journalistes qu'ils jouent pleinement leur rôle de relais de sensibilisation et de mobilisation sociale. Harouna Kadio a rappelé que la diffusion des idéaux portés par les JEPPC reste un facteur déterminant pour toucher les populations dans toutes les localités du pays.

Instituées par le décret n°2024-0354 du 3 avril 2024, les JEPPC se tiennent chaque année en deux phases distinctes : une première du 26 mars au 9 avril, et une seconde du 2 au 16 octobre. Pour le gouvernement, il ne s'agit pas simplement d'organiser une succession d'activités ponctuelles, mais de créer un véritable mouvement d'adhésion citoyenne autour des valeurs de patriotisme, d'intégrité, de discipline, de solidarité, de sens du devoir et d'engagement pour le bien commun.

Farida Thiombiano
Crédit photo : Bonaventure Paré
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Burkina/Aménagement urbain : La SONATUR remet des titres fonciers aux acquéreurs de parcelles de son site de Ziniaré

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 25/03/2026 - 00:30

La Société nationale d'aménagement des terrains urbains (SONATUR) a, conformément à son engagement de bâtir dans un cadre sécurisé, offert des titres fonciers aux acquéreurs de parcelles de son site de Ziniaré. La cérémonie, intervenue dans la matinée de ce mardi 24 mars 2026 sur ledit site situé à l'entrée ouest de la ville de Ziniaré, a été également marquée par une remise de matériel à la direction générale des impôts, partenaire-clé dans le processus foncier.

Cet acte consacre donc la remise symbolique de 500 titres fonciers, dont 200 pour le site de Ziniaré (où on enregistre au total 614 parcelles) et 300 pour le site de Silmiougou (Ouagadougou). Le site se caractérise par ses commodités, dont l'existence de caniveaux, de voirie, l'électrification, des travaux d'adduction en eau potable, note-t-on. D'où la satisfaction des bénéficiaires du jour, recevant symboliquement leur titre foncier en cette cérémonie dédiée.

« Nous produisons les titres au fur et à mesure ; quand quelqu'un solde sa parcelle, nous lui donnons son titre. Actuellement, toutes les parcelles ne sont pas soldées, même s'il faut signaler également qu'il y a des gens qui ont soldé, mais dont les titres sont toujours en cours de finalisation ; c'est ce qui est prêt que nous avons remis. Nous sommes actuellement à 500 titres, on a une partie à Ziniaré ici et l'autre partie à Silmiougou, à Ouagadougou », expliquent les responsables de la SONATUR, précisant que pour la vente, la « souscription se fait généralement en ligne (sur le site de l'institution) ».

Le directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara.

Cette remise revêt une importance capitale et une avancée significative dans le processus de sécurisation foncière engagé par la SONATUR, note son directeur général, Boureima Ouattara, pour qui, en remettant ces titres fonciers à leurs légitimes propriétaires, l'institution offre, bien plus qu'un document administratif ; elle garantit aux bénéficiaires, une sécurité juridique, un droit reconnu et une sérénité durable dans la jouissance de leurs biens.

C'est pourquoi, le directeur général, Boureima Ouattara, a félicité les bénéficiaires pour l'acquisition de de ces parcelles viabilisées qui donnent droit, à travers la présente cérémonie, à l'obtention des titres fonciers.

La cérémonie de remise officielle a été également constituée d'une visite du site.

Ces titres ont été établis grâce à la collaboration étroite et à l'implication remarquable de la Direction générale des Impôts (DGI), explique le directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara. Selon ce dernier, la DGI joue un rôle déterminant dans la sécurisation des biens des populations et dans l'amélioration de la gouvernance foncière, notamment par l'établissement des titres fonciers. Ce qui est un apport essentiel à la mission de la SONATUR, qui est d'aménager et de mettre à la disposition des populations, des parcelles viabilisées, sécurisées et conformes aux normes.

En signe de reconnaissance pour l'accompagnement dont elle bénéficie, la SONATUR a apporté un appui matériel à la direction générale des Impôts, afin de soutenir le travail quotidien de ses services. Il s'agit de 45 armoires de rangement, 10 imprimantes noir et blanc, 120 cartons de rame de papier, 120 cartouches d'encre, 260 cartons de chemises à sangle et de 70 boîtes de stylos à billes. La valeur totale du matériel est de 40 millions de FCFA, selon M. Ouattara.

