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Afrique

Burkina/Enseignement supérieur : Après 40 ans de rupture, le cinéma retrouve sa place à l'université Joseph Ki-Zerbo

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/11/2026 - 21:10

40 ans après la fermeture de l'Institut africain d'éducation cinématographique de Ouagadougou (INAFEC), l'Université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ) renoue avec la formation universitaire en cinéma et audiovisuel. Ce lundi 2 novembre 2026, la première promotion de cette nouvelle filière a effectué sa rentrée académique, marquant le début d'une nouvelle étape dans l'histoire de l'enseignement cinématographique au Burkina .

Dans une salle de cours de l'Unité de formation et de recherche en Lettres, arts et communication (UFR/LAC) ce 2 novembre 2026, des étudiants en année de licence ont pris place avec leurs supports de prise de notes. Face à eux, le Pr Jean-Baptiste Coulibaly, archéologue, ouvre le premier cours de la nouvelle filière cinéma et audiovisuel. Une scène qui, au-delà de son caractère académique, marque le retour de l'enseignement universitaire du cinéma dans cette institution, quarante ans après une longue interruption.

Cette première promotion compte 34 étudiants, dont 16 en licence et 18 en master. Elle est accueillie au sein de l'UFR/LAC. Pour ces apprenants, le début des cours représente une occasion de construire des compétences dans un secteur où la passion et la pratique ne suffisent pas toujours à garantir une véritable maîtrise des métiers. Le premier rendez-vous pédagogique est consacré à l'« Introduction à l'histoire de l'art ».

Le Pr Jean-Baptiste Coulibaly a assuré le premier cours de la nouvelle filière, consacré à l'introduction à l'histoire de l'art

Un choix qui n'est pas anodin pour le professeur Jean-Baptiste Coulibaly. Avant d'aborder le cinéma comme pratique artistique et moyen d'expression, il entend poser les bases de la compréhension de l'art et de son évolution. « Il s'agira pour moi de définir deux notions clés. La première notion qui est fondamentale, c'est l'art. La deuxième notion, c'est l'histoire de l'art », explique-t-il. Son enseignement doit permettre aux étudiants de comprendre ce qu'est l'art, comment s'étudient les phénomènes artistiques et de quelle manière le cinéma peut être abordé dans cette perspective historique.

Pour l'enseignant, connaître l'histoire d'une discipline constitue une porte d'entrée indispensable à sa compréhension. Le cours ouvrira ainsi une fenêtre sur l'histoire du cinéma, après avoir posé les fondements nécessaires à l'étude de l'art. Une démarche qui rappelle que la formation ne se limitera pas à l'apprentissage des techniques de tournage ou de montage. Elle reposera également sur une compréhension des formes artistiques, de leurs évolutions et de leurs expressions.

Former des professionnels, mais aussi des penseurs du cinéma

Cette rentrée est l'aboutissement d'un processus engagé dans le cadre de la politique de professionnalisation des formations universitaires. Pour Dr Valentine Palm Sanou, responsable de la formation cinéma et audiovisuelle et enseignante-chercheuse au département de lettres modernes, l'ouverture de cette filière répond à une orientation du ministère de tutelle visant à faire des universités des espaces où les jeunes acquièrent des compétences directement mobilisables dans le monde professionnel. « Nous sommes de retour avec le cinéma à l'université de Ouagadougou par une volonté politique », souligne-t-elle.

“Pour un départ, nous avons envisagé de former en réalisation, en production, en image, en montage et en son”, Dr Valentine Palm Sanou, responsable de la formation

Elle précise que cette initiative s'inscrit dans un ensemble de créations de filières professionnalisantes destinées à rapprocher les enseignements universitaires des réalités du marché du travail. Mais le projet ne consiste pas simplement à remettre le cinéma au programme de l'université. L'ambition est de former une relève capable d'intervenir aussi bien dans la réflexion que dans la pratique cinématographique. « Nous avons l'ambition de former à la fois des théoriciens et des praticiens du cinéma, ce qui devrait nous permettre d'avoir des cinéastes beaucoup plus performants sur le terrain, des cinéastes de l'esprit, mais aussi du métier », indique Dr Valentine Palm Sanou.

La maquette pédagogique a ainsi été pensée autour de neuf profils professionnels à terme. Toutefois, pour cette première promotion, cinq domaines ont été retenus afin de tenir compte des effectifs et des moyens à mobiliser : la réalisation, la production, l'image, le montage et le son. Les autres spécialités envisagées, notamment les jeux vidéo, le cinéma d'animation et la photographie, pourraient être développées progressivement.

