Suite à la sortie le 02 avril 2026 du président du Faso qui remettait entre autres en cause la gouvernance démocratique à l'occidental, le sujet anime toujours les causeries. Entre approbation et dénonciation, chacun y va de de ses arguments. Pour l'acteur de la société civile Jonas Hien dont la tribune suit, « la démocratie africaine de demain ne doit pas être une copie mais une création. » Tribune !
La déclaration du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, critiquant la démocratie à l'occidental appliquée en Afrique, lors de l'interview qu'il a accordée le 02 avril 2026 à la presse nationale et internationale, continue de susciter des débats. Les impérialistes et leurs porte-paroles africains ont trouvé en cette déclaration, de quoi amplifier leur manipulation habituelle. Or, réduire cette prise de position à un rejet systématique de la démocratie relève justement de la manipulation. Ce qui est en jeu, c'est une remise en cause profonde d'un modèle importé, souvent déconnecté des réalités africaines et une invite à bâtir une démocratie authentiquement enracinée dans les aspirations populaires.
Depuis 1990, l'Afrique a été sommée par la France d'entrer dans le moule démocratique occidental : élections dites démocratiques, partis politiques de l'opposition, constitutions copier-coller. Sur le papier, tout y est. Dans la réalité ! chômage massif, insécurité, pillage des ressources, dépendance économique. Dans bien des cas, ces mécanismes n'ont produit ni développement, ni justice sociale, ni souveraineté réelle.
Au contraire, ils ont parfois favorisé la captation de l'État par des élites minoritaires ; la reproduction de la dépendance économique ; l'instrumentalisation des institutions au profit d'intérêts extérieurs. Donc, une démocratie qui ne nourrit pas est une imposture. Une démocratie qui laisse son peuple dans la misère, qui ne protège pas sa jeunesse, qui ne garantit pas sa dignité, est une façade.
Dans ce contexte, la critique du Président du Faso apparaît non seulement légitime, mais nécessaire. Elle pose des questions fondamentales : une démocratie qui ne transforme pas les conditions de vie des peuples est-elle encore une démocratie, ou simplement une mise en scène politique ? La démocratie signifie-t-elle forcément élections ? Le peuple vit-il mieux ? Le pays est-il souverain ? Les ressources profitent-elles à la Nation ? Si la réponse est non, alors il faut changer de modèle, radicalement. Le message du Président du Faso est donc clair : la démocratie doit être jugée à ses résultats, pas à ses slogans.
La position défendue par le Chef de l'Etat repose sur une idée forte : la démocratie ne peut pas être réduite à des procédures, elle doit être un projet de transformation sociale. Cette vision s'inscrit dans la continuité historique de la Révolution Démocratique et Populaire portée par le Président Capitaine Thomas Sankara, pour qui, la souveraineté populaire ne peut exister sans justice économique, dignité nationale et participation active des masses.
Une telle démocratie implique la redistribution équitable des richesses ; la maîtrise et le contrôle des ressources stratégiques ; la mobilisation consciente des citoyens dans la gestion des affaires publiques ; la rupture avec les schémas de dépendance hérités de la colonisation. Mais il faut comprendre le Colon : il veut passer par sa fameuse démocratie pour chercher à imposer des dirigeants qui lui ouvriront les boulevards de pillages et de l'esclavage !
Il nous faut une démocratie vivante, offensive, tournée vers la libération réelle des peuples. Et la Révolution Progressiste Populaire l'est. L'un des points de cette vision sur lesquels s'accrochent les manipulateurs, réside justement dans le lien établi entre démocratie et révolution. Pourtant, l'histoire politique mondiale montre effectivement que les grandes avancées démocratiques ont souvent été le fruit de ruptures profondes et non de simples ajustements institutionnels. Dans le contexte africain, le lien entre révolution et démocratie dont parle le Président du Faso doit être compris comme une réappropriation du destin collectif par les peuples eux-mêmes. Et il s'agit d'une interpellation adressée à toute l'Afrique, confrontée aux limites d'un modèle politique plaqué de l'extérieur.
Il invite les Africains à se poser des questions essentielles : quelle démocratie voulons-nous réellement ? à qui profite le système actuel ? comment construire des institutions qui répondent aux besoins concrets des populations ? Cette conscientisation est indispensable car aucun modèle politique ne peut être viable s'il n'est pas porté, compris et défendu par les peuples eux-mêmes. Au fond, la position du Président Ibrahim Traoré traduit une volonté claire : sortir de la tutelle des modèles imposés pour affirmer une souveraineté politique et intellectuelle africaine. Cela ne signifie pas rejeter en bloc les apports extérieurs, mais refuser leur application mécanique. Il s'agit de sélectionner, adapter et transformer, en fonction des réalités endogènes, des cultures politiques et des priorités nationales.
La démocratie africaine de demain ne doit pas être une copie mais une création. La polémique actuelle révèle en réalité une fracture plus profonde : celle entre une vision formelle de la démocratie et une vision substantielle centrée sur les résultats et la dignité humaine. En défendant une démocratie découlant et enracinée d'une révolution et des aspirations populaires, le Président du Faso ne ferme pas le débat. Il l'ouvre avec force car l'Afrique se trouve aujourd'hui à un tournant décisif.
Soit elle persiste dans des modèles qui ont montré leurs limites, soit elle ose inventer ses propres voies. Mais une chose est sûre : aucune démocratie ne peut être durable si elle ne naît pas de la volonté consciente, organisée et souveraine des peuples. Et c'est précisément cette conscience qu'il est urgent de construire.
L'Afrique n'a plus à imiter, elle doit inventer. L'Afrique n'est pas condamnée à copier des modèles qui ne fonctionnent pas pour elle. Elle a le droit et le devoir d'inventer sa propre voie. Une voie où la démocratie ne se limite pas à des urnes, mais s'incarne dans la justice sociale, la souveraineté politique, économique, diplomatique et la dignité humaine. Une voie où le peuple n'est plus un électeur passif, mais un acteur conscient. Une révolution fortement portée par le peuple est bel et bien un modèle de démocratie fiable. La démocratie n'est pas une tenue scolaire avec la même couleur de tissu et le même modèle de couture pour tous les élèves.
