Dans le cadre de la campagne nationale « Dɛmɛ Sira » (en langue Bambana : chemin de la solidarité, entraide), le ministre de la Famille et de la Solidarité nationale, le Lieutenant-colonel Pélagie Kaboré, a échangé avec le président du Conseil national du Patronat du Burkina Faso (CNP-BF), Idrissa Nassa, le lundi 2 février 2026 à Ouagadougou.
Cette démarche s'inscrit dans l'action de mobilisation des forces économiques nationales autour des valeurs de solidarité, de cohésion sociale et de vivre-ensemble, à travers des actions concrètes en faveur des populations vulnérables. C'est pourquoi Mme la Ministre, Pélagie Kaboré, a saisi l'occasion pour exprimer sa profonde reconnaissance au président du CNP-BF, Idrissa Nassa, et à l'ensemble des membres de son organisation, pour leur engagement constant depuis le lancement officiel de la campagne « Dɛmɛ Sira », le 14 novembre 2025 (https://lefaso.net/spip.php?article142321).
« Au-delà des civilités, les échanges ont permis de réaffirmer le rôle stratégique du secteur privé dans la consolidation de la paix sociale et la résilience nationale. Pour le ministre, la solidarité constitue un pilier fondamental de la cohésion sociale. Héritée des pratiques endogènes burkinabè, elle s'est historiquement traduite par l'assistance aux veuves, orphelins, personnes en situation de handicap et autres couches vulnérables. Face aux défis sécuritaires et humanitaires actuels, cette solidarité doit aujourd'hui être renforcée et structurée », relaie la direction de la communication et des relations presse du ministère de la Famille et de la Solidarité nationale (DCRP/MFS).
Les contributions au Fonds d'Assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) permettent notamment, explique-t-on, la prise en charge des orphelins, le soutien aux services sociaux hospitaliers et la réponse à diverses urgences sociales. D'où l'invite de Mme la ministre au patronat burkinabè, à intensifier son appui audit Fonds, afin d'en faire un véritable levier de protection sociale. « La grandeur d'une nation se mesure à sa capacité à prendre en charge les plus faibles. Vous êtes des relais essentiels pour porter ce message auprès de l'ensemble des acteurs économiques », peut-on lire des propos de la ministre Pélagie Kaboré.
Un message acquiescé par le président du CNP-BF, Idrissa Nassa, qui a réaffirmé l'engagement de l'organisation en faveur de la solidarité nationale. « Nous prenons bonne note de votre message. Soyez rassurée de notre soutien. La solidarité n'est pas un discours, c'est un engagement permanent », a rassuré M. Nassa, promettant que l'appel sera largement relayé auprès des opérateurs économiques lors de la prochaine rencontre du patronat, les 5 et 6 février 2026.
La campagne nationale « Dɛmɛ Sira » connaîtra son apothéose le 13 février 2026, à l'occasion du Gala national de la Solidarité, informe la DCRP. Un rendez-vous majeur qui vise à célébrer les initiatives solidaires exemplaires et à mobiliser davantage de ressources au profit des actions sociales.
Lefaso.net
Source : DCRP/MFS
Cet article est extrait de l’ouvrage Le Déméter 2026 – Appétits stratégiques et pivots agricoles (IRIS Éditions, 2026), sous la direction de Sébastien Abis.
Dans un monde déséquilibré et inconstant, où tout semble virevolter et s’accélérer jusqu’à la nervosité, tracer des lignes d’horizon devient un exercice délicat. Prendre de la distance et trouver de la hauteur se révèlent d’autant plus malaisé que l’indétermination progresse de concert avec l’incertitude. Le présentisme domine les réflexions, le brouillard s’épaissit dans les champs de vision. L’urgence et l’impatience s’imposent, souvent attisées par le flot continu d’émotions passagères. Une tendance qui ne cesse de s’amplifier ces dernières années[1], alors qu’une pandémie en 2020 devait soi-disant nous amener à penser au « monde d’après ». Or l’immédiateté et l’individualisme forment le couple en vogue, montant par populisme. Se projeter vers l’avenir avec d’autres s’affiche au contraire comme une démarche vaine, voire « àquoiboniste ». Résistons à cette tentation et persistons dans une démarche qui consiste à s’ouvrir pour penser, penser pour agir et agir pour progresser.
L’agriculture, cette immortelleÀ travers les analyses proposées dans cet ouvrage prospectif et collectif, nous nous efforçons de lutter contre l’instantanéité et l’enfermement. Résolument exploratoire de futurs possibles et contradictoires, cette livraison annuelle peut paraître, sinon contracyclique, du moins décalée par rapport à d’autres lectures[2]. N’est-ce pas, au fond, une singularité que de publier depuis plus de trente ans un ouvrage consacré à l’agriculture ? Sans jamais nier les transformations du monde ni la complexité de ces changements, n’avons-nous pas persisté à porter un message aussi simple que trop souvent sous-estimé : les questions agricoles et alimentaires constituent des invariants des affaires humaines, des piliers du développement et des éléments incontournables de la géopolitique. Il ne s’agit pas ici de nous autotresser des lauriers. Juste le souhait de poser calmement un constat sur ce qui distingue la conviction de la communication. Tout en précisant que la conviction, par essence, refuse les certitudes figées. Elle interroge au contraire une idée ou un sujet, en permanence et en conscience, c’est-à-dire avec attachement et clairvoyance. Elle évolue sans rompre à la racine, sous peine de perdre son fil essentiel et de se déplacer au gré des vents dominants.
Entendons-nous bien : si l’agriculture s’enracine dans l’histoire, elle se tourne inévitablement aussi vers l’avenir. Elle éclaire, structure et projette le temps, d’où cette idée de colonne vertébrale inamovible. Cela ne veut pas pour autant dire rigidité et immobilisme. Bien au contraire, l’agriculture est une somme de changements et d’adaptations permanentes, progressives, raisonnées et parfois audacieuses. D’ailleurs, sans cela, elle ne saurait être immortelle, surtout dans ce siècle des vertiges.
