Pressing environmental and societal challenges, such as the climate crisis and social inequality, demand policy interventions to steer and accelerate sustainability transitions. This chapter highlights four key intervention areas: providing direction to transitions (directionality), fostering innovation (niche support), phasing out unsustainable practices (regime destabilisation), and coordinating transition processes (coordination). We outline their theoretical rationale in transition studies and offer interdisciplinary insights from policy research. Based on a comprehensive literature review, we present 15 concrete policy interventions to transform production and consumption systems. Evaluating these interventions with empirical findings from leading transition journals, we highlight research opportunities at the intersection of public policy and sustainability transitions. Given the resistance and contestation around transformational policies, we aim to foster interdisciplinary exchange on how to accelerate sustainability transitions.
Pressing environmental and societal challenges, such as the climate crisis and social inequality, demand policy interventions to steer and accelerate sustainability transitions. This chapter highlights four key intervention areas: providing direction to transitions (directionality), fostering innovation (niche support), phasing out unsustainable practices (regime destabilisation), and coordinating transition processes (coordination). We outline their theoretical rationale in transition studies and offer interdisciplinary insights from policy research. Based on a comprehensive literature review, we present 15 concrete policy interventions to transform production and consumption systems. Evaluating these interventions with empirical findings from leading transition journals, we highlight research opportunities at the intersection of public policy and sustainability transitions. Given the resistance and contestation around transformational policies, we aim to foster interdisciplinary exchange on how to accelerate sustainability transitions.
Les habitants des communes de Bumbu et Ngiri‑Ngiri appellent à la réhabilitation des routes reliant leurs deux entités.
Réagissant mercredi 11 mars à Radio Okapi, ils ont dénoncé la forte dégradation de plusieurs axes stratégiques, rendant difficile la circulation des automobilistes, motocyclistes et piétons.
Aucun chantier de réhabilitation n’est actuellement envisagé dans cette partie de la capitale, affirment-ils.
Il y en a qui travaillent à faire vivre la culture burkinabè non en se perdant mais en s'inspirant. C'est le cas de l'association FasOtaku qui, avec les univers graphiques venus du Japon, fait vivre les contes de l'Afrique. Dessin manga, calligraphie, jeux vidéo, cuisine fusion, discussions passionnées autour d'animés sont autant d'activités menées par cette association. Pour ces jeunes la créativité, la discipline et les valeurs humaines sont un terrain commun aux deux pays.
Ce sont trois jeunes qui parlent de l'association FasOtaku. Une aventure sociale qu'ils ont en commun pour valoriser la culture burkinabè à travers l'animation japonaise, la culture geek, et la créativité. Créée en 2019, l'association est née d'une idée spontanée. Une bande d'amis partageant la même passion pour la culture japonaise s'est posé une question : pourquoi ne pas transformer cet intérêt en un espace de rencontre et de création pour la jeunesse burkinabè ? « L'idée de FasOtaku est née par une bande d'amis passionnés de culture qui se sont dit : pourquoi ne pas créer quelque chose pour promouvoir cette culture à travers des activités et des événements ? », raconte Franck Rodrigue Badou Ki, ingénieur hydraulicien et président de l'association.
Le nom lui-même résume cette ambition selon son président. “Faso”, référence directe au Burkina Faso, et “Otaku”, mot japonais qui désigne un passionné d'univers culturels liés à l'animation, au manga ou aux jeux vidéo. Ensemble, ces deux mots forment une identité à mi-chemin entre le pays des hommes intègres et le pays du soleil levant. Au fil des années, FasOtaku s'est structuré autour d'une communauté d'une centaine de jeunes membres et sympathisants. Tous partagent une même curiosité pour les cultures de l'imaginaire et les formes d'expression contemporaines.
« Il faut dire qu'il y a beaucoup de complémentarités et de similitudes dans les deux cultures burkinabè et japonaise », indique le président de l'association FasOtakuLe manga et l'animation japonaise occupent une place importante dans cet univers. Mais l'association ne s'y limite pas. Les jeux vidéo, le sport, la création artistique numérique, les traditions japonaises ou encore la culture pop internationale nourrissent également les activités proposées. À en croire ses membres, à travers ces initiatives, FasOtaku cherche avant tout à offrir un espace où la jeunesse peut expérimenter, apprendre et partager.