Le ministre de la Construction de la patrie, Mikaïlou Sidibé (à droite) et le ministre délégué chargé du budget, Fatoumata Bako, suivant le déroulement de la cérémonie.

De l'avis de la directrice générale des impôts, Eliane Djiguemdé, la sécurisation foncière s'impose aujourd'hui comme une exigence de gouvernance, un levier de développement et un facteur primordial de confiance économique et sociale. « La dynamique qui nous réunit aujourd'hui repose, avant tout, sur la complémentarité naturelle des missions de deux institutions. En effet, la SONATUR, en tant qu'acteur majeur de la politique nationale de l'habitat et de l'aménagement urbain, assure la production des parcelles viabilisées dans le respect des exigences de légalité et de transparence. La DGI, pour sa part, intervient à une étape déterminante du processus foncier ; celle de la sécurisation juridique des droits à travers l'immatriculation, la délivrance des titres fonciers et l'enregistrement des mutations. L'activité de délivrance des titres ne constitue pas seulement une formalité administrative, elle est au cœur de notre mission et participe pleinement à la consolidation de la sécurité juridique et économique. Mieux encore, chaque titre délivré contribue à alimenter le système d'informations foncières, en cours de constitution dans notre pays, véritable socle pour une gestion moderne, fiable, transparente du patrimoine foncier national », a-t-elle soutenu.

La directrice générale des Impôts, Éliane Djiguemdé.

La collaboration opérationnelle et naturelle entre la DGI et la SONATUR a, poursuit-elle, permis d'enregistrer des résultats significatifs au cours des trois dernières années : 530 titres fonciers délivrés en 2023, 347 titres fonciers délivrés en 2024 et 500 titres fonciers délivrés en 2025. « Ces chiffres traduisent, à la fois, le dynamisme des opérations d'aménagements fonciers et la forte mobilisation des équipes techniques de nos deux institutions. Ils témoignent surtout de la pertinence de notre coopération et de sa capacité à produire des résultats concrets. Toutefois, ces résultats ont également mis en évidence, la nécessité d'aller plus loin. Il est alors apparu indispensable de doter cette collaboration d'un cadre formel, afin d'en améliorer la planification, la coordination et l'efficacité. C'est dans cette perspective, qu'est intervenue en septembre 2025, la signature d'un protocole de collaboration entre la DGI et la SONATUR. Ce protocole ne crée pas la collaboration, il la formalise, la structure et lui donne une portée stratégique, en permettant à chaque institution de l'intégrer pleinement dans ses outils de planification et d'organisation », présente la directrice générale des impôts.

Les bénéficiaires, posant avec les deux membres du gouvernement, après réception de leurs titres fonciers.

A l'en croire, cet appui en matériel vient renforcer les capacités opérationnelles des services de la DGI et traduit de manière concrète, la qualité de partenariat entre les deux institutions et témoigne de la volonté commune de celles-ci, de renforcer la sécurisation foncière, d'améliorer la qualité des services rendus aux citoyens et de moderniser les outils de travail.

Pour sa part, le président de la délégation spéciale de Ziniaré, Florent Daboné, a exprimé un sentiment de fierté et de reconnaissances pour l'effectivité du processus qui aboutit ainsi à la remise de titres fonciers aux acquéreurs. Cela marque, estime-t-il, une avancée significative dans la structuration de l'espace urbain et consacre la reconnaissance légale des droits de propriété, tout en contribuant à l'organisation harmonieuse de l'occupation du sol, à la prévention des litiges fonciers et à la valorisation du patrimoine immobilier local. « Par cet acte, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire de Ziniaré, une commune moderne, attractive et sécurisée, où chaque citoyen peut investir en toute confiance », a déclaré M. Daboné, louant également l'initiative de remise de matériel à la DGI qui, dit-il, vient ainsi renforcer les capacités des services fiscaux et domaniaux, en vue d'un traitement plus diligent et efficace des dossiers des acquéreurs de parcelles aménagées par la SONATUR.

La cérémonie de remise officielle, présidée par le ministre de la construction de la patrie, Mikaïlou Sidibé, a enregistré la présence effective de plusieurs personnalités, dont le ministre délégué chargé du budget, Fatoumata Bako ; la directrice générale des Impôts, Eliane Djiguemdé ; le gouverneur de la région de Oubri (dont Ziniaré est le chef-lieu), Sy Assétou Barry et le président de la délégation spéciale de Ziniaré, Florent Daboné.