Jonas Hien
À travers une conférence de presse animée ce lundi 6 avril 2026 à Ouagadougou, Barack Production a annoncé la tenue d'un one man show en langue mooré porté par l'humoriste Kaboré l'intellectuel. Une initiative culturelle qui allie humour, identité nationale et résilience sociale.
La scène culturelle burkinabè s'apprête à accueillir un événement inédit. À l'initiative de Barack Production, un one man show entièrement en langue mooré sera présenté le 13 mai 2026 au Musée national de Ouagadougou. Porté par l'humoriste Nongma Hamado Kaboré, plus connu sous le nom de Kaboré l'intellectuel, ce spectacle se veut à la fois artistique, engagé et profondément ancré dans les réalités sociales du Burkina Faso.
Selon les organisateurs, cette initiative s'inscrit dans une dynamique nationale de valorisation des langues et des identités culturelles. « Depuis quelques années, le Burkina Faso affirme avec force sa volonté de valoriser son identité culturelle, ses langues nationales et ses traditions », ont-ils rappelé, citant notamment l'institution de la Journée des coutumes et traditions célébrée chaque 15 mai.
Issa Siguiré, manager général de Barack Production, a présenté les grandes lignes du projet de one man show en langue mooréPrévu pour le 13 mai, soit en prélude à cette journée dédiée aux traditions, le spectacle sera entièrement joué en mooré. Un choix assumé par les organisateurs, qui entendent ainsi rapprocher l'art du public et promouvoir le patrimoine linguistique national.
Issa Siguiré, manager général de Barack Production, a insisté sur la portée de cette décision. « Nous avons voulu un spectacle entièrement en mooré pour accompagner la volonté des autorités de promouvoir nos langues. C'est aussi une manière d'assumer notre culture », a-t-il expliqué.
Pour lui, ce projet dépasse largement le cadre d'un simple divertissement. « La culture peut jouer un rôle important dans la situation que traverse notre pays. Le rire aide à résister, à garder espoir et à aller de l'avant », a-t-il ajouté.
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux, les initiateurs du projet voient en l'humour un puissant levier de cohésion sociale. « Rire ensemble, c'est résister ensemble. Rire ensemble, c'est reconstruire ensemble », ont-ils martelé.
Cette dimension sociale se traduira concrètement par des représentations spéciales à l'endroit des Personnes déplacées internes (PDI). Après Ouagadougou, le spectacle sera ainsi présenté dans plusieurs localités à défis sécuritaires, notamment Kaya, Ouahigouya, Tenkodogo et Fada N'Gourma.
Les journalistes présents à la conférence de presse ont été invités à faire passer message« Ces populations ont besoin non seulement d'aide matérielle, mais aussi d'espoir. Le rire peut leur apporter cette force de résilience », a souligné Issa Siguiré.
Sur le plan artistique, Kaboré l'intellectuel promet un spectacle riche et varié, abordant sans détour les réalités du quotidien. « On va toucher à tout : les faits de société, les relations familiales, les couples, les célibataires, les quartiers, etc. », a-t-il confié.
Avec son style caractéristique mêlant satire et autodérision, l'humoriste entend également déconstruire certains clichés sociaux. « Dans notre société, on juge souvent sur l'apparence. On va jouer avec ces perceptions, toujours dans l'humour », a-t-il indiqué.
Tout en reconnaissant la sensibilité de certains sujets, il assure vouloir « tourner l'actualité à la moulinette de l'humour, tout en restant prudent ».
Kaboré l'intellectuel a par ailleurs lancé un appel vibrant au public burkinabè, les invitant à sortir massivement. « Venez massivement. On va s'amuser et montrer au monde que le Burkina Faso, c'est aussi un pays qui rit et qui vit », a-t-il déclaré.
Les organisateurs, de leur côté, ont insisté sur la nécessité d'une synergie entre acteurs publics, privés et partenaires techniques pour la réussite du projet. Ils ont invité entreprises, institutions et marques à s'associer à cette initiative à fort impact culturel et social.
Kaboré l'intellectuel invite les Burkinabè à venir massivement découvrir ce spectacle inédit en mooréSoutenir ce one man show, ont-ils souligné, c'est contribuer à la promotion des langues nationales, renforcer la cohésion sociale et offrir de l'espoir aux populations vulnérables.
Au-delà du spectacle du 13 mai, ce projet se veut le point de départ d'une dynamique plus large visant à démocratiser l'accès à la culture et à faire de l'humour un outil d'engagement citoyen.
« Au-delà d'un spectacle, il s'agit d'un engagement collectif pour une culture qui rassemble, apaise et construit l'avenir », ont ils conclu.
À travers cette initiative, Kaboré l'intellectuel et Barack Production ambitionnent ainsi de prouver que la culture, et en particulier l'humour, peut être une réponse forte aux défis du moment, en redonnant le sourire et en renforçant le vivre-ensemble.
Le programme et le coût d'entré du spectacle seront connus du public dans les jours à venir.
Anita Mireille Zongo
Lefaso.net
La haut-commissaire de la province du Sanguié, Talari Germaine Ouoba, a présidé la cérémonie de clôture de la formation de 36 artisans réparateurs de pompes à motricité humaine, ce samedi 4 avril 2026, dans la ville de Réo. Initiée par l'ONG Eau vive internationale (EVI), du 24 mars au 3 avril 2026, avec l'appui financier de "Charity : Water”, cette formation a été dispensée par le Centre de formation aux métiers de l'eau (CEFORME). La cérémonie, riche en symboles et en engagements, s'est tenue en présence notamment du président de la délégation spéciale de Réo, Sindi Issaka Zagré, et du président exécutif de Eau vive internationale, Jean Bosco Bazié. Plusieurs autorités administratives et acteurs du secteur de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement ont également pris part à l'événement.
Face aux pannes fréquentes des pompes à motricité humaine en milieu rural, l'absence de compétences locales en maintenance compromet durablement l'accès des populations à l'eau potable. Dans ce contexte, l'initiative de Eau vive internationale se révèle essentielle, en dotant les communautés de savoir-faire techniques capables d'assurer la continuité et la pérennité des services d'eau.
Selon le formateur Balibié Théodore, cette session a permis aux participants d'acquérir des compétences essentielles en matière de maintenance des pompes à motricité humaine. Les apprenants ont été outillés sur la définition et les différentes étapes du diagnostic, ainsi que sur l'identification des pannes courantes et les techniques de maintenance préventive. La formation a également accordé une place importante à l'entretien général des équipements, avec un travail approfondi sur les supports pédagogiques.