Les événements baptisés Otaku Meetings sont devenus les rendez-vous emblématiques de cette dynamique. Depuis 2019, plusieurs éditions ont déjà été organisées. Chaque rencontre ressemble à un laboratoire culturel. On y croise des jeunes qui dessinent des personnages de manga, d'autres qui s'essaient à la calligraphie japonaise en traçant patiemment leurs premiers kanjis (signes dont le rôle est d'écrire la langue japonaise, identiques ou similaires aux sinogrammes utilisés pour la langue chinoise), tandis que certains improvisent un karaoké sur des génériques d'animés ou s'affrontent autour de consoles de jeux vidéo.
Mais l'esprit de FasOtaku ne se résume pas à l'esthétique des mangas. Pour ses membres, ces univers sont aussi des récits porteurs de valeurs. Rebecca Wendenda Convolbo, étudiante en médecine et membre active de l'association, parle de cette dimension avec une conviction tranquille. « Les mangas et les animés offrent du divertissement, mais ils ne se limitent pas à cela. Ce sont des œuvres qui abordent des thématiques complexes comme l'éthique, le dépassement de soi ou l'intelligence émotionnelle », explique-t-elle. Elle cite les séries qui ont marqué sa génération tels que One Piece, Naruto ou Fairy Tail. Des histoires d'aventure et de camaraderie qui, selon elle, véhiculent des valeurs proches de celles du Burkina Faso.
Devy Zoungrana arborant le célèbre manteau de l'organisation Akatsuki (du manga Naruto), tout en portant un chapeau de Saponé lors d'une activité de FasOtaku« Ces œuvres m'ont appris le courage face à l'adversité, la valeur du travail acharné, le sens du sacrifice pour la communauté et l'importance de la loyauté. Ce sont des valeurs qui résonnent beaucoup avec l'intégrité burkinabè. » Rebecca fait savoir que les cultures ne sont pas aussi éloignées qu'on pourrait le croire.
Selon ses co-membres de FasOtaku, les traditions japonaises et burkinabè partagent certaines similitudes. Le respect, la discipline ou l'importance accordée à la communauté figurent parmi ces points de convergence. « Il y a beaucoup de complémentarités entre ces deux cultures. Le respect, qui est très présent au Japon comme au Burkina », observe par exemple Franck Rodrigue Badou Ki. C'est cette proximité inattendue que l'association tente de mettre en lumière à travers ses activités. Parmi les ateliers les plus populaires figure la calligraphie japonaise. Armés de pinceaux et d'encre noire, les participants découvrent l'art délicat de tracer les caractères japonais. Un exercice qui demande patience et précision, mais qui rappelle aussi les traditions d'écriture et d'apprentissage présentes dans de nombreuses cultures africaines. La cuisine constitue un autre terrain d'expérimentation. Les membres de FasOtaku organisent parfois des ateliers culinaires où les saveurs japonaises rencontrent les ingrédients locaux. Des moments où l'on goûte autant qu'on échange. L'association propose également des quiz culturels, des discussions autour des traditions japonaises ou encore des activités ludiques comme des chasses au trésor thématiques.
FasOtaku s'intéresse aussi au sport et à la lecture« Le manga est un format idéal pour réinventer nos mythes africains »
Mais derrière ces moments festifs se cache aussi un projet d'encourager la créativité des jeunes. Pour Rebecca Convolbo, le format manga pourrait même devenir un outil pour revisiter l'histoire et les mythes africains. « Le manga est un format idéal pour réinventer nos mythes africains et les rendre attractifs pour la jeunesse qui lit de moins en moins la littérature classique », affirme-t-elle. Elle imagine déjà des bandes dessinées inspirées de l'épopée de Yennenga ou d'autres récits issus de la tradition orale. Une manière de relier les imaginaires contemporains aux racines culturelles du pays.