O.L
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Le temps en Algérie ce 25 mars : pluies persistantes et vigilance orange dans plusieurs wilayas

Algérie 360 - mer, 25/03/2026 - 00:29

Ce mercredi 25 mars, le contraste météorologique s’impose à l’échelle nationale. Alors que les régions du nord profitent d’un temps globalement stable et printanier, certaines […]

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Burkina : Edmond Tapsoba et l'Allemagne renforcent leur engagement au service des plus vulnérables

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 25/03/2026 - 00:25

Reçu le lundi 23 mars 2026 par l'ambassadeur d'Allemagne au Burkina, Dietrich Becker, à sa résidence, Edmond Tapsoba a présenté les ambitions de sa fondation. Entre solidarité, formation et coopération internationale, cette rencontre pose les bases d'actions durables en faveur des populations vulnérables du Burkina Faso. Une démarche saluée à sa juste valeur par le diplomate allemand qui, au-delà des performances footballistiques de l'Étalon, salue son engagement pour un Burkina meilleur.

Dans une atmosphère conviviale et empreinte de reconnaissance, l'ambassadeur d'Allemagne, Dietrich Becker, a accueilli à sa résidence Edmond Tapsoba, accompagné de membres de sa fondation et de représentants de son club. Cette rencontre, tenue ce lundi 23 mars 2026, s'inscrit dans une dynamique de renforcement des liens entre le Burkina Faso et l'Allemagne, autour d'initiatives sociales et solidaires portées par le défenseur burkinabè, sociétaire du Bayern Leverkusen.

En image, Edmond Tapsoba remettant un maillot à un pensionnaire de AMPO

Prenant la parole dans un premier temps, Edmond Tapsoba a rappelé le sens de son engagement. "Nous voulons renforcer, une fraternité, une amitié et un partenariat entre deux pays. Ces relations ont commencé il y a bien longtemps. On est venu juste les renforcer" a-t-il déclaré. À travers sa fondation, le joueur ambitionne, selon ses dires, "de donner la joie, le sourire aux enfants, aux populations vulnérables". Pour réussir ce pari, la mobilisation des partenaires aussi bien au Burkina Faso qu'en Allemagne est importante.

La soirée a été riche en émotions, avec des Burkinabè fiers de voir leur star

Pour rappel, sa fondation intervient dans des domaines variés, qui répondent aux besoins essentiels des populations. "Nous sommes dans le sport, la santé, l'éducation, l'assistance alimentaire, l'assistance sanitaire et aussi la formation", a égrené Edmond Tapsoba. Convaincu que la lutte contre la pauvreté passe par l'autonomisation, celui qu'on appelle affectueusement Le Zaksoba pense, outre la création d'un centre de football, créer un centre de formation où l'on apprend des métiers.

Boureima Maiga était de la partie

"C'est bien de donner à manger, mais c'est encore mieux d'apprendre à pêcher" a-t-il lâché à ce propos. Dans un pays où l'agriculture occupe une place centrale, Edmond Tapsoba envisage également de créer un centre agricole, pour permettre aux jeunes d'acquérir des compétences pratiques et de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, mais aussi à ceux de leurs familles. "Tout ce qu'on veut, c'est accompagner les populations les plus vulnérables de notre pays" a-t-il ajouté.

Edmond Tapsoba espère que l'Allemagne portera ses frères burkinabè à l'international comme elle l'a fait avec lui

De son côté, l'ambassadeur Dietrich Becker a salué cette initiative qu'il juge exemplaire. "Je trouve que c'est très bien qu'Edmond Tapsoba ait créé une fondation pour aider la population burkinabè", a-t-il affirmé. Il a par ailleurs exprimé sa fierté de voir un joueur burkinabè réussir en Allemagne et revenir investir dans son pays d'origine, tout en insistant sur la nécessité de créer des projets durables. "C'est un exemple de réussite pour la jeunesse", s'est-il réjoui.