La responsable de la formation ne cache pas sa satisfaction de voir aboutir un projet auquel elle et ses collègues ont consacré du temps, notamment à travers l'élaboration des curricula, la définition des contenus pédagogiques et la recherche de partenaires susceptibles d'accompagner sa mise en œuvre.
Pour la directrice de l'UFR/LAC, Dr Virginie Kaboré, cette ouverture constitue également une réponse à un besoin de formation dans le secteur. Elle estime que les métiers du cinéma et de l'audiovisuel offrent des perspectives professionnelles et que l'université peut contribuer à mieux structurer les compétences dans ce domaine. « C'est une opportunité qu'on offre aux étudiants de pouvoir vraiment se professionnaliser dans le domaine des arts, du cinéma et de l'audiovisuel », affirme-t-elle. Elle salue une initiative qui permettra de donner un caractère davantage scientifique aux pratiques cinématographiques existantes.

La directrice de l'UFR/LAC, Dr Virginie Kaboré, salue l'ouverture de la filière cinéma et audiovisuel, qu'elle considère comme une opportunité de professionnalisation des étudiants et de renforcement de la formation universitaire dans les métiers des arts et du cinéma

Un héritage à prolonger

Le retour du cinéma à l'université Joseph Ki-Zerbo renvoie nécessairement à une histoire. Celle de l'Institut africain d'éducation cinématographique de Ouagadougou (INAFEC), ancienne école de cinéma rattachée à l'université, qui a fonctionné de 1976 à 1987. Sa fermeture avait laissé une interruption de près de quatre décennies dans la continuité de cette formation au sein de l'institution. La nouvelle filière ne constitue donc pas une simple création académique.

Elle représente aussi une volonté de renouer avec une expérience passée, tout en adaptant les enseignements aux réalités actuelles du cinéma et de l'audiovisuel.
Gaël Hema, étudiant de cette première promotion considère la formation comme une étape essentielle pour toute personne désireuse de faire carrière dans ce secteur. « Quand tu entreprends quelque chose, il faut vraiment se former. Et moi, je considère ça vraiment comme une aubaine qui vient vers nous, pour permettre à chacun de se former et de grandir dans ce métier-là », confie-t-il.

“Quand tu entreprends quelque chose, il faut vraiment te former. Cette filière est une aubaine pour grandir dans le métier”, Gaël Hema, étudiant

Son enthousiasme est également nourri par les échanges avec des professionnels expérimentés qui lui ont raconté leurs parcours et leurs expériences. Intégrer cette première promotion lui donne ainsi le sentiment d'appartenir à une nouvelle génération appelée à poursuivre et à renouveler le travail engagé par les pionniers du cinéma burkinabè.

Toutefois, derrière cette ambition se pose la question des conditions concrètes de formation. Le cinéma et l'audiovisuel sont des domaines qui nécessitent des équipements spécifiques, des espaces de pratique et une immersion dans les réalités professionnelles. La théorie doit pouvoir s'accompagner de travaux pratiques réguliers pour permettre aux étudiants de maîtriser les différents outils et métiers auxquels ils se destinent. Le président de l'université Joseph Ki-Zerbo, le Pr Antoine Béré, en est conscient. Il explique donc que l'ouverture de la filière s'inscrit dans la mise en œuvre de la carte universitaire adoptée en 2025, qui prévoit notamment une réorganisation des offres de formation et une meilleure prise en compte des besoins de professionnalisation.

“Nous nous réjouissons que ce 2 novembre soit le lancement officiel des cours pour la filière cinéma et audiovisuel. Pour l'université Joseph Ki Zerbo, c'est un défi relevé”, indique le Pr Antoine Béré, président de l'UJKZ.

Selon lui, les préparatifs ont été engagés depuis le mois d'avril 2026 pour élaborer les curricula et réunir les conditions nécessaires au démarrage des enseignements. Il salue une étape importante pour l'université, tout en reconnaissant les exigences particulières liées à une formation qui repose largement sur la pratique. « Ce sont des filières professionnalisantes qui demandent beaucoup de pratiques. Donc, il faudrait que nous travaillions à pouvoir rassembler tout le nécessaire pour permettre aux étudiants d'avoir une bonne qualité de formation », souligne-t-il.