Au-delà de l’importance atemporelle et universelle de l’agriculture comme secteur stratégique, trois convictions irriguent ces pages, année après année : voir long, voir loin, voir large. Autrement dit, raisonner dans le moyen et le long termes pour identifier les enjeux structurels, sans négliger les signaux faibles ; chercher la bonne altitude telle une montgolfière pour observer les dynamiques qui s’exercent sur le planisphère ; enfin, croiser les approches afin de favoriser des pensées circulaires, réalistes, intuitives et parfois disruptives. Dans cette perspective mêlant lucidité et enthousiasme, rigueur et vagabondage, les tonalités et les alertes de cet éditorial ont évolué progressivement[3] :
Dans le prolongement de ces éditoriaux, une problématique émerge avec acuité et que nous pourrions résumer ainsi : comment tenir dans la durée, tenir le choc et tenir ensemble ? Car il ne s’agit plus seulement de comprendre les déséquilibres à l’œuvre ni même de les anticiper, mais de traverser une époque où les tensions se sont pleinement installées et où les arbitrages sont devenus permanents. Dans ce contexte agité, où l’encombrement de la pensée s’intensifie au détriment de la clairvoyance, où la raison et la science sont alors aussi souvent malmenées, il convient donc de s’interroger sur ce qui tient vraiment quand tout tangue autour de soi et sur ce qui nous relie réellement lorsque trop de mouvements concourent à opposer. Dans ce maelstrom qui en aspire beaucoup, où se situent les repères qui résistent aux tourbillons et nous invitent à la concentration stratégique ?
Si tenir est le refus de la sidération, la capacité à faire des choix et la possibilité de garder son cap, alors l’agriculture s’affiche comme un puissant révélateur du monde. Elle traverse les saisons et les époques : une très vieille activité toujours portée par le futur. Certes, elle est un secteur économique aux compétences techniques et le miroir grossissant des vulnérabilités climatiques. Mais en pointant le curseur sur l’agricole, nous dévoilons des jeux de puissance et des aveux d’impuissances, nous découvrons des fractures sociales et des cassures territoriales et comprenons mieux les stratégies d’investissement opérées par les acteurs publics ou privés. Nous nous situons aussi au cœur de cette géopolitique où le nationalisme a pris, hélas, les commandes sur le patriotisme. Allons plus loin à propos de cette nouvelle donne qui se propage : souverainisme, transactionnalisme, brutalisme, impérialisme, etc., autant de termes envahissant les narratifs pour tenter de décrire la marche actuelle du monde. Ne les contestons pas, posons-nous la question de leur conséquence dans cette sphère agricole et alimentaire qui résiste au temps et fait appel à l’intelligence des interdépendances pour aller de l’avant. Tenir, ce n’est pas uniquement produire. C’est savoir durer. Tenir, ce n’est pas simplement préserver. C’est continuer d’innover. Tenir, ce n’est pas seulement résister. C’est gagner en robustesse. Tenir, ce n’est pas un acte éphémère ou isolé, mais bien un effort continu et collectif. C’est avoir une colonne vertébrale qui conserve dans un monde en fusion. Dit autrement, l’agriculture nous propose une épreuve de vérité, et particulièrement à nous, Européens.
Les carrefours de l’Union européenneAprès moult hésitations à la maintenir sur la ligne d’horizons, nous nous trouvons désormais sur une ligne de crête particulièrement périlleuse au sein de l’Union européenne (UE). Nous sommes entrés dans ce millénaire la fleur sans le fusil, cherchant à moraliser les relations internationales avec une arrogance anachronique et décrétant la fin d’une ère productive sans nous donner les moyens véritables d’une écologie de progrès, si ce n’est par le truchement de la délocalisation ou de la décroissance programmatique des niveaux de vie. Là où la Chine s’est lancée dans une industrialisation de la décarbonation[4], nous avons diminué nos émissions de dioxyde de carbone (CO2) en désindustrialisant. Là où l’Histoire nous enseigne qu’il n’existe aucune démocratie solide sans économie, nous avons plombé la durabilité par des mesures dissuasives et mélangé le vert avec des couleurs trop radicales. Là où il aurait été possible de capitaliser sur l’élargissement à de nouveaux États membres en matière de pouvoirs et d’influences, l’UE s’est égarée sur le chemin à même d’exprimer sa puissance et sa différence. Résultat, après un quart de siècle traversé, l’Europe doit se remettre à travailler, financer sa propre sécurité et éviter d’être marginalisée, ou pire, demain vassalisée. Sauf à vouloir avancer à reculons comme une écrevisse, comme le redoutait déjà un célèbre philosophe italien il y a vingt ans[5], ou à accepter par fatalisme d’être assise en haut d’un toboggan, l’UE aborde un virage géopolitique assurément escarpé.
Pendant ce laps de temps, qui s’étire de la chute du mur de Berlin en 1989 à l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022, l’agriculture n’a pas disparu du continent européen. Mais elle s’est décentrée du regard prospectif et a été déclassée dans l’ordre des priorités, comme si l’Europe, pour se moderniser, devait se délester de ses habits traditionnels et embrasser le XXIe siècle dans une parure productive immatérielle. Et pourtant, malgré ces mutations, nous avons eu un budget européen encore principalement dédié à ce secteur agricole, sans pour autant expliciter de manière intelligible au citoyen-consommateur qu’il en était le premier bénéficiaire. Erreur cruciale, qu’il est difficile de corriger, sauf à imaginer qu’il n’y ait plus de soutiens publics demain pour l’agriculture, soit dans un scénario d’une Europe désunie et déconstruite, soit dans celui d’une Europe désargentée ou contrainte de placer ses dépenses sur le terrain militaire face aux menaces qui prolifèrent. Il sautera alors aux yeux des Européens combien fut précieuse et peu coûteuse cette politique agricole commune (PAC) développée depuis des décennies[6]. Autre erreur européenne vis-à-vis de son agriculture : avoir sous-estimé les effets du changement climatique sous ses propres latitudes, tout comme l’accroissement de certains risques. En somme, pas d’urgence et pas d’inquiétude, ici tout ira mieux qu’ailleurs et pour toujours. Or, d’ores et déjà, aucune filière n’est à l’abri d’une mauvaise année de récoltes, les maladies animales ou végétales s’amplifient et des retards s’accumulent sur la préparation de systèmes agricoles aux nouvelles conditions géographiques dans l’espace européen. Nous avons beaucoup misé sur l’atténuation, très peu sur l’adaptation. Et nous avons même eu l’outrecuidance d’expliquer à certains pays dans le monde comment produire sous formes agroécologiques, alors que ce sont eux qui expérimentent depuis plus longtemps la rareté des ressources et la variabilité climatique, sans même parler d’autres instabilités sociopolitiques nuisibles au développement agricole.
Ajoutons à cela une crise de compétitivité européenne compte tenu d’un paysage agricole et agroalimentaire mondial profondément recomposé, et nous obtenons un choc de méfiance grandissant envers l’avenir de la part d’un secteur qui pourtant aura été le moteur principal de la construction européenne et qui peut se targuer d’être a priori immortel, comparativement à bon nombre de domaines d’activités condamnés à disparaître. Précisons bien ici notre propos : le monde ne peut pas se passer d’agricultures, eu égard aux nécessités alimentaires ou encore énergétiques via la biomasse mobilisée pour réduire la dépendance aux hydrocarbures ; l’Europe peut ne plus avoir d’agricultures à domicile mais toujours faudra-t-il qu’elle dispose de solutions pour s’approvisionner auprès des autres continents. Et en parlant de solutions, à l’ère de nouvelles fragmentations géographiques[7], nous pensons bien entendu à des moyens économiques, logistiques et diplomatiques appropriés. Or nous savons qu’ils ne sont pas illimités au niveau européen, pour ne pas dire qu’ils sont bien minces à l’échelle de chaque État membre. S’associer les uns aux autres ou disparaître lentement et chacun séparément : Europe, tel est ton destin[8] ?