« À travers des exercices pratiques et des études de cas, les participants ont pu illustrer leurs acquis par des exemples concrets », Balibié Théodore Bado, formateur des artisans réparateurs de pompes à motricité humaineUne approche qu'ils ont particulièrement appréciée et qui a renforcé leur compréhension.
Au nom des bénéficiaires, Rasmané P. Compaoré a exprimé sa profonde gratitude envers les organisateurs et les partenaires de la formation. Il a salué la qualité des enseignements reçus, qui ont permis aux participants de renforcer significativement leurs compétences techniques en matière de diagnostic, de réparation et d'entretien des pompes à motricité humaine. S'engageant au nom de ses pairs, il a assuré que les acquis de cette session seront mis en pratique sur le terrain afin d'améliorer la fonctionnalité des ouvrages hydrauliques et de contribuer durablement à l'accès à l'eau potable dans les communautés rurales.
« Nous souhaitons que cette formation se poursuive au profit de notre jeunesse qui représente l'avenir du pays », Rasmané P. Compaoré, représentant des bénéficiairesLa haut-commissaire de la province du Sanguié, Talari Germaine Ouoba, a exprimé sa satisfaction quant à l'aboutissement de la formation des artisans réparateurs des ouvrages d'approvisionnement en eau potable. Elle a salué l'initiative de Eau vive internationale, menée en partenariat avec le Centre de formation aux métiers de l'eau, soulignant l'importance d'un tel programme dans le renforcement des capacités locales au service des communautés rurales.
S'adressant aux apprenants, elle a rappelé que durant douze jours, ceux-ci ont bénéficié d'une formation intensive combinant enseignements théoriques et exercices pratiques, adaptée aux exigences du terrain. Elle s'est particulièrement réjouie de leur assiduité et de leur engagement tout au long des sessions, notant avec satisfaction leur attention et leur implication dans les différents modules. Pour elle, ces acquis constituent une réponse concrète aux besoins actuels en matière de maintenance des infrastructures hydrauliques et un atout majeur pour améliorer durablement l'accès à l'eau potable.
« Votre rôle est désormais essentiel pour assurer la continuité du service en eau potable », Talari Germaine Ouoba, haut-commissaire de la province du Sanguié, s'adressant aux impétrantsPour sa part, le président de la délégation spéciale de Réo, Issaka Sindi Zagré, a exprimé sa satisfaction d'accueillir cette session de formation dédiée aux artisans réparateurs des ouvrages d'approvisionnement en eau potable. Il a salué le choix porté sur la commune de Réo pour abriter cette initiative, qui a permis aux apprenants de renforcer leurs compétences. Selon lui, cette formation s'inscrit pleinement dans la dynamique de développement des compétences locales, essentielle pour assurer une meilleure gestion des infrastructures hydrauliques.
Par ailleurs, il a souligné les défis auxquels font face les collectivités territoriales en matière de fonctionnement des ouvrages d'eau potable, souvent perturbés par des pannes techniques affectant directement les populations. Dans ce contexte, il a insisté sur l'importance de disposer d'artisans qualifiés, organisés et disponibles pour garantir des interventions rapides et efficaces. Il a, à cet effet, félicité l'initiative de Eau vive internationale et la qualité de la formation dispensée, tout en exhortant les artisans à faire preuve de professionnalisme, de sens du service et de collaboration, afin de contribuer durablement à la gestion des ressources en eau dans les communautés.
« L'ONG Eau vive internationale et le CEFORME contribuent à doter nos territoires de ressources humaines compétentes, capables de répondre efficacement aux besoins des communautés », Issaka Sindi Zagré, président de la délégation spéciale de RéoDans son allocution, le directeur général du Centre de formation aux métiers de l'eau, Baya Gustave Bado, a exprimé sa profonde gratitude à l'ensemble des acteurs ayant contribué à la réussite de cette formation. Il a notamment remercié Eau vive internationale pour la confiance placée en son institution, ainsi que les autorités locales pour leur accompagnement constant. À travers une métaphore évocatrice, il a rappelé que la qualité des résultats obtenus repose sur la solidité des appuis et des partenariats, soulignant ainsi l'importance de l'engagement collectif dans la mise en œuvre de telles initiatives.
Abordant le contenu de la formation, il a indiqué qu'elle s'est articulée autour de trois axes majeurs : le diagnostic des pannes, la réparation et l'entretien des forages, en vue d'assurer la durabilité des équipements et la continuité du service. Au-delà des compétences techniques, les apprenants ont également été formés à l'entrepreneuriat, afin de leur permettre de structurer et de valoriser leurs activités de manière viable et durable. Il a enfin félicité les participants pour leur assiduité, leur discipline et leur esprit d'apprentissage tout au long des 12 jours, gages, selon lui, d'une meilleure appropriation des acquis et d'un impact positif dans leurs communautés.
« Un artisan réparateur doit aussi savoir s'organiser, valoriser son savoir-faire et structurer son activité. Il doit être en mesure de développer une entreprise viable, durable et adaptée aux réalités du terrain », Baya Gustave Bado, directeur général du CEFORMELe directeur programme pays de Eau vive internationale, Dieudonné Bationon, a rappelé que cette formation a été organisée à la suite d'une doléance exprimée par les bénéficiaires lors de la Journée mondiale de l'eau 2025 à Manga. Elle répond, présice-t-il, à un besoin crucial, celui de renforcer les compétences locales pour assurer la maintenance des équipements d'approvisionnement en eau potable.
« Chose promise, chose due », a-t-il déclaré, soulignant l'engagement de son organisation à traduire les attentes des communautés en actions concrètes. Cette session a ainsi permis de renforcer les capacités des artisans issus des provinces du Ganzourgou, du Sanguié et du Zoundwéogo.
En cette Journée mondiale de l'eau, le directeur programme pays de Eau vive internationale au Burkina Faso, Dieudonné Bationon, a rappelé que l'accès à une eau potable de qualité est un droit humain fondamental, tout en demeurant un défi majeurIl a également souligné que, par leur engagement, les acteurs contribuent directement à améliorer cet accès et à renforcer la résilience des communautés.