Pour relever ce défi, l'université envisage de développer des partenariats et des conventions avec les structures et les professionnels qui évoluent déjà dans le secteur. L'objectif est de bénéficier de leur accompagnement dans le déroulement des enseignements, avant de parvenir progressivement à la mise en place d'un laboratoire propre à l'UJKZ pour accueillir et soutenir les différentes activités pratiques. Cette perspective sera déterminante pour donner à la formation toute sa dimension professionnelle car former des réalisateurs, des producteurs, des monteurs, des techniciens du son ou des spécialistes de l'image suppose de mettre les étudiants en situation de création et de production.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

Categories: Afrique

Foire transfrontalière agricole SKBoWa : Bobo-Dioulasso accueille la première édition du 20 au 29 novembre 2026

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/11/2026 - 20:55

La première édition de la Foire transfrontalière agricole SKBoWa se tiendra du 20 au 29 novembre 2026 à Bobo-Dioulasso, sur le site de la Semaine nationale de la culture (SNC). Placée sous le thème « Commerce transfrontalier : valorisation des produits des filières agricoles pour le développement économique et la cohésion sociale », elle ambitionne de renforcer les échanges commerciaux entre le Burkina Faso, le Mali, la Côte d'Ivoire et le Ghana. Les organisateurs visent 20 000 participants et prévoient 300 stands d'exposition.

Faire des complémentarités agricoles un levier de développement économique et de rapprochement entre les peuples, c'est l'ambition de la première édition de la Foire transfrontalière agricole SKBoWa, dont les grandes articulations ont été présentées aux professionnels des médias, ce vendredi 30 octobre 2026, à Bobo-Dioulasso. À travers cette initiative, les organisateurs entendent créer un cadre de rencontres et d'opportunités d'affaires entre les acteurs des filières agricoles de quatre villes à savoir Sikasso, au Mali, Korhogo, en Côte d'Ivoire, Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, et Wa, au Ghana.

Selon la déclaration liminaire lue par Paul Ouédraogo, président d'honneur de l'Interprofession de la mangue du Burkina Faso, représentant le comité régional d'organisation à travers le président du Cadre de concertation des organisations interprofessionnelles agricoles du Burkina Faso (CCIOA-BF), cet espace transfrontalier est historiquement marqué par des échanges commerciaux et des liens sociaux et culturels. Bien avant la délimitation des frontières administratives, les populations de ces territoires entretenaient des relations commerciales autour de produits tels que la cola, le riz et le bétail… Une dynamique que les organisateurs souhaitent aujourd'hui consolider en offrant aux acteurs économiques de nouvelles possibilités de collaboration.

Paul Ouédraogo, président d'honneur de l'Interprofession de la mangue du Burkina Faso, représentant le comité régional d'organisation

Transformer les complémentarités agricoles en opportunités d'affaires

L'espace SKBoWa dispose d'un potentiel agricole important, avec une diversité de productions comprenant notamment le maïs, le manioc, le soja, la mangue, la volaille, la pomme de terre, le bétail, la viande, le poisson, le blé et l'anacarde. Malgré cette diversité, les échanges entre les différents territoires restent confrontés à plusieurs difficultés.

La fragmentation des marchés, la méconnaissance des produits disponibles dans les territoires voisins, les barrières non tarifaires, les contraintes fiscales et la faible structuration de certains circuits de distribution constituent autant d'obstacles à la fluidité des échanges commerciaux. « Des produits existent. Des producteurs existent. Des transformateurs existent. Des acheteurs existent. Ce qui manque trop souvent, c'est l'occasion de se rencontrer », a souligné Paul Ouédraogo dans sa déclaration.

La foire se veut ainsi une plateforme de mise en relation entre producteurs, transformateurs, commerçants, entreprises et acheteurs. L'objectif est de faciliter la commercialisation des produits agricoles, de favoriser la conclusion de partenariats et de contribuer à l'ouverture de nouveaux débouchés pour les acteurs des quatre pays.

Une vue des journalistes présents à la conférence de presse

300 stands pour valoriser les produits de quatre pays

Pendant dix jours, 300 stands accueilleront des exposants venus du Burkina Faso, du Mali, de la Côte d'Ivoire et du Ghana. Les produits d'une vingtaine de filières agricoles ainsi que le savoir-faire des acteurs seront mis en valeur. Au-delà de l'exposition-vente, plusieurs activités sont prévues pour favoriser les échanges d'expériences et le développement de relations commerciales durables. Des journées consacrées à chacun des quatre pays permettront de présenter leurs spécificités et leurs opportunités économiques.

Des conférences et des panels réuniront également des experts et des professionnels autour de thématiques telles que le commerce transfrontalier, la transformation agricole, l'accès aux marchés, la compétitivité et l'intégration économique sous-régionale. La dimension culturelle ne sera pas en reste. Un espace de jeux sera aménagé pour les enfants afin de permettre aux familles de participer à l'événement dans un cadre convivial. La cérémonie officielle d'ouverture est annoncée pour le samedi 21 novembre 2026, dans la matinée, sur le site de la SNC. La Nuit des filières figure également au programme des temps forts de la manifestation.