En forçant de telles hypothèses, nous souhaitons nourrir notre propos sur cette impérieuse nécessité de tenir. Tenir l’unité entre Européens et entre les générations[9]. Tenir les valeurs qui fondent l’UE et doivent encore l’animer envers et contre tout. Tenir compte aussi des intérêts européens cependant, pour ne pas la voir dévorer par des puissances carnivores ou au menu d’appétits particuliers. Et donc pour toutes ces raisons, tenir encore et encore l’agriculture au centre du projet européen. Tenir ce secteur en considération, pour ne pas s’étonner de le voir érupter à la moindre occasion d’une réforme réglementaire, d’un accord commercial ou d’une décision environnementale. Tenir l’agriculture et ses infrastructures, physiques, immatérielles et humaines, dans toutes leurs diversités de fonction et d’expression, non pour préparer une future exposition à propos du passé de l’Europe, mais bien pour construire l’avenir, avec une ambition et un cap correspondant aux enjeux de notre époque. La rentabilité économique d’une exploitation ou d’une entreprise n’est pas un objectif incompatible avec la soutenabilité sociale et écologique. Que voulons-nous garder, renforcer, transmettre et défendre en Europe ? Tenir suppose de préserver des lignes d’horizon, à atteindre et à conquérir, entre convictions et visions, pour permettre à des sociétés de rester debout sans se durcir, d’encaisser sans se fragmenter, d’avancer sans se renier. C’est à cette condition que l’agriculture pourra continuer d’éclairer le futur de l’UE : non comme une variable d’ajustement, mais comme une colonne vertébrale des mondes à venir, pour elle comme pour d’autres. D’ailleurs, la guerre en Ukraine n’oubliera pas de nous le rappeler[10]. Quand l’agriculture va mal, ce n’est jamais un problème agricole esseulé.
CUBITA : le choix de six États pivotsReprenons le large et délaissons notre presqu’île européenne, qui n’a nullement le monopole des moments pivotaux, bien d’autres régions du monde soient exposées à des bascules potentielles[11] – géopolitiques, économiques et/ou climatiques – susceptibles de fragiliser leurs agricultures et de générer de nouvelles insécurités, alimentaires ou autres. Un tel diagnostic pourrait être posé partout, même si l’intensité et la portée des enjeux ne sont ni homogènes ni comparables[12]. Nous avons néanmoins choisi d’opérer un arrêt sur présages prospectifs à partir de six pays, aux caractéristiques distinctes, dont la trajectoire à venir n’est pas nécessairement celle que l’on perçoit aujourd’hui. Par leur taille territoriale et démographique, par l’abondance de leurs ressources naturelles, mais aussi par leur sismicité potentielle, ces États sont appelés à jouer un rôle pivotal – pour le meilleur comme pour le pire – à l’horizon 2050. De leurs déterminations, de leurs orientations et de leurs actions dépendront des équilibres agricoles, alimentaires et environnementaux qui excèdent largement le cadre de leurs seules frontières. C’est ce qui justifie leur inscription dans un registre restreint d’États pivots, notre hexagone agrostratégique, composé comme suit : République démocratique du Congo, Ukraine, Brésil, Indonésie, Turquie et Australie (CUBITA), un acronyme à dessein géométrique, assumant l’idée de volume et de structure.
Les CUBITA sont ces États qui donneront du corps aux trouées ou aux percées agricoles et alimentaires de demain. Non par exclusivité, mais parce qu’ils constituent, à nos yeux, une masse critique dont les évolutions méritent une vigilance soutenue. Ce qui relie la République démocratique du Congo, l’Ukraine, le Brésil, l’Indonésie, la Turquie et l’Australie n’est pas un indicateur unique, mais la combinaison de plusieurs masses stratégiques : foncière et écologique, démographique et culturelle, productive et exportatrice, carrefour logistique et conflictuel, vulnérabilités climatiques et politiques. Pris séparément, ces facteurs existent ailleurs. Combinés aux enjeux agricoles et alimentaires, ils produisent de potentielles instabilités aux effets de bascule globaux. Les CUBITA regroupent 15 % des terres émergées du globe, 10 % de la population et 30 % des exportations agricoles mondiales. S’ils dérapent, ils seront des multiplicateurs de risques ou d’instabilités. S’ils tiennent, politiquement et climatiquement, ils deviennent des amortisseurs planétaires.
D’autres pays auraient pu intégrer de telles grilles de lecture, en raison de leurs poids géoéconomiques sur l’échiquier agricole et alimentaire du monde. Pensons au Mexique, au Viêtnam, à la Russie, au Maroc, au Nigeria, au Canada et, bien entendu, à l’Inde. Comment ne pas considérer par ailleurs l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Kazakhstan ou le Japon comme candidats de poids à notre géométrie du futur ? Et s’il fallait le répéter, l’UE en est bien, elle aussi, partie prenante, comme nous l’avons explicité préalablement. Mais assumons l’acronyme CUBITA, qui n’est pas un club de pays performants ni une photographie statique du monde actuel. C’est une hypothèse selon laquelle ces États, par leurs volumes, leurs positions et leurs instabilités potentielles, pèseront disproportionnellement sur les équilibres agricoles et alimentaires mondiaux. Autrement dit, ils sont moins des pays leaders que des pays déterminants. CUBITA n’est pas une prophétie mais un poste d’observations, une vigie pour discerner les tremblements éventuels d’une planète qui tiendra moins bien sans eux et sans leurs agricultures.
Par ailleurs, la rivalité sino-états-unienne comporte des dimensions agricoles qu’il ne faudrait surtout pas mésestimer. Mais pour mieux les entrevoir, force est d’admettre qu’il convient d’abord et avant tout de bien mesurer la confrontation graduelle et globale dans laquelle Pékin et Washington sont entrés. Les institutions multilatérales sont à la peine alors que l’Organisation des Nations unies (ONU) vient de célébrer en catimini son 80e anniversaire. Et force est d’admettre que le commerce international, tout comme l’Agenda mondial du développement, patine devant de telles paralysies internationales. On n’avance plus, on gère les différends ; on progresse peu, on sauve ce que l’on peut. En parallèle, de nouvelles enceintes, comme les BRICS ou l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), faisant dialoguer des pays qui ne sont d’accord sur rien, sauf sur précipiter la fin d’une hégémonie états-unienne ou l’inutilité d’une escale à faire sur le sol européen. Et simultanément, des appétits sans cesse plus affirmés pour les affaires agricoles et alimentaires, de la part de mastodontes financiers méconnus du grand public ou des professionnels du secteur, des matières premières au pouvoir désormais considérable, des espaces ouvertement convoités pour leurs ressources comme dans le Grand Nord, ou encore ce narcobusiness dont nous ne saurions taire l’origine agricole.