De son côté, Devy Zoungrana, juriste de formation et membre de l'association, insiste sur l'apprentissage collectif que permet FasOtaku. « Quand on parle de FasOtaku, on parle d'un univers qui regroupe l'animation, le manga, la culture et la créativité », explique-t-il. Au-delà de la passion, la structure associative permet aussi aux jeunes de développer des compétences organisationnelles. L'association fonctionne avec plusieurs départements : communication, création, ressources humaines ou organisation d'événements. « Le fait d'être dans ces différentes structures nous apprend à nous organiser et à développer des compétences », souligne Devy Zoungrana. Pour lui, regarder le chemin parcouru depuis les débuts est déjà une source de fierté. « C'est un réel plaisir de voir comment on a commencé et où nous en sommes aujourd'hui car les débuts n'ont pourtant pas été simples. »
Rebecca Wendenda Convolbo est convaincue que cette culture otaku peut être un vecteur de développement personnel et de cohésion sociale pour la jeunesse burkinabèAu départ, beaucoup de personnes ne comprenaient pas vraiment la démarche de l'association. La culture otaku restait encore méconnue ou perçue comme un simple divertissement. « Au début, beaucoup ne comprenaient pas. C'était compliqué », reconnaît le président de FasOtaku. « Mais avec le temps, les gens ont commencé à comprendre et à participer de plus en plus à nos événements. » L'association entretient une relation amicale avec l'ambassade du Japon au Burkina Faso, qui accompagne certaines activités.
Mais les ambitions de FasOtaku ne s'arrêtent pas à Ouagadougou. Dans les prochaines années, l'équipe souhaite étendre si possible ses activités à d'autres villes du pays. « À court terme, nous aimerions atteindre d'autres localités du Burkina, comme Bobo-Dioulasso ou Koudougou », explique le président Franck Rodrigue Badou Ky. Et à plus long terme, l'association rêve de rayonner dans toute la sous-région ouest-africaine. En attendant ces nouveaux horizons, FasOtaku poursuit ses activités avec la même énergie qu'à ses débuts en espérant davantage se faire connaître et contribuer à valoriser la culture burkinabè.
Farida Thiombiano
Lefaso.net
Face à la dégradation continue de la situation sécuritaire en République islamique d'Iran depuis le 28 février 2026, la représentation diplomatique du Burkina Faso a publié deux communiqués officiels destinés à protéger ses ressortissants. À travers ces messages, les autorités appellent à la fois à une vigilance renforcée sur place et à l'organisation d'un dispositif de retour volontaire pour les citoyens qui souhaitent regagner le pays.
Dans un premier communiqué, l'Ambassade du Burkina Faso invite la communauté burkinabè vivant en Iran à faire preuve d'une prudence accrue et à se conformer strictement aux consignes de sécurité publique. L'objectif est de limiter les risques dans un contexte marqué par une situation sécuritaire instable.
Les ressortissants sont notamment encouragés à réduire leurs déplacements au strict nécessaire et à éviter les rassemblements ou zones de forte affluence. Les autorités diplomatiques recommandent également d'adopter une attitude de discrétion et de prudence, en limitant les contacts avec des inconnus et en évitant toute situation susceptible de provoquer des tensions.
Par ailleurs, l'Ambassade exhorte les compatriotes à anticiper d'éventuelles difficultés en constituant des stocks de produits de première nécessité, notamment des denrées alimentaires, des sources d'énergie et de la monnaie de change. Il est aussi conseillé de préparer un kit d'urgence prêt à être emporté en cas de besoin.
Dans ce contexte délicat, l'esprit de solidarité entre compatriotes est également mis en avant. Les Burkinabè sont invités à rester en contact permanent entre eux et avec la représentation diplomatique, tout en privilégiant les informations provenant de sources officielles.
Dans un second communiqué, les autorités burkinabè annoncent la mise en place d'un dispositif d'assistance destiné aux ressortissants souhaitant quitter le territoire iranien. Cette mesure intervient au regard de la gravité de la situation et vise à faciliter un départ organisé et sécurisé pour ceux qui en expriment le besoin.