"Nous voulons le mettre en contact avec les ONG allemandes déjà présentes ici au Burkina", Dietrich Becker

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Catégories: Afrique

Quand la fiscalité devient un test de credibilité budgétaire

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 25/03/2026 - 00:16

Joëlle TRAORÉ est docteure en droit fiscal de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle est spécialisée en fiscalité internationale et africaine, avec une expertise sur les flux financiers illicites, les réformes fiscales mondiales et la mobilisation des ressources nationales. Elle a collaboré avec des institutions africaines et internationales sur les questions de gouvernance fiscale en Afrique.

Lorsqu'on évoque la crédibilité budgétaire d'un État, le débat se concentre encore souvent sur le niveau de la dette ou sur le respect des équilibres macroéconomiques. Sur le terrain, pourtant, ce ne sont plus ces indicateurs qui retiennent en priorité l'attention des partenaires financiers internationaux.

Ce qui est désormais scruté de près, c'est la capacité réelle d'un État à mobiliser durablement ses propres ressources. Autrement dit, sa fiscalité.

Un basculement discret dans la lecture des trajectoires africaines

Ce changement d'approche apparaît clairement à travers plusieurs trajectoires africaines récentes.

En mai 2023, le Ghana obtient l'approbation d'un programme du Fonds monétaire international (FMI) d'un montant de trois milliards de dollars, dans un contexte de crise aiguë de la dette et de restructuration financière. Quelques jours plus tard, la Côte d'Ivoire bénéficie elle aussi d'un programme du FMI, d'environ trois milliards et demi de dollars, mais dans une situation macroéconomique très différente, sans crise de dette ni rupture de trajectoire budgétaire. Le Kenya, pour sa part, a engagé dès 2021 un programme avec le FMI, prolongé et réévalué à plusieurs reprises jusqu'en 2024.

Trois pays, trois situations budgétaires distinctes. Pourtant, un point commun se dégage nettement : dans les échanges avec les bailleurs, la fiscalité est devenue un signal central de crédibilité.

Au-delà des chiffres : ce que les bailleurs cherchent à évaluer

Les partenaires financiers ne s'arrêtent plus au niveau des recettes fiscales observé à un instant donné. Leur attention se porte d'abord sur la capacité d'un pays à traduire des engagements fiscaux en résultats concrets et durables.

Au Ghana, le programme de 2023 s'inscrit dans une logique de reconstruction. Après une perte de crédibilité sévère sur les marchés, les autorités s'engagent à élargir l'assiette fiscale, à réduire certaines exonérations et à renforcer l'administration fiscale. Pour le FMI, l'enjeu dépasse largement la liste des mesures annoncées : il s'agit d'apprécier la capacité du pays à rétablir une trajectoire crédible de mobilisation des recettes après plusieurs années de fragilisation budgétaire.

Fiscalité et soutenabilité à moyen terme : le cas ivoirien

En Côte d'Ivoire, la lecture est sensiblement différente. Le pays ne négocie pas sous la contrainte d'une restructuration de dette, mais dans une logique de consolidation et de transformation économique.
Le programme met l'accent sur la mobilisation des recettes domestiques non comme une réponse à l'urgence, mais comme un pilier du financement du développement. La fiscalité y est interprétée comme un indicateur de soutenabilité à moyen terme et de capacité de l'État à accompagner sa croissance sans dépendre excessivement de l'endettement.

Quand l'exécution devient déterminante : l'expérience kényane

Le cas du Kenya permet d'aller encore plus loin dans l'analyse. Les revues successives du programme engagé en 2021 montrent que la crédibilité ne se joue plus sur l'annonce des réformes fiscales, mais sur leur mise en œuvre effective, leur calendrier et leur acceptabilité politique.

Les reports répétés ou les difficultés d'exécution pèsent désormais autant que la qualité technique des mesures elles-mêmes.

La fiscalité comme révélateur des capacités de l'État

Dans ce contexte, la fiscalité est devenue un véritable test de capacité.

Il s'agit d'abord d'une capacité administrative : qualité des systèmes d'information, fiabilité des données, aptitude à contrôler, à recouvrer et à rembourser, notamment en matière de TVA.

Il s'agit ensuite d'une capacité politique. Une réforme fiscalement ambitieuse mais politiquement inapplicable envoie un signal négatif, même si elle est techniquement bien conçue sur le papier.

Un contexte global de marges budgétaires réduites

Ce recentrage sur la fiscalité s'explique aussi par l'évolution du contexte global. Entre 2010 et 2022, le ratio médian de dette publique rapportée au PIB en Afrique subsaharienne est passé d'environ 32 % à près de 57 %. Les marges budgétaires se sont réduites, les conditions financières se sont durcies, et l'aide publique au développement est devenue plus contrainte.