Il y a toujours une part de géopolitique dans chaque histoire agricole : n’ignorons plus cette évidence. Alors, ayons l’audace d’une provocation prospective, sur laquelle nous devrions nous pencher sérieusement : y aura-t-il encore, demain, une part d’agricole dans chaque histoire alimentaire ? Avec la révolution des GLP-1, la poussée des coupe-faims nous plonge dans un univers inconnu. Tenir nos ceintures, certes. Mais surtout tenir nos agricultures, dès lors que l’alimentation pourrait, pour la première fois, se détacher partiellement ou progressivement de son lien à la terre et à la mer. Une rupture médicale encore silencieuse, qui déplacerait à la fois les frontières nutritionnelles de nos métabolismes et les fondations anciennes de nos sociologies.
[1] Voir François Hartog, Chronos. L’Occident aux prises avec le Temps (Paris : Gallimard, coll. « Folio histoire », 2024 [2020]) ; et Clément Tonon, Gouverner l’avenir. Retrouver le sens du temps long en politique (Paris : Tallandier, 2025).
[2] Invitons aussi les lecteurs et lectrices à consulter ou à découvrir la revue française Futuribles, pionnière en Europe en matière de prospective et référence internationale depuis sa création il y a un demi-siècle.
[3] Cet éditorial prospectif, du directeur de la publication, a été initié en 2019 lors de la mise en place d’une nouvelle maquette, fruit d’un partenariat entre le Club DEMETER et l’IRIS, coéditeurs chaque année du Déméter.
[4] Dan Wang, Breakneck: China’s Quest to Engineer the Future (Londres : Allen Lane, 2025).
[5] Umberto Eco, À reculons comme une écrevisse (Paris : Grasset, 2006).
[6] Prenons le cas de la France. Pour la période 2022-2027, le pays perçoit 65 milliards d’euros de l’UE au titre de la PAC. Si l’on convertit ce montant en coût par habitant et par jour, que ce soit dans sa composante alimentaire et non alimentaire, mais aussi de contribution au développement rural, à la gestion des ressources naturelles et à l’entretien des paysages, nous sommes à 13 euros par mois par Français ou 43 centimes par jour.
[7] Edward Fishman, Chokepoints: How the Global Economy Became a Weapon of War (Londres : Elliott & Thompson Limited, 2025).
[8] David Marsh, Can Europe Survive? The Story of a Continent in a Fractured World (New Haven : Yale University Press, 2025).
[9] Tim Ingold, Le passé à venir. Repenser l’idée de génération (Paris : Seuil, 2025).
[10] Voir Sébastien Abis, Arthur Portier et Thierry Pouch, Russie-Ukraine : la guerre hybride. Aux racines agricoles d’un bouleversement Mondial (Malakoff : Armand Colin, 2026).
[11] Neil Shearing, The Fractured Age: How the Return of Geopolitics Will Splinter the Global Economy (Londres : John Murray Business, 2025).
[12] Peter Frankopan, The Earth Transformed: An Untold History (Londres : Bloomsbury,2023).
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I took this photo during my fieldwork in Budapest in January 2023. It is the dark entrance hall of the Eötvös Loránd University (ELTE) Faculty of Humanities building. Despite being mid-term, the space is empty and unlit because the university was forced to shut the campus for in-person classes and transition to online education due to an inability to afford heating costs.
Zahra JafarovaIn the shifting landscape of European higher education, neoliberal reforms used to be celebrated as tools for financial efficiency and institutional autonomy. But how does such a market-oriented framework function when it is instrumentalized by a regime drifting away from democracy towards authoritarianism? In Hungary, the transformation of the university system stands out as a flagship project of the Orbán administration, serving as a critical case study in how neoliberal mechanisms can be systematically repurposed to reshape the boundaries of academic freedom.
In my article recently published in Discourse: Studies in the Cultural Politics of Education, I utilize the concept of soft authoritarianism to theorize how neoliberal mechanisms are utilized for controlling universities. Drawing on 25 qualitative interviews conducted in Hungary and Austria, this study explores three central mechanisms: (1) governance change that shifts decision-making to private foundations, (2) creating parallel institutions for research and teaching, and (3) selective coercion to signal the punitive capacity of the government. Together, these dynamics produce a system of neoliberal precarity, where academic freedom is not eliminated through open repression, but disciplined through establishment of structural insecurity.
Governance Reforms (Modellváltás)
A crucial mechanism of this transformation is the “model change” reforms that were presented by the government as a step toward greater institutional autonomy (Kováts, 2023). Since 2018, 75% of public universities in Hungary have been transformed, transferring decision-making power within universities from academic senates to boards of private foundations (Pimenta & Rónay, 2022) that own the universities.
As a result of model change, private foundation boards became decision-making bodies controlling budgets, hiring practices, and strategic priorities. The regime achieved indirect control by planting politically loyal individuals, including high-profile government ministers and regime-aligned business elites to these boards. Often these board members hold lifetime appointments ensuring conservative control regardless of future political changes.
Model-changed universities lost their public institution status; faculty were stripped of their public service status and the protections of tenure. The regime introduced contract-based employment where job security is contingent on neoliberal metrics such as publication outputs and grant acquisition. This structural insecurity now functions as a tool of discipline; by forcing faculty to focus on financial survival, the regime successfully diverts attention away from politically sensitive studies.
The Rise of Parallel Institutions for Ideological Dominance
While the model change allowed the regime to capture existing public universities from within, it simultaneously sought to bypass traditional academic spaces by building and heavily investing in a parallel infrastructure of ideologically aligned institutions (Dillabough & Peto, 2024) to expand the regime-friendly ideological knowledge production in Hungary. Central to this infrastructure are institutions such as the National University of Public Service (UPS) and Mathias Corvinus Collegium (MCC). The establishment of UPS ensured that the recruitment and educational programs of public servants are structured to serve the ruling party. Similarly, MCC has become a centre for regime-aligned intellectuals and political lobbying that were tasked to legitimize the regime’s ideological projects. In contrast to neoliberal logic, where resource allocation is justified by fair and open competition, these institutions are funded far beyond competitive necessity. For example, in 2020, MCC’s endowment of approximately €1.3 billion represents more funding than the entire public higher education system in Hungary (Kovacs-Angel, 2021).
