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Afrique

Les Guépards U-15 dominent le Turkménistan et se qualifient pour le mini-tournoi

24 Heures au Bénin - Wed, 28/10/2026 - 12:20

C'est sur une note de satisfaction que les Guépards U-15 du Bénin ont terminé la phase de groupes de la première édition de la Coupe du monde et du Festival U-15 de la FIFA 2026. Ils ont battu le Turkménistan sur un score de 4-1, lundi 26 octobre 2026.

Les Guépards U-15 poursuivent leur aventure à la première édition de la Coupe du monde et du Festival U-15 de la FIFA 2026. Le bilan au terme de la phase de groupe fait état de deux victoires, un match nul et deux défaites. Avec ce résultat, la sélection béninoise se classe troisième du groupe L avec 7 points et se qualifie pour le mini-tournoi réservé aux équipes ayant terminé à cette position.

Le Bénin termine sur une victoire
Après leur large succès face aux Îles Cook (10-0), les jeunes Guépards ont confirmé leur capacité offensive en s'imposant face au Turkménistan sur le score de 4 buts à 1. Cette victoire leur permet de conclure la phase de groupes sur une note positive, malgré les défaites enregistrées contre le Qatar (2-3) et l'Italie (1-6), ainsi que le match nul concédé face à Hong Kong (1-1).
Au terme des cinq rencontres, le Bénin totalise 7 points, avec 18 buts inscrits et 11 encaissés, soit une différence de buts de +7.
Au classement final du groupe L, l'Italie occupe la première place avec 15 points, devant le Qatar, deuxième avec 10 points. Le Bénin termine troisième avec 7 points, suivi du Turkménistan (6 points), de Hong Kong (5 points) et des Îles Cook, qui ferment la marche sans le moindre point.
Grâce à cette troisième place, les Guépards U-15 accèdent au mini-tournoi regroupant les équipes ayant terminé troisièmes de leurs groupes respectifs. Cette nouvelle phase de la compétition débute ce mercredi 28 octobre 2026.

F. A. A.

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Ecobank réalise 737 millions USD de bénéfice avant impôt à fin septembre

24 Heures au Bénin - Wed, 28/10/2026 - 12:19

Le groupe Ecobank annonce la poursuite de sa croissance au cours des neuf premiers mois de 2026, dans un environnement marqué par des tensions inflationnistes, la volatilité des taux de change et un ralentissement de l'activité économique dans certains marchés africains.

Sur la période, le Groupe enregistre un bénéfice avant impôt de 737 millions USD, en hausse de 12 % par rapport à la même période en 2025, tandis que le produit net bancaire atteint 2 milliards USD, soit une progression de 12 %. Ces performances reposent notamment sur la poursuite des efforts d'optimisation opérationnelle, la mobilisation des dépôts de la clientèle, les investissements technologiques et la mise en œuvre rigoureuse de la stratégie « Croissance, Transformation et Rendements » (GTR) du Groupe.

Ecobank poursuit également le renforcement de son bilan, avec des dépôts de la clientèle atteignant 27,5 milliards USD, tout en maintenant une position solide en matière de liquidité et de fonds propres. Le coefficient d'exploitation s'établit à 47,8 %, dépassant ainsi l'objectif de performance fixé pour 2026, compris entre 48 % et 50 %. Cette évolution traduit les résultats des initiatives engagées pour améliorer durablement l'efficacité opérationnelle dans l'ensemble du Groupe.

La diversification géographique et la complémentarité des métiers d'Ecobank ont également contribué à la résilience de ses résultats. En Afrique centrale, orientale et australe (CESA), le résultat avant impôt progresse de 20 %, tandis que l'Afrique de l'Ouest anglophone (AWA) affiche une croissance de 10 %, compensant les performances plus modérées enregistrées en Afrique de l'Ouest francophone (UEMOA) et au Nigeria. Cette dynamique illustre la capacité du modèle panafricain du Groupe à absorber les disparités de performance entre ses différents marchés.

Les activités de la Banque des Grandes Entreprises et d'Investissement (CIB) et de la Banque Commerciale et des Particuliers (CCB) continuent, par ailleurs, de contribuer de manière équilibrée aux résultats du Groupe.

Les paiements et les services bancaires numériques demeurent des leviers essentiels de croissance. Les revenus issus des activités de paiement progressent de 9 %, portés par les investissements continus dans les infrastructures technologiques et les plateformes digitales, avec pour objectif d'améliorer l'expérience client et d'accélérer l'inclusion financière sur le continent.

« Nous avons réalisé un bénéfice avant impôt de 737 millions USD, en progression de 12 % sur un an, et enregistré une rentabilité des fonds propres tangibles de 24,9 %. Notre produit net bancaire a également augmenté de 12 %, pour atteindre 2 milliards USD. Les résultats obtenus en matière d'efficacité opérationnelle et de développement de notre portefeuille clientèle témoignent de la pertinence de notre stratégie Croissance, Transformation et Rendements (GTR) », a déclaré
Jeremy Awori, directeur général du Groupe Ecobank.

Notre coefficient d'exploitation, informe-t-il, s'établit à 47,8 %, soit un niveau plus favorable que notre objectif 2026, fixé entre 48 % et 50 %. Les dépôts de la clientèle ont progressé de 14 %, pour atteindre 27,5 milliards USD, dont 85 % sont constitués de dépôts à vue et de comptes d'épargne.