La photo de famille des membres du comité régional d'organisation de la foire

Une initiative soutenue par plusieurs partenaires

La Foire transfrontalière agricole SKBoWa est portée par le Cadre de concertation des organisations interprofessionnelles agricoles du Burkina Faso, en collaboration avec les ministères en charge de l'agriculture du Burkina Faso, du Mali, du Ghana et de la Côte d'Ivoire, ainsi qu'avec le ministère burkinabè chargé du commerce. L'initiative bénéficie de l'appui de l'Allemagne, avec un cofinancement de l'Union européenne, mis en œuvre par la GIZ à travers le projet SKBoWa Pour les organisateurs, cette première édition doit constituer un point de départ vers une meilleure intégration des marchés agricoles de cet espace transfrontalier.

L'enjeu est de faire en sorte que les contacts noués pendant la foire se transforment en partenariats commerciaux durables, susceptibles de générer de la valeur ajoutée et des emplois au profit des acteurs des différentes filières. À cet effet, un appel a été lancé aux producteurs, transformateurs, commerçants, organisations professionnelles, entreprises et acheteurs des quatre pays afin qu'ils prennent part à cette rencontre. Les inscriptions pour l'exposition-vente sont ouvertes jusqu'au 10 novembre 2026.

Du 20 au 29 novembre 2026, Bobo-Dioulasso entend ainsi devenir un carrefour d'échanges commerciaux et de valorisation des produits agricoles de l'espace SKBoWa, avec l'ambition de faire du commerce transfrontalier un instrument de développement économique et de cohésion sociale.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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Burkina/Santé : "Lafiako", une plateforme numérique pour traiter les plaintes dans le système de santé

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/11/2026 - 20:30

Le ministère de la Santé a procédé, ce lundi 2 novembre 2026 à Ouagadougou, au lancement de "Lafiako", une plateforme numérique destinée à recueillir et à traiter les préoccupations des usagers du système de santé. Cette initiative vise à améliorer la qualité des services de santé, à renforcer le dialogue entre les patients et les professionnels de santé, ainsi qu'à promouvoir la redevabilité au sein des structures sanitaires.

Présentée au cours d'une conférence de presse réunissant des professionnels des médias et des acteurs du secteur de la santé, cette innovation entend offrir aux patients un cadre accessible pour exprimer leurs préoccupations, obtenir des réponses et signaler d'éventuels manquements dans la prise en charge sanitaire. À travers ce dispositif, le ministère entend également rappeler aux professionnels de santé les exigences éthiques et déontologiques qui encadrent l'exercice de leur métier, notamment en cas de manquement constaté.

Le ministre de la santé, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a souligné la nécessité de mettre en place un mécanisme structuré pour répondre aux préoccupations des usagers. « Les usagers et les acteurs du système de santé expriment régulièrement des préoccupations relatives à l'accès aux soins, à l'accueil, au comportement de certains agents ou encore au fonctionnement des services. Face à cette réalité, le ministère de la Santé a décidé de mettre en place un dispositif structuré permettant de recueillir, d'analyser, de traiter et de suivre ces différentes préoccupations. L'objectif est de faire de la parole des usagers un véritable levier d'amélioration de la qualité des services de santé et de renforcement de la redevabilité. Les réclamations, pour exprimer une insatisfaction. Les demandes d'information, pour obtenir des éclaircissements sur les droits et les services disponibles. Et enfin, les suggestions pour proposer des pistes d'amélioration », a-t-il déclaré.

Un mécanisme de traitement et de suivi des plaintes

Dr Kargougou a précisé que chaque requête reçue dans le cadre de la plateforme est systématiquement enregistrée, analysée et orientée vers la structure compétente. Selon la nature de la préoccupation, son traitement peut nécessiter des vérifications, des investigations ou la mise en œuvre de mesures correctives. Le dispositif prévoit également un retour d'informations au requérant sur la prise en charge de sa plainte et les suites qui lui sont réservées. Le délai de traitement annoncé est de dix jours, avec un suivi particulier pour les dossiers nécessitant des investigations complémentaires.

Le dispositif concerne aussi bien les formations sanitaires publiques que privées. Pour faciliter son accessibilité, quatre principaux canaux sont mis à la disposition des populations. Il s'agit de la plateforme numérique accessible à l'adresse Lafiako. Les services d'accueil et d'information, avec un réseau de 108 services d'accueil et d'information et 233 collaborateurs mobilisés à différents niveaux du système de santé « J'invite les citoyens, tous les Burkinabè, à s'appuyer sur cet outil et à en faire un usage responsable. J'exhorte également les responsables des structures sanitaires et les professionnels de santé à accorder toute l'attention nécessaire aux requêtes qui leur seront transmises. Aux professionnels des médias, je demande de contribuer à faire connaître ce dispositif, à expliquer ses modalités d'accès et à encourager son appropriation par les populations. Camarades, Lafiako n'est pas une fin en soi. C'est un instrument au service d'un système de santé plus attentif aux préoccupations des populations, plus transparent et davantage engagé dans l'amélioration continue de ses prestations. Sa réussite dépendra de notre capacité collective à écouter, à traiter et surtout à apporter des réponses concrètes aux préoccupations exposées ».