L'opération est menée en coordination entre l'Ambassade du Burkina Faso à Téhéran, les autorités iraniennes et l'Ambassade du Burkina Faso à Ankara, en Turquie. Cette collaboration internationale doit permettre d'assurer les conditions logistiques nécessaires au transit des ressortissants concernés.
Les Burkinabè désireux de regagner le pays sont invités à s'inscrire auprès du délégué au Haut Conseil des Burkinabè de l'Extérieur (HCBE) au numéro suivant : +98 910 094 9238. Les inscriptions sur la liste d'évacuation sont ouvertes jusqu'au vendredi 13 mars 2026.
Le Gouvernement burkinabè, par la voix de son ambassadeur, a tenu à exprimer sa solidarité et sa compassion à l'endroit de la communauté burkinabè vivant en Iran. Les autorités assurent suivre la situation de près et rester mobilisées pour apporter toute l'assistance nécessaire aux compatriotes.
Malgré les possibles perturbations dans l'accès à Internet ou aux communications, plusieurs lignes téléphoniques d'urgence ont été maintenues pour permettre aux ressortissants d'obtenir des informations ou une assistance rapide. Les personnes concernées peuvent contacter les numéros suivants : +98 901 219 4214 ou +98 910 311 9520.
Au regard de l'évolution de la situation, l'État burkinabè a activé un dispositif de veille et de gestion de crise afin d'assurer la protection de ses citoyens. Cette démarche repose sur deux priorités : garantir la sécurité des ressortissants encore présents sur place et faciliter, pour ceux qui le souhaitent, un départ volontaire dans des conditions organisées et sécurisées.
À travers ces mesures, les autorités entendent rassurer la communauté burkinabè en Iran et réaffirmer leur engagement constant à veiller sur leurs citoyens, où qu'ils se trouvent dans le monde.
Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères
Moult raisons militent pour des contrôles ou la mise en place de dispositif particulier d'accès à certains services publics. Qu'elles tiennent du contexte sécuritaire ou de considérations professionnelles, tout cela est au bénéfice, en principe, des populations, particulièrement des usagers de l'administration publique. C'est en cela que se soumettre aux obligations de contrôle aux entrées des services relève simplement d'un bon sens, et tout citoyen ne devrait avoir des soucis particuliers à y montrer patte blanche. Sauf que, de telles mesures ne devraient également pas entamer l'efficacité même du service public, par la méthode de leur mise en œuvre.
Cette réalité pousse à poser sur table, les conditions d'accès aux locaux du Tribunal de grande instance Ouaga II (TGI/Ouaga II) et de la Cour d'appel de Ouagadougou. En effet, à la Cour d'appel de Ouagadougou, les usagers ne peuvent accéder aux locaux avec le téléphone-portable. Et malheureusement, ceux qui ont quitté des villages du ressort territorial de cette haute juridiction ou des quartiers lointains de la capitale, se retrouvent subitement dans une situation inconfortable créée par cette information qui, visiblement, n'a pas fait l'objet d'une large diffusion.
Les usagers qui y arrivent pour la première fois depuis que cette mesure est en vigueur, ou qui n'ont pas l'information par d'autres canaux, se montrent surpris donc, lorsqu'à la guérite, à l'entrée de la cour, les agents de sécurité leur donnent l'information selon laquelle : « on n'entre pas ici avec téléphone-portable ». Quelle que soit l'urgence, il faut trouver d'abord la parade de se séparer de son téléphone-mobile avant de se rendre à destination dans les locaux de la Cour d'appel.
Au TGI/Ouaga II, là, ce sont les sacs à main/sacoches qui sont interdits d'accès (par contre, on peut y accéder avec le téléphone-portable, tandis qu'à la Cour d'appel, les sacs à main sont maintenant admis, ce n'était pas le cas, jusqu'à une date récente).
À chacune des entrées, les agents de sécurité le signifient, gentiment, mais strictement, aux usagers : « ce sont des consignes reçues de ne laisser personne entrer avec son sac ou son téléphone-portable ».