La cérémonie de clôture de la formation a été marquée par la signature officielle d'un partenariat entre EVI et le CEFORME. Cet acte solennel vient renforcer la collaboration entre les deux structures dans leur engagement commun en faveur du développement des compétences locales et de l'amélioration durable de l'accès à l'eau potable. À travers cette signature, les deux partenaires réaffirment leur volonté de conjuguer leurs efforts pour accompagner les communautés et pérenniser les acquis des différentes formations dans le domaine de l'eau.
Par ailleurs, la cérémonie a été aussi ponctuée par la remise d'attestations de participation aux 36 impétrants, venant sanctionner avec succès les douze jours de formation intensive. Les bénéficiaires ont également reçu des équipements de protection individuelle, essentiels pour l'exercice sécurisé de leur métier sur le terrain. Ce geste symbolique traduit la reconnaissance des efforts fournis par les apprenants et constitue un appui concret pour leur mise en pratique des compétences acquises, tout en renforçant leur capacité à intervenir efficacement dans la réparation et l'entretien des pompes à motricité humaine au profit des communautés rurales.
Signature officielle de convention entre Eau vive internationale et le Centre de formation aux métiers de Réo ; et remise d'équipements de protection aux impétrantsAu-delà de la dimension technique, cette initiative s'inscrit dans le cadre de la Journée mondiale de l'eau dont le thème de cette année s'intitule : « Eau et Genre ». Ce thème a été également mis en lumière, avec une forte présence féminine parmi les autorités, illustrant l'importance de l'inclusion dans les politiques de développement.
Il faut noter que la présente formation intervient dans le cadre des activités de lancement du projet “SANGANZOU BF666”, mis en oeuvre dans les provinces du Ganzourgou, du Zoundwéogo et du Sanguié. Elle est une suite de la rencontre entre EVI et les artisans réparateurs tenue le 22 mars 2025 à Manga ; et vise à renforcer les capacités techniques des maintenanciers locaux, afin d'assurer la pérennité des ouvrages d'eau potable dans ces localités rurales.
La cérémonie s'est déroulée dans une ambiance conviviale, rythmée par la prestation d'un artiste de la localité, qui a apporté une touche festive et chaleureuse à l'événementC'est le 1er mars 2014 que la fédération Eau vive internationale (EVI) a été créée à Ouagadougou au Burkina Faso. Elle fédère les associations Eau vive Burkina Faso, Eau vive France, Eau vive Mali, Eau vive Niger, Eau vive Sénégal et Eau vive Togo. Organisation professionnelle dans la mise en œuvre des projets et programmes de développement, elle ambitionne de porter le changement au Sud comme au Nord pour contribuer à construire un monde où tous les Hommes auront les moyens de vivre dignement.
L'ONG s'impose comme un acteur majeur engagé pour l'accès durable à l'eau potable, à l'assainissement et à la gestion des ressources en eau en Afrique de l'Ouest. Plaçant les communautés au cœur de son action, elle œuvre à développer des infrastructures de proximité adaptées aux besoins locaux, tout en renforçant les capacités des populations. Une attention particulière est accordée à l'autonomisation des femmes, à travers leur formation et leur accompagnement dans les métiers techniques de l'eau. À travers ces actions, l'organisation promeut une gestion inclusive, équitable et durable de la ressource, contribuant ainsi à améliorer significativement les conditions de vie des populations.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Fondement d'une vie équilibrée, prendre soin de son bien-être psychologique n'est pas un luxe, mais une nécessité. Sans une bonne santé mentale, il est difficile, voire impossible de faire preuve de résilience face aux épreuves. Conscient de cette réalité, le Rotaract Club de Ouagadougou Millenium a sollicité l'expertise de Pamela Miriam Kabré, consultante en développement des personnes et des organisations et en santé holistique. Et cela, pour l'animation d'une conférence sur un sujet dont l'importance n'est plus à démontrer. « Santé mentale et résilience », c'est le thème de cette conférence qui a rassemblé le samedi 28 mars 2026, à Ouagadougou, un public diversifié.
Entre diagnostics scientifiques et clés de reconstruction, la consultante en développement des personnes et des organisations, a su capter l'attention de l'assistance en posant une vérité essentielle : la qualité de votre vie dépend profondément de votre état intérieur.
Dès l'entame de son propos, Pamela Miriam Kabré a tenu à rappeler la définition fondamentale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Elle affirme que l'OMS définit la santé mentale comme étant un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, tout en apportant une contribution à sa communauté. « Notre vie est le reflet de ce qui se passe à l'intérieur de nous », a martelé l'experte, posant ainsi le décor d'une réflexion où la psyché devient le moteur de la performance et de l'épanouissement.
Elle a ainsi insisté sur le fait que la santé mentale ne se résume pas à l'absence de maladie, mais constitue un équilibre global entre les dimensions émotionnelle, psychologique et sociale. Dans cette dynamique, elle a proposé une lecture structurée des différents troubles mentaux qui peuvent affecter l'être humain. Parmi ceux-ci, figurent les troubles de l'humeur, les troubles anxieux, les troubles psychotiques, les troubles du comportement alimentaire, les troubles de la personnalité, les troubles du neuro-développement, ainsi que ceux liés aux addictions, au sommeil et aux fonctions cognitives. Une manière de montrer que ces réalités sont multiples et souvent interconnectées.
« Cela me réjouis de savoir que les gens sont de plus en plus ouverts et veulent apprendre davantage sur la santé mentale », Pamela Miriam Kabré, architecte du développement humain et de la performance organisationnelleComprendre TDAH et TDA pour mieux agir
Abordant la question du Trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH ou TDA), la conférencière a détaillé les manifestations caractéristiques de ces troubles. Elle a expliqué que le TDAH se traduit par une agitation constante, une impulsivité marquée, une difficulté à rester en place ou encore une tendance à parler excessivement. À l'inverse, le TDA se manifeste davantage par une inattention chronique, des oublis fréquents, une désorganisation et une incapacité à mener une tâche à son terme.
Lorsque les personnes atteintes du TDH ne sont ni diagnostiquées ni prises en charge dans les meilleurs délais, cela les expose très souvent à des échecs scolaires et professionnels répétés, tout en compromettant leur capacité à s'intégrer pleinement sur le plan social. Toutefois, Pamela Kabré a rassuré son auditoire en évoquant des solutions accessibles, notamment la médication, les thérapies cognitives et comportementales, ainsi que l'utilisation de certaines plantes proposées par la conférencière. Elle a surtout insisté sur l'importance de la compréhension et de l'accompagnement, afin d'éviter les jugements hâtifs et les stigmatisations.