« Cette évolution reflète la confiance que nous accordent nos clients, qui choisissent Ecobank pour leurs opérations bancaires quotidiennes. Cette croissance des dépôts nous a permis d'atténuer les pressions exercées sur les marges par le cycle de baisse des taux d'intérêt observé sur nos marchés, tout en soutenant une progression de 12 % de nos revenus nets d'intérêts », a-t-il souligné.

Les revenus des activités de paiement ont augmenté de 9 %, grâce aux investissements continus dans la technologie et les plateformes digitales. La solidité du modèle économique diversifié s'illustre également dans les performances régionales, avec une hausse du résultat avant impôt de 20 % en Afrique centrale, orientale et australe (CESA) et de 10 % en Afrique de l'Ouest anglophone (AWA), permettant de compenser les résultats plus modérés enregistrés en Afrique de l'Ouest francophone (UEMOA) et au Nigeria.

« Notre taux de créances douteuses (NPL) est resté globalement stable au cours du trimestre, à 7,5 %, conformément à notre fourchette cible de 6 % à 8 % pour 2026. Cette stabilité traduit la rigueur de notre gestion du portefeuille de crédits et notre discipline en matière de gestion des risques », indique Jeremy Awori.

Selon lui, « l'évolution des prix de l'énergie, les tensions inflationnistes et la volatilité des taux de change demeurent des facteurs de risque pour les prochains mois. « Toutefois, la solidité de notre base de dépôts, notre position de liquidité et notre assise en fonds propres, associées au développement de nouvelles offres et solutions pour nos clients, nous donnent les moyens de poursuivre notre croissance tout en maintenant une gestion prudente des risques. Nous restons sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs pour 2026 », a-t-il conclu. Il a remercié l'ensemble des collaborateurs d'Ecobank pour leur engagement et leur mobilisation quotidienne au service des clients.

Une dynamique qui va au-delà des résultats financiers

Au cours du trimestre, Ecobank a poursuivi le renforcement de son positionnement international, notamment à travers l'inauguration de ses nouveaux locaux de représentation à Pékin et la signature d'un protocole d'accord avec le système interbancaire chinois de paiements transfrontaliers (CIPS). Ces initiatives marquent une nouvelle étape dans le développement des échanges commerciaux et financiers entre la Chine et l'Afrique.

Le Groupe a également clôturé les célébrations de son 40e anniversaire en annonçant un engagement de 2,6 milliards USD destiné à soutenir les entreprises détenues ou dirigées par des femmes ainsi que le développement du secteur agricole à travers l'Afrique.

Le leadership d'Ecobank a, par ailleurs, été salué lors des Global Finance Awards, organisés en marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Le Groupe s'est notamment vu décerner les distinctions de « Meilleure banque en Afrique 2026 » et de « Meilleure banque mondiale sur les marchés frontières 2026 ». Ces distinctions viennent conforter l'engagement d'Ecobank en faveur de l'innovation, de l'excellence du service client et d'une croissance durable au bénéfice des économies africaines.

À propos du Groupe Ecobank (ou « Ecobank Transnational Incorporated » ou « ETI »)

Le Groupe Ecobank est le premier groupe bancaire panafricain privé, doté d'une expertise africaine inégalée. Présent dans 34 pays d'Afrique subsaharienne, ainsi qu'en France, au Royaume-Uni, aux Émirats arabes unis et en Chine, sa plateforme panafricaine unique offre un point d'accès unique pour les paiements, la gestion de trésorerie, le commerce et l'investissement. Le Groupe emploie plus de 14 000 personnes et propose des produits, services et solutions de banque de détail, banque commerciale, banque de grande entreprise et banque d'investissement à plus de 30 millions de clients, à travers de multiples canaux, y compris numériques.

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Phnom Penh accueille le 20e Sommet de la Francophonie du 14 au 16 novembre

24 Heures au Bénin - Wed, 28/10/2026 - 12:19

Le 20e Sommet de la Francophonie se tiendra du 14 au 16 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge.

Les chefs d'État et de gouvernement des États et gouvernements membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) se réuniront à Phnom Penh, au Cambodge autour du thème « Réinvestir dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable ».

Cette rencontre sera marquée par l'élection du ou de la Secrétaire général(e) de la Francophonie pour le mandat 2027-2030. Le scrutin est prévu le 16 novembre. Quatre candidats sont en lice : la secrétaire générale sortante, Louise Mushikiwabo, du Rwanda, Juliana Lumumba, de la République démocratique du Congo, Coumba Ba, de la Mauritanie, et Dacian Cioloș, ancien Premier ministre roumain.

En amont de cette échéance, les candidats ont été auditionnés le 30 juin 2026 dans le cadre d'une procédure formalisée, une première dans l'histoire de l'organisation.

Les travaux du sommet porteront notamment sur les enjeux de paix, de stabilité et de prospérité partagée dans l'espace francophone. Le calendrier prévoit également la tenue de la 48e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie le 14 novembre, avant les travaux du sommet les 15 et 16 novembre.

En marge des rencontres politiques, plusieurs activités sont annoncées, dont le Village de la Francophonie et l'espace FrancoTech, consacrés notamment aux cultures, aux savoir-faire et à l'innovation dans l'espace francophone. La 6e Rencontre des entrepreneurs francophones figure également au programme.

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Un homme retrouvé mort dans une brousse à Totorou

24 Heures au Bénin - Wed, 28/10/2026 - 12:18

Le corps sans vie d'un homme d'une quarantaine d'années a été retrouvé, mardi 27 octobre 2026, dans une zone broussailleuse à Nikki.