Et le hic, c'est qu'à ces deux lieux, les usagers qui y arrivent pour la première fois sont désemparés, car au même moment, aucune alternative ne leur est offerte (des casiers par exemples). Les parqueurs déclinent, eux aussi, toute responsabilité de ces objets et refusent leur garde. Finalement, ceux qui ont la possibilité font recours à leurs engins au parking, leurs véhicules, où ils accrochent les sacs et/encoffrent leur téléphone, à leur risque et péril.
Quant à ceux qui sont venus à pied ou à vélo, il faut en tous les cas également trouver cet endroit où laisser son téléphone, son sac ou revoir son agenda. Certains usagers restent pendant longtemps immobilisés devant la guérite, médusés et assénant parfois de questions les agents de sécurité. Des agents de sécurité qui y essuient souvent des propos peu amicaux d'usagers certainement dans l'embarras. Il y a donc nécessité d'évaluer ces mesures pour, à défaut de les réaménager ou offrir des alternatives pratiques, en faire large diffusion, afin que les populations, les éventuels usagers de ces services, sachent à quoi s'en tenir, en y effectuant le déplacement.
Au TGI/Ouaga I par exemple, cette mesure d'interdiction des sacs à main était entre temps en vigueur, elle a été finalement levée (en tout cas, on ne l'observe plus) et l'efficacité du contrôle ne s'en trouve pour autant pas entamée. Les fouilles sont minutieusement et rigoureusement opérées par la sécurité à la porte et les usagers y ont accès avec les sacs à main/sacoches et leur téléphone-portable. C'est du tout bénef, comme l'apprécient certains Burkinabè.
À un moment où de nombreux efforts sont consentis également dans le secteur de la justice par l'ensemble de ses acteurs, notamment avec la modernisation des services (e-justice), il sied d'évaluer l'impact de certaines mesures par endroits, en rapport avec l'efficacité recherchée. Cela permet sans doute de renforcer les acquis, réajuster des options et, au besoin, expliquer certaines mesures contraignantes par des communications grand public.
O.L
Lefaso.net
Brûlures, chutes, étouffements, électrocutions, malaises… Ces situations peuvent survenir à tout moment, au sein même de nos foyers et les premiers gestes posés peuvent faire toute la différence entre la vie et la mort.
Dans ce numéro de Faso Santé, nous recevons Dr Yasmine Millogo, médecin urgentiste qui nous aidera à comprendre comment réagir efficacement face aux urgences les plus courantes à la maison, quels gestes adopter, lesquels éviter, et comment mieux se préparer.
Le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré a présidé le mardi 10 mars 2026 à Ouagadougou, une réunion par visioconférence avec les chefs des missions diplomatiques et postes consulaires du Burkina Faso établis dans plusieurs pays du Moyen-Orient et du Golfe. Cela, afin d'évaluer la situation des ressortissants burkinabè dans le contexte de la crise liée à la guerre en Iran.
Cette rencontre, organisée sous les orientations du président du Faso Ibrahim Traoré et sous la coordination du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a réuni les représentations diplomatiques basées notamment en Iran, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Türkiye et au Koweït. Il s'est agi concrètement de faire le point de la situation dans les juridictions diplomatiques touchées par la crise, de s'enquérir des conditions de vie et de sécurité des ressortissants burkinabè, et d'évaluer les dispositions prises pour assurer la continuité des activités des missions diplomatiques.
Des échanges, il ressort que la situation des communautés burkinabè est suivie de près grâce à une concertation régulière avec les pays accréditaires. Dès les premières alertes, les ambassades à Téhéran et à Ankara ont pris des mesures, avec l'appui des autorités nationales et des pays hôtes, afin de garantir la sécurité des compatriotes dans les zones sensibles. Malgré la coupure d'internet dans certaines zones, des mécanismes de communication alternatifs ont été mis en place pour informer régulièrement les ressortissants sur les consignes de sécurité et la conduite à tenir.