Les participants étaient composés notamment de jeunes, d'étudiants et de professionnels désireux de mieux comprendre les enjeux liés à l'équilibre psychologiqueDépression et stress, des réalités silencieuses mais dévastatrices
La dépression a également été au cœur des échanges. Elle est définie comme un trouble de l'humeur caractérisé par une tristesse persistante, un sentiment de vide intérieur et un profond désespoir. Elle peut se manifester par divers symptômes tels que la fatigue chronique, les troubles du sommeil, les variations de poids, la perte d'intérêt ou encore des difficultés à accomplir les tâches quotidiennes.
La conférencière a insisté sur le fait que ces signes ne doivent jamais être négligés.
Quant au stress, elle en distingue deux formes principales. Le stress conscient, perceptible à travers des manifestations physiques et émotionnelles comme l'augmentation du rythme cardiaque, les tensions musculaires ou l'irritabilité. Et le stress inconscient, plus insidieux, qu'elle qualifie de « tueur silencieux ». Ce dernier agit en profondeur sur l'organisme et peut entraîner des conséquences graves, notamment l'apparition de maladies comme le cancer, le vitiligo, les ulcères, l'alopécie, la constipation chronique, ainsi qu'un risque accru d'AVC.
Pour y faire face, Pamela Kabré recommande des pratiques telles que les exercices de relaxation, l'utilisation de solutions huileuses à base de macérats de plantes qu'elle a développées et mises à la disposition du public. Ces solutions selon elle, contribuent à stabiliser le stress, prévenir l'apparition des maladies chroniques, ralentir le vieillissement, améliorer la productivité au travail et favoriser la perte de poids, ainsi que la régulation des glandes surrénales.
« Cette conférence nous a permis de voir un peu certaines difficultés que nous vivons, notamment les jeunes. J'ai pu ainsi voir ce qui ne va pas et comment y remédier », Abdoul Kabir Dabré, étudiant en informatique et télécoms à l'Institut supérieur de technologiesDes solutions pratiques pour renforcer sa résilience
Loin de se contenter d'un constat, la conférence a ouvert des pistes concrètes vers la résilience. Pour les troubles de l'attention, des solutions allant de la médication aux thérapies cognitives comportementales, jusqu'aux plantes dont elle dispose ont été évoquées. Pour contrer la dépression et le stress, l'accent a été mis sur la régulation du système endocrinien et la stimulation du nerf vague.
Pamela Kabré a encouragé l'auditoire à cultiver des sources naturelles de bien-être, comme la sérotonine (hormone du bonheur) qui s'obtient notamment par la marche en nature, la méditation et la gratitude. La dopamine (système de récompense), elle, s'obtient en célébrant les petites victoires et en prenant soin de soi. L'oxytocine (hormone de l'amour), quant à elle, s'acquiert à travers les conversations profondes et les liens affectifs. Et les endorphines, eux, sont stimulées par le sport et le rire.
La résilience, selon elle, se construit au quotidien à travers de petites actions et une discipline personnelle. Elle repose sur la capacité à transformer les épreuves en opportunités d'apprentissage et de croissance. Dans cette optique, la conférencière a invité chacun à ne pas fuir les difficultés, mais à les affronter avec lucidité et détermination.
Une dimension spirituelle pour compléter l'équilibre intérieur
Fidèle à son approche holistique, Pamela Kabré n'a pas manqué d'intégrer une dimension spirituelle à son intervention. S'appuyant sur des psaumes, elle a rappelé l'importance de la foi et de la paix intérieure dans la gestion des épreuves. Elle a encouragé les participants à se reconnecter à des sources de sérénité et à cultiver une relation personnelle avec le spirituel comme levier de stabilité émotionnelle.
Une initiative saluée et porteuse d'espoir
Interactive et enrichissante, cette conférence du Rotaract club de Ouagadougou Millenium aura permis aux participants de repartir avec une meilleure compréhension des enjeux liés à la santé mentale et des outils concrets pour améliorer leur quotidien.
Étudiante en pharmacie à l'université Joseph Ki-Zerbo, Nejma Traoré, n'a pas caché sa satisfaction à l'issue de la conférence, qui a été pour elle enrichissante et instructive. Elle explique avoir particulièrement apprécié les éclairages apportés sur le TDAH et le TDA, des notions qu'elle connaissait jusque-là de manière superficielle à travers les réseaux sociaux.
« Aujourd'hui, j'ai appris davantage sur la santé mentale grâce à l'approche professionnelle de la conférencière », a confié Nejma Traoré, étudiante en pharmacie à l'université Joseph Ki-Zerbo, saluant la qualité de la conférenceSympathisante de l'association Agir pour la santé mentale, elle affirme également avoir renforcé ses connaissances grâce aux échanges avec des spécialistes du domaine. Pour elle, ce type d'initiative mérite d'être multiplié, surtout auprès des jeunes, car la santé mentale apparaît désormais comme un enjeu majeur qui nécessite davantage de sensibilisation et d'engagement collectif.
Le président du comité d'organisation, Paulin Bassolé, assureur vie de profession et membre du Rotaract Club de Ouagadougou Millenium, a expliqué les motivations profondes ayant conduit à cette initiative sur la santé mentale et la résilience.
Selon lui, la santé mentale constitue une réalité sociologique incontournable qui concerne chaque individu, car nul n'est totalement à l'abri de troubles ou de déséquilibres psychologiques. Partant de ce constat, le club a jugé nécessaire de créer un cadre d'échanges et de sensibilisation afin de mieux orienter les populations et susciter une prise de conscience collective.
« Le choix porté sur Pamela Kabré pour animer la conférence, repose sur la richesse de son parcours et la pertinence de son expertise », a précisé Paulin Bassolé, membre du Rotaract Club de Ouagadougou Millenium et président du comité d'organisationEn guise de message à l'endroit des participants et du grand public, Paulin Bassolé a insisté sur l'importance de prendre soin de sa santé mentale avec la même rigueur que sa santé physique. Il a notamment encouragé chacun à ne pas hésiter à consulter des spécialistes, tels que les psychiatres, dès l'apparition des premiers signes de trouble, afin d'éviter toute aggravation.