Découverte macabre à Totorou, un quartier situé dans la commune de Nikki. Les éléments de la Police républicaine et des agents de santé se sont rendus sur place pour les premiers constats. Selon la radio locale SU TII DERA FM, l'homme aurait été aperçu la veille de la découverte de son corps sans vie. Aucune trace apparente de violence n'aurait été relevée sur son corps. Une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances du décès.

La Mairie et l'Unicef s'engagent pour les enfants des quartiers lacustres

24 Heures au Bénin - Wed, 28/10/2026 - 12:17

La mairie de Cotonou et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) ont conclu un accord de partenariat visant à améliorer les conditions de vie des enfants vivant dans les quartiers vulnérables de la capitale économique.

La Mairie de Cotonou et l'UNICEF s'associent pour améliorer les conditions de vie des enfants vulnérables de Cotonou. Le protocole d'accord a été signé par le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, et le représentant résident de l'Unicef, Ousmane Niang, dans le cadre du projet « Cotonou Lacustre ».

Ce partenariat s'inscrit dans une démarche visant à renforcer les actions en faveur des populations vulnérables de Cotonou notamment des enfants.

LOTO STAR : les résultats du tirage de 11 H

24 Heures au Bénin - Wed, 28/10/2026 - 12:16

LES RÉSULTATS LOTO STAR SONT LÀ !

TIRAGE N°129/26
Mercredi 28 Octobre 2026 (11H)

41 • 71 • 21 • 55 • 42

Félicitations aux heureux gagnants !

Pas encore gagné ? Gardez le sourire !

Rendez-vous au prochain tirage de 14H pour une nouvelle chance.

Jouez dans les centres de jeux ou en ligne : Tapez 590# ou lnbloto.bj

Jouez avec modération et responsabilité. Le jeu doit rester un plaisir.

A TOI DE JOUER #Akaxòa

#LNBSA #XòGbɔnAlɔkpaVo #JeuResponsable #LaChanceAvecModération

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Nigeria: la commission d'enquête accable les «Mining Marshals» après la mort de 37 orpailleurs en détention

RFI /Afrique - Wed, 28/10/2026 - 12:11
La commission chargée d'enquêter sur la mort en détention, en septembre dernier, de 37 personnes soupçonnées d'orpaillage dans l'État du Niger, au Nigeria, a rendu son rapport mardi 27 octobre. Elle pointe sévèrement des officiers des « Mining Marshals », une unité paramilitaire du Corps de sécurité et de défense civile du Nigeria. Elle recommande le versement d'indemnités aux survivants et aux familles des victimes, dont 14 enfants.
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Traversées vers l’Espagne : le Tariq Ibn Ziyad d’Algérie Ferries immobilisé au port d’Alicante

Algérie 360 - Wed, 28/10/2026 - 11:55

En plein service sur la traversée Alger – Alicante mardi 27 octobre, le navire phare de la compagnie nationale, Tariq Ibn Ziyad, a été retenu […]

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Félix Tshisekedi à Moscou pour le sommet Russie-Afrique

Radio Okapi / RD Congo - Wed, 28/10/2026 - 11:52


Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi Tshilombo, est arrivé mardi 27 octobre 2026 à Moscou, en Russie, pour prendre part au 3ᵉ Sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre. Selon la Présidence congolaise, son programme prévoit un entretien avec le président russe, Vladimir Poutine, ainsi que la signature de trois accords de coopération.

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Aux Comores, le PICA Festival fait de la photographie un miroir des pratiques culturelles

RFI /Afrique - Wed, 28/10/2026 - 11:39
Aux Comores, la photographie raconte les traditions, les croyances et les scènes du quotidien. C'est le fil conducteur de la deuxième édition du PICA Festival, organisée à Moroni du 26 au 30 octobre par l'association Seaview Artwork et consacrée cette année aux pratiques culturelles. Quinze photographes, dont six étrangers, y présentent une centaine d'œuvres. Les organisateurs veulent aussi faire avancer la reconnaissance du métier de photographe dans l'archipel.
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Tribune : Pourquoi malgré les voyages de Faure à travers le monde le développement risque de rester une illusion?

Togo Actualités - Wed, 28/10/2026 - 11:36

On peut importer des modèles de développement, admirer les prouesses d’un pays et rêver de les reproduire au Togo. Mais aucun modèle ne peut réussir durablement là où la confiance entre les institutions et les citoyens est fragilisée.

Pourquoi malgré les voyages de Faure à travers le monde le développement risque de rester une illusion ?

On peut importer des modèles de développement, admirer les prouesses d’un pays et rêver de les reproduire au Togo. Mais aucun modèle ne peut réussir durablement là où la confiance entre les institutions et les citoyens est fragilisée.

Il y a des expériences qui en disent long sur l’état d’un pays. Des expériences comme celle-ci que nous avons personnellement vécue. Elle illustre le fossé qui peut exister entre le citoyen et ceux qui sont censés le protéger.

Story time ! Un homme a été victime de graves violences de la part de quatre sôdja. Nous nous sommes rendus à leur bureau pour nous plaindre. Le capitaine qui nous a reçus a établi un procès-verbal, puis il a dit à la victime de le signer. Ce dernier a protesté, car le procès-verbal le présentait comme le fautif, et non comme la victime. Le capitaine le rassure qu’il y a un deuxième PV qui dit que les sôdja sont fautifs de l’avoir agressé. Dès que le plaignant a signé, le capitaine nous a lancé en substance : « La procédure est terminée ! ». Bref, il nous a bien eus.