Dans ce nouvel environnement, les bailleurs privilégient les États capables de sécuriser leurs ressources internes.

Une nouvelle grille de lecture budgétaire

La fiscalité n'est donc plus perçue comme un simple outil technique. Elle est devenue un révélateur de la solidité de l'État, de la cohérence de ses choix budgétaires et de sa capacité à tenir ses engagements.
Les trajectoires du Ghana, de la Côte d'Ivoire et du Kenya ne montrent pas qu'il existe un modèle fiscal unique à suivre. Elles montrent que la crédibilité budgétaire se construit désormais dans l'écart entre ce qui est promis et ce qui est effectivement mis en œuvre.

La question centrale n'est plus seulement de savoir si une réforme est adoptée, mais si elle est appliquée, suivie et intégrée dans une trajectoire budgétaire lisible.

Catégories: Afrique

Nappe de poussière à Ouagadougou : La météo informe que la majeure partie du pays pourrait être affectée

Lefaso.net (Burkina Faso) - mer, 25/03/2026 - 00:00

Les habitants de la ville de Ouagadougou se sont réveillés ce 24 mars 2026 sous une nappe de poussière. Selon les services météorologiques, cette couche de poussière serait en provenance du Nord du pays et affectera progressivement la majeure partie du territoire aujourd'hui et demain.

Cela entraînera une forte réduction des visibilités, une dégradation notable de la qualité de l'air ainsi qu'une atmosphère poussiéreuse sur plusieurs régions. Les populations sont donc invitées à adopter des bons réflexes comme le port de masque ou de foulard. La prudence en circulation devra aussi être de mise et les déplacements inutiles sont à éviter. Il est aussi recommandé de protéger les enfants, les personnes âgées et fragiles.

www.lefaso.net
Source : Page Facebook météo

Catégories: Afrique

L'élargissement de l'Union européenne : un choix stratégique ? La France, les Balkans occidentaux et l'UE dans un contexte géopolitique incertain

Courrier des Balkans - mar, 24/03/2026 - 23:59

Mardi 24 mars 2026 10:00 — 11:30 En ligne ou à l'Ifri — 27 rue de la procession, 75015 Paris
La guerre menée par la Russie contre l'Ukraine a replacé l'élargissement de l'Union européenne au centre des débats stratégiques européens. Dans ce contexte, les Balkans occidentaux retrouvent une visibilité accrue au sein des réflexions sur la sécurité du continent, alors même que l'environnement international se caractérise par une multiplication des facteurs d'instabilité.
Les tentatives de (…)

- Agenda / ,
Catégories: Balkans Occidentaux, France

Massive Russian drone attacks kill eight, hit Ukraine UNESCO site

Euractiv.com - mar, 24/03/2026 - 23:41
Russia fired nearly 1,000 drones at Ukraine in 24 hours, unleashing one of its biggest-ever daytime attacks

Burkina Faso : 34 nouveaux administrateurs certifiés font leur sortie

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 24/03/2026 - 23:01

La Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF), à travers l'Académie internationale pour la gouvernance et le leadership économique (AIGLE), a organisé ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou la cérémonie officielle de sortie des 5e, 6e et 7e promotions du programme de Certificat d'administrateur des sociétés et des entreprises (CAS-AIGLE).

Sur les 42 auditeurs inscrits au départ, 34 ont reçu leur certificat, après avoir satisfait à l'ensemble des exigences académiques et d'assiduité.

Au cours de leur parcours, les participants ont bénéficié d'un programme de formation d'environ 100 heures. Celui-ci a été dispensé sous forme de sessions intermittentes sur une période de six mois, ainsi qu'en formule intensive sur deux semaines. La formation comprenait également deux jours de simulation de sessions de conseil d'administration, permettant aux auditeurs de se confronter à des situations concrètes de prise de décision.

Le programme était structuré autour de plusieurs modules notamment la gouvernance d'entreprise, les rôles et responsabilités des administrateurs, la stratégie et la gestion des risques, la responsabilité sociétale et environnementale, ainsi que la lecture et l'analyse des états financiers. Les auditeurs ont également été formés au leadership, à l'éthique et à la déontologie liés à la fonction d'administrateur.