Pour lui, une prise en charge précoce permet d'apporter des solutions efficaces, tandis que le retard dans les consultations peut compliquer la situation. Il a par ailleurs exprimé sa gratitude envers le psychiatre Dr Alphonse Nikiéma et la présidente de l'association Agir pour la santé mentale en Afrique, Kevine Konkobo, qui ont aussi apporté leur contribution à cette rencontre.
Au-delà des connaissances acquises, c'est un véritable appel à la prise de conscience et à l'action qui a été lancé. Dans un contexte où les défis personnels et professionnels sont de plus en plus complexes, cette initiative apparaît comme une contribution précieuse à la construction d'une société plus équilibrée, consciente et résiliente. Une chose est certaine : les graines semées lors de cette rencontre continueront de porter des fruits dans la vie de nombreux participants.
Hamed Nanéma
Lefaso.net
Le commissariat de Police de l'Arrondissement n°2 de Ouagadougou a démantelé deux groupes criminels actifs dans plusieurs localités, nous informe la page Facebook de la police nationale du Burkina Faso. Ces réseaux se livraient notamment au vol, au recel d'engins à deux roues et aux braquages. Ils sont âgés de 17 à 39 ans.
Le premier groupe fonctionnait de manière structurée : certains membres subtilisaient des motos dans des villes et sites aurifères, tandis que d'autres se chargeaient de leur transformation à Ouagadougou avant leur revente à Cinkansé. Le second réseau, constitué de récidivistes, menait des agressions nocturnes à l'arme à feu contre des personnes isolées dans plusieurs quartiers de la capitale tels que Dapoya, Toudbweogo, Saaba et Tanghin.
Le montant des pertes est estimé à plus de 50 millions de francs CFA. L'intervention policière, facilitée par la coopération des citoyens, a permis la saisie d'armes et de plusieurs engins. Les autorités appellent à la vigilance collective.
Lefaso.net
Le nouveau siège de Coris Bank International SA a été officiellement inauguré ce vendredi 3 avril 2026 au quartier Koulouba, à Ouagadougou. La cérémonie a été présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, en présence de plusieurs membres du gouvernement, d'acteurs du secteur financier et de partenaires.
Implanté sur une parcelle de 3 172 m², l'édifice développe une surface construite totale de 16 760 m². Il se présente sous la forme d'un immeuble de type R+14 avec sous-sol, soit 16 niveaux au total, ce qui le classe parmi les immeubles de grande hauteur (IGH) dans le paysage urbain de la capitale.
Dans son allocution, le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, a souligné que ce nouveau siège dépasse le simple cadre d'une infrastructure bancaire. Il incarne une ambition nationale qui est celle de bâtir des institutions financières solides, viables et capables d'accompagner durablement la transformation structurelle de l'économie burkinabè.
Le chef du gouvernement a salué le rôle majeur joué par Coris Bank International dans le financement des entreprises, le soutien aux ménages et le renforcement de l'inclusion financière. Une contribution qu'il a qualifiée d'essentielle dans la mobilisation de l'épargne nationale et le financement des secteurs productifs.
Plusieurs membres du gouvernement et partenaires étaient présents à la cérémonie« L'inauguration du nouveau siège de coris bank international constitue en effet une étape importante dans l'évolution du paysage financier de notre pays. Ce siège à l'architecture moderne et futuriste est bien plus qu'une infrastructure bancaire. Il est l'expression concrète de l'ambition nationale celle de bâtir au Burina Faso, des institutions financières solides, viables, capable d'accompagner la transformation culturelle de notre économique. Depuis plus d'une décennie, Coris Bank international s'est imposé comme l'un des acteurs majeurs du secteur bancaire national et sous régional. Il renforce l'inclusion financière de nos population. Elle participe ainsi de manière significative au financement des secteurs productifs, piliers essentiels du développement économique », a indiqué le patron de la cérémonie.
Tout en adressant les félicitations du gouvernement à Coris Bank International, le chef du gouvernement a saisi l'opportunité pour encourager les institutions financières à poursuivre leur rôle dans l'accompagnement de l'investissement et de l'entrepreneuriat, car selon lui, le développement repose sur une synergie entre l'action publique et l'initiative privée.
Le président de la cérémonie a indiqué que ce nouveau siège incarne une ambition nationale qui est celle de bâtir des institutions financières solides, viables et capables d'accompagner durablement la transformation structurelle de l'économie burkinabèLe président du conseil d'administration, Emmanuel Sawadogo, dans sa prise de parole a rappelé que cette inauguration marque l'aboutissement d'une vision portée depuis la création de l'institution.
Selon lui, l'ambition initiale était de bâtir une banque solide, profondément ancrée dans les réalités économiques nationales et capable de soutenir la croissance des entreprises.
« Le siège que nous inaugurons aujourd'hui incarne notre volonté de bâtir une institution encore plus performante, plus innovante et plus engagée au service des Burkinabè. Mais surtout, il rappelle une conviction profonde : celle que le développement économique durable repose sur la confiance, sur la vision et sur la capacité collective à transformer les opportunités en réalisations concrètes. Je voudrais donc profiter de cette tribune pour rendre un hommage appuyé à l'ensemble des collaborateurs du Groupe Coris, dont l'engagement, le professionnalisme et le sens du service constituent la véritable force de notre institution. L'histoire de Coris Bank International est indissociable de celle du Burkina Faso. C'est ici que cette institution est néeet a grandi. Et c'est à partir de ce socle national que nous avons progressivement étendu notre présence dans la sous-région, puis au-delà », a-t-il indiqué.
Aujourd'hui, Coris Bank International s'impose comme un acteur de référence, avec une présence dans 12 pays. Une expansion qui, selon lui, illustre la capacité du Burkina Faso à faire émerger des champions nationaux dans un environnement régional concurrentiel.
Le président du conseil d'administration, Emmanuel Sawadogo a déclaré que le siège a été entièrement financé sur fonds propres, pour un coût global estimé à plus de 19 milliards de FCFAIl a également précisé que le siège, dont la construction a duré 57 mois, a été entièrement financé sur fonds propres, pour un coût global estimé à plus de 19 milliards de FCFA. L'infrastructure comprend notamment des bureaux modernes, des salles de réunion, une salle de formation, une salle de marché, ainsi que diverses commodités destinées à améliorer les conditions de travail. Il a été conçu pour accueillir environ 700 utilisateurs.