Son raisonnement était simple : la victime étant elle-même en infraction, elle avait tort, tout comme les agents qui l’avaient violemment brutalisée et blessée. Au final, un jeu égal entre les deux parties, comme si l’infraction de l’un pouvait effacer les violences commises par l’autre.

C’est ainsi que la confiance dans les institutions se détruit. Au lieu de rechercher la vérité et d’établir les responsabilités, l’autorité donne au citoyen le sentiment d’avoir été piégé. Une telle expérience ne nourrit ni le respect ni la confiance. Elle installe plutôt le doute, la frustration, le sentiment d’abandon et même la haine.

Et pourtant, c’est cette confiance qui constitue l’un des fondements essentiels du développement.

Le Togo peut se rendre en Chine pour observer ses infrastructures, admirer ses prouesses technologiques et s’inspirer de son modèle économique. Il peut même rêver de produire sur son sol une pomme plus gigantesques que celle que Faure a vue en Chine. Mais une chose restera sure, on ne saurait importer les résultats d’un modèle sans réunir les conditions qui permettent de les atteindre.

La terre togolaise peut être fertile, les ressources humaines peuvent être disponibles, les ambitions peuvent être énormes. Mais si le citoyen ne fait pas confiance à ses dirigeants et aux institutions, si l’injustice nourrit la méfiance et si l’autorité est perçue comme une menace plutôt que comme une protection, les ambitions de développement vont toujours se heurter à des échecs, comme ça a souvent été le cas pour plusieurs projets agricoles qui nous ont coûté des milliards mais ont foiré dans ce pays. 

Le développement chinois ne se résume pas à des routes, des bâtiments, des technologies ou des performances agricoles. Le Togo doit s’interroger sur les mécanismes de gouvernance, de discipline institutionnelle, de lutte contre la corruption et de responsabilité publique qui ont transformé l’ambition chinoise en résultats concrets.

On ne construit pas un pays uniquement avec du béton, des machines et des investissements. On le construit aussi avec la confiance, la justice et la responsabilité.

Il ne s’agit pas seulement de vouloir faire du Togo une nouvelle Chine, il s’agit aussi de créer les conditions dans lesquelles le citoyen peut croire en son pays, lui faire confiance et être convaincu que ses droits et sa dignité seront respectés.

Tant que cette confiance et cette symbiose entre dirigeants et peuple ne seront pas suffisamment établies, les plus beaux projets risqueront de rester des rêves. Avant de vouloir reproduire les fruits d’un autre pays, le Togo doit aussi bâtir ce qui ne s’importe pas, c’est-à-dire la confiance de son peuple.

Source : Journal SIKAA

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« Je ne peux pas vous enseigner l'intégrité » : Comment le vol commis par les employés nuit aux petites entreprises en Afrique

BBC Afrique - Wed, 28/10/2026 - 11:26
Le message de That Girl Boina expliquant pourquoi elle avait fermé son salon de beauté a suscité de vives réactions chez d'autres propriétaires de petites entreprises.
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BMS en Algérie : des pluies jusqu’à 40 mm et des orages annoncés mercredi et jeudi

Algérie 360 - Wed, 28/10/2026 - 11:25

La météo en Algérie s’annonce perturbée dans plusieurs régions aujourd’hui et demain. Dès midi ce mercredi, cinq wilayas de l’Est basculent en vigilance orange, avec […]

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Togo/Port autonome de Lomé : un docker interpelle les autorités sur la précarité de ses collègues

Togo Actualités - Wed, 28/10/2026 - 11:19

Dans une lettre ouverte datée du 25 octobre 2026 et adressée au président du Conseil, Faure Gnassingbé, ainsi qu’au nouveau directeur général du Port autonome de Lomé, un docker lance un appel en faveur d’une meilleure protection sociale de ses collègues. Absence de pension pour certains retraités, difficultés d’accès aux soins, précarité des revenus et prise en charge des accidents du travail sont autant de préoccupations soulevées dans ce plaidoyer pour la dignité des travailleurs portuaires et la protection de leurs familles.

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE LA RÉPUBLIQUE TOGOLAISE ET AU NOUVEAU DIRECTEUR GÉNÉRAL DU PORT AUTONOME DE LOMÉ

Objet : Appel urgent à la compassion, à la justice sociale et à la dignité humaine en faveur des dockers du Port autonome de Lomé

À Son Excellence Monsieur le Président du Conseil de la République togolaise

À Monsieur le Directeur général du Port autonome de Lomé

Excellence Monsieur le Président du Conseil,

Monsieur le Directeur général,

C’est le cœur lourd, mais avec l’espoir que la voix des humbles puisse encore parvenir jusqu’aux plus hautes autorités de notre pays, que nous prenons aujourd’hui la plume pour vous adresser cet appel. Nous vous écrivons au nom de ces hommes que l’on voit chaque jour sur les quais du Port autonome de Lomé, ces travailleurs dont les bras portent des charges, dont les dos supportent des efforts considérables et dont la sueur contribue au fonctionnement d’un outil stratégique pour notre économie nationale.

Nous vous écrivons au nom de ces pères de famille qui quittent leur domicile chaque matin sans savoir combien ils gagneront à la fin de la journée, de ces hommes qui affrontent les risques du métier pour ramener de quoi nourrir leurs enfants, payer leur loyer, soigner leurs proches et préserver un minimum de dignité à leur foyer.