Afin de faciliter l'accès à ce dispositif, le ministère de la Santé a mis à la disposition des usagers plusieurs moyens de communication. Il s'agit notamment du numéro vert 3535, du numéro WhatsApp 52 25 30 30, ainsi que d'une page Facebook dédiée.

À travers le lancement de Lafiako, le ministère de la Santé entend ainsi faire des préoccupations des patients un outil d'amélioration continue des services sanitaires et de renforcement de la confiance entre les populations et le système de santé.

Ismaël Ouédraogo
Lefaso.net

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Les frais parallèles interdits dans les collèges

24 Heures au Bénin - Mon, 02/11/2026 - 20:25

Le ministère de l'Enseignement secondaire interdit les frais parallèles et l'imposition de macarons aux élèves. Des contrôles inopinés sont annoncés dans les établissements.

Dans une correspondance en date du 30 octobre 2026, adressée aux directeurs départementaux de l'Enseignement secondaire, le Secrétaire général du ministère de l'Enseignement secondaire, Cyrille Aïnamon, rappelle que seules les contributions scolaires officiellement homologuées peuvent être perçues.

Il leur demande de veiller à « l'arrêt immédiat des perceptions illicites ».

La mesure concerne également les macarons : les chefs d'établissement ne doivent imposer aux apprenants ni leur achat ni leur port.

Pour faire respecter ces prescriptions, les directeurs départementaux sont appelés à multiplier les contrôles inopinés dans les établissements et à assurer un suivi de proximité. Tout responsable qui enfreindrait les directives devra être rappelé à l'ordre. Les manquements constatés devront également être immédiatement signalés à la hiérarchie.

M. M.

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Au Maroc, le dessinateur Yasser Mounbir condamné à quatre ans de prison ferme pour des caricatures du roi

LeMonde / Afrique - Mon, 02/11/2026 - 19:00
L’artiste de 22 ans était jugé, le 30 octobre, pour « offense envers la personne du roi » après avoir réalisé et diffusé sur Instagram des représentations de Mohammed VI.
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Sahara occidental : fin inattendue pour la mission de l’ONU

LeMonde / Afrique - Mon, 02/11/2026 - 18:48
Au terme d’une présence de trente-cinq ans, la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental a officiellement cessé d’exister, le 1ᵉʳ novembre 2026.
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4 trophées pour le Bénin dont celui de meilleure destination touristique

24 Heures au Bénin - Mon, 02/11/2026 - 18:16

Le Bénin a été distingué à quatre reprises aux Africa Tourism Awards 2026, organisés à Londres. Une reconnaissance qui récompense ses efforts de promotion touristique et de valorisation de son patrimoine culturel.

A l'occasion des Africa Tourism Awards 2026, dont la cérémonie s'est déroulée dimanche 1er novembre 2026 à Londres, le Bénin a remporté quatre distinctions, dont trois consacrent directement son attractivité touristique.

Le Bénin a été sacré « Destination touristique de l'année », « Destination culturelle de l'année » et « Vidéo touristique de l'année ».

À ces récompenses s'ajoute le titre d'« Agence nationale du tourisme de l'année », attribué à Bénin Tourisme.

Ce palmarès place le Bénin parmi les grands lauréats de cette édition.

Ces distinctions viennent saluer les investissements engagés par le gouvernement pour faire du tourisme un levier de développement économique et de rayonnement culturel. Réhabilitation du patrimoine, construction d'équipements culturels et touristiques, modernisation des infrastructures et renouvellement de l'offre constituent les principaux axes de cette politique. A cela s'ajoutent les campagnes de promotion destinées à renforcer la visibilité du Bénin sur les marchés internationaux.

Des Vodun Days à Ouidah au Festival des Masques à Porto-Novo, en passant par la Gaani à Nikki, plusieurs rendez-vous contribuent à mettre en lumière son identité culturelle. Les sites touristiques, de Ganvié aux palais royaux d'Abomey, des Tatas Bètammaribè aux plages de Grand-Popo, participent également à cette attractivité.

Pour Sindé Chekété, directeur général de Bénin Tourisme, ces récompenses constituent une reconnaissance des efforts collectifs engagés pour promouvoir la destination. Elles saluent, selon lui, les investissements réalisés, la richesse du patrimoine national et le travail des acteurs du secteur. C'est également un encouragement à poursuivre les initiatives visant à faire du Bénin une destination de référence.