In addition to these educational institutions, the government has established several ideologically aligned research centres, such as the Veritas Historical Research Institute, the Centre for Fundamental Rights and others. These centres produce scholarship in fields that the regime has special interest ideologically, such as national history, minority rights, and judicial independence (Trencsényi, 2021). By channelling research funding into these centres the regime ensures that sensitive topics are studied mainly within their ideological narratives, while counter-narratives are marginalized. This creates a system where knowledge production is steered through financial tools rather than open censorship, excluding openly targeted fields.
When Soft Authoritarianism Fails
While the soft aspect of transformation relies on repurposed neoliberal mechanisms, the authoritarian nature of the regime is revealed when these indirect methods prove insufficient, for example in the case of the forced relocation of Central European University (CEU), intervention into resistance at the University of Theatre and Film Arts (SZFE) (Jafarova & Buckner, 2024), and the elimination of programs in sociology, social anthropology, and gender studies. These actions signal a clear punitive capacity, demonstrating that the regime is willing to deploy legal and administrative coercion to establish control of academic spaces.
The Cost of Academic Freedom
The soft authoritarian reforms in Hungary have created a stratified academic environment where academic freedom comes at a cost. Universities that avoided the model change reforms maintained better conditions for academic freedom due to governance structures remaining free from direct political interference. However, these institutions remain chronically underfunded, forcing faculty to work under precarious financial conditions and even forcing universities to shut down campuses for in-person classes due to an inability to afford heating costs.
Conversely, model-changed universities offer significantly higher salaries, but this financial advantage comes at the expense of academic freedom, as faculty lost their tenure and are now evaluated by neoliberal metrics that set indirect limitations to exercise freedom in research, teaching, and expression. In this new system, the most advantageous positions are occupied by scholars of parallel institutions and research centres; faculty here enjoy stable careers and secured funding, yet this emerging academic elite is driven by ideological conformity and regime expectations. Ultimately, these reforms have fundamentally transformed the Hungarian higher education system into a mechanism that reshaped knowledge production, narrowing the space for diverse scholarship and effectively taming academic freedom through structural insecurity and neoliberal precarity.
Hungary provides an alarming example of how governments can repurpose neoliberal mechanisms to utilize university campuses as ideologically safe spaces. This study reveals that soft authoritarianism does not require the elimination of dissent; instead, it utilizes structural insecurity to fragment the academic community and weaken collective solidarity. By redirecting funding through seemingly objective neoliberal metrics, the regime can gatekeep sensitive research areas like national history studies without resorting to open repression.
Zahra Jafarova is a Research Associate at the Centre for the Study of Canadian & International Higher Education at the University of Toronto, Ontario Institute for Studies in Education (Canada). She recently defended her PhD in Higher Education, which examined how historical, political, and institutional forces shape academic freedom. Her research focuses on the policy and politics of higher education, with an emphasis on academic freedom and university autonomy. Her research has been published in Discourse: Studies in the Cultural Politics of Education, Globalisation, Societies and Education, and the Comparative Education Review.
Bibliography
Dillabough, J. A., & Peto, A. (2024, May 4). New deceptions: How illiberalism is hijacking the university. University World News. https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20240501143215958
Jafarova, Z., & Buckner, E. (2024). Tweeting the academic resistance in Turkey and Hungary: From cultural crisis to defending the nation. Globalisation, Societies and Education, 0(0), 1–14. https://doi.org/10.1080/14767724.2024.2385549
Kovacs-Angel, M. (2021, March 29). Százmilliárdokat adott a kormány a NER elitképzőjének, már látszik, hogy hová folyik tovább a pénz. 24.Hu. https://24.hu/fn/gazdasag/2021/03/29/mathias-corvinus-collegium-mcc-balasy-gyula-kommunikacio/
Kováts, G. (2023). University Governance Reform in an Illiberal Democracy: Public Interest Trusts in Hungary. In Accelerating the Future of Higher Education (pp. 186–204). Brill. https://doi.org/10.1163/9789004680371_012
Pimenta, C. L. R., & Rónay, Z. (2022). Governance models of Hungarian higher education: From Humboldtian to State-controlled model. Rivista Di Storia Dell’Educazione, 9(2), Article 2. https://doi.org/10.36253/rse-12335
Trencsényi, B. (2021, April 26). Notes from the Underground: Academic Freedom, (Un)Civil Society, and “Kulturkampf” in Hungary [Billet]. TRAFO – Blog for Transregional Research. https://trafo.hypotheses.org/27529
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Après l'audition du prévenu, le Tribunal a entendu à la barre l'oncle paternel du défunt, venu relater les circonstances du drame et la réaction de la famille. Le témoin a également rappelé que le défunt, âgé de 32 ans, laisse une épouse et deux enfants, dont la prise en charge a retenu l'attention du parquet. Si la famille affirme s'en remettre à Dieu et ne pas avoir initialement envisagé une action en justice, le ministère public a recommandé de prendre attache avec l'assureur du prévenu afin de soutenir l'avenir des enfants.
Après le prévenu, c'est un parent du defunt qui a été invité à la barre par le Tribunal. Il explique être l'oncle de la victime, soit le petit frère de son père. "C'est mon grand frère qui a été appelé en premier. Lui à son tour, m'a fait signe. Je suis allé voir ce qu'il en est. Une fois sur place, on a trouvé les forces de l'ordre et le prévenu. Notre fils était déjà décédé et son engin, dégradé. Ce n'est que plus tard qu'on nous a autorisé à prendre son corps pour l'enterrement" a-t-il relaté.
Le défunt, pour rappel, avait 32 ans. Il laisse derrière lui, une femme et deux enfants. A la question du procureur de savoir qui s'occupera de ces derniers, le parent indiquera le nom de son grand frère. "Votre grand frère a combien de femmes et d'enfants ?" a poursuivi le procureur. " Il a trois femmes. Pour ce qui est du nombre de ses enfants, je n'ai pas exactement le chiffre en tête, mais je pense à une dizaine environ" a répondu l'oncle du défunt.
Selon ses dires, la vie est un don de Dieu. Et une fois le drame survenu, la famille a décidé de ne pas en faire un plat. "A la base, nous ne pensions pas à aller en justice. C'est au commissariat qu'on nous a fait comprendre que l'affaire arriverait jusque-là. Nous avons décidé de tout laisser entre les mains de Dieu", a-t-il laissé entendre. Le parquet, dans ses observations, soulignera le fait que la prise en charge des enfants dans ce cas de figure, n'est pas toujours évidente.
"Nous sommes tous croyants. Mais il faut reconnaître que ce n'est pas toujours facile. Je ne connais pas la situation financière de celui chez qui ils devront vivre. Mais si lui a déjà trois femmes et dix enfants, le ministère public s'inquiète de l'avenir de ceux du défunt. Nous vous recommandons donc de prendre attache avec l'assureur du prévenu, car cela pourra beaucoup aider la mère des enfants à s'occuper d'eux" a conseillé le parquet, soulignant que beaucoup de personnes laissent passer cette opportunité qui, pourtant, leur revient de droit.