À l'issue de la rencontre, le ministre Karamoko Jean Marie Traoré a instruit les ambassadeurs et consuls généraux, de témoigner le soutien et la compassion du gouvernement aux communautés burkinabè vivant dans ces juridictions. Il a salué la disponibilité des pays d'accueil ainsi que l'engagement des chefs de missions diplomatiques dans la gestion de la situation, tout en les exhortant à renforcer la proximité et la communication avec les compatriotes. Le chef de la diplomatie burkinabè a enfin exprimé le souhait de voir les parties impliquées dans le conflit, privilégier la voie du dialogue en vue d'un rapide retour à la paix.
Lefaso.net
Source : Ministère des Affaires étrangères
Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a procédé à la nomination de deux ministres conseillers spéciaux auprès de la Présidence du Faso, à travers le décret n°2026-0219/PF signé le 25 février 2026.
Conformément à ce décret, Anûuyirtole Roland Somda, ingénieur civil, est nommé ministre conseiller spécial du Président du Faso chargé de la construction. De son côté, Roger Baro, inspecteur de l'environnement, est nommé ministre conseiller spécial chargé de l'environnement et de l'embellissement.
Ces nominations s'inscrivent dans le cadre de l'organisation et du fonctionnement de la Présidence du Faso, conformément aux dispositions de la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 et de la loi organique n°002-2025/ALT du 7 mars 2025 relative à l'organisation de la Présidence.
Selon le décret présidentiel, ces nominations prennent effet à compter de la date de prise de service des intéressés et seront publiées au Journal officiel du Faso, conformément aux procédures en vigueur.
Lefaso.net
Source : Mairie de Fada
Dans le monde de la communication, certains professionnels se distinguent par leur capacité à captiver le public et à transformer un simple événement en un moment mémorable. C'est le cas de Zoérim Désiré Sawadogo, homme de média passionné, également voix off et maître de cérémonie à la voix posée et imposante, qui a su dompter la langue et faire de la parole un véritable art.
Dès la classe de seconde, Zoérim Désiré Sawadogo, alias Myster Desking, découvre sa passion pour les médias et la communication. Là, il nourrit l'ambition d'exercer ce métier et de faire de la parole son principal outil. Cependant, son parcours académique prend une autre tournure. En effet, après l'obtention de son baccalauréat au lycée moderne de Fresco, en République de Côte d'Ivoire, il a été orienté au département d'études anglophones à l'université Pr Joseph Ki-Zerbo.
Inspiré par de grandes figures du domaine comme Ali Diarrassouba, Alpha O, Jean-Michel Onnin, en passant par Yves Aymar et Brice Guigré, il décide, avec des amis partageant le même rêve, de chercher les moyens concrets et nécessaires afin de se rapprocher de leur ambition. Ils multiplient ensemble les initiatives et explorent des espaces d'expression.
Cette détermination va progressivement lui ouvrir les portes du journalisme où il fait ses premiers pas au sein de radio Optima en 2019. Là, Désiré commence en tant que stagiaire et développe les bases du métier. À l'issue de cette formation, malgré l'absence de rémunération, il décide de poursuivre avec le même engagement. De la présentation des flashs d'informations au journal, en passant par l'animation d'émissions interactives, il a su affiner sa diction et capter l'intérêt des auditeurs.
Tout en poursuivant parallèlement ses études en anglais, il choisit d'explorer d'autres facettes du journalisme, notamment le Mobile Journalism (MoJo), qui lui permet d'intégrer l'équipe du média en ligne CS Médias en tant que journaliste web. Il y fait valoir également ses compétences d'autodidacte en gestion de sites internet et des médias sociaux, ce qui conduit la direction à lui confier des responsabilités dans ces domaines.
Pendant environ trois ans, Zoérim Désiré Sawadogo a couvert, traité et diffusé des informations principalement axées sur la culture et le sport, qui sont les domaines de spécialisation de ce média. Son parcours journalistique le conduit à la rédaction du média Noorinfos.