Ce nouveau palmarès prolonge une série de reconnaissances internationales obtenues ces dernières années. En 2024, le Bénin figurait parmi les dix pays à visiter selon Lonely Planet.

En 2025, le magazine américain Afar a retenu le Bénin dans sa sélection des 25 destinations à découvrir. La même année, le pavillon béninois à l'Exposition universelle d'Osaka avait remporté le Trophée d'Or dans la catégorie « Exhibition and Design ». En 2026, le Bénin a également été sacré « Meilleure destination internationale » au Prix de l'Afrotourisme, au Brésil.

Avec ces quatre nouvelles distinctions, le Bénin entend consolider le positionnement de sa marque-pays « Bénin, un Monde de Splendeurs » et poursuivre sa conquête des marchés touristiques internationaux.

M. M.

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La pénurie d'intrants et les grèves fragilisent la riposte contre le choléra à l’Equateur

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 02/11/2026 - 18:04


La lutte contre le choléra est confrontée à de multiples difficultés dans la province de l'Équateur. Entre la pénurie de médicaments, la rupture des stocks de chlore, le manque de lits dans les centres de traitement et les grèves du personnel soignant, la prise en charge des malades devient de plus en plus complexe.

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CNSS : Les acteurs de la chaîne financière et comptable à l'école du régime fiscal

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/11/2026 - 17:25

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a entamé, ce lundi 2 novembre 2026 à Koudougou, un atelier de formation de cinq jours au profit des acteurs de sa chaîne financière et comptable. Cette session vise à renforcer leurs compétences sur le régime fiscal applicable à l'institution.

Dans un contexte marqué par l'évolution constante de la législation fiscale, la maîtrise des obligations fiscales constitue un enjeu majeur pour la bonne gouvernance et la performance de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). C'est dans cette perspective que la direction générale de l'institution a initié un atelier de formation de cinq jours à Koudougou au profit des cadres et agents intervenant dans la chaîne financière et comptable.

Prévu du 2 au 6 novembre 2026, cet atelier permettra aux participants d'approfondir leurs connaissances sur le régime fiscal applicable à la CNSS, notamment en matière d'obligations déclaratives et de paiement.

Au cours de la formation, les acteurs aborderont des modules tels que la généralité, la facturation au Burkina Faso, la retenue à la source, la fiscalité immobilière et le processus de sécurisation des terres au Burkina.

Quelques employés de la CNSS à l'atelier de formation.

Les travaux devront également contribuer à une meilleure appropriation des textes en vigueur, à l'harmonisation des pratiques, à l'identification des principales zones de risque ainsi qu'au renforcement des mécanismes internes de contrôle et de suivi.

Au nom du directeur général de la CNSS, le secrétaire général, Léopold Toé, a souligné que cette formation vise à renforcer la compréhension du régime fiscal applicable à l'institution. Elle devra ainsi permettre aux différents acteurs de mieux cerner les incidences fiscales de leurs activités et d'améliorer la prévention des risques.

Il a relevé que toute erreur d'interprétation des textes ou tout manquement aux obligations déclaratives et aux échéances de paiement est susceptible d'exposer l'institution à des redressements, des pénalités financières ou des contentieux. Pour le secrétaire général, la conformité fiscale ne doit donc pas être considérée comme une responsabilité exclusive des services spécialisés, mais comme une préoccupation partagée par tous les acteurs de la chaîne financière et comptable.

Le secrétaire général de la CNSS, Léopold Toé.

« La conformité fiscale ne relève donc pas uniquement des services spécialisés. Elle constitue une responsabilité partagée par l'ensemble des acteurs de la chaîne financière et comptable. Camarades, c'est pour répondre à cette exigence que la direction générale a jugé opportune d'organiser le présent atelier », a-t-il insisté, invitant les participants à prendre une part active aux communications et aux échanges.

Pour Karim Nignan, conseiller fiscal auprès de la direction générale de la CNSS et par ailleurs formateur à l'atelier, cette formation s'inscrit dans la dynamique de renforcement continu des capacités des cadres et agents de l'institution. Elle répond notamment à la nécessité de permettre aux praticiens de mieux comprendre les difficultés liées à l'application de la législation fiscale, dans un environnement réglementaire en constante évolution.

Karim Nignan, conseiller fiscal auprès de la direction générale de la CNSS.

« Durant ces 5 jours, nous allons passer en revue le régime fiscal applicable à la Caisse nationale de sécurité sociale, les obligations déclaratives et de paiement. Nous allons voir essentiellement les différents impôts et taxes qui sont déclarés et payés par la CNSS », a-t-il indiqué.
Pour le conseiller fiscal, les activités de la CNSS comportent plusieurs implications fiscales. En sa qualité d'organisme chargé de la protection sociale des travailleurs, l'institution réalise notamment des acquisitions, conclut des contrats et des marchés, et effectue des investissements dans le domaine immobilier. Autant d'opérations qui nécessitent une bonne maîtrise des dispositions fiscales applicables.