Au nom des promotions sortantes, Kossimo Josiane Kadidiatou Dignon aréaffirmé l'engagement des nouveaux certifiés à promouvoir une gouvernance responsable et adaptée aux réalités africaines

Selon le directeur de l'AIGLE, Dr Rodrigue BALIMA, l'académie a organisé, au titre de l'année 2025, douze sessions de formation consacrées au programme de certification. Les sessions se sont tenues à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso pour les promotions 5 et 6, tandis que la 7e promotion a suivi une formation intensive à Accra, avant de compléter son parcours à Ouagadougou.

Il a également indiqué que les auditeurs ont exprimé un niveau élevé de satisfaction à l'issue de la formation, avec un score global de 83,60 %, dont 86,78 % pour le contenu des formations et 83,93 % pour l'appréciation des formateurs.

Présidant la cérémonie, le secrétaire général du ministère en charge de l'industrie, Alassane Ouédraogo, a salué l'initiative de la Chambre de commerce et de l'AIGLE, qui contribue au renforcement des capacités des dirigeants et administrateurs d'entreprises. Il a également souligné que la réussite des ambitions économiques du Burkina Faso passe nécessairement par une gouvernance responsable, éthique et performante.

Sur les 42 auditeurs inscrits au départ, 34 ont reçu leur certificat

« La réalisation de l'ambition portée par la révolution progressiste populaire requiert des ressources humaines de qualité. Je voudrais saluer l'engagement de la Chambre de commerce et de l'industrie qui, à travers ses programmes de formation, apporte sa part contributive au renforcement des capacités des administrateurs de sociétés et de dirigeants d'entreprises. Chers impétrants, vous qui avez pris part à ce programme de certification, soyez fiers des compétences acquises qui donneront un nouveau départ à vos carrières respectives. Au regard de notre ambition de voir émerger des champions nationaux dans tous les secteurs d'activité économique, j'invite les chefs d'entreprises à s'intéresser à ce programme de formation », a déclaré le représentant du patron de la cérémonie.

Il a saisie l'occasion pour féliciter le comité de gestion de l'AIGLE et encouragé le monde des affaires à consommer sans modération les produits issus du programme de certification des administrateurs pour le bien de leur business et la prospérité du Burkina Faso.

Le président du comité de gestion de l'AIGLE, Tertius Zongo, a pour sa part félicité les nouveaux certifiés et les a invités à faire preuve de responsabilité dans l'exercice de leurs fonctions. Selon lui, la formation d'administrateurs compétents constitue une réponse aux défis liés notamment à la transmission des entreprises et à la pérennité du tissu économique national.

Une signature de convention a également eu lieu au cours de la cérémonie

« Assurer la continuité d'une entreprise suppose prévoyance et méthode. Ce n'est pas un évènement, c'est un processus qui se prépare. Elle suppose surtout une gouvernance vertueuse et cette gouvernance est ce qui transporte une initiative individuelle à une institution. Elle est ce qui permet à l'entreprise de résister aux épreuves. Elle est ce qui garantit que l'entreprise ne repose pas sur un homme, mais sur des principes. Et c'est tout le sens de l'action entreprise par l'AIGLE. En formant des administrateurs compétents, responsables, conscients de leurs missions, l'AIGLE contribue à l'émergence d'une génération de dirigeants qui sont mieux préparés à comprendre que créer une entreprise est un acte entrepreneurial. Mais la transmettre avec succès, c'est un acte de leadership. Et nous avons besoin de leaders dans ce pays », a-t-il déclaré.

Au nom des promotions sortantes par ailleurs directrice générale de BSIC Burkina, Kossimo Josiane Kadidiatou Dignon a salué la qualité de la formation reçue et réaffirmé l'engagement des nouveaux certifiés à promouvoir une gouvernance responsable et adaptée aux réalités africaines.

« Aujourd'hui, nous ne recevons pas simplement un certificat, nous recevons un mandat, celui d'améliorer la gouvernance dans nos entreprises et dans notre pays. Être administrateur, ce n'est pas occuper un siège. C'est porter une vision et défendre l'intérêt de l'institution au-delà des intérêts individuel », a-t-elle affirmé.

Les nouveaux certifiés sont issus de diverses structures publiques et privées. On y dénombre notamment 20 administrateurs et dirigeants d'entreprises et 14 directeurs de service, provenant d'une vingtaine d'entreprises et d'institutions.