Plus de détails à venir
Erwan Compaoré
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Le Commissariat de Police de l'arrondissement N°09 de la ville de Ouagadougou, a démantelé deux réseaux de malfrats spécialisés, l'un dans les faits de multiples vols et recels d'engins à deux roues et d'autre, dans les faits de vols, recels et abattage clandestin d'animaux.
Les membres du premier groupe sillonnaient nuitamment les quartiers de la ville de Ouagadougou, tels que Yagma, Marcoussis et se déportaient parfois dans la ville de Kongoussi (à une centaine de kilomètres au nord de Ouagadougou). « Dès qu'ils repèrent des engins garés dans une concession, ils y accédaient par escalade, faisaient sortir en toute discrétion lesdits engins et prenaient immédiatement la fuite. Les engins étaient ensuite dissimulés au domicile d'un des leurs, puis convoyés vers un autre quartier pour y être vendus. Le butin obtenu était partagé entre eux et l'argent utilisé pour fructifier leurs activités », décrit la Police nationale à travers une publication sur son site, ce mercredi 4 février 2026.
Le second groupe, lui, sévissait dans les quartiers Toudoubwéogo, Yagma, Marcoussis et Kamboinsin. « Ses membres volaient les animaux qui étaient directement livrés de nuit dans le domicile d'un des leurs. Par la suite, ces animaux y étaient dépouillés de leurs peaux et viscères, sans le moindre respect des mesures d'hygiène et la viande obtenue dans ces conditions d'insalubrité déconcertante était, enfin, vendue à des bouchers et aux populations », explique la police, félicitant la collaboration des populations qui a permis de saisir des motos, des ruminants et des carcasses d'animaux.
La Police nationale a saisi l'occasion pour saluer la franche collaboration des populations qui œuvrent inlassablement aux cotés des services de sécurité pour combattre l'insécurité sous toutes ses formes. Elle les exhorte à plus de vigilance et à toujours dénoncer tous les cas suspects aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.
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Source : Page Facebook Police nationale du Burkina Faso
Dans la dynamique de renforcement des capacités opérationnelles et du maillage sécuritaire du territoire national, le 22è Régiment d'infanterie commando de Gaoua (chef-lieu de la région du Djôrô) a, ce mercredi 4 février 2026, présenté au drapeau, 1 029 nouveaux soldats de 2e classe.
L'occasion a fait l'objet d'une cérémonie dédiée, « riche en couleurs et en émotions ». Elle s'est traduite par la présentation de ces nouvelles recrues au drapeau pour la première fois, par la hiérarchie militaire de la 2e région militaire, avec à sa tête, le Lieutenant-colonel Lassané Porgo, commandant de ladite entité. « Ce contingent exceptionnel est issu du rang des VDP (Volontaires pour la défense de la patrie). Pendant trois mois, les jeunes soldats se sont familiarisés avec les instruments militaires et leurs principes », rapporte le service de la communication du gouvernorat de la région du Djôrô.
Selon le chef de corps du 22e RIC, le chef de Bataillon Farabé Gaston Kiénou, ces hommes sont aptes à être déployés sur le théâtre des opérations, poursuit la publication, d'où il ressort également que le gouverneur de la région, Siaka Barro, a exprimé sa confiance quant à l'opérationnalité de ces nouvelles recrues, au regard de la qualité de la formation dont elles ont bénéficié.
Le gouverneur Siaka Barro (à gauche) et le Lieutenant-colonel Porgo pendant la revue de troupe.Ce renforcement du capital humain intervient à un moment où le premier responsable du département de tutelle, le ministre d'État, ministre de la guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, a, à l'occasion de l'évaluation de son contrat d'objectifs 2025, salué les avancées en matières sécuritaire et de la reconquête du territoire enregistrées par les forces engagées dans la lutte contre le terrorisme.
En fin décembre 2025, le ministre Simporé a, à la faveur de la 2e session ordinaire du Conseil d'administration du secteur ministériel (CASEM) de l'année 2025, confié que 2026 sera « une année décisive pour la reconquête territoriale », à travers une intensification de la dynamique de reconquête du territoire national par une densification accrue du dispositif de défense.
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WYN-009-2025
Sous réserve d'un contrôle approfondi, les candidats dont les noms suivent sont déclarés admis au test de recrutement externe au poste de :
POSTE : INGENIEUR FINANCIER ET COMPTABLE BAC+5
LISTE DES ADMIS
Rang : 1er
Nom et Prénom(s)
SAWADOGO Malick
Sexe : M
Résultat : Admis
Arrêté la présente liste à Un (01) nom.
LISTE D'ATTENTE
Rang : 1er
Nom Prénom(s)
THIOMBIANO Inoussa
Sexe : M
Résultat : Liste d'attente
Rang : 2e
Nom Prénom(s)
HEBIE Aboubacar
Sexe : M
Résultat : Liste d'attente
Arrêté la présente liste à Deux (02) noms.
Aboubakari OUEDRAOGO
Administrateur Général
Jésus lui dit : “Moi je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;” Jean 11 : 25
Sa Majesté le Naba Saga de Dapelgo,
Les grandes familles : ILBOUDO,SANKIMA, OUEDRAOGO, ZONGO, COMPAORÉ .
Les familles alliées : COMPAORÉ,BOUDA,TAPSOBA, DERRA,BAMOGO,SAWADOGO,ZOUNGRANA, ROUAMBA,
Les enfants : Donald, Nadine, Crépin, Fabrice et Ange
Les frères et sœurs, les neveux et nièces et les petits enfants du défunt,
Réitèrent leurs remerciements sincères et leur profonde reconnaissance à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont témoigné leur compassion, leur solidarité et leur soutien multiforme lors du rappel à Dieu le 28 janvier 2026 à Ouagadougou suivie de l'inhumation le 30 janvier à Dapelogo et de la messe de requiem le 1er février 2026 de leurs frère, père, époux et grand-père de Monsieur ILBOUDO Koudnoaga Léonard
Que chacun trouve ici l'expression de leur profonde gratitude pour les marques d'affection et de réconfort reçues durant ces moments.
Puisse Dieu, le tout miséricordieux, rendre à chacun le centuple de ses bienfaits.
“Que par la miséricorde de Dieu son âme repose en paix.”
Discussion topics will include the significant challenges facing the EU and NATO in today's complex geopolitical environment, efforts to strengthen Europe's defence also in view of Russia's ongoing war of aggression against Ukraine, the state and prospects of transatlantic relations as well as issues of burden-sharing, political cohesion and strategic adaptation.