Jean-Élysée Nikiéma
Lefaso.net

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Bunia : la pénurie d'eau inquiète les déplacés du site de l'ISP

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 02/11/2026 - 17:17


Le site des personnes déplacées de l'ISP, situé dans le quartier Muzipela à Bunia, traverse une grave crise d'approvisionnement en eau potable. Avec une population estimée à près de 16 000 personnes, le camp ne dispose que d'une seule source d'eau, insuffisante pour couvrir les besoins des milliers de ménages qui y vivent. Les déplacés redoutent les conséquences sanitaires de cette situation et sollicitent une intervention urgente des partenaires humanitaires.

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Un faux profil de l'ex Première dame Claudine Talon risque 5 ans de prison

24 Heures au Bénin - Mon, 02/11/2026 - 17:17

Un jeune homme, poursuivi pour avoir usurpé l'identité de l'ex Première dame du Bénin Claudine Talon pour escroquer une femme, a comparu lundi 2 novembre 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).

Une femme a été victime d'une escroquerie après avoir échangé sur Messenger avec un individu qui se faisait passer pour Mme Claudine Talon, ancienne première dame du Bénin.

Le dossier a été examiné ce lundi 2 novembre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).

D'après les déclarations rapportées par Libre Express, les échanges ont commencé lorsque la femme a fait part de ses problèmes de santé à son interlocuteur. Celui-ci lui aurait alors promis une aide de 600 000 FCFA.

Un autre individu, présenté comme le directeur financier de la Fondation Claudine Talon, serait ensuite intervenu pour lui faire croire que son dossier suivait son cours.

La promesse aurait progressivement atteint 02 millions de FCFA. Pour obtenir cette aide, la femme a été amenée à effectuer plusieurs versements, jusqu'à perdre au total 910 000 FCFA. Des documents bancaires lui auraient également été transmis pour donner davantage de crédibilité à l'opération.

C'est après avoir pris des renseignements auprès de la Fondation Claudine Talon que la victime a compris qu'elle avait été trompée.

Les investigations ont par ailleurs révélé que le prévenu a également utilisé l'identité de l'actuelle Première dame, Nathalie Villette Wadagni.

A l'issue des débats, le ministère public a requis cinq (05) ans d'emprisonnement, dont quatre (04) ans ferme, ainsi qu'un (01) million de FCFA de dommages et intérêts au profit de la victime.

Le verdict de la CRIET est attendu le 21 décembre 2026.

M. M.

Categories: Afrique

Les bureaux du Ceg Tourou cambriolés, le gardien ligoté

24 Heures au Bénin - Mon, 02/11/2026 - 16:53

Six individus ont fait irruption au Ceg Tourou dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 novembre 2026. Après avoir ligoté le gardien, ils ont mis à sac plusieurs bureaux administratifs et endommagé du matériel informatique contenant d'importantes données du collège.

Portes défoncées, serrures endommagées, armoires vidées et équipements détériorés. Le Collège d'enseignement général (Ceg) de Tourou, dans le premier arrondissement de Parakou, a été cambriolé dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 novembre 2026.

Avant de s'attaquer aux bureaux, les cambrioleurs au nombre de six, s'en sont pris au gardien de l'établissement. Ce dernier a été ligoté aux pieds et aux mains, puis ses yeux ont été bandés à l'aide d'une chicotte.

Mais après le départ des assaillants, le gardien est parvenu à se libérer. Il s'est alors rendu chez le président de l'Association des parents d'élèves pour signaler le cambriolage.

« il était 3h32 quand le gardien », a donné l'alerte une fois libéré de ses liens, a témoigné Ousllmane Yaris Adje, président de l'Association des parents d'élèves, sur Fraternité FM,.

Les dégâts constatés sont importants. Selon Fousseni Akawé Akayokoti, directeur du Ceg Tourou, les cambrioleurs ont forcé les accès de plusieurs bureaux et vidé les armoires. Chez le comptable, ils ont tenté de scier les barreaux de la fenêtre servant à percevoir les frais versés par les élèves.

Le bureau du censeur a également été visité. Son ordinateur portable, qui contenait presque toutes les données du collège, a été endommagé.

Malgré l'ampleur des dégradations, aucune somme d'argent n'aurait été emportée. Ce qui laisse entière la question des véritables motivations des visiteurs nocturnes.

Les agents du commissariat du premier arrondissement se sont rendus sur les lieux pour le constat.