Plusieurs autorités ont pris part à cette rencontre

La cérémonie de remise des attestations a également été marquée par plusieurs panels, ainsi qu'une communication sur le thème : « Transmission d'entreprise : défis et clés de succès », animée par Dr Issaka Kargougou, expert en gouvernance des entreprises familiales.

Le communicateur principal a formulé cinq recommandations majeures pour améliorer la transmission des entreprises. Il a notamment appelé à renforcer les actions de sensibilisation afin de briser les tabous autour de la succession, à mieux intégrer la transmission des entreprises familiales dans les politiques publiques, à structurer un marché d'experts pour accompagner ces processus, à revoir la fiscalité liée à la transmission et à renforcer l'accompagnement ainsi que la protection des entreprises privées stratégiques par l'État.

Les panélistes ont réagi en mettant l'accent sur les conditions nécessaires à une transmission réussie. Le président de l'Ordre national des experts-comptables, Yacouba Traoré, a insisté sur l'importance de la qualité de l'information financière, tandis que le président de l'Ordre des notaires du Burkina Faso, Yacouba Dembélé, a souligné la nécessité de mécanismes juridiques solides, notamment la rédaction de pactes d'actionnaires.

De son côté, le secrétaire général de la Chambre de commerce du Niger,Abdourhamane Seyni, a partagé l'expérience de son pays en insistant sur l'importance d'une vision claire et d'une bonne gouvernance pour assurer la pérennité des entreprises. Enfin, des responsables de l'Institut marocain des administrateurs ont présenté leur expérience en matière de formation et de renforcement des compétences des administrateurs de sociétés.

Hanifa Koussoubé
Lefaso.net

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Xi Doubles Down on His City of the Future

Foreign Policy - mar, 24/03/2026 - 22:51
The Chinese president faces an uphill battle in his hopes for a second capital.

Burkina/Réformes des avis environnementaux : L'État engage le dialogue avec le secteur minier

Lefaso.net (Burkina Faso) - mar, 24/03/2026 - 22:47

Le ministère de l'Agriculture, des ressources animales et halieutiques, à travers l'Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE), a organisé une journée d'échanges avec les acteurs du secteur minier et les sociétés de carrières autour des nouvelles orientations relatives aux délais de délivrance des avis environnementaux. La rencontre s'est tenue ce mardi 24 mars 2026 à Ouagadougou.

Au Burkina Faso, la délivrance des avis environnementaux est une procédure par laquelle l'État autorise ou non la réalisation d'un projet susceptible d'avoir un impact sur l'environnement. Encadrée par le Code de l'environnement, elle repose sur l'analyse d'une étude d'impact environnemental et social. Cet avis peut être favorable, assorti de conditions ou défavorable. Il vise à garantir la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux avant la mise en œuvre de tout projet, notamment dans les secteurs minier, agricole ou industriel.

Conformément aux orientations du ministre d'État, ministre de l'agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques, Ismaël Sombié, cette rencontre a été organisée avec les acteurs miniers et les sociétés de carrières afin de les informer des nouvelles procédures de délivrance des avis environnementaux. Auparavant, l'obtention de ces avis pouvait prendre entre trois et quatre mois. Désormais, ce délai est réduit à un maximum de 26 jours. Il était donc important de porter cette information à la connaissance des différents acteurs concernés.

Les différentes parties prenantes présentes à l'échange

Trois communications ont été prévues à cette occasion. La première a porté sur les nouvelles procédures, avec une réduction des délais de délivrance des arrêtés environnementaux à 26 jours maximum, contre plus de trois à quatre mois auparavant. La deuxième communication a concerné les plans de réhabilitation et de fermeture. Tout projet minier doit impérativement disposer d'un tel plan afin d'assurer la remise en état des sites après exploitation. La troisième communication a porté sur le suivi des plans de gestion environnementale et sociale. Ces plans regroupent l'ensemble des prescriptions contenues dans les arrêtés environnementaux. Il s'agit de s'assurer que les acteurs mettent effectivement en œuvre les mesures prévues.

Les acteurs ont salué l'organisation de cette rencontre, qu'ils ont qualifiée d'instructive.