Excellence Monsieur le Président du Conseil, nous implorons votre miséricorde, votre humanisme et votre haute bienveillance.

Nous savons que vous portez de lourdes responsabilités à la tête de notre pays. Mais nous croyons aussi qu’un geste de votre part, une instruction ferme, une décision prise en faveur de ces travailleurs, peut changer en un instant le cours de nombreuses vies. Là où des familles ne voient aujourd’hui que des dettes, des larmes et des lendemains incertains, votre intervention pourrait faire renaître l’espérance.

Nous ne venons pas vous demander la charité. Nous venons solliciter la justice, la reconnaissance du travail accompli et le respect de la dignité humaine.

Nous nous tournons ensuite vers vous, Monsieur le Directeur général, avec l’espoir que votre arrivée à la tête du Port autonome de Lomé marquera le commencement d’une nouvelle ère, une ère où la performance économique marchera de pair avec la protection de l’homme, où le progrès du port se mesurera également au bonheur de ceux qui contribuent à sa réussite.

Car derrière les chiffres, les marchandises, les navires et les performances, il y a des êtres humains. Et aucun port, aussi performant soit-il, ne devrait oublier les hommes qui participent chaque jour à son fonctionnement.

1. LE CRI SILENCIEUX DE NOS ANCIENS DOCKERS : QUELLE RECONNAISSANCE APRÈS TANT D’ANNÉES DE SERVICE ?

Excellence Monsieur le Président du Conseil, Monsieur le Directeur général,

Permettez-nous de commencer par une réalité qui nous brise le cœur : celle de nos anciens dockers, ces hommes qui ont donné leurs forces à ce port et qui, au soir de leur vie professionnelle, se retrouvent dans une situation qui interroge profondément notre conscience collective.

Mon propre père a été docker. Aujourd’hui, après six années de retraite, il se retrouve sans pension, malade et physiquement diminué. L’homme qui a autrefois travaillé de ses mains, porté des charges et contribué à faire vivre sa famille voit désormais ses membres trembler, même lorsqu’il est debout. Celui qui a dépensé son énergie pour travailler ne dispose plus de la sécurité financière que devrait lui apporter une vieillesse digne.

Lorsque je regarde mon père, je ne vois pas seulement un parent malade. Je vois le visage de nombreux anciens dockers qui ont peut-être connu le même sacrifice, la même fatigue et les mêmes risques. Je me demande alors : que reste-t-il à ces hommes après tant d’années de travail ? Qui prend soin d’eux lorsqu’ils ne peuvent plus porter une charge ? Qui les aide lorsqu’ils n’ont plus la force de travailler ? Comment peuvent-ils se soigner, se nourrir et vivre dignement lorsqu’ils n’ont pas de pension régulière ?

Est-il juste qu’un homme puisse consacrer une partie essentielle de sa vie au travail et finir ses vieux jours sans sécurité financière ?

Nous ne pouvons accepter que nos anciens soient abandonnés à leur sort après avoir contribué à la vie du port. Nous sollicitons un examen sérieux de leur situation, la vérification de leurs droits et la mise en place de solutions concrètes pour les anciens dockers qui se retrouvent sans pension ou sans ressources suffisantes.

Nous voulons pouvoir regarder nos pères dans les yeux et leur dire que leurs sacrifices n’ont pas été oubliés.

2. SE SOIGNER NE DEVRAIT PAS DEVENIR UNE ÉPREUVE QUI MET LA VIE EN DANGER

Monsieur le Président du Conseil, Monsieur le Directeur général,

Nous souhaitons attirer votre attention sur les difficultés rencontrées par les dockers victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles lorsqu’ils doivent recevoir des soins.

D’après les difficultés que nous dénonçons, un docker hospitalisé au CHU Sylvanus-Olympio peut être contraint, pour obtenir des médicaments ou des produits nécessaires à une intervention, de suivre un parcours administratif particulièrement éprouvant.

Il doit parfois quitter le CHU pour se rendre au CMS du port, obtenir une contresignature, retourner au service compétent — notamment à la SMOP — puis revenir au CMS avant de prendre la route d’Adidogomé pour se procurer les produits prescrits à la pharmacie Béthel, présentée comme la pharmacie habilitée dans ce circuit. Après ces démarches, il faut encore retourner au CHU pour poursuivre les soins.

Excellence, imaginez un instant la scène.

Un homme est hospitalisé. Il souffre. Il attend un médicament ou un produit indispensable à son intervention. Sa santé est fragile, son corps est affaibli et chaque minute peut compter. Pourtant, au lieu de pouvoir se concentrer sur ses soins, il doit dépendre de démarches, de déplacements et de validations successives.

Et lorsque le malade ne peut pas se déplacer lui-même, c’est un proche, un camarade ou un accompagnant qui doit effectuer ces trajets, souvent dans l’inquiétude, parfois dans l’urgence, avec la peur de ne pas revenir à temps.

Nous dénonçons un circuit qui, lorsqu’il est appliqué sans procédure d’urgence adaptée, peut imposer des déplacements longs et répétés à des personnes dont l’état de santé exige une prise en charge rapide. Ces déplacements exposent également les accompagnants à la fatigue, au stress et aux risques de circulation.

Nous ne prétendons pas que chaque retard entraîne nécessairement une issue tragique. Mais nous refusons que des formalités évitables puissent retarder des soins urgents.

La vie d’un docker malade ne doit jamais être suspendue à une succession de signatures et de déplacements administratifs.