Son architecture contemporaine, inspirée de la lettre « C » de Coris, lui confère une identité visuelle forte et en fait un repère dans le paysage urbain.
De son côté, la directrice générale, Gisèle Gumedzoe/Ouédraogo, a indiqué que ce siège traduit la solidité du système bancaire national et la crédibilité de l'économie burkinabè dans un contexte international marqué par de profondes mutations.
Faisant le bilan de l'institution, elle a révélé qu'en fin décembre 2025, Coris Bank International affichait un total bilan de plus de 2 800 milliards de FCFA, avec plus de 1 200 milliards de financements directs à l'économie et plus de 900 milliards d'investissements souverains.
Avec un réseau de 65 agences réparties sur le territoire, la banque poursuit son ambition de proximité et d'inclusion financière, tout en accélérant sa transformation digitale et son soutien aux projets structurants.
Lefaso.net
Le personnel de la Primature a entamé, ce 5 avril 2026, une immersion patriotique au Centre du SND à Loumbila, lit-on sur la la page Facebook de la Primature du Burkina Faso. Cette immersion vise à renforcer la discipline, le civisme et l'engagement au service public. Au total, 508 agents participent à cette session qui s'achèvera le 24 avril. Ils sont répartis en groupes afin d'assurer la continuité du service.
Le programme combine activités physiques et formations civiques, avec des modalités adaptées selon les capacités des participants. Les agents aptes suivent l'ensemble des activités, tandis que d'autres catégories bénéficient d'un encadrement spécifique. Tous restent néanmoins casernés.
Selon la directrice des ressources humaines, Mariam Nacanabo/Kalandjibo, "la finalité c'est d'améliorer la contribution des citoyens que nous sommes pour relever les défis actuels de notre pays." Et au directeur général du SND, colonel Haidara Moctar Taboré de renchérir : "Qui mieux que le personnel de la Primature pour montrer l'exemple." Cette initiative s'inscrit dans une dynamique de renforcement des valeurs patriotiques et d'exemplarité administrative.
Lefaso.net
Source : Primature
Les Étalons U15 filles ont battu la Tanzanie 2 buts à 0 ce lundi 6 avril 2026, pour leur premier match du championnat d'Afrique scolaire dame qui se tient au Zimbabwe.
Les Étalons U15 filles participent actuellement au championnat d'Afrique scolaire dames qui se déroule au Zimbabwe.
Pour leur premier match, les représentantes burkinabè ont remporté une victoire sur le score de 2-0 face au Stars de la Tanzanie, ce matin à Hararé au Zimbabwe.
Logés dans le groupe B avec le Ghana, la Tanzanie et la Guinée, les Étalons U15 filles vont affronter pour leur deuxième match, la Guinée le 7 avril à 7h TU, puis le Ghana dans la même journée à 11h30 TU.
Lefaso.net
Ce samedi 04 avril 2026, Laciné Kabré a brillamment soutenu sa thèse de doctorat en informatique, intitulée « Approche de collecte, de stockage et de sécurisation des données massives dans un réseau pair-à-pair Overlay ». À l'issue des délibérations, le jury lui a décerné la mention Très honorable, récompensant ainsi plusieurs années d'un travail rigoureux et ambitieux.
"Je remercie tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce travail", Dr Laciné KabréLe jury, présidé par le Pr Oumarou Sié, était composé de l'examinateur Dr Yaya Traoré et des rapporteurs Pr Damien Magoni, Dr Didier Bassolé et Dr Moustapha Diaby. Tous ont salué la qualité et le sérieux du travail présenté. "Déjà de par la présentation, on sent que vous avez une bonne maîtrise de ce que vous faites. On sent tout le sérieux avec lequel les choses ont été faites. Cela est tout à votre honneur", a déclaré le Pr Sié.
"C'est un thème original, qui mérite d'autres travaux de recherche pour s'inscrire dans la continuité", Pr Oumarou SiéSon directeur de thèse, Dr Télesphore Tiendrebeogo a, quant à lui, souligné à la fois la pertinence du sujet et la résilience dont a fait preuve son étudiant. "Il a travaillé sur un thème assez intéressant, à la frontière entre les réseaux, les bases de données et la sécurité informatique. C'est un thème porteur et sur lequel d'autres acteurs peuvent s'appuyer pour travailler", a-t-il affirmé.
En image, Dr Laciné Kabré, son épouse et les jurés qui ont évalué son travailFort de cette distinction, Dr Kabré entend poursuivre ses recherches sur les perspectives identifiées, convaincu que la maîtrise des données massives constitue un défi majeur pour le développement numérique au Burkina.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
Au moins 70 000 personnes ont accédé, samedi 4 avril, à l’eau potable dans les groupements Kibumba et Buhumba, en territoire de Nyirangongo (Nord-Kivu).
Ce projet, financé par le Royaume des Pays-Bas, vient pallier l'absence totale de sources naturelles dans cette zone rurale située en bordure du Parc national des Virunga.
Intitulé des emplois
Auditeur Interne et de la Qualité (AIQ)
Nbre
01
Formation, Expérience professionnelle
FORMATION :
– Être titulaire d'un diplôme de niveau BAC+5 en Audit, contrôle et comptabilité ou équivalent.
EXPERIENCE PROFESSIONNELLE :
– Justifier d'une expérience professionnelle avérée d'au moins dix (10) années de service après l'obtention du diplôme en matière d'audit, de contrôle, ou dans les domaines connexes au sein d'un organisme public ou privé.
Intitulé des emplois
Chargé de Communication
Nbre
01
Formation, Expérience professionnelle
FORMATION :
– Être titulaire d'un diplôme de niveau BAC+4 en Communication, journalisme ou équivalent.
EXPERIENCE PROFESSIONNELLE :
– Justifier d'une expérience professionnelle avérée d'au moins cinq (05) années après l'obtention du diplôme dans la mise en œuvre d'une politique de communication, d'une politique marketing ainsi que la mise en œuvre d'une politique de relations publiques.
Intitulé des emplois
Agent de liaison et de reprographie
Nbre
01
Formation, Expérience professionnelle
FORMATION :
– Être titulaire d'un Brevet d'Etude du Premier Cycle (BEPC).