« Le secteur minier et celui des carrières occupent une place stratégique dans le développement économique de notre pays. C'est dans cette perspective que le ministère de l'Agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques a engagé des réformes visant à améliorer l'efficacité, la transparence et la célérité des procédures administratives, notamment en ce qui concerne la délivrance des avis environnementaux. Les nouvelles orientations que nous examinons aujourd'hui traduisent notre volonté d'apporter des réponses concrètes aux préoccupations récurrentes liées aux délais, tout en maintenant un niveau d'exigence élevé en matière de protection de l'environnement. Il ne s'agit pas seulement de réduire les délais, mais aussi de mieux structurer les processus, de renforcer la coordination entre les différents acteurs et de garantir la prévisibilité des décisions administratives. Notre ambition est claire : concilier attractivité du secteur extractif et exigence environnementale. Cette rencontre constitue donc un cadre privilégié pour un dialogue franc et constructif. Vos expériences, vos préoccupations et vos propositions seront essentielles pour enrichir la mise en œuvre de ces nouvelles orientations et assurer leur appropriation par tous », a déclaré le directeur de cabinet du ministère de l'Agriculture, de l'eau et des ressources animales et halieutiques, Alassane Guiré.

Le Ministère a exhorté les acteurs à plus de rigueur

L'ANEVE joue un rôle central dans le processus de délivrance des avis environnementaux. Elle est chargée d'examiner et d'évaluer les études d'impact environnemental et social soumises par les promoteurs de projets. Concrètement, elle analyse la qualité des études, vérifie la prise en compte des impacts environnementaux et sociaux et formule des recommandations techniques à l'attention du ministère en charge de l'environnement, qui délivre ensuite l'avis final. L'ANEVE assure également le suivi de la mise en œuvre des plans de gestion environnementale et sociale afin de s'assurer du respect des engagements pris par les promoteurs.

À gauche, Alassane Guiré a rappelé l'importance de respecter les règles et directives fixées par l'État

Le directeur général de l'ANEVE, Ousseini Ouédraogo, a souligné : Cette rencontre marque le début d'une série d'échanges qui seront organisés avec l'ensemble des parties prenantes. Dans un premier temps, les acteurs du secteur minier sont concernés. Par la suite, des rencontres seront tenues avec les acteurs du secteur privé à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, ainsi qu'avec les consultants en cours d'agrément. Lors de cette rencontre, un accent particulier a été mis sur les plans de réhabilitation et de fermeture, compte tenu de l'impact environnemental significatif des activités minières. Toutes les exploitations doivent ainsi prévoir et appliquer des mesures de réhabilitation une fois leurs activités terminées. À ce jour, la majorité des mines industrielles disposent de plans de réhabilitation, même si certains nécessitent une actualisation. En revanche, aucune mine semi-mécanisée n'a encore élaboré de plan de réhabilitation et de fermeture. C'est la raison pour laquelle ces acteurs avaient été conviés à cette rencontre. Leur absence est regrettable. Toutefois, d'autres sessions seront organisées afin de les sensibiliser à l'importance de ces dispositifs. À l'heure actuelle, aucune mine semi-mécanisée n'a soumis de plan de réhabilitation et de fermeture aux services compétents », a-t-il indiqué.

« Le ministère s'inscrit dans une dynamique de réforme et d'amélioration continue de ses services », a souligné Ousseini Ouédraogo

Cette rencontre d'actualisation a été appréciée positivement par les acteurs. Mamoudou Ouédraogo, représentant d'une société minière, salue le raccourcissement des délais de délivrance des avis environnementaux, qu'il considère comme une avancée importante pour le secteur. Selon lui, cette mesure facilite la mise en œuvre rapide des projets miniers, en permettant aux opérateurs d'obtenir plus rapidement les différents permis nécessaires, un processus jusque-là long et contraignant. Il encourage donc l'État à poursuivre dans cette dynamique.

Mamoudou Ouédraogo a félicité l'État pour cette actualisation des procédures

Samirah Bationo
Lefaso.net

Catégories: Afrique

CAN 2025 : le Sénégal dépose un recours devant le Tribunal arbitral du sport

France24 / Afrique - mar, 24/03/2026 - 22:32
Ce mardi, le Sénégal dépose un recours devant le Tribunal arbitral du sport, à Lausanne, pour contester l'attribution au Maroc par la CAF du titre de champion d’Afrique. C'est le début d'une longue procédure qui pourra durer plusieurs mois avant que l'on connaisse le verdict final.

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