Nous demandons donc :

– La simplification immédiate du circuit de prise en charge médicale des dockers accidentés ou atteints de maladies professionnelles.

– La mise en place d’une procédure d’urgence permettant au CHU et aux autres structures de soins concernées d’obtenir rapidement les médicaments et produits indispensables.

– L’étude d’un système de délivrance ou de livraison directe des produits prescrits à l’hôpital lorsque la situation médicale l’exige.

– La possibilité de transmettre et de valider certains documents à distance, sans obliger le malade ou son accompagnant à parcourir toute la ville.

– La publication claire des démarches, des délais et des responsabilités de chaque service.

Nous demandons que la vie humaine soit placée au-dessus des lourdeurs administratives.

3. DES TRAVAILLEURS QUI VIVENT AU JOUR LE JOUR, SANS LA SÉCURITÉ QUE MÉRITE LEUR CONTRIBUTION

Monsieur le Président du Conseil,

Un docker occasionnel peut se présenter au port sans avoir la certitude d’obtenir une vacation. Lorsqu’il a la chance de travailler, il perçoit un revenu lié aux journées ou aux vacations effectuées. Lorsqu’il n’est pas retenu, les besoins de sa famille, eux, ne disparaissent pas.

Le loyer attend. Les enfants doivent manger et aller à l’école. Les factures continuent de s’accumuler. Les parents malades ont besoin de soins. La vie ne s’arrête pas parce qu’un docker n’a pas été appelé à travailler.

Cette incertitude permanente transforme le quotidien de nombreuses familles en une lutte incessante pour survivre. Certains travailleurs sont contraints de s’endetter pour répondre aux besoins les plus élémentaires. D’autres vivent dans l’angoisse de ne pas pouvoir satisfaire les attentes de leurs enfants.

Nous exprimons également notre profonde préoccupation concernant la déclaration des dockers aux organismes de protection sociale et l’effectivité de leurs droits. La situation de chaque catégorie de docker doit être examinée afin de déterminer les obligations applicables, les cotisations versées et les droits réellement ouverts.

Nous demandons que les travailleurs concernés puissent bénéficier d’une protection sociale effective, d’une traçabilité de leurs rémunérations et d’un dispositif de retraite adapté à leur statut.

Car un travailleur ne devrait pas être considéré uniquement lorsqu’il est nécessaire à l’activité du port. Il doit aussi compter lorsqu’il tombe malade, lorsqu’il vieillit ou lorsqu’il n’est plus en mesure de travailler.

4. NOS CAMARADES DÉCÉDÉS : DES FAMILLES QUI NE DEVRAIENT PAS ÊTRE OUBLIÉES

Nous avons connu ou entendu parler de camarades qui ont perdu la vie sur les quais ou au cours de leurs déplacements liés au travail. Derrière chaque décès, il y a une histoire, des sacrifices et une famille qui doit continuer à vivre malgré la douleur.

Il y a parfois une épouse qui se retrouve seule pour élever les enfants. Il y a des orphelins qui grandissent sans leur père. Il y a des enfants dont la scolarité peut être compromise, faute de ressources. Il y a des familles qui doivent affronter le deuil en même temps que la précarité.

Nous ne voulons pas que la mort d’un travailleur se résume à une absence sur un quai.

Nous demandons qu’un mécanisme transparent permette d’examiner chaque accident mortel lié au travail, de vérifier les droits des familles concernées et de leur apporter l’accompagnement prévu par les textes et les dispositifs applicables.

Nous souhaitons également qu’un fonds de solidarité ou un mécanisme d’assistance aux familles des dockers décédés soit étudié, en complément des indemnisations et prestations légalement dues.

Un docker peut disparaître, mais sa famille ne devrait pas disparaître des préoccupations de l’institution pour laquelle il a travaillé.

5. LES DOCKERS ACCIDENTÉS : QUAND LA DOULEUR DU CORPS SE DOUBLE DE LA PEUR DE PERDRE SON REVENU

Monsieur le Directeur général,

Nous attirons particulièrement votre attention sur le sort des dockers victimes d’accidents du travail qui, malgré leurs douleurs et leurs limitations physiques, se retrouvent parfois dans l’obligation de reprendre le travail ou de continuer à se présenter pour espérer obtenir une vacation.

Certains craignent de perdre leurs revenus s’ils s’arrêtent. D’autres redoutent de ne plus être sollicités s’ils ne peuvent pas accomplir les tâches habituelles. Dans ces conditions, la nécessité de nourrir leur famille peut les pousser à travailler alors que leur état de santé exige du repos, des soins ou une adaptation du poste.

Nous nous interrogeons : comment un homme qui souffre du dos peut-il continuer à porter de lourdes charges ? Comment un travailleur dont les mouvements sont limités peut-il accomplir des tâches physiques sans risquer d’aggraver ses blessures ? Et comment peut-il se rétablir convenablement s’il doit choisir entre sa santé et le repas de ses enfants ?

Nous demandons que chaque situation soit examinée sérieusement par les professionnels de santé compétents et que les recommandations médicales soient effectivement prises en compte.

Nous sollicitons :

– Un suivi médical régulier des dockers accidentés.

– L’aménagement des postes ou la réaffectation vers des tâches compatibles avec leurs capacités, lorsque cela est médicalement indiqué et professionnellement possible.

– Une information claire sur les indemnités, prestations et recours auxquels les victimes peuvent prétendre.