Dans l'après-midi du mardi 3 février 2026, Moov Africa a procédé à la pose de la première pierre de son nouveau siège. La cérémonie de lancement s'est déroulée en présence des premiers responsables de l'entreprise. Elle a aussi connu la présence du ministre en charge de la transition digitale Aminata Zerbo/Sabané, représentante du Premier ministre, et du ministre des serviteurs du peuple Mathias Traoré.
Placée sous le haut patronage du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cette activité marque le lancement officiel des travaux. L'initiative prise par ONATEL-SA-Moov Africa vient répondre à la volonté politique du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, demandant aux grandes entreprises opérant sur le territoire national de se doter de sièges de haut standing. La mise en place de ce siège marque alors une étape historique où l'ambition technologique rencontre le devoir patriotique.
Aperçu de la maquetteLe nouveau siège de l'entreprise de télécommunication sera érigé dans la Zone d'activités commerciales et administratives (ZACA), située au quartier Koulouba, dans l'arrondissement 1 de la ville de Ouagadougou.
Une action qui a été accueillie avec une grande joie de la part des riverains. À cet effet, Wend-Yam Pierre Koanda, président de la délégation spéciale de l'arrondissement 1, s'est réjoui à l'idée d'accueillir ce joyau architectural dans sa zone. Pour lui, la construction de ce nouveau siège contribue à l'embellissement de la ville de Ouagadougou en général, et de son arrondissement en particulier. « Je tiens à féliciter Moov Africa pour cette initiative et à souhaiter que cette première pierre soit le socle d'un édifice qui contribuera au grand bonheur de l'ensemble des populations du Burkina Faso », a-t-il dit.
Ce nouveau joyau s'étend sur une superficie de 7000 m². Il s'agira d'un bâtiment R+5, extensible à R+7. Le tout, pour un montant d'environ 9 milliards de francs CFA. Les porteurs du projet formulent le vœu de réaliser ce projet architectural sur une durée de 26 mois. Outre cela, le futur siège de Moov Africa aura à son actif un sous-sol capable de prendre 44 véhicules et un parking qui pourra supporter autour de 200 véhicules.
Selon Mohamed Karim, directeur général de Moov Africa, ce projet poursuit plusieurs objectifs.
D'abord, affirmer une image de modernité, d'excellence à la hauteur du rôle stratégique que joue l'entreprise dans le développement économique et social du pays. Ensuite, offrir aux femmes et aux hommes des conditions de travail exemplaires, propices à la performance, à l'innovation et à l'épanouissement professionnel. Enfin, ce nouveau siège incarne un renouveau dans leurs méthodes, leurs cultures d'entreprise, mais aussi dans leur engagement au service de l'État, des citoyens et des entreprises burkinabè.
Mohamed Karim, directeur général de Moov Africa, formule le vœu que ce futur siège devienne un lieu d'innovation, de dialogue social exemplaire et de création de valeur durable pour le Burkina FasoIl a fait comprendre que ce projet n'est pas seulement un édifice moderne mais plutôt le reflet d'une ambition collective. « Le bâtiment que nous lançons aujourd'hui ne sera pas seulement un édifice moderne autour de la ZACA, quartier des affaires de notre capitale, il sera le reflet de notre ambition collective. Le symbole d'un opérateur en pleine transformation, aligné avec les exigences d'un monde numérique en constante évolution », a-t-il laissé entendre.
Il formule le vœu que ce futur siège devienne un lieu d'innovation, de dialogue social exemplaire et de création de valeur durable pour le Burkina Faso.
Dans son allocution prononcée par le ministre en charge de la transition digitale, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo indique que cette action des pionniers de la télécommunication au Burkina Faso constitue un signal fort qui témoigne de la stabilité de l'entreprise et de la confiance placée au Burkina Faso.
« Ce futur siège reflètera davantage l'ambition de l'entreprise, son statut d'opérateur historique des communications électroniques au Burkina Faso, tout en offrant un cadre de travail moderne et propice à la performance. Par son architecture moderne, son intégration harmonieuse dans le tissu urbain et son orientation vers l'efficacité énergétique, ce bâtiment incarnera l'esprit d'une entreprise engagée sur la voie de l'excellence, de l'innovation et de la durabilité », confie le Premier ministre dans son discours lu par le ministre en charge de la transition digitale, Dr Aminata Zerbo/Sabané.
Il a profité de l'occasion pour inviter les autres entreprises à prendre l'exemple de Moov Africa. La cérémonie a connu des temps forts, notamment la présentation du projet aux autorités.
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
Ouagadougou, le 04 février 2026
N/Réf : 01/2026/MT/LAGRO/F41D24000140008
0) Information générale : MANI TESE est une ONG italienne fondée en 1964 qui opère au Burkina Faso depuis les années 1980 dans les régions du Centre, du Plateau Central, du Centre-Est, du Centre-Ouest, Centre-sud, du Nord, des Cascades. Les principaux domaines d'intervention sont les suivants :
• Sécurité alimentaire
• Agroécologie
• Promotion du leadership des femmes dans la société et dans le secteur rural
• La microfinance, accompagnement à la professionnalisation et la formalisation des micro-entreprises et des coopératives
Les thèmes qui ont toujours caractérisé nos interventions sont la promotion de l'agroécologie tant au niveau de la production que de la transformation, la sensibilisation à une alimentation saine avec des produits issus d'une filière courte et locale, la création d'emplois dignes et durables notamment pour les jeunes et les femmes, et la protection des groupes les plus vulnérables en promouvant une culture de paix, de solidarité et de non-discrimination
1) Objet : Appel d'offre national pour la réalisation de forages équipés de pompes solaires, de clôtures grillagées, de bassins de stockage d'eau pour l'irrigation, de latrines, de maisonnettes, d'éclairage et de hangars dans les arrondissements 10 et 11 de la commune de Ouagadougou
2) Financement : Ministère de l'Intérieure d'Italie
3) Eligibilité : L'objet de cette invitation à soumissionner est de solliciter des propositions compétitives pour la signature d'un contrat ponctuelle pour la réalisation des travaux mentionnés
L'appel d'offres s'adresse à toute entreprise régulièrement installée, disposant de l'expérience et des capacités requises et qui ne se trouve dans aucune situation d'interdiction de soumissionner (faillite, liquidation, sanctions, etc.)
4) Acquisition du DAO : Le Dossier d'Appel d'Offres peut être consulté gratuitement et retiré aux conditions suivantes :
Frais d'acquisition
Non applicable
Date, jour et heures
Tous les jours ouvrables, dès le 04 février 2026, de 9h00 heures à 13 heures 00. Se munir d'une adresse électronique(active) pour le retrait des dossiers d'appels d'offre.