Le gardien a été conduit dans un centre de santé pour une prise en charge.

Une enquête est ouverte.

M. M.

Categories: Afrique

Ebola : l’épidémie a fait plus de 5 300 morts en Afrique, dont l’immense majorité en RDC

LeMonde / Afrique - Mon, 02/11/2026 - 16:26
Déclarée en mai, la flambée, due à une souche contre laquelle il n’existe aucun vaccin homologué, a franchi plusieurs frontières, avec des cas en Ouganda, au Kenya et au Nigeria.
Categories: Afrique

« C'est Gaza ou rien » : comment le soutien américain à Israël est devenu un sujet brûlant de la campagne électorale

BBC Afrique - Mon, 02/11/2026 - 16:04
Les inquiétudes concernant le soutien américain à Israël mobilisent désormais les électeurs des deux camps, dans l'une des courses électorales les plus serrées de ces élections de mi-mandat aux États-Unis.
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En Egypte, le média indépendant « Mada Masr », attaqué de toutes parts, joue sa survie

LeMonde / Afrique - Mon, 02/11/2026 - 16:00
Le site d’information est l’un des derniers espaces de liberté d’expression qui subsistent dans le pays. Il est la cible de poursuites judiciaires, et sa rédactrice en chef, brièvement incarcérée, doit passer en jugement le 11 novembre.
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Justicia Asbl dénonce le maintien de militaires et policiers sur les sites miniers dans le Haut-Katanga et le Lualaba

Radio Okapi / RD Congo - Mon, 02/11/2026 - 15:47


L’ONG Justicia Asbl affirme ce lundi 2 novembre qu’environ 5 000 militaires et policiers sont encore présents sur plusieurs sites miniers des provinces du Haut-Katanga et du Lualaba, malgré l’interdiction annoncée en juillet dernier par le Président de la République. L’organisation estime que cette situation favorise des violations des droits humains et compromet la gouvernance du secteur minier.

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12e Edition de la revue annuelle des reformes, politiques, programmes et projets communautaires de l'UEMOA au Burkina Faso

Lefaso.net (Burkina Faso) - Mon, 02/11/2026 - 15:25

Les travaux de la phase technique de cette édition se dérouleront du 04 au 06 novembre 2026 à Azalaï hôtel à Ouagadougou.
Au total, 149 textes réglementaires seront évalués, ainsi qu'un projet communautaire, pour un montant de plus de 2 milliards 400 millions de FCFA.
A noter que la 11e édition, tenue en 2025, a révélé un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 88,70%.
Pour rappel, la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l'UEMOA a été instituée par un Acte additionnel de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement du 24 octobre 2013, dans le cadre de l'approfondissement de l'intégration régionale.

Ouagadougou, le 30 octobre 2026

La Direction de la Communication

Contact presse :

DCOMINFOS@uemoa.int

380, Avenue du Professeur Joseph KI-ZERBO - 01 BP 543 Ouagadougou 01 Burkina Faso - Tél : (226) 25 31 88 73 à 76 Email : commission@uemoa.int - Site Internet : www.uemoa.int - facebook.com/UEMOAOfficielle -
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Une femme disparue retrouvée chez un faux charlatan

24 Heures au Bénin - Mon, 02/11/2026 - 15:07

Portée disparue depuis plus de deux mois, une jeune femme de 20 ans a été retrouvée saine et sauve, vendredi 30 octobre 2026, lors d'une opération de la police à Toffo. Au domicile du suspect, les enquêteurs ont également découvert un crâne et une mâchoire humaine.

Une intervention de la police républicaine a permis de retrouver une jeune femme d'environ 20 ans, dont la famille était sans nouvelles depuis plus de deux mois.

L'opération, menée vendredi 30 octobre 2026 à Toffo, dans le département de l'Atlantique, a conduit à l'interpellation d'un homme soupçonné de séquestration et de tentative d'extorsion de fonds.

L'affaire a pris une tournure inquiétante lorsque les proches de la jeune femme ont reçu une vidéo dans laquelle un individu se présentant comme un Bokonon, installé à Kandi, dans le département de l'Alibori, proférait des menaces en lien avec sa prétendue libération.

Les recherches engagées par les forces de sécurité, avec le concours de responsables d'un culte endogène, ont finalement permis de remonter jusqu'au suspect. Contrairement à ce qu'il laissait croire, celui-ci ne se trouvait pas à Kandi, mais à Toffo.

La perquisition des lieux a révélé une découverte troublante. Un crâne et une mâchoire humains ont été retrouvés chez le mis en cause.

L'origine et les circonstances de détention de ces ossements restent à déterminer.

Le suspect est placé en garde à vue. Une enquête est ouverte.

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