« Avec Noorinfos, j'ai exploité les possibilités du MoJo, en produisant des contenus diversifiés et en privilégiant une approche axée sur le journalisme de solutions. Cette expérience m'a également offert l'opportunité de réaliser des reportages au-delà des frontières du Burkina Faso, notamment au Bénin et au Togo », a-t-il fait savoir.
Avant Noorinfos, avec un aîné de la communication, Alfred Batchi, qui a été un guide pour lui, Désiré a conduit un projet de micro-trottoir dénommé Micro Walker, une émission de culture générale.
Au fil du temps, un autre univers capte son attention. Celui d'assurer la maîtrise de cérémonies et la présentation des événements. Les conférences, les cérémonies officielles, les rencontres professionnelles, sans oublier les événements culturels, deviennent un nouvel espace où il met en exergue ses compétences en communication.
« Je pense que pour réussir dans ces trois métiers, il faut de la curiosité, de la persévérance, de l'impartialité ainsi que de l'honnêteté intellectuelle. Faire de la lecture une alliée sûre », estime Zoérim Désiré SawadogoDepuis maintenant environ quatre ans, il est le maître de cérémonie officiel du Goethe-Institut Burkina Faso. Il y assure la maîtrise des cérémonies d'envergure et la présentation des événements culturels.
Pour cet homme de média devenu maître de cérémonie bilingue (français-anglais), cette fonction exige bien plus qu'une simple aisance à l'oral. Pour lui, il s'agit d'un métier qui nécessite une préparation rigoureuse, une connaissance du contexte de l'événement et une capacité à s'adapter rapidement aux imprévus.
« Je pouvais quitter mon domicile et me rendre à un événement, juste pour suivre ce que fait le maître de cérémonie. Sa manière de s'organiser, de gérer les imprévus et même sa manière de vivre la cérémonie. Car le maître de cérémonie est avant tout un psychologue. Il doit connaître l'écosystème de l'environnement dans lequel il officie et savoir ce qu'il veut. Il ne s'agit pas simplement de maîtriser la langue de Molière, donc d'agencer de grands mots qui s'apparentent souvent à du verbiage creux », a-t-il souligné.
Avoir plusieurs casquettes pourrait, de l'avis de certains, disperser celui qui ne sait pas s'organiser. Les trois domaines à travers lesquels cette étoile montante se démarque n'occupent pas nécessairement le même rang dans sa vie, quand bien même sa passion pour les trois est grande.
« C'est difficile de faire un choix, mais je me sens beaucoup plus à l'aise lorsque je parle, lorsque je pilote une cérémonie, lorsque je m'assure de calmer le stress de ceux qui m'ont fait confiance et du public. J'aime la maîtrise de cérémonie. Mon grand frère Issa Cyrille, qui ne tarit pas d'éloges à mon égard après chaque scène, m'a surnommé le MC à la voix amplifiée et j'aime bien », a-t-il ajouté.
Aussi voix off, Désiré Sawadogo signifie que, comme dans tout domaine, les difficultés ne manquent pas. Sur ce plan, il souligne la méconnaissance et l'ignorance des exigences du métier de voix professionnelle par le public. « Les gens sous-estiment la voix off et ses exigences. Pour certains, il suffit juste de parler puis d'enregistrer. Mais en réalité, il y a un véritable travail, un combat que nous menons au studio pour obtenir le rendu souhaité », a-t-il signifié.
Quant au journalisme, l'indisponibilité des personnes ressources dans le domaine journalistique et le manque de moyens financiers demeurent des difficultés majeures pour lui. « Lorsque j'ai voulu réaliser mon dernier article journalistique, j'ai souffert pour rencontrer les personnes ressources. Et c'était des rendez-vous à n'en point finir qui donnent souvent l'envie d'abandonner », a-t-il dit.
Par ailleurs, le maître des mots confie que l'humilité, la patience et le respect sont des qualités nécessaires qu'un maître de cérémonie doit détenir. « À chaque cérémonie, il faut se mettre en tête qu'il y aura des imprévus. Cela permet d'anticiper. Et le maître de cérémonie doit garder son sang-froid et canaliser toutes les énergies afin d'obtenir un bon résultat », a-t-il fait comprendre.