Adresse(s) de retrait :
Le dossier d'appel d'offres (DAO) peut être retiré à l'adresse suivante : Bureau de Mani Tese. sis au quartier Wayalghin/Ouagadougou pas loin de SONACOF.geoloc :12.291485.-484786, Tel 56 50 53 76. Pour des informations complémentaires veuillez écrire à l'adresse mail christsebego@gmail.com et en copie burkinafaso@manitese.it en utilisant l'objet :
« LAGRO – questions DAO 01/2026/MT/LAGRO/F41D24000140008 »
5) Dépôt des offres : Dossiers concernés
REALISATION DE FORAGES EQUIPES DE POMPES SOLAIRES, DE CLOTURES GRILLAGEES, DE BASSINS DE STOCKAGE D'EAU POUR L'IRRIGATION, DE LATRINES, DE MAISONNETTES, D'ECLAIRAGE ET DE HANGARS DANS LES ARRONDISSEMNTS 10 ET 11 DE LA COMMUNE DE OUAGADOUGOU
Date limite 20 mars 2026
Heure 16 heures 00
Lieu de dépôt Bureau de Mani tese sis à Wayalghin
6) Validité des offres : Les offres seront valables pendant une période de quatre-vingt-dix (90) jours à compter de la date d'ouverture des plis.
AVIS IMPORTANT
NB : TOUTES LES OFFRES ARRIVÉES APRÈS L'HEURE LIMITE DE DEPOT NE SERONT PAS RECEPTIONNÉES
L'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) a tenu une conférence de presse ce mardi 3 février 2026, dans les locaux de l'institution, sis à Ouagadougou.
Cette conférence avait pour but d'alerter sur la situation préoccupante des impayés de factures d'eau et d'assainissement et d'annoncer les mesures prises pour y remédier.
Selon le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié, la santé financière de l'office est sérieusement affectée par l'accumulation des arriérés, estimés à près de 35 milliards de francs CFA au 31 janvier 2026. Un niveau jugé critique, qui fragilise la trésorerie, ralentit les investissements et menace, à terme, la continuité ainsi que la qualité du service public d'approvisionnement en eau potable.
« Pour accomplir sa mission de service public, pour rendre l'eau disponible chaque jour, pour réaliser des infrastructures structurantes, pour étendre les réseaux et sécuriser durablement l'approvisionnement en eau potable, I'ONEA a besoin de ressources financières. La mobilisation de ces ressources financières passe d'abord par le recouvrement des factures d'eau et de travaux. Au 31 janvier 2026, les impayés des factures d'eau, d'assainissement et des travaux réalisés par l'ONEA sont estimés à près de 35 milliards de FCFA. Ce niveau d'arriérés est critique au regard des besoins du secteur car il fragilise la trésorerie de l'office, ralentit les investissements et menace, à terme, la continuité et la qualité du service public. Aujourd'hui, nous lançons un appel aux clients et à toutes les structures qui enregistrent des impayés dans leurs portefeuilles. Payer sa facture d'eau est un acte de solidarité, un geste de responsabilité. Il est donc essentiel que chacun assume pleinement ses responsabilités », a expliqué le directeur général de l'ONEA, Idrissa Sourabié.
« Au 31 janvier 2026, les impayés des factures d'eau, d'assainissement et des travaux réalisés sont estimés à près de 35 milliards de FCFA », a déclaré le directeur général de l'ONEA, Idrissa SourabiéTout en rappelant avoir toujours privilégié le dialogue et la flexibilité dans le recouvrement des créances, l'ONEA a annoncé un changement de posture en raison de l'ampleur des impayés.
Le directeur général a annoncé l'officialisation du partenariat entre l'ONEA et la Brigade Laabal, appelée à appuyer les actions de recouvrement. La brigade interviendra notamment dans la sensibilisation des citoyens, la lutte contre l'incivisme lié au non-paiement des factures et l'accompagnement des actions de terrain pour le bien-être collectif.
« Au regard de son caractère social, l'ONEA a toujours privilégié le dialogue et la flexibilité. Mais cette approche ne peut justifier l'accumulation d'arriérés aussi importants, c'est pourquoi, avec les orientations des structures de tutelle, l'ONEA opte désormais pour un changement de posture. Nous nous engageons désormais dans une dynamique claire de renforcement du recouvrement, fondée sur un suivi rigoureux des créances ; la responsabilisation de chaque consommateur ; la mise à contribution de la brigade Laabal. Payer sa facture d'eau est un devoir citoyen, un acte patriotique, un devoir collectif, et une condition indispensable pour garantir l'accès à l'eau potable pour tous ; financer les infrastructures d'aujourd'hui et de demain et renforcer la souveraineté de notre pays dans le secteur vital de l'eau. Nous scellons officiellement le partenariat entre l'ONEA et la brigade Laabal. La brigade Laabal intervient donc en appui à l'ONEA dans la sensibilisation des citoyens, la lutte contre l'incivisme en matière de paiement de factures, la lutte contre la fraude et l'accompagnement dans la facilitation des actions menées pour le bien-être collectif, conformément à la vision de refondation nationale », a-t-il précisé.
L'ONEA et la Brigade Laabal donnent 7 jours aux débiteurs pour régulariser les factures d'eau impayéesPrenant la parole, le commandant de la brigade Laabal, le lieutenant Franck Octave Kabré, a invité l'ensemble des débiteurs, particuliers comme entreprises, à régulariser leur situation dans un délai d'une semaine. Passé ce délai, des mesures de réquisition pourraient être engagées.
« L'État burkinabè a mis toutes les dispositions nécessaires pour que la population se sente bien, mais malheureusement certains actes inciviques de certaines personnes qui rament à contre-courant ne cessent de mettre les bâtons dans les roues chaque jour. C'est dans ce sens que nous sommes ici pour dire qu'on ne peut pas se construire dans l'opposition aux règles ou lois qui sont établies. Payer sa facture d'eau est un acte civique et en même temps un devoir. Donc refuser de payer sa facture d'eau est un acte incivique et un manquement à son devoir. Et c'est là qu'intervient donc la brigade Laabal, qui est une brigade civique pour l'ordre et la discipline. Le mot d'ordre a été lancé et le message est clair et reste le même. Nous appelons les particuliers, les différentes entreprises à se mettre à jour en payant leurs factures et cela dans un délai d'une semaine. Passé ce délai, ils seront naturellement réquisitionnés. Ils vont contribuer d'une autre manière à construire le pays et ils vont payer leurs factures. Nous appelons la population au sens de la responsabilité et nous espérons que ce message, lorsqu'ils l'auront entendu, ils vont se mettre à s'exécuter en payant leur facture », a souligné le commandant de la brigade Laabal.
En rappel, l'Office national de l'eau et de l'assainissement (ONEA) a pour missions d'assurer l'approvisionnement en eau potable des populations et la fourniture de services d'assainissement adéquats.
Hanifa Koussoubé
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