EXPERIENCE PROFESSIONNELLE :
– Justifier d'une d'expérience professionnelle avérée d'au moins trois (03) années de service en matière d'Agent de liaison et de reprographe ou d'agent coursier (liaison) au sein d'un organisme public ou privé.
1. Conditions Générales :
– Être de nationalité Burkinabè ;
– Être âgé de 18 ans au moins et de 45 ans au plus au 31 décembre 2026 pour les postes d'Auditeur Interne et de la Qualité et de Chargé de Communication ;
– Être âgé de 18 ans au moins et de 37 ans au plus au 31 décembre 2026 pour le poste d'Agent de liaison et de reprographie ;
– Jouir de ses droits civiques et être de bonne moralité ;
– Être apte à travailler en équipe et sous pression.
2. Lieu d'affectation : Ouagadougou
3. Composition du dossier :
– Une lettre de motivation, datée et signée adressée à Madame la Directrice Générale du cabinet ;
– Un curriculum vitae sincère, assorti des contacts de trois (03) noms de personnes de référence ;
– Une copie légalisée du diplôme exigé ;
– Une copie légalisée de la Carte Nationale d'Identité Burkinabè ou Passeport en cours de validité ;
– Une copie du (des) attestation (s)/certificat (s) de travail.
4. Dépôt des dossiers de candidature : les dossiers sont réceptionnés uniquement sur la plateforme www.criburkina.com en créant son compte et joindre les fichiers demandés.
5. Date limite de dépôt des dossiers : Vendredi 10 avril 2026.
6. Procédure de recrutement : présélection sur dossier, test écrit et entretien oral.
7. Limitation : seuls les cinquante (50) premiers dossiers seront réceptionnés pour le poste d'agent de liaison et de reprographie.
NB :
-L'avis de recrutement détaillé est également disponible sur le site www.criburkina.com ;
– Pour toute information complémentaire, appeler le +226 25 47 64 01 ou 51 22 46 39.
Les habitants du village Mukumbi reprochent l’entreprise minière CHEMAF de les avoir dépossédés de leurs terres, dans la province du Lualaba.
Selon les témoignages des victimes, l'arrivée de cette société minière a sonné le glas de leur stabilité socio-économique.
Ils affirment avoir vu leurs champs être détruits et leurs habitations rasées pour laisser place aux engins miniers.
Une précarité extrême
Le ministre des Infrastructures et Travaux publics (ITPR), John Banza, a lancé, dimanche 5 avril, un projet de lutte antiérosive et de modernisation routière à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental).
Ces travaux visent prioritairement à sécuriser le camp policier Nyongolo et les quartiers environnants, menacés par une tête d'érosion.
Au moins 70 000 personnes ont accédé, samedi 4 avril, à l’eau potable dans les groupements Kibumba et Buhumba, en territoire de Nyirangongo (Nord-Kivu).
Ce projet, financé par le Royaume des Pays-Bas, vient pallier l'absence totale de sources naturelles dans cette zone rurale située en bordure du Parc national des Virunga.
« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra » Jean 11, 25
Sa Majesté Naaba Zoom-Wobgo de Andemtenga,
La grande famille KABORÉ à Andemtenga, Koupéla, Pouytenga, Ouagadougou et en Côte d'Ivoire,
Les familles BONEGO et BANGRE à Zonatenga, Fada N'Gourma, Ouagadougou, Kampouaga, Tenkodogo et Abidjan,
La famille GUIGUI à Tiébélé, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso,
Les familles alliées,
Le Docteur KABORÉ Issa et ses enfants,
Le Colonel-major à la retraite BONEGO Maxime, son épouse et leurs enfants,
Profondément touchés par les nombreuses marques de compassion, de fraternité et de solidarité qui leur ont été témoignées à l'occasion du rappel à Dieu, le 05 février 2026, puis de l'inhumation, le 06 février 2026, de leur épouse, fille, belle-fille, sœur, mère et tante bien-aimée,
Docteure KABORE née BONEGO Marthe
adressent leurs sincères et pieux remerciements à toutes les personnes qui, de près ou de loin, leur ont apporté un soutien moral, spirituel, matériel et financier en cette douloureuse circonstance.
Ils expriment particulièrement leur reconnaissance :
• aux autorités du Ministère de la Santé ;
• au personnel du CHU Yalgado Ouédraogo ;
• au Conseil National de l'Ordre des Médecins du Burkina Faso ;
• à la délégation de l'Institut National de Santé Publique ;
• au personnel de RESADE ;
• au clergé de la paroisse Saint Charles Lwanga de Wayalghin ;
• aux Communautés Catholiques de Base (CCB) Saint Kisito et Sainte Cécile de Wayalghin ;
• aux promotionnaires, amis et collègues de Dr KABORÉ Issa et de Dr KABORÉ née BONEGO Marthe ;
• aux voisins et à la jeunesse de Wayalghin.
À tous ceux dont les noms n'ont pu être cités ici, mais dont la présence, les prières, les gestes de réconfort et les diverses manifestations de soutien ont été d'un grand secours, les familles renouvellent leur profonde gratitude.
Que le Seigneur, dans son infinie miséricorde, rende à chacun au centuple ses bienfaits.
Union de prières !
Dans un communiqué parvenu lundi 6 avril à Radio Okapi, le ministère des Finances annonce avoir pris des mesures visant à encadrer le paiement de l’Impôt sur les bénéfices et profits (IBP) au titre des revenus 2025, exercice fiscal 2026.
*Mercredi 8 avril 2026 : 20h veillee au domicile familiale
*Jeudi 9 avril :
* 6h30 : levée du corps à la morgue pour le domicile familiale
* 8h30 : départ pour l'absoute a l'eglise
Paroissiale Saint Charles Lwanga de wayalghin
* 9h00mn : Absoute
* Enterrement au cimetière de Borgo.
2 Timothée 4,2 : J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course
La Fondation Kinalego tire la sonnette d’alarme face à l’activisme croissant des éleveurs Mbororo contre les populations civiles du territoire de Dungu, dans la province du Haut‑Uélé.
Cette structure a rapporté lundi 6 avril que ces éleveurs se livrent à des enlèvements et à des tueries.
Le dernier incident remonte au 29 mars, lorsque trois personnes ont été kidnappées puis emmenées vers une destination inconnue.
Un nouvel épisode qui vient alourdir un bilan déjà préoccupant.