Il indique également que la lecture et la curiosité sont indispensables pour une personne qui embrasse ces trois métiers. Pour lui, la lecture contribue à l'éveil de conscience, nourrit l'esprit et permet d'avoir un vocabulaire riche.
« J'aimerais être disponible pour les jeunes talents afin que ce métier si noble soit valorisé à sa juste valeur », souhaite Zoérim Désiré SawadogoTrès engagé socialement, dans le cadre du projet Digital Peacebuilding, Zoérim Désiré Sawadogo est nommé président des jeunes ambassadeurs pour la paix sur le numérique chez Search for Common Ground. Il est également le coordonnateur des Vendredis soirs du MC, un cadre de partages d'expériences entre les aînés et les cadets, porté par l'Alliance des maîtres de cérémonie du Burkina Faso, dont il est membre fondateur et chargé de communication adjoint.
Grâce à son travail acharné et à sa rigueur dans ses domaines, son talent ne passe pas inaperçu. En effet, son mérite a été reconnu à travers plusieurs distinctions, notamment le prix du meilleur jeune maître de cérémonie à la 12ᵉ édition des FAMA (Faso Music Awards) et le prix Cultura Afrique francophone 2025 au Bénin à travers son article intitulé « Le musée national du Burkina Faso au cœur de la patrimonialisation et de la muséification des traditions vivantes ». Ces prix représentent pour lui une fierté et une source de motivation, signe de l'aboutissement de plusieurs années d'efforts.
« Pour moi, un jeune qui essayait d'abord de s'affirmer et qui excelle aujourd'hui avec une bonne performance devant des spécialistes et des professionnels aguerris, ces distinctions constituent une reconnaissance méritée », a-t-il affirmé.
Du haut de ses 25 ans, Zoérim Désiré Sawadogo, ou encore l'homme à la voix amplifiée, a fait savoir que la distinction des FAMA l'a particulièrement marqué car il ne s'y attendait pas. Cette même distinction lui a valu une certaine renommée et a contribué à booster sa carrière de maître de cérémonie et le galvanise davantage. Elle a influencé positivement sa carrière et sa visibilité.
« Je m'apprêtais à faire du sport lorsque j'ai reçu d'innombrables messages sur mon téléphone disant que j'étais nominé et j'étais tellement surpris car je ne m'y attendais pas. C'est ainsi que je contacte Champy la Mélodie car la note notifiait que je devais performer au cours de la soirée pour essayer de remporter le prix. Je voulais un regard extérieur sur mon introduction. Il a vu le texte que j'ai produit et a tout de suite validé. Les FAMA restent un passage que j'ai apprécié car ils m'ont ouvert les portes de la télé. Nasser Sanou, lui, avait tellement confiance en moi. », a-t-il expliqué.
Né en Côte d'Ivoire et originaire de Kaya, Zoérim Désiré Sawadogo formule le vœu de devenir une icône dans l'univers médiatique, spécialement dans la maîtrise de cérémonie et des médias, et de devenir un pilier, une source d'inspiration pour la jeunesse montante qui espère embrasser les métiers de l'information et de la communication.
Ainsi, il invite les jeunes désirant exceller dans l'univers médiatique à oser, croire en eux, cultiver l'humilité et la curiosité, mais par-dessus tout, à refuser d'être bloqués par l'avis d'autrui. Selon lui, toute personne voulant réussir sa carrière doit être maître de son destin et accorder une place prépondérante à Dieu.
« Dieu est un pilier essentiel et, dans ma petite carrière, je suis la preuve vivante que Dieu existe et que la grâce de Dieu localise toute personne qui croit en lui », a-t-il affirmé.
Pour ce professionnel de la parole, la voix off et la maîtrise de cérémonie sont avant tout une suite naturelle du journalisme, à savoir informer, transmettre et créer un lien avec le public. Entre médias, présentation événementielle, voix off et maîtrise de cérémonie, son parcours illustre ainsi l'évolution des métiers de la communication, où la maîtrise de la parole et de la scène devient un atout majeur.
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net