– Un accompagnement administratif pour que les travailleurs ne soient pas contraints de multiplier seuls les démarches pour faire reconnaître leurs droits.

– La protection des travailleurs contre les pressions qui pourraient les conduire à reprendre prématurément une activité incompatible avec leur état de santé.

Nous ne demandons pas que l’on déclare systématiquement tous les accidentés inaptes à travailler. Nous demandons que l’on ne les oblige pas, par nécessité économique, à mettre davantage leur santé en danger.

6. DERRIÈRE CHAQUE DOCKER, IL Y A UNE FAMILLE, UNE ÉPOUSE, DES ENFANTS ET DES RÊVES

Excellence Monsieur le Président du Conseil,

Nous vous demandons de ne pas regarder le docker uniquement comme un homme en tenue de travail, présent sur un quai pour charger, décharger, déplacer ou manutentionner des marchandises.

Regardez-le aussi comme un père qui se demande, en rentrant chez lui, comment il va nourrir ses enfants. Comme un mari qui voudrait répondre aux besoins de son épouse. Comme un fils qui souhaite prendre soin de ses parents vieillissants. Comme un homme qui aimerait construire sa maison, scolariser ses enfants et vivre sans être constamment poursuivi par les dettes.

Derrière chaque docker, il y a une famille entière qui dépend, en partie ou totalement, de ses revenus. Lorsque le docker tombe malade, c’est parfois toute la famille qui bascule dans la précarité. Lorsqu’il n’obtient pas de vacation, c’est le repas du soir qui devient une inquiétude. Lorsqu’il est accidenté, ce sont les dépenses médicales, le transport et la perte de revenus qui s’ajoutent à la souffrance physique.

À cette situation s’ajoute la cherté de la vie. Les prix des produits essentiels, les frais de santé, le logement et l’éducation pèsent lourdement sur les ménages.

Nous ne voulons pas que les familles des dockers soient condamnées à survivre au jour le jour alors que le port auquel ils contribuent occupe une place stratégique dans l’économie nationale et régionale.

Nous sollicitons une réflexion sérieuse sur les rémunérations, la régularité des revenus, les conditions d’accès aux vacations, les aides sociales et les mécanismes de protection des familles.

Nous voulons que le docker puisse travailler sans vivre dans la peur permanente du lendemain.

7. LA SÉCURITÉ ET LA DIGNITÉ AU TRAVAIL : UNE NÉCESSITÉ, PAS UN LUXE

Le travail portuaire comporte des risques importants : manutention de charges lourdes, déplacements d’engins, circulation de véhicules, chutes, accidents liés aux équipements et fatigue physique.

Nous demandons que la prévention des accidents soit renforcée, que les équipements de protection adaptés soient disponibles et effectivement utilisés, que les consignes de sécurité soient régulièrement rappelées et que les accidents fassent l’objet d’analyses permettant d’éviter leur répétition.

Nous demandons également que les travailleurs puissent signaler les dangers sans craindre de représailles et que les conditions d’hygiène, d’accès à l’eau potable, de repos et d’assistance médicale soient examinées avec sérieux.

La sécurité ne doit pas être une formalité que l’on rappelle après un accident. Elle doit être une priorité avant que l’accident ne survienne.

Nous souhaitons aussi que les dockers puissent être écoutés à travers des représentants légitimes, des rencontres régulières avec les responsables concernés et un mécanisme de traitement des réclamations.

Car les hommes qui travaillent quotidiennement sur le terrain connaissent les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Leur expérience doit contribuer à améliorer les décisions qui concernent leur vie professionnelle.

8. LE PRESTIGE DU PORT DOIT AUSSI SE MESURER AU BONHEUR DE SES TRAVAILLEURS

Nous sommes fiers du rôle stratégique du Port autonome de Lomé et de son importance pour le Togo et la sous-région. Nous souhaitons que notre port continue de se développer, d’attirer les investissements, d’améliorer ses performances et de renforcer son rayonnement.

Mais nous pensons profondément qu’un port ne peut véritablement être qualifié de grand si ceux qui contribuent à son fonctionnement vivent dans la peur, l’insécurité sociale et la misère.

La réputation d’un port ne devrait pas reposer uniquement sur les volumes de marchandises traitées, la capacité d’accueil des navires ou la rapidité des opérations. Elle devrait aussi se refléter dans la manière dont il protège les travailleurs, accompagne les victimes d’accidents, respecte ses anciens et prend en considération les familles endeuillées.

Nous voulons pouvoir dire avec fierté que notre port est performant, mais aussi humain. Que son développement ne laisse pas derrière lui ceux qui ont contribué à sa construction et à son fonctionnement.

Nous ne demandons pas que toutes les difficultés soient résolues en un jour. Nous demandons qu’elles soient reconnues, examinées et traitées avec sérieux, selon un calendrier clair et des engagements vérifiables.

9. NOS DEMANDES ET NOTRE ESPÉRANCE

Excellence Monsieur le Président du Conseil, Monsieur le Directeur général,

Au terme de cet appel, nous formulons respectueusement les demandes suivantes :

1. La mise en place d’une commission d’examen de la situation sociale des dockers, associant les responsables concernés, les représentants des travailleurs et, si nécessaire, les services compétents de l’État.

2. L’examen de la situation des anciens dockers sans pension, afin de vérifier leurs droits, les périodes de cotisation et les possibilités de régularisation ou d’assistance.

3. La simplification du dispositif de prise en charge médicale, notamment pour les accidents du travail et les maladies professionnelles, avec un circuit d’urgence adapté aux besoins hospitaliers.

4. Le renforcement de la protection sociale, avec la vérification de la déclaration des travailleurs concernés, de leurs cotisations et de leurs droits à la retraite et aux prestations applicables.

5. L’amélioration des conditions de rémunération et d’accès aux vacations, afin de réduire l’incertitude permanente qui pèse sur les familles des dockers occasionnels.

6. La prise en charge effective des accidents du travail, avec un suivi médical, des procédures d’indemnisation accessibles et des possibilités d’aménagement ou de reclassement compatibles avec l’état de santé des victimes.

7. La mise en place d’un mécanisme d’assistance aux familles des dockers décédés, en veillant à ce que les droits légaux et les prestations dues soient identifiés et effectivement versés.

8. Le renforcement des mesures de santé et de sécurité au travail, accompagné d’un suivi régulier de leur application.

9. L’ouverture d’un dialogue social régulier entre les autorités portuaires, les structures chargées de la gestion des dockers et les représentants des travailleurs.

10. La publication d’un plan d’action assorti de priorités et d’échéances, afin que cet appel ne demeure pas une simple lettre de plus, mais devienne le point de départ de changements concrets.

Nous sommes conscients que ces mesures nécessitent des études, des moyens et une coordination entre plusieurs acteurs. C’est pourquoi nous sollicitons avant tout une volonté politique et institutionnelle claire, capable d’engager les services compétents vers des solutions durables.

10. EXCELLENCE, NE LAISSEZ PAS LES DOCKERS VIEILLIR DANS L’OUBLI

Monsieur le Président du Conseil,

Il nous est difficile de terminer cette lettre sans revenir à l’image de mon père.

Quand je le regarde aujourd’hui, avec ses membres qui tremblent même lorsqu’il est debout, après avoir consacré des années de sa vie au métier de docker et passé six années à la retraite sans pension, je pense à tous ces travailleurs qui se demandent ce que l’avenir leur réserve.

Je pense aux pères qui cachent leur détresse à leurs enfants. Aux hommes qui souffrent mais continuent de se présenter au travail parce qu’ils n’ont pas le choix. Aux familles qui s’endettent pour payer les soins. Aux veuves et aux orphelins qui doivent poursuivre leur chemin sans celui qui faisait vivre leur foyer.

Et je me pose cette question, que je vous adresse avec tout le respect dû à votre fonction : quelle consolation pouvons-nous offrir à un père qui a donné sa force au travail et qui se retrouve, au soir de sa vie, sans pension, malade et dépendant de la compassion de ses proches ?

Nous ne vous demandons pas de regarder uniquement des dossiers administratifs. Nous vous demandons de voir les visages qui se cachent derrière ces dossiers.

Nous vous demandons de penser à l’enfant qui attend son repas, à la mère qui ne sait plus comment payer les médicaments, au docker accidenté qui craint de perdre son revenu, au vieil homme qui ne peut plus travailler et à la famille qui a perdu son père sur le quai.

Une décision prise aujourd’hui peut changer le destin de nombreuses familles. Une procédure simplifiée peut permettre à un malade d’accéder plus rapidement à ses soins. Une pension régularisée peut rendre sa dignité à un ancien travailleur. Un dispositif d’indemnisation effectif peut empêcher qu’une famille déjà endeuillée sombre dans la misère.

Excellence Monsieur le Président du Conseil, nous implorons votre compassion et votre intervention.

Monsieur le Directeur général, nous faisons appel à votre sens des responsabilités, à votre humanisme et à votre volonté de faire du Port autonome de Lomé une institution exemplaire, non seulement par ses performances, mais aussi par le respect accordé aux hommes et aux femmes qui contribuent à son fonctionnement.

Nous ne cherchons ni la confrontation ni l’humiliation de qui que ce soit. Nous voulons être entendus. Nous voulons que nos souffrances soient reconnues. Nous voulons que les engagements se traduisent en actes.

Nous croyons qu’un pays se grandit lorsqu’il protège ceux qui travaillent. Nous croyons qu’une institution gagne en valeur lorsqu’elle prend soin de ceux qui la servent. Et nous croyons qu’une autorité démontre véritablement sa grandeur lorsqu’elle tend la main à ceux qui n’ont plus la force de se faire entendre.

Ne permettez pas que les dockers soient indispensables lorsqu’ils sont forts et oubliés lorsqu’ils sont malades. Ne permettez pas que ceux qui ont contribué à la prospérité du port soient abandonnés au moment où ils ont le plus besoin de solidarité.

Nous espérons sincèrement que cette lettre trouvera un écho favorable auprès de vous et qu’elle ouvrira la voie à une rencontre, à une écoute attentive et à des mesures concrètes.

Pour nos pères, pour nos camarades, pour nos enfants et pour toutes les familles qui vivent dans l’ombre de ces difficultés, nous vous demandons de faire de la dignité des dockers une priorité.

Que le développement de notre port soit aussi celui de l’espoir, de la justice sociale et du bonheur des familles togolaises.

Dans l’espoir d’une réponse favorable et d’actions à la hauteur de cette détresse humaine, nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Président du Conseil, Monsieur le Directeur général, l’expression de notre très haute considération.

Pour la dignité des dockers. Pour la protection de leurs familles. Pour une justice sociale véritable.

Un docker du Port autonome de Lomé, au nom de ses camarades et de leurs familles.

Fait à Lomé, le 25 octobre 2026

Signature : 60..65..27

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